- il y a 2 jours
Les invités d’Elodie Huchard débattent de tous les thèmes qui font la une de l'actualité dans #120MinutesInfoWE, tous samedis à 15h
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00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce 120 minutes info.
00:05Évidemment, on va commencer nos débats dans un instant.
00:08Mais d'abord, le journal de Sandra Tchombeau. Bonjour Sandra.
00:10Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:12Malgré un cessez-le-feu prolongé cette semaine dans la guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah,
00:19Tsaal continue ses opérations.
00:21Ce samedi, on retrouvera un peu plus tard nos envoyés spéciaux à la frontière entre Israël et le Liban
00:27pour faire le point sur cette situation.
00:30Et cessez-le-feu précaire au Liban et des négociations attendues à Islamabad
00:35où les Iraniens sont arrivés, mais pas les Américains.
00:39La guerre contre l'Iran a été déclenchée le 28 février dernier.
00:43Depuis le début du conflit, les Américains y ont déployé des forces considérables.
00:48Pourquoi autant de bâtiments américains dans la région ?
00:51On voit cela avec Kylian Saleh.
00:54Les porte-avions Lincoln, Ford et Bush déployés ensemble au Moyen-Orient.
01:00Une première depuis 2003 et la deuxième guerre du Golfe.
01:03Depuis le début de la guerre contre l'Iran fin février,
01:06les Américains ont installé une armada considérable dans la région.
01:10Il s'agit de trois groupes aéronavals.
01:12Alors un groupe aéronaval, c'est quoi ?
01:14C'est un porte-avions.
01:16Les porte-avions américains sont très vastes et comportent chacun entre 80 et 90 aéronefs, avions.
01:23Et autour de ces porte-avions, par groupe aéronaval, vous avez entre 10 et 15 bâtiments de surface
01:29et 3, 4, 5 sous-marins.
01:33Des sous-marins, des navires et des avions chargés de surveiller les points stratégiques,
01:38comme le détroit d'Hormuz ou frapper des zones.
01:41Mais c'est surtout un moyen d'intimidation.
01:43La présence de ces trois groupes aéronavals font pression indirectement,
01:50voire même directement, sur l'Iran.
01:54Parce qu'ils prouvent que les Américains ne s'en vont pas de la région.
01:58Mais au contraire, solidifient leur présence.
02:02Selon le commandement central des Etats-Unis, en plus des bâtiments américains,
02:0615 000 marines sont déployées au Moyen-Orient et se tiennent prêts à tout moment.
02:12On reste dans la région du Golfe, où on retrouve nos envoyés spéciaux,
02:16Pauline Trevzer et Fabrice Elsner, à la frontière entre Israël et le Liban.
02:21Je le disais, malgré un cessez-le-feu fragile prolongé,
02:25cette semaine, dans la guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah,
02:29Sahel continue ses opérations ce samedi.
02:31Racontez-nous.
02:35Oui, tout à fait, Sahel, qui a d'ailleurs encore appelé ce matin à évacuer des villages du Sud-Liban,
02:42car les terroristes du Hezbollah tentent de se rapprocher de ce mur,
02:46que vous allez voir sur les images de Fabrice Elsner,
02:49ce mur qui délimite la frontière entre Israël et le Liban.
02:53Et donc, c'est dans ces villages libanais que vous voyez juste derrière
02:56que se cachent encore ces terroristes du Hezbollah.
03:00C'est donc pour ça que l'armée israélienne continue ses opérations encore depuis ce matin,
03:06pour éliminer toute menace vers son territoire.
03:09Cette nuit, l'armée israélienne a d'ailleurs frappé des lanceurs du Hezbollah.
03:14Ce que pour vous dire, c'est que malgré ce cessez-le-feu dans la région,
03:18la situation est encore extrêmement tendue sur notre route.
03:21Nous avons encore croisé de nombreux tanks de l'armée israélienne.
03:25C'est le feu précaire au Liban et des négociations attendues à Islamabad
03:30où les Américains sont attendus, ne sont pas encore arrivés, mais les Iraniens, oui.
03:37Oui, alors ces négociations portent surtout sur le dossier entre Washington et Téhéran.
03:43Mais s'ils n'arrivent pas à s'accorder sur ces discussions,
03:47la crainte c'est que les Etats-Unis frappent Téhéran
03:51et que Téhéran répondent comme au début de cette guerre
03:54en visant Tel Aviv ici en Israël, mais aussi tout le pays, tout Israël.
04:01En réalité, ici le gouvernement israélien attend surtout le feu vert des Etats-Unis
04:06pour pouvoir reprendre ses opérations contre le régime des Mola.
04:10Une décision qui serait plutôt populaire ici quand nous parlons avec les habitants israéliens.
04:16ils nous disent qu'ils sont prêts à reprendre cette guerre pour en finir avec ce régime terroriste.
04:22Mais ces habitants nous disent surtout que c'est Donald Trump qui aura le dernier mot pour parler.
04:29Merci Pauline Trevzer et Fabrice Elsner.
04:32Dans le reste de l'actualité, en déplacement à Athènes, Emmanuel Macron a assuré ce samedi
04:37que la guerre au Moyen-Orient ne laissait aujourd'hui envisager aucune pénurie de carburant en France.
04:43Il a mis en garde contre les scénarios qui risquent de provoquer des comportements de panique.
04:48On écoute le Président.
04:50Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation elle est contrôlée,
04:55qu'il y a un impact sur les prix mondiaux que malheureusement vivent nos compatriotes,
04:58qu'on a mis en place des dispositifs d'aide sectorielle et un accompagnement pour les plus grands rouleurs,
05:04qu'aujourd'hui la situation ne nous fait envisager aucune pénurie
05:07et qu'on consacre plutôt notre énergie pour réouvrir le plus vite possible Hormuz.
05:13Sur le terrain, de nombreux Français constatent les effets de la crise des carburants
05:18qui se répercutent à la caisse dans les supermarchés.
05:21Vous allez le voir.
05:22Vous aussi, vous avez peut-être remarqué une hausse des prix ces dernières semaines.
05:27Alors quels sont les produits concernés et surtout quel est l'impact sur votre budget ?
05:31Élément de réponse avec Sarah Fenzari et Kylian Salé.
05:35Regardez ce chariot.
05:37A l'intérieur, des produits du quotidien, des steaks hachés, du sucre en poudre,
05:41du chocolat, des céréales, mais sur le ticket de caisse, la note grimpe encore.
05:47Depuis l'escalade du conflit en Iran, les prix repartent à la hausse en supermarché,
05:51plus 0,3% sur le mois d'avril selon les dernières estimations de l'UFC que choisir.
05:56Et justement, quels sont les produits concernés ?
05:59Il y a d'abord le lait, les yaourts, les fromages et plus largement les produits frais,
06:03avec des hausses d'environ 5%.
06:05Le poisson, comme les macros et les sardines, ont augmenté respectivement de 15,9% et 12,1%.
06:12Autre catégorie touchée, le riz, plus 10,2% et les pâtes, plus 8,1%.
06:19Alors pourquoi ces hausses ?
06:20À cause de l'énergie.
06:22Le pétrole augmente et toute la chaîne suit.
06:24La production, le transport, la distribution, comme un effet domino.
