- il y a 5 heures
Johan Guillou s’était montré inflexible quant aux dates d’organisation des prochains Jeux des îles. Le président du Cros Réunion estimait avant le début de la réunion du CIJ (conseil d’organisation des Jeux) de cet après-midi qu’une 12e édition des Jeux organisées entre le 24 août et le 2 septembre n’était pas compatible avec la rentrée scolaire à la Réunion.
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00:00Johan Guillaume, bonjour. Johan Guillaume, président du CROSS.
00:03Vous sortez de la réunion du Tige. Il y avait plusieurs points à l'ordre du jour.
00:08Tout de suite, on a envie de vous poser la première question en ce qui concerne les dates.
00:12Vous avez dit que vous n'imaginiez pas pouvoir participer aux dates qui étaient prévues jusqu'à maintenant,
00:20c'est-à-dire du 24 août au 2 septembre. Qu'en est-il ? Avez-vous obtenu gain de
00:25cause ?
00:25Alors concernant les dates, ce n'est pas une volonté de dire on ne veut pas venir, etc.
00:31Mais effectivement, il sera compliqué pour nous de nous déplacer au Comores sur ces dates-là.
00:36Pourquoi ? Beaucoup de nos jeunes auront déjà fait leur rentrée scolaire.
00:42Il y a aussi des entraîneurs, il y a aussi des athlètes qui sont professeurs qui auront déjà fait leur
00:46rentrée scolaire.
00:47Et on sait que 15 jours avant la rentrée scolaire étant déjà faite, il va être très difficile, très compliqué
00:53de libérer tout le monde.
00:54Et même nos jeunes qui quittent la Réunion, qui partent dans des centres de formation, qui quittent les Pôle Espoir,
00:58nos meilleurs potentiels tout simplement pour les avoir à cette date-là, c'est compliqué.
01:01Alors je peux comprendre effectivement d'un côté que plusieurs pays de la zone vont notamment à la francophonie.
01:08Au jeu de la francophonie.
01:10Donc c'est sûr qu'eux ils reviennent, du coup ça se termine le 1er août.
01:13Donc c'est difficile pour eux d'y être un peu plus tôt sur les jeux des îles.
01:17Par contre, moi j'ai demandé au président du COGIS mais aussi aux membres du QUIJ de réfléchir.
01:22Parce que s'il est vrai que nous on voudrait que nos adversaires viennent avec leur équipe type, si je
01:26puis dire,
01:27et donc celle qui revient des francophonies, nous aussi on veut venir avec notre équipe type.
01:30Et notre équipe type, elle ne sera pas présente si on les fait courant septembre, en tout cas fin août,
01:35début septembre.
01:36Donc on n'aurait pas la possibilité de nous déplacer à ce moment-là.
01:38C'est pourquoi on a demandé la bienveillance et d'ailleurs le soutien des membres du QUIJ et du président
01:44du COGIS
01:44pour qu'on puisse avancer au moins un peu la date pour pouvoir organiser ces jeux des îles
01:51qui nous permettraient du coup, juste en avançant de plusieurs jours, de pouvoir quand même venir ici au Comores
01:58avec une équipe compétitive, notamment chez nos athlètes.
02:01Ça veut dire, comme le disait le président du Comité national olympique comorien,
02:07couper la poire en deux, ça veut dire que vous trouveriez à vous concilier tous
02:18avec des dates aux alentours du 10 août ?
02:26Oui, en fait, il faut savoir que notre rentrée scolaire à nous, c'est le 17 août, nos gamins, nos
02:33jeunes, nos lycéens, nos étudiants.
02:36Et la rentrée scolaire des professeurs, c'est le 16 août.
02:39Donc nous, on a demandé à ce que les dates coïncident avec le fait que l'on puisse être de
02:44retour pour la rentrée scolaire
02:45et en même temps, en comprenant qu'eux, ils reviennent aussi le 1er août.
02:49Donc il y a une fenêtre à trouver, il y a, comme on disait, une poire à couper en deux
02:52afin que nous, on puisse nous, effectivement, comprendre qu'on veut venir avec notre effectif,
02:57sinon on ne pourrait pas venir.
02:59Mais par contre, comme nous aussi, on peut comprendre qu'ils veulent venir aussi avec leur équipe type.
03:03Donc il y a une poire à couper en deux, il y a une date à trouver
03:06et c'est cette date-là qui permettra de valider la participation de la réunion, évidemment.
03:10La décision finale sur la date, elle interviendra quand alors ?
03:14Je pense courant mai.
03:15D'accord.
03:16En ce qui concerne les disciplines, il y avait plusieurs sujets au cœur des discussions,
03:23notamment la parité.
03:25Encore une fois, le président du Comité national olympique comorien disait
03:30qu'à 80% elle était respectée.
