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  • il y a 2 jours
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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00:01RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Les GG ce matin sur RMC, plaintes en série contre Patrick Bruel.
00:09Est-ce la fin de la carrière du chanteur ?
00:10Au moins 12 plaintes ont été déprosées contre Patrick Bruel,
00:13dont celle de Flavie Flamand qui accuse le chanteur de l'avoir violé il y a 35 ans.
00:17Pour Joël Degg au série, coach de vie des GG,
00:20la justice doit être plus ferme sur la question de l'âge du consentement sexuel.
00:25Non, il n'y a pas de malaise.
00:26Je veux dire, viol ou pas, ça c'est à la justice, j'espère qu'elle pourra faire la vérité.
00:33Mais on parle d'une fille qui a 16 ans avec un type qui a plus de 30 ans.
00:37Donc excusez-moi, moi j'ai une fille, elle a 16 ans.
00:40Donc ne va pas m'expliquer qu'une fille qui a 16 ans, où la ressourcement a été consentie,
00:44le type, il a 32 ans, ben non.
00:47Ça déjà c'est un scandale, le pouvoir d'emprise ou ce que tu veux,
00:51ou même d'influence ou même d'admiration, ce que tu veux, il est là.
00:57Tristan Banon, est-ce que c'est la fin aujourd'hui de la carrière de Patrick Bruel ?
01:02Il y a 12 plaintes qui ont été déposées.
01:04L'avocate de Flavie Flavand qui dit que de nouvelles plaintes vont encore l'être.
01:08Est-ce que c'est fini pour lui ?
01:09Alors ça, je n'en sais rien du tout.
01:12Moi, depuis des années, je répète la même chose,
01:15c'est que je ne suis pas juge, que nous ne sommes pas des juges.
01:18Et cette affaire me donne encore plus la certitude qu'il ne faut pas l'être.
01:25Il se trouve que je connais l'un et je connais l'autre.
01:28Vous parlez de Patrick Bruel et de Flavie Flamand.
01:32Je ne connais pas toutes les autres femmes, évidemment,
01:35qui ont déposé plainte ou qui ont dénoncé des faits.
01:38Ce que je sais, c'est que la justice n'est quand même pas si mal faite que ça
01:41et que nous n'avons pas nécessairement les éléments pour juger.
01:45Et que je suis un peu mal à l'aise devant la feuilletonisation de ces affaires,
01:49que ce soit celles-ci ou d'autres,
01:51qui nous mettent face à l'injonction de prendre parti et de décider
01:57et de répondre à ce genre de questions.
01:59C'est-à-dire, est-ce que c'est fini pour lui ou pas ?
02:01Qui je serais pour dire si c'est fini pour lui ou pas ?
02:04Voilà, donc je ne sais pas.
02:07Je ne sais pas ni si c'est fini pour lui ou pas,
02:09ni ce qui s'est passé.
02:11Et j'espère que la justice fera son travail.
02:14Après, vous parlez du feuilleton, Patrick Vuel,
02:17mais vous, vous avez été la première à dénoncer les comportements de DSK.
02:20À l'époque, j'imagine que vous auriez aussi aimé être suivie par d'autres femmes
02:24et qu'il y a un feuilleton, justement.
02:25Alors, je vais vous dire, j'aurais aimé que d'autres femmes,
02:30si elles avaient eu des problèmes avec Dominique Strauss-Kahn
02:33d'ordre de violences sexuelles, qu'elles les dénoncent.
02:36En revanche, et je pense que de nombreux journalistes en sont témoins,
02:39quand on venait me voir en disant « je vous crois » ou « je ne vous crois pas »,
02:44l'un comme l'autre me mettait tout aussi mal à l'aise.
02:47Et je répondais systématiquement à ceux qui me disaient « je sais que vous dites la vérité »
02:52et je disais « malheureusement, vous ne savez rien, vous n'étiez pas là ».
02:55Et je disais à ceux qui me disaient « je sais que vous mentez, vous n'en savez rien non
02:58plus ».
02:59Et je pense qu'on gagnerait à prendre du recul, à laisser la justice travailler
03:03et à ne pas vouloir se substituer et au juge.
03:08Et il y a une espèce d'appétence malsaine pour ces affaires.
