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Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, était invitée sur le plateau de BFMTV ce mercredi 14 avril. Elle s’est notamment exprimée sur la situation du détroit d’Ormuz et les prix du carburant.
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00:00On va recevoir à présent la porte-parole du gouvernement qui est également ministre chargé de l'énergie et qui
00:05dit énergie, dit carburant.
00:07C'est Maude Bréjon qui nous rejoint à présent. Bonsoir Madame la porte-parole, je vous laisse vous installer.
00:14Évidemment, on va parler du projet de gouvernement d'encadrer les marges des distributeurs qui rendent fou furieux d'ailleurs
00:20tous les distributeurs depuis hier.
00:22Je voudrais d'abord vous entendre précisément sur ce qu'a dit Roland Lescure, aujourd'hui le ministre de l
00:28'économie, au sujet du détroit d'Hormuz.
00:31On a cru comprendre à ses propos qu'il ouvrait la voie à ce que la France accepte l'idée
00:35d'un péage sur ce détroit d'Hormuz.
00:38Pour être parfaitement clair ce soir avec vous, je ne sais pas si vous avez entendu ses propos, je vous
00:41propose qu'on les écoute avec la question qui lui est posée pour qu'il n'y ait pas de
00:45place au doute
00:46et avec sa réponse en anglais, puisqu'il parlait à Washington, traduite par les soins de BFM TV.
00:54Est-ce que la France est d'accord avec le fait de payer un droit de passage pour transiter dans
00:58le détroit d'Hormuz ?
01:02Nous payons déjà, tout le monde paie.
01:06Donc tout ce qui peut permettre au pétrole de naviguer librement est le bienvenu.
01:09Mais il y a une grande réserve.
01:15Nous pensons que les lois internationales concernant la circulation maritime doivent être appliquées.
01:20Il s'agit d'un détroit international, il doit être libre.
01:24Nous n'aimons pas l'idée d'avoir un péage dans un lieu qui devrait appartenir à nous tous.
01:31Est-ce que la France est d'accord pour un péage ?
01:33On paye déjà, tout le monde le fait, c'est une boulette ou c'est un changement de position de
01:37la France ?
01:37Non, nous ne sommes pas d'accord et il y a de toute évidence de l'incompréhension dans l'interprétation
01:41des propos de mon collègue Roland Lescure.
01:43Nous sommes évidemment, comme nous l'avons toujours été, opposés à tout paiement de droit de passage, de droit de
01:49douane.
01:50Nous sommes favorables et nous défendons la libre circulation dans le détroit d'Ormouz, hors de toute contrainte, encore une
01:56fois, droit de douane ou droit de passage.
01:58Il n'en est pas question.
01:59Ce que dit Roland Lescure, c'est qu'on paie en réalité déjà, que les Français paient en réalité déjà,
02:06que notre économie paie en réalité déjà les conséquences.
02:09Mais ce n'est pas du tout la question qui lui est posée, ensuite il peut avoir un moment de
02:12fatigue, un moment de mauvaise traduction dans son oriente, mais ce n'est pas du tout la question qui lui
02:16est posée.
02:16Vous nous confirmez ce soir que la position ne change pas, c'est celle d'Emmanuel Macron.
02:21La position de la France n'a pas changé, il est hors de question pour nous de payer un droit
02:25de passage pour une raison simple, c'est parfaitement contraire au droit international.
02:30Mais quand Patrick Pouyanné, le patron de Total, dit, c'était également à Washington il y a quelques heures, mieux
02:36vaut un péage qu'une fermeture,
02:38qu'est-ce que vous lui répondez ? Nous vous interdisons de payer ce péage au détroit d'Hormuz ?
02:42Patrick Pouyanné parle de là où il est.
02:46Nous, ce qui nous importe, c'est un, de faire respecter le droit international, et deux, de contribuer à libérer
02:52le détroit d'Hormuz le plus rapidement possible et de la manière la plus pacifique possible.
02:56Mais la France déconseille à ces entreprises, interdit à ces entreprises de payer ?
03:00Mais aujourd'hui, en tout état de cause, il n'y a pas de bateau, de navire qui circule.
03:04Et donc, notre position, elle est extrêmement simple, et c'est la position française, nous n'acceptons pas de payer
03:12des droits de passage, encore une fois,
03:13parce qu'on doit défendre ce droit international, sauf à ce que cela puisse nous emmener très loin, et donc
03:19nous nous refusons évidemment à ça.
03:21Et elle est assez, pardonnez-moi, notre position, elle est constante sur tous les sujets depuis le début de ce
03:26conflit.
03:26– Oui, à l'exception de ces propos de Roland Lescure, d'où votre précision ce matin, qui est, cet
03:31après-midi d'ailleurs, qui est utile,
03:33parce qu'avouez que les propos de Roland Lescure laissaient une place au doute.
03:36– Il y a de l'incompréhension, parce qu'il n'a jamais été question, jamais, pour nous, de payer
03:42des droits de passage ou des droits de douane dans le détroit d'Hormuz.
03:44Le Président de la République s'est exprimé sur X encore hier sur le sujet, avec une position d'une
03:50grande constance.
03:52Donc voilà, il y a probablement peut-être de l'incompréhension de la question, ou dans sa réponse.
03:57Voilà, en tout état de cause, je vous donne la ligne.
03:59– Les Français, et ils ne sont pas les seuls, s'inquiètent évidemment de la situation au Moyen-Orient,
04:04et des conséquences que ça a déjà sur leur vie quotidienne.
