- il y a 7 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre avec un extrait des grandes gueules ce matin sur RMC.
00:07Canal+, a-t-il raison de boycotter les acteurs anti-Bolloré ?
00:10Le patron de Canal a annoncé qu'il ne souhaitait plus travailler avec les professionnels du secteur
00:14qui ont signé une pétition contre lui.
00:16Juliette Binoche, Adèle Haenel ou encore Swan Harlow font partie des 600 signataires de cette tribune.
00:21Et pour Flora Guebaly, l'entrepreneur dans la transition écologique des GG, ce boycott n'est pas justifié.
00:28Je pense que le cinéma, c'est un média comme un autre.
00:30C'est-à-dire que c'est un art en plus, mais qui diffuse des idées, une vision du monde,
00:35etc.
00:36Et c'est aussi une industrie.
00:37Et c'est aussi une industrie comme les médias.
00:39Et donc, comme les médias, il doit y avoir une indépendance des professionnels par rapport à leurs actionnaires.
00:44Par exemple, en théorie, dans un média, on a le droit de critiquer son actionnaire sans se faire virer.
00:50Sauf qu'aujourd'hui, c'est de moins en moins vrai.
00:52Avant, on vantait beaucoup l'indépendance des rédactions, des journalistes.
00:58Et je pense que ça devrait être pareil dans le cinéma.
01:01Donc, on a le droit.
01:02Attention, ce qu'ils ont fait par ailleurs, c'est une tribune.
01:04C'est des mots sur du papier dans la presse.
01:06Ce n'est pas une attaque armée au siège de Canal+.
01:10Donc, je ne pense pas que ça justifie un boycott de la part de Canal+.
01:15Alors, Canal+, n'a-t-il raison de boycotter les acteurs anti-Bolloré, Jérôme Lavrieux ?
01:19Non.
01:19D'accord.
01:20Pour une raison simple, c'est que Canal+, bénéficiait d'une loi d'exception en France.
01:25C'est la chronologie des médias.
01:28Ils ont en contrepartie des droits de première diffusion des films, l'obligation de financer le cinéma français et international,
01:36d'ailleurs.
01:36Mais ils peuvent choisir les films qu'ils financent.
01:38Oui, mais alors, ils ne peuvent pas, d'un côté, demander à ce que les pouvoirs publics, l'intérêt général,
01:45leur octroient cet avantage par rapport aux autres de diffuser en premier.
01:48Donc, ils peuvent le faire pour une raison artistique.
01:51Des choix artistiques, ils ont le droit de le faire, mais pas des choix idéologiques ou des choix politiques.
01:55Oui, mais si Canal dit aujourd'hui, nous, il ne nous plaît pas le nouveau film de Juliette Binoche, ils
01:58ont le droit.
02:00Oui, mais ça ne peut pas être basé sur le fait que Juliette Binoche a dit peut-être une imbécilité
02:04à la télé ou pas.
02:05Oui, mais est-ce que Canal doit justifier le fait qu'il finance ou pas un film ?
02:08Pas forcément.
02:10Ça finirait par se voir.
02:13Si Canal Plus Cinéma, ça se transforme en témoignage chrétien du film, ça va finir par se voir à un
02:18moment ou un autre.
02:19Et donc ça, ça n'est pas possible de le faire, parce que ça contreviendrait à la loi.
02:23Baptiste Démontier ?
02:25Je pense que c'est assez symptomatique de la vision de M. Bolloré de comment il gère ses entreprises.
02:32Il y a une tête qui dépasse, on la coupe.
02:34C'est comme ça que ça se passe dans le groupe CNews, c'est comme ça que ça s'est
02:37passé à la reprise d'Itélé, c'est comme ça que ça s'est passé à Europe 1, c'est
02:40comme ça que ça se passe dans le JDB.
02:41Itélé, c'est des gens qui sont partis quand même.
02:42Non, mais attendez, Estelle, j'étais là, on l'a tous vu, c'est des gens qui sont partis, qui
02:46n'étaient pas forcément d'accord avec le projet idéologique.
02:48Mais ils n'ont pas été girés, ils ont choisi de partir, Baptiste, je suis désolée, ils n'ont pas
02:53été girés par Vincent Bolloré.
02:54Il y a des gens qui sont partis parce qu'il a maintenu Jean-Marc Morandini à l'antenne, c
02:57'est un choix, ils sont partis, oui.
02:58Bah oui, donc ils ont choisi de partir.
03:00C'est quand même assez symptomatique, pardon de le dire, de la manière avec laquelle M. Bolloré veut que ses
03:04entreprises tournent.
03:05Je comprends que, vous puissiez vous dire, c'est sa boîte, il fait ce qu'il veut.
03:08Moi, je pense qu'à un moment donné, c'est une forme d'absolutisme qui est nocif, qui est mauvais.
03:15Il faut savoir que, par exemple, il y a aussi quelque chose qui est en train de se passer en
03:18France,
03:18c'est que M. Bolloré va détenir l'ensemble de la chaîne de production, de la production à la diffusion
03:26avec les salles de cinéma.
03:27C'est une problématique qui a été très longtemps interdite aux Etats-Unis.
03:31Ça vient de changer après le Covid, mais voilà, aujourd'hui, il y a quand même un truc un petit
03:36peu totalitaire
03:37de la part de M. Bolloré sur les secteurs qu'il détient.