03:12Il est important de dénoncer ces faits et l'équilibre est compliqué à trouver.
03:16Je n'ai pas la réponse.
03:17Il y a un équilibre à trouver que je ne connais pas
03:20entre le fait qu'il faut dénoncer les faits, les violences sexuelles
03:23pour que les choses changent
03:25et qu'il ne faut pas non plus basculer dans le jugement en place publique
03:31et dans la feuilletonisation de ces affaires.
03:33Je n'ai pas l'équilibre, je ne le connais pas.
03:34Après, on peut estimer qu'il y a effectivement une trentaine de témoignages
03:39et peut-être que ces femmes, ça les met mal à l'aise de savoir
03:42que leur agresseur présumé, parce que c'est présumé,
03:46il est au théâtre tous les soirs
03:47et qui va entamer une tournée triomphale cet été en France.
03:52On peut avoir aussi les deux points de vue, Juliette Briens.
03:55Oui, parce que 30 accusations, 30 plaignantes,
03:59ça interpelle énormément.
04:0112 plaintes et 30 témoignages.
04:02Oui, donc plaignantes, je dis plaignantes,
04:03parce que je ne veux pas dire victimes,
04:05parce que sinon on abolit immédiatement la présomption d'innocence.
04:10Moi, je suis d'accord avec Tristane.
04:12On n'a pas la bonne solution.
04:13Et oui, ça met très mal à l'aise de commenter
04:17ce genre d'accusation, parce que voilà, on n'était pas là.
04:20Et c'est vrai qu'il y a quand même,
04:21on est interpellé par l'accumulation des témoignages.
04:24Parmi les témoignages, il y a des choses que je trouve très graves
04:27et d'autres moins graves, c'est-à-dire qu'il y a un peu de tout.
04:30Donc on est interpellé, mais en même temps...
04:31Et les plaintes pour viol.
04:32Voilà, c'est ce que je dis, il y a des plaintes qui sont très graves
04:35et d'autres qui donnent matière à interprétation.
04:41Et puis encore une fois, il y a toujours les 30 années qui s'écoulent
04:43et puis on découvre que pendant 30 années,
04:45la relation entre la plaignante et l'accusé était normalisée,
04:49voire extrêmement amicale.
04:50Alors on se dit, mais comment c'est possible ?
04:52On n'en sait rien et Flamman, elle dit que je n'avais pas le choix.
04:55Moi je vous dis ce que je ressens, parce qu'en fait c'est une question de ressenti.
04:58Sinon, en fait, le mieux serait de ne pas en parler et de laisser la justice faire.
05:01Moi, je n'ai rien d'autre à dire que j'en sais rien en fait.
05:03Je n'étais pas là, je suis interpellée, voilà.
05:06Et très mauvaise défense de son avocat.
05:08La défense de l'avocat, effectivement.
05:10Hier, dans cet avou, dit qu'il y a consentement entre un homme de 30 ans et 16 ans.
05:13Oui, c'est une très mauvaise défense.
05:14Là, au moins, on peut le dire.
05:15Oui, ça c'est sûr qu'il n'est pas hyper bien défendu.
05:18Donc, Benjamin Hamard, on fait quoi avec Patrick Brouel ?
05:21Moi, je n'ai quasiment pas une syllabe à retirer à ce qu'a dit Tristane Bannon.
05:25Moi, je pense qu'on devrait garder en tête que les gens sont jugés dans les tribunaux de la République.
05:31La justice en France, elle est très bien faite.
05:34Voilà, on peut lui faire confiance.
05:36Et tous ceux qui veulent se substituer à la justice de la République,
05:39la plupart du temps, ce qu'ils proposent, ça ne vaut pas tripette.
05:41Donc, en l'occurrence, y compris ce qui a été décrit par Tristane,
05:45moi, je m'y retrouve totalement.
05:48Après le matin, ce matin sur RMC, faut-il faciliter l'installation de poulaillers géants ?
05:52L'Assemblée nationale étudie à partir d'aujourd'hui le projet de loi d'urgence agricole.
05:56Le but, répondre à la demande croissante de la consommation d'œufs et de poulets
06:00en facilitant l'installation de fermes en France.
06:03Notre reporter RMC, Philippine Boulet, a justement rencontré un agriculteur
06:06qui a voulu se lancer dans la volaille.
