- il y a 2 jours
Retrouvez notre soirée spéciale "Guerre en Iran", présentée par Julie Hammett, sur BVMTV ce lundi 27 avril 2026.
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00:00Il est 20h, bonsoir et bienvenue. L'Iran entre demain dans son troisième mois de guerre et les Iraniens maintiennent
00:05la pression sur le détroit d'Hormuz.
00:07Ils estiment que l'armée doit avoir autorité sur le détroit. Ils demandent que les droits de passage soient versés
00:14dans la monnaie locale.
00:15On va en parler dans un instant avec notre équipe. Ils sont là, ils sont en plateau à mes côtés.
00:18Mais juste avant, je vous propose d'écouter les mots des autorités iraniennes.
00:27Actuellement, notre force armée contrôle entièrement le détroit d'Hormuz intelligemment sous les ordres des hauts commandants.
00:34Ce plan prend des décisions saines, basées sur les directives du guide suprême, ordonnant une nouvelle gestion d'Hormuz.
00:42Et tout cela est prêt. Le plan interdit aux bateaux hostiles et navires de guerre de se déplacer en les
00:49bannissant purement et simplement.
00:50Et tous les bateaux liés au régime sioniste sont eux aussi bannis.
00:55Les revenus du détroit d'Hormuz doivent être payés en rial iranien.
00:59Le plan donne une entière autorité à nos forces armées pour agir dans le détroit.
01:07Voilà le plan des Iraniens. On en parle avec Didier François. Bonsoir Didier. Je suis ravi de vous retrouver.
01:11On est avec Romuald Siora, directeur de l'Observation politique et géostratégique des Etats-Unis à l'IRIS.
01:17Bonsoir et bienvenue. Nicolas Conquer, fondateur du Think Tank, conservateur Western Arc.
01:23Pardon, je vais y arriver.
01:24Sergei Ziranoff, fidèle au poste, ancien officier de renseignement du KGB.
01:28Bonsoir à vous. Elsa Vidal.
01:29Bonsoir Julie.
01:30Bonsoir Elsa et Samy Saksi. Bonsoir Julie.
01:32Bonsoir à tous les six. Didier François, est-ce que cette volonté des Iraniens peut être amenée à avoir réellement
01:41lieu ?
01:41C'est-à-dire est-ce que le détroit, c'est la question qu'on posait là il y a
01:43un instant en bas de votre écran,
01:45est-ce que le détroit peut rester iranien pour toujours ? Est-ce qu'ils vont réussir à faire payer
01:48ce détroit ?
01:49Alors, le détroit, il va rester à côté de l'Iran, là où il est, depuis que l'eau est
01:57arrivée,
01:57il y a quand même assez peu de chances que le détroit change de place.
01:59Donc il restera effectivement entre Oman et les Iraniens.
02:02Oui, les Iraniens vont tenter d'imposer un blocage dessus, on le voit.
02:06Je pense que l'appétit vient en mangeant, ils se sont rendus compte qu'ils avaient cette arme et ce
02:11levier économique
02:13et qui pesait non seulement sur les relations régionales, mais aussi sur les relations internationales.
02:20Donc que les gardiens de la Révolution aient envie de garder ce pouvoir de nuisance, ça ne fait aucun doute.
02:27D'autant que le pouvoir de nuisance, plus le fait de se faire du pognon dessus,
02:30vu qu'en général ils sont quand même corrompus jusqu'à la moelle, c'est quand même deux grosses motivations.
02:35Donc il faudra payer peut-être dans une manière croche ?
02:37Il faut les décrocher, c'est quand même, puisqu'à priori, au départ, il n'y avait pas ce problème
02:42-là.
02:42C'est donc l'intervention militaire américano-israélienne qui a un petit peu créé le problème,
02:47puisque la réponse militairement, les Iraniens n'étaient pas très capables de répondre aux Américains,
02:52donc ils ont répondu sur ce terrain-là.
02:54Donc enfin, je pense que Donald Trump a un peu trouvé la parade avec la question du blocus,
02:59qui pour le coup, moi je n'avais pas très bien compris pourquoi il ne le faisait pas avant,
03:02mais c'est peut-être parce que les Chinois, les Indiens, je n'en sais rien, enfin bon bref,
03:06en tout cas maintenant il le fait.
03:07Et l'air de rien, ça c'est efficace en affaire,
03:09parce que les Iraniens ont quand même un petit peu de soucis à se faire,
03:12vu qu'on voit que leur capacité de stockage du pétrole est en train de monter.
03:16Il y a bien de temps en temps un pétrolier ou deux qui passent,
03:18il y en a six je crois depuis la mise en place du truc du blocus le 13 avril,
03:25mais c'est rien du tout.
03:26Donc en fait, ils vont commencer à souffrir.
03:28– Alors ça c'est intéressant, arrêtons-nous là-dessus juste,
03:30sur la saturation des capacités de stockage de pétrole.
03:34Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
03:35Quel est le risque pour les Iraniens ?
03:38Je crois que c'est l'île de Cargues particulièrement qui pose problème.
03:42– C'est quelque chose de très embêtant pour l'Iran,
03:45d'ailleurs pour n'importe quel pays qui produit le pétrole,
03:46il n'y a pas que l'Iran qui est dans la même situation,
03:49parce qu'il y a d'autres pays qui n'arrivent pas à exporter.
03:52Donc en fait, en gros, vous avez des puits qui vous donnent le pétrole.
03:55Ce pétrole-là, soit vous l'exportez, soit vous le stockez.
03:59Le stockage, donc c'est l'île de Cargues,
04:01mais le stockage est rempli, on dit maintenant à 95%,
04:05peut-être même on s'approche du 100%.
04:08Après, il y a quelques tankers que vous pouvez utiliser aussi,
04:12comme le stockage flottant.
04:15Tout ça, ça vous permet encore d'utiliser ces puits,
04:18parce que si vous n'avez plus la possibilité de stocker,
04:22ni d'exporter, à ce moment-là, il faut arrêter les puits.
04:24Et là, c'est le gros problème, parce qu'en gros,
04:27en fait, on bétonne le puits, et puis après,
04:30il sera quasiment non utilisable.
04:34C'est très, très compliqué de l'ouvrir.
04:35Ce serait plus facile de forer, en fait, un autre puits à côté.
04:40Et donc, ça pose énormément de problèmes.
04:42Ce n'est pas uniquement l'Iran qui est dans cette situation,
04:45mais pour l'Iran, ça devient catastrophique, critique,
04:48puisque nous savons, vous savez, on nous a donné une photo aérienne
04:54avec les cuves de pétrole, avec le remplissage.
05:03Et lorsque c'est 100%, après, il faut arrêter les puits.
05:05Elles seront atteintes d'ici une dizaine de jours,
05:07visiblement, les limites de stockage.
05:11C'était plus court, parce que les estimations des experts,
05:13je ne suis pas un expert, je vous dis...
05:15Vous êtes un expert, dites-moi.
05:16Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
05:18Je ne vous sous-estimez pas.
05:19Non, non, mais ils estimaient 13 jours,
05:22donc on est à peu près, il y a le 13 avril,
05:23donc on est le 26, donc 13 plus 13, ça fait 26,
05:26jusque-là, je tiens le bleu, je tiens le bleu, je tiens le bleu.
05:28Donc ce que vient de nous expliquer, Sergueï, est important.
05:34Ce qui prouve que c'est chaud patate pour les Iraniens,
05:38c'est qu'ils sont en train de sortir de vieilles décharges maritimes,
05:42des anciens, très anciens, super tankers,
05:47qui flottent à peine et qui sont remorqués vers l'île de Cargue
05:51pour faire...
05:52Donc là, il y en a un qui s'appelle le Nasha,
05:55qui est une antiquité, mais qui est capable
05:59de prendre 2 millions de barils,
06:01donc 48 heures supplémentaires.
06:03Vous voyez, ce qui prouve que ça fonctionne,
06:06c'est vu par le petit bout de la lorgnette,
06:09mais ça prouve quand même que ça commence à peser.
06:12Je ne peux pas vous dire le nombre de jours,
06:14parce que, comme d'habitude, on dit toujours un truc,
06:15en général, ça fait l'image, c'est pas ce qu'il dit.
06:17Donc les Iraniens souffrent vraiment,
06:19et le blocus de Donald Trump fonctionne, en tout cas,
06:22c'est une vraie arme.
06:25En attendant, les Iraniens tiennent,
06:27ils le répètent aujourd'hui,
06:29il y a cette proposition de loi proposée
06:30par les autorités iraniennes,
06:32qui veulent que ce soit sous leur autorité,
06:34ce détroit d'Hormuz, qu'ils vont faire payer,
06:36ils menacent d'aller jusqu'au bout.
06:41Voilà, on est coincés, quoi.
06:43Alors, deux choses.
06:44Les Iraniens ont bien compris que Trump était aux abois.
06:47Trump s'est lancé dans cette guerre
06:48contre l'avis de son vice-président,
06:50de la secrétaire générale de la Maison-Blanche,
06:52des généraux du Pentagone,
06:53des sénateurs républicains,
06:55et surtout de sa base Maga,
06:56qui, pour la première fois en plus de dix ans,
06:57commence à s'éloigner d'un président
06:59qui semble lui avoir menti,
07:00puisqu'il avait promis de ne jamais entraîner
07:01de pays dans ce genre de guerre,
07:02style Irak-Afghanistan.
07:04Donc Trump doit se sortir de ce guépier au plus vite,
07:06et les Iraniens savent donc
07:07qu'il est prêt à avaler des couloves,
07:09et à beaucoup de compromis.
07:11Donc ils essayent de tirer sur la corde au maximum.
07:13Mais il est vrai que le blocus de Trump,
07:15il faut bien quand même que quelque chose fonctionne,
07:18fonctionne.
07:19À terme, cela pourrait donc pousser les Iraniens
07:22à venir à la table des négociations,
07:24et à donner à Trump quelque chose
07:26à brandir à la face des Américains.
07:28Mais même si cela réussit,
07:30et pour conclure,
07:31on pourra quand même se demander
07:32pourquoi tout ça ?
07:33Le détroit d'Ormus fonctionnait très bien
07:35il y a un mois et demi,
07:36et le deal que Trump aura à la fin
07:39sera, Nicolas me pardonnera,
07:42sera beaucoup moins bon
07:43que celui que notre président,
07:44je suis américain, je suis aux Etats-Unis,
07:46a lui-même jeté à la poubelle,
07:47le fameux deal sur le nucléaire iranien de 2015.
