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Jacques Serais reçoit Franz-Olivier Giesbert, journaliste et écrivain auteur de «Voyage dans la France d’avant», dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
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00:00:01Bonjour à tous, bienvenue au grand rendez-vous Europe 1 CNews, Les Echos, notre invité ce matin et journaliste, écrivain,
00:00:10ancien patron de presse.
00:00:12Bonjour François-Olivier Gisbert.
00:00:13Bonjour Jacques Serret.
00:00:14Merci d'être avec nous ce matin. Je rappelle que vous êtes auteur de Voyage dans la France d'avant
00:00:18chez Gallimard et de La France est-elle un pays communiste chez Plon ?
00:00:22Pour vous interroger ce matin, nous sommes avec Mathieu Bocoté de CNews. Bonjour Mathieu.
00:00:27Bonjour.
00:00:27Et Stéphane Dupont des Echos. Bonjour Stéphane.
00:00:29Bonjour.
00:00:30François-Olivier Gisbert, vous êtes franco-américain et votre regard sur ce qui s'est passé cette nuit aux Etats
00:00:36-Unis va nous être très précieux car ce matin, une seule actualité s'impose.
00:00:40Cette nuit à Washington, un homme armé a tenté de forcer l'entrée du dîner annuel des correspondants de la
00:00:45Maison Blanche où se trouvait le président Donald Trump.
00:00:47Des coups de feu ont été changés, un agent des forces de l'ordre a été touché, protégé par son
00:00:51gilet pare-bas.
00:00:52Le suspect armé d'un fusil de chasse, d'un pistolet de plusieurs couteaux a été interpellé avant d'entrer
00:00:57dans la salle.
00:00:58Donald Trump, son épouse, le vice-président et plusieurs membres du gouvernement ont été évacués.
00:01:02Alors nous allons consacrer cette émission à ce qui s'est passé cette nuit et surtout essayer de comprendre de
00:01:07ce que cela dit de l'Amérique d'aujourd'hui.
00:01:10Tout d'abord, le rappel des faits, seconde par seconde, de cette nuit aux Etats-Unis avec ce sujet.
00:01:22Des violentes détonations se font entendre alors que la soirée bat son plein.
00:01:26Après quelques secondes sans réaction, le président américain est rapidement entouré par ses agents de sécurité qu'il évacue aussitôt.
00:01:33Ainsi que le vice-président J.D. Vence.
00:01:35Après un moment de stupeur, les convives se réfugient sous les tables.
00:01:39Ils sont peu après évacués vers les sorties, choqués.
00:01:42Quand j'ai entendu et vu le grabuge, je me suis dit, oh mon Dieu, c'était un coup de
00:01:45feu.
00:01:46Certaines personnes ont commencé à dire des choses.
00:01:48Je me suis baissée sous la table et je me suis dit, je ne vais pas prendre ce risque.
00:01:51Sur cette vidéo postée par Donald Trump sur son réseau Trousse Social,
00:01:54on peut apercevoir un homme qui force le barrage des agents de sécurité au sein de l'hôtel.
00:01:59Après avoir quitté rapidement les lieux, le président américain s'est exprimé lors d'une conférence de presse sur le
00:02:05déroulé de l'attaque.
00:02:08Un homme a attaqué un poste de contrôle de sécurité.
00:02:11Il était équipé de plusieurs armes.
00:02:13Il a été neutralisé par plusieurs agents du secret de service qui ont agi très rapidement.
00:02:18Un membre des forces de l'ordre a été touché, mais il a été sauvé par le fait qu'il
00:02:22portait un bon gilet pare-balles.
00:02:25Donald Trump a estimé que l'assaillant était un loup solitaire.
00:02:28Il a posté une photo de lui menotté sur ses réseaux sociaux.
00:02:31La procureure de Washington a annoncé que l'individu comparaîtrait lundi prochain devant la justice.
00:02:38Sujet d'Anaïs Bauché pour CNews et Europe 1.
00:02:41François-Olivier Gisbert, quelle lecture faites-vous, vous, le journaliste franco-américain,
00:02:46vous qui avez été longtemps correspondant aux Etats-Unis,
00:02:48quelle lecture faites-vous des événements de la nuit aux Etats-Unis ?
00:02:52Ça montre une fois de plus que Donald Trump à la baraka.
00:02:56– Alors, vous me direz, ce n'est pas la tentative d'assassinat du siècle,
00:03:01parce qu'on voit bien que c'est très bricolé.
00:03:04D'ailleurs, il y a des erreurs de sécurité, parce que c'est incroyable que ce type soit réussi à
00:03:09passer comme ça
00:03:09à travers l'émail du filet, quand on voit les images, c'est complètement dingue.
00:03:14Donc, il n'a pas réussi à rentrer dans la salle en tout cas.
00:03:16– Oui, mais enfin bon, vous voyez, ce n'est pas normal qu'il puisse rentrer comme ça, comme dans
00:03:19un moulin.
00:03:20– Il était dans l'hôtel.
00:03:21– Oui, dans cet hôtel où il y avait déjà eu une tentative d'assassinat contre Ronald Reagan.
00:03:26Enfin, donc, c'est un hôtel apparemment qui n'est pas très bien sécurisé.
00:03:29En fait, c'est un peu compliqué à sécuriser.
00:03:31Donc, mais je dis qu'il a la baraka, vous savez, parce qu'il fait partie,
00:03:36il va rentrer peu à peu dans la légende des gens contre lesquels il y a eu énormément de tentatives
00:03:41d'assassinat.
00:03:42Là, je pense notamment à Yasser Arafat qui s'en sortait toujours.
00:03:46Mais enfin, si on monte dans l'histoire, je ne peux pas le comparer,
00:03:49parce qu'il est encore plus mégalo qu'il est en réalité.
00:03:52On peut le comparer à Jules César, Alexandre Le Grand, Napoléon aussi.
00:03:56C'est des gens qui avaient beaucoup de chance.
00:03:57Pourquoi ? Non, non, mais, bien sûr, non, non, je rigole, je rigole, je rigole.
00:04:01Non, sinon, déjà, exactement, il a le melon, ça va.
00:04:05Mais c'est intéressant parce qu'il est enquisté dans cette guerre avec l'Iran, le général Gribouille.
00:04:11On ne peut pas dire qu'il avait bien préparé, tout ça semble quand même,
00:04:14il est dans l'improvisation totale et absolue, y compris dans les négociations.
00:04:18Ça, tout le monde l'a bien compris et senti.
00:04:20Et là, bon, ben voilà, ça fait un moment différent.
00:04:23Et puis, c'est vrai que ce n'est pas la première tentative.
00:04:26Vous pensez que ça va le renforcer ?
00:04:27Vous dites qu'il est en ce moment en Isée, en Iran, qu'il ne sait pas trop comment, qu
00:04:31'il ait un piège.
00:04:32Est-ce que ça peut l'aider ?
00:04:33Ça peut l'aider quelques heures.
00:04:35Parce que aux États-Unis, c'est comme ça.
00:04:36C'est-à-dire qu'effectivement, vous allez voir, il y aura un mouvement de sympathie,
00:04:39mais qui ne va pas durer longtemps.
00:04:40Mais cela dit, vous noterez, il y a deux éléments là-dedans.
00:04:43Premièrement, il y a une forme de...
00:04:44C'est presque le mauvais sort inévitable de tous les présidents américains,
00:04:48la tentative d'assassinat.
00:04:49On pourrait remonter à Kennedy, mais même avant ça, à Lincoln.
00:04:53Et de l'autre côté, vous noterez immédiatement l'interprétation complotiste.
00:04:56En fait, il n'y a pas de véritable tentative d'assassinat.
00:04:58C'est un coup monté.
00:04:59Comment comprenez-vous la coexistence dans l'espace public de ces deux choses ?
00:05:03Le rappel de l'histoire et le déni des événements.
00:05:05Alors, je ne suis pas sûr que Trump n'ait pas un petit grain de folie.
00:05:10Il a même peut-être un gros grain de folie.
00:05:12Mais je pense qu'il rend fou une grande partie de ses adversaires.
00:05:15C'est ça aussi sa force.
00:05:17C'est-à-dire qu'il les rend complètement cinglés.
00:05:18Évidemment, ce n'est pas quelque chose de complotiste.
00:05:21C'est idiot.
00:05:22Mais il y a une autre interprétation que je récuse aussi.
00:05:26C'est la violence appelle la violence.
00:05:28Parce que ça aussi, c'est quelque chose qu'on entend.
00:05:30Il prêche la violence, donc il est à la violence.
00:05:33Il l'aurait bien cherché, c'est ça ?
00:05:34Oui, mais c'est idiot pour une raison très simple.
00:05:36C'est que quand on regarde, par exemple, les présidents des Etats-Unis,
00:05:38il y a eu cinq qui ont été assassinés.
00:05:40C'était tous des progressistes.
00:05:41John Kennedy, le dernier.
00:05:43Mais auparavant, on montait un peu loin dans l'histoire.
00:05:45James Garfield, William McKinley, Abraham Lincoln.
00:05:49Ce n'étaient pas des hyper-réacs, si vous voulez.
00:05:51Par ailleurs, Reagan est passé à deux doigts.
00:05:53Reagan est passé à deux doigts, oui.
00:05:56Mais lui, pour le coup, on peut dire qu'il était effectivement
00:05:59dans le camp des conservateurs et actionnaires.
00:06:01Mais donc, si vous voulez, c'est aussi...
00:06:03C'est quelque chose qui affecte aussi les progressistes.
00:06:07Pourquoi ? Parce que l'Amérique, c'est une société violente.
00:06:11Il faut le comprendre, et les Français ne le comprennent pas très bien,
00:06:13toujours, il y a l'histoire du deuxième amendement
00:06:15qui donne le droit de porter des armes,
00:06:18d'avoir des armes, mais de les porter.
00:06:24Et l'État n'a pas le droit de transgresser à cette règle.
00:06:27Vous voyez ?
00:06:28Mais vu la polarisation des États-Unis aujourd'hui,
00:06:30sentez-vous qu'une partie de l'Amérique, voyant cela,
00:06:32va se dire quelque chose comme, hélas, il y a échoué ?
00:06:35J'ai l'impression, voyant ce qu'il se disait sur les réseaux aujourd'hui,
00:06:37il y avait ce sentiment d'une partie de l'Amérique, pas tout évidemment,
00:06:40qui finalement se dit, on aurait souhaité que ça se passe autrement.
00:06:45Mais vous savez bien que l'attentat n'a rien à voir là-dedans,
00:06:48c'est-à-dire que c'est la phase qu'on vient de vivre sur la guerre en Iran
00:06:52qui pose vraiment problème par rapport à lui.
00:06:54Vous n'y voyez pas le signe, une polarisation extrême des États-Unis ?
00:06:56Ah oui, mais il y a une polarisation, mais des deux côtés.
00:06:58C'est-à-dire, attendez, vous avez Zoran Mamdani, le maire de New York,
00:07:01qui est quand même gratiné, qui appelle au collectivisme,
00:07:04qui était proche des frères musulmans, qui doit toujours l'être aussi,
00:07:07qui tient parfois des propos, enfin bref,
00:07:09je ne veux pas épiloguer là-dessus, mais vous avez fait des deux côtés,
00:07:11il y a une polarisation.
00:07:13Mais si vous voulez, il y a des moments dans l'histoire des États-Unis
00:07:15où ça a été le cas, et c'est le cas effectivement...
00:07:18– Donald Trump, il participe à cette radicalisation ?
00:07:20– Évidemment, mais c'est là-dessus qu'il s'est fait élire,
00:07:24et puis c'est sa marque de fabrique.
00:07:26– Mais justement, on va parler de cet homme radicalisé,
00:07:29le suspect, le profil du suspect, François-Olivier Gisbert,
00:07:32on va retrouver tout de suite le correspondant de CNews,
00:07:34sur place, Ramzi Malouki.
00:07:36– Bonjour Ramzi, vous vous trouvez devant la maison,
00:07:39donc de ce suspect, un homme de 31 ans,
00:07:42prénommé Cole Thomas Allen.
00:07:47– Tout à fait, je me trouve dans un endroit qui s'appelle Torrance,
00:07:51c'est une banlieue de Los Angeles, quartier résidentiel,
00:07:54très tranquille, pas si tranquille que ça depuis plusieurs heures,
00:07:58où le FBI est arrivé avec deux véhicules blindés devant une maison,
00:08:03une maison au nom de ce suspect, Cole Thomas Allen, 31 ans,
00:08:08un ingénieur diplômé d'une université prestigieuse, Caltech,
00:08:12l'Institut Californien de Technologie,
00:08:15quelqu'un qui a priori a fait de très bonnes études,
00:08:18qui est enseignant en même temps,
00:08:20mais on essaye de comprendre les motifs de cet acte à Washington.
00:08:25Et donc le FBI est arrivé devant la maison du suspect,
00:08:30il y a eu un échange avec deux personnes à l'intérieur de cette maison,
00:08:33tous les médias étaient présents, le périmètre a été bouclé,
00:08:37et finalement le FBI est parti, opération terminée,
00:08:41les véhicules blindés sont repartis,
00:08:42il ne reste plus là où je me trouve qu'une seule voiture du FBI,
00:08:46une voiture banalisée,
00:08:47mais le périmètre reste bouclé pour éviter bien évidemment
00:08:51que les médias sur place,
00:08:52et nous sommes à peu près une dizaine ici,
00:08:55à vouloir aller frapper à la porte
00:08:57et comprendre exactement ce qui s'est passé,
00:08:59qui sont les gens qui sont à l'intérieur de cette maison,
00:09:02quelle est leur relation avec le suspect,
00:09:05et surtout pourquoi les véhicules du FBI
00:09:08sont arrivés lourdement armés,
00:09:11avec une équipe d'intervention équivalente à celle du GIGN,
00:09:14le SWATIM pour ne pas le nommer.
00:09:16On essaie de comprendre,
00:09:17mais pour l'instant aucune information,
00:09:19bien évidemment, ne nous est donnée,
00:09:22que ce soit par la police locale ou par le FBI,
00:09:25tout simplement parce que l'enquête est en cours
00:09:27et qu'on essaye de comprendre les mobiles
00:09:29de cet homme de 31 ans,
00:09:31originaire donc de ce quartier de Torrance,
00:09:34au sud de Los Angeles.
00:09:36On en saura probablement un peu plus dans la journée ici,
00:09:40cette journée de dimanche,
00:09:42où il y aura probablement une conférence de presse,
00:09:45mais cette conférence de presse aura lieu à Washington.
00:09:48Ramzi Malouki, vous êtes au plus proche de l'enquête.
00:09:51Ce matin, est-ce que l'on sait déjà, oui ou non,
00:09:55s'il y a eu des failles dans la sécurité
00:09:57autour du président américain Donald Trump ?
00:10:04Je vais me déplacer pendant que je vous parle,
00:10:06étant donné que l'agent du FBI est arrivé
00:10:09pour autoriser quelques médias à entrer dans la zone sécurisée,
00:10:14car ils avaient laissé soit leur camionnette de reportage,
00:10:16soit leur voiture,
00:10:17et donc il a fallu bien évidemment que le FBI valide.
00:10:20Ça, c'est juste pour faire une petite parenthèse.