06:08Écoutez.
06:09Camille se lance en 2023 dans le projet de sa vie,
06:12construire une exploitation de 30 000 poules pondeuses dans la Vienne.
06:16Trois ans plus tard, seul un hangar est sorti de terre.
06:18Ça a été laborieux, ça se concrétise enfin.
06:20Le parcours du combattant, selon lui, il a passé deux ans à faire uniquement de l'administratif.
06:25On demande trois ou quatre fois les mêmes informations.
06:28On en était même à douter de la faisabilité du projet dû en retard.
06:31À ces contraintes s'ajoute la recherche de financement.
06:34Alors, pour faciliter l'installation des éleveurs, le projet de loi prévoit de revoir à la hausse le seuil
06:38à partir duquel certaines normes environnementales s'appliquent, de 40 000 à 60 000 poules.
06:43Une très mauvaise idée, selon Stéphane Boissavi de l'association Well Farm, opposée à ces structures.
06:49Pour lui, elles sont un danger pour l'environnement.
06:51Il y a régulièrement des incidents qui peuvent entraîner de la pollution, de l'air, des sols, des rivières.
06:55Les effluents animaux, etc. entraînent une pollution.
06:58Une cuve à livier, par exemple, qui a une fuite et puis ça se déverse dans les rivières.
07:01Selon les défenseurs du projet de loi, la création de poulaillers géants
07:04permet de répondre à la demande croissante en poulet et en oeufs.
07:09Juliette Briens, est-ce qu'il faut faciliter l'installation de fermes géantes ou les limiter au maximum ?
07:13Ben non, oui, il faut.
07:15Je ne comprends pas, en fait.
07:16On n'arrête pas de nous bassiner à longueur de temps et à raison pour qu'on mange français,
07:20qu'on arrête de se bouver, de se gaver de poulet aux hormones ukrainiens.
07:24Et donc là, on essaie de trouver une solution, à savoir industrialiser en masse le poulet franco-français.
07:31Et c'est encore pas bon, parce que je ne sais quoi.
07:33C'est pas un petit producteur.
07:34Mais alors ?
07:36Mais il y a beaucoup de bouches à nourrir.
07:37Vous savez combien de tonnes de kilos, de millions de tonnes de kilos de poulet on le consomme par an
07:42?
07:42Ben non, mais il faut savoir ce qu'on veut, quoi.
07:44On peut peut-être privilégier les petites fermes.
07:46Mais il n'y en aura pas assez pour tout le monde, Estelle.
07:48Il n'y a pas assez de poulet pour tout le monde.
07:50Donc du coup, qu'est-ce qu'on fait ?
07:51On se rabat sur le poulet européen ou le poulet de l'autre bout du monde.
07:55Donc il faut choisir.
07:56Parce qu'en fait, vous n'êtes jamais content.
07:58C'est ça, le truc.
07:58Enfin, si vous habitiez juste en face, vous n'auriez pas le même raisonnement.
08:03Déjà, quand on vit à la campagne, on s'attend à voir des poules.
08:06Enfin, c'est pas des poules.
08:07Elles sont 10 000.
08:08En général, ça fait un peu de bruit.
08:09On ne les voit pas, en l'occurrence.
08:10Il n'y a pas juste un coq qui travaille à 5 heures.
08:12Moi, je pense que franchement, vous n'êtes jamais content.
08:15Et quand on apporte une solution saine et pragmatique à un problème qui préoccupe tout le monde,
08:21vous allez encore trouver le moyen de le démonter en disant
08:24« Oui, mais le bruit, oui, mais les odeurs, oui, mais ça rejette je ne sais quoi dans l'eau.
08:28»
08:28Alors, laissez-nous bouffer d'être poulet ukrainien.
08:30Enfin, je ne sais pas.
08:31J'ai pas raison.
08:32Aujourd'hui, on a mis des normes en France les plus fortes du monde,
08:35en tout cas d'Europe, où c'est 30 000 maximum,
08:38là où nos voisins peuvent aller à 50 000, 70 000 dans leur ferme usine.
08:42Entre 30 et 50, ton poulet ne voit pas le jour de toutes les manières.
08:46Mais c'est tout le débat aujourd'hui.