06:29Concrètement, pour un ménage qui dépense une centaine d'euros par semaine en alimentation,
06:33cela représente environ 4 à 5 euros supplémentaires par panier de course.
06:39Face à cette hausse généralisée des prix, de nombreux Français sont donc contraints de revoir leurs habitudes de consommation.
06:45C'est notamment le cas à Osoir-la-Ferrière en Seine-et-Marne,
06:48où on retrouve notre équipe composée de Charlotte Diry et Axel Rebeau.
06:52Vous avez rencontré des habitants qui font de plus en plus attention à leurs dépenses.
07:01Effectivement, ce matin, nous sommes allés sur le marché en Seine-et-Marne,
07:06où on peut trouver des produits moins chers qu'en grande surface.
07:09On a également échangé avec des personnes qui faisaient des courses dans cette rue commerçante juste derrière nous.
07:15Et le moins qu'on puisse dire, c'est que tous semblent impactés par la hausse des prix.
07:19Et c'est une nouvelle crise qui s'ajoute à celle que la France a déjà connue ces dernières années.
07:24Face à la situation, ils revoient donc leurs dépenses du quotidien, mais aussi limitent leurs déplacements.
07:28Je vous propose de les écouter.
07:30Je fais beaucoup plus attention à mes déplacements.
07:32Je prends la voiture uniquement pour aller au travail et faire les courses.
07:37Du coup, sinon, c'est le transport en commun ?
07:38Oui, le transport en commun. Je prends aussi le vélo quand je suis à proximité de mon domicile.
07:43Je viens ici parce que du coup, c'est beaucoup moins cher qu'en magasin.
07:46Même sur Internet, tout augmente.
07:49Forcément, je me suis dit que j'allais venir au marché pour pouvoir me faire un petit peu plaisir.
07:53Maintenant, on calcule plus. On se restreint plus.
07:56Surtout qu'on a des enfants, donc c'est les vacances.
07:58Je sors au maximum, mais c'est vrai que c'est un peu compliqué par rapport aux sorties, etc.
08:02On calcule tout, en fait.
08:04Je vais plus à pied. On se balade plus à pied, justement, pour éviter de prendre la voiture.
08:09Avant, on faisait un plan avec 75 euros à peu près et dernièrement, j'ai payé 100 euros et ce
08:18n'était pas rempli.
08:19On fait attention sur les prix, ce qu'on achète. On regarde surtout quand il y a des promos.
08:25C'est angoissant, oui. C'est angoissant parce qu'il y a certaines personnes, elles arrivent à la moitié du
08:31mois, ils n'ont déjà plus d'argent.
08:33Face à l'inflation, les Français ont dû adapter leurs dépenses du quotidien.
08:37Une situation préoccupante qui n'est pas presque de s'arrêter face au contexte international.
08:42Merci Charlotte Diry et Axel Rebaud.
08:44Certains, en revanche, n'ont pas hésité à mettre la main dans leur portefeuille pour acheter les 480 000 billets
08:51pour le concert de Céline Dion au printemps prochain à Paris.
08:54Ces billets ont été écoulés en quelques heures seulement.
08:5716 dates qui vont attirer des touristes du monde entier.
09:00Un événement qui pourrait bien booster la croissance de la France, notamment le secteur du tourisme, selon les spécialistes Maéva
09:06Lamy.
09:08Les estimations ont de quoi donner le sourire.
09:11D'après Natixis, filiale du groupe BPCE, les concerts de Céline Dion pourraient générer entre plus 0,04 et plus
09:190,07 points de PIB au 3e et 4e trimestre 2026.
09:25Des retombées dont devrait profiter l'ensemble des métiers liés au tourisme.
09:30En premier lieu, l'hôtellerie, mais pour une clientèle provinciale ou une clientèle internationale, bien évidemment, ils en profitent aussi
09:39pour faire des visites de sites, pour faire du shopping, pour aller au restaurant.
09:45À cela s'ajoute aussi toute la logistique des concerts, le recours à des fournisseurs de la région.
09:51Autre indication, celle de l'organisme qui promeut la région Île-de-France.
09:55Il espère entre 300 et 500 millions d'euros d'impact économique total.
10:00Des chiffres liés notamment à la venue de touristes internationaux.
10:03En moyenne, un francilien dépense 200 euros pour les concerts.
10:09Un provincial, 500 euros.
10:12Et les clientèles étrangères, 1200 euros.
10:15Donc on démultiplie ces dépenses par spectateur.
10:20Une aubaine dans une période difficile pour le secteur du tourisme, en raison notamment du contexte international.
10:28Voilà pour l'actualité. Merci beaucoup Sandra.
10:30On vous retrouve à 15h30 pour un prochain journal.
10:34Et pour m'accompagner aujourd'hui, Karim Abrik, bonjour.
10:36Bonjour.
10:36De la rédaction de CNews et Jonathan Siksou, bonjour.
10:39Bonjour Elodie.
10:39Journaliste également.
10:40On va ouvrir une large page dédiée à l'immigration.
10:44On va d'abord regarder comment ça se passe au niveau européen.
10:47Est-ce qu'on peut parler d'un déferlement migratoire en Union européenne ?
10:52Il y a des chiffres qui ont été dévoilés par le Centre de recherche et d'analyse.
10:55Ils sont éloquents.
10:56Écoutez bien, on compte en Europe aujourd'hui plus de 64 millions de personnes qui sont nées à l'étranger.
11:03Ils étaient 40 millions en 2010.
11:06On regarde plus précisément ce rapport avec Augustin Donadieu.
11:10L'Europe enregistre en 2025 un chiffre record d'immigrés sur son sol.
11:15Selon le Centre de recherche et d'analyse de l'immigration,
11:1864,2 millions de personnes nées à l'étranger se trouvent dans l'Union,
11:22soit 2,1 millions de plus en un an.
11:25Un chiffre en hausse continue.
11:27Ils étaient 40 millions en 2010.
11:30L'Allemagne reste en tête avec 18 millions d'immigrés.
11:33L'Espagne connaît la plus forte progression.
11:35Plus 700 000 en un an pour atteindre 9,5 millions de personnes.
11:39La raison ?
11:40Des régularisations massives d'immigrés.
11:42L'Espagne, l'Italie qui étaient autrefois des pays d'immigration sont devenus massivement des pays d'immigration.
11:53Il faudra que ces pays soient très vigilants en matière d'intégration, en matière d'exigence de maîtrise de leur
12:01langue.
12:01Avec l'Allemagne et la France, l'Italie et l'Espagne concentrent 75% des demandes d'asile.
12:07Mais l'Allemagne demeure le premier pays d'accueil des réfugiés avec 2,7 millions de personnes protégées.
12:12Le problème de l'Europe dans son ensemble est sa démographie pas assez forte, selon Patrick Stefanini.
12:18La croissance du nombre d'immigrants installés dans l'Union Européenne, elle va se poursuivre.
12:23Tant que nous n'aurons pas réussi à redresser notre démographie, vous savez que c'est très difficile.
12:30Malgré ces chiffres, l'Espagne a décidé de régulariser dans les prochaines semaines 500 000 sans-papiers.
12:36On entendait, je m'attends, Patrick Stefanini dire que les pays qui vont accueillir ces personnes doivent être très vigilants
12:43sur les conditions d'intégration.