00:10:23Pour revenir au système de sécurité,
00:10:25il faut savoir que depuis l'attentat de Butler,
00:10:28enfin la tentative d'assassinat de Butler en Pennsylvanie,
00:10:31donc en 2024,
00:10:32il y a eu toute une réforme du Secret Service,
00:10:36donc de la protection rapprochée de Donald Trump.
00:10:39Il a fallu revoir aussi le dispositif,
00:10:41et surtout, surtout,
00:10:43revoir la coordination entre ce Secret Service
00:10:46et les autorités locales,
00:10:47puisque à chaque fois que le président est en un lieu public,
00:10:51que ce soit un meeting politique ou une salle de banquet,
00:10:55même si l'hôtel est considéré comme un endroit privé,
00:10:58il y a une coordination entre le Secret Service,
00:11:00le FBI qui doit être présent,
00:11:02et également les autorités locales,
00:11:05donc Washington,
00:11:06c'est la police métropolitaine de la capitale des Etats-Unis.
00:11:09Il y a aussi ce qu'on appelle la contre-surveillance,
00:11:11c'est-à-dire en amont,
00:11:13en fait,
00:11:13regarder tout le processus,
00:11:15aller pas à pas suivre le trajet que va faire exactement le président,
00:11:20et si possible,
00:11:21les personnes qui l'accompagnent,
00:11:23membres du cabinet,
00:11:24et puis bien évidemment,
00:11:25placer toutes sortes de snipers un peu partout,
00:11:28étudier le terrain.
00:11:30Il se trouve qu'à Washington,
00:11:31dans cet hôtel,
00:11:32le Hilton,
00:11:33où se déroule traditionnellement,
00:11:35donc cette soirée des correspondants,
00:11:38la sécurité a bien sûr été renforcée,
00:11:40vu la présence du président,
00:11:42mais le problème,
00:11:43c'est que cet hôtel aussi est un hôtel,
00:11:45comme son nom l'indique,
00:11:46avec des clients qui résident dans cet hôtel,
00:11:48et que donc toute une partie qui est l'entrée de l'hôtel,
00:11:51le lobby,
00:11:52et puis ce qu'on appelle le concourse,
00:11:53c'est-à-dire tous ces couloirs qui mènent à différents salons,
00:11:57à différents salons,
00:11:58puisque cet hôtel accueille aussi énormément de salons et de conventions,
00:12:01de conventions,
00:12:02comme on dit en anglais,
00:12:03et bien la faille de sécurité se trouve à ce niveau-là,
00:12:06c'est-à-dire avant les magnétomètres,
00:12:08et c'est ainsi que cet homme,
00:12:11qui a priori aurait pris une chambre dans cet hôtel,
00:12:14a pu lui traverser cet endroit sans être inquiété.
00:12:18Maintenant, la question est,
00:12:20comment a-t-il pu faire rentrer des armes,
00:12:22et les amener dans sa chambre,
00:12:24puis descendre,
00:12:25passer le lobby,
00:12:26passer ce concourse,
00:12:27et arriver jusqu'au magnétomètre avec des armes,
00:12:30et c'est là,
00:12:30c'est là où une enquête va probablement dire,
00:12:33où étaient les failles systémiques du processus de sécurité.
00:12:38Merci beaucoup Ramzy Malouki devant la maison du suspect,
00:12:42en direct pour CNews et Europe 1,
00:12:44dans le grand rendez-vous de Franz Olivier Gisbert.
00:12:47Franz, on en sait plus sur le profil du suspect,
00:12:50quelqu'un de diplômé, ingénieur,
00:12:52relativement jeune, 31 ans,
00:12:54qui avait fait un don à Kamala Harris il y a quelques années.
00:12:57Est-ce que ce profil vous surprend ?
00:13:01Oh non, mais je pensais que c'était ça,
00:13:02de toute façon, écoutez,
00:13:05quand vous regardez la liste des gens qui ont tué des présidents aux Etats-Unis,
00:13:09comme en France aussi,
00:13:10parce que nous aussi on a eu nos présidents qui ont été tués,
00:13:12il ne faut jamais oublier,
00:13:13une petite pensée pour Paul Domer et pour Sadie Carnot,
00:13:16tous les deux assassinés par des dingos,
00:13:19et bon, c'est toujours un peu le même profil,
00:13:21et là bon, c'est un classique,
00:13:24on voit bien,
00:13:25la gauche du Parti démocrate,
00:13:27c'est le problème du Parti démocrate d'ailleurs pour les prochaines années,
00:13:30parce que je pense qu'il y a un problème évidemment avec Trump,
00:13:34il est plutôt parti pour perdre...
00:13:36Vous voulez dire qu'il y a une forme de radicalisation ?
00:13:37Oui, mais c'est une radicalisation,
00:13:38attention, parce que l'Amérique,
00:13:39on voit bien qu'elle s'est détachée de Trump depuis déjà plusieurs mois.
00:13:43Trump lui-même dit que c'est un loup solitaire,
00:13:45il ne dit pas qu'il a...
00:13:46Oui, bien sûr, évidemment.
00:13:47C'est un...
00:13:48Évidemment, mais...
00:13:48Il se dérangeait,
00:13:50même Donald Trump a utilisé ce terme.
00:13:52Tout à fait,
00:13:53mais enfin,
00:13:53il ne le connaissait pas quand il l'a dit,
00:13:54c'est-à-dire qu'il n'avait pas de détails,
00:13:56mais c'était, bon,
00:13:57de toute façon,
00:13:57il est dans cette matrice-là,
00:13:59il a été formaté par,
00:14:00disons,
00:14:01la gauche du Parti démocrate,
00:14:02je ne suis pas en train de dire
00:14:03que c'est la gauche du Parti démocrate
00:14:04qui a voulu le tuer,
00:14:05ce serait totalement idiot.
00:14:07Mais c'est vrai que c'est un profil classique,
00:14:11il doit être un peu wokiste,
00:14:12mais comme l'étaient d'ailleurs certains
00:14:14des précédents,
00:14:17enfin,
00:14:17des assassins présumés précédents.
00:14:21Donc, c'est pas...
00:14:23Je pense quand même
00:14:24que sur cette affaire-là,
00:14:27il ne faut pas politiser,
00:14:28c'est-à-dire que la grande erreur,
00:14:30c'est qu'on politise toujours,
00:14:31même si, évidemment,
00:14:35celui qui a tenté,
00:14:37évidemment, politiser,
00:14:37mais c'est idiot,
00:14:39parce qu'il n'y a pas derrière
00:14:40un parti,
00:14:40une organisation,
00:14:41vous savez,
00:14:42Oswald,
00:14:42on a raconté pendant longtemps
00:14:44qu'il y avait eu un complot,
00:14:45et il y a eu des enquêteurs
00:14:47qui sont allés là-dessus,
00:14:48travailler, travailler,
00:14:49moi j'avais un ami
00:14:50qui était l'écrivain Norman Miller
00:14:51qui a travaillé,
00:14:52qui a fait avec des équipes,
00:14:53etc.,
00:14:53lui était convaincu
00:14:54qu'il y avait un complot,
00:14:55il m'a dit à l'arrivée,
00:14:56mais non,
00:14:56enfin, c'est idiot,
00:14:57évidemment,
00:14:58c'est un pauvre type
00:15:01Oswald, tout seul,
00:15:02un loup solitaire.
00:15:03Je pense à un livre
00:15:04de Jean-Christophe Buisson,
00:15:05« Assassiné »,
00:15:06qui est un livre assez intéressant,
00:15:07où il montre comment,
00:15:08quelle que soit la cause,
00:15:09c'est-à-dire que ce soit
00:15:10une organisation,
00:15:10un loup solitaire,
00:15:11un individu fou,
00:15:13quelquefois,
00:15:14l'assassinat,
00:15:14c'est ce qui peut faire
00:15:15basculer l'histoire
00:15:16d'un côté ou de l'autre,
00:15:17j'ai l'impression
00:15:17que ça nous rappelle,
00:15:19en fait,
00:15:19à quel point l'histoire
00:15:20est écrite par quelques hommes,
00:15:21que si Trump,
00:15:22s'il était passé cette fois-là,
00:15:24ou si ça avait frappé d'autres,
00:15:25d'un coup,
00:15:25l'histoire peut basculer
00:15:26complètement.
00:15:27Est-ce que ça ne nous rappelle pas
00:15:28de ce point de vue
00:15:28à quel point il y a
00:15:29une part d'imprévu
00:15:30à l'histoire ?
00:15:3114-18, c'est clair,
00:15:32oui, c'est vrai
00:15:34qu'il y a des guerres,
00:15:35la première guerre mondiale,
00:15:36elle est arrivée comme ça
00:15:38sur l'assassinat,
00:15:39et puis un enchaînement de...
00:15:39Je crois que le centimètre,
00:15:40l'histoire bascule,
00:15:41on peut parler de ces clavards.
00:15:42Oui, mais là,
00:15:43je pense que quand même,
00:15:44il faudra réfléchir,
00:15:45parce que moi,
00:15:45je trouve les images
00:15:46qu'on voit très troublantes,
00:15:47quand même,
00:15:48l'homme seul comme ça,
00:15:49qui passe au service
00:15:50de sécurité
00:15:50qui force,
00:15:52il y a quelque chose
00:15:52qui cloche,
00:15:53et en plus,
00:15:54dans un hôtel
00:15:55où il y a déjà eu des problèmes
00:15:56avec la tentative
00:15:58contre Ronald Reagan.
00:15:59Absolument,
00:16:00François-Olivier Gisbert,
00:16:01qui a failli y passer.
00:16:02Et on va retrouver
00:16:02Claude Moni,
00:16:03qui est spécialiste
00:16:04en renseignement
00:16:05pour CNews.
00:16:06Bonjour Claude,
00:16:07merci d'être avec nous
00:16:08ce matin
00:16:09sur CNews et Européens.
00:16:11Justement,
00:16:12oui,
00:16:12cet hôtel,
00:16:13le hôtel Hilton,
00:16:15avait été le théâtre
00:16:16par le passé,
00:16:17déjà,
00:16:18d'une tentative
00:16:19d'assassinat
00:16:20contre un président américain.
00:16:22Oui,
00:16:22c'était le 30 mars 1981,
00:16:25c'était Ronald Reagan
00:16:26qui était président
00:16:27à l'époque.
00:16:28Il sortait
00:16:29par une sortie latérale
00:16:30de l'hôtel
00:16:31pour des raisons de sécurité,
00:16:33il n'était pas sorti
00:16:33par l'entrée principale.
00:16:35Il sortait
00:16:36d'un événement
00:16:38auquel il a pris
00:16:39la parole dans l'hôtel
00:16:40quand John Hinkley
00:16:41a ouvert le feu
00:16:43à plusieurs reprises sur lui.
00:16:44Ce sont les images
00:16:45qu'on voit.
00:16:45John Hinkley
00:16:46était un espèce
00:16:47de malade mental,
00:16:50qui était amoureux
00:16:51de l'actrice
00:16:52Johnny Foster
00:16:53et qui avait décidé
00:16:54d'attirer son attention
00:16:56et pour attirer son attention,
00:16:57il avait décidé
00:16:58que la meilleure chose
00:16:59à faire
00:17:00était de tuer
00:17:00le président
00:17:01des États-Unis.
00:17:03Malheureusement,
00:17:03dans cette affaire,
00:17:04Ronald Reagan
00:17:05avait été
00:17:06très gréement blessé.
00:17:07En fait,
00:17:08il avait d'ailleurs
00:17:08été victime
00:17:09des mesures de sécurité
00:17:12puisque la voiture,
00:17:13au moment
00:17:14où le service secret
00:17:15le précipitait
00:17:16dans la voiture,
00:17:17une balle avait ricoché
00:17:18sur la limousine
00:17:20qui est blindée,
00:17:21donc ça n'avait pas pénétré,
00:17:22ça avait ricoché,
00:17:23ça lui avait cassé une côte,
00:17:24perforé un poumon,
00:17:26il avait eu
00:17:26une très sérieuse
00:17:29hémorragie interne
00:17:30et James Brady,
00:17:32le secrétaire de presse
00:17:33qu'on voyait à terre,
00:17:35a eu une balle
00:17:37très mal placée
00:17:38dans la tête
00:17:39et en est resté
00:17:42paralysé
00:17:42toute sa vie
00:17:44avant de mourir
00:17:45des suites
00:17:45de cet attentat
00:17:46en 2014.
00:17:48Claude Monique
00:17:49qui est spécialiste
00:17:49terrorisme et renseignement
00:17:51direct sur CNews
00:17:52et Europe 1,
00:17:53très concrètement,
00:17:54qu'est-ce que
00:17:55cette tentative
00:17:56d'attentat
00:17:56sur Ronald Reagan
00:17:57avait changé
00:17:58dans la sécurité
00:18:00des présidents américains ?
00:18:02Alors d'abord,
00:18:03pour l'anecdote,
00:18:04ça a changé
00:18:04le nom populaire
00:18:06condamné au Hilton
00:18:07qui est devenu
00:18:08pour les Washingtoniens
00:18:09le Reagan-Hilton
00:18:10à cause de cet attentat.
00:18:12Mais plus sérieusement,
00:18:13ce que ça a changé,
00:18:14c'est qu'effectivement,
00:18:15depuis,
00:18:16la sécurité des présidents
00:18:17a toujours été prise
00:18:18très au sérieux
00:18:19aux Etats-Unis.
00:18:20Il y a quand même eu
00:18:21dans l'histoire américaine
00:18:22quatre présidents
00:18:23qui ont été assassinés,
00:18:25Lincoln,
00:18:25Garfield,
00:18:27McKinley
00:18:27et bien entendu
00:18:29John Fitzgerald
00:18:30Kennedy en 1963.
00:18:32Donc,
00:18:32c'était pris
00:18:33très au sérieux,
00:18:34mais à partir
00:18:35de la tentative
00:18:36d'assassinat
00:18:37de Ronald Reagan,
00:18:38il y a eu
00:18:39beaucoup plus
00:18:40d'efforts
00:18:42qui ont été faits
00:18:42sur la détection
00:18:43des menaces
00:18:44a priori.
00:18:45Et aujourd'hui,
00:18:46le service secret,
00:18:48donc le secret service
00:18:49qui ne s'occupe
00:18:50que de la protection
00:18:52du président,
00:18:53du vice-président
00:18:53et de leur famille
00:18:54et de haute personnalité
00:18:56en visite aux Etats-Unis,
00:18:58a d'une part
00:18:59un service
00:18:59de protection
00:19:00et d'autre part,
00:19:02il a un service
00:19:02d'enquête
00:19:03qui en permanence
00:19:0424 heures sur 24
00:19:06scanne tout
00:19:07ce qu'on peut scanner
00:19:08et étudie
00:19:10de très près
00:19:10et très sérieusement
00:19:11chacune
00:19:12des menaces
00:19:13reçues.