07:50Je pense qu'il peut y avoir un peu d'humilité,
07:53qu'on est bien incapable de prédire
07:54quelle sera l'issue,
07:56notamment au vu de cette évolution,
07:57et d'ailleurs au vu du blocage
07:59et de cette pression maximale,
08:01cette strangulation économique,
08:02qui pourrait éventuellement
08:04obtenir des concessions massives.
08:06Là, ce qui est proposé par l'Iran,
08:07c'est de simplement faire de l'extorsion
08:09dans le détroit d'Ormus.
08:10Ils n'ont pas autorité sur le droit maritime
08:12de pouvoir faire passer un payage
08:15qui leur apporterait 100 milliards de dollars par an,
08:17c'est absolument considérable.
08:18Et en parallèle de ça,
08:19ce qu'il y a à entendre,
08:20c'est que c'est en contrepartie
08:21de mettre de côté
08:22toutes les discussions portant sur le nucléaire,
08:24sachant que ça,
08:24c'était la ligne rouge
08:25portée par l'administration de Donald Trump.
08:27Donc, c'est absolument inenvisageable.
08:29Donald Trump a évidemment
08:30balisé ça d'un revers de la main,
08:31il n'en est aucunement question.
08:33Ça a pu être discuté pendant un temps,
08:34mais là, l'enjeu,
08:35c'est d'assurer ce blocage maritime
08:37qui étouffe économiquement l'Iran
08:39à hauteur de 500 millions de dollars par jour.
08:41500 millions de dollars par jour,
08:43c'est ce qu'assirment les autorités américaines.
08:44Cette base maga
08:44qui est des discutes en interne,
08:46c'est une chose.
08:47Le soutien,
08:47il va s'effriter dans la durée.
08:49On n'est pas du tout
08:50dans une logique de conflit sans fin.
08:51Ça fait tout juste,
08:52on le voit ici,
08:5359 jours,
08:54on est loin des 15 années
08:55de bourbiers afghans et irakains.
08:58C'est absolument rien à voir.
08:59Est-ce qu'il est humilié,
09:01Donald Trump, aujourd'hui ?
09:02Vous avez dû entendre les mots
09:03du chancelier allemand.
09:04Donald Trump, visiblement,
09:05on n'a pas de plan de sortie de crise,
09:07c'est ce qu'il dit aujourd'hui,
09:08le chancelier.
09:09C'est une humiliation pour lui.
09:11Pardon Nicolas,
09:11mais oui, selon moi,
09:13Trump est humilié
09:14et s'est lui-même piégé là-dedans
09:15et c'est pour ça
09:16qu'il essaye de s'en sortir.
09:17Il acceptera un compromis,
09:19un très mauvais compromis.
09:20Il doit brandir un bout de papier
09:21face aux Américains
09:22et vous verrez que
09:23s'il a son bout de papier,
09:24il passera très vite à Cuba
09:25car son objectif est d'arriver
09:27tel Alexandre le Grand
09:28pour le 250e anniversaire
09:30des États-Unis
09:30et pour l'inauguration
09:32de ce magnifique acte de triomphe
09:33qui nous prenait le plus grand,
09:34le plus beau au monde.
09:35Une image,
09:35une image à vous montrer ce soir.
09:37Vladimir Poutine
09:38qui rencontre le ministre iranien
09:40des Affaires étrangères.
09:42Abbas Arachi,
09:43c'est à Saint-Pétersbourg aujourd'hui.
09:47Et donc,
09:47ça mène à la question suivante.
09:49Que vient chercher l'Iran en Russie ?
09:51Je vous propose d'écouter d'abord
09:52les mots de Vladimir Poutine.
09:54C'était tout à l'heure.
09:56Je voudrais que vous transmettiez
09:58mes remerciements les plus sincères
10:00et que vous confirmiez
10:00que la Russie,
10:01tout comme l'Iran,
10:02a l'intention de poursuivre
10:03nos relations stratégiques.
10:06Nous voyons avec quel courage
10:08et quel héroïsme
10:08le peuple iranien
10:09se bat pour son indépendance
10:11et sa souveraineté.
10:12Bien sûr,
10:13nous espérons vivement
10:14que fort de ce courage
10:15et de cette volonté d'indépendance,
10:17le peuple iranien,
10:18sous la houlette
10:18d'un nouveau dirigeant,
10:20surmontera cette période difficile
10:21et que la paix s'installera.
10:24Samy,
10:24qu'est-ce qu'il faut retenir
10:25de ces échanges
10:26entre les deux hommes ?
10:27Tout est dit d'abord
10:28dans une forme d'alignement stratégique
10:30dans la rhétorique,
10:31en tout cas,
10:31qui est utilisée.
10:32Mais c'est vrai que cette rencontre,
10:33c'est quand même un message important
10:35qui est envoyé aux Américains.
10:37Voilà les photos
10:38qui ont été diffusées
10:39de cette rencontre,
10:40vous l'avez dit,
10:41à Saint-Pétersbourg.
10:42Et en ayant écouté
10:43le président Poutine,
10:45on regardait ce qu'a dit
10:46justement le ministre
10:47des Affaires étrangères iranien.
10:49Lors de ce voyage,
10:50j'ai été invité à confirmer
10:52que les relations russo-iraniennes
10:53constituent pour nous
10:54un partenariat stratégique
10:56au plus haut niveau
10:57et que nous continuerons
10:58dans cette voie.
11:00Alors,
11:00c'est vrai que ce partenariat,
11:01il est stratégique.
11:03Ça s'inscrit finalement
11:04de façon un peu plus globale
11:05dans cette nouvelle alliance
11:07des BRICS
11:09qui englobe l'Iran,
11:10la Chine,
11:11la Russie,
11:12l'Inde,
11:12mais aussi d'ailleurs,
11:13et c'est important de le dire,
11:14certains pays du Golfe Persique,
11:16notamment les Émirats Arabes Unis.
11:18C'est là où également,
11:18il y a aussi beaucoup à dire.
11:21Mais alors,
11:21on a ressorti,
11:22avec Nina qui m'accompagnait,
11:24les recettes fiscales de la Russie
11:27depuis le début de la guerre.
11:28À court terme,
11:29cette guerre,
11:29elle bénéficie vraiment aux Russes.
11:31Regardez,
11:319 milliards de dollars par mois.
11:34C'est bien plus qu'avant la guerre.
11:37Mais c'est vrai que c'est une vision
11:38court-termiste
11:39puisque si on voit
11:40et si on réfléchit à long terme,
11:42dans ce cas-là,
11:43la Chine sera pénalisée,
11:45l'Inde sera pénalisée
11:46et donc c'est l'alliance
11:47des BRICS
11:48en interne
11:48qui pourraient être pénalisées.
11:49Mais donc,
11:50aucun intérêt,
11:51Sergei,
11:51est-ce que la guerre s'arrête
11:52pour Poutine ?
11:54Poutine,
11:54jusqu'à maintenant,
11:55était un observateur.
11:57Un observateur
11:58que personne ne voulait
12:00à la table de négociation.
12:01Le président Trump,
12:02à trois reprises,
12:03il lui a dit,
12:04Vladimir,
12:05tu t'occupes de la guerre en Ukraine,
12:06on n'a pas besoin de toi
12:07comme intermédiaire.
12:09Poutine voulait s'imposer
12:10comme intermédiaire.
12:11Et là,
12:11Arachi lui offre
12:13cette possibilité.
12:14D'ailleurs,
12:15il est honoré absolument
12:17parce que je vous rappelle
12:18qu'Arachi,
12:19c'est cinq niveaux inférieurs
12:21à Poutine.
12:22Parce qu'il y a
12:23le guide suprême,
12:24il y a le président
12:25Pézezkyen,
12:26il y a le Premier ministre,
12:27il y a les ministres
12:28et Arachi,
12:29c'est un des ministres.
12:30Donc,
12:30en fait,
12:31c'est personne face à Poutine.
12:33Et Poutine le reçoit
12:34comme s'il était
12:34le grand guide
12:36de l'Iran.
12:37Donc,
12:37c'est un énorme cadeau.
12:38Mais c'est une offense
12:39suprême
12:40au président Trump.
12:42Parce qu'il ne se porte pas,
12:44il ne se positionne pas
12:45en tant que quelqu'un
12:46qu'il n'aurait pas,
12:48il aurait dit,
12:49écoutez,
12:50vous êtes en train
12:51de vivre un conflit
12:53face à nos amis américains
12:56et donc,
12:56on voudrait trouver
12:57une issue
12:58à ce conflit.
12:59Non.
12:59Il a dit,
13:00je suis un allié dolérant,
13:01donc ça veut dire
13:02ennemi des États-Unis.
13:03La question,
13:04comment va réagir
13:05Donald Trump ?
13:06Surtout,
13:06je pense,
13:07en complément
13:08de ce que vient de dire
13:09Sergei,
13:10ce que les Russes
13:11et les Iraniens
13:13et surtout les Russes
13:13démontrent
13:17en réaffirmant
13:17le caractère stratégique
13:19de leur partenariat
13:19alors qu'il n'y a pas
13:20d'accord de défense,
13:21il y a des accords
13:22technologiques
13:23mais il n'y a pas
13:23de coopération militaire.
13:25Il n'y a pas
13:25d'aide mutuelle,
13:26ce n'est pas du tout
13:26un accord,
13:27si vous êtes attaqués
13:28on viendra vous défendre.
13:29Comme vous le voyez,
13:30les Russes ne prennent pas
13:31officiellement part à la guerre.
13:32Mais ce qu'ils viennent rappeler,
13:33ce que Vladimir Poutine
13:34essaye de rappeler,
13:35c'est moi je tiens parole,
13:37je suis un homme
13:38de stabilité
13:38et comme le président
13:40Xi Jinping,
13:41je soutiens mes alliés
13:42et nous sommes là
13:43pour faire un contrepoids
13:44à l'ordre mondial
13:46géré par les Etats-Unis.
13:48Et malheureusement,
13:49et là aussi je m'en excuse
13:50auprès de Nicolas,
13:52mon analyse
13:52est que pour le moment
13:54cette guerre,
13:55parce qu'elle n'est pas conclue
13:56et donc elle n'est pas conclue
13:58favorablement non plus
13:59pour le régime américain,
14:01et bien cette guerre
14:02elle est mise au profit
14:03de ceux qui disent
14:04la superpuissance
14:06elle est fauteuse de guerre
14:07et nous,
14:08nous sommes les garants
14:09de la stabilité.