08:47C'est ça qu'elle autorise cette loi, c'est d'aller au-delà d'un certain seuil
08:50qui est pourtant autorisé dans le reste de l'Europe.
08:51On ne peut pas être le bon élève tant qu'on n'impose pas les mêmes normes à nos voisins
08:55européens.
08:55On ne peut pas continuer à jouer le bon élève et en même temps à dire
08:58« On veut du poulet français, on veut des poules françaises ».
09:00Ce n'est pas possible.
09:01Oui, mais moi, j'aimerais que sur mon poulet,
09:03il y ait marqué « Poulet de ferme géante » ou « Poulet de petit producteur ».
09:06J'ai envie de savoir si mon poulet, il a vu le jour.
09:12En fonction du prix, ça vous donne une indication, normalement.
09:16Tu as le poisson d'élevage ou le poisson sauvage, tu le sais à chaque fois.
09:20Tu regardes sur tes étiquettes, sur les œufs ou sur le poulet, tu as les labels.
09:23Les œufs vont du 0 ou 1 fr, pas plus.
09:26Le 2 fr, c'est pas ça.
09:27Quand il est à 40 balles, c'est qu'il a le jour.
09:29Voilà, oui, tu as le prix et tu as l'étiquette et tu as le label.
09:32C'est cliqué ou le coucher terre.
09:32Exactement.
09:33Donc ça, ça existe déjà.
09:36Il y a des labels qui permettent d'identifier de quel poulet ou de quels œufs on parle.
09:42Donc en l'occurrence, oui, c'est effectivement des structures qui vont permettre pour le coup
09:47de la viande ou des œufs à des prix plutôt modiques.
09:52Ça pose des problèmes de conflits d'usage avec le voisinage, etc.
09:59Mais soyons clairs, si on veut permettre à l'agriculture française de faire face à la rivalité européenne et extra
10:07-européenne,
10:08il va falloir lui donner quelques outils.
10:10Ok, vous m'avez convaincu.
10:11Bravo à tous les deux.
10:12Le Morning RMC, ce matin sur RMC.
10:15Des cours d'éducation financière à l'école, bonne ou mauvaise idée.
10:18Dès la rentrée 2026, une formation d'économie sera généralisée à toutes les classes.
10:22En quatrième, objectif, acquérir des compétences financières pour éviter l'endettement ou les arnaques.
10:28Écoutez Marc Mazière, il est fondateur du blog Radin Malin.
10:32Déjà, le fait de savoir gérer un compte et le fait de se responsabiliser par rapport à l'argent
10:40et aussi le fait d'anticiper les arnaques.
10:42Parce que pour les ados, c'est quand même des cibles qui sont assez faciles pour tout ce qui est
10:46trading, crypto,
10:47vous savez, des arnaques en ligne, assez classiques.
10:49Je pense qu'il faut faire beaucoup attention aux réseaux sociaux et à toutes les promesses qu'il peut y
10:53avoir dessus.
10:55Tristan Bannon, bonne ou mauvaise idée, ces cours d'éducation financière à l'école ?
10:59J'ai souvent reproché aux cours à l'école de ne pas préparer à la vie.
11:05Donc je ne vais pas dire que c'est une mauvaise idée.
11:06Je pense que normalement, on doit sortir de l'école en étant armé pour affronter la vie et le monde
11:12quotidien.
11:13Et ça, ça ne peut qu'aider.
11:15Effectivement, quand on voit parfois des jeunes qui sont incapables d'affronter des situations
11:21où ils devraient avoir appris à gérer les finances.
11:24Et d'autant plus dans un monde où effectivement, le monsieur parlait de crypto-monnaie,
11:28effectivement, ça devient de plus en plus complexe.
11:30Je pense que ça ne peut être que bon et bénéfique.
11:33Benjamin Amard, vous qui êtes prof, justement, vous voyez ça d'un bon oeil ?
11:37Mais oui, moi je vois ça.
11:38Au vu de ce qui nous est présenté là, moi je vois ça plutôt d'un bon oeil.
11:42Vous savez, le surendettement frappe très fort les classes populaires.
11:45Et moi je vois à travers mes élèves, par exemple quand on est en voyage scolaire
11:49et que les parents leur donnent de l'argent, je vois que ce sont des paniers percés
11:53qui achètent à peu près tout et n'importe quoi.
