- il y a 1 jour
Les informes du soir du 15 avril 2026
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0620h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:11Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, c'est sur le canal 16 de
00:15la TNT.
00:16A la une ce soir, les prix continuent de monter en France, plus 1,7% d'inflation en un
00:22an.
00:22La guerre au Moyen-Orient a fait flamber les prix de l'énergie.
00:24Y a-t-il un risque pour la croissance et la consommation ? On en débat dans un instant.
00:28Après un premier échec américain et iranien, vont-ils à nouveau s'asseoir à la table des négociations ?
00:34C'est ce qu'assure ce soir Donald Trump sur Fox News.
00:37En France, à un an de la présidentielle, le patronat invite Jordan Bardella à déjeuner.
00:42Le leader du Medefson explique quel lien aujourd'hui entre les patrons et les responsables politiques.
00:47Et puis le monde de l'édition, en ébullition après le départ du directeur historique de Grasset,
00:52propriété de Vincent Bolloré, des dizaines d'auteurs ont dans la foulée décidé de claquer la porte.
00:58Nos informés de ce mercredi.
01:00Bonsoir Isabelle Moreau.
01:01Bonsoir Victor.
01:02Directrice de la rédaction de l'agence de presse AEF Info.
01:06Mickaël Darmon, bonsoir.
01:07Bonsoir.
01:08Éditorialiste pour Public Sénat et I24 News.
01:10À vos côtés, Lou Bémont de Seineville.
01:12Bonsoir Lou.
01:12Bonsoir Victor.
01:13Rédacteur en chef adjoint au journal La Croix.
01:15Et bonsoir François Rénard.
01:16Bonsoir Victor.
01:17Journaliste et chroniqueur au Nouvelle Obs.
01:21Avec la guerre au Moyen-Orient, les prix des carburants en France se sont envolés au mois de mars.
01:26L'INSEE le confirme aujourd'hui.
01:27Près de 10% en un mois.
01:29Sophie Ouvigné, c'est évidemment ce qui tire toute l'inflation confirmée à 1,7% au mois de mars
01:34également.
01:35Plus 10% pour le super sans plomb depuis un an, plus 23% pour le gazole.
01:40Et accrochez-vous, on dépasse les plus 40% pour les combustibles liquides.
01:44Donc le fuel qui sert au chauffage dans de nombreux foyers.
01:47Par chance, pas en ce moment, on change de saison.
01:49Pour l'heure, l'alimentation n'est pas touchée par l'inflation, protégée par les toutes dernières négociations commerciales.
01:55Mais attention, en 2022 avec la guerre en Ukraine, les négociations ont été rouvertes exceptionnellement.
02:01Et avec à la clé, qui peut l'avoir oublié, une très forte inflation ?
02:05Alors, qui sont les premiers concernés par cette inflation ?
02:07Nous avons posé la question à Mathieu Plannes, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'Observatoire français des
02:14conjonctures économiques.
02:15Ceux qui ressentent le plus cette augmentation des prix, ça va être essentiellement les gens qui doivent prendre leur voiture
02:21pour aller travailler,
02:23qui font de la distance.
02:24Ça va être les ménages plutôt dans les zones rurales ou périurbaines en fait.
02:27Moi, je faisais un petit calcul assez bête.
02:29C'est que le coût pour les ménages de cette hausse des prix des produits pétroliers sur un mois, c
02:33'est à peu près 1 milliard.
02:34Vous avez à peu près 30 millions de ménages en France.
02:36Ça veut dire qu'en moyenne, par ménage, le coût de cette augmentation, c'est de l'ordre de 30
02:40euros.
02:40Voilà ce qui est une moyenne, rappelle Mathieu Plannes.
02:43Ce qui veut donc dire, Isabelle Moreau, que certains ne subissent pas ou peu cette hausse des prix,
02:47mais que d'autres sont bien au-delà des 30 euros par mois.
02:50Exactement.
02:50Alors, c'est vrai qu'on s'attendait à ce que l'inflation soit importante au mois de mars.
02:53Donc, elle a augmenté de 1%.
02:55C'était 0,9% qui était prévu.
02:56Donc, sur l'année, c'est 1,7%.
02:58Et c'est vrai que pour des ménages, notamment ceux qui utilisent leur voiture au quotidien, c'est énorme.
03:03Moi, je suis allée voir dans certaines régions de France, parce qu'on parle souvent des prix à Paris,
03:07où il y a des reportages sur Paris.
03:08Par exemple, au hasard, dans le Lot, le sans-plomb 95 ou 98, il dépasse les 2 euros.
03:13Et parfois, même pour le gasoil, c'est autour de 2,40, 2,50.
03:17Et surtout, moi, je l'ai été très, très surprise, c'est en rupture de stock.
03:20Donc, pour les personnes, c'est compliqué.
03:21Ça veut dire qu'il va falloir aller plus loin pour trouver une autre station et pour pouvoir s'approvisionner
03:27en pétrole.
03:28Donc, c'est vrai que c'est assez compliqué pour certaines catégories de personnes et peut-être ceux plutôt en
03:33zone rurale.
03:33Avec l'INSEE, Mickaël Darmon, qui dit que l'inflation devrait dépasser les 2% avant la fin du printemps.
03:39Ce qui veut dire que les choses ne vont pas s'arranger tout de suite.
03:40Oui, on est dans la période de crise que l'on a connue aussi après le début de la guerre
03:47en Ukraine, en 2022.
03:48C'est-à-dire que c'est les mêmes mécanismes avec la crise de l'énergie, l'inflation et toutes
03:55les politiques publiques qui s'affolent de ce point de vue-là.
03:58Avec, on l'a vu, on va en reparler, j'imagine, la gestion du gouvernement ces derniers jours.
04:03Donc, oui, c'est un moment qui installe vraiment, je dirais, des données qui installent vraiment la crise, une fois
04:11de plus, dans laquelle nous sommes rentrés.
04:12François Rénard ?
04:13Oui, ce qu'il faut rappeler aux gens, évidemment, tous les automobilistes, ils sont furieux, ils vont à la pompe,
04:17c'est leur coup de chair.
04:18On comprend très bien leur colère, c'est évident.
04:20Mais ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que là, ils vont tous râler contre le gouvernement.
04:24Pour le coup, le gouvernement, il n'est absolument pour rien.
04:26C'est une inflation qui est subie et qui vient d'une seule cause, qui est une guerre à laquelle
04:31l'Europe n'a pas participé,
04:33qui est la guerre de Trump en Iran, c'est tout.
04:35Il n'empêche qu'économiquement, ça représente un problème pour le gouvernement aujourd'hui.
04:39Ça représente évidemment un problème pour le gouvernement parce qu'il faut gérer ça.
04:41Et que, par ailleurs, il faut rappeler à tout le monde que l'inflation, ce n'est pas forcément un
04:44problème.
04:44L'inflation, quand elle, elle peut être le signe d'une économie qui va bien.
04:48Une économie, l'inflation des années 60, c'était le boom économique, tout allait bien.
04:54Les prix augmentaient, les salaires augmentaient.
04:55Aujourd'hui, on voit très bien que les salaires ne vont pas augmenter.
04:57Donc, c'est juste un poids en plus pour les gens qui doivent payer.
05:02C'est très dur. Effectivement, le gouvernement réfléchit à des choses,
05:05mais on réfléchit dans une contrainte budgétaire où il ne faut pas qu'on dépense trop d'argent public.
05:08Avec Isabelle Moreau, des Français qui consomment moins, qui épargnent plus,
05:12qui n'est pas bon non plus pour la croissance.
05:14Non, c'est effectivement un signal qui n'est pas bon du tout.
05:16Donc, le gouvernement, comme le disait mon voisin, n'a pas envie non plus de sortir le carnet de chèques.
05:22Aujourd'hui, il ne peut pas. Il a des contraintes budgétaires.
05:24Et en même temps, on sent quand même une petite grogne montée.
05:27Alors, on n'est pas du tout au niveau des gilets jaunes,
05:29même s'il y a certains gilets jaunes qui commencent à s'exprimer en disant
05:32« j'ai envie de redescendre un petit peu sur les rondins ».
05:34Et qu'on approche du 1er mai.
05:36Exactement. Mais non, c'est un sale temps quand même pour le gouvernement aujourd'hui
05:39qui, aujourd'hui, ne sait pas très très bien comment faire.
05:42Vous parliez du 1er mai.
05:44Déjà, le 1er mai, il n'est pas arrivé assez fin.
05:46Et aujourd'hui, au sein du camp macroniste, c'est triste mine.
05:51Donc, c'est compliqué.
05:52Ça ne va pas s'arranger.
05:53Et puis, avec le conflit, dont on ne sait pas du tout quelle sera l'issue,
05:56parce qu'on n'en est pas encore là, ça va être difficile.
05:58L'Oubé-Monsenville, si on dézoome un peu
06:00et qu'on veut voir un peu de positif face aux crises mondiales,
06:04face aux droits de douane, par exemple, de Donald Trump,
06:07on peut dire que l'économie mondiale, finalement, ne résiste pas si mal.
06:10C'est le verre à moitié plein ?
06:11Oui, ça ne résiste pas si mal.
06:13Vous tournez vers la croix pour voir le verre à moitié plein, c'est sympa.
06:16Mais effectivement, l'économie ne résiste pas si mal.
06:18Mais on voit bien que là, on a une crise qui va s'installer dans la durée.
06:23On voit bien qu'à la fois l'attaque en Iran
06:27et puis toutes les négociations qui ont lieu autour du détroit d'Hormuz,
06:31ça va s'installer dans la durée.
06:33On parle notamment de pénurie de kérosène d'ici trois semaines pour le secteur aérien.
06:39Donc voilà, c'est cet élément-là qui va introduire de l'incertitude.
06:44C'est effectivement la date de la fin de la crise qui dépend.
06:48Pas mal de Donald Trump qui est, comme on le sait, un élément peu maîtrisable en ce moment
06:53et depuis le début en réalité.
06:56Donald Trump dont on parlera et qu'on entendra d'ailleurs dans les prochaines minutes.
06:59Alors dans ce contexte, l'exécutif cherche toujours la bonne formule
07:02pour agir sur le prix des carburants.
07:04Dernière piste à l'étude.
07:05Encadrer les marges des distributeurs.
07:07Un décret est à l'étude, confirme Maude Bréjon.
07:10La ministre en charge de l'énergie, également porte-parole du gouvernement.
07:13Ce qui ne plaît pas du tout au distributeur, à l'image du président du groupement
07:17Les Mousquetaires Intermarché Thierry Cotillard et du PDG de Coopérative U, Dominique Schellcher.
07:23On va désigner un coupable.
07:24Vous êtes le bouc émissaire, le gouvernement veut faire diversion parce qu'il est impuissant.
07:28C'est ça que vous nous dites ?
07:28Exactement, et le seul coupable c'est le distributeur.