14:11Qu'est-ce qu'ils ont obtenu
14:12comme aide
14:13de la part des Russes
14:14concrètement,
14:15les Iraniens jusque-là ?
14:16Mais il y a beaucoup
14:17de choses.
14:18C'est du renseignement
14:19principalement ?
14:20En fait,
14:20d'abord,
14:21les Iraniens ont aidé
14:22les Russes
14:22dans la guerre en Ukraine.
14:23Vous savez,
14:23les fameux Shahed,
14:25les drones iraniens,
14:27donc en fait,
14:27les Iraniens ont vendu
14:28la technologie,
14:29les Russes l'ont amélioré,
14:30et en réalité,
14:31ils auraient voulu
14:33aider les Iraniens
14:34en les faisant profiter
14:36du développement
14:36de ces drones.
14:37Apparemment,
14:38ce n'est pas arrivé
14:39parce que les bateaux
14:40qui sont transportés
14:41dans la Caspienne
14:43ont été bombardés
14:44par les Israéliens
14:45et le port
14:46au sud de Caspienne
14:48a été rendu inopérable.
14:50Donc les Russes
14:50ne peuvent plus
14:51aider militairement,
14:53concrètement,
14:54en matériel,
14:55parce que de toute façon,
14:56ils sont embourbés
14:57en Ukraine,
14:57ils sont incapables
14:58de fournir quoi que ce soit,
14:59même s'ils l'auraient voulu.
15:01Après,
15:02il y a des programmes.
15:03Les Russes
15:03aident les Iraniens
15:04dans le programme
15:05nucléaire civil.
15:06Il y a la centrale nucléaire
15:08de Boucher
15:09qui est en Iran,
15:11il y a les spécialistes russes
15:12qui étaient jusqu'à maintenant,
15:13enfin,
15:13jusqu'à il y a un mois,
15:14il y avait 600 spécialistes
15:15qui travaillaient sur place.
15:16La Russie, d'ailleurs,
15:18donnait beaucoup d'argent
15:18par rapport à la construction
15:20parce que la façon
15:21les Russes gèrent
15:22les centrales nucléaires
15:23à l'étranger
15:24comme la façon
15:25de rendre ces pays
15:26dépendants de la Russie
15:27parce qu'après,
15:28c'est Rosatom
15:29qui fournit tout
15:30le conseil,
15:34la poursuite
15:35des projets
15:36mais aussi
15:36le matériel
15:37mais aussi l'uranium
15:39éventuellement.
15:40La Russie,
15:40effectivement,
15:41très impliquée
15:42dans le dossier
15:42nucléaire iranien
15:44et qui,
15:45ça vous dites,
15:46Didier,
15:46mais qui propose même
15:47d'aller chercher,
15:48d'aller reprendre directement
15:49les 450 kilos
15:50d'uranium en Russie.
15:51Oui,
15:51mais évidemment
15:51parce qu'ils veulent
15:52se mettre au cœur
15:53du jeu.
15:53quand le 27 février,
15:55juste avant la guerre,
15:57quand il y a eu
15:58les négociations
15:58à Oman
15:59et que les Américains
16:00ont donné
16:01les paramètres
16:01de ce qu'ils voulaient
16:02pour les négociations,
16:03ils avaient quand même,
16:05alors Donald Trump
16:06a toujours
16:08ce petit faible
16:08pour Vladimir Poutine
16:09et a donc présenté
16:10aux Russes
16:11quelles étaient
16:12leurs propositions.
16:16Le seul truc
16:16sur lequel
16:17les Russes
16:17sont montés au plafond
16:18et ont dit
16:18qu'ils ne voulaient
16:19pas en entendre parler,
16:20c'était la proposition
16:20que l'enrichissement
16:22des nouvelles centrales nucléaires
16:25qui seraient faites,
16:26qui seraient donc
16:26des centrales américaines,
16:28seraient faites
16:29et contrôlées
16:29par les Américains.
16:30C'est-à-dire que l'enrichissement
16:31se ferait par les États-Unis.
16:32Et les Russes
16:33ont dit
16:33oulala,
16:33que nenni,
16:34puisque c'est nous
16:34qui avons vendu
16:36la centrale de Boucher
16:37et qui veulent continuer
16:38à fournir
16:39le carburant
16:40des centrales nucléaires.
16:41Sur la question
16:42de l'exfiltration
16:45et de la garde,
16:47enfin,
16:47ça veut dire
16:47qu'on va donner
16:48à la Russie
16:48440 kilos.
16:50Ce n'est pas très rassurant
16:51dit comme ça.
16:51Pas franchement.
16:52À Vladimir Poutine.
16:54On ne sait pas
16:54ce qu'ils vont en faire après
16:55parce que le but
16:56du jeu dans la vie,
16:58jusqu'à la signature
17:00de l'accord
17:01de désarmement,
17:02de non-prolifération.
17:05Oui,
17:06ils jouaient le jeu,
17:07les Russes.
17:08Entre-temps,
17:08il s'est quand même
17:09vaguement passé un truc
17:10que Poutine semble
17:11avoir oublié,
17:12c'est qu'en février 2022,
17:15il a déclenché
17:16la guerre en Ukraine,
17:16que les Iraniens
17:17lui ont fourni
17:19les drones-shades
17:19qui, maintenant,
17:20sous le nom de Géran,
17:21ça veut dire Géranium,
17:22comme c'est joli,
17:23frappent toutes les nuits
17:25les villes ukrainiennes.
17:26Donc,
17:26ils sont alliés
17:27et ils viennent de le rappeler.
17:28Donc,
17:28excuse-moi,
17:28mais il y a peut-être
17:30un petit problème
17:31de confiance
17:31sur le fait
17:32que ce soit eux
17:32qui récupèrent.
17:34Donc,
17:35les Américains,
17:36encore une fois,
17:36n'étaient pas totalement
17:37chauds sur cette proposition
17:38et proposaient
17:39que ce soit eux
17:40qui s'occupent
17:41ou en tout cas,
17:41peut-être avec les Pakistanais,
17:43de la dilution
17:44du stock
17:45qui est enregistré
17:45à 60%.
17:46Que les Russes diluent,
17:48c'est ça ?
17:49Non !
17:50Ah,
17:50que les Américains !
17:51D'accord,
17:52ok, ok.
17:53Parce qu'il y a quand même
17:5460%,
17:56donc 440 kilos,
17:57ça fait à la louche
17:59de quoi faire 11 bombes.
18:00Donc,
18:00on n'a pas non plus envie
18:01que ça se balade
18:01complètement dans la nature,
18:02cette affaire.
18:03Ça paraît logique.
18:05Donc,
18:05aujourd'hui,
18:06les paramètres américains
18:07restent,
18:08n'ont pas bougé
18:08de ce point de vue-là.
18:10Les Iraniens
18:10ne veulent pas en l'entendre parler,
18:11mais là-dessus,
18:13sur la question
18:13des 60,
18:14des 440 kilos
18:17à 60%,
18:18plus,
18:19il y a tous ceux
18:20qui sont à 20%,
18:20etc.,
18:21sur le moratoire
18:23sur l'enrichissement
18:24pendant au moins 5 ans,
18:26le fait que
18:27les centrales civiles
18:28soient fournies
18:28par les Etats-Unis,
18:29contrôlées par les Etats-Unis
18:30et par la IEA,
18:31tout ça n'a pas bougé.
18:32Que vont décider justement
18:33les Américains ?
18:34On va faire un détour
18:36à Washington,
18:37retrouver Naoufel El-Kawafi.
18:38Bonsoir Naoufel.
18:39Il y a une réunion de crise
18:40qui est en cours
18:41en ce moment.
18:42Quelles informations
18:43a-t-on
18:44sur cette réunion
18:46qui est en cours ?
18:49On sait,
18:50c'est ce qu'a confirmé
18:51en tout cas Caroline Hévite,
18:51la porte-parole de la Maison-Blanche,
18:53que c'est une réunion
18:54de crise largement
18:55consacrée à la situation
18:56en Iran,
18:57à ces négociations
18:58qui patinent,
18:58qui tournent au ralenti
18:59depuis plusieurs jours.
19:01L'objectif,
19:01c'est pour Donald Trump
19:02de balayer,
19:03de passer en revue
19:04l'ensemble des hypothèses
19:05qui s'offrent à lui
19:06sur la poursuite
19:07de cette guerre
19:08avec la possibilité
19:09de reprendre
19:09les frappes
19:10ou non
19:10sur Téhéran.
19:11La porte-parole
19:12de la Maison-Blanche
19:13confirme également
19:14avoir reçu
19:15de la part de l'Iran
19:15une nouvelle proposition
19:16pour la réouverture
19:18du détroit d'Hormuz,
19:19une proposition
19:19qui est en cours d'étude,
19:21c'est ce qu'elle expliquait.
19:22Cette proposition
19:23pour ouvrir ce détroit
19:24au combien stratégique
19:26faite par l'Iran
19:27à condition seulement
19:29de reporter
19:30les différentes négociations
19:31concernant le nucléaire iranien
19:34dans un second temps.
19:35C'est ce que demandent
19:35en tout cas les Iraniens.
19:36On n'a pas plus de détails
19:37sur cette proposition.
19:39On ne sait pas d'ailleurs
19:39si elle convient ou non
19:40à la Maison-Blanche.
19:42Ce que l'on sait en tout cas
19:43c'est que le président américain
19:44n'y était pas vraiment favorable.
19:46Hier il expliquait
19:46qu'il voulait poursuivre
19:47le blocus naval
19:48contre l'Iran
19:49étouffé d'une certaine manière
19:51son économie
19:52en bloquant l'exportation
19:53du pétrole iranien
19:55manière pour lui
19:56de pousser Téhéran
19:57à répondre
19:58aux exigences américaines
19:59concernant le nucléaire.
20:01La porte-parole
20:01de la Maison-Blanche
20:02qui expliquait
20:03que le président
20:03pourrait donner
20:04plus de détails
20:05sur ses différentes propositions
20:07dans les prochaines heures.
20:08Le président américain
20:09qui est toujours derrière moi
20:10donc dans la Maison-Blanche
20:12et qui devrait recevoir
20:13dans les prochaines heures
20:15le roi Charles III
20:15qui sera en visite
20:16pendant 4 jours
20:17ici aux Etats-Unis.