12:45Mais quand on entend qu'il y a 64 millions de personnes qui sont nées à l'étranger,
12:50est-ce qu'on peut vraiment encore penser qu'une intégration, qu'une assimilation est possible ?
12:54Il ne faut pas voir l'Union Européenne comme un tout cohérent.
12:58Monsieur Stefanini a parfaitement raison lorsqu'il fait cette mise en garde.
13:01Mais tous les pays n'ont pas les mêmes capacités d'absorption, si vous me permettez l'expression,
13:06de nombre de populations étrangères.
13:09Le problème, on le sait et on l'explique régulièrement,
13:12mais je pense que ce n'est pas trop que de continuer de le faire.
13:16Plus il y a de monde, moins on peut correctement assimiler dans l'absolu 64 millions.
13:21Sur les près de 500 millions d'habitants de l'Union Européenne, ça ne paraît pas énorme.
13:25Mais on voit la fragilité de chacune des sociétés.
13:27Ça fait presque un pays plus en termes de population.
13:29Vous avez absolument raison.
13:31Mais après, il faut voir comment chaque société qui compose l'Union Européenne est en mesure.
13:35Et c'est là où on peut être très attentif, voire défiant, pour ne pas dire méfiant,
13:39face à ces possibilités-là.
13:41On voit qu'en Allemagne, depuis 2015, et l'arrivée d'un million de populations étrangères
13:46voulues par Angela Merkel, ça ne s'est pas fait simplement.
13:49Et le pays continue encore aujourd'hui, dix ans, onze ans après, d'en payer les frais.
13:53On n'en est qu'au début avec la situation de l'Espagne qui régularise bientôt 500 000 nouvelles personnes,
13:59nouvelles venues.
14:00Et se pose la question, peut-être que vous me laisserez tout à l'heure faire un point sur les
14:03conséquences de tout cela,
14:04mais l'une de celles, et c'est évoqué par M. Stéphanini, c'est la langue.
14:08La majorité, parfois la totalité, selon les pays, des personnes nouvellement arrivées
14:12proviennent de pays extra-européens, avec un niveau socio-culturel bien inférieur à la moyenne
14:18que celle que nous connaissons, nous, dans nos pays européens d'Occident.
14:22Et va se poser, se pose déjà bien souvent, une barrière parfois infranchissable
14:27de la langue, mais de la culture, tout simplement, du rapport entre hommes et femmes,
14:31du rapport au travail, du rapport à la hiérarchie, je ne parle même pas de la religion.
14:35Donc vous voyez, il y a tout un effet domino, là aussi, d'un pur et strict point de vue
14:39culturel,
14:40qu'il va falloir, si c'est possible, et ça j'en doute à titre personnel,
14:43pouvoir gérer dans les années à venir.
14:45Mais justement, on en parlera à 16h, parce qu'on verra l'exemple avec le cas concret des livreurs,
14:48justement, notamment d'Uberitz, de Deliveroo, et ce sera l'occasion de développer avec vous.
14:53C'est vrai que, Karima, comme on le disait, l'Union européenne, en plus, n'est pas un tout
14:57quand on parle d'immigration.
14:58Il y a une réforme migratoire récente qui devrait harmoniser, en théorie, notre façon de gérer ces flux.
15:04Mais on voit, par exemple, l'Allemagne, on a le chancelier Mers qui explique que
15:08les Syriens qui ont été accueillis par Angela Merkel devraient repartir,
15:12dans le même temps où l'Espagne fait l'inverse et régularise 500 000 personnes.
15:15Donc on comprend aussi pourquoi ça marche si mal en Europe.
15:18Il n'y a pas une politique européenne, en fait.
15:20Oui, il n'y a pas une politique européenne.
15:21En effet, c'est aussi, je vous dirais, ce chiffre, ce nombre, en fait, est absolument insoutenable, intenable pour l
15:28'Europe.
15:29Il y a quand même une question de nombre.
15:31À un moment donné, si on parle d'intégration, d'assimilation, c'est possible.
15:35Si vous êtes capable, justement, de pouvoir transmettre la culture, si vous êtes capable de loger les gens,
15:40si vous êtes capable qu'il y ait, justement, cette mixité pour qu'il y ait une cohésion sociale.
15:45Donc, à ce rythme, c'est tout simplement insoutenable pour les services, pour le logement, comme je le disais,
15:51pour d'autres éléments dont on pourra, justement, discuter davantage.
15:55Mais on voit que, finalement, à la source, on n'a pas réglé la situation, on n'a pas réglé
15:59les problèmes.
16:00Parce qu'il y a ça aussi qui est très important, je pense, sur le discours sur l'immigration.
16:04C'est comme s'il faudrait toujours en parler.
16:06On nous dit, bon, la diversité est une richesse.
16:08Oui, elle peut être une richesse, mais ça peut être aussi un enjeu pour les pays d'accueil.
16:12Parce qu'il y a un certain nombre, il y a aussi des capacités qui sont dépassées.
16:16Et c'est comme s'il fallait toujours en parler, comme étant quelque chose où il n'y avait jamais
16:20d'effet
16:21qui pouvait être potentiellement négatif, autant pour les personnes qui arrivent
16:25et qui sont dans une difficulté d'intégration que pour les pays d'accueil
16:29et qui sont confrontées, finalement, à une saturation dans certains pays.
16:32Évidemment, il y a des pays, c'est plus facile, il y a un peu plus de capacités d'accueil.
16:37Et d'autres, c'est devenu un peu plus saturé.
16:40Donc, je trouve, déjà, dans le discours public, il faudrait qu'on ait une conversation qui est honnête,
16:45qui est sans tabou, qui reflète la réalité sur le terrain,
16:48non pas pour cibler des gens, mais pour vraiment réaliser aussi qu'il y a ces enjeux.
16:54Et aujourd'hui, non, je pense qu'il y a même le pape Léon XIV qui a parlé de frontières
16:59et qui a dit, vous savez, oui, finalement, les pays ont le droit aussi de réguler leurs frontières.
17:06Il a parlé quand même de l'importance de bien accueillir, évidemment.
17:09Mais est-ce qu'on peut bien accueillir quand les chiffres deviennent pharaoniques?
17:13La réponse, c'est non.
17:14Et oui, il faut du courage politique.
17:15Oui, il faut aider les pays du Sud, comme on dit, ou des pays qui ont plus de difficultés.
17:20Mais il y a quand même cette réalité et ce courage politique aussi.
17:23Et cette réalité, on va en parler avec Gérard-François Dumont.
17:25Bonjour et merci d'être avec nous.
17:27Vous êtes démographe et je crois que vous avez pu entendre le début de ce débat.
17:32Ce qu'on disait effectivement de ces flux migratoires,
17:34toute la question est dans la capacité ou non d'accueil des pays.
17:39Et on voit un certain nombre de pays qui estiment qu'ils peuvent encore accueillir,
17:42mais des pays où on estime que les capacités d'accueil sont déjà saturées, finalement.
17:47Oui, enfin, au-delà des problèmes de capacité d'accueil, il faut préciser quand même
17:52que tous les processus en cours sont aujourd'hui des processus
17:55qui ne font qu'augmenter le nombre d'immigrés dans l'Union européenne.