07:31Je vous rappelle que dans la chaîne de production, il y a aussi des raffineurs.
07:35Les seuls qui vont être contrôlés, ce seront les distributeurs.
07:38Vous faites une démarche de combien sur le litre de carburant ?
07:41Symbolique, 1, 2, 3 centimes.
07:43Et quand il y a un moment de tension comme celui-là,
07:46tout le monde se compare au quotidien et veut avoir le prix le plus bas pour ne pas perdre ses
07:50clients.
07:51Donc on gagne souvent encore moins dans ces phases-là.
07:53Voilà, Dominique Schellcher chez nos confrères de France Inter.
07:56Et avant cela, Thierry Petitier sur France Info.
07:59Isabelle Moreau, est-ce que les distributeurs disent vrai ?
08:01Les marges se trouvent uniquement du côté des raffineurs aujourd'hui ?
08:04Je pense qu'elles sont un petit peu partout.
08:05Alors c'est vrai qu'ils ont l'impression d'être montrés du doigt.
08:07Mais les raffineurs, oui, il y a eu des marges importantes.
08:10Après, c'est ce que vous disiez aussi tout à l'heure,
08:12c'est qu'il y a un moment, les prix vont monter.
08:14Je pense que l'État français ne peut pas faire grand-chose tout seul.
08:17Donc c'est là où on disait, on attend de voir ce qui va se passer dans ce conflit.
08:22Mais chacun va se dire, je suis le quémissaire de l'autre.
08:25Tout seul ?
08:25Tout seul, c'est-à-dire sur le plan national.
08:27C'est-à-dire qu'on voit qu'il y a des pays au niveau européen
08:29qui ont pris des dispositions pour aider notamment les consommateurs.
08:33Pour l'instant, la France...
08:34Mais ils vont tous, la France est assez isolée.
08:36Oui, tout à fait.
08:36Par exemple, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Grèce, on ne va pas tous les citer.
08:39La France a ciblé un certain nombre de professions,
08:42mais c'est vrai qu'elle n'a pas dépensé massivement en direction des Français.
08:45Voilà la politique pour l'instant des aides ciblées, François Reynard.
08:48Moi, ça ne me paraît pas absurde qu'on augmente les marges des distributeurs.
08:52Ça veut dire quoi, les marges des distributeurs ?
08:53C'est le bénéfice qu'ils font en plus.
08:56Puisque mécaniquement, si l'essence est à 2 euros,
08:59ils auront une marge supérieure parce qu'elle est en pourcentage.
09:00Ils ont une marge supérieure et leurs coûts ne sont pas supérieurs.
09:03Parce que le pompiste, il est toujours payé pareil,
09:05la station, elle coûte toujours la même chose, etc.
09:07Et donc, qu'on touche ces marges,
09:09c'est-à-dire que ce serait de l'argent qu'ils aient gagné sans qu'ils aient rien fait
09:11de plus.
09:12Alors qu'on touche aussi...
09:13Ils disent justement qu'elles sont très réduites.
09:15Oui, oui, bien sûr, mais ça, c'est un des problèmes.
09:17C'est comme ces marges sont très réduites,
09:19et par ailleurs, si le pétrole continue à augmenter quand on l'achète,
09:23le pétrole va quand même continuer à monter à la pompe.
09:26Mais en tout cas, qu'on les désigne eux, moi, encore une fois,
09:28ça me paraît mieux que le fait qu'on touche à l'argent de l'État.
09:30Notre argent à touche.
09:31À touche, je préfère qu'on...
09:32Mais alors qu'on touche aussi, évidemment, l'argent des distributeurs,
09:35des raffineurs, pardon, ça, c'est tout à fait normal.
09:37Il n'y a aucune raison.
09:38Eux aussi, ils font des bénéfices qui sont induits.
09:40Thierry Cotillard disait ce matin, dans le 830 France Info,
09:43Isabelle Moron, que c'était très compliqué, finalement,
09:45d'aller chercher du côté des raffineurs,
09:47parce que souvent, à l'étranger, c'est beaucoup plus difficile à contrôler.
09:51Écoutez, c'est possible.
09:51J'avoue que je ne connais pas particulièrement ce sujet-là.
09:54Je ne sais pas si on doit lui faire confiance.
09:56Mais oui, c'est toujours compliqué d'aller chercher là où on pointe du doigt.
10:01Mais je suis d'accord, le gouvernement ne va pas non plus augmenter la dette.
10:05La France est déjà quand même bien, bien endettée.
10:07Et il y a des personnes, et aujourd'hui, effectivement,
10:09qui profitent, entre guillemets,
10:11ce n'est pas forcément voulu, bien sûr,
10:12mais qui voient leur marge augmenter,
10:14effectivement, peut-être qu'ils pourraient mettre un petit peu au pot.
10:17Loubet-Montenville.
10:18Oui, en tout cas, on voit bien là que ce décret,
10:20qui est quand même un projet assez mal ficelé,
10:21qui est sorti par une indiscrétion dans le Parisien,
10:24enfin voilà, on voit bien que c'est aussi...
10:26Ça a été confirmé par le gouvernement.
10:27Oui, bien sûr, bien sûr.
10:28Mais en tout cas, c'est quand même un signe de l'impuissance,
10:32d'une forme d'impuissance du gouvernement.
10:33C'est-à-dire qu'on voit bien qu'ils ne veulent absolument pas repartir
10:36dans le quoi qu'il en coûte qu'on a connu au moment du Covid,
10:39que Sébastien Lecornu répète sans cesse,
10:42à la fois à ses interlocuteurs, en privé, en public,
10:45qu'il ne peut pas dépenser l'argent qu'il n'a pas,
10:47et donc il cherche des mesures partout.
10:50Mais c'est sûr que là, si ce décret était adopté,
10:52outre de déclencher la colère des distributeurs,
10:55ce serait en réalité un gain de quelques centimes par litre.
11:00Donc c'est au final assez faible.
11:02Toute cette séquence, depuis le début, quasiment,
11:03elle est compliquée pour le gouvernement, Michael Darman ?
11:05Oui, et puis justement, ils choisissent entre deux colères,
11:07c'est-à-dire qu'ils préfèrent mettre en colère les distributeurs,
11:10éventuellement les raffineurs,
11:11que de retrouver une crise sociale,
11:15avec tout ce qu'on a connu,
11:16et terminer le quinquennat avec la crise qui, là au fond,
11:19a commencé, c'est-à-dire les gilets jaunes,
11:21une crise sociale à l'orée de l'élection présidentielle.
11:24Donc, bien évidemment,
11:26on sent bien qu'il faut envoyer n'importe quel signaux
11:29pour pouvoir dire,
11:30on ne touche pas au public,
11:32on ne touche pas aux particuliers,
11:34déjà qu'on ne peut pas les aider,
11:35mais en plus, on ne va pas en plus essayer
11:37de les taxer,
11:39donc on va aller chercher l'argent ailleurs.
11:40Avec des caisses, on le rappelle,
11:41qui sont vides, Isabelle Moreau.
11:43Oui, tout à fait.
11:44Et je rebondis,
11:45c'est vrai que les gilets jaunes,
11:46je crois que c'était...
11:48le prix était à 1,50.
11:49Aujourd'hui, on a dépassé les deux,
11:51donc c'est vrai que pour l'instant,
11:52la grogne,
11:53elle n'est pas encore très très palpable,
11:56même si on la ressent.
11:57Et j'embraye aussi sur les ZFE,
12:01zone à faible émission.
12:03Exactement.
12:03Et certains disaient,
12:04si jamais ça passe,
12:05bon alors ça n'a pas été voté du tout.
12:06On peut rappeler ce qui s'est passé,
12:07vote à l'Assemblée hier,
12:08vote au Sénat aujourd'hui,
12:10et ça a été définitivement annulé.
12:12Annulé.
12:13Et c'est vrai que s'il y avait eu ça en plus,
12:14entre guillemets,
12:15même si c'était, à mon sens,
12:17une très bonne chose,
12:18je pense que les Français se seraient dit,
12:20c'est encore sur nous que ça tombe,
12:21et je pense que pour le gouvernement,
12:23ça aurait peut-être ravivé une colère,
12:24qui est quand même déjà très palpable.
12:26Voilà, ce sont ces zones, je rappelle,
12:27où les voitures les plus polluantes
12:29ne sont pas admises.
12:29François Rénard.
12:30Il y a quelque chose qui me frappait aussi,
12:31c'est que les distributeurs râlent
12:33contre le gouvernement,
12:33parce qu'on veut toucher en marche,
12:34et à ce qu'on prend.
12:35Mais par ailleurs, ils disent,
12:36il n'y a qu'à s'en prendre
12:37à quelque chose qui s'appelle le CE,
12:38le Certificat d'économie d'énergie, je crois.
12:41C'est-à-dire que quand on prend de l'essence à la pompe,
12:43il y a une partie qui va aux distributeurs,
12:44il y a une partie qui sont des taxes,
12:46puis par ailleurs,
12:47il y a une partie qui sert au changement,
12:51à la transition écologique.
12:53Et c'est ce qui me frappe
12:55et qui me paraît complètement folle,
12:56c'est que comme d'habitude,
12:57on s'en prend à la transition écologique.
12:59Alors précisément, c'est ça la solution.
13:01Une fois de plus,
13:02comme avec le gaz russe au moment de la guerre d'Ukraine,
13:05on s'aperçoit que là,
13:06on est dépendant du pétrole,
13:07il faut sortir cette dépendance
13:09soit au gaz russe,
13:10soit au pétrole qui vient du Moyen-Orient
13:11ou de partout où il y en a d'ailleurs.
13:13Donc il faut faire une transition énergétique.
13:15Et là, on veut s'en prendre
13:16à ce qui sert à la transition énergétique,
13:18c'est marcher sur la tête.
13:20Vous voyez, il y a des gens
13:21qui vont râler contre la transition énergétique
13:23et râler contre le gouvernement,
13:25alors que les responsables,
13:26c'est le pétrole iranien
13:27et Trump qui a fait une guerre.
13:28Ce n'est pas juste.
13:29Pour revenir aux marches sur les carburants,
13:32Mickaël Darmon,
13:33Maud Bréjean,
13:34la porte-parole du gouvernement,
13:35a dit tout à l'heure
13:36que tout cela passera par un dialogue constructif
13:38avec les distributeurs.
13:39On a quand même l'impression aujourd'hui
13:41que le dialogue est assez impossible.
13:43Oui, mais sur tout ça,
13:44ce sont des mots,
13:45ils sont bien obligés de dire des choses,
13:47ils sont sollicités en permanence,
13:49ils sont sur cette brèche.
13:50Il n'y a pas de marge de manœuvre en réalité.
13:54On le voit bien,
13:54on le voit dans tous les secteurs
13:56de l'actualité aujourd'hui.
