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Avec Karl Olive, député des Yvelines, ancien maire de Poissy

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-04-16##

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News
Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06C'est confirmé, l'usine historique de fabrication de véhicules Stellantis, située à Poissy, va cesser sa production de voitures
00:12pour se tourner vers de nouvelles activités industrielles dans les prochaines années.
00:16Un changement d'activité qui s'accompagnera d'une réduction des effectifs.
00:20Plus de 500 salariés seraient concernés.
00:22Est-ce la preuve de plus, la preuve de trop d'un pays en voie de désindustrialisation ?
00:26On en parle avec le député des Yvelines, Carl Olive.
00:29Bonjour Monsieur le député.
00:30Bonjour Maud.
00:30Bonjour Carl Olive, merci d'être en direct et en studio sur Sud Radio pour parler.
00:35Mais oui, merci à vous d'être là, c'est important que vous êtes, j'allais dire, la voix la
00:39plus compétente sur le plan politique
00:41pour décrypter cette... c'est quand même une petite tragédie.
00:45Quand j'étais gamin, je disais dans mon ouverture, Simca, Talbot, j'ai des gens de ma famille qui ont
00:49travaillé là,
00:50c'est des fleuraux comme Sochaux, comme Flins, et là on apprend et on s'en doutait un petit peu,
00:55c'est ce que je vous demandais aux antennes, est-ce que l'on voyait venir, vous me disiez oui.
00:57Oui, quand même c'est un coup dur.
01:00Vous êtes moins pessimiste qu'on pourrait avoir la raison de l'être ou c'est quand même un coup
01:07dur ?
01:09D'abord celui qui vous parle est le fils d'un ouvrier qui a passé 42 ans chez Simca, Chrysler,
01:14Talbot, Peugeot, PSA.
01:16Donc ça vous touche ?
01:17Et le frère de 4 frères qui ont fait l'école Chrysler.
01:19Donc l'histoire de Simca, Chrysler à Poissy, elle se confond avec l'histoire même de la ville.
01:24C'est votre histoire personnelle ?
01:2527 000 salariés dans les années 60.
01:26Et député de la circonscription.
01:271 584 aujourd'hui, mais 7 000 salariés en R&D sur le même site de production.
01:35Que se passe-t-il ?
01:36On va dire les choses, Périgo et Légas, c'est que depuis 2013,
01:41le site de production de Poissy est sous oxygène dans la fabrication de ces véhicules,
01:46grâce à qui ?
01:47Au département des Yvelines, à la région Île-de-France, à la communauté urbaine,
01:52Grand Paris-Sainte-et-Oise et à la ville de Poissy.
01:54C'était l'antiste à accepter les subventions de collectivités locales ?
01:58Alors direct, quand c'était possible.
02:00J'ai su conseiller départemental depuis 2011, entre 2011 on va dire et 2015-2016, en R&D.
02:07Et puis derrière, de façon indirecte, Périgo et Légas, je m'explique.
02:11Acquisition, quand j'étais maire d'une salle de spectacle, 3 millions d'euros,
02:14forum Armand Peugeot.
02:15À Poissy.
02:15À Poissy.
02:16Mutation du plan local d'urbanisme pour l'association sportive des automobiles,
02:20Peugeot-Talbo, 4 hectares mutés en logement pour permettre à Peugeot d'avoir de l'actif
02:27et donc d'assurer une continuité de production automobile.
02:31Aujourd'hui, de quoi parle-t-on très précisément ?
02:34Alors déjà, vous dites que je suis plutôt optimiste, je suis raisonnablement optimiste parce que...
02:39Enfin, moins pessimiste qu'on pourrait le craindre.
02:41Pourquoi ?
02:42Et encore une fois, moi mon histoire se confond avec celle de l'industrie automobile à Poissy.
02:45Parce que Stellantis va injecter 100 millions d'euros, on va y revenir.
02:49Mais, quand on regarde ce qu'il se passe à l'échelle de notre pays.
02:54En 2019, 2 millions 200 000 véhicules français vendus.
03:00En 2025-26, c'est 25 à 30% de moins.
03:04On est à 1,6 million aujourd'hui.
03:06Alors vous allez me dire, pourquoi ?
03:07D'abord parce qu'il y a un mode de consommation qui est certainement différent d'une partie des Français.