17:59Pour deux raisons.
18:00Parce que toute immigration est le fondement de deux éléments.
18:04Le premier élément, c'est qu'il y a une répulsion d'un certain nombre de personnes
18:08par rapport à la situation de leur pays d'origine.
18:11Donc, comme ils sont dans des pays mal gouvernés ou dans des pays en guerre
18:15comme le Soudan ou dans des pays en difficulté comme l'Afghanistan,
18:19ils considèrent que nécessairement la situation sera meilleure ailleurs.
18:24Donc, ils sont repoussés de leur pays d'origine.
18:26Je rappelle d'ailleurs qu'il y a aussi tout le problème des régimes liberticides.
18:31Par exemple, on a 8 millions de Vénézuéliens qui ont quitté leur pays,
18:34non pas parce que le Vénézuéla est un pays pauvre,
18:36mais parce qu'il est mal gouverné par ses dirigeants actuels et le régime actuel.
18:41Et puis, il y a le problème de l'attraction.
18:44Or, tout ce qui a été décidé dans l'Union européenne toutes ces dernières années,
18:48ou en France, c'est une attraction.
18:50C'est-à-dire, les portes sont complètement ouvertes.
18:52Elles sont ouvertes parce que toute personne qui se présente a le droit à une demande d'asile,
18:56parce que toute personne qui se présente, on n'a pas le droit de lui dire,
18:59ben non, la porte est fermée et on vous prie de revenir dans votre pays d'origine.
19:04Et même les personnes en situation irrégulière, dans un pays comme la France,
19:09on est obligé de les loger, de les nourrir et de les soigner,
19:12alors qu'elles sont en situation irrégulière.
19:13Donc, tout est fait pour, en fait, dire au reste du monde,
19:17ben venez en Europe et vous aurez même des conditions de vie
19:21qui seront meilleures que les Européens eux-mêmes,
19:23qui n'ont pas nécessairement l'avantage de la gratuité du logement,
19:28de la gratuité en matière de suivi de santé, etc.
19:31Donc, bien sûr, il y a une petite réaction qui est intervenue au niveau de l'Union Européenne
19:38et qui annonce quelques mesures concernant les immigrés en situation irrégulière.
19:43Mais ce sont d'abord des mesures qui ne seront mises en œuvre que très tardivement,
19:47que certains pays, peut-être, ne mettront pas en œuvre.
19:50D'ailleurs, les dirigeants français ont dit qu'ils ne les mettront pas en œuvre.
19:53Et donc, dans ce contexte-là, on va continuer à avoir une immigration de plus en plus importante
19:59sans avoir les capacités d'intégrer ces immigrés.
20:02Parce que c'est évidemment, et cela a été bien cité, le vrai problème et la vraie difficulté.
20:07D'ailleurs, quand on parle de 68 millions d'immigrants,
20:11il faut quand même rappeler aussi que ces immigrants, ils ont des enfants en Europe
20:16et que, si on regarde le pourcentage de l'immigration dans les classes en Europe,
20:20il est beaucoup plus élevé que le pourcentage moyen de l'immigration de la totalité de la population.
20:26Et justement, rapidement, parce qu'il nous reste malheureusement peu de temps,
20:29mais quand on voit cette tendance qui est à l'œuvre, je le rappelais,
20:31il y avait 40 millions de personnes nées à l'étranger dans l'Union Européenne en 2010.
20:35On est maintenant à 64 millions.
20:37Et si je vous écoute, je crois comprendre que la tendance va s'amplifier.
20:42Quelles sont, dans ces cas-là, les solutions ?
20:44Qu'est-ce que l'Europe devrait mettre en œuvre ?
20:46La tendance va s'amplifier, tout simplement parce qu'en plus,
20:50toutes les jurisprudences de ces dernières années ont une interprétation de plus en plus large
20:55de la Convention de Genève sur le droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
20:59Je donne deux exemples.
21:01Normalement, le droit d'asile, c'était un droit individuel.
21:04Eh bien, il y a eu des décisions en France du Conseil d'État qui disent
21:07« Ah ben maintenant, le droit d'asile, c'est un droit collectif. »
21:10Donc, ça veut dire que toutes les femmes afghanes ont le droit d'avoir une situation de demandeur d'asile
21:15en Europe.
21:15Donc, vous voyez, ça fait des millions de personnes, pour prendre cet exemple.
21:19Et en ce qui concerne l'Europe, il y a le fameux article 8 de la Convention européenne des droits
21:24de l'homme
21:24sur le droit à une vie familiale et privée.
21:27C'est très bien, le droit à une vie familiale et privée.
21:29Mais pourquoi les personnes seraient-elles obligées d'avoir cette vie familiale et privée en Europe ?
21:36Elles peuvent très bien aussi vivre avec leur conjoint qui est d'un autre pays étranger.
21:41Mais l'interprétation, c'est en fait, si vous voulez, un privilège donné à la présence en Europe.
21:48Merci beaucoup, en tout cas, d'avoir été avec nous, Gérard-François Dumont.
21:51Je rappelle que vous êtes démographe et restez avec nous,
21:53parce qu'à 16h10, vous aurez ce documentaire sur les vrais chiffres de l'immigration.
21:58D'abord, un état complet des lieux, un état qui est factuel et avec des chiffres,
22:04et puis un certain nombre de témoignages et d'exemples.
22:06On marque une première pause dans ce 120 minutes infos week-end.
22:10On se retrouve avec mes invités juste après.
22:12Restez avec nous.
22:16De retour pour la suite de 120 minutes infos.
22:19On va continuer à parler d'immigration dans un instant.
22:22Mais d'abord, le journal de Sandra Tchombour.
22:24Rebonjour, Sandra.
22:25Rebonjour, Elodie.
22:26Rebonjour à tous face à la hausse des prix généralisés due à la crise des carburants.
22:31De nombreux Français sont contraints de revoir leurs habitudes de consommation.
22:35Dans ce contexte difficile, CNews est parti à votre rencontre
22:39pour savoir comment vous vivez cette situation.
22:41On retrouve à Lésigny, en Seine-et-Marne, Nicolas Roger et Timothée Forger.
22:46Vous êtes en compagnie d'une commerçante, il me semble.
22:52Oui, c'est ça.
22:52Bonjour, Sandra.
22:53Nous sommes ici à Lésigny, en compagnie de Sophie,
22:56dans son magasin de prêt-à-porter féminin.
22:58Et alors, Sophie nous confiait qu'elle était incertaine
23:01quant aux répercussions que la hausse des carburants
23:05a sur son magasin et aura sur son magasin.
23:07Oui, bonjour.
23:08Alors, tout à fait.
23:09Je ne peux pas vraiment me prononcer
23:10pour savoir s'il y a un réel impact au niveau de mon commerce.
23:14Je sais simplement qu'au niveau de la clientèle,
23:15il y a beaucoup d'inquiétudes
23:16parce qu'effectivement, ça a beaucoup augmenté.
23:19On ne sait pas si ça va redescendre et quand ça va redescendre
23:21parce que c'est facile de monter, mais pas de redescendre.
23:24Donc voilà.
23:24Puis en même temps, en ce moment, c'est les vacances scolaires.