13:58Le gouvernement est confronté toujours
13:59à cette impuissance-là,
14:02au fait qu'il y a plusieurs facteurs.
14:04On est à la fin d'un quinquennat,
14:06on est dans une situation budgétaire
14:07totalement contrainte et compliquée.
14:09Il n'y a pas de marge de manœuvre
14:12pour pouvoir inventer
14:14et soulager des secteurs
14:17ou des particuliers.
14:18Donc, oui,
14:19ils ne sont contraints
14:19qu'à faire de l'élément de langage.
14:22Loubain Mountainville.
14:23Oui, en tout cas,
14:23ce qui est sûr,
14:24c'est que les jours qui viennent,
14:25les semaines qui viennent
14:26vont être décisifs
14:27parce qu'on verra bien
14:28l'impact sur les prix à la pompe
14:29d'une résolution de crise ou pas.
14:32Ce qui est sûr,
14:33c'est que les prix sont montés
14:34évidemment très vite.
14:35Ça va durer cette crise.
14:36Exactement.
14:36Les prix vont monter évidemment très vite.
14:38On montait très vite.
14:39On espère qu'il descend très vite.
14:40Mais il y a une inquiétude
14:42du côté du gouvernement.
14:43C'est effectivement la reprise
14:44d'un mouvement type gilet jaune
14:45avec à la fois,
14:46il y avait cette crainte
14:47autour des ZFE
14:48qu'on a évoquées
14:50et puis le prix du carburant.
14:52Il faut quand même se souvenir
14:53que c'est ces éléments
14:55liés à la circulation,
14:56liés à la voiture
14:57qui ont été l'élément déclencheur
14:59des gilets jaunes
15:01lorsqu'on l'a connu en France.
15:02En 2018, effectivement, à l'époque.
15:05Venons-en maintenant
15:06à cette interview
15:07de Donald Trump
15:08à la chaîne de télé américaine
15:10Fox Business,
15:10le président américain
15:11qui réaffirme
15:12que la guerre avec l'Iran,
15:13je le cite,
15:14est très proche d'être terminée.
15:18Je pense qu'elle est presque finie, oui.
15:20Je veux dire que je la considère
15:21comme presque terminée.
15:22Vous savez quoi ?
15:23Si je me retirais maintenant,
15:25il leur faudrait 20 ans
15:26pour reconstruire ce pays.
15:27Et nous n'avons pas fini.
15:28Nous verrons ce qui se passera.
15:30Je pense qu'ils veulent
15:31vraiment conclure un accord.
15:33Donald Trump sur Fox Business
15:35alors que l'Iran a accueilli
15:36aujourd'hui une délégation pakistanaise,
15:39le Pakistan médiateur
15:41entre l'Iran et les Etats-Unis,
15:42délégation conduite
15:43par le chef de l'armée.
15:45Mais qu'à elle d'armant,
15:46les propos de Donald Trump,
15:48cette délégation pakistanaise,
15:50tout cela va dans le sens
15:51d'une reprise a priori
15:52des discussions ?
15:53Oui, on avait compris
15:54depuis le départ
15:55de toute façon
15:55qu'il n'y avait pas d'envie
15:57d'un côté comme de l'autre
15:58de reprendre les belligérances.
16:01Chaque camp a besoin
16:02quand même
16:03de se reconstituer
16:06et puis de tirer
16:07les enseignements politiques.
16:09Donc on voit bien
16:10qu'il y a des négociations
16:12avec la nouvelle équipe
16:14au pouvoir
16:14parce qu'on est quand même
16:15passé effectivement
16:16du régime des mollahs
16:18au régime des gardiens.
16:19Et avec eux, manifestement,
16:21les discussions sont possibles
16:22sur des considérations
16:24beaucoup plus financières
16:25que religieuses.
16:26même si on reste
16:27dans une communauté de vues
16:29du côté du pouvoir iranien.
16:31Mais on est quand même
16:33avec d'autres types
16:34d'interlocuteurs
16:35ce qui permet justement
16:37les scénographies
16:40de négociations,
16:41de portes claquées
16:41dont on recommence,
16:42on revient
16:43parce qu'en réalité
16:44se jouent en ce moment
16:45beaucoup de choses
16:45sur la suite.
16:46François Reynard ?
16:47Oui, ce qui me frappe beaucoup
16:48c'est qu'on est
16:48dans cette espèce
16:49de monde surréaliste
16:51dans lequel la parole
16:53du président des Etats-Unis
16:55ne veut rien dire
16:56puisqu'il dit
16:57on est proche de l'arrêté
16:58mais il disait la même chose
17:00il était parti avec l'idée
17:01qu'on allait changer le régime
17:03en trois minutes
17:03finalement on se retrouve
17:04avec d'autres gens
17:05comme disait Miquel Darian
17:06qui ne sont pas les mêmes
17:06mais qui sont aussi atroces
17:08pour le peuple iranien
17:09donc rien n'a changé
17:10de ce point de vue-là
17:11il s'est fait tordre le bras
17:11par Netanyahou
17:12maintenant il ne sait plus
17:13qu'on va rappeler la chose
17:14donc toutes les dix minutes
17:15soit il dit
17:15on a gagné
17:16soit on dit
17:16c'est bientôt fini
17:17mais il le dit
17:18toutes les dix minutes
17:18donc ça n'a pas de sens
17:19ça ne sert à rien
17:21sur la crédibilité
17:24entre guillemets
17:25Loubé Montselville
17:26de la parole
17:27de Donald Trump
17:27effectivement cette phrase
17:28sur des proches
17:29de la fin de la guerre
17:30ce n'est pas la première fois
17:31loin de là qu'on l'entend
17:32la crédibilité de Donald Trump
17:34elle est assez faible
17:34en tout cas
17:35des paroles de Donald Trump
17:36c'est assez faible
17:37mais ce qui est sûr
17:38c'est que depuis le début
17:39de cette guerre
17:39qui est une guerre
17:40qui a été lancée
17:41sans objectif clair
17:42avec quand même
17:43et le New York Times
17:44le racontait assez bien
17:45la semaine dernière
17:46avec quand même
17:46un article incroyable
17:47effectivement
17:48sur le déroulé
17:48de la réunion
17:49qui a conduit
17:50voilà qui a raconté
17:51les réunions
17:51avec effectivement
17:52et l'opposition des militaires
17:54et le scepticisme
17:55de l'entourage de Trump
17:56qui en même temps
17:57n'a pas osé lui dire
17:58et qui finalement
17:58y est allé
17:59on voit bien
18:00que c'est une guerre
18:01qui est sans but
18:02militaire précis
18:03en tout cas
18:04pour les Etats-Unis
18:05et donc il est
18:06dans cette espèce de nasse
18:07et donc c'est ce qui le conduit
18:09à ce genre de déclaration
18:12mais je pense que
18:13la crédibilité de Donald Trump
18:15est assez faible
18:16sur cette question
18:16si ce n'est que pour moi
18:18ces déclarations
18:19sur une fin
18:20proche de la guerre
18:21c'est quand même
18:22un signal
18:23qu'il faut et rassurer
18:24l'opinion américaine
18:25et rassurer ses proches
18:27et rassurer ses alliés
18:28c'est ça
18:29le discours
18:30Michael Darmon
18:30il est toujours
18:31à destination
18:32de cette fameuse
18:33base MAGA
18:34et puis des électeurs
18:34en général
18:35avant les élections
18:36de mi-mandat
18:37en novembre
18:37et des cours de la bourse
18:39et l'économie
18:40parce que c'est évidemment
18:41très très important
18:42pour lui
18:44il multiplie
18:45des messages
18:45effectivement
18:46qui sont
18:47difficiles
18:48à interpréter
18:49souvenez-vous
18:50qu'au début
18:52des négociations
18:52il disait
18:53s'il n'y a pas d'accord
18:55c'est pas mon affaire
18:56je m'en fous
18:56parce que moi
18:57j'ai déjà gagné
18:58là maintenant il dit
18:59ils veulent un accord
19:00on est en train de discuter
19:01on relance des négociations
19:02donc on est dans l'art
19:05entre guillemets
19:06du deal
19:07à Trump
19:07qui pose d'abord
19:10une forme de chaos
19:11au sein duquel
19:14il agite des leviers
19:16mais le plus important
19:17aujourd'hui pour lui
19:17effectivement
19:18c'est quand même
19:18de trouver
19:19une porte de sortie
19:20parce que les élections
19:21approchent
19:21et parce que
19:22l'économie
19:23doit quand même
19:24être préservée
19:25alors précisons
19:26que les iraniens
19:26pour l'instant
19:27ne confirment pas
19:28de nouvelles négociations
19:29à venir
19:30ils multiplient
19:31en revanche
19:31les menaces
19:32comme celles
19:32de bloquer
19:33à l'avenir
19:34les exportations
19:35de la mer rouge
19:36qui relie
19:37l'Asie et l'Europe
19:38si le blocus américain
19:39sur le détroit d'Orbouz
19:41se poursuit
19:42mais qu'à El Darmon
19:43on risque d'avoir
19:44une extension
19:44comme ça
19:45de passer du détroit d'Orbouz
19:46à la mer rouge