03:41Et quand on est le seul acteur du secteur, on ne peut pas se permettre.
03:45Jean-Tan Baptiste, mais tu veux monter une boîte.
03:47On est d'accord ?
03:48Je suis en train de le faire.
03:48On en a parlé ici.
03:49Tu veux monter une boîte.
03:50Si un jour, il y a un de tes salariés, ou une des personnes qui travaille...
03:55Qui critique avec...
03:56Qui critique avec des termes assez violents.
03:59Est-ce que tu vas être enclin à le garder, ou est-ce que tu vas dire,
04:02écoute, si tu n'es pas d'accord avec moi, et si tu...
04:04Dans ces cas-là...
04:05Ça n'a rien à voir.
04:06Ça n'a rien à voir.
04:07Ça n'a rien à voir.
04:08Qu'un de mes salariés, demain, me critique...
04:10Ok, très bien.
04:11Qu'il me critique publiquement, et qu'il nuise à l'image de marque de l'entreprise.
04:15Je pourrais me dire, effectivement, voilà.
04:16Là, ce n'est pas pareil.
04:17Là, c'est dire que celui qui a la main mise sur le cinéma français
04:23devrait essayer d'être moins totalitaire.
04:25C'est demander de mettre un petit peu de nuance.
04:28C'est comme ça que ça a été dit.
04:29Oui, mon crypto-fasciste, etc.
04:31Non, non, mais...
04:35Le monsieur, il n'est pas toujours très gentil.
04:37Ce n'est pas ça qui a été dit.
04:38C'est crypto-fasciste.
04:39Ben oui.
04:40Moi, je trouve que...
04:41Non, mais je comprends qu'il puisse dire...
04:42Mais le fond du problème, c'est pourquoi il n'y a que Canal+.
04:44Enfin, je veux dire, TF1, M6, en télévision, financent le cinéma.
04:48Ces acteurs peuvent aller se faire financer ailleurs.
04:50C'était ça.
04:50En fait, c'est la fin d'une immense hypocrisie.
04:52Ça fait des années que Canal+, et le groupe Bolloré, financent des films
04:55qui sont à l'opposé extrême de l'idéologie de Vincent Bolloré.
04:59Oui, c'est vrai.
04:59Et ça, il faut le reconnaître.
05:00Il y a un membre d'hypocrisie, ça fait des années qu'il finance des films
05:02avec lesquels il n'est pas d'accord.
05:04L'histoire de Suleymane, c'est Canal+,...
05:06Mais donc, c'est la meilleure des réponses.
05:07Et justement, tu viens de le dire, Charles, c'est-à-dire que Bolloré a des opinions,
05:11des idées, mais est-ce qu'elles sont reflétées dans les films
05:13avec uniquement ses opinions et ses idées ?
05:15Absolument pas.
05:15Mais elles sont reflétées dans sa télé.
05:17Non, mais ça, c'est autre chose.
05:18Ah ben, c'est illégal aussi.
05:20Non, mais attends, c'est autre chose.
05:21Ce n'est pas le cinéma français.
05:22Et le cinéma français, il t'offre une variété avec des films,
05:26comme vient de citer effectivement Estelle, l'histoire de Suleymane,
05:30avec des films petit budget, des films qui sont des blockbusters.
05:33Et donc là, tu as une variété avec des films plutôt sociétaux,
05:37des films grand public, des œuvres qui parlent à tout le monde.
05:44Donc, je ne comprends pas qu'en fait, on critique ça.
05:46Que tu critiques CNews, que tu critiques les journaux de Bolloré,
05:49les radios de Bolloré, c'est une chose.
05:51Mais le cinéma français, qui est financé par Studio Canal+,
05:55n'est pas critiquable.
05:56Tu peux aimer ou pas un film, mais il y a de tout.
05:59Jean-Pascal Zahidi, qui critique Vincent Bolloré,
06:01aujourd'hui, il est financé par Canal+.
06:04Mais lequel Canal+, gagne de l'argent ?
06:07Parce que le législateur lui a confié la possibilité
06:10de diffuser en premier par rapport à tous les autres.
06:12Mais oui, mais ça ne veut pas dire
06:13parce qu'il ne finance plus les films de Juliette Binoche
06:16qu'il ne va pas financer ceux des autres.
06:18– Il ne faut pas qu'il finance juste un genre de film.
06:20– Mais ce n'est pas le cas.
06:21– Mais ce n'est pas le cas.
06:22Mais quand il a pris CNews,
06:23il y avait plein de diversité politique
06:25et maintenant, il n'y en a plus.
06:27– Et il y a plein de journalistes qui sont partis de CNews
06:30parce qu'ils n'étaient pas d'accord avec Vincent Bolloré.
06:32– Le seul patrimoine de CNews, c'est sa fréquence.
06:34Et la fréquence, elle est donnée
06:36par les pouvoirs publics gratuitement
06:38et tu n'as pas le droit d'avoir
06:40une chaîne orientée politiquement.
06:41Ça n'est pas légal.
06:43Et donc, s'il fait ça pour le cinéma,
06:45alors qu'il a ce droit de première diffusion
06:49parce que la loi lui a donné,
06:50il y a un problème quand même.
06:52– Mais aujourd'hui, il ne le fait pas dans le cinéma.
06:53– Oui, mais on peut légitimement entendre...