00:19:14Il faut savoir
00:19:15qu'ils reçoivent
00:19:15des centaines,
00:19:17peut-être même
00:19:18des milliers
00:19:18de menaces
00:19:19par an,
00:19:21des lettres,
00:19:22des cartes postales,
00:19:23des messages
00:19:24vidéo,
00:19:25des messages mail,
00:19:26tout ce que vous voulez,
00:19:27dont l'immense majorité
00:19:29ne présente aucun
00:19:31caractère de dangerosité,
00:19:32ce sont juste
00:19:32des gens qui s'amusent
00:19:33ou des malades,
00:19:34mais malgré tout,
00:19:35bien entendu,
00:19:36tout est vérifié
00:19:37de manière
00:19:37à ne pas passer
00:19:38à côté
00:19:39d'un possible incident.
00:19:41Mais malheureusement,
00:19:42on le voit,
00:19:43on l'a vu hier soir,
00:19:46certaines menaces
00:19:47continuent
00:19:47et continueront toujours
00:19:48à passer
00:19:49sous le radar
00:19:50simplement
00:19:51parce que là,
00:19:52on avait affaire
00:19:53apparemment
00:19:54à un homme seul,
00:19:55probablement
00:19:56sans aucun complice,
00:19:57qui a préparé
00:19:58son coup
00:19:58tranquillement,
00:19:59qui a pris
00:20:00une chambre
00:20:00d'hôtel
00:20:00qui était intelligent,
00:20:02ingénieur Caltech
00:20:02quand même,
00:20:03qui a préparé
00:20:04son coup tranquillement,
00:20:05qui a pris
00:20:05une chambre d'hôtel
00:20:06et qui a repéré
00:20:07manifestement
00:20:08les lieux,
00:20:08ce qui explique
00:20:09qu'il ait pu
00:20:10s'approcher
00:20:10aussi près
00:20:11de la salle
00:20:12sans être détecté
00:20:13avant les tout
00:20:15derniers instants
00:20:15du passage de l'acte.
00:20:17Claude Moniquet,
00:20:17spécialiste terrorisme
00:20:18et renseignement,
00:20:19merci beaucoup
00:20:19pour votre éclairage
00:20:21toujours aussi précieux.
00:20:22François-Olivier,
00:20:23Gisbert,
00:20:24ces tentatives
00:20:25d'assassinat
00:20:25sur les présidents
00:20:26américains,
00:20:27c'est une forme
00:20:27de continuité historique
00:20:28finalement,
00:20:29ou est-ce que vous avez
00:20:29le sentiment
00:20:30qu'aujourd'hui
00:20:30en 2026,
00:20:32il y a cette récurrence
00:20:33qui revient,
00:20:34il y a une forme
00:20:34d'aggravation
00:20:35dans le climat ?
00:20:36Mais je crois
00:20:37que c'est lié
00:20:37en grande partie
00:20:39aux armes,
00:20:40c'est-à-dire,
00:20:40il faut bien savoir
00:20:40dans ce pays
00:20:41de 350 millions
00:20:43d'habitants,
00:20:44il y a 400 millions
00:20:46d'armes.
00:20:47Alors,
00:20:48et puis,
00:20:49si on regarde bien,
00:20:51c'est d'ailleurs
00:20:51absolument fascinant
00:20:52quand on regarde
00:20:54où elles sont,
00:20:55elles sont souvent
00:20:56dans des états
00:20:56très retirés
00:20:57comme le Wyoming
00:20:58ou le New Hampshire,
00:20:59pourtant,
00:21:00c'est un état
00:21:01qui a été assez démocrate
00:21:02pendant des années,
00:21:04mais les gens,
00:21:05on l'habitue,
00:21:06quand vous regardez
00:21:07les calculs,
00:21:08ce sont des calculs
00:21:10basés sur
00:21:11des armes,
00:21:13comment dire,
00:21:13des mitrailleuses,
00:21:14vous voyez,
00:21:15les armes
00:21:16à canoncier,
00:21:17les pistolets
00:21:19automatiques,
00:21:20parce que les semis
00:21:20automatiques,
00:21:21ils ne rentrent pas
00:21:21dans la comptabilité,
00:21:23vous voyez,
00:21:23les fusils,
00:21:24tout ça,
00:21:24tout le monde
00:21:25peut avoir ça.
00:21:25Donc,
00:21:26c'est vrai qu'il y a
00:21:27une tentative
00:21:28de certains états
00:21:29de contrôler,
00:21:29on le sait très bien,
00:21:30on le voit,
00:21:31d'ailleurs à New York,
00:21:31ça marche assez bien.
00:21:32Ces tentatives
00:21:33de contrôler
00:21:33ont échoué.
00:21:34Oui,
00:21:35enfin,
00:21:35vous avez quand même...
00:21:36Pour limiter la possession
00:21:37des armes aux Etats-Unis,
00:21:38New York a un lobby
00:21:39qui est très puissant
00:21:40et qui jusqu'à présent
00:21:42n'a pas abouti.
00:21:43Vous avez raison,
00:21:44dans la presse française,
00:21:45on parle beaucoup
00:21:45du lobby,
00:21:46mais il y a quelque chose
00:21:46de très important aussi,
00:21:47c'est la Constitution.
00:21:48Le deuxième moment
00:21:49qui compte énormément,
00:21:50c'est-à-dire que l'État
00:21:52n'a pas le droit
00:21:53de transgresser
00:21:53à la règle
00:21:54qui est que chaque Américain
00:21:56a le droit
00:21:56d'avoir une arme
00:21:57ou de la porter,
00:21:59vous voyez ce que je veux dire.
00:21:59Or,
00:22:00les Etats,
00:22:01d'ailleurs,
00:22:01ont réussi à ce que
00:22:02dans certains Etats,
00:22:02vous n'avez pas le droit
00:22:03de porter des armes,
00:22:04parce que quand même,
00:22:05le moins,
00:22:06c'est gênant de voir,
00:22:09enfin,
00:22:09quand on se promène
00:22:10aux Etats-Unis,
00:22:11on voit qu'il y a des Etats
00:22:12où les gens
00:22:13ont leur flingue sur eux,
00:22:14c'est quand même
00:22:15assez particulier.
00:22:16Mais là,
00:22:16ce qui est intéressant
00:22:17dans l'histoire
00:22:18que racontait Claude Moniquet
00:22:19sur l'attentat de Reagan,
00:22:20c'est quand même,
00:22:21ça a changé la règle.
00:22:21Moi,
00:22:21je me souviens,
00:22:22parce que j'étais correspondant
00:22:23à l'époque,
00:22:24la Maison Blanche
00:22:24était une passoire,
00:22:25peut-être encore plus
00:22:26que l'Elysée.
00:22:27C'était une espèce de truc
00:22:28où vous pouviez rentrer,
00:22:29moi,
00:22:29je me souviens être rentré
00:22:29sans mon pass.
00:22:30C'était un pari
00:22:31que j'avais fait
00:22:31avec des correspondants américains.
00:22:33Oui,
00:22:33à l'époque,
00:22:34c'était avant l'attentat.
00:22:35Après l'attentat,
00:22:36c'était impossible.
00:22:37Et après l'attentat,
00:22:38j'avais fait une connerie,
00:22:39c'était des jeux
00:22:40entre correspondants,
00:22:41enfin,
00:22:42on suivait Reagan
00:22:43au fin fond de l'Amérique,
00:22:44je ne sais plus où.
00:22:45Et j'avais dit,
00:22:46tiens,
00:22:46je vais faire,
00:22:47c'était après cette histoire,
00:22:48c'était un peu bête
00:22:49de ma part.
00:22:50Et je me souviens,
00:22:51j'avais un imperméable,
00:22:51j'avais fait le mec
00:22:52qui a des trucs
00:22:52dans son imperméable
00:22:53et j'ai tout surpouré par terre,
00:22:55mais en exactement,
00:22:57je ne sais pas,
00:22:57peut-être 4 secondes,
00:22:58c'est-à-dire que
00:23:01ils travaillent très bien
00:23:01les services de sécurité,
00:23:02ils étaient mélangés
00:23:03aux journalistes,
00:23:04et puis clac,
00:23:04je ne savais pas...
00:23:05Vous dites que je travaille très bien,
00:23:06là, c'est quand même
00:23:06la deuxième tentative
00:23:07d'assassinés contre Donald Trump,
00:23:08la première fois,
00:23:09il ne s'est pas passé très loin.
00:23:10Oui, mais vous avez tellement...
00:23:12Je veux dire,
00:23:13il y a tellement de...
00:23:14Il y a des dingues
00:23:15dans tous les pays,
00:23:15mais ceux-là,
00:23:16ils peuvent avoir des armes
00:23:17beaucoup plus facilement
00:23:18que dans n'importe quel autre pays.
00:23:19Donc vous voyez bien,
00:23:20à partir de là,
00:23:21c'est là que commence le problème.
00:23:22La dernière fois,
00:23:22quand Donald Trump avait boussouné,
00:23:23avait pris une balle dans l'oreille,
00:23:26on avait dit
00:23:26les services de sécurité ont failli,
00:23:29on va remettre tout ça à plat,
00:23:31et manifestement,
00:23:32deux ans après,
00:23:33ça recommence ?
00:23:33Ça recommence,
00:23:34je veux dire,
00:23:35dans un hôtel un peu
00:23:35qui porte malheur,
00:23:36enfin qui est un bon hôtel,
00:23:38très connu,
00:23:38mais qui est beaucoup trop grand,
00:23:39c'est comme une ville,
00:23:40c'est très difficile à contrôler.
00:23:42Alors, évidemment,
00:23:43là, pour Trump,
00:23:44il ne s'est pas passé
00:23:45ce qui s'est passé avec Reagan,
00:23:46c'est-à-dire que Reagan,
00:23:47vous vous souvenez,
00:23:48a été touché,
00:23:49il avait perdu
00:23:50avec la perforation
00:23:53du poumon,
00:23:54il avait perdu,
00:23:55on a dit,
00:23:55jusqu'à 2 litres de sang,
00:23:56il avait réussi à marcher,
00:23:58ce qui était quand même
00:23:58incroyable de sa part,
00:24:00tout en faisant des blagues,
00:24:01d'ailleurs,
00:24:01en disant à sa femme,
00:24:02chérie,
00:24:03excuse-moi,
00:24:04j'ai oublié de me baisser,
00:24:05ou après,
00:24:05il avait demandé aux médecins,
00:24:06est-ce que vous êtes républicain,
00:24:07démocrate,
00:24:08enfin, vous voyez,
00:24:08il était continué
00:24:09sa grande série de blagues,
00:24:11et après,
00:24:12évidemment,
00:24:12il avait une popularité
00:24:13juste incroyable.
00:24:15Je regarde...
00:24:16Mathieu Bocoté.
00:24:17Qui a duré.
00:24:18On dit quelques fois
00:24:19des États-Unis
00:24:21que c'est un pays
00:24:21beaucoup plus violent
00:24:22que les autres pays occidentaux.
00:24:24C'était presque
00:24:24un marqueur culturel.
00:24:25Est-ce que c'est encore vrai
00:24:26aujourd'hui,
00:24:27quand on regarde l'Europe,
00:24:28aujourd'hui,
00:24:28on a l'impression
00:24:28que c'était très violent ?
00:24:29Est-ce que les Américains
00:24:30sont plus violents ?
00:24:31Moi, je ne dirais pas.
00:24:32Simplement,
00:24:33il y a les armes.
00:24:34C'est ça qui fait la différence.
00:24:35C'est-à-dire,
00:24:35vous pouvez aller
00:24:36dans n'importe quel magasin
00:24:37acheter des armes.
00:24:37C'est ça qui...
00:24:38Bon, vous me direz,
00:24:39en France aussi,
00:24:40on peut acheter des chaises,
00:24:41on peut acheter des chaises,
00:24:42des choses...
00:24:42Mais quand même,
00:24:43on peut acheter facilement
00:24:45là-bas,
00:24:45dans certains états,
00:24:46des armes de poing.
00:24:47La pulsion des uns
00:24:48des autres
00:24:48a plus facilement accès
00:24:49à l'exemple.
00:24:50Voilà, exactement.
00:24:51Mais je pense que la violence
00:24:52est la même.
00:24:52D'ailleurs, on le voit bien.
00:24:54De toute façon,
00:24:55il faut bien dire,
00:24:55c'est un des problèmes
00:24:56de la France
00:24:57qu'on peut aborder.
00:24:58Enfin, ce n'est pas tellement
00:24:59l'objet,
00:24:59mais c'est l'américanisation
00:25:01de la France
00:25:01sur tous les plans.
00:25:03Et on peut dire aussi
00:25:04l'islamisation,
00:25:05mais il y a
00:25:06américano-islamisation,
00:25:07c'est-à-dire
00:25:07avec les déculturations françaises,
00:25:09on laisse rentrer
00:25:10d'autres cultures
00:25:11et dans l'américanisation,
00:25:13il y a des problèmes.
00:25:14Et bon,
00:25:14le personnage de Trump
00:25:15est un personnage singulier.
00:25:16Comment risque-t-il
00:25:17de réagir
00:25:18à une telle tentative
00:25:18d'assassinat ?
00:25:19On se rappelle
00:25:19la première fois,
00:25:20il y voyait presque
00:25:21une...
00:25:21Il s'en est tiré.
00:25:22Ah oui, c'était Dieu.
00:25:23une marque de Dieu.
00:25:24Ah oui, c'était Dieu.
00:25:25Est-ce qu'on peut s'imaginer
00:25:26que ça va le pousser
00:25:27encore plus loin
00:25:28dans cette manière
00:25:29qu'il a de lire
00:25:30son propre destin ?
00:25:32C'est un peu différent
00:25:34parce qu'il n'a pas été touché.
00:25:36S'il avait été touché,
00:25:37il aurait pu en profiter un peu.
00:25:39Mais il a tout de suite
00:25:40pris la parole.
00:25:41Tout de suite pris la parole.
00:25:42Il voit très bien
00:25:42l'intérêt...
00:25:43Attendez,
00:25:43c'est ce que je répète,
00:25:44c'est la barraka,
00:25:46c'est-à-dire qu'il est là
00:25:47dans un corner.
00:25:47Attendez,
00:25:48il a les mid-terms.
00:25:49Les mid-terms,
00:25:50ça s'annonce très très très très mal.
00:25:52Et vous savez ce que c'est
00:25:54pour un président ?
00:25:55Les mid-terms,
00:25:55c'est-à-dire
00:25:56c'est le renouvellement
00:25:57de la moitié du Congrès
00:25:59et d'un tiers du Sénat.
00:26:01Et c'est...
00:26:01Bon, c'est une élection
00:26:02à mi-mandat
00:26:05qui fait que
00:26:05quand on la perd
00:26:07et qu'on est président,
00:26:08parce que là,
00:26:08il risque de perdre
00:26:09les deux chambres,
00:26:10les deux,
00:26:11quand on la perd,
00:26:12on n'est plus rien.
00:26:12On est ce qu'on appelle
00:26:14le canard boiteux,
00:26:15l'EMDOC.
00:26:15On est canard boiteux,
00:26:16c'est-à-dire
00:26:17il va appuyer sur des boutons,
00:26:18personne ne répondra.
00:26:19Alors là,
00:26:19il pourra faire tout ce qu'il veut.
00:26:21Il ne peut pas faire,
00:26:22par exemple,
00:26:22la guerre en Nian.
00:26:23Il ne peut pas.
00:26:23Il est obligé de demander...
00:26:25Il s'est passé
00:26:25des autorisations du Congrès
00:26:27qu'il aurait dû demander
00:26:27pour confondir la guerre.