23:26Donc voilà, c'est toujours un petit peu plus calme
23:28quand c'est les vacances scolaires.
23:29Donc je ne peux pas vraiment me prononcer.
23:31Mais beaucoup d'inquiétudes quand même.
23:32Les clientes en parlent pas mal autour de moi.
23:35Et alors, Sophie, vous nous disiez également que
23:39vous avez constaté les fluctuations des prix
23:42dans les stations d'essence aux alentours.
23:44Vous avez notamment fait un plein pour votre fille au gasoil, c'est ça ?
23:47Tout à fait.
23:48Le gasoil a été monté, il y a une petite surface à côté.
23:52Le gasoil a été monté à 2,49.
23:54Donc ce qui était quand même assez conséquent.
23:56Donc ce n'est pas du tout le même budget.
23:58Enfin, ce n'est pas du tout le même prix.
23:59Après, un plein effectué.
24:01Donc pour les jeunes, ce n'est pas facile du tout.
24:03Voilà.
24:04Voilà.
24:05Et donc Sophie nous disait qu'elle comptait évidemment
24:08sur sa clientèle fidèle pour se rassurer
24:12quant à l'avenir de son commerce.
24:14Mais Sophie nous disait qu'elle est confiante.
24:17Merci Nicolas, Roger et Timothée Forger.
24:20Vous parliez de carburant d'essence, de la colère des automobilistes.
24:24Ils accusent le coût justement face à la crise des carburants.
24:26Si certains optent pour des modèles de véhicules hybrides,
24:30d'autres préfèrent les transports
24:31ou tout simplement limiter leurs déplacements.
24:34Écoutez.
24:36C'est vraiment compliqué cette hausse de carburant.
24:39Tout simplement parce qu'il y a plein de choses
24:42qu'on ne peut plus faire.
24:46Moi, personnellement, je devais aller là dernièrement au zoo.
24:51Malheureusement, je n'ai pas pu.
24:53On ne part plus aux vacances.
24:55Même exemple, avant on mange le midi le soir,
24:57maintenant on mange qui le midi.
24:58Ça réduit l'exemple.
24:59Là, par exemple, on part en week-end
25:01et on a choisi de prendre cette voiture-là qui est une hybride
25:04plutôt que de prendre la mienne qui est en full essence.
25:08Comme ça, ça nous permet de réduire un petit peu la facture sur le week-end.
25:12Et pour faire face à l'envolée des prix,
25:15l'écrivain Alexandre Jardin demande au gouvernement
25:17de supprimer les certificats d'économie d'énergie
25:21qui ne servent à rien, selon lui.
25:23Votre chaîne a diffusé un documentaire absolument exceptionnel
25:29qui montre la réalité française actuelle.
25:32Et tout à coup, on a des systèmes publics qui résonnent encore sur des grandes masses.
25:37La vérité, c'est que nous devons obtenir très rapidement,
25:40je dis bien très rapidement,
25:41l'abrogation de ce qu'on appelle les certificats d'économie d'énergie.
25:46C'est une quasi-taxe que vous payez,
25:49c'est 17 centimes par litre d'essence et 21 centimes sur le gasoil.
25:54Ça finance, je ne vais pas vous rentrer dans le détail,
25:56mais ça finance des conneries
25:58qui sont absolument remises en question par la Cour des comptes.
26:02Ça, c'est une mesure immédiate.
26:05Le gouvernement peut nous soulager.
26:07Et même en période de vacances, le budget des Français est serré.
26:11Les touristes s'organisent pour limiter les dépenses.
26:14D'autres ont même dû revoir leur plan de destination.
26:17Reportage dans le Var de Franck Trivio avec le récit de Florian Doré.
26:21Est-ce que tu veux que je te mets un coussin sur la chaise ou c'est bon ?
26:25Quand la promesse d'un beau voyage en Italie se transforme en vacances au camping.
26:30C'est le cas de Nathalie.
26:32Avec les prix des carburants,
26:33elle et sa fille ont dû se résoudre à abandonner leur trip
26:36prévu jusqu'à Florence.
26:38Son voyage s'est finalement arrêté dans ce camping du sud de la France
26:42et elle ne le regrette pas.
26:43On a vraiment éliminé le côté transport, essence, voiture,
26:49on est venu en train.
26:50Et puis en fait, c'est parfait.
26:52Parce que, évidemment, ce ne sont pas tout à fait les mêmes vacances,
26:56mais il y a plein d'activités à faire sur place.
26:58Puis on est dans un cadre qui est quand même assez exceptionnel.
27:02Des touristes contraints de maîtriser leur budget,
27:04Tania et sa famille ont décidé de profiter des vacances,
27:07mais à seulement deux heures de trajet de la maison
27:10et sans prendre l'autoroute.
27:11Vous pouvez remarquer, c'est une 7 places et elle est pleine.
27:14On est 6 dans la voiture en limite.
27:17Voilà, on n'a pas pris de véhicule.
27:18On s'est dit que c'est le meilleur moyen de limiter les coûts aussi.
27:21Dans son camping,
27:22Michel l'a remarqué.
27:23Les vacanciers abandonnent leurs véhicules
27:25et se rabattent vers d'autres activités.
27:27Ils partent à pied, ils randonnent dans le secteur,
27:30ils vont à la plage, ils vont à la piscine
27:33et donc ils imitent un peu les déplacements.
27:36Malgré les aides annoncées,
27:37le prix des carburants est toujours aussi élevé.
27:39Une situation qui pourrait menacer les vacances des Français
27:43à l'approche de l'été.
27:45Voilà pour l'essentiel de l'actualité, Elodie.
27:47Merci beaucoup Sandra Thionbo.
27:49On va continuer à parler, je vous le disais, d'immigration.
27:52Cette fois en regardant ce qui se passe
27:54entre la France et la Grande-Bretagne.
27:56Les deux pays ont donc prolongé leur accord
27:58qui vise à endiguer les traversées illégales de la Manche.
28:02Il y a enfin un accord qui a été signé dans les grandes lignes.
28:05La contribution financière britannique est en hausse
28:09avec une partie flexible qui sera donc conditionnée
28:11aux résultats français.
28:13Quelles sont les autres modalités ?
28:15Les détails avec Sharon Camara.
28:18Des équipements plus performants
28:20pour renforcer le contrôle de la frontière franco-britannique.
28:24Sur cette plage dans le nord,
28:25les ministres français et britanniques de l'intérieur
28:27ont renouvelé pour trois ans supplémentaires
28:30l'accord visant à lutter contre les traversées clandestines de la Manche.
28:34Sur ce triennal, on est à 580 millions d'euros en part stable
28:38et puis il y a une part dite flexible
28:39qui permet d'arriver à 766
28:41mais qui est une part qui est acquise.
28:43La simple condition qui est mise,
28:46c'est que chaque année, on va regarder comment nous avons travaillé sur la côte
28:52et le cas échéant, réadapter les crédits.
28:56Dans cette enveloppe, 60% seront dédiés au renforcement des effectifs sur le littoral.
29:00Sur la période 2023-2026, ils étaient 900 agents et passeront à environ 1400 d'ici 2029.
29:0820% de la contribution financière britannique seront dédiées aux infrastructures
29:13et les 20% restant aux équipements avec des drones, des caméras thermiques, des jumelles nocturnes ainsi que des véhicules.