20:18Merci beaucoup Naoufelle
20:19avec Valentin Rib.
20:21La guerre va-t-elle reprendre ?
20:22On posera la question
20:23notamment au général
20:24Jean-Paul Palomero
20:24qui sera notre invité
20:25dans quelques instants.
20:26On marque une très courte passe de pub
20:28on se retrouve dans un instant.
20:29A tout de suite.
20:30Le 20h BFM
20:31se poursuit avec cette question.
20:33La guerre va-t-elle reprendre ?
20:34En Iran,
20:35que va décider Donald Trump ?
20:36Réunion crise en ce moment
20:37à Washington.
20:39Elle doit porter sur l'impasse
20:40actuelle dans les négociations
20:42et sur les options possibles
20:43pour les prochaines étapes
20:45de la guerre.
20:46Didier, je me tourne vers vous.
20:47Quelles sont les options possibles
20:49pour Donald Trump ?
20:50Est-ce qu'il peut décider
20:51de mettre fin au cessez-le-feu
20:53et de réenclencher la guerre ?
20:55Ça, il peut le décider
20:56vu que c'est lui qui a mis le cessez-le-feu
20:57et c'est lui qui a le bouton
20:59vous savez
20:59on, off, off, off
21:00ça s'arrête.
21:02Donc, je ne vais pas vous la refaire
21:03mais oui, bien sûr, il peut.
21:05Alors, après,
21:05est-ce qu'il y a intérêt à ce stade ?
21:07Je ne pense pas franchement
21:07qu'il y ait intérêt
21:08tout de suite à retaper sur l'affaire.
21:10Il faut qu'il leur laisse un peu de...
21:12C'est compliqué pour Donald Trump.
21:16Son blocus fonctionne
21:18plutôt bien, honnêtement.
21:21Il est en train, de toute évidence,
21:23d'apprendre la patience stratégique
21:25ce qui était une véritable question au départ.
21:28Après, c'est sa première guerre
21:28donc ce n'est pas évident.
21:31La patience stratégique,
21:32c'est-à-dire le temps long.
21:33Lui, il pensait que ça allait se faire rapidement.
21:36Je ne sais pas ce qu'il pensait
21:37mais on voit bien que son caractère
21:38est plutôt un garçon prêt
21:39et c'est plutôt quelqu'un
21:40qui aime que les choses aillent vite,
21:42de toute évidence.
21:43Après, moi, je ne connais pas bien Trump
21:44mais on voit bien que c'est quelqu'un
21:47qui a l'air de plutôt...
21:48Donc, c'était un peu compliqué
21:49parce que le problème de la guerre,
21:51c'est que ce n'est pas du claquement de doigts.
21:53La guerre, c'est le temps long.
21:54Donc, ça agace Trump et les journalistes.
21:56C'est normal, comme ça, c'était pour ça.
21:59Donc, c'est le principe de la guerre.
22:01Donc, il est en train d'apprendre ça,
22:03de toute évidence.
22:03Alors, il s'y est mis un peu tard
22:04sur le blocus
22:05mais le blocus commence à avoir des effets.
22:08La deuxième chose,
22:08c'est que de toute évidence,
22:09il avait une stratégie
22:11qui était un peu différente
22:12pour le coup de la stratégie
22:14des Israéliens et de Netanyahou
22:16qui n'était pas totalement
22:17l'effondrement du régime
22:18mais qui était le fait
22:19de trouver des interlocuteurs
22:20au sein du régime
22:21pour ouvrir des négociations
22:23sur la question du nucléaire, etc.
22:25Il les a vaguement trouvés.
22:28Je dis vaguement
22:28parce qu'on voit bien
22:30qu'il a dégagé Ali Khamenei,
22:32le guide,
22:34qu'il a bien des gens
22:35qui étaient prêts à discuter avec lui
22:36mais qui sont encore sous pression
22:38des gens qui, dans le régime,
22:40expliquent
22:40écoutez, nous, on n'a pas perdu
22:41puisqu'on est toujours là
22:43donc ils ne sont pas prêts
22:44à capituler.
22:45Or, les demandes américaines
22:46pour l'instant
22:47restent en fait
22:48des demandes de capitulation.
22:49Plus de nucléaire,
22:50dire pas de nucléaire iranien,
22:51ce qui, de ce point de vue,
22:52enfin, je suis tout à fait d'accord avec ça,
22:54je n'ai pas de sujet,
22:54c'est juste,
22:55ce serait quand même embêtant
22:56que le régime des Mollins
22:57ait une bombe nucléaire
22:58et des missiles
22:59pour les transporter
23:00mais cette demande-là
23:02et qui est quand même
23:04assez forte
23:04et qui s'assimilerait
23:06à une capitulation
23:07est difficile à obtenir
23:08puisque les Iraniens
23:09n'ont pas été mis à genoux
23:10à ce stade.
23:11Donc ils le seront peut-être
23:12par le blocus,
23:12si ça ne fonctionne pas
23:13par le blocus,
23:14ils seraient obligés
23:14de remettre une couche.
23:16Et remettre une couche,
23:17là pour le coup,
23:17c'est ce que disent
23:18les Israéliens,
23:19il faut y aller,
23:20il faut aller sur le régime,
23:21il faut viser
23:21les centrales électriques,
23:23il faut viser
23:26les capacités de raffinage
23:27en interne
23:28pour empêcher le régime
23:30de garder à sa main
23:31les seuls leviers
23:33qui lui permettent
23:33de fonctionner.
23:34Mais vous dites
23:34qu'à priori,
23:35il n'accuera pas
23:36sur le bouton on
23:37pour reprendre
23:38votre expression.
23:39Je ne sais rien,
23:39je ne suis pas dans sa tête.
23:41Voilà,
23:41dans un avenir très proche,
23:43est-ce que vous partagez
23:44cet optimisme ?
23:45Oui, bien évidemment,
23:45quel serait son intérêt ?
23:46De toute façon,
23:47Trump veut son compromis,
23:48on en a parlé tout à l'heure.
23:50Quel scénario aurait-il
23:51s'il devait appuyer
23:52à nouveau sur le bouton
23:52reprendre des bombardements
23:54ad vitam aeternam ?
23:55On voit le résultat,
23:56les mots-là sont toujours...
23:57Enfin, les mots-là,
23:58il n'y en a plus beaucoup,
23:58mais le régime de Téhéran
23:59est toujours là.
24:01Deuxième option,
24:02envoyer des troupes au sol
24:02pour envahir l'Iran.
24:03Il faudrait 300,
24:04400 000 hommes
24:05et il ne le fera jamais.
24:06Évidemment,
24:06ce serait une catonde.
24:07Non, mais il peut taper
24:07les infrastructures civiles.
24:09Mais il le fera
24:10le plus tard possible
24:10s'il n'obtient pas
24:12ce dont il a besoin.
24:12Sauf qu'il est pressé,
24:13pardon,
24:13mais je regardais les échéances.
24:14La visite en Chine
24:15pour les 14 et 15 mai,
24:17la Coupe du monde de football
24:18en juin,
24:19le 4 juillet,
24:26c'est une date importante
24:27et s'il est toujours empêtré
24:29dans la guerre en Iran,
24:30ça risque de ne pas trop le faire.
24:32Vous avez oublié
24:33une date très importante,
24:34le 14 juin,
24:35c'est son anniversaire.
24:37Ah oui.
24:37C'est une date...
24:38Vous pensez que ça rentre
24:39dans l'agenda de la guerre.
24:43C'est quelque chose
24:44qui...
24:45Je crois que c'est quelqu'un
24:47qui attache beaucoup d'importance
24:48à sa personne.
24:49Donc à mon avis,
24:50ce n'est pas une date comme ça
24:52qu'il oubliera.
24:54Mais en même temps,
24:55tout en comprenant
24:56ce que vous avez dit
24:58tous les deux,
25:00il s'est quand même
25:01donné les moyens.
25:02Ah oui, ça c'est sûr.
25:03Ça veut dire qu'il a quand même
25:05rapatrié sur la région
25:06trois groupements aéroportés
25:09avec trois porte-avions.
25:12Ce n'est pas rien.
25:14Ça veut dire que c'est quelque chose...
25:16Donc il ne va peut-être pas
25:18appuyer sur le bouton,
25:19mais en tout cas,
25:20si jamais il appuie sur le bouton,
25:22il y a de quoi pour répondre
25:24quand il appuie sur le bouton.
25:25Et donc c'est ça,
25:27je crois que c'était aussi
25:28un moyen de pression
25:29sur les rangs
25:30en leur disant
25:32écoutez,
25:32si vous ne cédez sur rien,
25:35nous on est toujours là.
25:37Et donc,
25:38Julie,
25:38tout en sachant
25:39qu'il est pressé,
25:41je ne partage pas forcément
25:43vraiment
25:44entièrement
25:45cette note
25:47parce que
25:47je suis d'accord
25:48plutôt avec Didier.
25:49Actuellement,
25:50il vit le temps long.
25:52il l'a répété.
25:54Moi j'ai le temps,
25:55j'ai tout mon temps.
25:55Oui, mais il y a des échéances.
25:56Vous avez tout à fait raison.
25:57Le temps long,
25:58mais jusqu'à un point.
25:59Le 4 juillet,
25:59c'est très important
26:00pour les Américains.
26:01C'est dans deux mois.
26:02Oui, oui.
26:02Alors voilà,
26:03dans ce cas-là,
26:03on est d'accord.
26:04Si le temps long,
26:05voilà.
26:06Quand je dis qu'il est pressé,
26:08il est pressé.
26:09Mais il voudra arriver
26:09vraiment le 4 juillet.
26:10Vous savez,
26:11il est en train de nous bâtir
26:11cet arc de triomphe,
26:12le plus beau,
26:13le plus grand au monde.
26:13C'est une crainte d'échéance.
26:14Et pour lui,
26:15il veut vraiment arriver
26:15comme Alexandre Legrand.
26:17Je pense qu'il aimerait bien
26:18avoir son petit bout de papier,
26:20passer à Cuba,
26:20une cible beaucoup plus facile.
26:22Mais effectivement,
26:23aujourd'hui,
26:23il apprend la patience,
26:24mais la question,
26:25c'est jusqu'où ?
26:26Vous pensez qu'il est déjà
26:27en train de penser à Cuba ?
26:28Ah oui,
26:28j'en suis convaincu.
26:29Il y a même des déclarations
26:30publiques en ce sens.