06:57C'était ça mon propos, c'est de dire
06:58ces caractéristiques de sa mainmise
07:00sur ses business.
07:02On peut légitimement entendre
07:04qu'il y a une forme de crainte dans le cinéma,
07:07d'une forme d'éditorialisation des contenus.
07:10Quand on voit ce que Bolloré a fait,
07:12pardon, Prêt de Corriche, comme on dit,
07:14moi, je n'ai pas une énorme confiance.
07:17– Mais Baptiste, la différence entre avoir une crainte
07:19et la tribune qui a été divulguée il y a quelques jours,
07:22il y a quand même une marge.
07:23C'est-à-dire que là, c'est une attaque fondamentale,
07:25on parle de fasciste, etc.
07:26Je veux dire, tu peux avoir peur,
07:27tu peux t'inquiéter, tu peux alarmer les gens.
07:29Là, on a passé un step différent.
07:31C'est comme d'ailleurs les humoristes aussi.
07:32Il y en a beaucoup qui nous disent
07:35les humoristes qui ont leurs spectacles,
07:37qui sont diffusés sur Canal,
07:40qui sont produits par Studio Canal, etc.
07:42et qui tapent constamment sur Bolloré.
07:46– Bah, excuse-moi, mais je veux dire…
07:47– C'est leur boulot.
07:49– Non, mais c'est quand même assez surprenant.
07:51C'est-à-dire que, par exemple,
07:52il y avait Blanche Gardin qui disait
07:53« Moi, je ne veux absolument plus travailler avec Bolloré, j'entends. »
07:55Mais son spectacle, il était en exclusivité sur Canal.
07:57– C'est vrai.
07:59– Les Gégés, ce matin sur RMC,
08:01la sortie de la montre Swatch
08:02en collaboration avec l'horloger de luxe Audemars Piguet
08:05tourne au chaos.
08:06Sommes-nous devenus débiles ?
08:07Samedi, plusieurs boutiques Swatch
08:09ont dû fermer en urgence après des émeutes.
08:11Les policiers sont intervenus à Lille, à Bordeaux, à Lyon,
08:13encore à Paris.
08:14Et pour Bruno Poncé, le cheminot des Gégés,
08:16cette situation est intolérable.
08:18– C'est l'expression typique de la dérive du capitalisme.
08:23C'est-à-dire qu'en fait, ils sortent une montre
08:24qui n'est même pas un truc limité.
08:26En fait, elle va être en vente pendant des mois.
08:28Mais les gens, ils y courent.
08:30Les gens qui ont les moyens d'acheter ça,
08:32ils y courent parce qu'ils savent que tout de suite,
08:33dans la foulée, ils vont pouvoir la vendre
08:34trois, quatre fois sur Internet.
08:36Donc en fait, c'est ça.
08:37Et donc, Swatch fait sa pub.
08:38Je fais sa pub sur ce truc-là,
08:40en disant « Regardez, on fait un truc exceptionnel
08:42alors que ce n'est pas du tout exceptionnel. »
08:43Et les gens arrivent.
08:44Et après, ça déborde.
08:45Mais en fait, moi, je pense que s'il y a eu de la case derrière,
08:47ça sera à Swatch de payer.
08:48Et puis j'imagine que la grande maire,
08:50« Ben, excuse-moi, c'est eux qui ont provoqué ce truc-là,
08:52donc ça veut te payer le bordel derrière. »
08:54« Ben, ils n'ont qu'à pas faire ça. »
08:55« Les gens, ils tombent dans la rue et tout pour ça. »
08:57« Ben, qui c'est qui fait ça, en fait ? »
08:58« Moi, je veux te dire un truc. »
08:59« Qui, à un moment donné, dit à telle date, à telle heure,
09:01on va vendre une montre ? »
09:02« Ben, c'est eux. »
09:03« Donc en fait, si derrière, c'est des gens, des trucs,
09:04c'est leur problème, en fait. »
09:07« Alors, je rappelle quand même que cette montre Swatch Audemars Piguet,
09:09elle n'est même pas en édition limitée.
09:10Ça fait que dans trois jours, il y aura les mêmes dans tous les magasins.
09:13Donc ça paraît totalement crétin, Jérôme Lavrieux.
09:17Ça vous a inspiré quoi de voir ces files d'attente
09:20de plus de centaines de mètres dans les magasins ? »
09:22« Moi, j'ai trouvé que c'était une très très bonne nouvelle.
09:23Il n'y a pas de pouvoir d'achat en France.
09:26Et notamment dans la jeunesse.
09:27Il n'y a pas de pouvoir d'achat en France.
09:29Il n'y a pas de pouvoir d'achat en France en centre-ville.
09:32Il n'y en a pas dans les quartiers.
09:32Il n'y en a nulle part de pouvoir d'achat.
09:34Parce que les gens ont le temps
09:37pour passer trois ou quatre jours
09:40sur des sièges de camping devant un magasin Swatch.
09:43– Et parce qu'ils pensaient revendre leur monde
09:45de 400 à 2000 ?
09:47– Mais ils sont juste teubés.
09:48– Ils auraient dû se renseigner quoi.
09:50– Parce qu'il va y en avoir autant
09:52qu'il y a de gens qui voudront en acheter.
09:54– Mais oui.
09:56– Ils ne sont vendus que dans certaines boutiques,
09:58dans certaines grandes villes, etc.