29:20Il y a deux types de critères. Il y aura des critères quantitatifs, des critères qui permettront de mesurer le
29:24nombre d'interventions qu'on a faites,
29:26le nombre d'interpellations, le nombre de traversées empêchées.
29:29On fera du qualitatif, du retour d'expérience. Est-ce que la façon dont on travaille est la bonne ou
29:33pas ?
29:33Le ministre de l'Intérieur souligne que les traversées de la Manche ont baissé de 56% en un an.
29:39La France est pourtant accusée outre Manche de ne pas en faire assez pour retenir les traversées clandestines.
29:46Je vous redonne quand même quelques chiffres.
29:48Ce sont 41 472 personnes qui ont rejoint irrégulièrement le Royaume-Uni sur des petites embarcations en 2025.
29:57Alors Jonathan, on voit cet accord qui est prolongé, mais en revanche, il faudra que la France soit efficace.
30:03La part flexible, elle est conditionnée au fait que la France parvienne enfin à gérer ses frontières, donc finalement à
30:09garder chez elle les migrants.
30:10C'est en gros ce que réclament nos amis britanniques.
30:13Et on voit que la situation est dramatique pour toutes les personnes qui habitent le nord de la France, qui
30:17habitent aux alentours de Calais,
30:19qui voient parfois leur jardin saccagé par des pauvres herres qui campent dans le jardin des maisons à proximité des
30:26plages,
30:27qui peuvent dégrader des voitures, du matériel, des violences entre les groupes ethniques et différents également,
30:32qui se massent dans différents lieux de cette côte française.
30:36Parce que depuis que la fameuse jungle de Calais a été démantelée il y a plusieurs années, ce sont des
30:41campements sauvages.
30:42Oui, presque des mini-jungles un peu partout sur la côte.
30:45Et qui se multiplient, c'est ça qui est dramatique.
30:46Qu'il y ait cet accord, pourquoi pas, et pour le bien de tout le monde, faisons le vœu qu
30:52'ils se coordonnent français et anglais correctement.
30:56Je retiens tout de même une information qui n'a pas alarmé grand monde le mois dernier.
30:59Francis Ligéry, l'ancien patron de Frontex, aujourd'hui député européen, depuis mars dernier,
31:04est poursuivi par la justice française pour, tenez-vous bien, complicité de crime contre l'humanité.
31:10Oui.
31:10Parce qu'il avait tout simplement fait son travail en tant que patron de Frontex,
31:14à savoir la protection des frontières maritimes de l'Union européenne,
31:17et frontières terrestres aussi en l'occurrence pour ce qui concerne les pays de l'Est,
31:21que reproche-t-on à M. Ligéry d'avoir fait son travail, à savoir repousser des embarcations
31:26vers des pays « tranquilles » entre guillemets, c'est-à-dire en l'occurrence c'était la Turquie.
31:32Ligéry est poursuivie pour complicité de crime contre l'humanité.
31:35Donc je veux bien qu'il y ait un nouvel accord.
31:36On voit qu'on est loin du résultat.
31:38Non mais ça va très très loin.
31:39Alors que la vraie traite humaine, ce sont ses passeurs,
31:41c'est vraiment le crime organisé le plus abject qu'il soit.
31:46On connaît les cas de viol, de torture sur les femmes, les enfants, les hommes, etc.
31:49Les risques pris pour ces traversées aussi.
31:51Évidemment.
31:52Et ces passeurs-là, on n'en entend pas beaucoup parler quand on met la main dessus, par exemple.
31:57Donc peut-être que les choses se feront, encore une fois, espérons-le,
32:00mais il y a une telle malhonnêteté intellectuelle vis-à-vis de tout cela depuis le début.
32:05Et je vous l'avais dit il y a quelques jours, le vrai problème de la France, encore une fois,
32:08ce n'est pas la Manche, c'est la Méditerranée.
32:10Et c'est là où il faudrait quand même que les choses soient davantage décoincées
32:14avec les pays du Maghreb, qui malheureusement ne sont plus des interlocuteurs pour la France,
32:19alors qu'ils le sont tous pour l'Italie, par exemple.
32:21Mais je prolonge justement votre raisonnement, parce que Karima, on voit bien
32:24que le Royaume-Uni sera prêt à donner davantage d'argent dans cet accord
32:28si la France, entre guillemets, fait son travail, donc si la France garde des migrants chez elle.
32:33Mais nous, il faudrait qu'on demande la même chose, parce que personne n'empêche qu'ils arrivent chez nous
32:37et les pays qu'ils veulent rejoindre, en l'occurrence le Royaume-Uni, ne les veulent pas non plus.
32:42Donc on a l'impression qu'on se fait un peu avoir des deux côtés, si j'ose dire, de
32:45manière un peu triviale.
32:46Comme si on tournait en rond, effectivement, on ne s'attaque pas vraiment au nœud du problème.
32:51C'est la question aussi de ces arrivées sur le sol européen.
32:54On l'a vu qu'il y a beaucoup de choses qui se décident aussi à Bruxelles, notamment.
33:00Et donc c'est aussi toute la question de l'attractivité de nos pays.
33:03On ne veut pas regarder la situation en face.
33:06On se dit, dès qu'on essaie justement de trouver des solutions, tout de suite, on peut être...
33:11Enfin, les pays où les personnes qui décident de trouver des solutions vont être taxées,
33:16soit de xénophobie, de racisme, d'extrême droite.
33:19On a vu, vous avez mentionné aussi avec l'ancien dirigeant de Frontex,
33:26à quel point ça peut aller extrêmement loin.
33:29Et finalement, on s'auto-verrouille.
33:31On s'auto-verrouille et on ne peut pas aller finalement trouver des solutions.
33:35Et d'ailleurs, c'est extrêmement troublant parce que les chiffres sont quand même vertigineux.
33:39Premièrement, on voit aussi le coût de cette immigration irrégulière
33:43et les moyens que ça prend, qu'il faut déployer aussi
33:47pour essayer un peu de réguler la situation avec des résultats plutôt mitigés.
33:53Donc, on parle de centaines et de centaines de millions d'euros.
33:57Notamment, bon, sur trois ans, il était question de 580 millions d'euros assurés.
34:03Mais ça va beaucoup plus loin.
34:04Ça va même jusqu'à 766 millions d'euros dans ce cas-ci.
34:09Donc, les Britanniques sont prêts à mettre cet argent, comme on dit, sur la table
34:12pour réguler la situation.
34:14Je pense aussi que c'est un drame aussi humain, humanitaire.
34:19En 2025, il y a 29 migrants qui sont morts dans la Manche, justement, pour avoir un signe de traverser.
34:24Et les patients, que faire de savoir, d'ailleurs, quel sera le destin de ces migrants qui sont sur les
34:29embarcations?
34:30Exactement.
34:31Donc, toute la question de l'attractivité.
34:33Il y a aussi ces règles qu'on voit du côté européen qui sont à revoir.
34:37Je pense que ça, c'est extrêmement important.
34:40Donc, bref, beaucoup de choses sur la table.
34:42La France ne peut pas faire ça toute seule non plus.
34:44Mais il y a aussi une capacité, un courage politique d'aller de l'avant.