26:31On voit qu'il y a des fébrilités.
26:33Le régime de Cuba
26:34a été maintenu
26:34un peu en ligne de vie
26:35par des apports de Venezuela
26:37qui désormais,
26:38ils pompent de l'essence,
26:40du pétrole,
26:41mais ça ne va pas
26:41en direction de Cuba.
26:42Et donc,
26:42il y a des grandes fébrilités
26:43qui venaient aggraver
26:44une fragilité économique
26:45qui était déjà
26:46résiduelle, structurelle.
26:47En revanche,
26:48au-delà des commémorations,
26:49il y a aussi
26:50le temps législatif
26:52et qui fait que
26:52Donald Trump,
26:53il y a le War Powers Act
26:54qui faisait qu'il avait 60 jours
26:55avant d'aller se présenter au Congrès.
26:56Demain, on est le 28 avril.
26:58Ça fera deux mois
26:58que cette opération a été lancée.
27:00Il doit obtenir
27:01l'aval du Congrès.
27:02Je rappelle que
27:02dans l'histoire récente,
27:03ça n'a pas empêché
27:04d'autres présidents
27:04comme Obama
27:05de poursuivre une opération
27:07en Libye
27:07sans l'aval du Congrès.
27:09Il a 30 jours supplémentaires
27:11pour rapatrier les forces
27:12ou bien obtenir
27:13l'aval du Congrès
27:14qui devrait lui débloquer
27:15des crédits
27:16pour mener cette guerre
27:16à bon escient
27:17et à son terme
27:19quand il l'aura dessinée.
27:20Mais rappelons-nous,
27:21on n'est pas du tout
27:21dans une logique
27:22de guerre sans fin.
27:23Ce n'est pas quelque chose
27:24à rallonger.
27:25Il y a une volonté
27:25d'obtenir à travers ce blocus
27:27pour couper d'impact.
27:27Il y a une volonté
27:28mais il y a une frustration
27:29au sein du pouvoir Trump
27:32et peut-être un étonnement
27:34face à une guerre
27:35qui finalement
27:35prend du temps
27:36et comme le disait Didier,
27:38il apprend le temps long
27:39ce qui n'est pas tout à fait
27:40dans son ADN.
27:40Il apprend le temps.
27:41C'est une chose
27:41qu'on apprend.
27:42Ce n'est pas un policier
27:43de carrière.
27:43C'est un négociateur certes
27:44mais en revanche
27:45vous avez parlé d'humiliation
27:45tout à l'heure
27:46et d'apprentissage.
27:47Et je pense que cette frustration
27:48aussi Donald Trump
27:49il est habitué
27:49à faire face à l'adversité.
27:51C'est sans doute ça
27:51qui le renforce.
27:53Parfois il y a des mauvais penchants
27:54mais en l'occurrence
27:55c'est peut-être ça
27:56qui va lui permettre
27:56de prendre l'ascendant
27:57et d'aller jusqu'au bout.
27:58Et comme on l'a dit
27:59ce qui était clé
27:59c'était la capacité
28:00à déployer des moyens.
28:01On rappelle qu'il y a
28:02un profond traumatisme
28:03dans l'opinion américaine
28:04c'était même avant
28:05que je sois né
28:05mais du temps de Carter
28:06où il y a un traumatisme
28:08lié à une opération dramatique
28:10sur des morts
28:11sur des otages en Iran
28:13et qu'on ne peut pas du tout
28:14envisager
28:15est-ce qu'on ait une reproduction
28:15à plus forte raison
28:16comme vous le disiez
28:17au vu des commémérations
28:18qui vont se dérouler
28:19dans bientôt deux mois.
28:20Il est 20h35
28:21et il est temps
28:22d'accueillir notre invité
28:24ce soir
28:24le général Jean-Paul Paloméros
28:26merci beaucoup
28:27d'avoir accepté
28:28notre invitation
28:28je vous laisse libérer
28:30vos places
28:31merci à tous les deux
28:32bonsoir
28:34général
28:34ancien chef d'état-major
28:35de l'armée de l'air
28:36on est ravis
28:36de vous avoir
28:37sur le plateau
28:38je voulais vous montrer
28:39des images
28:39pour commencer
28:40un défilé
28:42de drones-shed
28:43vous allez voir
28:44les images
28:45ils sont là
28:46ces drones-shed
28:48exhibés
28:48en Iran
28:50que vous inspire
28:52ces images
28:53de propagande
28:54c'est une manière
28:55de dire
28:56on a toujours
28:57les moyens
28:57de vous faire mal
28:58même si on entre
28:59on en est à quoi
29:0060 jours de guerre
29:00c'est une image
29:03qui a des fins
29:04de communication interne
29:05c'est pour que
29:06les proches
29:08du pouvoir
29:09puissent se rassembler
29:10montrer leurs drapeaux
29:11et leurs muscles
29:12en quelque sorte
29:13mais ça
29:14on sait que ça existe
29:16c'est pas
29:16c'est pas une nouveauté
29:18non je crois
29:19que ça fait partie
29:20de ces
29:21un peu redemandants
29:22et de cette politique
29:24de communication
29:25que le pouvoir
29:27iranien apprécie
29:28mais ils en ont encore
29:29beaucoup
29:30des drones
29:30sans doute
29:31oui
29:31il faut pas trop
29:32s'avancer
29:33sur des nombres
29:33sur des chiffres
29:34mais il n'y a
29:35aucune raison
29:35qu'ils n'aient pas
29:37ils ont la capacité
29:38c'est même eux
29:39qui ont participé
29:40à l'aventure
29:41des drones
29:42je dirais
29:43parce qu'il n'y avait
29:44pas d'autres
29:45finalement
29:46il n'y avait pas
29:46d'autres choix
29:47s'il faut se souvenir
29:48quand même
29:48c'était l'état
29:49de l'Iran
29:49sous sanction
29:51ils ne pouvaient plus
29:53raisonnablement
29:54développer
29:54une armée de l'air
29:57décente
29:58une marine
30:00pas plus
30:01et donc
30:01ils ont
30:03bien analysé
30:04la situation
30:07géopolitique
30:07du monde
30:08et ils se sont dit
30:09on a des armes
30:12de terreur
30:13et de souveraineté
30:16en quelque sorte
30:17de dissuasion
30:18conventionnelle
30:19et c'est là
30:20qu'ils ont mis le paquet
30:21sans qu'on s'en rende compte
30:22plus que ça
30:23finalement
30:24puisque ça se faisait
30:25sous terre
30:26et ils ont inventé
30:27la guerre sous terre
30:28et là
30:29il n'y a plus de transparence
30:30la preuve
30:31c'est qu'on est tous
30:32dans le bleu
30:32aujourd'hui
30:34en termes de nombre
30:35on sait qu'ils en ont assez
30:36puisqu'ils ont continué
30:37cette guerre
30:38quant aux drones
30:39c'est facile à construire
30:41ils ont créé eux-mêmes
30:42les Shahid
30:42qu'ils ont exporté aux Russes
30:44les Russes
30:45l'améliorant
30:45et en envoyant
30:46l'Iran
30:47donc ils ont quand même
30:48des sponsors intéressants
30:49les Iraniens
30:50je veux dire
30:51entre la Russie
30:51et la Chine
30:53ça peut laisser réfléchir
30:55sur leur aptitude
30:56à durer
30:56parce que la question
30:57elle est là
30:58c'est la résilience
30:59des uns
30:59par rapport à la résilience
31:00des autres
31:00c'est le talent d'Achille
31:02quand même
31:02des Etats-Unis
31:03dans ces drones
31:04on a l'impression
31:04et c'est ça qui semble
31:05le dingue
31:05que la superpuissance américaine
31:07ne sait pas trop
31:08comment réagir
31:09face à ces drones
31:10et cette méthode iranienne
31:14pourtant c'est du low cost
31:15c'est facile à fabriquer
31:18ils sont là depuis longtemps
31:19puisqu'on les a beaucoup vus
31:20pendant la guerre
31:21en Ukraine
31:22mais qu'on ne sait toujours pas
31:23comment les contrer
31:24on commence quand même
31:26les Ukrainiens
31:27nous ont montré la voie
31:28c'est quand même paradoxal
31:29qu'un peuple
31:31qui était sous les bombes
31:32sous les missiles balistiques
31:35et sous les drones
31:36sous les attaques
31:37de drones incessantes
31:38et ce qui était nouveau
31:40des drones
31:40en grand nombre
31:42ce qu'on appelle
31:42les essaims de drones
31:43ça c'était la première fois
31:45qu'étaient utilisés
31:46les drones
31:46avec cet effet de masse
31:48et je crois que c'est ça
31:49le point très important
31:50de l'utilisation des drones
31:51donc effectivement
31:53dans les états-majors
31:54pardon
31:55on n'avait pas vraiment
31:57peut-être pas vu venir le coup
32:00on le pressentait
32:01mais il faut toujours attendre
32:03que la première frappe ait lieu
32:04en se disant
32:05bon son
32:05ça y est on y est
32:06bon maintenant
32:07on voit quand même
32:08beaucoup de sociétés
32:09très innovantes
32:10un peu partout
32:11y compris en France
32:12qui sont capables
32:14de faire des drones
32:16il y a différentes méthodes
32:17il n'y a pas une seule méthode
32:18pour faire face à ça
32:19et ça dépend
32:20où vous le faites
32:21là c'est en pleine guerre
32:22après si vous le faites
32:23pour protéger des événements
32:25c'est différent
32:25mais ils seront là
32:27ils sont là
32:27ils seront là
32:29sur le long terme
32:30et même
32:30j'irais Advitam et Terlem
32:32ils vont sans doute
32:33beaucoup évoluer
32:34ces drones
32:35ils interviennent
32:36dans tous les milieux
32:37c'est assez important
32:37le milieu aérien bien sûr
32:39mais aussi le milieu terrestre
32:42et le milieu naval
32:43et le milieu naval
32:44et même le milieu sous-marin
32:46donc ça veut dire
32:47qu'il faut jouer
32:47il faut compter là-dessus
32:48parce que ça donne
32:50aux pays qui les maîtrisent
32:51évidemment cet avantage
32:52de la surprise
32:53et on pense par exemple
32:55à ce qui s'est passé
32:56dans la mer Noire
32:57avec les ukrainiens
32:59qui ont réussi quand même
33:00à frapper le Moskva
33:02avec une composition
33:05finalement d'armement
33:06mais en y intégrant aussi
33:08des drones maritimes
33:09parce qu'il y avait
33:11une faiblesse
33:11dans le dispositif russe
33:14bon voilà
33:14c'est ça aussi
33:15l'art de la guerre
33:16c'est la transformation
33:17s'adapter
33:17et puis essayer
33:19de trouver un juste équilibre
33:20mais c'est pas les drones
33:20qui changeront le cours
33:22de cette guerre
33:22ah bon
33:23c'est pas un naissant drone
33:24qui pourrait aller frapper
33:25par exemple
33:25un navire américain
33:26qui constitue
33:27qui fait partie
33:27du blocus actuellement
33:29ça c'est possible ?
