00:00Oui, on la connaît depuis toujours, ou presque, comédienne remarquable au théâtre, à la télé, au cinéma.
00:05Trois Césars, c'est pas rien, mais c'est pour sa passion de la musique classique qu'elle vient prendre
00:09le petit déjeuner avec nous ce matin.
00:11L'inimitable Julie Depardieu est dans Télématin.
00:18Une magnifique entrée pour vous, Julie.
00:20On vous a proposé de choisir la musique d'entrée et vous avez choisi le Requiem de Mozart.
00:25J'ai choisi Mozart, j'ai dit qu'ils mettent ce qu'ils veulent.
00:29Ambiance un peu spéciale.
00:31Oui, mais Mozart, même le Requiem est joyeux, je trouve.
00:34Peut-être pas cette partie, mais c'est tellement beau.
00:37Et en même temps, c'est comme une évidence, parce que si vous êtes là ce matin, c'est pour
00:40nous parler du festival Opéra Lyrique & Co à Paris.
00:44Ça commence aujourd'hui d'ailleurs.
00:46Et on en parle dans un instant, juste après l'interview, encore un matin.
00:50C'est un autre registre là, pour le coup.
00:53Question courte, réponse courte, pour connaître vos habitudes au réveil.
00:57Et pas toutes, mais quelques-unes.
00:58Combien d'heures cette nuit de sommeil ?
01:00Eh bien, il est arrivé une connerie, je me suis garée au RER.
01:05Impossible de retrouver mon moyen de locomotion.
01:08J'ai fait un, deux, trois, trois fois le tour du RER.
01:12Alors cette nuit, du coup, une heure supplémentaire, donc vers deux heures.
01:16Ah oui.
01:17L'humeur du jour.
01:19Ça va.
01:19Ça va quand même.
01:20On va dire que ça va.
01:22Un petit stress dès le matin, mais est-ce que vous vous souvenez de vos rêves au réveil ?
01:27Oui.
01:28Et puis pourtant, non.
01:29Je me souviens que ce n'était pas génial, mais je sais que je l'ai effacé.
01:33Ouais.
01:34Refoulement.
01:35Votre premier geste ce matin au réveil ?
01:38Ben, attends, qu'est-ce que j'ai fait ?
01:40Ben, j'ai mis une sorte de peignoir, j'avais froid, ensuite, je suis allé faire quelques
01:48commodités, et puis, ensuite…
01:49C'était juste le premier geste.
01:51Le peignoir, c'était peignoir.
01:53Le café, tu te dis, non, il paraît qu'il faut prendre un verre d'eau avant.
01:56Ah, c'est vrai.
01:56Tiède, machin, donc je me suis forcée à avoir un truc tiède, pas très bon, et après
02:00je me suis jetée sur le café.
02:02Et nous aussi.
02:03On n'a pas entendu la sonnerie, mais c'était un mot pour l'interview.
02:06Encore un moment.
02:07Alors, vous partagez l'avis de Philippe Catherine.
02:09Et nous, vous avez deux enfants depuis 16 ans maintenant.
02:12Est-ce que vous allez emmener toute la famille au festival Opéra Lyric & Co qui commence
02:16aujourd'hui ? On le rappelle, festival de musique classique, dont vous êtes la marraine
02:19à la Sainte-Chapelle à Paris.
02:21Sainte-Chapelle, vous vous rendez compte ? Cet endroit du XIIIe siècle, avec la couronne
02:26d'épines.
02:27Enfin, je crois qu'elle n'y est plus.
02:28Elle n'est pas à la…
02:31Là, vous nous demandez trop de questions.
02:33Oui, enfin, elle a été conçue pour protéger les reliques.
02:37Si, je pense qu'elle a été à Notre-Dame.
02:40Enfin, évidemment qu'ils vont venir, mais s'ils le veulent ou non.
02:43C'est un bon plan en famille.
02:45Évidemment.
02:46Et vous allez donc y chanter, vous aussi ?
02:48Ça va s'étaler jusqu'au 2 mai ?
02:50Je ne chante pas.
02:50Avec des événements chaque week-end, 15 récitals au total et vous n'y chantez pas ?
02:53Mais non !
02:54Et pourquoi pas ?
02:54Mais parce que, malheureusement, la vie en a fait autrement.
02:58J'écoute des stars toute la journée.
03:00Tu ne peux pas t'improviser, chanteuse.
03:02Surtout dans ce que j'écoute.
03:04Et vous allez faire une lecture, quand même.
03:05Voilà.
03:06Et des choses très intéressantes.
03:08Et je lui fais une lecture avec une chanteuse qui s'appelle Delphine Edan et une pianiste,
03:12Diana Tchokarli, sur les Schumannes, Clara et Robert, la plus grande histoire d'amour
03:17du XIXe siècle.
03:18C'est vrai, hein ?
03:19On va montrer quelques images, quand même, pour entendre ce qui va se passer.
03:23Les éditions précédentes, il y a beaucoup de très, très grands talents.
03:26On peut dire aussi, peut-être, un mot du cadre enchanteur dans lequel va se dérouler
03:30ce festival, la Sainte-Chapelle.
03:31Premier arrondissement, c'est un petit bijou de notre partenaire.
03:33Mais bien sûr, et on ne peut pas y entrer.
03:35Il y a trop de touristes, il y a trop de queues.