34:48Et comme je disais, oui, aider les pays, comme on dit, les pays du Sud, mais les pays de départ.
34:55Mais aussi, ensuite, prendre des mesures nécessaires pour éviter aussi ces drames humains.
35:00Et justement, on va regarder les mesures avec cette DNS, cette infographie.
35:04Merci, Maxime Lavandier, de l'avoir laissée.
35:06Justement, dans les mesures, Jonathan, si on regarde.
35:08Donc, plus d'effectifs sur le littoral français.
35:11On passerait de 900 agents prévus à 1 400 avec des infrastructures, avec des drones, des caméras thermiques, etc.
35:17D'un côté, j'ai envie de vous dire, pourquoi pas?
35:19On se donne des moyens humains et technologiques, en l'occurrence.
35:22Mais, et après?
35:23Parce que, comme vous le disiez, les passeurs, quand ils sont attrapés, il y en a eu 480 en 2025.
35:28On ne sait pas bien ce qu'ils deviennent.
35:30Et 480 par rapport au nombre qu'ils sont, c'est quand même pas grand-chose.
35:33Et puis, ces agents, qu'est-ce qu'ils font?
35:34Ce sont des migrants, des personnes en situation irrégulière.
35:37On n'arrive pas à les renvoyer chez eux.
35:38Est-ce que mettre des moyens, en fait, c'est vraiment efficace?
35:42Je serais bien incapable de vous répondre par une affirmative indéboulonnable.
35:48En revanche, ce que je peux faire, c'est vous répondre par des exemples que le passé nous a offerts
35:51et qui nous montrent, comme l'a très justement dit Karima, qu'on tourne en rond.
35:54Il y a quelques mois, des gendarmes français sur la côte calaisienne ont percé un bateau
36:02qui s'apprêtait à prendre le large.
36:05Ils l'ont percé, ils avaient de l'eau jusqu'aux genoux.
36:07Ils ont percé ce hors-bord pour empêcher ce bateau de prendre le large
36:11et donc de gagner les côtes britanniques.
36:13Souvenez-vous de l'alalie qui a été sonnée sur ces agents de ces CRS
36:19qui faisaient leur travail, à savoir empêcher un bateau.
36:22Et qui n'ont pas beaucoup de moyens non plus de le faire.
36:23Ce sont des moyens dérisoires, je vous le dis.
36:25C'est aux couteaux qu'ils ont attaqué ce hors-bord.
36:27Et ensuite, ça a dégénéré en rixe contre eux, de la part des migrants sur les plages.
36:32Ensuite, il y a eu des règlements de compte encore une fois.
36:34Ça a dégénéré sur toute la côte environnante.
36:38Les gendarmes n'ont pas été tant protégés que ça par leur hiérarchie.
36:42Ils ont été saqués par la presse et locale et nationale à ce moment-là.
36:46Souvenez-vous-en.
36:47Donc, si vous voulez, peut-être qu'on peut multiplier les renforts ainsi de suite.
36:52Mais s'ils n'ont pas les moyens valables de pouvoir stopper cette immigration massive.
36:58Et encore une fois, on n'a pas, nous, les moyens même matériels de pouvoir dignement loger ces gens.
37:04L'État n'a plus d'argent.
37:06Les conséquences de ces arrivées par milliers, par centaines de milliers chaque année sont financières.
37:12On vide, on n'a pas d'argent, mais on continue de les aider financièrement.
37:16On n'a pas de lieu pour les loger, mais on continue de les loger gratuitement.
37:21Vous avez l'aide d'urgence, vous savez, vous logez à l'hôtel.
37:25Ce ne sont pas des palaces, mais tout de même.
37:27Ça coûte près de 3 milliards d'euros par an à l'État.
37:31Et vous avez aussi les réquisitions de gymnase.
37:32C'est toujours le cas à Paris, sous la mandature d'Emmanuel Grégoire,
37:35qui empêche de facto les petits parisiens de suivre leurs cours de sport, tout simplement.
37:39Et on va voir un certain nombre d'exemples, évidemment, édifiants.
37:42Déjà, juste après la pause, on parlera des livreurs, notamment Uber Eats,
37:46ou bien encore des livreux, puisque selon certains chiffres,
37:50ils sont 99% à être nés à l'étranger, 65% à être dans une situation irrégulière.
37:56Et puis, évidemment, dès 16h10, sur l'antenne de CNews,
37:59ce documentaire sur les vrais chiffres de l'immigration.
38:02Vous restez évidemment avec nous et on se retrouve juste après la pause.
38:05A tout de suite.
38:08De retour pour la deuxième heure de 120 minutes info week-end.
38:11On commence avec le rappel de l'actualité.
38:14Avec vous, Sandra Tchombeau. Rebonjour Sandra.
38:15Rebonjour Elodie. Rebonjour à tous.
38:17En déplacement à Athènes, en Grèce,
38:19Emmanuel Macron a assuré que la guerre au Moyen-Orient
38:22ne laissait aujourd'hui envisager aucune pénurie de carburant en France,
38:26malgré l'impact sur les prix.
38:28Il a mis en garde contre les scénarios qui risquent de provoquer des comportements de panique
38:32et donc un manque.
38:33Le président français a également appelé à une réouverture complète du détroit d'Hormuz.
38:38Un homme armé a été abattu ce samedi par des gendarmes en patrouille
38:42après une tentative de braquage d'une boulangerie de Clermont-Léraud.
38:45Il avait ouvert le feu sur les militaires à sa sortie du commerce
38:48qui coïncidait avec leur arrivée sur place.
38:50Malgré les premiers secours prodigués, l'individu est décédé des suites de ses blessures.
38:56Et puis à l'étranger, l'armée malienne indique que la situation est sous contrôle
38:59après des combats ce matin près de Bamako au Mali
39:02et dans plusieurs villes dans l'intérieur du pays.
39:05Ils opposaient des milices à des groupes armés terroristes
39:07non encore identifiés selon les militaires.
39:10Ces milices avaient pris pour cible plutôt certaines casernes de la capitale notamment.
39:15Merci beaucoup Sandra Thiombo.
39:17On va parler maintenant, et je vous le disais tout à l'heure,
39:20des livreurs notamment pour les applications qui livrent des repas.
39:24Vous le savez déjà, sans doute leurs conditions de travail sont extrêmement précaires,
39:29des salaires très bas, des horaires à rallonge.
39:32Mais ça n'est pas tout.
39:32Une récente étude de l'Institut de Recherche pour le Développement
39:36fait la lumière sur leur situation.
39:38Et je vous le disais avant la pause,
39:39ils sont plus de 65% à être sans titre de séjour
39:43et presque 99% sont nés à l'étranger.
39:47On regarde et on analyse la situation avec Sharon Camara.
39:51Ils sont entre 70 000 et 100 000 livreurs
39:54travaillant pour des plateformes numériques de livraison.
39:57En France, la grande majorité de ces travailleurs,
40:00plus de 98% sont immigrés
40:02et parmi eux, plus de 64% sont en situation irrégulière.
40:06Il y a finalement peu de contrôle sur le profil des livreurs,
40:10moins de contrôle en tout cas que quand il faut embaucher quelqu'un
40:12avec un contrat de travail et un salaire fixe.