33:30c'est possible
33:31c'est peu vraisemblable
33:32mais c'est possible
33:34tout est possible
33:35si vous voulez
33:36on parlait tout à l'heure
33:37d'un F5
33:38un vieux F5 iranien
33:40qui avait frappé son base
33:41bon
33:41il faut du courage
33:42il faut de l'audace
33:43et puis
33:44alors ça parlons-en
33:45justement
33:45on a ressorti les images
33:46parce que ça c'est quand même intéressant
33:47on a appris
33:49là c'est ces dernières heures
33:50qu'un avion F5 iranien
33:53qui avait été construit
33:54dans les années 50
33:56donc un avion assez vieux
33:57a réussi à bombarder
33:58au début de la guerre
34:00une base américaine
34:01au Koweït
34:03et c'est intéressant
34:04parce qu'on ne le découvre
34:05que maintenant
34:05et qu'on se dit
34:06que peut-être
34:07que la facture
34:08pour les américains
34:09est plus élevée
34:10que ce qu'on avait imaginé
34:11je ne sais pas
34:12il ne faut pas tirer
34:13d'un exemple
34:14une généralité
34:16ce qu'il faut retenir
34:17c'est que l'aviation iranienne
34:20elle est au plus bas
34:21si vous voulez
34:22ce n'est pas parce que
34:23vous faites décoller
34:23un ou plusieurs avions
34:24que vous avez une capacité
34:26simplement
34:27d'un autre côté
34:28il y a des actes
34:29de courage
34:29de bravoure
34:30ça peut exister
34:31et en pénétrant
34:32à très basse altitude
34:33surtout au début de la guerre
34:34les moments
34:35les plus périlleux
34:37sont toujours
34:38les débuts de la guerre
34:39parce que par définition
34:40on n'est pas guéri
34:41et on découvre
34:42et on apprend
34:43et là effectivement
34:44je ne pense pas
34:45que c'était une base majeure
34:46mais évidemment
34:48on ne peut pas
34:49tout protéger
34:50il y a eu une surprise
34:51et visiblement
34:52ça a marché
34:53tant mieux
34:54pour celui qui l'a fait
34:55honneur à cet aviateur
34:57mais on ne peut pas
34:58multiplier
34:59ils n'ont pas multiplié ça
35:00sinon ça se verrait
35:02sinon ils se seraient opposés
35:04à l'armada
35:05et à l'escadre
35:06ça reste l'exception
35:08pour autant
35:09il confirme la règle
35:10une réaction peut-être là-dessus
35:11est-ce qu'on les a quand même
35:12sous-estimés ?
35:12alors je ne pense pas
35:13qu'on les ait sous-estimés
35:14du tout
35:14mais d'abord
35:15le courage compte
35:16à la guerre
35:17et le courage
35:18et le patriotisme
35:19existent dans tous les pays
35:20il ne faut jamais prendre
35:21les adversaires
35:22pour des idiots
35:22ou pour des
35:23voilà
35:24donc il y avait un pilote iranien
35:25qui a décidé
35:27de tenter le tout
35:28pour le tout
35:29il n'était pas sûr
35:29de revenir
35:30il l'a fait
35:31mais encore une fois
35:32c'est un coup
35:33c'est pas malheureusement
35:36les règles de la guerre
35:37c'est ce qui répète
35:38c'est ce qui est
35:41qu'est-ce qui fait système
35:42là ça ne fait pas système
35:43les ukrainiens utilisent au mieux
35:45les avions qu'on leur a donné
35:47mais ils n'en ont pas suffisamment
35:49ça ne crée pas une arme aérienne
35:51une armée de l'air
35:52mais ça peut porter des coups
35:55et eux aussi
35:55ils ont beaucoup d'audace
35:56beaucoup de courage
36:00et on voit qu'ils en font
36:01le meilleur usage possible
36:03ils ont adapté aussi
36:04c'est vraiment l'art
36:05de l'adaptation
36:06la guerre
36:06c'est pas étonnant
36:08qu'on se retrouve
36:09face à ce dilemme
36:10la masse
36:11la quantité
36:11ce qui a changé aussi
36:13et la masse
36:14c'est bien
36:15mais avec la précision
36:16c'est mieux
36:16si je puis dire
36:17et quand
36:18quelqu'un
36:19un autre pays
36:20qui maîtrise bien
36:22le cycle du renseignement
36:23et qui maîtrise bien
36:25en quelque sorte
36:26la transparence
36:27du champ de bataille
36:27il vous donne les coordonnées exactes
36:29d'un radar
36:30de détection antimissile
36:31par exemple
36:31c'est important
36:32c'est un élément clé
36:33du dispositif
36:34s'il disparaît
36:35on ne voit plus venir
36:36les missiles balistiques
36:37c'est exactement
36:38ce qui s'est passé
36:40ou bien
36:40un AWACS
36:42qui est sur
36:42un Tarmac
36:43en Arabie Saoudite
36:46d'ailleurs
36:46les chiffres
36:47quand même donnés
36:47par le Pentagone
36:48après 60 jours de guerre
36:51près de la moitié
36:52du stock
36:53de missiles balistiques
36:54et de lancement
36:55du régime
36:55seraient intacts
36:57l'Iran
36:58conserverait encore
36:5960% de sa marine
37:00et les deux tiers
37:00de son armée de l'air
37:01qui seraient encore
37:02opérationnels
37:03ces chiffres là
37:04alors vous dites
37:04oui l'art de la guerre
37:05c'est l'art de l'adaptation
37:06mais quand même
37:07ils s'en sortent bien
37:10si vous voulez
37:10il faut se méfier
37:11c'est de la source
37:13non citée
37:13de journalistes américains
37:15et le périmètre
37:17qui définit
37:18aujourd'hui
37:18le domaine
37:19que je connais le mieux
37:19l'aviation
37:21iranienne
37:22j'ai peur
37:22qu'on prenne en compte
37:23des avions
37:24qui sont sur le gésier
37:26quelque part
37:28et les drones
37:29surtout
37:29évidemment
37:30si vous comptez
37:31les drones
37:31dans l'armée de l'air
37:32ce qui n'est pas
37:32complètement idiot
37:33là d'un seul coup
37:34vous trouvez
37:34donc ce n'était pas
37:35aussi glorieux que ça
37:36non non
37:37ça serait
37:38si les iraniens
37:39avaient vraiment
37:40une marine de combat
37:41ça serait
37:42s'ils avaient
37:42une aviation de combat
37:43non ils ont fait
37:44autrement
37:45parce qu'ils ne pouvaient
37:46pas faire
37:46ils étaient sous sanction
37:47donc ils ne pouvaient
37:48pas réparer
37:48les vieux F-14
37:49même les F-5
37:50les F-5
37:51c'était le plus simple
37:52donc ils ont eu
37:53la maîtrise
37:53mais dès que vous rentrez
37:54dans des systèmes
37:55qui sont complexes
37:56on le voit bien
37:57dans la vente
37:57des avions de combat
37:58aujourd'hui dans le monde
38:00il y a toujours
38:01cette question
38:01de transfert
38:02de savoir-faire
38:03et là
38:04les iraniens
38:04ils ne peuvent pas
38:06mettre en oeuvre
38:06ces systèmes-là
38:07on dit la guerre
38:09on pose la question
38:10la guerre
38:10entre l'Iran
38:12et les Etats-Unis
38:13va-t-elle reprendre
38:13est-ce que vous avez vu
38:15les trois groupements
38:17aéroportés
38:17être déplacés
38:18pour faire juste
38:19de la figuration
38:20qu'est-ce que vous pensez
38:21vraiment
38:22de cette armada
38:23que Trump
38:25on a profité
38:26d'ailleurs
38:26les deux
38:27trois semaines
38:28pour la faire
38:30dans cette région
38:31est-ce que ça
38:32rien que ça
38:33ne le pousse pas
38:34à reprendre
38:35vous parlez quoi
38:35pardon
38:35des trois porte-avions
38:38déployés
38:38parce que le Bush
38:39est arrivé là
38:40au Moyen-Orient
38:40tous les bateaux
38:41sont autour
38:42c'est une démonstration
38:44navale
38:45aéronavale
38:46sans comparaison
38:49depuis
38:50depuis très très très longtemps
38:51s'il y a une comparaison
38:532003
38:54oui peut-être 2003
38:55oui depuis 2003
38:56les américains
38:57n'ont pas déployé
38:57une telle armada
38:58visiblement
38:59dans l'Afrique
38:59et la différence
39:01c'est qu'il n'y a pas
39:02de troupes au sol
39:02quand même
39:03souvenons-nous-en
39:04quand on parle de la guerre
39:05une guerre
39:06qui n'a pas
39:06toutes ses composantes
39:07et une guerre
39:08qui n'est pas
39:09bien équilibrée
39:11souvenirs de ça
39:13non
39:14évidemment
39:14vous l'avez dit
39:15il s'est découvert
39:16un rôle
39:17de chef de guerre
39:18on n'y croyait pas
39:19on pensait qu'au contraire
39:20il avait tout fait
39:21pour la paix
39:22la paix
39:22et d'ailleurs
39:23en la matière
39:24il y avait quand même