03:36Donc, courez-y pour entendre un concert.
03:39Alors, pour préparer cet entretien, nous aussi, on a écouté de la musique classique,
03:43Julie Depardieu, celle de votre vie.
03:45Alors, petit blind test, Julie, vous devez retrouver le morceau que vous allez écouter
03:51et à quel moment de votre vie il correspond.
03:53D'accord.
03:54Ok ?
03:54J'espère qu'on ne s'est pas trompé.
03:55Non, c'est ça.
03:56Je vous le dirai.
03:57Parce que vous connaissez mieux votre vie que nous-mêmes.
03:59Premier extrait.
04:02Mozart, Don Giovanni, il drague Zerline.
04:07Et c'est le premier morceau que j'ai entendu quand j'avais 15 ans.
04:11Ma mère me dit « mets la table, mets la table ».
04:13Elle n'arrête pas de me dire « mets la table, il est 16h, c'est Noël ».
04:17Et je fais « c'est bon » quoi, exprès pour ralentir le moment du métage de table de ce
04:23Noël.
04:25Je dis « attends, j'ouvre mon courrier, tu parles, 15 ans, je n'avais pas beaucoup de courrier ».
04:30Et je tombe sur un disque promotionnel pour me remercier d'avoir commandé dans un catalogue par correspondance.
04:36Et je lui dis « les trésors de l'opéra, mais quel âge ils pensent que j'ai ? »
04:40Et je l'écoute, juste pour retarder le métage de table.
04:43Et je tombe sur ça.
04:44Non, première plage, je me souviens que c'était la troisième plage.
04:46Et j'ai eu un coup de foudre.
04:48Je ne me suis mis à écouter que de la musique classique à cause de ça.
04:52C'est là qu'a commencé votre passion pour l'opéra.
04:54Deuxième ère, peut-être un peu plus difficile à trouver, sait-on jamais.
04:56C'est un peu plus difficile à trouver.
05:26la septième symphonie ?
05:28Non.
05:29Parce que c'est ce qui arrive.
05:30Non, c'est pas la symphonie de Tchécoski.
05:34Je ne sais pas.
05:34C'est du Tchécoski.
05:36Je pleure sur le deuxième mouvement du concerto piano, bien sûr.
05:41Émotions pures.
05:42Quand on te demande de pleurer, t'es bien marrant.
05:45Et des fois, tu as justement de rigoler et que la scène est dramatique.
05:49Je fais attend des deux secondes, je me retire.
05:52Si vous écoutez.
05:52J'écoute mon téléphone comme ça.
05:54Et il y a un moment, bien sûr, un numéro, peut-être, je ne me souviens plus du minutage,
05:59mais vers la 5-6 minutes où le piano est désespéré.
06:03Et bien sûr, tu peux en arriver aux larmes.
06:06Larmes de joie.
06:07Alors, vous aviez raison, ça n'était pas du tout Tchécoski.
06:09Tu vois, t'as vu.
06:10Vous aviez raison, c'était Beethoven.
06:12Est-ce qu'on a du Tchaïkovski ? Peut-être.
06:14Là, c'est plus...
06:16Du Tchékovski ?
06:17Du Tchékovski.
06:20Voilà.
06:20Ça, c'est Tchékovski.
06:22Il est très expert en plateau.
06:24Beethoven, il est triomphant.
06:26Déprimé, mais triomphant.
06:27Bon, on avait dit qu'on allait se planter, on s'est planté.
06:29Voilà.
06:30Mais comme quoi, en fait, vous l'aviez repéré qu'on s'était planté.
06:33Donc, on a bien fait de vous faire confiance.
06:34En attendant la suite de l'interview avec Julia, dans un instant, on ne résiste pas à l'idée de
06:39revoir quelques images de vous il y a quelques années, Julie.
06:43Nous sommes en octobre 1998.
06:45On s'est plongé dans nos archives.
06:47On vous demande en pleine interview si s'appeler Depardieu ne rend pas parano par rapport au regard des autres.
06:52La réponse est très drôle.
06:55Si, si, moi je suis parano, évidemment.
06:58Non, mais il y a de quoi.
06:59Plus que la moyenne ?
07:00Non, non, non, non.
07:02Non, non, mais parano sympathique, quoi.
07:05C'est vrai qu'il y a des gens qui vont vous parler, ce n'est pas du tout pour
07:07vous.
07:08Bah oui.
07:09Ce n'est pas grave.
07:11Alors, est-ce que vous êtes toujours une parano sympathique ?
07:13Oui, mais là, je suis moins parano parce que déjà, on m'en parle un peu moins.
07:18Mais c'était une époque où vraiment, c'était Dieu sur terre.
07:22Donc, il y a un moment, tu te dis forcément que je les intéresse moins et que c'est ça
07:26qui faisait que les gens me parlaient.
07:28Mais je le savais.
07:30Ça vous va mieux qu'on vous parle moins de votre père, Gérard Depardieu ?
07:33Oui, oui, oui, quand même.
07:35Mais oui, oui, ça me va.
07:37Mais en même temps, si on m'en parle quand même, on me dit ça va.
07:40Et je dis ouais, ouais, ça va.
07:42Et vous me bottez en touche.
07:43Voilà.
07:44Onvericks temporary.
07:44onvericks Different.
07:44Voilà.
07:44Merci.
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