00:26:29Il pourra continuer à faire...
00:26:30Oui, mais la démocratie américaine
00:26:32est ainsi faite
00:26:33qu'à partir de ce moment-là,
00:26:35le Congrès,
00:26:36le Sénat
00:26:37reprennent le pouvoir
00:26:38et même pour demander...
00:26:39Même pour aller faire pipi,
00:26:40il sera obligé de demander
00:26:41au Sénat
00:26:42ou au Congrès.
00:26:43Vous verrez,
00:26:43ça fonctionnerait comme ça.
00:26:45D'ailleurs,
00:26:46ce sont des périodes
00:26:47très dures
00:26:48pour les présidents
00:26:49quand ils sont en fin de mandat
00:26:50et qui n'ont plus rien.
00:26:51On sait très bien
00:26:52que George Bush,
00:26:53fils George W. Bush...
00:26:55Donc ce qui s'est passé
00:26:56cette nuit,
00:26:57ça pourrait l'aider
00:26:58à sortir du corner
00:27:00dans les...
00:27:00Non, mais non,
00:27:01parce qu'il n'a pas été touché,
00:27:02mais non,
00:27:03parce que c'est pas...
00:27:03L'histoire est déjà finie.
00:27:04Je veux dire,
00:27:06bon, il va peut-être monter
00:27:07un peu dans les sondages
00:27:07quelques heures,
00:27:08comme je dis,
00:27:09et puis il sera fini,
00:27:10tout le monde va oublier.
00:27:11Et ces élections,
00:27:12on le voit dans les sondages.
00:27:14Vous le savez très bien,
00:27:15aux États-Unis,
00:27:16ce qui est important
00:27:17pour un président,
00:27:18si vous gagnez les midterms,
00:27:20c'est la situation économique.
00:27:22Bon, la politique étrangère,
00:27:25ils s'en foutent.
00:27:26Ils ne votent jamais
00:27:27sur la politique étrangère.
00:27:27Peut-être un peu plus
00:27:28cette fois-là.
00:27:29Peut-être un peu plus,
00:27:30mais franchement,
00:27:31George Bush père
00:27:32était très bon
00:27:33en politique étrangère.
00:27:34Vous avez vu le résultat.
00:27:35Il a quand même été battu
00:27:36par Bill Clinton.
00:27:37Parce qu'il n'y avait pas
00:27:38de croissance.
00:27:39La croissance est arrivée après.
00:27:40Mais il y a une forme
00:27:40de paradoxe,
00:27:41je l'ai dit,
00:27:41c'est que Bush 1,
00:27:43la guerre du Golfe
00:27:43est une réussite
00:27:44et il perd effectivement
00:27:45son économie ensuite.
00:27:47Mais là,
00:27:48dans les circonstances,
00:27:48c'est une guerre
00:27:49qui a très peu d'appui
00:27:50aux États-Unis.
00:27:51Est-ce que ça ne risque pas,
00:27:52est-ce que Trump
00:27:53ne risque pas
00:27:54de chercher à s'emparer
00:27:55de cette tentative d'assassinat
00:27:56pour déplacer
00:27:58l'attention publique
00:27:59de la guerre
00:28:00aux mauvaises sortes qu'elle issue ?
00:28:02Je suis absolument d'accord avec vous.
00:28:03C'est ce qu'il va faire d'ailleurs.
00:28:04C'est mécanique,
00:28:05il va le faire.
00:28:06Il va utiliser ce moment.
00:28:07Il peut arriver,
00:28:08je suis invulnérable.
00:28:10C'est le problème
00:28:10de la démocratie américaine,
00:28:11l'américanisation
00:28:12de la vie politique.
00:28:14Après, tout le monde a oublié,
00:28:15on passe à autre chose.
00:28:1610h31 sur Europe 1
00:28:18et CNews,
00:28:19le grand rendez-vous
00:28:20de Franz Olivier Gisbert,
00:28:22spécial,
00:28:23consacré spécialement
00:28:24à ce qui s'est passé
00:28:25cette nuit aux États-Unis.
00:28:26Et l'on retrouve tout de suite
00:28:27le correspondant de CNews,
00:28:28Ramzi Malouki.
00:28:29Ramzi,
00:28:30vous êtes devant
00:28:31la maison du suspect
00:28:32qui a tenté d'assassiner
00:28:34le président américain
00:28:35cette nuit.
00:28:36Il est 4h30 à Washington,
00:28:3910h30 à Paris.
00:28:40Les perquisitions
00:28:42au sein de la maison
00:28:43du suspect
00:28:44viennent de commencer.
00:28:50Absolument.
00:28:51On nous a rapprochés
00:28:52de cette maison.
00:28:54Je suis juste devant
00:28:55et ça nous a permis
00:28:56de voir un petit peu
00:28:57à quoi ressemble cette maison.
00:28:58C'est une maison
00:28:59assez cossue.
00:28:59On voit deux voitures
00:29:00dans le driveway
00:29:01juste devant le garage.
00:29:02On voit un scooter.
00:29:03On voit un jardin
00:29:04très bien entretenu.
00:29:06Rideau tiré,
00:29:07mais lumière à l'intérieur.
00:29:08et une porte d'entrée
00:29:10entre-ouverte.
00:29:11On a pu s'approcher
00:29:12pour voir trois agents
00:29:14du FBI
00:29:14avec une torche
00:29:17en train de regarder
00:29:18derrière cette porte d'entrée
00:29:20en prenant des notes.
00:29:21On a vu également
00:29:22une équipe technique
00:29:23arriver,
00:29:24une camionnette du FBI,
00:29:27coffre arrière ouvert,
00:29:28trois agents
00:29:29avec des ordinateurs
00:29:30en train également
00:29:31de prendre des notes.
00:29:33Tout se passe
00:29:34très calmement.
00:29:35On ne sait pas
00:29:36s'il y a des gens
00:29:37à l'intérieur
00:29:37ou si ces gens
00:29:38ne veulent pas sortir.
00:29:40Encore une fois,
00:29:41rideau tiré,
00:29:42la maison,
00:29:43tout est allumé
00:29:43à l'intérieur.
00:29:44C'est une maison
00:29:45au nom du suspect.
00:29:47Je dis bien
00:29:47au nom du suspect.
00:29:49Reste à savoir
00:29:49si lui résidait ici
00:29:51au moment de l'attaque
00:29:52ou s'il l'a loué.
00:29:53Ça, on ne le sait pas.
00:29:54On attend
00:29:55d'en savoir un peu plus.
00:29:57Bien évidemment,
00:29:58l'enquête
00:29:58ne fait que commencer.
00:30:00Merci Malouki.
00:30:01Quels sont
00:30:01les tout derniers
00:30:03éléments
00:30:03dont vous disposez
00:30:04sur le suspect
00:30:06Cole Thomas Allen ?
00:30:08Pardonnez-moi,
00:30:09je n'ai plus
00:30:10de retour.
00:30:11Si vous m'entendez,
00:30:12je n'ai plus
00:30:12de retour.
00:30:13Je suis vraiment
00:30:14désolé,
00:30:15mais je ne vous
00:30:16entends plus.
00:30:17On va vous retrouver
00:30:17dans un instant.
00:30:18Je sais que vous me recevez.
00:30:20En revanche,
00:30:20je n'ai plus
00:30:21de retour.
00:30:22Si je peux me permettre,
00:30:23je vais parler
00:30:24du profil
00:30:25du suspect.
00:30:26C'est un homme
00:30:27de 31 ans,
00:30:29très éduqué.
00:30:30Il a un master,
00:30:30il est ingénieur
00:30:31de formation,
00:30:31il est diplômé
00:30:33de l'université Caltech,
00:30:35qui est une université
00:30:36prestigieuse.
00:30:36Il faut savoir
00:30:37que Caltech se trouve
00:30:38ici en Californie,
00:30:39dans la ville de Pasadena.
00:30:40Il est une université
00:30:41connue mondialement
00:30:42pour avoir formé
00:30:43des prix Nobel.
00:30:44C'est l'université
00:30:44où a été inventé,
00:30:45entre autres,
00:30:46l'échelle de Richter,
00:30:48le pH-mètre.
00:30:49C'est l'université
00:30:50qui étudie
00:30:51toute la sismologie
00:30:52des Etats-Unis.
00:30:54Donc voilà,
00:30:54ingénieur de formation
00:30:55formé à Caltech.
00:30:56Et on se demande
00:30:57aujourd'hui
00:30:58comment ce garçon
00:30:59de 31 ans,
00:31:00qui a donc un master,
00:31:02qui est ingénieur
00:31:03de formation
00:31:04et qui a un master
00:31:05en sciences informatiques,
00:31:06a pu passer
00:31:07à l'acte ainsi
00:31:08et tenter
00:31:09de pénétrer
00:31:10dans cette salle
00:31:11de banquet
00:31:11à Washington.
00:31:13On sait qu'il avait
00:31:14pris une chambre
00:31:15dans cet hôtel
00:31:15et qu'il était
00:31:16lourdement armé.
00:31:17Merci beaucoup,
00:31:18Ramzi Malouki,
00:31:19devant la maison
00:31:20du suspect
00:31:21en direct
00:31:22des Etats-Unis
00:31:23sur CNews Europe 1.
00:31:24François-Olivier Gisbert,
00:31:25ce qui s'est passé
00:31:26cette nuit,
00:31:27ces tentatives
00:31:28d'assassinat à répétition
00:31:29contre le président américain,
00:31:30est-ce que c'est aussi
00:31:31le symptôme
00:31:32du débat public
00:31:34américain
00:31:35aujourd'hui
00:31:36où, il faut le dire,
00:31:37il y a un anti-trumpisme
00:31:39quasi-primaire
00:31:40dans une partie
00:31:41de la presse américaine ?
00:31:42Oui, mais vous avez
00:31:43une hystérisation générale
00:31:44de la vie politique.
00:31:45Elle a commencé avant,
00:31:47je le répète,
00:31:47ce n'est pas...
00:31:48Trump,
00:31:49il hystérise,
00:31:50ça c'est clair,
00:31:51et d'ailleurs,
00:31:51il fait tout pour hystériser.
00:31:53Vous voyez très bien
00:31:53quand ça ne va pas
00:31:54dans les sondages,
00:31:56il fait ce truc-là
00:31:57toujours d'ailleurs,
00:31:58systématiquement,
00:31:59ça marchait beaucoup mieux
00:31:59lors du premier mandat
00:32:01ou avant sa première élection,
00:32:02on voit que ça marche
00:32:03de moins en moins bien,
00:32:03mais il adore
00:32:04quand la presse l'attaque,
00:32:05quand les médias
00:32:06se mettent à fond contre lui,
00:32:08en général,
00:32:08c'est très bon
00:32:09pour sa cote de popularité
00:32:10qui monte parce que
00:32:11les médias sont à peu près
00:32:12aussi populaires
00:32:12aux Etats-Unis
00:32:13qu'en France.
00:32:15Mais c'est en train
00:32:15de changer,
00:32:16c'est-à-dire que...
00:32:17Et je crois que
00:32:17ce qui se passe
00:32:19aux Etats-Unis,
00:32:20vous voyez très bien
00:32:20que c'est un pays
00:32:21qui est en espèce
00:32:22de crise d'identité
00:32:23comme tout l'Occident.
00:32:26Avec Trump,
00:32:27il fait semblant
00:32:28d'aller mieux,
00:32:28mais ce n'est pas vrai.
00:32:29L'Amérique ne va pas mieux
00:32:30que la France.
00:32:31Il faut arrêter,
00:32:32c'est-à-dire que la France
00:32:33ne va pas bien,
00:32:34je ne suis pas en train
00:32:34de vous dire ça.
00:32:35Je ne suis pas
00:32:38très bien à la France.
00:32:39Pas du tout.
00:32:40Ça va très mal.
00:32:41Mais moi,
00:32:41il y a des pays
00:32:42que je trouve...
00:32:42Les Etats-Unis,
00:32:43économiquement,
00:32:44c'est très dynamique.
00:32:45Vous avez raison.
00:32:46Vous avez raison.
00:32:47L'innovation...
00:32:48Mais non,
00:32:48mais attendez.
00:32:49L'intelligence artificielle,
00:32:50c'est extraordinaire,
00:32:51mais ça,
00:32:51je peux en rajouter.
00:32:52C'est un pays...
00:32:52Économiquement,
00:32:53ça va.
00:32:53Il y a quand même
00:32:54un endettement,
00:32:55il y a quand même...
00:32:55Enfin,
00:32:55c'est une machine
00:32:56qui tourne un petit peu...
00:32:58C'est une machine
00:32:59extraordinaire.
00:33:00Toujours un peu...
00:33:00Vous avez raison.
00:33:01Le seul souci,
00:33:02et c'est ça
00:33:09sous nos yeux.
00:33:10Je parlais tout à l'heure
00:33:11de l'élection
00:33:11de Zoran Mamdani
00:33:13à New York.
00:33:14C'est quand même
00:33:14très intéressant.
00:33:16Quelqu'un qui est
00:33:18très violemment
00:33:19anti-Israël,
00:33:20qui a été élu,
00:33:21j'ai vu dans les sondages,
00:33:22par 30%
00:33:23de l'électorat juif,
00:33:25ce qui est très intéressant.
00:33:26Ça montre à quel point...
00:33:27Je veux dire,
00:33:28tout le monde...
00:33:28Comment dire ?
00:33:29Tout est à l'envers.
00:33:30Vous voyez ce que je veux dire ?
00:33:31C'est un pays
00:33:32qui a un peu la tête
00:33:33à l'envers,
00:33:34aujourd'hui,
00:33:34l'Amérique.
00:33:35Enfin,
00:33:35je veux dire,
00:33:36c'est vrai
00:33:37que vous avez raison,
00:33:38mais le problème,
00:33:39c'est la tête.
00:33:40Et la tête,
00:33:40vous voyez très bien
00:33:41comment Biden
00:33:42a été traité.
00:33:43Enfin,
00:33:44je veux dire,
00:33:44c'est vrai que les derniers mois
00:33:45n'étaient pas terribles.
00:33:46Il y avait des absences.
00:33:48Je ne vais pas dire le contraire.
00:33:49Mais enfin,
00:33:50dès le départ,
00:33:51c'était très violent
00:33:51contre lui.
00:33:52C'était très violent
00:33:53contre Trump.
00:33:56La campagne a été également
00:33:57très violente
00:33:58contre Kamalari.
00:33:58Ce n'est pas juste.
00:33:59Ce n'est pas un problème
00:34:00juste de Trump.
00:34:02C'est un problème
00:34:02de la société américaine
00:34:04qui ne sait pas très bien
00:34:06où elle est là.
00:34:06Il y a une part
00:34:06de jeu politique aussi,
00:34:07parce que vous parliez
00:34:08du maire de New York,
00:34:09Mme Danny.
00:34:09On l'a vu très anti-Trump.
00:34:11Et puis,
00:34:11une fois élu maire de New York,
00:34:13reçu à la Maison Blanche
00:34:14dans le bureau ovale,
00:34:15faisant un Miami
00:34:16avec Donald Trump,
00:34:17comme s'il s'était pu insulter,
00:34:19qu'il s'était devenu
00:34:19les meilleurs amis du monde.