39:2590% des pays au monde
39:27qui voulaient
39:27qu'ils gardent la paix
39:29quand je dis 90%
39:31c'est surtout le plus
39:32les pays n'avaient pas
39:33du tout envie
39:34de cette guerre
39:35ils savaient
39:36ils pressentaient
39:38la catastrophe
39:39que ça pouvait être
39:40et qui est en train
39:41de se produire
39:41jour après jour
39:43mais le chef
39:44le commandeur suprême
39:46américain
39:46a pris cette décision
39:48et maintenant
39:48qu'il est à la tête
39:49de ses troupes
39:50je vous rejoins
39:51qu'est-ce qui va pouvoir
39:52l'empêcher de continuer
39:53en se disant
39:53finalement on n'a pas
39:54fini le boulot
39:56et il faut le terminer
39:57il ne va pas être
39:58très sensible
39:58à ce que disent les autres
39:59j'ai entendu
40:00qu'il y avait des présidents
40:01qui disaient
40:01ça serait bien
40:02le détroit d'Hormuz
40:03non mais c'est lui
40:04qui maîtrise ça
40:05c'est lui le chef d'orchestre
40:06donc c'est lui
40:07qui décidera
40:07avec les israéliens
40:10et ils pourraient décider
40:11de quoi alors
40:12c'est quoi les options
40:13sur la table
40:14on parle toujours
40:14de cette réunion
40:15qui dans ce moment
40:15à Washington
40:16la réelle difficulté
40:16elle est là
40:17elle est toujours là
40:18depuis le départ
40:19de cette opération
40:21depuis le départ
40:21de cette guerre
40:22les objectifs
40:23il faut demander
40:24aux militaires américains
40:26qui sont
40:27j'en compte avec quelques-uns
40:28pas ceux qui sont
40:29évidemment à la tête
40:30des armées aujourd'hui
40:30mais quand même
40:31ils se posent toujours
40:32la même question
40:33ils voient bien
40:34un déploiement de force
40:35ça ne fait pas
40:35une stratégie
40:37une stratégie
40:38c'est un moyen
40:39pour atteindre un objectif
40:40si possible
40:41bien défini
40:42et là
40:43si l'objectif
40:44c'est d'écraser l'Iran
40:45sous les bombes
40:46oui il a de quoi le faire
40:48mais
40:50la population
40:51devient à ce moment-là
40:52le centre de gravité
40:52c'était quand même
40:54un peu pour elle
40:55qu'il était parti
40:55faire la guerre
40:57il l'a un peu oublié
40:58depuis
40:59dans la guerre
41:00si vous voulez
41:00on finit par oublier
41:01surtout ses objectifs
41:03surtout quand on
41:04on ne les a pas fixés
41:05donc
41:07il est très
41:07très adaptable
41:09il ne s'est pas fixé
41:10d'objectif
41:10il y a les fêtes
41:12ils sont têtus
41:12il a trois groupes
41:13aéronavales
41:14et je pense que
41:16dans sa tête
41:17il doit se dire
41:17on ne va pas ramener
41:18tout le monde à la maison
41:19si on n'a pas
41:20une grosse victoire
41:20mais la grosse victoire
41:21il n'atteindra pas
41:22sur le tapis vert
41:24visiblement
41:24donc
41:25à chaque fois
41:26quand il parlait
41:28de cette guerre
41:28il faisait la comparaison
41:30avec Venezuela
41:31et donc on voit
41:32qu'en fait
41:32il cherche désespérément
41:33avec qui faire le deal
41:35il n'arrive pas
41:36est-ce que vous croyez
41:37vraiment
41:37qu'il va trouver quelqu'un
41:39pour l'instant
41:40ça semble mal parti
41:41parce que
41:43même les pays
41:44qui essayent
41:44de faire
41:46de faire les go-between
41:47ça ne marche pas
41:48très bien
41:48le Pakistan
41:49et puis
41:50j'ai l'impression
41:51que les deux grands sponsors
41:52surtout la Russie
41:53ne poussent pas forcément
41:54les Iraniens
41:55à faire la paix
41:56alors justement
41:56parce que pourtant
41:57vous avez entendu
41:58la déréclaration
41:58de Vladimir Poutine
41:59aujourd'hui
41:59dire qu'il va faire
42:01tout son possible
42:02pour garantir la paix
42:03au Moyen-Orient
42:04dans les plus brefs délais
42:05ce qui peut sembler
42:06un peu ironique
42:06j'avais peur
42:07que ce soit en Ukraine
42:09exactement
42:09on va voir les images
42:11de la rencontre
42:11aujourd'hui
42:12vous les voyez là
42:13la rencontre
42:14avec le ministre iranien
42:15des affaires étrangères
42:16et une autre image
42:17priorité au direct
42:18pardon
42:18les images
42:20du roi Charles III
42:22des images en direct
42:23donc
42:23du roi Charles III
42:25et de Camilla
42:27qui sont en train
42:28d'arriver
42:30aux Etats-Unis
42:31leur avion
42:31vient de se poser
42:32sur le tarmac
42:34à Washington
42:35visite
42:36dans un contexte
42:37on le sait
42:37un petit peu particulier
42:39juste après cette attaque
42:41lors d'un gala
42:43auquel assistait
42:44Donald Trump
42:45le fameux
42:46dîner des correspondants
42:48Elsa Vidal
42:50sur ces images
42:51cette rencontre
42:53entre le roi Charles III
42:55et Donald Trump
42:56dans un contexte
42:57très particulier
42:58en pleine guerre
42:59au Moyen-Orient
43:00quel est l'objectif ?
43:02il y a plusieurs objectifs
43:04mais
43:04alors d'abord
43:05vous faites bien
43:05de le rappeler
43:06la visite a pu être maintenue
43:08mais il y a eu d'abord
43:08des interrogations
43:09de la part
43:10du Royaume-Uni
43:11quant à son opportunité
43:13après l'attaque
43:14du Hilton
43:16de Washington
43:16et durant cette visite
43:18d'Etat
43:19qui va se construire
43:20et continuer
43:21jusqu'au 30
43:23je pense pendant 4 jours
43:24et bien il va être question
43:25notamment
43:26du caractère très tendu
43:28des relations
43:29entre les Etats-Unis
43:30et le Royaume-Uni
43:32en particulier
43:32sous la gouverne
43:34du Premier ministre Starmer
43:35au menu évidemment
43:36la guerre en Iran
43:38puisque la relation
43:39très spéciale
43:40semble ne plus fonctionner
43:41puisque le Royaume-Uni
43:42ne soutient pas
43:43la guerre
43:44du Président Trump
43:46et puis il y a aussi
43:47la question des dossiers
43:48Epstein
43:48puisque vous vous rappelez
43:49l'ex-prince Andrew
43:51est aussi particulièrement
43:52impliqué
43:53dans cette affaire
43:54ce scandale
43:55extrêmement gênant
43:57qui éclabousse
43:58également
43:59le mandat
44:01de Donald Trump
44:02Oui
44:02vous avez écrit
44:03là-dessus
44:05Romuald Sura
44:06pardonnez-moi
44:07sur la relation
44:08entre Donald Trump
44:09et le roi Charles III
44:11elles sont
44:13complexes
44:14elles sont un peu tendues
44:15ces relations
44:15l'objectif là
44:16ces prochains jours
44:17c'est d'apaiser
44:18un petit peu tout ça
44:19Oui
44:20en tout cas pour le roi Charles
44:21pour Donald Trump
44:22il aime bien parader
44:23aux côtés d'un monarque
44:24cela lui donne l'impression
44:26qu'il est le nouvel
44:27empereur d'Occident
44:27il ne faut rien attendre
44:29vraiment
44:29de ces rencontres
44:31cela va être
44:32polissé
44:33poli
44:34plus ou moins chaleureux
44:36autant que le roi Charles
44:37puisse être chaleureux
44:38mais il n'y aura pas
44:39de résultat tangible
44:41et les tensions récentes
44:43entre la Grande-Bretagne
44:44et les Etats-Unis
44:45vont persister
44:46ce n'est pas
44:47trois sourires
44:48d'un monarque
44:49sans pouvoir
44:50et sans guerre d'influence
44:51qui pourront changer la donne
44:52Pourquoi il s'agace ?
44:56Pourquoi il s'agace ?
44:57Au départ
44:58Trump a été agacé
44:59lorsqu'il a visité
45:00la reine Elisabeth
45:02durant son premier mandat
45:03il avait été
45:04chaleureusement
45:05selon lui
45:05en tout cas
45:06reçu
45:07par la reine d'Angleterre
45:09il avait eu un contact
45:11assez froid
45:11avec Charles
45:13mais une fois encore
45:13je ne suis pas un spécialiste
45:15de la royauté
45:16mais d'après ce que
45:17j'ai cru comprendre
45:18Charles l'avait un peu
45:20pris de haut
45:20Charles c'est quand même
45:21c'est pas quand même
45:22le bon roi sympathique
45:23il faut quand même
45:24arrêter
45:24c'est quand même
45:25Vous êtes un peu dur
45:26avec Charles je trouve
45:28Comment ?