03:11Mais surtout, surtout, quand on voit le coût de production d'un véhicule en France, je prends le cas par
03:18exemple de la 208, entre 20 et 25 000 euros.
03:22On prend la BID en Chine, entre 12, c'est à peu près les mêmes véhicules, entre 12 et 18
03:26000 euros.
03:27Bon ben, on a tout compris.
03:28C'est-à-dire qu'on a des coûts de main-d'oeuvre, on a des coûts de fabrication qui
03:31sont largement supérieurs.
03:33Et il faut se poser des bonnes questions.
03:34Pourquoi on va sur le même terrain de jeu que ces gens-là ?
03:36On a une Europe avec une préférence communautaire à laquelle on a relancé.
03:39On paye très cher cette démission européenne.
03:41Je suis complètement d'accord avec vous.
03:42C'était un qui devait nous protéger.
03:43J'ai joué contre la Chine.
03:44Mais on devait avoir des armes de protection.
03:46Je suis complètement d'accord avec vous.
03:47Oui, je pense qu'on s'est aussi précipité sur le tout électrique il y a quelques années.
03:52On a fait marche arrière il y a une petite année maintenant.
03:55Sauf qu'aujourd'hui, je prends le cas du département des Yvelines, Pierre et Colégas.
03:57On a 76 000 véhicules électriques.
04:00C'est-à-dire qu'on a un Yvelinois sur 10 qui roule en véhicule électrique.
04:04Et je pense qu'il faudra aller sur ce sujet-là.
04:07Mais on s'est de nouveau précipité et on a été prisonniers, vous avez raison de le souligner,
04:12par une Europe qui a encore voulu nous montrer ce qu'il fallait faire sans jamais mettre les acteurs autour
04:19de la table.
04:20Et une Allemagne qui, pour préserver ses intérêts économiques, nous a demandé aux autres pays européens,
04:25notamment à la France, ne contrarions pas les Chinois, on peut en avoir besoin.
04:28Alors faites un sacrifice sur certains secteurs, mais ça sera compensé par d'autres.
04:31Finalement, c'est eux qui ont bénéficié.
04:33Voilà, on le voit sur les panneaux solaires et sur les moteurs électriques.
04:36C'est une gamgie sans nom.
04:38Karl-Olive, vous appartenez quand même à la majorité sur laquelle vous vous êtes engagé en 2017
04:43avec ferveur et conviction que ça n'a personne n'en doute.
04:47Deux mandats d'Emmanuel Macron, gouvernement Édouard Philippe.
04:51Est-ce que vous ne pensez pas que la dynamique de 2017, le discours,
04:54on était conscient des enjeux après la Chiraki, Sarkozy, Hollande.
04:58J'avais l'impression que la Macronie allait dire qu'on allait prendre ce sujet par les cordes.
05:02Nous savons qu'il faut réindustrialiser la France, qu'il faut relocaliser, qu'il faut produire en France.
05:06Comment se fait-il qu'au bout de bientôt dix ans d'exercice du pouvoir par Emmanuel Macron,
05:11sa majorité, cette sensibilité, toutes les énergies qu'il y avait réunies et les talents qui étaient...
05:16Comment ça se fait qu'on arrive quand même à ce genre de...
05:18Moi, je vais vous dire les choses très clairement.
05:20D'abord, en tant qu'élu, je n'ai jamais tout attendu de l'État.
05:24Jamais.
05:24Et je pense que l'exemple de ce qui se passe...
05:27Paradoxalement, Pierre et collègues, c'est l'exemple de ce qui se passe aujourd'hui sur notre territoire de la
05:31Vallée de Seine,
05:32où Poissy reste le premier bassin d'emploi de la Vallée de Seine,
05:35est pour moi un exemple qui pourrait faire école à l'échelle du pays.
05:38Pourquoi ?
05:38Parce qu'on est sur un alignement et on a toujours mis en place la force collective.
05:42Il y a Flin qui est à quelques kilomètres.
05:44Exactement.
05:45Et quand je parle de Stellantis, on pourrait aussi prendre l'exemple de Renaud Flin qui a su muter.
05:50Moi, je suis très pragmatique et très darwiniste, tortue de Galapagos.
05:55Le département des Yvelines, la région Île-de-France, département des Yvelines-Pierre-Bédier,
05:59région Île-de-France, Vallée-Pécresse, la communauté urbaine, Cécile Popescu,
06:02la ville de Poissy, votre serviteur et sa successeur.