09:59Il n'y a des gens qui n'ont pas l'occasion d'y aller
10:01qui vont être prêts à payer un peu plus cher.
10:02– Et donc, ils vont attendre quatre jours devant un magasin ?
10:04– Mais non, il y a des gens qui vont payer en ligne
10:06pour acheter ces montres.
10:07– Elles sont déjà revendues sur Vinted très chères.
10:09– Elles sont à 1000 balles sur Vinted.
10:10– Non, elles ne sont pas revendues sur Vinted.
10:12Elles sont mises en vente sur Vinted.
10:14– Ah, il y a peut-être des gogos qui les achètent.
10:15– Mais attends, excuse-moi, pardon,
10:17mais Swatch, tu dois pouvoir commander chez Swatch.
10:19Donc en fait, c'est comme la sortie du dernier iPhone, par exemple.
10:22Quel est l'intérêt de l'acheter le soir même à minuit,
10:24alors que dans deux semaines,
10:26tu peux le commander sur le site d'Apple ?
10:28– Non, mais là, vous prêchez des convaincus, Estelle.
10:29– Non, mais on est tous d'accord.
10:31– C'est débile.
10:31– Mais moi, c'est-à-dire que quand on dit,
10:33oui, vous voulez dîner dans un restaurant,
10:35on ne prend pas de réservation.
10:37Jean, tu dois attendre une heure et demie pour manger le pizza,
10:38je reste à la maison.
10:39Merci, au revoir.
10:40Je veux dire, ce principe d'en faire,
10:42créer le manque, créer le buzz.
10:45Et au final, nous attendre.
10:46– Ne pas cette montre, on a vécu sans.
10:48– Bien sûr, je ne veux pas juger,
10:51mais le jour où vous faites la queue pour une montre,
10:53pour un téléphone, quand vous passez 8 heures,
10:55voilà, c'est là qu'il faut se remettre en question.
10:57Mais le problème, c'est qu'il y a énormément de gens qui le font.
11:00C'est comme ça.
11:01– Pas pour moi, ma fille.
11:03– Non, mais c'est comme pour Lego.
11:04Vous avez vu les heures de queue qu'il y a devant les magasins Lego,
11:07parce qu'il y a aussi une idée de revente derrière,
11:10et donc de plus valide.
11:11– Mais je ne vais pas revendre à Harry Potter.
11:12– Mais après, ce qui est quand même terrible,
11:14c'est que là, on parle donc d'une ouverture de magasin
11:17où, à l'intérieur, tu peux acheter une montre exceptionnelle,
11:20soit disant Edmar Piguet à 400 balles.
11:21Mais la réalité, c'est qu'en France, en fait,
11:23on ne peut rien organiser.
11:24Là, il y avait les festivités du PSG pour être champion de France.
11:27On ne les a pas vues, parce qu'en fait,
11:29tu ouvres, enfin, tu proposes une vente exceptionnelle, émeute.
11:33Tu ouvres un restaurant avec une autre ou une cité gratuite émeute.
11:37Non, mais c'est ça qui est dingue.
11:38– Il y a un de 20 ans, en fait, par exemple, le problème, il est là.
11:40– Mais c'est sidérant, Baptiste.
11:41C'est le monde à l'envers.
11:42– Non, mais je suis complètement…
11:42En fait, au fond, vous allez voir, je suis d'accord avec vous.
11:44Juste, tempérons un peu le truc.
11:45On a quand même toutes, ici,
11:47il y en a qui ont fait la queue pour avoir la queue en ligne,
11:50pour avoir des places pour Céline Dion.
11:51– Non, non !
11:53– Parce que vous n'êtes pas inscrit, Estelle,
11:54parce que vous avez des bons contacts.
11:54– Oui, mais alors, je faisais autre chose en même temps.
11:56Je n'étais pas avec mon pliant.
11:58– J'adore Céline Dion, mais on m'a dit
12:00qu'on va passer 15 heures à rêver d'une place.
12:02– Moi aussi, je suis d'accord.
12:03– Il était 16h et 18h, je me lavais les dents en même temps.
12:05Je faisais deux choses à la fois.
12:06– Moi, ce que je trouve assez symptomatique de cette époque,
12:09c'est que soit chez Audemars Piguet.
12:11Audemars Piguet, pour ceux qui ne connaissent pas,
12:12Audemars Piguet, c'est la montre la plus chère du monde,
12:14la marque de montre la plus chère.
12:16Qui est portée par qui ?
12:16Qui est portée d'abord par les gens très très riches,
12:19les personnalités du cinéma,
12:24les conducteurs de Formule 1,
12:25et depuis peu, des influenceurs
12:27qui ont très bien gagné leur vie
12:28et qui portent des vrais ou des fausses.
12:30Ça, il y a plein d'histoires là-dessus.
12:32Donc en fait, aujourd'hui,
12:33les gamins que vous voyez faire la queue
12:35pendant des heures dans le froid,
12:37pardon, ils sont là pour quoi ?
12:39– Mais c'est pour revendre !
12:40– Mais non, c'est pour revendre, bien sûr que non.
12:43– Estelle, la hype, elle est aussi
12:44autour du fait qu'on veut faire comme
12:46l'influenceur, comme GMK,
12:48l'influenceur, machin, etc.
12:50– Mais non, mais ça raconte un nivellement
12:51par le bas, pardon, de la société.
12:54– C'est la mode de quoi ?