00:34:20Il y a quand même
00:34:21une part de show
00:34:23quand même
00:34:23à l'américaine.
00:34:24Oui,
00:34:25c'est vrai.
00:34:25Mais en même temps,
00:34:27la vie politique américaine
00:34:28de toute façon
00:34:28a toujours été violente.
00:34:29Mais je dirais
00:34:30qu'elle devient quand même
00:34:31plus ou plus violente.
00:34:31Mais je peux permettre
00:34:32deux mots
00:34:32qui éclairent peut-être
00:34:33la circonstance sexuelle.
00:34:34Charlie Kirk.
00:34:35Est-ce que de ce point de vue,
00:34:37l'assassinat de Charlie Kirk
00:34:38n'a pas été le marqueur
00:34:39de cette présidence,
00:34:40c'est-à-dire le retour
00:34:41dans l'appel
00:34:41à l'assassinat politique
00:34:43décomplexé,
00:34:43et dès lors,
00:34:44on en sera dans une nouvelle étape
00:34:45qui a échoué cette fois,
00:34:46mais c'est la banalisation
00:34:48de l'assassinat
00:34:49comme moyen légitime
00:34:50d'exécution de ses ennemis.
00:34:51Vous avez raison,
00:34:52parce que je trouve
00:34:52que c'est un phénomène
00:34:53qui m'a beaucoup frappé.
00:34:55J'en ai parlé
00:34:56avec des amis ici,
00:34:58j'étais frappé,
00:34:59beaucoup de gens me disaient
00:35:00c'est normal.
00:35:01Alors, je ne suis pas du tout
00:35:02un partisan de Charlie Kirk,
00:35:04c'était un personnage
00:35:06sympathique à certains égards
00:35:08et pas du tout
00:35:08à d'autres égards,
00:35:10mais l'idée que,
00:35:11parce qu'il professait
00:35:13des idées proches
00:35:15de celles de Trump,
00:35:16d'ailleurs,
00:35:16si Trump s'en servait beaucoup,
00:35:18l'idée que c'était normal,
00:35:20parce que d'abord,
00:35:21il n'appelait pas tellement
00:35:22à, comment dire,
00:35:24au conflit,
00:35:25il n'appelait pas à la haine,
00:35:26il allait dans les facs,
00:35:28il allait dans les facs
00:35:29pour prêcher le débat,
00:35:31exactement,
00:35:31on le voyait très bien,
00:35:32s'engueuler avec les gens,
00:35:33mais c'était du débat.
00:35:35Ça, exactement,
00:35:36c'était troublant.
00:35:37C'est pour ça,
00:35:38ce fait-là,
00:35:39qu'une grande partie
00:35:40des Américains,
00:35:41parce que ça,
00:35:41on l'a vu,
00:35:42on l'a vu sur les chaînes,
00:35:44des Américains,
00:35:45on a interrogé
00:35:45les Américains,
00:35:45ils disaient,
00:35:46ouais, c'est normal,
00:35:46c'est normal,
00:35:47il a cherché,
00:35:48il a cherché.
00:35:48En France aussi,
00:35:49on entendait ça.
00:35:50C'est pour ça que
00:35:50nos démocraties,
00:35:52elles sont malades.
00:35:53Je pense que,
00:35:55pour moi,
00:35:55toute personne qui dit
00:35:56c'est normal,
00:35:58c'est un problème
00:35:58qui est sorti
00:36:00du champ de la démocratie.
00:36:01Et il y a beaucoup
00:36:02de Français qui l'ont dit,
00:36:03beaucoup d'Américains.
00:36:04Mais vous disiez
00:36:04que les Etats-Unis,
00:36:06cette tradition,
00:36:07une tradition d'assassinat
00:36:08des hommes politiques
00:36:09est très ancienne,
00:36:09puisque ça remonte...
00:36:10En France aussi,
00:36:11rappelons toujours
00:36:12Paul Doumer
00:36:12et Sadie Cardo.
00:36:14C'est le symptôme
00:36:15d'une démocratie malade,
00:36:16on a l'impression
00:36:17que ça a toujours existé
00:36:18aux Etats-Unis.
00:36:19Au temps d'assassinat,
00:36:20il y a beaucoup
00:36:21de tentatives là quand même.
00:36:22Sérieusement,
00:36:23il y en a une
00:36:23qui a failli marcher.
00:36:24Vraiment,
00:36:25c'était à un cheveu près.
00:36:27C'est presque le cas
00:36:28de le dire.
00:36:28Et franchement,
00:36:32quand même,
00:36:32on est dans une série là.
00:36:33Et justement,
00:36:34face à cette vie politique
00:36:36de plus en plus violente,
00:36:38il y a des hommes
00:36:39qui sont là
00:36:40pour assurer
00:36:41la sécurité
00:36:42du président américain
00:36:43Donald Trump.
00:36:44Le Secret Service
00:36:45justement fait le point
00:36:46sur ce service
00:36:48si particulier,
00:36:49si essentiel
00:36:50à la protection
00:36:50du président américain
00:36:51avec Anaïs Bauché.
00:36:54Hommes et femmes
00:36:55de l'ombre,
00:36:56ils font partie
00:36:56d'une agence
00:36:57gouvernementale d'élite
00:36:58chargée d'assurer
00:36:59la sécurité
00:36:59du président américain
00:37:0124 heures sur 24.
00:37:02Son nom,
00:37:03le Secret Service.
00:37:05Parmi les quelques
00:37:058000 membres
00:37:06qui la composent,
00:37:07300 agents
00:37:08sont affectés
00:37:08à la sécurité
00:37:09du président
00:37:10et du vice-président.
00:37:11Un chiffre
00:37:12qui inclut
00:37:12tout le personnel
00:37:13mobilisé,
00:37:14ce qui signifie
00:37:14que Donald Trump
00:37:15n'est pas entouré
00:37:16d'un tel nombre
00:37:16d'agents en continu.
00:37:18Chaque agent mobilisé
00:37:19est affecté
00:37:19à une tâche précise.
00:37:20Les agents
00:37:21de protection rapprochés
00:37:22sont à proximité
00:37:22du président.
00:37:23Viennent ensuite
00:37:24les équipes
00:37:24contre-assaut
00:37:25déployées au service
00:37:26de la protection
00:37:26du président
00:37:27depuis 1979.
00:37:29Ils sont particulièrement
00:37:30formés aux tactiques
00:37:31de contre-embuscade
00:37:31et aux combats rapprochés.
00:37:32Ils sont appuyés
00:37:33par des unités
00:37:34de contre-surveillance.
00:37:35Eux travaillent
00:37:36dans l'ombre,
00:37:36en amont,
00:37:37pour identifier les menaces
00:37:38qui pèsent
00:37:38sur le président
00:37:39et son entourage.
00:37:40Enfin,
00:37:40le Secret Service
00:37:41dispose également
00:37:42d'unités
00:37:42de contre-sniper.
00:37:43Loin du combat rapproché,
00:37:45ces hommes et femmes
00:37:46ont pour mission
00:37:46de surveiller à distance
00:37:47toute apparition
00:37:48du chef de l'État
00:37:49et de neutraliser
00:37:50de potentiels tireurs
00:37:51embusqués
00:37:51qui menaceraient
00:37:52la vie de Donald Trump.
00:37:53Créé en 1865,
00:37:55le Secret Service
00:37:56avait été conçu
00:37:57à l'origine
00:37:57pour lutter
00:37:57contre la fausse monnaie.
00:37:59Mais après l'assassinat
00:38:00du président
00:38:00William McKinley
00:38:01en 1901,
00:38:02l'agence est chargée
00:38:03de la protection
00:38:03du président,
00:38:04du vice-président
00:38:05et de leurs familles.
00:38:06En 2024,
00:38:08le Secret Service
00:38:08disposait d'un budget
00:38:09de 3,1 milliards de dollars.
00:38:11Pourtant,
00:38:11malgré cet investissement
00:38:12financier,
00:38:13l'agence gouvernementale
00:38:14a essuyé
00:38:15de nombreuses critiques.
00:38:16Le 13 juillet 2024,
00:38:17en Pennsylvanie,
00:38:18Donald Trump
00:38:19avait été victime
00:38:19du tentatif d'assassinat.
00:38:21La direction
00:38:22du Secret Service
00:38:22avait reconnu
00:38:23en septembre
00:38:23des manquements
00:38:24dans la protection
00:38:25du président.
00:38:25L'ex-directrice
00:38:27Kimberly Tchittel
00:38:27avait démissionné
00:38:28quelques jours
00:38:29après l'attaque.
00:38:31Le grand rendez-vous
00:38:33de France-Olivier
00:38:33Gilles Baer
00:38:34sur Europe 1
00:38:35et CNews.
00:38:36France-Olivier,
00:38:38vous avez été,
00:38:38vous,
00:38:39justement,
00:38:39correspondant
00:38:40aux Etats-Unis.
00:38:40Vous êtes franco-américain.
00:38:42Ce Secret Service...
00:38:43Je suis français,
00:38:43quand même.
00:38:44Vous êtes français ?
00:38:45Français pour chouillard.
00:38:45Bon,
00:38:46mais ces hommes
00:38:48qui assurent
00:38:48la sécurité
00:38:49du chef de l'État,
00:38:50vous les avez croisés
00:38:51durant votre existence.
00:38:52Et c'est vrai
00:38:52qu'ils ont un pouvoir
00:38:53très important.
00:38:55Limite,
00:38:55ce sont parfois,
00:38:56dans ces cas de figure-là,
00:38:57comme on peut le voir,
00:38:58extrêmes,
00:38:59c'est eux qui prennent
00:38:59la main sur le chef de l'État.
00:39:01Totalement.
00:39:01C'est fascinant.
00:39:02Dès qu'il y a un problème,
00:39:04le Secret Service,
00:39:04vous le voyez très bien,
00:39:05et ça,
00:39:06c'est depuis les réorganisations
00:39:07après l'attentat
00:39:08contre Reagan,
00:39:09le Secret Service
00:39:10prend la main
00:39:10et c'est lui qui décide.
00:39:12Par exemple,
00:39:12vous vous souvenez,
00:39:13après l'attentat
00:39:14du 11 septembre 2002
00:39:16contre le Tentowars
00:39:17à New York,
00:39:18vous vous souvenez
00:39:19que George Bush
00:39:19voulait rentrer tout de suite
00:39:20et le Secret Service
00:39:22a dit non.
00:39:22Non, non,
00:39:23c'est lui qui décide.
00:39:24Le président veut rentrer
00:39:25et il n'en veut rentrer pas.
00:39:28On l'a vu d'ailleurs,
00:39:29on l'a presque vu en direct,
00:39:30cette scène,
00:39:30c'était juste incroyable.
00:39:31Et ça a dû arriver encore là
00:39:34parce que c'est le Secret Service
00:39:35qui dit à Trump
00:39:36où il doit aller,
00:39:37qu'est-ce qu'il doit faire
00:39:38parce que c'est vrai que,
00:39:39bon, là,
00:39:41il y a eu des trous
00:39:41dans la raquette
00:39:42au niveau de la sécurité
00:39:43pour rentrer,
00:39:44mais après,
00:39:45quand l'attentat arrive,
00:39:46on voit très bien
00:39:46que ce Secret Service
00:39:48est une efficacité
00:39:49absolument redoutable.
00:39:51Mais est-ce qu'il n'y a pas
00:39:52quelque chose là-dedans
00:39:52qui montre la puissance
00:39:53de la culture américaine ?
00:39:54On connaît le Secret Service
00:39:56américain comme si on était
00:39:57un peu américain,
00:39:57je pense à ce film
00:39:58In the Line of Fire
00:39:59avec Clint Eastwood.
00:40:00Ah oui, qu'est-ce que c'est bien.
00:40:02C'est la capacité
00:40:03qu'on les a mis
00:40:03de mettre en scène
00:40:04leur propre réalité
00:40:05et ça devient
00:40:06la mythologie de tous.
00:40:07On est comme si on connaissait
00:40:08tous finalement
00:40:08le Secret Service.
00:40:09Mais c'est l'américanisation
00:40:10aussi de la société française
00:40:11parce que ça,
00:40:12on revient là-dessus.
00:40:12j'ai toujours été frappé.
00:40:14L'agent secret
00:40:14se met devant la balle
00:40:15et se met devant la balle
00:40:16du président.
00:40:17On a vu cette image
00:40:18cette nuit
00:40:19d'un garde du corps
00:40:20qui s'est posté devant
00:40:21le président américain
00:40:22lorsqu'il était encore assis.
00:40:24Mettons sa vie
00:40:25pour protéger le chef.
00:40:26Et regardez Reagan,
00:40:27les images de Reagan.
00:40:29Il y a vraiment,
00:40:30ils font un rempart
00:40:31de leur corps.
00:40:31C'est juste absolument
00:40:32incroyable.
00:40:33Mais c'est une mythologie
00:40:33en quelque sorte.
00:40:34C'est une mythologie
00:40:35et il ne faut pas tomber
00:40:36là-dedans non plus
00:40:37parce que moi,
00:40:38je suis frappé
00:40:38de voir que,
00:40:40par exemple,
00:40:40on peut regarder la campagne
00:40:41de la France Assoumise
00:40:43sur la police tue.
00:40:44Ça a marché
00:40:45parce que c'est vrai
00:40:45que les Français
00:40:46étant abreuvés de Netflix
00:40:48et regardant des séries
00:40:49tout le temps,
00:40:49ils ont fini par croire
00:40:50souvent,
00:40:51enfin pas tous,
00:40:52mais souvent,
00:40:52qu'ils vivent aux Etats-Unis.
00:40:53Mais non,
00:40:54ce ne sont pas du tout
00:40:54les mêmes lois,
00:40:54les mêmes règles.
00:40:56En France,
00:40:57le port d'armes
00:40:58n'est pas autorisé
00:40:58dans aucun État,
00:40:59dans aucun département.
00:41:01Enfin,
00:41:01on vit quand même
00:41:02dans une société différente
00:41:03et puis la police
00:41:04n'a pas les mêmes droits.
00:41:05Le problème de la police
00:41:06aux Etats-Unis,
00:41:07elle a peur.
00:41:08ça aussi,
00:41:09c'est la grande différence
00:41:10aussi avec la France.
00:41:11En France,
00:41:12la police a peur aussi
00:41:13maintenant d'ailleurs.
00:41:14Selon les quartiers.
00:41:14Mais là-bas,
00:41:15elle a systématiquement peur
00:41:17parce qu'elle a peur
00:41:18de se faire abattre.
00:41:18Il y a beaucoup
00:41:19de morts de policiers
00:41:20chaque année d'ailleurs.
00:41:22Quand vous regardez bien,
00:41:23j'ai vu ce chiffre,
00:41:24de 1900 à 2022,
00:41:27vous avez eu
00:41:2723 832 policiers
00:41:29morts,
00:41:30tués
00:41:31par des criminels
00:41:33aux Etats-Unis.
00:41:35Donc,
00:41:35vraiment,
00:41:36c'est un métier risqué.
00:41:37Est-ce que vous pensez
00:41:37que ça peut relancer
00:41:38le débat sur le port d'armes
00:41:39aux Etats-Unis
00:41:40ou ça va faire chute
00:41:40une fois de plus ?