11:56– Oui, mais est-ce qu'on n'a pas fait pareil ?
11:57– Oui, sans doute, mais ça fait partie d'acheter des bonbons.
12:00– Moi en l'occurrence, on ne m'avait pas donné, mes parents m'ont donné plein de choses,
12:05m'ont transmis plein de trucs, mais pas sur les aspects budgétaires.
12:08– On voit où vous êtes maintenant, sinon vous seriez capitaliste.
12:11– Mais oui, c'est ça, Dieu, Marx m'en préserve.
12:14Mais là, en l'occurrence, je pense que c'est une bonne chose,
12:18parce que, y compris par exemple sur les arnaques,
12:19moi j'ai des élèves qui se font très souvent arnaquer,
12:21y compris par les influenceurs, etc.
12:24Combien de fois j'ai vu des élèves…
12:25– Mais est-ce que c'est trois cours en quatrième qui vont empêcher les…
12:28– Alors là, pour le coup, c'est comme pour tout,
12:30c'est comme l'esprit critique, comme la compréhension de texte,
12:33plus on s'y prend tôt et mieux c'est,
12:34donc moi je trouve ça plutôt pas mal.
12:36– Julie Adrien, ça ?
12:37– Mais pourquoi pas, mais ça vient remplacer quelles heures de cours ?
12:40Moi, vous me dites, on met ça à la place de l'art plastique,
12:42je suis tout à fait d'accord.
12:45– Bonjour les collègues, on se dit très bien.
12:46– Non mais voilà, on a toujours des trucs.
12:49– À la place de la flûte.
12:50– Oui, un jour, c'est…
12:54les cours de cuisine, un jour c'est l'éducation sexuelle
12:56et un jour c'est les cours de finances.
12:58Très bien, mais en fait d'abord, il y a mathhistoire et français.
13:01Une fois qu'on a récupéré ça, et que…
13:02Non mais, je le dis parce que c'est quand même important,
13:05c'est pas acquis aujourd'hui.
13:07Après, dans un monde parfait où c'est acquis,
13:09pourquoi pas ?
13:10Mais même ça peut être en option, tu vois,
13:11on n'est pas tous obligés de choisir le cours de flûte, quoi, franchement.
13:14– Peut-être qu'on peut aussi changer les cours d'économie
13:15plutôt que de nous parler d'économie de manière abstraite,
13:19peut-être qu'on peut…
13:20– De Marx ?
13:20– C'est ça, c'est vrai que j'avais le…
13:22– C'est crypto-marxiste de prof de SES.
13:24– Un peu plus de Marx, un peu plus de Bernard.
13:26– Voilà, un peu de Keynes, un peu de Freeman.
13:32– Ah bah voilà, Estelle Denis, inspecteur de l'éducation nationale.
13:35– Et puis, bon bah Marx, voilà, ça fait longtemps,
13:37on peut peut-être s'en passer.
13:40Et justement…
13:40– Mais quelle horreur !
13:41– Il n'a pas sorti d'album.
13:44– Bon, est-ce que c'est encore utile ?
13:46Je ne sais pas, mais c'est vrai qu'un cours sur le bitcoin
13:48serait peut-être nécessaire, Benjamin ?
13:52– Ah bah bonjour !
13:53– Écoutez, là, ce n'est pas pareil.
13:54Je pense que moi, ce que disait…
13:56– Là, c'est grève des profs.
13:57– Sur le bitcoin, je ne crois pas qu'au collège,
14:01ce soit indispensable, franchement.
14:02– C'est dommage.
14:02– Mais par contre, au lycée, ces choses-là sont abordées
14:05par les collègues.
14:07Vous savez, les élèves sont très curieux.
14:10– Si c'est un collègue d'Extrême-Gauche,
14:11les élèves me demandent que c'est le bitcoin.
14:12– Je vois bien comment ça va être…
14:13– C'est quoi un collègue d'Extrême-Gauche ?
14:15– Un collègue, pardon.
14:16– Si c'est un collègue d'Extrême-Gauche,
14:18si c'est lui qui vient me parler du bitcoin,
14:20bon, je ne sais pas si je vais être très sensible
14:21à son argumentaire.
14:23Par contre, Benjamin.
14:24– Ben oui, il faut quand même
14:25qu'il y ait une petite sensibilité à l'argent.