19:47d'avoir une extension
19:47encore du conflit
19:48mais on y est déjà
19:49en réalité
19:50on est dans un conflit
19:52régional
19:52aux conséquences mondialisées
19:54donc on est dans une forme
19:55je dirais
19:56de nouvelle guerre mondiale
19:58nouvelle manière
19:58le commerce
19:59sur la mer rouge
20:00est déjà extrêmement perturbé
20:01depuis
20:01fin 2023
20:03les outils du Yémen
20:05complètement
20:05et les iraniens
20:06ont parfaitement compris
20:07que
20:08s'ils ont
20:09ils subissent
20:10une infériorité
20:11on va dire
20:12militaire
20:13ils ont avec eux
20:15les missiles
20:16peut-être
20:17en ont-ils un peu moins
20:18maintenant
20:18et surtout
20:19le moyen
20:20de bloquer
20:20l'économie mondiale
20:21donc ils ont le temps
20:23il faut aussi savoir
20:24qu'on est
20:24sur des gestions
20:26de temporalité
20:27totalement différentes
20:29les Israéliens
20:30les Américains
20:32les protagonistes
20:33de ce camp-là
20:34aimeraient bien
20:35quand même
20:35que les choses
20:36s'arrêtent aussi
20:37pour eux
20:37parce que
20:38quelque part
20:39dans leur philosophie
20:40il faut que les sociétés
20:41aillent bien
20:42et que les gens
20:42puissent vivre leur vie
20:43du côté
20:44on rappelle
20:44ces élections
20:45et pour Donald Trump
20:46et pour Benyamin Netanyahou
20:47il y a des sociétés
20:49qui fonctionnent
20:49mais du côté
20:51du pouvoir iranien
20:52n'oublions pas
20:53qu'il n'a que faire
20:54du bonheur
20:55et du bien-être
20:55de son peuple
20:56la guerre peut continuer
20:57huit ans
20:58on le sait
20:58ça s'est vu
20:59du côté de l'Irak
21:00donc il y a une gestion
21:01du temps
21:01et une préparation
21:02de ce conflit
21:04dont on a
21:05sous-estimé
21:06la puissance
21:07c'est-à-dire que
21:07c'est le conflit
21:08auquel il se préparait
21:10depuis des années
21:10et des années
21:11et on voit bien
21:11qu'il y a une gestion
21:13quand même
21:13extrêmement intelligente
21:14de la part
21:15des Iraniens
21:16on a vu aussi
21:17un autre sujet
21:18d'inquiétude
21:19du côté de Washington
21:19l'Oubé Montsenville
21:20c'est le rôle
21:21de la Chine
21:22qui est alliée
21:22de l'Iran
21:23Donald Trump
21:24qui dit avoir demandé
21:24à son homologue chinois
21:26Xi Jinping
21:26de ne pas fournir
21:28d'armes à l'Iran
21:28ça peut paraître surprenant
21:29et le président chinois
21:30lui aura répondu
21:31qu'il ne le faisait pas
21:32auparavant
21:32et pour le rassurer
21:33qu'il ne le fera pas
21:34non plus après
21:34oui oui
21:35il y a eu un entretien
21:36plus tôt dans la journée
21:37effectivement
21:38ce qui est sûr
21:39c'est qu'il y a
21:39une donnée asiatique
21:41très forte
21:41dans ce conflit
21:42à la fois sur
21:44la fourniture
21:45de carburant
21:46d'essence
21:46on voit bien
21:47des rationnements
21:48qui ont été établis
21:49par les gouvernements
21:50de plusieurs pays d'Asie
21:51et en même temps
21:52il y a un jeu stratégique
21:54régional
21:54notamment avec
21:55la Chine et l'Inde
21:57et Donald Trump
21:59ne peut pas
21:59ne pas avoir en tête
22:01ces deux géants asiatiques
22:03lorsqu'il bloque
22:04le détroit d'Harmouz
22:06ou lorsqu'il négocie
22:07avec les Iraniens
22:08il y a forcément là
22:09un jeu à plusieurs bandes
22:10un jeu de billard
22:11à plusieurs bandes
22:11à destination aussi
22:13de la Chine
22:13mais aussi de l'Inde
22:15il ne faut pas l'oublier
22:15je pense que c'est
22:16la catastrophe supplémentaire
22:17dans cette histoire
22:18c'est que
22:18je pense que les Etats-Unis
22:20sont en train de se suicider
22:21et que la Chine
22:22est en train de gagner
22:23tout ça
22:24mais c'est vrai
22:26c'est le coup en trop
22:27c'est l'hégémonie
22:29l'hubris
22:29on peut tout avoir
22:30on écrase tout
22:31et puis on fait le coup en trop
22:32et c'est celui qui vous perd
22:33toute l'histoire est faite de ça
22:34et là la Chine
22:36elle joue très habilement
22:37c'est-à-dire qu'elle ne fait rien
22:38c'est-à-dire qu'ils vendent
22:40des armes en douce
22:41à l'Iran
22:41ils aident leur ami Poutine
22:43etc
22:43ils font toujours ça
22:44mais par ailleurs
22:45ils veulent apparaître
22:46comme le pôle de stabilité
22:47le pôle de fiabilité
22:49de stabilité
22:49et il y a plein de pays
22:50qui se retournent
22:51contre la Chine
22:52en disant
22:52avec eux au moins c'est stable
22:53il y a une une
22:53de The Economist
22:54le grand journal
22:55non pardon
22:56un grand journal américain
22:57je ne sais plus si c'est
22:57The Economist
22:58c'est anglais
22:59pardon un grand journal
23:00anglo-saxon
23:01en tout cas peu importe
23:01et la une c'était
23:02on voit Xi Jinping
23:04et il y a Trump
23:04de l'autre côté
23:05et la légende
23:06c'était
23:07ne fais jamais la bêtise
23:08d'intervenir
23:10quand ton ennemi
23:10fait une bêtise
23:12et donc Trump
23:13est en train de faire
23:13une connerie
23:14et l'autre
23:14a l'intelligence
23:15de ne rien faire
23:16c'est-à-dire qu'il va
23:16tout gagner à la fin
23:18l'Inde
23:18comme vous le disiez
23:19très justement
23:20l'Inde évidemment
23:22on croyait
23:23que c'était un ami
23:23des Etats-Unis
23:24ils vont se tourner
23:25vers la Chine
23:26les pays africains
23:27vont se tourner vers la Chine
23:29je suis certain
23:30qu'à la fin de tout ça
23:32l'Arabie Saoudite
23:32va se tourner vers la Chine
23:33c'est évident
23:34l'Arabie Saoudite
23:35ne veut plus
23:36d'un allié pareil
23:37un allié qui l'insulte en plus
23:38vous savez
23:38la semaine dernière
23:39Donald Trump
23:40qui disait
23:41qui parlait du prince
23:42d'Arabie Saoudite
23:42on dirait
23:43il m'a l'échelle le cul
23:43c'est inouï
23:45dans l'histoire
23:47de la diplomatie
23:48Michael Darmon
23:49sur ce point
23:50sur la Chine
23:51sur la Chine
23:51effectivement
23:52elle sait très bien
23:53qu'elle sait
23:55c'est le combat majeur
23:57vis-à-vis
23:58des Etats-Unis
23:59donc de ce point de vue là
24:00on est effectivement
24:01au sommet
24:02de la montagne
24:04et les deux grands leaders
24:05sont en train
24:07de s'affronter
24:08il y a évidemment
24:09une lecture géopolitique
24:10maintenant de la Chine
24:11sur la capacité
24:12de pouvoir tirer
24:13les marrons du feu
24:13dans la région
24:15on le voit bien
24:17l'Inde
24:18est aussi partie prenante
24:19c'est aussi
24:20un nouveau rival
24:21parce que c'est partie prenante
24:22également
24:22de ce qu'on appelle
24:23le nouveau corridor
24:24de l'AIMEC
24:25un espèce de
24:26nouveau corridor économique
24:28qui part de l'Inde
24:29et qui traverse
24:31la péninsule arabique
24:32et qui arrive
24:33normalement
24:33jusqu'en Europe
24:34donc de ce point de vue là
24:35c'est prévu
24:36comme être
24:36en concurrent de la Chine
24:37donc il y a
24:38un mouvement de plaques
24:40aussi tectoniques
24:40économiques
24:41et géopolitiques
24:42à travers cette crise
24:43qui fait apparaître
24:45une région
24:46totalement différente
24:47un tout petit mot
24:48des autres négociations
24:49qui se jouent
24:50celle entre le Liban
24:51et Israël
24:52premier round de discussion
24:53hier à Washington
24:54le gouvernement israélien
24:55qui y voit
24:56dit-il une occasion historique
24:57de mettre fin
24:58à des décennies d'emprise
24:59du Hezbollah
25:00sur le Liban
25:00une autre déclaration
25:01a été très remarquée
25:03celle de l'ambassadeur
25:04israélien
25:05qui participe
25:05à ces tractations
25:06à Washington
25:07qui a eu des mots
25:08très durs
25:08pour la France
25:09je le cite
25:09il est certain
25:10nous ne voulons pas
25:11voir les français
25:12s'immiscer
25:12dans ces négociations
25:14nous aimerions garder
25:14les français
25:15aussi loin que possible
25:16de pratiquement tout
25:17mais surtout
25:18lorsqu'il s'agit
25:18de négociations de paix
25:20Michael Darmon
25:20est-ce qu'elle vous surprenne
25:21ces paroles de l'ambassadeur
25:22israélien ?