12:57– Moi, j'ai jamais fait la mode.
12:58– C'est pas du tout la pas du gain,
13:00c'est la pas de la connerie.
13:01Il y a trois semaines,
13:02il y a un crousti, je ne sais pas quoi,
13:04qui a ouvert en banlieue,
13:05ils ont fait la queue
13:06parce qu'il y avait des croustis gratuits.
13:08– Oui, ils l'ont pas vendu sur LinkedIn.
13:10– Génération, Génération,
13:11je suis désolé, Génération,
13:13qui fait la queue pour du testi-crousti,
13:16qui se démonte la tronche
13:17avec du protoxyde d'azote
13:19et qui fait des queues pendant deux heures
13:20pour avoir une colère.
13:22– Mais les gars, il y a dix ans, c'est…
13:24– J'ai tapé tout le week-end
13:25avec mon cousin, on était morts de rire,
13:26on était là, ok, Génération Brainrot,
13:28– Personne ne va l'apporter, cette montre.
13:30– Génération Brainrot,
13:31Génération Audemars Piguet, Swatch.
13:33– Les Brainrot, c'est absolument incroyable,
13:36c'est un peu d'intelligence artificielle
13:38et on va faire un faux personnage
13:40qui va être un mix entre, par exemple,
13:42un scooter et une carotte.
13:44Et on va animer ce petit truc
13:45et c'est drôle et ça chante.
13:47– Oui, c'est un Thomas Gauchy, quoi.
13:48– Mais je vous invite à regarder,
13:49il y a Martin Veil qui a sorti un documentaire
13:51qui va sortir bientôt
13:52sur la génération actuelle,
13:54est-elle débile ?
13:55Avec un gros point d'interrogation.
13:56C'est hyper intéressant
13:57parce que c'est tous ces phénomènes-là
13:59qu'on est en train de regarder.
14:00Est-ce que vraiment,
14:01on est une génération un peu perdue ?
14:03Moi, évidemment, je suis caricatured,
14:06on va dire qu'ils sont teubés,
14:06mais je suis un peu inquiet
14:07parce que de faire la queue trois jours
14:10pour une montre qui vaut quatre balles…
14:12– Moi, si ça avait été une édition limitée,
14:13en vrai, j'aurais compris.
14:15– Mais pour le business,
14:16vous en avez compris.
14:16– Bien sûr, pour le business,
14:17j'aurais compris,
14:17mais là, ce n'est pas une édition limitée.
14:19Je ne comprends pas l'intérêt.
14:20– Parce qu'il y en a beaucoup
14:21qui n'avaient pas compris
14:21que ce n'était pas une édition limitée.
14:23– Parce qu'on avait vendu
14:24qu'en boutique et pas en ligne,
14:25on a vérifié,
14:26il y a plusieurs messages
14:26qui vont dans ce sens-là.
14:27Il faut se rendre en boutique,
14:28il n'y a que quelques villes
14:29dans le monde qu'il propose.
14:30Donc, c'est un phénomène,
14:31peut-être pas à l'édition limitée,
14:31mais de rareté.
14:32Excusez-moi, les amis,
14:33il y a dix ans,
14:34sur ce même plateau,
14:35on commentait des images d'émeutes
14:37pour une promo sur des pots de Nutella.
14:38– Oui, c'est terrible aussi !
14:40– Quand vous cassez les prix,
14:41quand il y a de la rareté,
14:42quand il y a une crise du pouvoir d'achat…
14:43– C'était les émeutes de la pauvreté à l'époque.
14:44C'était triste, c'était dramatique
14:45parce que c'était ce qu'on appelait
14:46des émeutes de la pauvreté.
14:47– Le testi crousti, ça coûte 5 balles.
14:50– Le haut de marque Piguet,
14:51c'est pas des émeutes de la pauvreté,
14:52c'est des émeutes de je veux perdre
14:53comme les influenceurs
14:54et essayer de gratter un bifton.
14:56– Crois-moi que c'est pas des milliardaires
14:57qui faisaient la queue devant Swatch.
14:58– Non, ça, il a raison, Charles.
15:00C'est vendu dans 13 boutiques,
15:01ces montres, mais ça veut dire que…
15:03– C'est pas des milliardaires
15:04qui étaient en train de faire la queue.
15:05– Oui, mais Charles,
15:06t'es pas obligé, en fait,
15:07moi, ce que je comprends pas,
15:08c'est vendu dans 13 boutiques.
15:09Peut-être que t'as pas de boutique
15:09à côté de chez toi,
15:10mais d'où l'intérêt
15:11d'aller faire la queue pendant 3 jours
15:13alors que dans un mois,
15:15à la limite,
15:15si t'as vraiment envie de cette montre,
15:16tu te fais un petit aller-retour.
15:18– Oui, et tu vas l'acheter sans queue.
15:19– Et tu sais que t'as un gogo sur Vinted
15:21qui va l'acheter 2 fois plus cher
15:22dans l'heure qui suit.
15:22– Mais il n'y aura pas de gogo
15:24puisque tout le monde peut faire
15:25un aller-retour dans…
15:25Il y a 13 boutiques,
15:26donc à un moment, je veux dire, tu fais…
15:28– Non, il y a du marché pour le coup.
15:29Il y a eu des reventes, en tout cas,
15:30moi, j'ai vu ça sur les réseaux.