06:04On a toujours été pour un premier combat qu'est l'emploi.
06:08Et ce qui se passe aujourd'hui à Poissy, parce que là, on nous dit, et on le voit bien,
06:12fin de la construction automobile, mais préservation de l'emploi.
06:17Et moi, je veux qu'on dise les choses.
06:19Ce n'est pas le syndicat sud qui est minoritaire qui va nous annoncer qu'il y a 200 emplois
06:23qui vont rester,
06:24qui vont disparaître après.
06:25C'est totalement faux.
06:26Aujourd'hui, c'est 1 584 emplois à Poissy.
06:29Il y en a 1 200 qui vont être garantis.
06:32Le delta, c'est quoi ?
06:33C'est la pyramide des âges qui fait que l'âge médian est de 5 ans.
06:36C'est un petit peu plus jeune que vous.
06:37C'est 55 ans.
06:39Et donc, ces personnes-là ont d'ores et déjà demandé de bénéficier
06:42ou d'un congé senior ou d'un départ volontaire.
06:46Pour autant, il faut qu'on soit exigeant.
06:48Et Stellantis ne nous le rend bien,
06:50puisque 7000 salariés col blancs viennent s'installer sur le même site de production
06:54dans ce qu'on appelle un green campus.
06:55Je suis déjà en 59, vous pouviez rajouter 10 ans de plus.
06:58Je me souviens de cette époque.
06:58Vous vous souvenez qu'il y avait un syndicat jaune à Poissy, le SIA, je crois,
07:04c'était un trouble dans l'ordre syndical.
07:06Et pourtant, on se demande si ce n'était pas ce syndicat jaune.
07:09Souvent, on obtenait plus de conquêtes syndicales et sociales que les syndicats officiels.
07:14Oui, parce qu'à l'époque, les syndicats faisaient du syndicalisme.
07:17Là où aujourd'hui, malheureusement, certains font de la politique.
07:19Et la vérité, c'est que les syndicats, je pense par exemple à AFO ou la CFDT,
07:25ont toujours une exigence dans les relations sociales, mais une exigence pragmatique.
07:29C'est-à-dire que quand on est en comité extraordinaire,
07:34on ne va pas nous dire que le soleil est jaune et dire en sortant qu'il est bleu.
07:38Ça, ça ne fonctionne pas.
07:39Et moi, j'en veux à ces syndicats minoritaires qui, systématiquement,
07:43jettent de l'huile sur le feu pour se faire peur.
07:45En 2013, c'était la veille de mon élection, mon premier reportage était sur le site de production.
07:50Sur le site de production.
07:51Et là, on nous disait, ça va fermer comme à Aulnay.
07:54Non seulement, ça n'a pas fermé, mais aujourd'hui, ça reste,
07:57par les collègues, aujourd'hui, je le dis à vos auditeurs,
07:59le premier site industriel d'Europe.
08:01Le premier site industriel d'Europe.
08:03Tant au niveau de la production et de la mutation de la production,
08:07pièces de rechange, impression 3D, fabrication pour le changement de véhicules,
08:14que pour, encore une fois, le Green Campus.
08:16Donc, c'est une nouvelle histoire qui va s'installer.
08:19De deux solutions, soit on est très fataliste,
08:22ou alors on est plutôt réaliste et pragmatique.
08:24Vous avez compris que je suis plutôt dans la seconde partie du terrain.
08:27Karl-Oliv, quels étaient les modèles de véhicules qui étaient produits aujourd'hui à Pussy ?
08:30La DS3, DS3 et DS3 Crossback,
08:33qui est vraiment une signature du groupe Celentis.
08:35Donc là, on parle de Citroën.
08:37Et l'Opel Mocha.
08:39Et pour tout vous dire, cette Opel Mocha a pu être construite
08:41parce que le département des Yvelines a investi 10 millions d'euros
08:45en faisant l'acquisition d'un foncier disponible sur le site de production.
08:48En échange de quoi ?
08:49C'est une location de la part du site de production à l'endroit du département.
08:53Mais ça a permis, pendant 3 ans, de maintenir l'emploi sur le site de production.
08:58Et ça, on le doit rendre à César ce qu'appartient à Pierre Bélier, le président du département.
09:01Donc, vous voyez, ce n'est pas l'État, c'est le contribuable départemental,
09:04donc local, c'est une collectivité locale.