25:23alors à moitié
25:24parce que c'est le résultat
25:25d'une évolution politique
25:26il s'agit maintenant
25:27d'après ce qu'on comprend
25:28en entendant un peu
25:30maintenant
25:30les responsables
25:32diplomates israéliens
25:33et politiques
25:34il a été décidé
25:35que l'opposition
25:36à la France
25:36serait maintenant
25:37une posture politique
25:39tout comme l'Espagne également
25:40je pense qu'on va
25:41très simplement
25:41en lien avec la reconnaissance
25:43en lien avec le comportement
25:45de manière générale
25:47exactement
25:48dans ce dossier là
25:49et depuis le début
25:50de la crise
25:52de la crise au Liban
25:53puisqu'il y a
25:53de la part d'Israël
25:55une analyse
25:56d'une méconnaissance
25:57d'une incompréhension
25:58en réalité
25:59de l'anèle
26:01des vues communes
26:02qui existent
26:03entre le gouvernement
26:04libanais
26:04et Israël
26:05vis-à-vis du Hezbollah
26:06et les discours
26:08qui sortent
26:08de ces négociations
26:09ont l'air
26:09de montrer
26:10que ces convergences
26:13s'exposent
26:13elles se font à Washington
26:14d'ailleurs
26:15c'est quand même
26:15aussi une manière
26:16de montrer
26:16que la France
26:17n'est pas dans le jeu
26:18mais ce qui est
26:19le plus important
26:20c'est que la crise
26:21franco-israélienne
26:22devient maintenant
26:23une posture politique
26:24totalement assumée
26:25en Israël
26:26alors que les liens
26:26entre la France
26:27et le Liban
26:28sont historiquement
26:29alors la France
26:30est protectrice du Liban
26:31depuis le 19ème siècle
26:32donc c'est une vieille histoire
26:33là je pense que
26:33de la part de cette
26:34je ne connaissais pas
26:35l'ambassadeur d'Israël
26:37aux Etats-Unis
26:38mais je vois que
26:38c'est quelqu'un
26:39qui est un ancien extrémiste
26:41il a commencé sa carrière
26:42dans un parti
26:43qui était interdit
26:44y compris en Israël
26:45un parti d'extrême droite
26:46qui est un parti
26:46de colons radicaux
26:48à Hébron etc
26:48et par ailleurs
26:49je pense qu'il a fait là
26:50une faute diplomatique
26:52c'est-à-dire c'est insultant
26:53moi je suis français
26:53je me sens insulté
26:54par quelqu'un qui dit
26:55il faut vous écartir
26:56c'est pas une faute
26:57c'est une décision
26:58oui j'ai bien compris
26:58mais en tout cas
27:00c'est une position
27:01qui est insultante
27:02pour moi français
27:02et par ailleurs
27:03je pense que c'est
27:04une faute diplomatique
27:05parce que je pense
27:05qu'Israël a tort
27:07de faire ça
27:07Israël avec Netanyahou
27:09mise tout sur l'alliance
27:10avec Trump
27:11et c'est une alliance
27:12qui ne tiendra pas
27:13parce que Trump
27:13est quelqu'un de non fiable
27:15il y a 60% des américains
27:17qui disent
27:20détester Israël aujourd'hui
27:21c'est énorme
27:22c'est le pays
27:23qui soutenait les Etats-Unis
27:23je pense qu'Israël a tort
27:24Israël ne doit pas se couper
27:26d'alliés
27:27qui pourraient être
27:27des alliés européens
27:28étant donné
27:29que les européens
27:30sont favorables
27:31à Israël
27:32avec à côté
27:33un état palestinien
27:35vous avez écrit
27:36sur Isra Krabin
27:37c'est le rêve de Krabin
27:39et bien l'Europe
27:39porte toujours ce rêve-là
27:40pensant que la seule manière
27:41d'arrêter cette horreur
27:43c'est qu'il y ait deux Etats
27:44et voilà
27:45si Netanyahou
27:47et son ambassadeur
27:47ne veulent pas comprendre ça
27:48ils font erreur
27:49et ils vont causer
27:50la perte d'Israël
27:50encore un bon sujet
27:51l'oubémant de cette ville
27:52oui la France
27:52c'est non seulement
27:53le pays qui a reconnu
27:54l'état palestinien
27:54effectivement
27:55mais c'est aussi
27:56l'un des seuls pays
27:57qui croit au Liban
27:58et qui défend le Liban
27:59comme Etat
28:00en tant que tel
28:00et pas comme terrain de jeu
28:02pas comme base
28:02pour être influent
28:03dans la région
28:04et qui effectivement
28:05a ce statut de protecteur
28:06et continue
28:07à avoir ce rôle
28:09donc il y a
28:10ces deux éléments
28:12qui peuvent expliquer
28:14la réaction
28:15extrêmement violente
28:16mais tout à fait calculée
28:17comme le disait
28:17Michael Darmon
28:18de l'ambassadeur israélien
28:20aux Etats-Unis
28:20Allez 20h32
28:21sur France Info
28:22on marque une pause
28:23la seconde partie
28:24désinformée
28:25dans un instant
28:31L'info Sarah Ders
28:32Les Etats-Unis
28:33discutent d'une possible
28:34deuxième session
28:35de négociation
28:35avec l'Iran
28:36de nouveau au Pakistan
28:38annonce ce soir
28:39la Maison Blanche
28:39après l'échec
28:41des premières discussions
28:42le week-end dernier
28:43sur l'Iran
28:43les objectifs d'Israël
28:44et des Etats-Unis
28:45sont identiques
28:46assure ce soir
28:47le premier ministre israélien
28:49Washington
28:50qui ne prolonge pas
28:51l'allègement des sanctions
28:52sur le pétrole russe
28:53stocké en mer
28:54la levée des sanctions
28:55a seulement permis
28:56d'atténuer
28:57l'impact de l'envolée
28:59des prix du pétrole
29:004 nouvelles personnes
29:01en garde à vue
29:02soupçonnées d'être liées
29:04à l'évasion
29:04du narcotrafiquant
29:05Mohamed Amra
29:06au péage d'Incarville
29:072 agents pénitentiaires
29:09sont morts
29:09ces hommes sont suspectés
29:11d'être des petites mains
29:12d'avoir fourni
29:13des téléphones portables
29:15au commando
29:15la BBC va supprimer
29:172000 emplois
29:18selon plusieurs médias britanniques
29:20c'est 10% de ses effectifs
29:21le groupe audiovisuel public
29:23est en difficulté
29:24financière
29:25baisse de revenus
29:26à cause de la redevance annuelle
29:27contestée
29:28et victime de fraude
29:29au Royaume-Uni
29:30le Royaume-Uni
29:32qui va réintégrer
29:33le programme d'échange
29:34d'étudiants
29:35Erasmus
29:35l'année prochaine
29:36s'est acté
29:37avec l'Union Européenne
29:38à retour
29:396 ans
29:40après le Brexit
29:41l'entraîneur des Bleus
29:42Didier Deschamps
29:43le confirme
29:44Hugo
29:44et Kitiquet
29:45ne participera pas
29:46la coupe du monde
29:47de football
29:47cet été
29:48blessé hier
29:48contre le PSG
29:49en Ligue des Champions
29:50l'attaquant français
29:51de Liverpool
29:52souffre d'une rupture
29:53du talent d'Achille
29:54la Ligue des Champions
29:56justement
29:56qui sera l'adversaire
29:58du PSG
29:59en demi-finale
29:59le Bayern Munich
30:01reçoit dans moins
30:01d'une demi-heure
30:02le Real Madrid
30:03avantage pour les Allemands
30:04victorieux
30:05lors du match
30:06allé des quart de finale
30:09France Info
30:1020h
30:1121h
30:12France Info
30:13les informés
30:15Victor Maté
30:16Avec ce soir
30:17Isabelle Moreau
30:17directrice de la rédaction
30:19de l'agence de presse
30:20AEF Info
30:20Mickaël Darmon
30:22éditorialiste pour
30:22Public Sénat
30:23et I24 News
30:24Lou Bémont de Seineville
30:25rédacteur en chef adjoint
30:26au journal La Croix
30:28et François Reynard
30:28journaliste et chroniqueur
30:29au Nouvel Obs
30:31le MEDEF
30:31veut peser
30:32dans la prochaine
30:33campagne électorale
30:34à un an maintenant
30:34de la présidentielle
30:35la première organisation
30:37patronale
30:38compte bien
30:38faire entendre
30:39la voix des employeurs
30:40auprès des responsables
30:41politiques
30:42en organisant
30:43des rencontres
30:43avec tous les partis
30:45dont le Rassemblement National
30:46après avoir déjeuné
30:47en mars
30:47avec Marine Le Pen
30:49le président du MEDEF
30:50déjeunera lundi prochain
30:51avec Jordan Bardella
30:53un rapprochement
30:53qui fait polémique
30:54mais Patrick Martin
30:55assume
30:56Contrairement à cette idée
30:58reçue
30:59le patronat
31:00n'a pas basculé
31:01du côté du Rassemblement National
31:02nous on attend
31:03de savoir
31:04qui est qui
31:05on attend
31:05de connaître
31:05des programmes
31:06et pour l'instant
31:07le moins qu'on puisse dire
31:08mais c'est vrai
31:09beaucoup de formation politique
31:10c'est peut-être normal
31:11à ce stade
31:12de la compétition présidentielle
31:13il y a beaucoup
31:14d'ambiguïté
31:14Bonsoir Jean Garrigue
31:17Bonsoir
31:17Historien politique
31:18ancien président
31:19de la commission internationale
31:21d'histoire des assemblées
31:22vous avez écrit ce livre
31:23les patrons
31:24et la politique
31:25merci d'être avec nous
31:26le patron du MEDEF
31:27qui se défend
31:27en disant aussi
31:28qu'aujourd'hui
31:29avec plus de 100 députés
31:30on ne peut pas
31:31je cite
31:32ne pas prendre en compte
31:33le Rassemblement National
31:34ça veut dire quoi
31:35Jean Garrigue
31:35que le RN
31:36finalement maintenant
31:37est un parti
31:38comme les autres
31:39pour le MEDEF
31:39il n'y a plus
31:40de ligne rouge
31:41Oui je crois
31:42qu'on peut dire ça
31:43si on compare
31:44les propos
31:45de M. Martin
31:46avec ce que disait
31:47Laurence Parizeau
31:47en 2011
31:49où elle dressait
31:49vraiment une frontière
31:51avec le Front National
31:53de l'époque
31:54on voit bien
31:55que les mentalités
31:56ont évolué
31:57cela dit
31:58depuis 150 ans
32:00les organisations patronales
32:02ont toujours discuté
32:03avec tous les partis
32:04leur but
32:06c'est d'amener
32:07les partis
32:08à leur politique
32:09et donc
32:10ils discutent
32:10ils discutent
32:11avec tout le monde
32:12et maintenant
32:13que Jordan Bardella
32:14affémine
32:15d'impliquer
32:17une sorte de ligne
32:18plus libérale
32:19moins sociale
32:21au Rassemblement National
32:23il est assez logique
32:25de voir que
32:26des discussions
32:27vont se faire avec lui
32:28mais comme elles se font aussi
32:29avec Marine Tondelier
32:31et Manuel Bompard
32:32simplement
32:33il est certain
32:35qu'une partie
32:36du patronat
32:37notamment dans les petites
32:38et moyennes entreprises
32:39c'est-à-dire une tradition
32:41est proche
32:42idéologiquement