14:26– Vous savez quoi ?
14:26Dans l'éducation nationale,
14:28les profs d'Histoire et les profs de SES
14:30ont toujours été suspects de crypto-marxisme,
14:32de faire des cours orientés.
14:34Moi, je dis toujours une chose,
14:35j'apprends à mes élèves à penser,
14:37pas à penser comme moi, à penser.
14:39C'est ça qu'on est.
14:40Moi, j'ai de l'honnêteté intellectuelle
14:41et je ne suis pas le seul.
14:42– Oui, mais d'accord,
14:43mais quand on parle d'argent,
14:44il y a quand même une sorte de boulotée.
14:45– Là, c'est la pierre qui le a.
14:47– C'est pas pareil, oui.
14:49Bon, on enseigne la guerre, voilà.
14:52Bon, on fait ça bien, vous voyez, bon.
14:54Mais l'argent, c'est autre chose.
14:56– La connaissance monnaie.
14:56– Autant l'arignan 1515,
14:58bon allez, toutes vos pariboles, pourquoi pas ?
15:00– Mais là, les crypto-monnaies,
15:01c'est important et c'est sérieux.
15:03Ça n'a rien à voir avec vos trucs de guerre.
15:04– En psycho, on dit,
15:06quand on parle de soi,
15:07quand on parle des autres,
15:08on parle toujours un peu de soi.
15:09Je crois que c'est ce que vous venez de faire.
15:10– Vous mettez un peu de vous
15:11dans ma réunion 1515 ?
15:13Ok, très bien, Benjamin.
15:14– Mais moi, j'aurais adoré avoir ces cours.
15:16Moi, je n'ai rien en argent en finance.
15:18Je peux vous dire que Castelle
15:19me coache régulièrement.
15:20Je mets les cours de rattrapage
15:2120 ans plus tard.
15:22– On part de très loin, quand même.
15:24– Grosse lacune.
15:25– Oui, oui, grosse lacune.
15:26– Je n'ai pas de marxisme derrière moi.
15:28– Oui, oui, c'est malheureux, Charles.
15:30Et voilà où on en est aujourd'hui.
15:33Le bonus RMC ce matin.
15:35Combien pourriez-vous dépenser
15:36dans une vente aux enchères ?
15:38Le 3 juin prochain se tiendra
15:39à Neuilly-sur-Seine,
15:40une vente unique en Europe.
15:4250 pièces ayant appartenu
15:43à Michael Jackson.
15:44Les précisions de Mathieu Béliard.
15:47– Mocassin noir,
15:48entre 6 et 9 000 euros.
15:50Veste ou gant à paillettes.
15:51Le pantalon Billie Jean,
15:52vous savez, avec le trait blanc
15:53sur le côté à 8 000 euros.
15:55C'est la collection d'un passionné
15:57qui, à la base, voulait ouvrir un musée
15:58qui, finalement, s'est dit
15:59qu'il y avait peut-être
16:00un petit billet à faire.
16:00Finalement, la vente,
16:02la collection totale
16:03est estimée entre 500 000
16:04et 1 million d'euros.
16:05Des vestiges, des accessoires,
16:06des tournées de Bad, Dangerous,
16:08Historique
16:08qui devraient trouver preneur.
16:10La preuve, l'été dernier,
16:11il y avait déjà une vente aux enchères.
16:13Une simple chaussette sale
16:15portée par Michael Jackson
16:16a été vendue à Nîmes.
16:17Elle avait été portée
16:18pendant un concert, quand même,
16:19cette chaussette sale.
16:206 200 euros.
16:23Tristan Bannon,
16:23vous pourriez mettre un peu d'argent
16:24dans une vente aux enchères
16:25Michael Jackson ?
16:27Le gant, là,
16:28c'est un peu...
16:29Oui, le gant à paillettes.
16:30C'est un peu toute mon adolescence,
16:32quand même.
16:32D'accord.
16:33Mais je pense que ça n'est pas
16:35dans mes moyens.
16:35Soyons très clairs.
16:36C'est très cher.
16:37Charles Magnin ?
16:38J'aimerais, mais Estelle
16:39m'engueulerait en me disant
16:40« Tu ne vas pas te dépasser ton argent
16:41dans une vente aux enchères
16:42Michael Jackson ? »
16:43Bah si, ça peut se revendre.