15:31– Moi aussi, j'ai vu des reventes.
15:41– Moi, j'ai vu des gars
15:41qui se revendaient, Estelle, des places.
15:42– Mais je peux la mettre en vente
15:43150 000 euros,
15:44ça ne veut pas dire que je vais la vendre.
15:45– J'ai vu des gens
15:45qui se revendaient la place dans la queue,
15:47pour le coup.
15:47La place dans la queue,
15:48elle était revendue 800, 900 euros.
15:51– Oui, mais parce que la place
15:52était limitée.
15:52– Parce que la place était limitée,
15:55alors que la montre ne l'est pas.
15:56– Exactement.
15:57Il faudrait vraiment être gogo
15:58pour aller acheter une montre 2000
15:59alors que n'importe qui
16:00peut aller la chercher dans 3 jours,
16:03dans un mois,
16:03dans la même boutique.
16:04Il y a 13 boutiques, je suis désolée.
16:06si vraiment tu as envie de cette montre,
16:07tu te fais un aller-retour,
16:08même si ça te coûte 30 balles,
16:10tu paieras ta montre 30 balles,
16:11mais si tu en as vraiment envie…
16:12– Vous pouvez demander à Swatch,
16:13je vous en envoyais une
16:13pour convoyer à quoi ça ressemble.
16:14– Non, mais ce qui est horrible,
16:15il y a quand même beaucoup de boutiques
16:16qui sont même restées fermées
16:17parce que vu que ça a dégénéré en l'hombre,
16:19au final, personne n'a été satisfait
16:21et personne n'est arrivé à avoir cette montre.
16:22– C'est ça qui est dramatique.
16:23– Oui, mais sauf qu'à chaque fois
16:24qu'il y a quelque chose
16:25d'un peu exceptionnel,
16:27ça tourne mal.
16:28– Et le seul vainqueur,
16:29c'est Swatch qui a réussi son coup de com'
16:30et puis voilà.
16:31– Pas sûr, parce qu'aujourd'hui,
16:32je ne sais pas qui a envie
16:32d'avoir cette montre aujourd'hui.
16:34– Oui, mais on a reparlé
16:36de la marque dont on parlait.
16:37– Oui, je la trouve à 1 000 euros
16:37sur Vinted.
16:39– Oui, tu la trouves,
16:39mais ça ne veut pas dire
16:40que tu vas l'acheter.
16:41– Non, c'est bon.
16:42– Moi, ça ne risque pas.
16:43– Mais ta chemise, Charles,
16:45tu peux la mettre 1 000 euros
16:47sur Vinted,
16:47tu ne la vendras pas,
16:48mais tu as le droit
16:49de la mettre à 1 000 euros.
16:49– Ah, j'en trouve à 600 euros.
16:50– Tu l'as déjà portée.
16:52– Attends, si tu la trouves à 600 euros…
16:54– Je fais une offre à 1 000 euros
16:55et puis on verra ici
16:55la fin de l'émission.
16:56– T'imagines si aujourd'hui,
16:57on la trouve à 600.
16:57– Elle fait une offre à 500
16:58pour voir si c'est accepté.
16:59– Bah non, parce que si elle est acceptée,
17:00je vais devoir payer.
17:01– C'est pas grave, mais non,
17:02tu vas devoir payer.
17:02– Et Charles, si t'imagines
17:03si deux jours après,
17:04tu la trouves déjà à seulement 600
17:06alors qu'elle était vendue
17:06combien ? 400 euros ?
17:07– 400.
17:08– Ça veut dire que le mark-up,
17:10enfin, je veux dire,
17:11la plus-value…
17:14– C'est-à-dire que le mec,
17:21ce matin,
17:23on parle de l'Eurovision.
17:26Écoutez.
17:27– J'aime beaucoup les paroles.
17:31– C'est la Bulgarie.
17:32– Eh bien, écoutez.
17:33Cette chanson,
17:35c'est celle des gagnants
17:36de l'Eurovision.
17:37Ce sont des Bulgares
17:38qui ont quand même reporté
17:39cette 70e édition de l'Eurovision.
17:42Comme d'habitude,
17:43depuis 1977,
17:44pas de surprise.
17:45Nous sommes repartis bredouille
17:46puisque la Française,
17:47Monroe, a terminé 11e.
17:48Les explications,
17:49parce qu'il y en a,
17:50de Mathieu Béliard ce matin.
17:51– Avec la victoire surprise
17:54de la candidate bulgare,
17:55Dara Bulgare,
17:57une star chez elle,
17:57qui offrait sa première victoire
17:58à son pays
17:59avec un titre dance
18:00qui peut vous rester dans la tête
18:01comme vous vous agacez.
18:08J'ai hâte de voir
18:09ce que ça a donné
18:09quand mes gamins
18:10vont tomber sur ce son.
18:13Un carton.
18:14– On va couper.
18:15– Un carton samedi soir.
18:16– Il a dû donner le prâne ou pas ?
18:17– C'était samedi soir à Vienne,
18:20la 70e édition de l'Eurovision,
18:21vous le savez,
18:22la Bulgarie qui a séduit
18:23le jury et le public.
18:27Karine Galli,
18:28vous qui aimez la musique,
18:28ça vous plaît ou pas ?
18:29– Pas du tout.
18:30– C'est entraînant.
18:32– Écoutez,
18:32si ça vous entraîne,
18:33c'est bien.