32:43du Rassemblement National
32:44et vraisemblablement
32:46qu'une partie
32:47lors-là
32:48des grands patrons
32:49ceux qui sont
32:50manettes du MEDEF
32:51s'en rapprochent
32:52eux aussi
32:52Jordan Bardella
32:54qui est en tête
32:55des sondages
32:56actuellement
32:57à un an
32:57de la présidentielle
32:58Jean Garrigue
32:58l'idée pour les patrons
32:59aussi c'est
33:00de ne se fâcher
33:01avec personne
33:01quel que soit
33:02le prochain locataire
33:03de l'Elysée
33:04oui ça a toujours été ça
33:07en tout cas
33:08depuis la quatrième république
33:09on voyait
33:11le patronat
33:12ça s'appelait
33:12le CNPF
33:13à l'époque
33:13et qui négociait
33:14aussi bien
33:15avec les socialistes
33:16de l'époque
33:17qu'avec la droite
33:18même si
33:19il ne faut pas se le cacher
33:20la sensibilité
33:22dominante
33:23dans le patronat français
33:24est proche
33:25de la droite
33:26traditionnelle
33:27de la droite
33:27libérale
33:28européenne
33:30donc ce qui peut
33:31d'ailleurs poser
33:31un problème
33:32un vrai problème
33:33de relationnel
33:34avec le Rassemblement
33:35National
33:36mais on voit
33:37qu'il y a
33:37une semaine
33:38il y a eu aussi
33:39un déjeuner
33:40je crois
33:41entre Marine Le Pen
33:42et les dirigeants
33:43du Medef
33:44on voit que les choses
33:45sont en train de bouger
33:46d'autant plus
33:47que sur toutes ces questions
33:49européennes
33:49euros etc
33:51on sait bien
33:51que les positions
33:52du Rassemblement National
33:53sont pour le moins
33:54floues et flutantes
33:55donc voilà
33:56il y a des choses
33:56qui sont en train
33:57de se mettre en route
33:59mais ça fait partie
34:00de la politique
34:03traditionnelle
34:05des organisations patronales
34:06voilà
34:07vous évoquiez
34:07ce dîner
34:08du 7 avril
34:08Marine Le Pen
34:09avec plusieurs patrons
34:10du CAC 40
34:11Isabelle Moreau
34:12tout de même
34:13c'est nouveau
34:13de voir ouvertement
34:14ces grands patrons
34:15discuter
34:16accueillir à déjeuner
34:17maintenant
34:18Jordan Bardella
34:18le patron
34:19du parti
34:20de l'extrême droite
34:20du Rassemblement National
34:21c'est une première
34:22donc ça veut dire aussi
34:23que ce n'est plus
34:24un sujet tabou
34:24de pouvoir accepter
34:25vous l'avez rappelé
34:26Laurence Parizeau
34:27enfin non c'était
34:28M. Garing tout à l'heure
34:28que Laurence Parizeau
34:30avait écrit même
34:31un ouvrage
34:32pour dire qu'effectivement
34:33il ne fallait pas
34:33pactiser entre guillemets
34:34avec le Front National
34:36alors c'est vrai
34:37qu'en 2017
34:37il y avait une quinzaine
34:38de patrons
34:39qui avaient décidé
34:40d'écrire
34:41ils avaient pris position
34:42contre Marine Le Pen
34:43en disant que
34:44une victoire du RN
34:46était dangereuse
34:46pour l'économie
34:47en 2022
34:48le MEDEF
34:49avait hésité
34:50à prendre position
34:51et il avait pris
34:52plutôt en l'entre-deux-tours
34:53et là aujourd'hui
34:54c'est vrai qu'il y a
34:54beaucoup de députés
34:55ça change la donne
34:56donc aujourd'hui
34:57il a rappelé ce matin
34:58Patrick Martin
34:59qu'ils vont discuter
35:00avec le RN
35:01mais au même titre
35:01que les autres
35:02il a dit
35:02les dix autres personnes
35:04seront reçues aussi
35:05donc pour eux
35:06alors c'est vrai
35:06qu'ils se sont un peu
35:07montrés du doigt aujourd'hui
35:08mais il a tenu quand même
35:09à se défendre ce matin
35:10et c'est pas simple
35:11et je rappelle juste
35:12pour ceux à qui ça aurait échappé
35:14qu'il y a eu une tribune
35:15qui a été très intéressante
35:16de Pascal Demurger
35:18dans Le Monde
35:19et lui
35:19il a été très très très critique
35:21justement
35:21sur ce positionnement
35:22du patronat
35:23alors pour l'instant
35:24il pèse pas autant
35:25que le MEDEF
35:26au sein des patrons
35:27mais son souhait
35:28est de devenir représentatif
35:29au sein de l'interprofession
35:31mais lui
35:32a été très critique
35:33il disait que
35:33le rapprochement
35:35est une erreur tactique
35:36autant qu'une illusion politique
35:37en disant
35:37on ne pourra pas bouger les choses
35:38donc c'est vrai qu'aujourd'hui
35:39au sein du monde patronal
35:41il y a différentes positions
35:42qui s'affrontent
35:42mais vous l'avez dit aussi
35:44c'est vrai que
35:45le petit patronat
35:47pour faire un cours
35:48peut être assez proche
35:49parfois
35:50d'une partie très à droite
35:52de l'échec politique
35:53mais c'est vrai qu'aujourd'hui
35:54les personnes
35:55qui sont plutôt
35:56dans les grands groupes
35:58aujourd'hui
35:58il y a un regard
36:00qui est porté
36:00sur cette partie là
36:01sans pour autant
36:02adhérer bien sûr
36:03aux idées
36:04François Reynard
36:05cela renforce aussi
36:06la stratégie
36:07de normalisation
36:08c'est comme ça
36:08qu'on l'appelle
36:09du Rassemblement National
36:10alors ça c'est sûr
36:10que ça renforce
36:11la stratégie de normalisation
36:12mais je ne sais pas
36:13si c'est si habile
36:14que ça
36:14le problème
36:15c'est que
36:16moi je comprends
36:18le patron du MEDEF
36:20qui dit
36:20on reçoit tout le monde
36:21on peut l'entendre
36:22il y a un grand groupe
36:22parlementaire
36:23ça ne me choque pas
36:23particulièrement
36:24mais ce qui est plus étonnant
36:26c'est que c'est un parti
36:27le parti
36:27le Rassemblement National
36:28qui prospère depuis longtemps
36:29en disant
36:30aux chômeurs
36:30on va vous aider
36:31en disant
36:31moi je viens du nord
36:32dans le nord
36:33et dans le Pas-de-Calais
36:34on va être proche des pauvres
36:35etc
36:35et puis voilà
36:36c'est le type qui va maintenant
36:37qui est le futur fiancé
36:39le futur fiancé
36:40d'une princesse
36:41et qui va
36:43tout ça aidé
36:44par M. Bernard Arnault
36:45dans son journal
36:46Paris Match
36:47et qui va après
36:48déjeuner avec le patronat
36:49je ne suis pas très sûr
36:51et hier
36:52qui disait
36:53qu'il faisait un tweet
36:54en disant
36:54qu'il était scandalisé
36:55par le fait
36:56qu'il n'ait pas été accepté
36:58le fait que le 1er mai
36:58puisse être travaillé
37:00donc ça veut dire
37:01qu'il faut bien dire aux gens
37:02si vous votez
37:03au Rassemblement National
37:04vous votez pour des gens
37:05qui vont mettre la retraite
37:06à 70 ans
37:07qui vont supprimer
37:08les jours fériés
37:08qui vont faire travailler
37:09tout le temps
37:09qui vont délocaliser
37:11c'est ça que le rêve
37:12le patronat
37:12pour que ça coûte moins cher
37:13et voilà
37:14donc ça me paraît
37:16assez mauvais
37:16pour le Rassemblement National
37:17ce grand écart
37:18entre se présenter
37:19Michael Darmon
37:19comme le parti
37:20du pouvoir d'achat
37:21et les travailleurs
37:21et en même temps
37:22déjeuner avec les grands patrons
37:24c'est tenable ou pas
37:24pour le Rassemblement National ?
37:25pour l'instant il est incarné
37:26par deux figures
37:29le patronat a rencontré
37:31les deux candidats putatifs
37:32c'est-à-dire que Marine Le Pen
37:34il considère aussi
37:35qu'il y a encore peut-être
37:35une chance
37:36puisque la justice
37:37n'a pas encore rendu
37:38sa décision
37:39ce sera le 7 juillet
37:40pour l'appel
37:41dans son dossier de justice
37:43pour savoir
37:43si c'est elle la candidate
37:44ou pas
37:45si c'est Marine Le Pen
37:46la candidate
37:46effectivement
37:47et là il y a
37:47une autre approche
37:49vis-à-vis de l'économie
37:50puisqu'on sait
37:51qu'elle est
37:53au moins en termes
37:53de positionnement
37:54et des déclaratifs
37:55beaucoup plus
37:56on va dire
37:58à l'écoute
37:59des questions
38:00de pouvoir d'achat
38:01nous après
38:02dès le début
38:03de la guerre en Ukraine
38:03c'est elle qui a dit
38:04dès les premiers jours
38:06attention au pouvoir d'achat
38:07du côté de Jordan Bardella
38:08il est beaucoup plus
38:09lui en séduction
38:11vis-à-vis de la droite
38:12et c'est une divergence interne
38:13et d'ailleurs
38:14je pense que le patronat
38:15là
38:15enfin les responsables
38:16des entreprises
38:18savent parfaitement
38:19qu'il joue
38:20sur ces curseurs
38:22qui sont en ce moment
38:23aussi des facteurs
38:24de tension
38:25de divergence
38:25à l'intérieur du parti
38:27en attendant de savoir
38:28qui sera effectivement
38:29candidat
38:30jusqu'à aujourd'hui
38:31on n'a pas l'offre politique
38:32jusqu'au 7 juillet
38:33Jean Garrigue
38:34comment a évolué
38:36l'influence des patrons
38:37sur les politiques
38:38au fil des décennies
38:39et puis j'avais une question
38:40aussi sur les valeurs
38:41peut-être portées
38:43par les patrons
38:44est-ce qu'ils passent
38:45on va dire
38:45au second plan
38:46au nom du bon fonctionnement
38:47des affaires
38:48en clair
38:48sans trop caricaturer
38:50est-ce qu'aujourd'hui
38:50l'extrême droite
38:51leur fait moins peur
38:51que la taxe de Zuckman
38:54il faut se souvenir
38:56par exemple
38:57que le MEDEF
38:59s'est substitué
39:01au CNPF
39:02en 1998
39:04essentiellement
39:05pour durcir
39:07son positionnement
39:08par rapport
39:09aux 35 heures
39:10par rapport
39:10à la réforme
39:11des 35 heures
39:12c'est-à-dire
39:12pour une bataille
39:13une véritable bataille politique
39:15et avec l'idée
39:15c'était l'idée
39:16à l'époque
39:17d'Ernest-Antoine Selyère
39:18de jouer un rôle central
39:20dans la vie politique
39:21et puis peu à peu
39:22cette idée
39:23du rôle central
39:25s'est quand même
39:25un peu étiolée
39:26et on est revenu
39:27à quelque chose
39:28de plus traditionnel
39:30de plus habituel
39:31c'est-à-dire
39:31d'être toujours
39:32un acteur
39:33un groupe de pression
39:34très important
39:35mais comme le disent
39:39vos invités
39:40d'ailleurs
39:40et pas simplement
39:41M. Darmon
39:42il y a deux
39:45grandes familles
39:46quand même
39:47au sein du patronat
39:49vous avez un patronat
