00:00Alors il ne s'agit pas en réalité d'une nouvelle plainte, c'est une plainte qui a déjà été
00:03déposée par des salariés individuellement,
00:06qui a été rédigée sans tenir compte véritablement des contraintes du droit pénal.
00:12Donc là on fait intervenir directement le syndicat Transport 974 et on synthétise la plainte, on la met en forme
00:19en caractérisant les infractions.
00:22On a, si vous voulez, un rapport provisoire, un rapport définitif de la Chambre régionale des comptes qui poète énormément
00:29d'irrégularités, de dérives financières.
00:32Toutes ces irrégularités, dont certaines sont très graves, il ne faut pas les minimiser, ne constituent pas à proprement parler
00:38des infractions pénales.
00:39Donc notre plainte est synthétisée sur tout ce qui concerne les infractions pénales et il y en a assez, c
00:44'est suffisamment grave.
00:46Donc des détournements, des infractions au code des marchés publics, du favoritisme, de la prise illégale d'intérêts.
00:53On a à condenser de tout ce qu'on ne peut pas faire, de tout ce qu'on ne doit
00:57pas faire quand on est dans cette position-là, surtout lorsqu'il s'agit d'un service public.
01:01Les infractions sont, à mon avis, clairement caractérisées.
01:05Simplement une mention spéciale pour un certain nombre de personnages.
01:08Et c'est ça peut-être qui est important dans notre plainte.
01:12Un commissaire au compte qui certifie les comptes, qui voit, mais qui, comme chanterait Dylan, tourne la tête en prétendant
01:20qu'il n'a rien vu.
01:21On a un administrateur judiciaire qui a à peu près le même comportement, qui avalise un certain nombre de factures
01:28qui n'auraient pas dû être payées,
01:30de prestations qui ne devraient pas être continuées.
01:33Et puis qui, avec le juge commissaire au tribunal des commerces, inscrivent quand même ça sur l'état des créances
01:39et le mettent dans les dettes qui doivent être supportées.
01:42Et puis, une mention toute particulière, et là, ce n'est pas de coutume, pour un certain nombre de représentants
01:49du personnel.
01:50De représentants du personnel qui ont fermé un œil, qui ont fermé même les deux yeux,
01:56et qui ont été largement rétribués en contrepartie de cette prestation-là, de fermer les yeux, sur des irrégularités graves.
02:04On n'a pas l'habitude, dans les organisations syndicales, de tirer sur des représentants du personnel,
02:09parce qu'on sait que ce n'est pas toujours facile, on sait qu'il y a un contexte répressif,
02:14on sait aussi que les représentants du personnel n'ont pas toujours la formation, mais là, c'est plus grave.
02:20Là, c'est plus grave, ce sont des gens qui ont bénéficié de largesse, d'augmentation plus que substantielle de
02:26leur rémunération,
02:27et qui se sont tues alors que les infractions étaient flagrantes.
02:31Je ne sais pas s'il s'agit de la relancer ou de la lancer.
02:34J'ai un autre dossier qui est en rade ici, avec un PV de l'inspection du travail contre Orange,
02:39ça fait 4 ans qu'il est au commissariat et qu'il n'a pas bougé.
02:44Donc, on ne voudrait pas que ce dossier-là, compte tenu de la gravité des infractions,
02:49compte tenu aussi de la personnalité des gens qui sont poursuivis,
02:53on ne voudrait pas que ce dossier-là suive le même sort.
02:55Alors, je n'incrimine pas les personnes, je n'incrimine pas les magistrats du parquet qui sont débordés,
03:00je n'incrimine pas les fonctionnaires de police qui ont par-dessus la tête des dossiers,
03:05qui croulent sous les dossiers, j'incrimine la responsabilité de l'État.
03:09Il faut savoir quand même que l'État français a déjà été condamné pour faute lourde
03:14dans des affaires dans lesquelles les dossiers ont été enterrés par manque de moyens.
03:20Donc là, je pense qu'on n'hésitera pas à engager la responsabilité de l'État pour faute lourde
03:25si ce dossier est enterré parce que la justice n'a pas les moyens.
03:28Et encore une fois, je n'incrimine ni les magistrats ici qui sont les premiers à en souffrir,
03:32ni les fonctionnaires de police qui, effectivement, pour avoir discuté avec de nombreux d'entre eux dans toute la France,
03:39subissent également cette politique.
03:42Mais là, ce dossier-là, à défaut de recruter des fonctionnaires de police et des magistrats pour le traité,
03:49ce qu'on exige, c'est qu'il soit au-dessus de la pile.
03:51Le rapport de la Chambre régionale des comptes n'a pas pour objet de lancer des poursuites pénales.
03:58La Chambre régionale des comptes n'est pas un organe de constatation d'infraction pénale.
04:03La Chambre régionale des comptes pointe des irrégularités, émet des préconisations pour les corriger,
04:09mais n'est pas un organe de poursuite.
04:11Je crois que l'avocat, il a tout résumé.
04:13C'est de pouvoir se dire à un moment, il faut relancer parce qu'on a cette impression, en tout
04:18cas,
04:18que rien ne bouge. Quand l'avocat parle de 2024, nous, on parle de 2023.
04:24Il ne faut pas oublier que 2023, ça a commencé par l'agression de M. Catapoulet,
04:30puis après, ça a été suivi par le feu au sein de la SPL, au siège.
04:36Donc, pour nous, ce n'est pas quelque chose qui a démarré en 2024, mais bien qui a démarré en
04:412023.
04:42Il y a derrière quand même des familles qui ont perdu leur emploi.
04:45J'ai des collègues aujourd'hui qui en pleurent, il y a des collègues qui sont partis en métropole pour
04:49chercher un emploi.
04:51On ne peut pas se dire qu'il faut faire le dos rond, qu'il faut baisser la tête et
04:55faire comme si rien ne s'est passé.
04:57Moi, j'ai le cœur gros, je suis encore salariée, mais avec les collègues, on ne va pas se taire.
05:03On continuera à aller jusqu'au bout de la démarche.
05:07Et croyez-moi que nous sommes déterminés.
05:09En prenant donc aujourd'hui un avocat qui arrive de Metz, c'est vous dire que nous sommes déterminés.
05:18La vérité doit être faite.
05:20Et c'est vrai qu'aujourd'hui, la presse nous donne encore raison par rapport à ce qui se passe
05:25dans l'Est.
05:26Et on veut savoir qu'est-ce qui s'est passé, où sont passés tous ces millions.
05:30Donc oui, nous sommes déterminés.
05:32Et on continuera à essayer de trouver pourquoi aujourd'hui nos collègues sont au chômage,
05:39pourquoi ils ne sont plus en mesure d'alimenter leur famille.
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