00:00Cette absence d'éthique, elle est très dommageable.
00:04C'est ce qu'a pointé du doigt Charles Lalonde sur ses réseaux sociaux.
00:06Il a d'ailleurs interpellé Yael Broun-Pivet pour avoir un rappel à l'ordre.
00:09Alors Jérémy Patrilettus, le président de la commission d'enquête,
00:12a rappelé à l'ordre les députés de la commission.
00:14Mais Yael Broun-Pivet, silence radio.
00:16Et il y a évidemment un objectif politique dans ces fuites.
00:18La question, ce n'est pas un petit buzz médiatique.
00:20C'est une volonté d'exposer aux yeux de tous les points principaux du rapport,
00:24surtout les points qui peuvent être clivants,
00:26pour ensuite essayer d'engager un bras de fer avec Charles Lalonde.
00:29Peut-être pour qu'il supprime ou qu'il retravaille certains éléments.
00:32Et pour pouvoir aussi justifier, pour ceux qui décideront de ne pas le voter,
00:36de pouvoir l'enterrer définitivement.
00:38Je vais vous dire, d'une manière paradoxale,
00:40je pourrais presque souhaiter que ce rapport ne soit pas voté.
00:45Parce que c'est contre-productif pour ceux qui...
00:48L'essentiel est ailleurs.
00:49Ce n'est pas dans l'intérêt du tracteur de ne pas le voter.
00:51L'essentiel est ailleurs parce que les gens ont bien compris.
00:53Déjà, je pense qu'il y a beaucoup de Français qui ont suivi les travaux
00:56et qui ont vu le relais aussi qui a été fait.
00:58Et ils ont vu ce qu'il fallait voir.
01:00Désormais, le principal...
01:01Il y a un rapport d'une commission d'enquête.
01:02C'est austère.
01:03Quand ça devient un texte interdit, tout de suite, ça devient passionnant.
01:06Je suis d'accord avec vous.
01:07Comment ?
01:08Samizda.
01:09Oui, mais oui.
01:10Si jamais le texte est interdit et broyé,
01:13il a une prospérité qui lui est assurée.
01:16Évidemment.
01:16Formidable.
01:18Les éditeurs se le racheront.
01:19Mais évidemment, Samizda, c'est pour les régimes totalitaires.
01:22Nous sommes d'accord.
01:22Oui.
01:22Donc c'est ça qui est un peu...
01:23Mais là, ça fait partie du règlement des nationales.
01:26Il faut que vous expliquez le mot que vous avez utilisé.
01:28Samizda, c'était le nom que l'on donnait pendant l'occupation.
01:32Autant des soviets, à ces écrits de dissidents
01:36qui circulaient sous le manteau,
01:38qui étaient des textes interdits,
01:40qui critiquaient évidemment le régime en place.
01:41Mais tout le monde ne connaît pas le Samizda.
01:46Ce n'est pas du tout le cas parce que ce rapport,
01:48les groupes politiques peuvent contribuer au rapport.
01:50C'est une décision de Charles Lalonde.
01:51Le rapporteur n'est pas contraint d'accepter ça.
01:53Il a demandé au président de la commission de faire un avant-propos.
01:56Et ensuite, les groupes politiques peuvent participer au rapport.
01:59Donc en plus, c'est un travail commun à la France.
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