39:50des managers
39:51des grandes entreprises
39:52qui est libéral
39:53européen
39:54et qui est plus proche
39:55de sensibilité
39:56soit de Renaissance
39:57soit d'LR
39:59et donc là
40:01vous avez
40:02lors de la rencontre
40:03des entreprises
40:04du mois d'août 2025
40:06si je ne m'amuse
40:07Patrick Martin
40:09avait dit
40:09qu'il se sentait
40:09plus proche
40:11de Bruno Retailleau
40:12et de Gabriel Attal
40:13et à la limite
40:14de Jordan Bardella
40:15vous avez une autre partie
40:17du patronat
40:18et ça c'est depuis
40:19150 ans
40:20les petites et moyennes entreprises
40:22qui sont
40:22j'allais dire
40:23plus à droite
40:24qui sont plus attachées
40:25d'abord
40:26au pouvoir d'achat
40:27mais qui sont
40:27à la limite
40:28plus favorables
40:30à une libéralisation
40:32plus forte encore
40:33du système politique
40:35mais là
40:36du système économique
40:37pardon
40:37et là
40:38ce sont des patrons
40:41qui peuvent
40:41et qui sont protestataires
40:43aussi
40:43et qui peuvent être
40:44beaucoup plus sensibles
40:45aux thèses défendues
40:46par le Rassemblement National
40:47d'autant plus
40:49que dans ce Rassemblement National
40:50là aussi
40:51on est bicéphale
40:52c'est-à-dire que vous avez
40:53le marinisme au nord
40:55qui est attaché
40:56au pouvoir d'achat
40:57au monde ouvrier
40:58etc
40:58et puis vous avez
40:59je dirais
41:01le jordanisme
41:02et le siotisme
41:05du sud-est
41:06qui lui
41:06est beaucoup plus libéral
41:08beaucoup plus
41:09favorable aux entreprises
41:11etc
41:11donc comment est-ce
41:12qu'ils vont réussir
41:14à faire ce mélange
41:15moi je ne suis pas sûr
41:16que ça réussisse
41:18aussi bien
41:18qu'ils ne le croient
41:19le nouvel monde
41:20Seineville
41:20et puis Michael Darmou
41:21ce qui est sûr
41:22c'est que Patrick Martin
41:22il y a chez lui
41:23une forme de pragmatisme
41:25et par rapport à sa base
41:26et par rapport aux enjeux
41:27et puis à un possible accès
41:29du Rassemblement National
41:30au pouvoir
41:31il dit souvent
41:32on ne prépare pas
41:34l'arrivée du Rassemblement National
41:35mais on s'y prépare
41:37vous voyez
41:37la nuance est un peu subtile
41:38mais elle existe
41:39en tout cas ce qui est sûr
41:40c'est que Patrick Martin
41:41il a une différence
41:42quand même
41:43avec le Rassemblement National
41:44c'est qu'il plaide
41:45régulièrement
41:46pour l'immigration
41:47de travail
41:48pour le besoin
41:49de main d'oeuvre étrangère
41:50et ça c'est quand même
41:53un marqueur
41:54et une différence
41:56majeure
41:56avec le Rassemblement National
41:57avec l'exemple de l'Espagne
41:58qu'on a vu
41:59qui va régulariser
42:00500 000 sans-papiers
42:01effectivement
42:02c'est un point de friction
42:03en France
42:03entre le Rassemblement National
42:05dont on imagine mal
42:07au pouvoir
42:08mettre cette mesure en place
42:09et avec l'Italie
42:10qui l'a aussi fait
42:11l'Italie
42:11malgré une mélanie
42:12qui a beaucoup fait campagne
42:14sur l'immigration
42:14a finalement
42:17régularisé
42:17un certain nombre
42:19de
42:19de
42:20travailleurs
42:21qui étaient
42:22sans-papiers
42:25précisément
42:25pour des questions
42:26d'immigration
42:26de travail
42:27encore un mot rapide
42:27sur le sujet
42:28on s'y prépare
42:29c'est très important
42:29parce qu'en fait
42:30ce qui se passe
42:31dans le monde économique
42:32qui est visible
42:33et que l'on discute
42:34là
42:34en réalité se passe
42:35dans beaucoup de sphères
42:36de la société
42:37en ce moment
42:38dans beaucoup
42:39quand vous parlez
42:39avec beaucoup de sphères
42:41de la société
42:41qu'elles soient
42:42du moment politique
42:44culturelle
42:44ou ailleurs
42:45la démarche est la même
42:47c'est on s'y prépare
42:48on se réunit
42:49on réfléchit
42:50il y a des journées
42:51de séminaires
42:51il y a des réflexions
42:53qui sont mises en place
42:54parce qu'en réalité
42:56que ça plaise ou pas
42:57il y a une réalité politique
42:58qui est en train
42:59de s'imposer
42:59et on verra
43:00une campagne
43:01c'est une campagne
43:01donc on ne va évidemment
43:02pas dire comment
43:03ici et aujourd'hui
43:04comment un peu se terminer
43:05mais en tout cas
43:06la dimension
43:07on s'y prépare
43:08elle existe
43:09et effectivement
43:11vous l'avez évoqué
43:11tout à l'heure
43:12même le fait
43:12de donner la une
43:14de Paris Match
43:14le journal régalien
43:16le magazine du pouvoir
43:18installé
43:19à la romance
43:20supposée
43:21ou organisée
43:22ou je ne sais pas
43:22en tout cas réelle
43:23manifestement
43:24entre Jordan Bardella
43:25et sa princesse
43:26c'est une manière de dire
43:28quel que soit le résultat
43:29nous serons là aussi
43:30et donc oui
43:31effectivement
43:31on assiste à un moment
43:33dans la société française
43:33où on est dans la période
43:35où on s'y prépare
43:36sans évidemment dire
43:37comment ça va se terminer
43:38avant ce déjeuner prévu
43:40entre le MEDEF
43:42et Jordan Bardella
43:43donc ce sera lundi prochain
43:44le 20 avril
43:45dernier sujet ce soir
43:46dans les informés
43:47à la veille de l'ouverture
43:48du festival du livre
43:49de Paris
43:50cette nouvelle crise
43:51dans le monde
43:52de l'édition
43:52après le départ
43:53d'Olivier Lora
43:54le patron historique
43:55de Grasset
43:55vous savez
43:56la fameuse couverture jaune
43:57qui publie notamment
43:59Gaël Fay
43:59Virginie Despentes
44:00Sorce Chalandon
44:00ou encore Alain Main
44:02que la maison mère
44:03de Grasset
44:03s'est achète
44:04rachetée par le milliardaire
44:05d'extrême droite
44:06Vincent Bolloré
44:07en 2023
44:07avec ce départ forcé
44:09une centaine d'auteurs
44:09dont Bernard-Henri Lévy
44:11par exemple
44:11ont déjà annoncé
44:12qu'ils allaient quitter Grasset
44:13c'est aussi le cas
44:14de la journaliste
44:14et écrivaine Laura Adler
44:17Grasset représente
44:18une maison d'édition
44:19indépendante
44:20intellectuellement
44:21et politiquement
44:21qui a toujours soutenu
44:23les penseurs
44:24éveilleurs de conscience
44:26et ceux qui ont pensé
44:28notre futur
44:28et notre avenir
44:29donc on s'attaque
44:31au monde des idées
44:32à travers le licenciement
44:34abusif et très violent
44:36d'Olivier Nora
44:37mais on s'attaque aussi
44:38à notre démocratie
44:40c'est notre démocratie
44:41qui est en danger
44:42avec ce qui se passe
44:43chez Grasset
44:43François Réna
44:44ah oui je pense
44:44que ce qui se passe
44:45est très grave
44:46alors pour que les gens
44:47comprennent un peu
44:47tout le monde connaît
44:48les noms de maisons d'édition
44:50Fayard, Perrin, Plon
44:51etc
44:52et toutes ces maisons
44:53elles ont été fondées
44:53par des gens
44:54qui portaient ces noms-là
44:55en général
44:55et au bout d'un moment
44:56elles ont toutes été rachetées
44:57donc il y a des grands
44:58grosso modo
44:58il y a quelques grandes
44:59maisons indépendantes
45:00comme Gallimard
45:01comme Le Seuil
45:01comme Albin Michel
45:02mais il y a deux grands
45:03groupes qui regroupent
45:04les autres
45:04il y a le groupe Editis
45:05et le groupe H7
45:06le groupe H7
45:06il a été racheté
45:07par le groupe Bolloré
45:08et jusqu'à présent
45:09ces maisons
45:10elles vivaient
45:10avec des patrons
45:11au-dessus d'elles
45:12mais qui leur foutaient
45:13une paix royale
45:13comme on disait
45:14et dans toutes ces grandes
45:15maisons
45:15Grasset
45:16ou Fayard
45:17etc
45:17il y avait
45:18la tradition
45:19c'était
45:19on a une ligne littéraire
45:21on veut un type d'ouvrage
45:22on fait des ouvrages
45:23grand public
45:24on fait des ouvrages
45:24plus littéraires
45:25comme Grasset
45:26mais on n'a pas de ligne politique
45:28chez Grasset
45:29chez Fayard
45:29etc
45:29il y avait des auteurs de droite
45:30des auteurs de gauche
45:31des auteurs d'extrême droite
45:33des auteurs d'extrême gauche
45:33et là ce qui change
45:34c'est que depuis que Bolloré
45:36a racheté
45:36il a décidé
45:37de mettre fin à un système
45:38donc par exemple
45:39il a commencé par Fayard
45:40et à Fayard
45:41il a dégagé
45:42tous les auteurs de gauche
45:43et il ne met plus
45:43que des auteurs d'extrême droite
45:44ce qui dans l'édition
45:46c'est jamais arrivé ça
45:47de droite ou d'extrême droite
45:48oui
45:48enfin très marqué à droite
45:51en tout cas
45:51alors que la tradition
45:54moi je fais des livres
45:56depuis 30 ans
45:5735 ans
45:57un salon du livre
45:58avec votre éditeur
45:59il y a toujours
46:00un député de droite à côté
46:02une féministe échevelée
46:03gauchiste de l'autre côté
46:03et c'est très bien comme ça
46:05c'est ça l'édition
46:05et là il est en train
46:07de changer ça
46:07et ça c'est grave
46:08et donc Olivier Nora
46:10chez Grasset
46:10dans le groupe Bolloré
46:11était l'homme
46:13qui protégeait
46:13Olivier Nora
46:14c'est une figure
46:15adorée de l'édition
46:16parce que c'est l'indépendance
46:17qui était à la tête de Grasset
46:19depuis 26 ans
46:20et qui protégeait
46:21ses auteurs
46:21de tout
46:21il a toujours protégé
46:23un auteur
46:23qui dit du mal
46:24d'un politique
46:24il protège
46:25et là il a sauté
46:27et c'est très grave
46:27parce que personne ne sait
46:28ce qui va arriver
46:29mais il y a un vent de panique
46:30pour les auteurs
46:31Isabelle Moreau
46:31nouvelle reprise en main
46:32de Vincent Bolloré
46:33donc après l'épisode
46:35Fayard déjà ces dernières années
46:36oui alors visiblement
46:36les deux ne s'entendent pas du tout
46:38et c'est vrai que
46:39Olivier Nora
46:40avait signé une pétition de soutien
46:42à la rédaction du JDD
46:43donc il s'était quand même
46:44clairement prononcé
46:45contre la reprise
46:47du titre par Bolloré
46:48et je rejoins tout à fait
46:49ce que vous dites
46:50c'est qu'effectivement
