Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 heures
Avec Claudine Frassin, comptable de l'association Piaf

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LA_VIE_EN_VRAI-2026-04-24##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le petit matin Sud Radio, 5h07, Benjamin Glaze.
00:05Il est 6h38 à Sud Radio, la vie en vrai, dans un petit village du Tarn.
00:09Une épicerie associative a vu le jour dans un lieu assez original
00:12puisqu'elle est hébergée au sein d'une agence de la Banque Postale.
00:16Et pour découvrir cette épicerie singulière, on se rend du côté de Fiac,
00:19une commune de 900 habitants. Bonjour Claudine Frassin.
00:24Oui, bonjour monsieur.
00:25Soyez la bienvenue sur Sud Radio, vous êtes trésorière de l'association Piaf
00:28à l'origine de l'épicerie que vous avez lancée en 2024.
00:32A quoi ressemblait déjà votre village à ce moment-là ?
00:35Vous n'aviez plus de commerce ?
00:37Non, il n'y avait plus de commerce.
00:39On avait juste l'agence Postale Communale.
00:45Et on avait créé un café associatif.
00:48D'accord. Et vous avez donc décidé de créer cette épicerie associative
00:53pour redynamiser le village, votre village.
00:57Comment elle vous est venue cette idée-là ?
00:59Je crois que c'est vous qui l'avez eue.
01:01Oui.
01:03Disons qu'il y avait un boulanger qui avait essayé de s'installer
01:06et puis finalement ça n'a pas marché.
01:08Il n'a pas donné suite.
01:10Et c'est vrai que dans un village, c'est bien d'avoir un commerce
01:13parce qu'en plus, on est à 9 à 10 kilomètres des commerces.
01:19Voilà, de l'entour.
01:21Aussi bien sur Grouillet que sur Lavore.
01:23Donc, il y a beaucoup de gens aussi, de plus en plus.
01:27Enfin, dans le village, il y a des gens âgés qui n'ont pas de véhicule.
01:31Bien sûr.
01:31Donc, il n'y a pas de transport non plus.
01:33Donc, c'est pas...
01:34Voilà, c'était un peu impératif qu'il y ait quelque chose qui se crée.
01:38Donc, on a créé une épicerie participative.
01:42Il y a eu quelques gérants mais qui n'ont pas pu tenir
01:47parce que les prix étaient beaucoup plus chers.
01:50Les gens ne venaient pas et ils n'arrivaient pas à sortir un salaire.
01:54Oui.
01:55Donc, c'était compliqué.
01:56Vous avez décidé de lancer une épicerie associative
01:59qui a donc élu domicile dans cette agence postale,
02:03l'agence de la commune.
02:04Je disais, c'est assez original.
02:06Pourquoi cet endroit-là ?
02:07Parce que finalement, il y avait de la place.
02:09Il y avait une petite place à prendre ?
02:12Oui, c'est ça.
02:14Je vous explique que c'était...
02:15On avait un multiservice autrefois.
02:18Donc, il y avait le café et l'épicerie.
02:21Et quand la commune a racheté le fonds,
02:28ils ont installé une agence postale dans la partie épicerie
02:32et le reste de la salle servait pour des expositions d'art contemporain.
02:36D'accord.
02:37L'art contemporain, il ne faisait plus d'exposition.
02:39Donc, la salle était disponible.
02:41Et il y avait juste dans le fond de la salle l'agence postale.
02:45Et donc...
02:46C'est une salle qui fait 40 mètres carrés.
02:48Et donc, avec votre épicerie qui a ouvert ses portes.
02:53Donc, c'était en 2024.
02:54Épicerie participative.
02:56C'est-à-dire que vous n'avez pas de salariés.
02:58Ce sont les habitants, finalement, qui font tourner la boutique.
03:01Oui, c'est ça.
03:03Ce sont les adhérents à l'épicerie qui donnent deux heures minimum.
03:08Parce qu'il y en a qui donnent beaucoup plus de leur temps pour que ça tourne, pour que ça
03:13marche.
03:14Pour que ça marche.
03:15Donc, ça fonctionne comment derrière.
03:17Donc, il faut...
03:17Et ça marche.
03:18Ça marche bien.
03:19Bah oui, Claudine.
03:20Ça marche bien, oui.
03:21On a 160 adhérents inscrits pour l'épicerie.
03:29Oui.