16:44Achète des bitcoins à la place.
16:47Oui, oui, je pourrais, oui.
16:50Ah oui ?
16:50Et vous achèteriez quoi ?
16:52Le gant...
16:52Non, j'ai déjà acheté.
16:53Non, j'ai déjà acheté les gants.
16:54Les chaussettes à paillettes, là.
16:55Non, pas la chaussette sale de Nîmes.
16:57Je ne suis pas d'accord,
16:58mais les chaussettes à paillettes,
16:59les chaussettes du Moonwalk.
17:00Ah oui, d'accord.
17:01Je vais être brillant, ça ?
17:02Non, mais déjà,
17:03parce que je ne suis absolument pas...
17:05Ce n'est pas du tout moi, en fait.
17:07Acheter des objets de star,
17:08je n'ai pas la fibre
17:09de la fangirl.
17:11Et puis, de deux,
17:12je ne peux pas nier
17:13que Michael Jackson
17:14avait un talent absolument hors normes,
17:16mais pour moi,
17:17ça reste et ça restera
17:18un violeur d'enfant, en fait.
17:19J'en suis persuadée au fond de moi.
17:20Et donc,
17:22je trouve ça incroyable, en fait,
17:23qu'aujourd'hui,
17:24plus personne ne parle
17:25de cet aspect de sa vie, quoi.
17:26Le fait qu'il dormait
17:27avec des enfants de 7 ans.
17:29Et puis, il est touché
17:30un petit peu, quoi, quand même.
17:32Oui, oui.
17:32En beaucoup, hein.
17:33Il y a eu un procès.
17:35Oui, oui, oui.
17:36Il a remporté, voilà.
17:37C'est compliqué de...
17:38D'accord.
17:38Pour moi, en fait,
17:39vous voyez,
17:40c'est une sorte d'imprétation
17:41et de ressenti.
17:43Ben, voilà, pour moi,
17:43pour Michael Jackson, en tout cas,
17:44mon ressenti, il est fait.
17:46Et donc...
17:47C'est pareil, l'homme de l'artiste, quoi.
17:48Oui.
17:48Je pense qu'il faut...
17:49Ben, c'est sûr que je vais pas...
17:51Je vais pas me boucher les oreilles
17:52à chaque fois que Billie Jean arrive.
17:53C'est un problème.
17:54Vous êtes dans la concept culture, Juliette ?
17:55Non, mais j'ai jamais été comme ça.
17:56Je suis pas du tout dans la concept culture.
17:57La chanson, elle existe.
17:59Elle est géniale.
18:00Je peux rien y faire, en fait.
18:01Comme le bon.
18:01Il y a énormément d'artistes,
18:03d'écrivains et de toutes trompes
18:04qui étaient pas des bonnes personnes.
18:06Rien...
18:07L'oeuvre est incroyable.
18:08Elle est incroyable.
18:09Tu peux pas prétendre, aujourd'hui,
18:10oublier Billie Jean,
18:12oublier Bap ou Thriller.
18:14C'est impossible.
18:15Elle fait partie de ta vie, la chanson.
18:17Mais de là,
18:18aller acheter des reliques
18:20de Michael Jackson,
18:20non, en fait.
18:21Voilà, c'est tout.
18:22Benjamin Amar ?
18:24Ouais, moi, je suis pas...
18:25Alors, hormis la guitare de brassin,
18:28c'est la chemise de ferré.
18:29Moi, je...
18:30C'est moins cher.
18:31La chemise de ferré,
18:32je pense que...
18:33Pour 250 euros...
18:34Et encore, je suis même pas sûr.
18:36Elle est sur Vinted, d'ailleurs.
18:39Non, mais voilà.
18:40Je veux dire,
18:40moi, j'ai pas du tout
18:41la culture du groupie.
18:45Voilà.
18:45J'aime beaucoup Michael Jackson.
18:47C'est toute mon adolescence.
18:48Mais vraiment, vraiment.
18:50Mais je suis pas dans la culture du groupie.
18:52C'est vraiment pas dans mon ADN.
18:53C'est comme le bitcoin.
18:54C'est pareil.
18:55Ok, je ne vois pas le rapport,
18:57mais très bien.
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