09:06C'est une volonté politique pragmatique.
09:08Et l'industriel a accepté cette subvention, cette solidarité de la part du public.
09:13C'est un très beau symbole.
09:14Pour autant, Carle Livre, si on prend un peu de recul,
09:17je réalise toujours, ça serait facile, si vous étiez aux affaires,
09:20comment vous voyez, sans rentrer dans le détail,
09:23quelles sont aujourd'hui les grandes orientations que la République française doit prendre
09:26pour préserver son patrimoine industriel ?
09:28Est-ce qu'il y a des décisions à prendre avec les autres partenaires de l'Union Européenne ?
09:32Est-ce qu'on doit affirmer, taper un petit peu du coup de main sur la table,
09:34c'est l'occasion avec ce conflit au Proche-Orient, où les États-Unis restent dans longtemps ?
09:38Est-ce qu'on peut recréer une dynamique européenne qui préserve nos industries,
09:42qui prévère notre patrimoine et nos richesses ?
09:44Je vais vous répondre très franchement.
09:47La première chose que moi j'enverrai comme message est
09:49arrêtons de prendre les Français pour des cons.
09:52Arrêtons d'être systématiquement dans la défiance avec les élus,
09:56ou comme dans le dictionnaire, le mot confiance devrait venir avant le mot défiance.
09:59Parce que la vérité, c'est que systématiquement, dans cette verticalité du pouvoir,
10:02et vous voyez, celui qui vous parle est quelqu'un qui est en loyauté avec le président de la République.
10:08Je ne partage pas tout, mais moi je ne suis pas ceux qui vont tirer sur l'ambulance une fois
10:12que ça vacille.
10:13En quoi on nous a pris pour des cons, par le livre ?
10:16On nous met devant le fait accompli, et je vais vous donner un exemple.
10:19Pourquoi on n'anticipe pas sur le coût des carburants ?
10:23Pourquoi l'Espagne arrive à s'en sortir ?
10:25Pourquoi l'Italie arrive à s'en sortir ?
10:28Et pourquoi nous autres, on est systématiquement dans la réaction ?
10:30Pourquoi on ne respecte pas nos agriculteurs ?
10:33Pourquoi la tomate espagnole coûte 30 à 40 centimes de moins que la tomate française ?
10:39Parce qu'on emmerde les agriculteurs.
10:42On ne leur facilite pas la tâche.
10:44On les méprise.
10:45Il faut leur faire confiance.
10:46On leur complique la vie.
10:48Ils sont saturés de normes et de contraintes et de règles.
10:50Je vais vous dire, si j'avais dû respecter tout ce qu'on m'avait imposé à l'époque dans
10:55cette technostructure,
10:56parce qu'en fait, moi je parle des technocrates,
11:00ceux dont l'emblème est la tortue et le frein à main,
11:03et qui ne nous facilitent absolument pas la tâche,
11:05eh bien, il faut que nous soyons pragmatiques.
11:07Et être pragmatiques, c'est un peu, pardon de vous le dire, Périco Légas,
11:11c'est qu'Edouard Philippe, quand il était Premier ministre,
11:14tous les mois, invitait des maires, de façon transpartisane, à la table de Matignon.
11:19Pas pour bouffer, pour se faire entrer dedans et écouter.
11:22Eh bien, quand on vient sur le terrain, comme on dit en Bretagne,
11:24sans tirer le cul des vaches, je peux vous dire que ça facilite bien les choses.
11:27Moi, c'est le premier message que je passerai.
11:29On fait confiance et ensuite, on juge.
11:31On juge au résultat.
11:33Vous considérez qu'il y a une élite aujourd'hui qui est au pouvoir,
11:35qui est coupée des réalités du terrain, qui ne vient pas ?
11:37Et pourtant, il y a des témoins qui sont prêts à apporter une information.
11:40Moi, quand je dis au Président de la République,
11:42je m'en souverrai toujours en 2019,
11:43qu'effectivement, il faudrait réformer ce pays
11:46et que le Président lui dit, vous avez raison,
11:48mais la manière dont vous y prenez,
11:50c'est exactement l'inverse de ce qu'il faudrait faire.
11:52Qu'est-ce qu'on fait ?
11:53Eh bien, je lui dis, venez vous faire engueuler.
11:57Retroussez-vous les manches et allez vous faire engueuler.
11:59On a fait le tour de France.