03:30Et depuis janvier, là, il y en a à peu près 120 qui sont passés à l'épicerie.
03:35Donc, ça fonctionne.
03:36Qu'est-ce que vous vendez comme produit dans cette épicerie ?
03:39Vous avez un peu de tout ?
03:41De tout.
03:42Oui, parce qu'on a absolument voulu que ce soit une épicerie de village.
03:45Où les gens puissent trouver un peu de tout.
03:48Et pour toutes les bourses, et puis aussi pour toutes les éthiques.
03:51Il y en a qui préfèrent bio, il y en a qui ne préfèrent pas bio.
03:53Il y en a qui, voilà, sans gluten, ceci, cela.
03:56Donc, on essaye de satisfaire tout le monde.
03:59Et à chaque fois qu'on essaye quelque chose,
04:01finalement, on se rend compte que s'il y en a 3-4 qui sont sans gluten,
04:05il y en a beaucoup plus.
04:08Donc, on a du sans gluten, on a du bio.
04:10Il y en a pour tous les goûts.
04:13Oui, pour tous les goûts.
04:16Et alors, les produits qui sont vendus, du coup, a quasi pris coup de temps, c'est ça ?
04:21Oui, c'est ça.
04:23On fait juste une marge de 3% pour les paires,
04:26tous les limites de date, tous les légumes qui s'abîment, etc.
04:31Au début, on a essayé de faire surcommande, mais les gens ne commandaient pas.
04:35Donc, on peut.
04:37Donc, on a rajouté quelques produits en plus des commandes.
04:40Puis finalement, on s'est rendu compte que les gens prennent, quand ils voient,
04:44ils ne commandent pas d'avance.
04:46Donc, on gère les stocks comme on peut.
04:49Voilà, bah oui.
04:51Bah oui, c'est comme ça que ça se passe.
04:53Et alors, commerce qui était important, forcément, pour les habitants qui ont besoin de ce commerce-là.
04:58Vous avez dit, les commerces, sinon, il faut faire 10 km en voiture.
05:02Tout le monde n'a pas une voiture.
05:04Et alors, au-delà de l'idée d'avoir un commerce sur place,
05:08c'est aussi un lieu de vie, un lieu d'échange.
05:09Ça, c'est important aussi.
05:11Oui, c'est ça.
05:12C'est pour ça qu'on a limité les créneaux d'ouverture
05:16pour que les gens puissent se retrouver plus nombreux à certains moments.
05:23Et puis aussi, au niveau des bénévoles,
05:26parce que si on était ouvert longtemps, on ne pourrait pas tenir.
05:32Donc, on a trois créneaux.
05:34On a le mardi matin, le jeudi soir et le dimanche matin.
05:37Oui, et avec cette possibilité aussi, c'est ça.
05:40Voilà, les bénévoles entre eux, de pouvoir discuter, de pouvoir échanger.
05:43Vous avez aussi des...
05:44Et à côté, on a le café associatif.
05:46Le café associatif, et puis des événements que vous organisez.
05:50Oui, tout à fait, oui.
05:51On organise des concerts, on a des repas,
05:55un repas par semaine le soir, le vendredi soir.
06:00Il y a des ateliers, on accueille aussi des associations du coin.
06:04On accueille le groupe populaire qui fait du soutien en mathématiques.
06:08On accueille une association qui fait de la couture.
06:11En ce moment, ils font du patchwork.
06:13L'année dernière, ils ont fait du tricot.
06:15Enfin, voilà.
06:16Le FIAC est un village, un petit village vivant.
06:19Oui, il y a 940 habitants.
06:22Oui, et effectivement, ils vous donnaient de la vie justement à ce village.
06:26Oui, tout à fait.
06:28On a rencontré des gens qu'on ne connaissait pas dans le village.
06:31Il y a des nouvelles amitiés qui se sont créées.
06:35Ce n'est plus un village au dortoir où les gens viennent et passent chacun chez soi.
06:41On a plaisir à se retrouver.
06:43Et ça, c'est chouette en tout cas.
06:44Merci beaucoup Claudine Frassin d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
06:48Je rappelle que vous êtes trésorière de l'association PIAF à l'origine de ce projet d'épicerie associative
06:53dans ce village de FIAC, dans le Tarn, pas très loin de Lavore.
06:56Vous en avez parlé Claudine.
06:58Je vous souhaite une très belle journée.
06:58Merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
Commentaires

Recommandations