03:32Vous rêviez quasiment, et c'est normal, de 100% de parité.
03:38Qu'en est-il ? Je crois que le cyclisme féminin est revenu à l'ordre du jour.
03:44Le football féminin, c'est plutôt non.
03:47Et en ce qui concerne la boxe féminine, point d'interrogation ?
03:50En fait, il y a un premier état des lieux à faire.
03:55On va dire un premier point, c'est savoir combien d'athlètes peuvent être accueillis au village olympique.
04:02À partir du moment où on a la capacité d'accueil, et c'est ce qu'on va faire ensuite
04:07avec chaque membre du Kij et nos ligues et comités à la Réunion et les fédérations
04:11dans les différents pays de la zone de Saint-Indien.
04:13C'est de savoir comment on peut articuler, réduire là, ou mettre par ici comme ça,
04:19ou organiser d'une autre manière certaines disciplines.
04:21Quand je dis certaines disciplines, je pense par exemple au 5-5 et au 3-3,
04:24où on pense que ça peut être aussi des joueurs de 5-5 qui vont faire aussi du 3-3.
04:27Ça économiserait effectivement, pourquoi pas, quelques joueurs.
04:30Mais en fait, l'idée, c'est de toujours imaginer, comme le Badminton et l'Air Badminton d'ailleurs,
04:36c'est les mêmes qui vont participer au Badminton et au Air Badminton.
04:39Le Air Badminton en démonstration.
04:42En démonstration, tout à fait.
04:43Donc l'idée, c'est quand même de savoir comment on peut essayer d'amener une bouffée d'oxygène,
04:52donc des places supplémentaires au sein de l'organisation des Jeux des îles,
04:56parce que c'est limité.
04:57Et si on arrive à gratter ici ou là et à économiser des places,
05:00on peut du coup rajouter un peu plus de parité,
05:03passant de 80 à 90% de parité ou 95% de parité.
05:07Alors notre combat, c'est 100%, évidemment.
05:09Mais en tout cas, le cyclisme avec la boxe présente un nombre de participants
05:14qui peut être évidemment inférieur au football, par exemple,
05:17donc ils sont en train de calculer pour qu'on puisse le faire.
05:19Ma volonté, c'est que tout le monde puisse venir.
05:20Mais la réalité, c'est qu'on ne peut pas héberger, malheureusement, tous les athlètes.
05:24Il ne faut pas oublier que les Comores organisent pour la première fois les Jeux des îles de l'océan
05:28Indien.
05:28Donc moi, je me bats pour la parité, je me bats pour l'entrée du volleyball.
05:32Par contre, il faut qu'on soit réaliste sur le fait qu'un pays qui organise pour la première fois,
05:36on ne va pas lui demander à l'accueillir dans un village avec 400 villas tout de suite.
05:42Ce n'est pas possible.
05:42Au moment où on se parle, ce n'est pas possible.
05:44D'ailleurs, on a déjà été présent dans des Jeux des îles par le passé
05:48où il n'y avait pas 18 disciplines comme on le voit aujourd'hui.
05:50Il y en avait peut-être 14, rappelez-vous, dans certains territoires.
05:53Du coup, il y a maintenant 18 disciplines.
05:56On veut qu'il y ait des filles et des garçons.
05:58Donc on va continuer le travail afin de savoir où est-ce qu'on peut essayer, évidemment, de réajuster ça.
06:04Quid du volet en salle ?
06:05C'est en fonction de tout ça.
06:07C'est le travail en fonction du nombre de places.
06:09Parce que pas toutes les îles, pas tous les pays d'Océan Indien disposent des 18 disciplines.
06:16Donc l'idée, c'est de savoir qui ne présente pas telle ou telle discipline et savoir du coup
06:20quelle marge d'athlète on pourrait bénéficier finalement derrière pour pouvoir inviter
06:25d'autres équipes.
06:26Est-ce que c'est le volleyball ?
06:28On s'est battu pour ça, pour le volleyball aussi avec l'île Maurice notamment.
06:32On a demandé ce qu'il y a au volleyball et puis c'est avec Madagascar qu'on s'est
06:34battu
06:35notamment sur la parité boxe et c'est tout ça.
06:37Donc ce n'est pas fermé pour le volleyball.
06:39Ce n'est pas fermé.
06:40C'est compliqué.
06:43C'est sûr que ce n'est pas facile.
06:44On ne peut pas inviter tout le monde, c'est clair.
06:45Donc on va essayer de pouvoir faire un travail de fourmi pour essayer de réajuster le chiffre
06:50exact de participants en fonction des îles qui engagent les disciplines.
06:53Et ce travail de fourmi qui va nous permettre peut-être de gagner un peu de place et d'inviter
06:57des filles supplémentaires ou carrément, c'est ce qu'on espère aussi, du volleyball en salle.