12:01Je ne dis pas que tout est parfait,
12:02mais je dis simplement que les maires de France,
12:04de gauche comme de droite,
12:06trouvent toujours des solutions à chaque problème.
12:08Je suis député depuis 2022,
12:10on trouve un problème à chaque solution.
12:12C'est la grande différence.
12:12Je n'en doute pas, car le bilan quand même de ce gouvernement,
12:16il concerne aussi celui des autres gouvernements.
12:18Je ne vais pas qu'accabler cette majorité-là.
12:20Le bilan est quand même désastreux
12:21au vu des moyens qu'on avait
12:23et du fait qu'il avait été alerté par des élus comme vous,
12:25par des gens qui étaient conscients des réalités,
12:27qui ont transmis, qui ont envoyé des messages
12:28et des informations, des cris de détresse.
12:30On dirait que ça ne franchit pas le périphérique.
12:32Une fois que ça arrive sur le bureau d'un énarque à Paris,
12:34hop, ça part dans une poudre.
12:35Alors, je vais aller dans votre sens,
12:37sauf que, si je peux me permettre,
12:39le sujet des retraites,
12:40il faisait partie de la page 8 du programme présidentiel,
12:4365 ans.
12:45Les collègues républicains,
12:46et je reviens des républicains,
12:47pendant trois présidentielles,
12:49on va mettre l'âge des retraites,
12:50parce que ce n'est pas un microclimat,
12:51c'est le sens de l'histoire,
12:52à 65 ans.
12:53Et au moment du vote...
12:55Emmanuel Macron voulait la retraite à points,
12:56c'est Édouard Philippe qui n'en a pas voulu,
12:58il voulait absolument une limite d'âge.
12:59Vous vous souvenez que vous étiez en plein dans le bas.
13:01Il va falloir remettre le sujet au cœur,
13:03parce que, pour le coup,
13:04on n'est pas un microclimat.
13:05Quand on voit ce qui se passe en Italie,
13:0767 ans,
13:08en Espagne,
13:09Portugal,
13:1065 ans,
13:10au Royaume-Uni,
13:11pareil,
13:11on n'est pas un microclimat.
13:13Karl-Olive,
13:14une des vertus du gaullisme,
13:15de la France de général de Gaulle,
13:16c'était la planification.
13:17On faisait un plan,
13:18il y avait un ministre du plan,
13:19on prévoyait,
13:20on avait de la vision.
13:21Est-ce que vous ne pensez pas
13:22qu'il faut revenir à un moment donné
13:23pour éviter ce qui s'est passé à Poissy,
13:25qu'on ait des planificateurs
13:26au niveau de l'État,
13:27en bonne intelligence avec l'entreprise,
13:28bien entendu,
13:29le capital et les multinationales,
13:31pour planifier une économie française
13:32qui soit conforme aux réalités,
13:34aux attentes et aux moyens
13:35dont on dispose ?
13:36Oui,
13:36ça passe par la spécialisation des rôles.
13:38Encore une fois,
13:38ça passe par la spécialisation des rôles.
13:40Il faut que nous fassions
13:41comme nous le faisons,
13:41et comme vous le faites
13:42dans votre entreprise ici à Sud Radio,
13:43qu'on soit sur des plans pluriannuels,
13:45par exemple,
13:46d'investissement,
13:47qu'on s'y tienne
13:48et qu'on soit jugé au résultat,
13:49pas forcément toujours
13:50sur la manière de pouvoir y accéder.
13:52On va tenir un an comme ça
13:54avec un gouvernement qui...
13:55Ah mais moi,
13:55je n'attends rien,
13:56je vais vous dire,
13:57Périco Legas,
13:58si tant,
13:59et je l'ai déjà dit à votre micro,
14:00à celui de M. Roger,
14:02si on continue de penser
14:03que les partis
14:04sont plus importants que le pays,
14:06alors comme disait le président Sarkozy,
14:09on va dans le mur
14:10et en klaxonnant.
14:11Le président Sarko,
14:12et De Gaulle le disaient aussi,
14:13les partis sont nécessaires
14:14mais ils ne doivent pas avoir
14:15la totalité du contrôle
14:16de la vie politique française,
14:17et là,
14:17on voit qu'on le paye assez cher.
14:19Vous avez des espoirs sur 2027 ?