18:34En plus,
18:34je ne suis pas du tout
18:35à Eurovision,
18:35je n'ai jamais regardé
18:36une seule minute de toute ma vie.
18:37Par contre,
18:38je connaissais Monroe
18:39parce que je l'avais découvert
18:40dans Prodige
18:40et je l'avais trouvé incroyable
18:42dans cette émission.
18:42Mais par contre,
18:43je n'ai pas entendu
18:43sa chanson pour l'Eurovision.
18:45– C'était moins entraînant.
18:46– Non mais elle a
18:47beaucoup de talent,
18:47ce n'est pas grave.
18:48– Oui,
18:48c'est une petite génie.
18:50– Oui,
18:50mais ce serait bien
18:51qu'on ait des titres
18:52comme ça pour gagner.
18:53– On s'en fout,
18:53non ?
18:53C'est très grave
18:54si on ne gagne pas
18:55l'Eurovision.
18:55– Oui,
18:56c'est grave,
18:561977.
18:57– Oui,
18:58mais ce n'est pas grave.
18:59– Roland-Garros,
19:00on l'a gagné plus tard
19:00tout comme le Tour de France.
19:03– Je préfère Roland-Garros.
19:04– Ça nous permet
19:05de réécouter à chaque fois
19:06Marie-Myriam.
19:07– Oui,
19:08l'enfant et l'oiseau.
19:08– Voilà,
19:09l'enfant et l'oiseau.
19:09– Je ne sais jamais,
19:10mais il y a un enfant
19:10et un oiseau.
19:10– Mais par contre,
19:11grand talent,
19:12c'est ça le plus important.
19:14– Mais non,
19:14c'est pas le plus important.
19:15J'en ai marre
19:16qu'à chaque fois,
19:16on prenne des taux
19:17à l'Eurovision.
19:17– Les trois quarts du temps,
19:18de toute façon,
19:19c'est quand même
19:19des chansons très originales
19:20et est-ce que tu fais
19:22vraiment une carrière
19:22si tu gagnes une Eurovision ?
19:23– Oui,
19:24France Gall,
19:25oui,
19:25Céline Dion,
19:25oui,
19:26mais sauf qu'elles n'étaient
19:26pas pour la France.
19:27Marie-Myriam,
19:28elle a fait un tube.
19:30– Ah bah,
19:30je crois qu'ils ont gagné,
19:32ils ont bien un petit.
19:32– On parle des Français,
19:33là.
19:34– Ah, écoutez,
19:34c'est Marie-Myriam.
19:35– Voilà,
19:36elle a fait un tube.
19:38– Oui,
19:38mais on en parle encore.
19:39– La pauvre,
19:40on continue à l'appeler,
19:41à canner,
19:43pour lui dire alors
19:43s'il y a l'Eurovision et tout,
19:44c'est l'enfer pour elle.
19:45– Parlons de Monroe,
19:46bravo,
19:47parce qu'elle est très talentueuse.
19:47– Mais on va dire bravo,
19:48elle a terminé 11ème.
19:49– Mais enfin,
19:49le public n'a pas du tout aimé.
19:51– Sur combien ?
19:52– Sur beaucoup.
19:54– C'est très politique aussi,
19:56les votes de l'Eurovision.
19:57C'est ça qui l'a réalisé.
19:57– Oui, c'est toujours
19:58l'Europe de l'Est qui gagne.
19:59Ça, c'est vrai.
20:00Jérôme Lavrieux,
20:00un commentaire ?
20:01– Moi, je suis un fan
20:01d'Eurovision.
20:02Le drame de ma vie,
20:04c'est que ma campagne déteste.
20:05Du coup,
20:05je n'ai pas regardé ça.
20:06– Non.
20:07– Il va se faire
20:07le replay en solo.
20:08– Ah non,
20:08mais here are the results
20:10of the Irish jury
20:11will be able to play.
20:13– And finally,
20:14our 12 points
20:16goes to Portugal.
20:18C'est jamais pour la France,
20:19les 12 points.
20:20– Bah non.
20:20– Non, j'aime bien
20:22parce que j'assume
20:23complètement le côté kitsch.
20:25Nous, on veut toujours
20:25en faire un rendez-vous
20:27intellectuel
20:27alors que c'est un kitsch.
20:30– On s'ennuie
20:30à faire de la bonne musique.
20:31– Mais oui,
20:32Sébastien Tellier.
20:33– C'était la vraie
20:35grand talent
20:35qui a représenté la France,
20:36c'était Sébastien Tellier.
20:37– Mais bien sûr.
20:38– Il faut lui gagner.
20:39– Il y a eu Louane.
20:40– Oui, mais bon.
20:41– Mais Louane était déjà
20:42prêt, il ne pouvait pas gagner.
20:43– Excusez-moi,
20:44on vient de dire
20:44le seul vrai grand talent.
20:45– Mais non,
20:46mais le seul
20:46qui était un peu disruptif
20:47est-ce là-dedans, Louane ?
20:49– Sébastien Tellier,
20:50génie absolu.
20:51Sébastien Tellier,
20:52génie absolu.
20:52– Enfin, il n'a pas fait
20:54carrière.
20:55– Non.
20:56– Il n'avait pas besoin
20:57de l'eurovision
20:57pour réussir Sébastien Tellier.