00:41:41Le problème du débat
00:41:43sur le port d'armes,
00:41:43si vous voulez,
00:41:44certains Etats ont réussi
00:41:46à contourner la loi,
00:41:47ça c'est vrai,
00:41:49mais il y a toujours
00:41:50le problème de l'amendement.
00:41:52Le deuxième amendement,
00:41:54je l'ai là,
00:41:55le droit du peuple
00:41:56à détenir
00:41:56ou à porter des armes
00:41:58ne doit pas être transgressé.
00:42:00et donc,
00:42:01je veux dire,
00:42:03on voit des présidents
00:42:04américains
00:42:04comme notamment
00:42:06des démocrates,
00:42:07les Obama
00:42:07ou Biden,
00:42:09ils ont essayé
00:42:10à travailler
00:42:11avec des choses
00:42:12atroces aux Etats-Unis.
00:42:13Bien sûr,
00:42:14mais là,
00:42:14c'est un problème
00:42:15constitutionnel.
00:42:16C'est typiquement
00:42:17un point sur lequel
00:42:18il faudrait réviser
00:42:19la constitution
00:42:20des Etats-Unis.
00:42:21C'est compliqué quand même.
00:42:22Exactement,
00:42:23c'est plus compliqué
00:42:24qu'en France.
00:42:24Ah oui,
00:42:25je confirme.
00:42:25France-Olivier Gisbert,
00:42:27évidemment,
00:42:27ce qui s'est passé cette nuit,
00:42:28c'est une onde de choc mondial
00:42:29et cela suscite
00:42:30de très nombreuses réactions
00:42:33de dirigeants
00:42:34du monde entier
00:42:35et on va pouvoir
00:42:36les voir à l'instant
00:42:37apparaître à l'écran.
00:42:38Il y a notamment eu
00:42:39une réaction
00:42:40de la présidente mexicaine,
00:42:42il me semble,
00:42:43qui a réagi.
00:42:45On va la lire ensemble.
00:42:47Claudia Chen Bompardo,
00:42:48c'est un soulagement
00:42:49d'apprendre
00:42:49que le président Trump
00:42:50et son épouse
00:42:50sont sains et saufs
00:42:51après les événements récents.
00:42:52Nous leur témoignons
00:42:53notre respect,
00:42:54la violence
00:42:54ne doit jamais être
00:42:56la solution.
00:42:58Il y a évidemment eu
00:42:59d'autres réactions.
00:43:01Benjamin Netanyahou,
00:43:03Sarah et moi
00:43:03avons été choqués
00:43:04par la tentative
00:43:05d'assassinat
00:43:05du président Donald Trump
00:43:06hier soir à Washington DC.
00:43:07Nous sommes soulagés
00:43:08de savoir que le président
00:43:09et la première dame
00:43:10sont sains et saufs.
00:43:11Nous adressons nos voeux
00:43:12de prompt rétablissement
00:43:13aux policiers blessés
00:43:14et saluons l'intervention
00:43:15rapide et efficace
00:43:17des services secrets américains.
00:43:19France-Olivier Gisbert,
00:43:20également une autre réaction,
00:43:21celle de Pedro Sanchez.
00:43:22Nous condamnons l'attaque
00:43:23qui a eu lieu ce soir
00:43:25contre le président Donald Trump.
00:43:26La violence n'est jamais
00:43:27la solution.
00:43:27L'humanité ne progressera
00:43:28que par la démocratie,
00:43:30la coexistence et la paix.
00:43:32Voilà pour ses premières réactions.
00:43:33C'est lui qui soutient d'ailleurs
00:43:34pas mal les Mollahs iraniens.
00:43:36C'est un autre sujet.
00:43:39C'est un cas intéressant,
00:43:40ce personnage.
00:43:41Enfin, qui est là
00:43:42pour je ne sais pas
00:43:43combien de temps.
00:43:43Et on imagine
00:43:44que le président Macron
00:43:46réagira également
00:43:47dans la journée.
00:43:48Qu'est-ce que cela dit
00:43:49du moment ?
00:43:50Est-ce que cet événement
00:43:51qui s'est passé
00:43:51ces dernières heures
00:43:54peut faire changer
00:43:55un peu les choses ?
00:43:56C'est vrai que
00:43:56depuis des semaines,
00:43:57Donald Trump est très critiqué.
00:43:59Il est enlisé
00:44:00dans ce conflit en Iran.
00:44:02Est-ce que ça peut créer
00:44:02une forme d'électrochoc
00:44:04et changer la donne
00:44:06sur ce conflit ?
00:44:07Certes, ça n'a strictement
00:44:08rien à voir.
00:44:08Mais en termes d'approche,
00:44:10en termes de relations diplomatiques
00:44:12avec les Etats-Unis,
00:44:13est-ce qu'il peut y avoir
00:44:14un léger bouger ?
00:44:17Peut-être qu'à force
00:44:18de subir des tentatives
00:44:19d'assassinats
00:44:20comme Yasser Arafat,
00:44:22jadis de la part
00:44:23de ses collègues palestiniens,
00:44:24d'ailleurs c'était là
00:44:25que venaient les coups
00:44:26la plupart du temps,
00:44:28peut-être qu'il va finir
00:44:29par devenir un peu plus sympathique
00:44:31aux yeux de certains
00:44:32de nos dirigeants,
00:44:33mais je ne crois pas beaucoup
00:44:34à Pedro Sanchez,
00:44:35des larmes de crocodile,
00:44:36il n'en a absolument rien
00:44:37à ficher de Donald Trump.
00:44:40Et puis la présidente du Mexique,
00:44:44à mon avis,
00:44:45elle est un peu en négociation,
00:44:47c'est très compliqué,
00:44:48elle essaye de...
00:44:49C'est-à-dire que le problème
00:44:51de Trump,
00:44:52c'est quand même ça
00:44:53qui est important,
00:44:54c'est qu'il y a un lien
00:44:55qui est quand même brisé aujourd'hui,
00:44:56à mon avis,
00:44:57avec la population américaine,
00:44:59parce qu'il fait trop...
00:45:01À ses yeux,
00:45:02quand il suffit de lire la presse
00:45:03et de regarder un peu
00:45:04ce que les gens écrivent
00:45:05ici ou là,
00:45:06il fait trop de politique étrangère.
00:45:08Et les Américains,
00:45:10ils veulent surtout
00:45:11des résultats économiques,
00:45:13mais c'est un marqueur,
00:45:14c'est extraordinaire
00:45:15de voir comme c'est lié
00:45:17à la croissance.
00:45:18Ça ne risque pas
00:45:19de le conforter
00:45:20dans son idée
00:45:20que rien ne peut lui arriver,
00:45:22il est invulnérable,
00:45:24deux tentatives d'assassinat
00:45:25auquel il a échappé
00:45:26et qu'il va continuer
00:45:27à faire ce que bon lui semble
00:45:28malgré les critiques,
00:45:30malgré ce que pense
00:45:30l'électorat américain
00:45:31qui ne l'a pas du tout élu
00:45:32pour faire la guerre
00:45:33à travers toute la partie du monde.
00:45:35Est-ce que vous ne pensez pas
00:45:36que ça peut avoir
00:45:36un effet accélérateur
00:45:38de cette forme
00:45:38d'hubris
00:45:40de Donald Trump ?
00:45:42Alors,
00:45:43votre question,
00:45:44à mon avis,
00:45:44serait plus juste
00:45:45si son hibris
00:45:47n'était pas déjà
00:45:47totalement démesuré.
00:45:48Je ne vois pas
00:45:49comment il pourrait...
00:45:51Vous ne pensez pas
00:45:52comme l'univers
00:45:52est en perpétuelle expansion ?
00:45:55Peut-être,
00:45:56oui,
00:45:56mais ça paraît
00:45:57quand même difficile.
00:45:58Et surtout,
00:45:59il y a un point important
00:46:00qu'il ne faut pas oublier,
00:46:01c'est que là,
00:46:01je viens quand même.
00:46:03Là, je viens.
00:46:04Vous avez dit
00:46:05il y a quelques minutes
00:46:05quelque chose
00:46:06qui m'a frappé.
00:46:06Vous dites,
00:46:07on ne peut jamais trouver
00:46:08normal l'assassinat en politique,
00:46:10ce qui va de soi moralement.
00:46:11Mais à l'échelle de l'histoire,
00:46:12est-ce qu'on ne peut pas dire
00:46:13qu'une forme d'exception,
00:46:14de parenthèse démocratique
00:46:15qui est peut-être
00:46:15en train de se fermer ?
00:46:17On a cru que la conversation,
00:46:18que les dialogues,
00:46:19que l'échange
00:46:20se substitueraient à la violence,
00:46:24qu'avec la violence,
00:46:24qu'avec la conversation.
00:46:25Est-ce qu'on n'est pas en train
00:46:26de revenir dans des temps tragiques
00:46:28avec ce que Diampoli
00:46:29appelle l'heure des prédateurs ?
00:46:30Ce que vous posez
00:46:31dans votre question,
00:46:32d'ailleurs,
00:46:32c'est quelque chose
00:46:33qui nous interpelle,
00:46:34nous,
00:46:35parce que je crois
00:46:35qu'on est tous des démocrates
00:46:37autour de cette table.
00:46:38On est pour la démocratie,
00:46:39on aime l'Occident,
00:46:40on aime notre culture.
00:46:42Et c'est vrai que
00:46:43c'est de plus en plus menacé.
00:46:45C'est menacé même,
00:46:46ce que je disais tout à l'heure,
00:46:47à l'intérieur même
00:46:48des États-Unis
00:46:49qui sont censés être
00:46:50le porte-flambeau
00:46:51Est-ce que ce n'est pas finalement
00:46:52une forme d'exception historique
00:46:54l'idée qu'on ne va pas
00:46:54s'entretuer pour le pouvoir ?
00:46:56À ce moment-là,
00:46:57oui,
00:46:57c'est la parenthèse
00:46:58qu'a été la démocratie
00:46:59qui n'est quand même
00:46:59pas si ancienne que ça
00:47:01quand on regarde
00:47:01l'histoire de l'humanité.
00:47:03C'est pas...
00:47:04C'est quoi ?
00:47:05C'est un peu plus d'un siècle.
00:47:07C'est pas très long.
00:47:08Et qu'est-ce que c'est
00:47:09un siècle dans l'histoire
00:47:10de l'humanité ?
00:47:11C'est rien du tout.
00:47:11Je suis philosophe,
00:47:12mais est-ce que vous avez
00:47:13quelquefois l'impression
00:47:13d'être contemporain
00:47:14d'une fin d'époque,
00:47:15d'un fin de monde ?
00:47:17Oui et non.
00:47:18Oui et non,
00:47:18parce que je pense
00:47:19qu'en même temps,
00:47:20il y a une jeunesse
00:47:21qui a une énergie folle.
00:47:23On vous dit
00:47:25la France s'est foutue,
00:47:26le cyclisme s'est foutu.
00:47:27Arrive,
00:47:28Paul Sexas.
00:47:2941 ans après Bernard Rienault,
00:47:31ils ont tout le monde à peur
00:47:32parce que c'est un petit champion
00:47:34comme ça,
00:47:35juste extraordinaire.
00:47:37Je veux dire,
00:47:37c'est un exemple
00:47:38parmi beaucoup d'autres.
00:47:39L'intelligence artificielle,
00:47:41l'espèce de révolution
00:47:41comme à chaque révolution industrielle,
00:47:43on vous explique
00:47:44que c'est la fin du monde,
00:47:45ça va tuer des tas d'emplois,
00:47:46etc.
00:47:46Enfin ça,
00:47:47on a l'habitude,
00:47:47on connaît la chanson.
00:47:48Mais en même temps,
00:47:49ça va changer beaucoup d'habitude
00:47:50et puis ça va peut-être,
00:47:52bon,
00:47:52ça va peut-être supprimer
00:47:53des métiers,
00:47:54mais ça va peut-être aussi
00:47:54en créer d'autres.
00:47:55Donc bon,
00:47:57nous sommes en fait,
00:47:59mais le problème
00:48:00que nous avons nous,
00:48:01c'est la démocratie.
00:48:02C'est-à-dire qu'il y a des systèmes
00:48:03qui,
00:48:05quand on est en but
00:48:06avec eux,
00:48:07je pense à,
00:48:09par exemple,
00:48:09regarder l'Iran,
00:48:10regarder la Russie,
00:48:11ils ont une force.
00:48:12Il n'y a pas d'élection,
00:48:12ils s'en foutent.
00:48:13De toute façon,
00:48:13s'il y a un problème,
00:48:14on tue les gens,
00:48:15on tue ses opposants
00:48:16et puis voilà,
00:48:16et on règle les problèmes.
00:48:18Qui a tué tous ses égards ?
00:48:20Les autres ont tellement peur
00:48:21que de toute façon,
00:48:21ils font ce qu'ils veulent,
00:48:22ce qu'ils veulent.
00:48:23Et puis,
00:48:24c'est comme ça
00:48:25que ça fonctionne.
00:48:26C'est-à-dire que
00:48:27on n'a pas
00:48:28la même notion du temps.
00:48:29La démocratie,
00:48:30elle est toujours
00:48:31en train de regarder
00:48:32sa montre,
00:48:32elle a peur,
00:48:33elle a la prochaine élection,
00:48:35la prochaine échéance
00:48:36et donc,
00:48:36elle est toujours
00:48:37en surveillance.
00:48:38Là,
00:48:38il n'y a aucun problème.
00:48:39Ils font ce qu'ils veulent.
00:48:40Donc ça,
00:48:40si vous voulez,
00:48:41quand on regarde
00:48:42avec un peu de hauteur,
00:48:43c'est sûr,
00:48:44c'est le sens de votre question,
00:48:45mais les démocratures,
00:48:46disons,
00:48:47dans ces moments-là,
00:48:49des moments de crise,
00:48:50notamment,
00:48:51sont un peu mieux placés.
00:48:52Mais je pense,
00:48:53moi,
00:48:53je crois toujours
00:48:53à la démocratie.
00:48:54Non,
00:48:54j'espère bien.
00:48:56Mais Tocqueville n'est pas mort.
00:48:57Vous savez,
00:48:57non,
00:48:57non,
00:48:57mais c'est vrai
00:48:58qu'en ce moment,
00:48:59il y a une crise
00:49:00de la démocratie.
00:49:01C'est absolument évident.
00:49:01vous l'écrivez,
00:49:02on l'écrit tous.
00:49:04Mais je ne vois pas
00:49:05pourquoi ça ne reviendra pas
00:49:06à un moment donné.
00:49:07Et vous savez,
00:49:08en plus,
00:49:09ce qui donne notre chance,
00:49:10c'est que,
00:49:10quand on regarde
00:49:11l'histoire des générations,
00:49:12les nouvelles générations
00:49:13font souvent le contraire
00:49:14des précédentes.
00:49:15Et ce serait bien
00:49:15que la prochaine génération
00:49:17fasse le contraire
00:49:19de ce qu'ont fait
00:49:19les précédentes.
00:49:20Et vous verrez,
00:49:21ça peut partir.
00:49:22Et puis,
00:49:22on y croira à nouveau.
00:49:23Sur CNews et Europe 1,
00:49:25et on va retrouver,
00:49:25on va faire un point
00:49:26avec Claude Moniquet,
00:49:27spécialiste renseignement
00:49:29pour CNews.