14:21Est-ce qu'il faut vraiment,
14:23pour le coup,
14:23est-ce qu'on peut arrêter
14:24les conflits idéologiques artificiels ?
14:28Attention aux extrêmes,
14:29d'accord,
14:29est-ce qu'on peut se mettre d'accord
14:30à un moment donné
14:31sur les priorités économiques
14:33de ce pays ?
14:34Est-ce qu'il y a des programmes
14:35qui peuvent être communs,
14:36sans faire allusion à ceux de la gauche ?
14:37Est-ce qu'il y a des programmes
14:38de sauvetage de la nation
14:39de la République
14:39qui peuvent être communs
14:41à différents partis politiques ?
14:42Périco Legas,
14:43je viens du sport
14:44et quand on vient du sport,
14:45on se concentre d'abord
14:47sur nos qualités
14:47et certainement pas
14:48sur les défauts des adversaires.
14:50Si on parlait un peu moins
14:51de l'extrême gauche
14:52et de l'extrême droite
14:53qui font partie
14:54de ces partis qui travaillent,
14:56on est pour ou contre,
14:57mais ces gens-là,
14:58je le vois,
14:59travaillent.
14:59Et nous,
15:00qu'est-ce qu'on fait ?
15:00Bloc central,
15:01gauche, droite, républicaine,
15:02on passe notre temps
15:04à se bouffer la gueule.
15:05C'est-à-dire que si jamais,
15:06encore une fois,
15:07je dis que l'éducation des jeunes
15:09se fait à l'université
15:11et non pas au pied des immeubles,
15:13certains vont me dire
15:13pas du tout, monsieur,
15:15et on ne s'en sortira jamais.
15:16Mais j'ai fait une proposition de loi
15:17sur le gaspillage transpartisane.
15:20Certains n'ont pas voulu venir
15:21sur cette proposition de loi
15:22parce qu'on ne voulait pas
15:23travailler avec l'ancienne majorité.
15:24Mais on est où ?
15:25On est où ?
15:26Donc en fait,
15:27notre principal adversaire,
15:28ce n'est pas l'extrême gauche,
15:30ce n'est pas l'extrême droite,
15:31c'est nous-mêmes.
15:32C'est nous-mêmes.
15:33Et on a un devoir de responsabilité.
15:34C'est la raison pour laquelle,
15:35moi, à titre personnel,
15:37je suis pour une candidature unique
15:38pour être en finale en 2027.
15:40Et s'ils sont aussi puissants,
15:41ces deux extrêmes,
15:42c'est que des promesses
15:43n'ont probablement pas été tenues
15:45auxquelles le peuple français croyait.
15:47Oui, et puis qu'on n'est pas bon.
15:48C'est-à-dire que, voilà.
15:49Merci.
15:49On est capable de tirer un pénalty
15:50contre son camp,
15:51c'est du jamais vu dans l'histoire du sport,
15:52mais on est capable de le faire, nous.
15:53L'équipe de Poissy est forte
15:54en quelle discipline ?
15:55En triathlon.
15:55En triathlon, hein.
15:56Et en basket.
15:57Bon, on voit que vous avez gardé
15:58la ferveur et la dynamique.
15:59Il faut, j'en profite pour dire
16:00qu'au micro de Sud Radio,
16:02que je sors un ouvrage
16:03à la fin du mois de mai
16:04sur le 40e anniversaire
16:06de France-Brésil
16:07à Guadalajara
16:07chez Hugo Sport
16:08qui va s'appeler
16:09Sous le soleil de Guadalajara
16:10avec Michel Platini.
16:11On vous recevra
16:12et on dégustera avec modération
16:13un tout petit peu de noyau de Poissy
16:14qui est quand même une liqueur merveilleuse.
16:16C'est de 42 degrés, hein,
16:16Périfo, les gars.
16:17Oui, mais c'est de 42 degrés.
16:19Je vais vous dire,
16:19il y a des gens qui, ça ne fait pas peur.
16:21Merci, Carloli,
16:21d'avoir été à l'antenne
16:22en direct sur Sud Radio.
16:23A très bientôt.
16:24Jean-Luc Mélenchon a-t-il raison
16:25de ne plus vouloir adresser
16:26la parole aux journalistes ?
16:27Est-ce que vous trouvez ça justifié ?
16:29Vous pouvez nous le dire
16:29à l'antenne de Sud Radio
16:30en appelant le 0826 300 300.
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