20:58– Non, Sébastien Tellier,
20:59enfin…
21:00– Non, mais ce n'est pas
21:00grand public,
21:01mais il est très aimé
21:02par une certaine
21:02catégorie de personnes.
21:04– Il cartonne parce qu'il a
21:04une barbe.
21:05Enfin, je veux dire,
21:05il a une barbe et tout ça.
21:06Je veux dire,
21:07qui connaît ses chansons ?
21:09– Il est en concert
21:10au bois de Vincennes
21:11le 5 juin.
21:12Il est en tournée partout.
21:13– Oui.
21:13– Ça brille.
21:14– Vous l'avez dans
21:15tous les festages et tout.
21:16– C'est très bien qu'il tourne.
21:17Mais je veux dire,
21:17attends,
21:18est-ce qu'il a fait
21:18des chansons
21:18qui passent à la radio ?
21:19– La Ritournelle.
21:20– Oui, La Ritournelle,
21:21c'est un tube…
21:21– Bon, peut-être.
21:23– Si, Estelle, non, vraiment.
21:24– Karine,
21:24vous connaissez La Ritournelle ?
21:26– Non, mais par contre,
21:27je l'ai vu invité
21:27à quelle époque
21:28il y a quelques jours
21:29et il est très connu.
21:30Mais après,
21:30moi, je n'écoute pas
21:32Sébastien Tellier,
21:32mais je sais
21:32qu'il est très connu.
21:33– Enfin, moi, je suis…
21:35– Ah !
21:35– Vous connaissez ?
21:37– Non, je suis passée…
21:39– Non, mais quand même !
21:40– Non, ben non,
21:40je suis passée…
21:41– La Ritournelle !
21:42– En même temps,
21:42il n'y a que de la musique,
21:43il n'y a pas de paroles, là.
21:44– Je suis très long,
21:46mais il y a des paroles.
21:47– Non, mais je suis passée
21:48à côté.
21:48Il est passé à côté de moi,
21:49mais en tout cas,
21:50il est de ma carrière.
21:50– Mais oui,
21:51c'est un grand musicien,
21:52Sébastien Tellier.
21:53– Très bien, mais…
21:53– Il n'a pas disparu
21:54après l'Eurovision.
21:55Il fallait absolument démentir.
21:56– Ben oui,
21:57moi, il n'est pas à paru.
21:58– Il avait existé
21:59avant l'Eurovision,
22:00puisque la Ritournelle
22:00date d'avant.
22:01C'est un très, très grand artiste.
22:02– Écoutez,
22:02j'écouterai les paroles
22:03de la musique,
22:05donc bon courage à elle
22:06et à celui ou celle
22:07qui la remplacera l'an prochain
22:08et qui terminera encore
22:10dans les profondeurs
22:10du classement.
22:11– Au mieux,
22:12ça coûte très cher à organiser,
22:13c'est celui qui gagne
22:14qui organise.
22:14– Oui, mais à un moment
22:15que notre argent public
22:16serve à quelque chose
22:17qui se voit.
22:17et moi, je suppose
22:19que ça serve à l'Eurovision.
22:20– Vous avez envie d'avoir…
22:21– C'est plusieurs dizaines
22:23de millions d'euros.
22:23– Oui, et alors ?
22:24– Vous avez envie d'avoir
22:25tous les scandales
22:26qu'il y a autour de…
22:28– C'est ce scandale ?
22:28– Il y a eu plein de polémiques.
22:30– Oui, écoutez,
22:31des manifs,
22:32il y en a franchement,
22:33il y en a tout le temps,
22:34sur toutes les places de Paris.
22:36– L'Europe,
22:37c'est déjà les agriculteurs
22:37dans la rue
22:38trois mois par an.
22:40Eurovision,
22:41moi, je préfère cette Europe-là,
22:42problématique mais politique,
22:43que l'Eurovision.
22:44– Non, mais en plus,
22:45vous dites ça,
22:47j'étais dans autre chose.
22:48– Ah bah voilà !
22:50– Ah bah dans quoi ?
22:52– Mais non,
22:52mais je faisais autre chose !
22:53Voilà !
22:55Mais j'ai une vie !
22:56– On devrait envoyer
22:58Philippe Catherine tout nu en bleu
22:59et là, on serait sûr de gagner.
23:00– J'adore Philippe Catherine !
23:01– Ah bah peut-être que là,
23:02– Ah bah voilà, voilà !
23:03Et bah bravo Jean-Christophe
23:04pour cette idée de génie.
23:05– Et vous êtes nombreux
23:06à nous remercier
23:07de diffuser
23:07La Ritournelle de Sébastien Trier.
23:09– Mais on n'a pas entendu
23:09les paroles ?
23:10C'est encore que de la musique,
23:10là, ça fait trois minutes
23:11– C'est magnifique.
23:12– C'est le principe de La Ritournelle.
23:15– Bah donc ils chantent pas ?
23:16– Je vous ferai découvrir
23:17Sexuality qui est un album incroyable.
23:20– Bah écoutez,
23:20si on peut aller à l'Eurovision
23:21juste en faisant de la musique,
23:22maintenant, bah bon pardon,
23:23on va écouter.
23:24– Non, ils chantent.
23:25– On va envoyer Estelle,
23:26ça sera réglé.
23:27– Sous-titrage Société Radio-Canada
23:27– Sous-titrage Société Radio-Canada
23:27– Sous-titrage Société Radio-Canada
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