00:49:30Claude,
00:49:31ce qui est vrai
00:49:32et ce qui se passe aujourd'hui,
00:49:34c'est que Donald Trump
00:49:35est et restera,
00:49:37en tout cas,
00:49:38le président américain
00:49:39victime
00:49:41en termes de tentative
00:49:43d'assassinat,
00:49:43celui qui aura subi
00:49:44le plus de tentatives
00:49:45d'assassinat
00:49:46de tous les présidents américains.
00:49:48Alors oui, Jacques,
00:49:49il faudrait vérifier
00:49:50dans le détail,
00:49:51bien entendu,
00:49:51sur la longueur
00:49:52de l'histoire américaine.
00:49:53Mais Donald Trump
00:49:54est certainement
00:49:55le président
00:49:56ou l'un des présidents
00:49:56de l'histoire américaine
00:49:57qui a été le plus menacé.
00:49:59Il a échappé
00:50:00à la troisième tentative
00:50:02réelle
00:50:03d'assassinat
00:50:03contre lui,
00:50:04plus deux complots
00:50:07qui avaient été déjoués,
00:50:08un aux Philippines
00:50:09et un aux États-Unis,
00:50:11des complots individuels.
00:50:13Mais cela étant,
00:50:14il ne faut pas oublier
00:50:15qu'il y a eu
00:50:15quatre présidents américains
00:50:19assassinés,
00:50:20on l'a déjà dit,
00:50:2116 présidents américains
00:50:22ont été visés
00:50:24dans l'histoire
00:50:24et 35 %
00:50:28des présidents américains
00:50:30de toute l'histoire
00:50:30ont fait l'objet
00:50:31d'au moins
00:50:32une tentative
00:50:33d'assassinat.
00:50:35Mais Trump,
00:50:36cela étant,
00:50:37a un autre record,
00:50:39triste record,
00:50:40si l'on peut dire,
00:50:41c'est que c'est l'un
00:50:42des seuls
00:50:43trois présidents
00:50:44non assassinés,
00:50:45bien entendu,
00:50:46qui a été blessé
00:50:46dans une tentative
00:50:48d'assassinat.
00:50:49Donc oui,
00:50:50c'est certainement
00:50:51l'un des présidents
00:50:52les plus menacés,
00:50:53mais en fait,
00:50:54on pourrait dire
00:50:54de manière très simple.
00:50:56Un président
00:50:57qui ne fait pas grand-chose
00:50:58ne va pas susciter
00:51:00de haine
00:51:01ni de rancœur,
00:51:03il ne sera sans doute
00:51:03pas très menacé.
00:51:04Les présidents récents
00:51:05de l'histoire
00:51:08des 50 dernières années
00:51:09qui ont vraiment été
00:51:10très actifs
00:51:11comme Nixon,
00:51:12comme Reagan,
00:51:14comme George Bush,
00:51:16et bien entendu
00:51:18comme Donald Trump,
00:51:19comme Barack Obama
00:51:20aussi dans certains domaines,
00:51:22ont fatalement focalisé
00:51:23plus de haine,
00:51:24plus de rancœur
00:51:25et attiré l'attention
00:51:26de malades mentaux
00:51:28qui voulaient
00:51:29se faire une célébrité
00:51:33en abattant un président
00:51:35comme John Inclay
00:51:36pour séduire
00:51:37Jody Foster.
00:51:37Merci beaucoup
00:51:39Claude Moniquet,
00:51:40spécialiste terrorisme
00:51:41et renseignement
00:51:41en direct sur CNews
00:51:43et Européens
00:51:43et Harold Eman
00:51:44a le plaisir
00:51:46de nous retrouver
00:51:47et de venir
00:51:48sur ce plateau
00:51:49ce matin.
00:51:50Harold,
00:51:51comment réagit
00:51:52la presse américaine
00:51:53ces dernières heures
00:51:54à ces événements ?
00:51:55Elle est surtout factuelle
00:51:57mais il y a quand même
00:51:58une espèce de sentiment
00:51:59de solidarité.
00:52:01On va regarder
00:52:02le New York Times
00:52:03déjà
00:52:03et là,
00:52:04on va constater
00:52:06bon,
00:52:06c'est factuel
00:52:07mais Trump décrit
00:52:08lui-même
00:52:09l'attaque
00:52:09d'un assaillant
00:52:10dans l'hôtel
00:52:11à Washington.
00:52:12Donc voilà,
00:52:13le New York Times
00:52:13souligne le fait
00:52:14que c'est Trump lui-même
00:52:15qui expose les faits.
00:52:17Ça,
00:52:17c'est intéressant.
00:52:18Ensuite,
00:52:19nous avons
00:52:19le Washington Post
00:52:20qui est l'autre pilier
00:52:22de la presse politique
00:52:25nationale américaine
00:52:26et Trump,
00:52:28c'est un peu compliqué
00:52:28mais c'est compliqué
00:52:29en anglais aussi.
00:52:30Attention,
00:52:30c'est Trump voit
00:52:31les fusillades
00:52:32comme une jauge
00:52:33de son impact.
00:52:35ça veut dire
00:52:37que le fait
00:52:38de se faire
00:52:40cibler
00:52:40par des assassins,
00:52:42ça montre
00:52:43que c'est un président
00:52:45qui compte.
00:52:47Et puis,
00:52:48je pense qu'on a peut-être
00:52:49le troisième,
00:52:51c'est le New York Post
00:52:52et là,
00:52:53c'est un seul mot.
00:52:55Témoniaque.
00:52:56Donc,
00:52:57voilà,
00:52:58ça réagit.
00:52:59Le New York Post
00:52:59qui est le journal
00:53:02quotidien
00:53:02le plus proche
00:53:03de Donald Trump
00:53:04et de très loin.
00:53:05Il est presque
00:53:06dans une catégorie
00:53:07à part.
00:53:09Donc,
00:53:09voilà,
00:53:09il voit comme ça
00:53:10une espèce
00:53:11d'influence
00:53:13et il y a beaucoup
00:53:14de sous-entendus
00:53:16dans le mot
00:53:16evil,
00:53:17ça veut dire
00:53:17démoniaque,
00:53:18ça veut dire
00:53:18c'est le mal,
00:53:21le malin
00:53:22et ça veut aussi dire,
00:53:24il reprend le mot
00:53:25qui est souvent utilisé
00:53:27maintenant en politique,
00:53:28on parle du mal absolu
00:53:30et du bien absolu.
00:53:31Donc,
00:53:32il joue avec ces concepts
00:53:33pour montrer que,
00:53:34bon,
00:53:34Trump est nécessairement
00:53:36du côté du bien.
00:53:37Merci beaucoup Harold Eman.
00:53:39François-Olivier Gisbert,
00:53:40vous qui avez été
00:53:40un grand patron de presse,
00:53:41comment est-ce que vous analysez
00:53:42ce traitement
00:53:43de cette information
00:53:44par la presse américaine ?
00:53:47Là,
00:53:48c'est intéressant
00:53:48parce que le titre,
00:53:49les deux premiers,
00:53:50New York Times
00:53:50et Washington Post
00:53:51sont des journaux
00:53:52très opposés à Trump,
00:53:54en fait.
00:53:54C'est plutôt des journaux
00:53:55bien pensants,
00:53:56enfin,
00:53:56vous voyez,
00:53:57le type de journaux
00:53:58que nous avons en France,
00:53:59enfin,
00:53:59certains d'entre eux,
00:54:00en tout cas,
00:54:00le monde,
00:54:01non,
00:54:01mais je ne parle pas
00:54:02des échos,
00:54:03je parle du monde,
00:54:04etc.
00:54:04C'est des journaux
00:54:05un peu,
00:54:06parfois même un peu cucu
00:54:08sur ce plan.
00:54:09Et là,
00:54:10c'est vrai que
00:54:11c'est aussi
00:54:12cette façon de faire
00:54:14dans la presse américaine,
00:54:15il y a des moments
00:54:15comme ça où on se retrouve,
00:54:16on est d'accord.
00:54:18Là,
00:54:18c'est vrai que
00:54:20ça ne va pas durer,
00:54:21ça recommence demain
00:54:22la guerre.
00:54:23Je pense que,
00:54:24oui,
00:54:24il y a la paix aujourd'hui,
00:54:26mais c'est une paix
00:54:26qui sera très brève.
00:54:28Mais au moins,
00:54:29elle a eu lieu.
00:54:30Oui,
00:54:30c'est vrai.
00:54:30Il y a quand même
00:54:31des moments où on y arrive.
00:54:33C'est la force encore
00:54:35de la démocratie américaine,
00:54:36même s'il est beaucoup
00:54:36moins forte qu'avant,
00:54:37mais il y a des moments
00:54:37d'unité.
00:54:38Mais pas si nombreux.
00:54:40De moins en moins nombreux.
00:54:41Mais vous n'auriez pas
00:54:41une autre lecture ?
00:54:42C'est-à-dire que
00:54:43la presse de gauche,
00:54:44dans les circonstances,
00:54:45se réfugie dans l'objectivité,
00:54:47c'est-à-dire,
00:54:48puisqu'elle ne va pas se réjouir,
00:54:50donc elle dit,
00:54:50bon,
00:54:50on décrit les faits factuellement,
00:54:51c'est le plus loin
00:54:52qu'on ira.
00:54:53Vous ne diaboliserez pas
00:54:54peut-être un peu trop
00:54:55la presse de gauche ?
00:54:56En quoi se réfugient
00:54:57dans l'objectivité,
00:54:58c'est diaboliser ?
00:54:58Non,
00:54:59mais c'est vrai que
00:55:01ce sont des...
00:55:03On voit très bien
00:55:04ces passagers,
00:55:05quoi.
00:55:05Vous savez très bien
00:55:07que demain,
00:55:07après-demain,
00:55:08ça recommence.
00:55:09Bien sûr,
00:55:09mais comme les journalistes
00:55:11eux-mêmes étaient également
00:55:12des co-cibles,
00:55:13si on peut dire,
00:55:15il y a une unité
00:55:16d'objectifs
00:55:18entre les ministres
00:55:20gouvernementaux,
00:55:20le président
00:55:21et les gens
00:55:22qui étaient dans la salle.
00:55:23C'est inéluctable.
00:55:25Et vous,
00:55:26François-Olivier Gisbert,
00:55:27avez-vous déjà participé
00:55:29à ce genre d'événement,
00:55:31ce fameux grand...
00:55:31Non,
00:55:32non,
00:55:32mais je ne sais pas,
00:55:34il se trouve que ça ne s'est pas fait,
00:55:35mais j'aurais bien aimé
00:55:36parce que c'est vrai
00:55:36que c'est assez amusant,
00:55:37c'est un exercice...
00:55:38Puis il y a des présidents
00:55:39qui étaient formidables
00:55:40dans cet exercice.
00:55:42Il y a eu les grands trucs.
00:55:44Obama préparait bien ses blagues,
00:55:46Reagan était inouïe.
00:55:47Enfin, c'est quelque chose
00:55:50que les présidents préparent
00:55:52avec une certaine forme d'angoisse
00:55:53pour avoir les bonnes blagues
00:55:54qu'on sort au bon moment
00:55:55parce que c'est assez difficile.
00:55:57C'est un public un peu assassin
00:55:58avec des questions...
00:56:00Et les présidents font
00:56:00de l'autodérise.
00:56:02Oui, il faut presque
00:56:02de l'autodérise, exactement.
00:56:03Ah, c'est très important
00:56:03de se moquer de soi.
00:56:04Et puis, il faut y aller très fort.
00:56:07As-tu pas accoté ?
00:56:08Non, mais c'est une tradition...
00:56:09Ça nous montre,
00:56:10de ce point de vue,
00:56:11le contraste
00:56:11entre la tradition politique
00:56:13américaine
00:56:13et la tradition française.
00:56:14Là, on est véritablement
00:56:15de la mise en scène.
00:56:16L'autodérision est le marqueur
00:56:18principal du président
00:56:19dans un tel événement.
00:56:20Donc, il doit lui-même...
00:56:21Mais dans l'autodérision,
00:56:22ils n'étaient pas tous aussi bons.
00:56:24J'ai trouvé de loin,
00:56:25c'était Reagan qui était...
00:56:26de celui qui est monarchique,
00:56:28c'est-à-dire celui
00:56:28qui est capable
00:56:29de se moquer de lui-même.
00:56:29Mais en France,
00:56:30on a eu des présidents
00:56:31qui étaient capables
00:56:31de se faire un peu
00:56:32de l'autodérision.
00:56:32Je pense à Jacques Chirac
00:56:34ou François Hollande.
00:56:35Il y en a eu quelques-uns,
00:56:37quand même.
00:56:37Pas beaucoup.
00:56:38Certainement,
00:56:39pas les plus monarchiques non plus.
00:56:40Non, ça c'est vrai.
00:56:41Et même De Gaulle
00:56:42savait faire de l'autodérision.
00:56:42Oui, alors De Gaulle,
00:56:43c'était le roi
00:56:44de l'autodérision.
00:56:45Je ne veux pas commencer
00:56:46une carrière du dictateur
00:56:47à mon âge.
00:56:48Je vais bien,
00:56:49je vais bien,
00:56:49mais rassurez-vous,
00:56:50je mourrai au jour.
00:56:51Ce n'est pas trop
00:56:52la marque de fabrique
00:56:52de Donald Trump,
00:56:53l'autodérision ?
00:56:54Ah non,
00:56:54ça c'est le moins
00:56:54qu'on puisse dire.
00:56:55Je pense qu'il en est
00:56:56strictement capable.
00:56:57Donc,
00:56:58peut-être qu'il a,
00:56:59je ne sais pas comment
00:56:59il a été,
00:57:01dans le précédent dîner,
00:57:04mais je ne crois pas
00:57:05que c'était champ,
00:57:06ou à moins qu'il avait
00:57:07dû le snobber d'ailleurs,
00:57:08parce qu'il n'est pas fait
00:57:08pour ça en fait.
00:57:09Non, il n'est jamais venu
00:57:10en tant que président.
00:57:10Ah oui, c'est ça,
00:57:11c'est la première fois.
00:57:13Voilà,
00:57:13là c'était la grande
00:57:14réconciliation.
00:57:15Et eux,
00:57:16ils se sont mis d'accord,
00:57:17les journalistes,
00:57:18de ne pas inviter
00:57:20un humoriste
00:57:21qui se moqueraient de lui.
00:57:23Ça faisait partie
00:57:24du package.
00:57:26C'est pour ça
00:57:27qu'ils ont eu
00:57:27un mentaliste
00:57:28et non pas
00:57:29un humoriste satiriste.
00:57:31Il est quand même
00:57:31très spécial ce Donald Trump.
00:57:33Merci France-Olivier Gillesbert,
00:57:34c'était le grand rendez-vous
00:57:35Europe 1 CNews.
00:57:35Les échos de France-Olivier Gillesbert,
00:57:37merci beaucoup
00:57:38de nous avoir accompagnés
00:57:38ce matin,
00:57:39merci messieurs.
00:57:40Dans un instant,
00:57:41sur CNews,
00:57:41on retrouve Elodie Huchard
00:57:42et sur Europe 1,
00:57:43Eliott Deval,
00:57:44très bonne journée.