45:28Oui vous me pardonnerez
45:29mais c'est quand même
45:30un peu un aristocrate
45:31un petit peu
45:33coincé
45:34coincé quand même
45:35fier
45:36de s'aligner
45:38et donc il regardait
45:39mais ça on peut aussi
45:40comprendre le prince Charles
45:41à l'époque
45:41il regardait Trump
45:42un petit peu
45:43comme a parvenu
45:44on ne peut pas non plus
45:44dire que notre président
45:45américain soit le roi
45:46du bon goût
45:47et de l'élégance
45:49et donc il regardait
45:50un peu cet homme
45:51qui semblait sortir
45:52tout droit d'un casino
45:53de Vegas
45:53avec un petit peu
45:54de circonspection
45:55et donc Trump
45:56l'avait senti
45:57et Charles l'avait agacé
45:58donc ce n'était pas
45:59parti d'un bon pied
46:00Philippe Terl
46:01nous a rejoint
46:02bonsoir
46:03Philippe
46:03on est ravis de vous retrouver
46:04qu'est-ce que vous attendez
46:06vous de cette rencontre
46:08entre Donald Trump
46:09et le roi Charles III
46:10et pourquoi elle est
46:11importante dans le contexte
46:13alors d'abord
46:14je ne suis pas convaincu
46:15que le roi Charles
46:16soit très heureux
46:17de partir aux Etats-Unis
46:18parce que je savais
46:18que ce n'est pas lui
46:19qui décide
46:19c'est le gouvernement britannique
46:21qui insiste
46:22et qui dit
46:23voilà vous allez partir
46:24sur une visite d'Etat
46:25aux Etats-Unis
46:27c'est la visite
46:28qui peut être
46:29une visite
46:30positive
46:31pour la Grande-Bretagne
46:32mais ça peut être
46:33une visite
46:34qui soit extrêmement
46:35compliquée
46:35pour le roi Charles
46:36parce que vraiment
46:37cette fois-ci
46:38il marche sur des oeufs
46:40et tout est fait
46:42pour que cette visite
46:43passe
46:44de la meilleure façon possible
46:46à savoir
46:47qu'il n'y a que
46:48cinq fois
46:49que le président américain
46:52Donald Trump
46:52et le roi Charles
46:54seront vus ensemble
46:55aucune question
46:56de la presse
46:57aucune réunion
46:59où la presse
47:00sera présente
47:01pour poser des questions
47:02comme par exemple
47:03dans le bureau Oval
47:04c'est uniquement
47:05des photographes
47:06donc c'est pour éviter
47:07que des questions
47:08soient posées
47:09qui soient mal reçues
47:11qu'on évoque
47:12l'effet Epstein
47:14mais il est vrai
47:15que c'est
47:18le scud
47:19le missile
47:19l'arme
47:22de soft power
47:23suprême
47:24de la Grande-Bretagne
47:25c'est d'envoyer
47:26un membre de la famille
47:27Royal aux Etats-Unis
47:28pour Amadou et Donald Trump
47:29est-ce que ce voyage
47:30va réussir ou pas
47:31ça c'est la grande question
47:32et on verra
47:33dans les quatre jours
47:34qui viennent
47:34comment ça se déroule
47:35Il adore ça
47:37Donald Trump
47:38il adore
47:39paradoxalement
47:39alors qu'il y a
47:40des tensions
47:40avec le Royaume-Uni
47:42sur beaucoup de dossiers
47:44il aime être
47:45avec le roi Charles III
47:46il aime beaucoup
47:47les Windsor
47:48Vous savez que
47:50il a écrit un livre
47:51qui s'appelle
47:51The Art of the Deal
47:52L'Art du Deal
47:53et là-dedans
47:54il évoque
47:54une période de sa vie
47:56où quand il était gamin
47:57sa mère a été scotchée
48:00dans la télévision
48:00en 1953
48:01pour l'inauguration
48:04la coronation
48:05de la reine Elisabeth II
48:07à l'époque
48:08et lui
48:08étant jeune enfant
48:09regardez sa mère
48:11qui était folle
48:12de la famille Royal
48:13et quelque part
48:14ça a mordu
48:16Donald Trump aussi
48:17et depuis cette date
48:18c'est quelqu'un
48:19qui est tellement impressionné
48:22par la famille Royal
48:22les dorures
48:23la face
48:24il a envie d'être comme ça
48:25il se considère aujourd'hui
48:27comme
48:27on l'a vu la semaine dernière
48:28un peu comme Jésus
48:29mais aussi
48:31comme
48:33un membre
48:33de la famille Royal
48:34la famille Royal de Trump
48:36et donc
48:36il a envie
48:38d'être vu
48:38avec le vrai roi
48:40et c'est vrai que
48:41quand il était venu
48:42en Grande-Bretagne
48:43lors de son premier mandat
48:44pour la première visite
48:46d'Etat
48:48il était avec
48:49la reine Elisabeth II
48:50et je dis toujours
48:51quand on est
48:52un chef d'Etat
48:53d'un pays étranger
48:54il n'y a rien de mieux
48:56pour les Britanniques
48:57de sortir
48:57la reine Elisabeth II
48:58et maintenant aujourd'hui
48:59le roi Charles
49:00parce que
49:00c'est un peu
49:01pour certains chefs d'Etat
49:02notamment Donald Trump
49:03c'est le summum
49:04de la réussite
49:05d'être reçu
49:06par un membre
49:06de la famille Royal
49:07et d'être vu
49:08photographié
49:09à côté de cette personne
49:10et donc
49:11c'est toute cette partie-là
49:12qui est jouée
49:14dans cette visite
49:15aujourd'hui
49:15avec le roi Charles
49:16qui part aux Etats-Unis
49:17où les relations
49:18entre la Grande-Bretagne
49:19et les Etats-Unis
49:19sont vraiment
49:20dans un état pitoyable
49:22on parle dans la presse britannique
49:23des plus mauvaises relations
49:24sur cette entente cordiale
49:26le special relationship
49:28depuis 100 ans
49:29donc
49:30le bilan
49:32à la fin
49:33sera
49:34très important
49:35et la pression
49:36sur les époux
49:37du roi
49:37en arrivant là
49:38je ne sais pas
49:39comment il va se sentir
49:40en descendant de l'avion
49:41mais je pense
49:42qu'il est un petit peu
49:43mal à l'aise
49:43Il est notamment
49:45excédé
49:46général Paloméros
49:47par les réticences
49:49les réserves
49:50des autorités britanniques
49:51à intervenir
49:52dans cette
49:54guerre en Iran
49:55il veut punir
49:56les pays de l'OTAN
49:57qui ne s'impliquent pas assez
49:59c'est de ça
49:59dont il sera question
50:00aussi lors de ce voyage
50:02J'en suis pas sûr
50:03Il va essayer
50:04d'amadouer un petit peu
50:06Il ne serait pas illégitime
50:08que le roi Charles
50:09arrive avec un message de paix
50:11c'est ce qui pourrait
50:12faire de mieux
50:12sans doute
50:13et qu'il soit porteur
50:15au nom de tant de pays
50:18de ce message
50:19en disant
50:19il va falloir qu'on arrête
50:21quand même un moment
50:21ou un autre
50:22mais ça s'arrêtera là
50:24parce que ça marche
50:25de manœuvre
50:25peut-être en privé
50:27si ça ne sort pas
50:28dans la presse
50:29C'est surtout en privé
50:30C'est surtout en privé
50:31Non mais il y a
50:33d'un côté
50:33on pourrait se dire
50:34il y a quelque chose
50:35de décalé
50:35et d'un autre côté
50:37si chacun essaye
50:38de jouer une partition
50:40pourquoi pas
50:42On voit la voiture
50:43qui quitte
50:43la base Andrews
50:44dans le Maryland
50:45C'est quoi la suite
50:46du programme
50:47Elsa Vidal ?
50:48Est-ce qu'on a
50:48le programme ?
50:50Je disais que c'est
50:53Vous l'avez le programme
50:54ou pas ?
50:54Non c'est une petite
50:55de quatre jours
50:56Vous l'avez votre petit papier
50:59Il y a une tasse de thé
51:00qui est prévue
51:01avec Donald Trump
51:02c'est très british
51:03donc il va à la maison blanche
51:04Ça commence par une petite
51:05cup of tea
51:06Voilà
51:06cup of tea
51:07c'est formidable
51:07avec du sucre
51:08et du lait j'espère
51:10Ensuite il va être logé
51:11dans une maison
51:11qui s'appelle Blair House
51:13C'est pas nommé après
51:14Tony Blair
51:14C'est à côté de la maison blanche
51:16C'est une maison officielle
51:18avec la reine Camilla
51:19Ensuite il y a la grosse journée
51:22c'est demain
51:22avec un discours devant le Congrès
51:25devant la chambre des représentants
51:27et le Congrès
51:27Donc c'est seulement la deuxième fois
51:30dans l'histoire des relations
51:31entre la Grande-Bretagne
51:32et les Etats-Unis
51:33qu'il y a un discours
51:34par un roi
51:35et la dernière fois
51:36c'était la reine Elisabeth
51:37en 1991
51:38et pour l'information
51:39son père
51:40a toujours refusé
51:42le roi George VI
51:42de faire un discours
51:44devant le Congrès
51:44parce qu'il avait
51:45un bégayé
51:47et donc il ne voulait pas le faire
51:48pour ne pas se ridiculiser
51:50Donc c'était
51:51à la reine Elisabeth II
51:52où tombait cette tâche
51:53en 1991
51:54donc c'est seulement la deuxième fois
51:55ça aura lieu demain
51:57Ce sera suivi par
51:59un dîner d'Etat
52:00demain
52:01à la maison blanche
52:02avec
52:05beaucoup de dignitaires
52:07les ambassadeurs
52:08les invités spéciaux
52:09dans le East Room
52:10de la maison blanche
52:11et puis
52:12le lendemain
52:14la reine
52:15Camilla et le roi Charles
52:17partiront
52:18à New York
52:19où ils vont être reçus
52:20par une délégation
52:21de personnes
52:24qui ont travaillé
52:25le jour du 11 septembre 2001
52:26pour manquer les 25 ans
52:27de cet événement
52:29et puis ensuite
52:30le lendemain
52:31ils partiront
52:32dans la Virginie
52:33pour visiter
52:34un parc naturel
52:35parce que vous savez
52:35que le roi Charles
52:36est très accroché
52:38très écolo
52:38et très attaché
52:40à la nature
52:41et l'environnement
52:42ça serait peut-être
52:42un sujet de discussion
52:43entre lui et Donald Trump
52:45pour le dernier jour
52:46et puis il part
52:47et quitte les Etats-Unis
52:48jeudi
52:49Alors
52:50je vous lis juste
52:51quand même
52:51ce que dit Donald Trump
52:52sur le roi Charles III
52:53c'est un mec super
52:54c'est ce qu'il a dit
52:55à Fox News
52:56Oui
52:57enfin c'est quelque chose
52:58de bizarre
52:59je ne sais pas comment
53:00le roi Charles
53:00va prendre
53:01c'est la prank
53:02qu'on appelle un mec
53:03quand même
53:04mais vous avez compris
53:06en fait
53:07c'est une visite protocolaire
53:09ça veut dire Iran
53:10en fait c'est une visite
53:11de retour
53:12parce qu'il y avait
53:13la visite d'Etat
53:13de Trump
53:14en Grande-Bretagne
53:15maintenant c'est le retour
53:16donc sur 4 jours
53:18avec beaucoup de pompes
53:19mais je doute
53:21qu'il y ait beaucoup
53:21beaucoup de pourparlers
53:22vraiment
53:23qui vont rentrer
53:24dans le vif du sujet
53:26des relations
53:27entre deux pays
53:28on va prononcer
53:29les phrases
53:30qui sont conciliantes
53:32surtout
53:33on ne va pas évoquer
53:34bien évidemment
53:34l'affaire Epstein
53:35et le prince Indrou
53:37parce que là
53:37c'est offusqué
53:38le roi Charles
53:39bien évidemment
53:40on va éviter
53:42tous les sujets
53:43qui fâchent
53:44et donc à la limite
53:45c'est pour ça d'ailleurs
53:46ils vont se retrouver
53:47au parc naturel
53:48ils vont se
53:48vous voyez
53:49ils vont inaugurer
53:51le chrysanthème
53:52comme on dit
53:52bon
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