07:02Bon, demain vous visitez les sites, notamment le village des Jeux qu'on est allé voir qui
07:07est au tout tout début de la construction.
07:11Est-ce que, évidemment vous n'avez pas encore vu le lieu.
07:14Est-ce que vous êtes quand même, est-ce que vous avez été rassuré par vos hôtes ?
07:18Là où j'ai été rassuré ce matin par le discours, c'est d'avoir une volonté
07:21du gouvernement de l'État comorien à se dire que c'est une priorité nationale d'organiser
07:27ces Jeux des îles.
07:29Donc quand on se met une telle pression, on a envie que ça marche, forcément, quand
07:33on est comorien, j'imagine.
07:35Donc j'ai envie d'y croire.
07:36Il y a des réponses qui ont été apportées sur la partie sécuritaire, qui pour le coup,
07:42pour avoir discuté avec un des responsables de la gendarmerie locale.
07:46Franchement, ça a l'air vraiment bien organisé, en tout cas bien prévu pour la partie
07:50sécuritaire.
07:51Donc là-dessus, il n'y a plus de doute.
07:52On va avancer sur la partie sanitaire, évidemment.
07:55On va visiter les infrastructures.
07:56Vous visitez un hôpital demain.
07:58Ben voilà.
07:58Le nouvel hôpital, pardon.
08:00Voilà.
08:00Ça va nous permettre de voir aussi un petit peu où est-ce qu'on en est au niveau de
08:02la
08:03partie sanitaire, la partie médicale, évidemment.
08:05Quitte à ce que s'il y a besoin de renfort dans tel ou tel domaine, notamment la partie
08:10médicale, si on nous demande de l'aide, on pourra peut-être éventuellement voir avec
08:15l'ARS, voir avec nos services de préfectoraux à La Réunion, voir avec les services de
08:20l'État pour qu'on puisse venir en renfort avec des spécialistes.
08:23Parce que la question qu'on se pose, c'est que demain, s'il se passe quelque chose de
08:26grave chez un de nos athlètes en termes médical, sur l'évacuation sanitaire, il faut que tout
08:32s'organise, il faut que tout soit carré.
08:33Moi, il faut savoir qu'on ne joue pas avec la santé.
08:36Je ne prendrai aucun risque.
08:39Quand j'ai des mineurs en responsabilité et même des majeurs d'ailleurs, un président de
08:42soit c'est celui qui signe en bas à droite pour dire on y va, go, feu vert, on va
08:46sur
08:46les jeux des îles, j'ai envie d'y aller, comme tous les athlètes j'imagine.
08:49Par contre, attention, il y a des domaines où il va falloir être très vigilant.
08:52Donc tout doit se préparer, les évacuations sanitaires en cas de problème, la sécurité,
08:56bon, je vois que c'est très bien avancé là-dessus, et puis évidemment sur la partie
09:00des infrastructures qu'on va visiter demain.
09:01Bon, il n'y a pas encore, vous n'avez pas encore reçu toutes les garanties ?
09:04Non, on a par contre un peu plus de, on va dire, un peu moins de doute pour le coup
09:10sur
09:10certaines choses, comme je le disais tout à l'heure, le sécuritaire, notamment la
09:13volonté que ça puisse se faire.
09:15J'ai l'impression que ça va se faire.
09:17Pour vous dire franchement, je pense que ça peut le faire.
09:19Il y a des entreprises chinoises qui ont été appelées en renfort pour pouvoir construire
09:22rapidement des villas, et Dieu sait à quel point les chinois sont excellents dans le
09:25domaine.
09:26Et donc, ils se donnent un an pour finir toutes les villas.
09:29Je pense que si effectivement, dans un an, on voit que toutes les villas sont construites,
09:33c'est qu'il n'y aura plus de débat.
09:35Les infrastructures, ça va être important de savoir où est-ce qu'on en est effectivement
09:37demain.
09:38Il y a une volonté forte qu'il n'y avait pas avant, parce que la question qu'on se
09:41pose, c'est deux fois, ils ont voulu l'organiser, deux fois, ça ne s'est pas fait.
09:45Pourquoi cette fois-ci, ça marcherait ?
09:46Eh bien, ça marche parce qu'apparemment, ce qui semblerait, notamment cette fois-ci,
09:50c'est que le gouvernement comorien a mis le paquet, a mis les moyens, à la fois financièrement,
09:56à la fois en homme, à la fois en ingénierie, pour que ça puisse se faire.
09:59On a espoir.
10:00Il n'y a pas de raison qu'on doute d'un discours de nos camarades comoriens.
10:03Moi, je ne suis pas là pour douter d'eux.
10:05En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on doit être vigilant, on va regarder de nos
10:09propres yeux ce qu'il en est.
10:10Merci.
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