00:57:47Il a rapidement été neutralisé
00:57:49par le secret de service
00:57:50qui est l'homme
00:57:52auteur d'une tentative
00:57:53d'assasinat
00:57:53sur Donald Trump.
00:57:55Selon plusieurs médias américains,
00:57:56il s'agirait de
00:57:57Colt Thomas Allen,
00:57:58un homme de 31 ans,
00:58:00originaire de Californie.
00:58:02Sur son profil LinkedIn,
00:58:03il se décrit
00:58:04comme un ingénieur
00:58:05en mécanique
00:58:05et en informatique,
00:58:07développeur de jeux
00:58:07et enseignant.
00:58:08Il dit avoir obtenu
00:58:09un diplôme
00:58:10de l'université de Californie.
00:58:12Une information
00:58:13confirmée par l'établissement.
00:58:15Un étudiant
00:58:16nommé Colt Allen
00:58:16a obtenu une maîtrise
00:58:17à l'université d'état
00:58:18de Californie,
00:58:19Dominguez Hills,
00:58:20en 2025.
00:58:21L'université
00:58:22ne peut confirmer
00:58:23s'il s'agit
00:58:23du même suspect
00:58:24identifié
00:58:25dans la fusillade
00:58:25du 25 avril
00:58:26lors du dîner
00:58:27des correspondants
00:58:27de la Maison Blanche.
00:58:29Sur cette vidéo
00:58:29postée par Donald Trump
00:58:30sur son réseau social,
00:58:32on peut le voir
00:58:32forcer le barrage
00:58:33des agents de sécurité
00:58:35au sein de l'hôtel Hilton
00:58:36où se déroulait
00:58:37le dîner
00:58:37des correspondants
00:58:38de la Maison Blanche.
00:58:39Dans une conférence
00:58:40de presse
00:58:40donnée peu de temps après,
00:58:42le président
00:58:42a décrit
00:58:43le profil du suspect.
00:58:44C'est un homme qui paraissait
00:58:49particulièrement méchant
00:58:50quand il a été neutralisé.
00:58:52Il s'est ardemment battu.
00:58:54Pour moi, c'est un malade.
00:58:55Qui ferait ça
00:58:56à part un homme malade ?
00:58:57Nous allons tous savoir
00:58:58à propos de lui.
00:58:59Demain, nous en saurons
00:59:00beaucoup plus déjà.
00:59:01Mais il semble
00:59:02que ce soit
00:59:03un loup solitaire.
00:59:07L'homme devrait comparaître
00:59:09lundi prochain
00:59:09devant la justice.
00:59:10Il fait pour l'instant
00:59:12l'objet
00:59:12de deux chefs d'accusation.
00:59:14Utilisation d'une arme à feu
00:59:15lors d'un crime violent
00:59:16et agression
00:59:16d'un agent fédéral
00:59:17à l'aide
00:59:18d'une arme dangereuse.
00:59:25Ils n'oublieront
00:59:26jamais cette soirée.
00:59:29Quelques instants
00:59:30après les coups de feu
00:59:30entendus,
00:59:31presque l'entièreté
00:59:33des convives
00:59:33sont à terre
00:59:34et le silence
00:59:36se propage
00:59:37dans la salle.
00:59:39Il y a des agents
00:59:40de sécurité
00:59:41sur la scène.
00:59:41Personne ne bouge.
00:59:43Nous attendons
00:59:43les instructions
00:59:44pour savoir
00:59:44ce qu'il va se passer
00:59:45ensuite.
00:59:46Il n'y a plus
00:59:46le broie habituel
00:59:47de ce genre d'événement.
00:59:49Les invités
00:59:50sont ensuite évacués.
00:59:53À peine sortis
00:59:54de la salle,
00:59:55une journaliste
00:59:56présente au dîner
00:59:56revient sur les derniers
00:59:58instants écoulés
00:59:59jusqu'à l'évacuation.
01:00:03Il y a eu des coups de feu.
01:00:05Je ne les ai pas
01:00:05vraiment entendus
01:00:06ou je n'ai pas
01:00:07vraiment réalisé
01:00:08ce qui se passait
01:00:08jusqu'au moment
01:00:09où je me suis dit
01:00:10« Oh mon Dieu ! »
01:00:11Et là,
01:00:11il y a eu un mouvement
01:00:12de panique.
01:00:13Ensuite,
01:00:14les agents
01:00:14des services secrets
01:00:15se sont précipités
01:00:16vers le président
01:00:16et l'ont fait sortir.
01:00:18Après ça,
01:00:18il y a eu un long
01:00:19moment d'attente
01:00:20avant qu'il ne commence
01:00:20vraiment à faire sortir
01:00:21les gens
01:00:22ou à leur dire
01:00:23de partir.
01:00:26Les autorités
01:00:27ont indiqué
01:00:28qu'aucune personnalité
01:00:29ni aucun invité
01:00:30du gala
01:00:31n'a été blessé.
01:00:33En presque dix ans,
01:00:35c'est la sixième attaque
01:00:36perpétrée
01:00:37contre Donald Trump
01:00:38avant la fusillade
01:00:39au dîner des correspondants.
01:00:40La dernière
01:00:41remontait
01:00:41au 22 février dernier.
01:00:43Ce jour-là,
01:00:44vers 1h30 du matin,
01:00:45un homme muni
01:00:46d'un fusil
01:00:47et d'un bidon d'essence
01:00:48s'introduit
01:00:48dans la résidence
01:00:49Mar-a-Lago
01:00:50de Donald Trump
01:00:50en Floride.
01:00:51Le suspect,
01:00:52âgé d'une vingtaine
01:00:53d'années,
01:00:53est abattu
01:00:54par les forces
01:00:54de l'ordre.
01:00:55Le président américain
01:00:56se trouvait
01:00:57au moment des faits
01:00:57à Washington.
01:00:59Le 15 septembre 2024,
01:01:01Donald Trump
01:01:01est visé
01:01:02par une tentative
01:01:03d'assassinat
01:01:03sur son golfe
01:01:04en Floride.
01:01:05Un homme armé
01:01:05d'un fusil
01:01:06est repéré caché
01:01:07alors que le président
01:01:08américain
01:01:08joue au golfe.
01:01:09Le service secret
01:01:10ouvre le feu.
01:01:11Donald Trump
01:01:12est sain et sauf.
01:01:13Le suspect,
01:01:13lui,
01:01:14prend la fuite
01:01:14avant d'être arrêté.
01:01:20La tentative
01:01:21d'assassinat
01:01:22la plus spectaculaire
01:01:23se déroule
01:01:23le 13 juillet 2024
01:01:24à Butler
01:01:25en Pennsylvanie.
01:01:26Lors d'un rassemblement
01:01:27de campagne,
01:01:28un homme ouvre le feu
01:01:29depuis un toit voisin.
01:01:30Le tirer est abattu
01:01:31par les services
01:01:32de sécurité
01:01:32du président.
01:01:33Donald Trump,
01:01:34lui,
01:01:34est blessé à l'oreille.
01:01:35Dans la foule,
01:01:36un sympathisant
01:01:37est touché
01:01:38et décédera
01:01:38de ses blessures.
01:01:40Le 18 juin 2016,
01:01:41Donald Trump
01:01:42est en campagne
01:01:43avant son premier mandat.
01:01:44Ce jeune homme britannique
01:01:45de 19 ans
01:01:46tente de saisir
01:01:47l'arme d'un policier.
01:01:48Il est arrêté
01:01:49et inculpé
01:01:50pour avoir tenté
01:01:50de tuer
01:01:51celui qui était alors
01:01:52candidat à l'élection
01:01:53présidentielle.
01:01:54Il a été remis en question
01:01:56après la première tentative
01:01:57à Butler.
01:01:58C'était,
01:01:58si mes souvenirs sont bons,
01:01:59juillet 2024
01:02:01en Pennsylvanie.
01:02:02Il y a eu
01:02:03une enquête indépendante
01:02:05qui a été faite
01:02:06pour justement voir
01:02:07quelles étaient
01:02:08les failles systémiques.
01:02:09À partir de là,
01:02:10gros changements.
01:02:11On a mis dehors
01:02:12beaucoup d'officiers
01:02:13du Secret Service.
01:02:14on les a remplacés.
01:02:15On a retravaillé aussi
01:02:17la consolidation
01:02:18et surtout,
01:02:19surtout,
01:02:19et c'est ça
01:02:20qui est le plus important,
01:02:20la coordination
01:02:21avec les autorités locales.
01:02:23Je rappelle que
01:02:24pour un événement
01:02:24de ce genre
01:02:25ou même un rallye,
01:02:27un rassemblement
01:02:28dans un lieu public,
01:02:29il y a à la fois
01:02:30le Secret Service,
01:02:31donc la protection
01:02:32rapprochée du président.
01:02:33Il y a la contre-surveillance,
01:02:35c'est-à-dire
01:02:35tout ce qui se fait avant
01:02:36pour étudier l'endroit,
01:02:37le terrain,
01:02:38la mise en place
01:02:39des snipers.
01:02:40Il y a le FBI
01:02:40qui est toujours présent
01:02:41et puis il y a aussi
01:02:43les autorités locales,
01:02:44donc tous ces gens-là
01:02:45communiquent contre eux
01:02:46et mettent en place
01:02:47donc tout un plan
01:02:48avant l'arrivée
01:02:49du président.
01:02:51Au niveau du Wilton,
01:02:53c'est vrai que
01:02:55Donald Trump,
01:02:56mais alors,
01:02:58il a remis en cause
01:02:59la sécurité
01:02:59même s'il a dit
01:03:00qu'ils avaient agi
01:03:01très très vite.
01:03:02Alors pourquoi
01:03:02il a remis en cause
01:03:03la sécurité ?
01:03:03Parce que sur les images
01:03:04qu'on voit,
01:03:05quand on voit
01:03:05tous ces officiers en civil
01:03:07aller courir,
01:03:08monter sur les tables,
01:03:09pousser des gens
01:03:09pour aller exfiltrer
01:03:11des membres du cabinet,
01:03:12il faut savoir
01:03:12que ce dîner
01:03:13des correspondants,
01:03:14et encore une fois,
01:03:15j'ai eu le privilège
01:03:16d'avoir été invité
01:03:17deux ou trois fois
01:03:18à ce dîner,
01:03:19il faut savoir
01:03:20qu'il y a tellement
01:03:21de monde
01:03:21et les tables
01:03:22sont très proches
01:03:23les unes des autres.
01:03:24Donc on est quasiment
01:03:26chaise contre chaise
01:03:27lorsqu'on est assis
01:03:28pendant ce dîner
01:03:30puisqu'encore une fois,
01:03:30c'est un banquier,
01:03:31c'est un dîner
01:03:32et que c'est pour cette raison
01:03:33d'ailleurs,
01:03:34lorsqu'il y a eu cet incident
01:03:35qu'il fallait exfiltrer
01:03:36les membres du cabinet
01:03:37qui, encore une fois,
01:03:38sont assis
01:03:40un peu partout
01:03:40dans la salle
01:03:41pour, disons,
01:03:43avoir des relations
01:03:45avec les journalistes
01:03:45sur place.
01:03:46Cash Patel
01:03:47était avec des journalistes,
01:03:49Robert Kennedy Jr.
01:03:50était plus loin,
01:03:51Tote Blanche également,
01:03:52donc voilà,
01:03:52ça permet de discuter.
01:03:54Alors,
01:03:55les chaises,
01:03:56encore une fois,
01:03:56l'endroit est très étroit
01:03:58et c'est pour cela
01:03:59qu'on voit ces officiers
01:04:00monter sur les tables,
01:04:01repousser pour aller chercher
01:04:02donc ses membres du cabinet
01:04:03et leur épouse respective
01:04:05qui étaient là aussi
01:04:06et les exfiltrer.
01:04:08Donc là,
01:04:08les journalistes ne comptent plus,
01:04:09on leur demande
01:04:09de se mettre sous la table
01:04:11justement pour laisser le passage
01:04:12à ces agents
01:04:14des autorités.
01:04:15Donc encore une fois,
01:04:16la sécurité,
01:04:17le périmètre de sécurité,
01:04:18il est très bien,
01:04:19les magnétomètres
01:04:20ont été bien installés
01:04:22encore une fois,
01:04:23mais rappelons que
01:04:24c'est un hôtel,
01:04:25Claude le disait,
01:04:25c'est un hôtel,
01:04:26il y a des gens
01:04:26qui sont des clients
01:04:27de cet hôtel
01:04:28et donc ces gens-là
01:04:29rentrent et sortent.
01:04:30Alors c'est vrai
01:04:30qu'ils sont loin
01:04:31de la salle de banquier
01:04:32mais quand même,
01:04:33il y a aussi
01:04:33toute cette partie
01:04:34de l'entrée de l'hôtel
01:04:36à peu près
01:04:36sur une cinquantaine de mètres
01:04:38où je le disais
01:04:39tout à l'heure,
01:04:40Anthony,
01:04:40c'est un petit peu
01:04:41pour ceux qui connaissent
01:04:41un peu les événements
01:04:42hollywoodiens
01:04:43comme les Oscars
01:04:43ou les Golden Globes,
01:04:44il y a un photocall,
01:04:45c'est-à-dire en fait
01:04:45il y a une sorte
01:04:46de tapis rouge
01:04:47avec toutes les chaînes
01:04:49de télé qui sont là
01:04:50pour filmer,
01:04:51prendre des photos.
01:04:52Parfois,
01:04:52il y a un ou deux sonores
01:04:54que ces gens donnent
01:04:56aux journalistes
01:04:57et donc cet endroit-là
01:04:58n'est pas aussi sécurisé
01:05:00que l'entrée
01:05:01de la salle de banquier.
01:05:02Autre chose,
01:05:03il faut savoir que lorsqu'on est invité
01:05:04à ce dîner des correspondants,
01:05:06eh bien on a un ticket d'entrée
01:05:07bien sûr qu'on présente
01:05:08trois fois,
01:05:09une fois à l'entrée de l'hôtel,
01:05:10une fois après le photocole
01:05:12et une fois dans le périmètre
01:05:14disons hyper renforcé
01:05:15qui permet de rentrer
01:05:16dans la salle de banquier.
01:05:18Donc la remise en question
01:05:19du système de sécurité,
01:05:21c'est sûr qu'il y a eu
01:05:22une faille,
01:05:23mais la faille
01:05:23elle n'était pas
01:05:24au niveau de la salle de banquier.
01:05:25La faille,
01:05:26elle était soit à l'extérieur,
01:05:27soit à l'entrée de l'hôtel
01:05:29et surtout,
01:05:29surtout au niveau de l'hôtel.
01:05:30Comment on a pu laisser
01:05:32cet homme de 31 ans
01:05:33qui est originaire ici
01:05:35de Los Angeles,
01:05:36comment on a pu laisser
01:05:37cet homme prendre une chambre
01:05:38et avoir avec lui
01:05:39plusieurs armes
01:05:40et donc pénétrer
01:05:42dans le lobby de l'hôtel
01:05:43et en plus avancer
01:05:45vers l'entrée
01:05:47de la salle de banquier.
01:05:51Et on poursuit cette édition
01:05:53et on poursuit cette édition.
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