40:15Et donc pour ces plateformes,
40:16c'est aussi un moyen d'avoir en quelque sorte
40:18à disposition des profils de travailleurs
40:21qui sont prêts à accepter des conditions
40:24que d'autres travailleurs en situation régulière n'accepteraient pas.
40:26En moyenne, un livreur effectue 413 livraisons par mois
40:30en travaillant 63 heures par semaine.
40:33Côté rémunération, il touche 5,83 euros,
40:36bien loin du salaire horaire minimum,
40:38fixé à un peu plus de 12 euros.
40:40D'une part, il y a la responsabilité de l'État
40:43qui doit demander des comptes, potentiellement des comptes judiciaires,
40:47en tout cas au moins des comptes de contrôle administratif à ces plateformes.
40:50Il y a aussi une responsabilité du consommateur.
40:53Si on estime que les conditions de travail des livreurs à vélo sont inadmissibles,
40:58eh bien on doit peut-être faire le choix d'aller chercher directement ces repas.
41:03Si la livraison représente la principale source de revenus pour la majorité,
41:07ils sont nombreux à espérer quitter cette activité
41:10qui impacte leur santé et leur morale.
41:12Parmi les livreurs sans titre de séjour,
41:15plus de 91% ne souhaiteraient pas continuer à temps plein
41:18si leur situation était régularisée.
41:22Karimaï, on a voulu montrer cet exemple parce que ça a rejoint tout ce qu'on dit
41:25depuis le début de cette émission.
41:26C'est-à-dire qu'on a vu le nombre d'heures qui sont faites en moyenne par semaine,
41:31on voit ce très faible salaire,
41:33on voit les conditions de travail qui sont déplorables
41:35et puis on voit finalement ces plateformes
41:38qui sont ravies de trouver cette population sans papier
41:41parce que si on offrait les mêmes conditions de travail
41:44à des personnes qui ont des papiers et qui sont nées sur le territoire,
41:47évidemment qu'elles n'accepteraient pas.
41:48Et pour cause, on utilise, on est à deux doigts de l'esclavagisme,
41:52c'est la main-d'oeuvre véritablement.
41:53On sait qu'ils n'ont rien et en plus, on les exploite.
41:56Moi, je trouve ça choquant en fait aussi dans le discours qu'on peut entendre.
42:01On va nous dire qu'il faut finalement accueillir la planète entière
42:05pour être généreux.
42:06Mais quand on regarde des conditions de travail de la sorte,
42:11on parle en moyenne de 63 heures par semaine,
42:15moins de 6 euros bruts de l'heure.
42:19Donc, c'est comme si finalement, il y a une grande hypocrisie
42:22dans le discours public.
42:24Et en même temps, on se dit aussi, d'un point de vue politique,
42:27on voit à quel point ça peut être difficile pour des entrepreneurs.
42:30On a vu les boulangers, par exemple, qui voulaient travailler.
42:32Les boulangers, les fleuristes.
42:34Le 1er mai, ou à quel point on peut mettre des bâtons dans les roues.
42:37Mais pour des grandes multinationales, finalement, c'est quoi?
42:41Ça arrange tout le monde, on se tait, on laisse les choses aller
42:44et on se dit finalement, ça accommode beaucoup de monde
42:48qu'on puisse avoir finalement à bas salaire une main-d'oeuvre
42:52qui est malléable, qui est corvéable.
42:54Vous pouvez faire à peu près n'importe quoi.
42:55Qui évidemment ne se plendra pas puisqu'elle ne peut rien dire.
42:57Exactement.
42:58Donc, une grande hypocrisie, je trouve, dans un certain discours
43:01qui nous parle de générosité et d'accueil,
43:04en sachant très bien que finalement, 98 % de ces livreurs,
43:08de ces compagnies, sont donc d'origine immigrée.
43:12Certains n'ont pas nécessairement...
43:14Ça dépend, mais je veux dire, toute la question de la régularisation,
43:18de ce qui fait que... comment on va les payer.
43:20Donc, bref, beaucoup d'hypocrisie et encore une fois,
43:22de manque de courage politique pour s'attaquer quand même
43:25à cette question et d'être capable d'avoir un certain rapport de force
43:28aussi avec ces entreprises multinationales.
43:31Comme le disait effectivement Nicolas Pouvromonti,
43:33et c'est vrai que, Jonathan, c'est un double échec de l'État.
43:36C'est le signe qu'effectivement, il y a des personnes
43:39en situation irrégulière qui viennent pour prendre le travail
43:42que personne d'autre ne voudrait faire.
43:44Et l'échec de la simulation, on le voit aussi sur ces applications.
43:47Tout est fait pour qu'il y ait des systèmes de messages
43:49qui s'envoient presque automatiquement.
43:51Quel avenir on offre à ces personnes qui sont venues sur notre sol,
43:55qu'on ne renvoie pas ?
43:56Là, il y a une sorte presque, j'ai envie de dire,
43:57d'entente entre ces plateformes et l'État.
43:59On sait qu'ils sont là, puisqu'on a les chiffres.
44:02Mais ce n'est pas grave, on tolère.
44:03Nicolas Pouvromonti a parfaitement raison.
44:05C'est l'illustration de plusieurs échecs,
44:07ceux que vous venez de citer.
44:09L'illustration de l'incapacité de l'État à agir,
44:12encore une fois, et dans ce domaine, ce n'est pas tant.
44:14C'est aussi l'illustration d'une société malade.
44:17C'est-à-dire que cette ubérisation du monde,
44:19c'est aussi, et c'est là où Pouvromonti a raison,
44:21c'est aussi les clients qu'il faut responsabiliser.
44:24Quand vous parlez avec ces livreurs,
44:26certains vous disent qu'ils ne se lèvent à pas d'heure
44:27pour livrer un café le matin.
44:29Il y a des gens qui ne quittent pas leur canapé
44:30pour se faire livrer un café, voire un croissant le matin.
44:33Et ces pauvres pédalent comme des malades dans Paris
44:36ou dans toute grande ville
44:38pour faire se multiplier ce type de course.
44:41Il y a ces gens qui sont incapables
44:43d'aller à la boulangerie le matin pour acheter leur croissant
44:45et qui préfèrent se faire livrer
44:48par ces esclaves de l'âge moderne.
44:50Et puis vous avez ces esclaves de l'âge moderne.
44:53Moi, je n'ai pas de problème à employer ce terme
44:55parce que vu le détail des conditions de vie et de travail
44:58de ces hommes surtout, c'est indigne.
45:02Et puis c'est risqué pour tout le monde
45:03parce que vu la cadence de travail, on le sait tous,
45:06ils ne respectent aucun feu,
45:07ils mettent leur vie en danger,
45:08ils mettent la vie des autres, des piétons en danger.
45:12Et également, si vous voulez, c'est une responsabilité en chaîne
45:15qui révèle, mais c'est vraiment à tous les points...
45:17Dès lors qu'on déroule la chose,
45:19à tous les points de vue, c'est une société malade.
45:21Et justement, cette société malade et ses exemples,
45:24vous allez continuer à les voir,
45:25déjà présent dans ce documentaire de CNews,
45:29l'immigration, les vrais chiffres.
45:31On regarde ce documentaire.
45:34Merci.
45:34Merci.
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