46:50il y a quand même
46:52des maisons d'édition
46:53comme Le Seuil
46:54qui sont plutôt à gauche
46:56et d'autres qui sont plutôt
46:57à droite
46:57comme Albin Michel
46:58mais c'est vrai que la tradition
46:59c'était que tout le monde
47:00cohabitait ensemble
47:01et là aujourd'hui
47:02non seulement
47:02et c'est ça qui est un peu plus
47:03enfin qui est quand même
47:04plus compliqué
47:05je trouve
47:05c'est que non seulement
47:07il y a les maisons d'édition
47:08où maintenant il y a
47:09Zemmour
47:10Villiers
47:10Bardella
47:11Sarkozy
47:11qui écrivent
47:13enfin qui publient
47:14chez Fayard
47:14et surtout qu'après
47:15maintenant il y a le relais
47:16des médias
47:17et en plus les médias
47:18et ensuite il y a
47:19les points relais
47:20c'est-à-dire qu'en fait
47:21c'est quand même
47:21une machine monstrueuse
47:22qui est en train
47:23de se mettre en place
47:24et qui n'est pas
47:24c'est pas bon
47:25pour la démocratie non plus
47:26donc ça veut dire
47:27qu'il y a des auteurs
47:28qui ont déjà prévenu
47:28qu'ils iraient là
47:29où irait Olivier Nora
47:30donc bien sûr
47:31il y en a qui sont
47:32je crois en train
47:33de se réunir ce soir
47:34pour décider
47:35pour leur droit
47:35de ce qui va se passer
47:38donc c'est vrai
47:40que c'est quand même
47:40une grosse bombe
47:42et ça c'est quand même
47:42un pied de nez aussi
47:43à quelques jours
47:44du salon du livre
47:45Jean Garrigue
47:46votre regard
47:46sur ce nouvel épisode
47:48qui secoue
47:49le monde de l'édition
47:51c'est qu'on n'a jamais vu
47:52une concentration éditoriale
47:54aussi importante
47:55et aussi marquée
47:57je veux dire
47:58aussi idéologiquement marquée
47:59je rejoins
48:00tout ce qui a été dit
48:01moi en tant qu'historien
48:03j'ai publié
48:05Naguère
48:05chez Fayard par exemple
48:07Fayard est une maison
48:08qui avait une réputation
48:11de recevoir
48:12les historiens
48:12de toutes tendances
48:13de toutes obédiences
48:14et qui aujourd'hui
48:16j'allais dire
48:16est interdite
48:17à ceux qui ne pensent pas
48:18comme M. Bolloré
48:20alors évidemment
48:21ça pose un problème
48:22ça pose un problème
48:23démocratique
48:24de fond
48:25un problème de liberté
48:26d'expression
48:27dans ce pays
48:27et quelque chose
48:28qu'on ne connaissait pas
48:30jusqu'à présent
48:31il y avait bien eu
48:31à l'époque
48:32la concentration de la presse
48:34au moins de M. Ersan
48:35mais ça a touché
48:36beaucoup moins
48:37l'édition
48:38ça l'a touché
48:38marginalement
48:39là on a
48:40on a un empire
48:41de presse
48:42et d'édition
48:43qui touche aussi
48:44évidemment
48:44les médias audiovisuels
48:46c'est news
48:47etc
48:47et c'est quand même
48:49quelque chose
48:50qui est très inquiétant
48:51et pour lequel
48:52évidemment
48:53on est obligé
48:54de se rebeller
48:56de se révolter
48:57avec Mickaël Darmon
48:58grâce à la fuite
48:59de tous ces auteurs
49:00on l'a dit
49:01qui vont partir
49:01grâce à qui risquent bien
49:02de devenir une sorte
49:03de coquille vide
49:03finalement
49:04si vous voulez
49:05voir ce qui s'est passé
49:06chez Grasset
49:07il faut se rappeler
49:08ce qui s'est passé
49:08entre ITL et CNews
49:11en plus
49:11pour la transparence
49:12de tout le monde
49:13j'y étais
49:14je m'occupais
49:15des services politiques
49:15à l'époque
49:16donc j'ai vécu
49:16effectivement
49:17ce qui s'est passé
49:19et on a compris
49:19de l'intérieur
49:20le projet
49:22donc politique
49:23également
49:23de l'actionnaire
49:24de ce groupe
49:25pour pouvoir justement
49:26transformer
49:27une chaîne d'information
49:28en une chaîne
49:29d'opinion
49:30donc vraisemblablement
49:30la mutation
49:31sera la même
49:34en tout cas
49:34la tentative
49:35du côté
49:35de Grasset
49:36ou ce que ça va devenir
49:37mais moi
49:37ce sur quoi
49:38je voudrais attirer
49:39l'attention
49:39c'est qu'effectivement
49:40on voit bien
49:41qu'il y a maintenant
49:41la création
49:42d'un pôle conservateur
49:45avec des médias
49:46des maisons d'édition
49:47et qui ont pignon sur eux
49:48mais je tiens quand même
49:49aussi à rappeler
49:50que même lorsqu'ils font
49:52des mauvais journaux
49:53le JT de TF1
49:54et de 20h
49:55rassemble tous les jours
49:56des millions de personnes
49:58dans chaque matin
50:00on va dire
50:00le courant
50:02responsable
50:02raisonnable
50:04lucide
50:04libre
50:05humaniste
50:05rassemble à travers
50:06toutes les radios
50:07même si c'est en déclin
50:08des millions de personnes
50:09donc je trouve
50:10qu'il ne faut pas avoir peur
50:11de ce que l'on est
50:13il ne faut pas avoir peur
50:13de dire
50:14nous sommes libres
50:15pas s'excuser
50:16de ce que l'on est
50:17et ne pas croire
50:18que parce qu'il y a
50:18beaucoup d'écho
50:19il y a de la puissance
50:21Lou B. Montenville
50:22oui et puis après
50:23il y a une réflexion
50:24à avoir aussi
50:25en tant que lecteur
50:25c'est à dire qu'on est dans un monde
50:27où il y a aussi
50:28des petites maisons d'édition
50:29des maisons d'édition indépendantes
50:30et peut-être que notre responsabilité
50:32de lecteur
50:33c'est aussi de se tourner vers elle
50:36voilà
50:37en voyant
50:38ces effets
50:38d'hyper concentration
50:40ce qui est marquant
50:41pour revenir
50:42à ce dont on parle
50:43c'est que
50:45jusque là
50:46c'était Fayard
50:47qui avait
50:48pris un peu
50:49le rôle
50:50de
50:51de droitisation
50:52et qui avait été
50:53très droitisé
50:54au sein du groupe
50:55effectivement
50:56avec un
50:57grand nombre d'auteurs
50:58d'extrême droite
50:59qui ont publié
51:00chez Fayard
51:01mais là
51:02on voit bien
51:02que ça atteint
51:03d'autres
51:04maisons d'édition
51:05de ce groupe
51:05et c'est peut-être ça
51:06qui est le plus
51:08surprenant
51:08si on peut dire
51:09avec
51:10cette centaine
51:11d'auteurs
51:11qui quittent
51:13qui quittent
51:15effectivement
51:15cette maison d'édition
51:16qui quittent
51:16grâce
51:17en rajoutant une chose
51:19parce que c'est pas tout à fait pareil
51:19dans la presse
51:20les gens qui
51:21effectivement
51:21qui ont vu le passage
51:22de ITL à CNews
51:23ils voient que les têtes
51:24qu'ils voyaient à ITL
51:25ils ne les voient plus à CNews
51:26parce que ça a changé
51:27bon
51:28évidemment il y a des gens
51:28qui se sont retrouvés au chômage
51:29ça c'est grave
51:29mais là dans l'édition
51:30il y a quelque chose en plus
51:31qui s'ajoute à ça
51:32c'est qu'il y a des auteurs
51:33qui vont quitter
51:34grâce
51:34mais leurs livres
51:35qu'ils ont signés
51:36ils sont toujours là
51:37c'est-à-dire que
51:37quand vous signez
51:38un contrat d'édition
51:39avec un éditeur
51:40vous êtes bloqué
51:41jusqu'à 70 ans
51:42après votre mort
51:43donc c'est-à-dire que
51:45le catalogue
51:45comme on dit
51:46il reste là
51:47et il y a beaucoup d'auteurs
51:48qui vont se battre contre ça
51:49en disant
51:50mais moi j'ai pas envie
51:51d'être associé
51:52à l'image de cette maison-là
51:53donc il y a quelque chose
51:55qui est incompréhensible aussi
51:56c'est que d'un point de vue industriel
51:58Bolloré fait quelque chose
51:59qui est anti-industriel
52:00c'est-à-dire qu'il est en train
52:01de casser des poules aux odeurs
52:03parce que tous les auteurs
52:04qui parlent là dans le bas
52:05c'est des gens
52:05qui vendent beaucoup de livres
52:06donc il est en train
52:07de tuer tout ça
52:08alors chez Fayard
52:09il se rattrape en disant
52:09mais ouais
52:10mais tous ces gauchistes
52:11sont partis
52:11et à la plage
52:12j'ai Bardella
52:13qui vend 200 000
52:14300 000
52:14je sais pas quoi
52:14ce qui est vrai pour l'instant
52:16mais qui ne durera pas
52:17et en tout cas
52:17par ailleurs
52:18il y a des tas d'auteurs
52:19qui sont de gros vendeurs
52:22et il va les regretter
52:22André Moïse Abel Moreau
52:24sur ces pertes économiques
52:25qui vont chiffrer
52:25en centaines de milliers d'euros
52:26peut-être en millions
52:27ça Vincent Bolloré
52:28il s'en fiche ?
52:30Je sais pas
52:30est-ce qu'il perçoit déjà ça
52:31pour l'instant
52:32il est plutôt dans sa démarche
52:34de guerre politique
52:35idéologique
52:37civilisationnelle
52:37comme il le disait
52:39mais moi je crois
52:40que vous avez raison
52:41il y a quand même
52:42des questions
52:42qui vont devoir se poser
52:44parce qu'il y a
52:44des gros vendeurs
52:45et peut-être effectivement
52:46que Bardella
52:47qui promet à chaque fois
52:49des nouveaux livres
52:50ne vendra pas non plus
52:51de manière aussi énorme
52:53ses prochains opus
52:55Et on aura l'occasion
52:56d'en reparler
52:56dans les informés
52:57c'est déjà la fin
52:58de cette émission
52:59François Reynard
53:00rapidement à la une
53:01Alors on reste dans le sujet
53:02de quelqu'un
53:03dont on a parlé
53:04dont on a parlé
53:05c'est Bernard Arnault
53:06il y a tout sur sa succession
53:07parce qu'il y a une querelle
53:08de succession
53:09cinq enfants
53:10une femme
53:10on apprend tout ça
53:11c'est voilà
53:11c'est bienvenu sur les riches
53:13mais c'est passionnant
53:13A lire dans le Nouvel Obs
53:14à la Une de la Croix
53:16pardon
53:17La Une de la Croix
53:18demain un reportage
53:19dans l'Aisne
53:19quand l'école ferme
53:20avec notamment
53:22l'examen
53:23de l'impact
53:25de la baisse
53:26démographique
53:26sur l'école
53:27C'est à lire
53:28dans la Croix
53:29je rappelle le titre
53:30de votre livre
53:31qui était en sujet
53:32en lien avec le sujet
53:33de ce soir
53:33les patrons et la politique
53:34Jean Garrigue
53:35merci d'avoir été avec nous
53:36historien politique
53:37merci Michael Darmon
53:39merci également à vous
53:41Isabelle Moreau
53:42les informés
53:42reviennent demain matin
53:43à 9h
53:44sur France Info
53:44très bonne soirée à tous
Commentaires