04:07Sondage Elab aujourd'hui pour BFM TV, 9 Français sur 10 s'inquiètent de ce que ça change déjà dans
04:12leur vie quotidienne.
04:12Est-ce qu'ils ont raison de s'inquiéter ?
04:14– En tout cas, je le comprends évidemment.
04:17Ça fait plusieurs semaines maintenant que ce conflit dure.
04:19Nous avons toutes et tous, et on le voit sur BFM TV chaque jour, les yeux rivés vers le Moyen
04:25-Orient.
04:25Nous sommes dans un conflit qui est extrêmement incertain, avec des prix qui sont profondément volatiles.
04:32Et beaucoup de Français n'ont pas d'autre choix que d'aller faire le plein à la station service.
04:36Beaucoup d'entreprises n'ont pas d'autre choix que de subir cette hausse du carburant.
04:40C'est pourquoi nous avons fait le choix, depuis le début du conflit,
04:43d'aider d'abord les secteurs les plus exposés.
04:46– Avec des mesures extrêmement ciblées, qui ont un coût de 70 millions d'euros.
04:51On entend les arguments du gouvernement, qui sont contestables si on n'est pas d'accord avec vous.
04:55On ne peut pas baisser la TVA comme le réclame le Rassemblement national, ça coûterait trop cher.
04:59On ne peut pas bloquer les prix comme le réclament les insoumis.
05:04Mais est-ce que vous ne pensez pas que le risque, c'est que ça finisse comme les Gilets jaunes
05:07?
05:07C'est-à-dire qu'en essayant de tenir le budget, ça finisse avec un chèque encore plus gros à
05:14la fin.
05:15Les Gilets jaunes, de mémoire, c'était 17 milliards d'euros à la fin.
05:18Là, on est à 70 millions. Il n'y a pas plus aujourd'hui.
05:21– Je crois que le rapprochement entre ce qu'on a vécu pendant les Gilets jaunes
05:24et ce qu'on vit aujourd'hui, je pense que c'est deux situations qui sont quand même très différentes.
05:29– Les prix sont bien plus élevés aujourd'hui.
05:30– Oui, mais les ressorts me semblent très différents.
05:34Nous, on fait le choix, encore une fois, d'être ciblés pour aider les secteurs économiques
05:37qui sont les plus exposés.
05:39Parce que derrière, ce qui est en jeu, ce sont les emplois et ce sont les salaires
05:42des gens qui travaillent dans ces secteurs.
05:44Les piécheurs en sont un excellent exemple.
05:47On pense que c'est la réponse la plus efficace et la plus respectueuse des finances publiques.
05:52Et c'est vrai que quand vous êtes au gouvernement,
05:54peut-être moins que quand vous êtes dans l'opposition,
05:57vous ne pouvez pas vous permettre d'avoir un discours populiste.
06:00On doit à la fois dire la vérité sur les chiffres,
06:02et les chiffres, c'est un déficit qu'on doit maintenir à 5%,
06:05c'est déjà beaucoup pour cette année.
06:07Et en même temps, on aide les entreprises, les secteurs les plus exposés
06:11et on continuera à le faire.
06:12Vous savez que c'est des aides qui ont été annoncées pour le mois d'avril.
06:16Si la situation venait à perdurer en mai,
06:18nous ne lâcherons pas les secteurs économiques les plus exposés.
06:20Une question concrète, Maude Bréjon.
06:22Il y a ces 70 millions qui sont pour les professions les plus menacées.
06:25Vous avez cité les pêcheurs, les agriculteurs.
06:27Ça fait plusieurs semaines maintenant que le gouvernement explique
06:30qu'il va y avoir une mesure pour les gros rouleurs.
06:32Ceux qui doivent prendre leur voiture pour aller travailler
06:34sans être pour autant pêcheurs où il faut remplir le chalutier ou autre.
06:39Elle arrive quand cette mesure ?
06:41On adapte la situation autant que possible
06:43et on ne maîtrise pas la suite du conflit au Moyen-Orient,
06:46ce qui va se passer sur les coups de pétrole.
06:47Mais là, ça fait presque 50 jours et beaucoup de gens disent
06:51faire le plein aujourd'hui pour aller travailler, ça devient très compliqué.
06:53On voit que les choses évoluent depuis plusieurs jours quand même au Moyen-Orient.
06:57On voit qu'il y a des discussions qui ont lieu.
06:59La France est très impliquée, encore une fois, pour travailler à la désescalade
07:03avec les relations diplomatiques que l'on mène
07:05et impliquée évidemment pour libérer aussi vite que possible le détroit d'Ormousse
07:08parce que c'est là qui permettra au prix de descendre à la peau.
07:12Sur les gros voleurs, est-ce qu'il y a un calendrier d'annonce ?
07:14On ne s'interdit rien. Je n'ai pas d'annonce à vous faire aujourd'hui.
07:16On ne s'interdit rien.
07:17On continue à aider les secteurs exposés.
07:19Il faut quand même rappeler que les pêcheurs, c'est 20 centimes par litre en moins.
07:22Les transporteurs, c'est aussi 20 centimes par litre.
07:25S'il y a besoin d'aller plus loin parce que le conflit dure,
07:28parce que ça s'enlise, parce que ça devient trop dur,
07:30on sera aux côtés des Français qui travaillent et qui en ont le plus besoin.
07:34Mais aujourd'hui, on est dans une situation où on doit être, je le dis,
07:38vigilant avec les finances publiques parce que c'est l'argent du contribuable
07:42et en même temps adapter des dispositifs parce qu'on sait que c'est difficile pour beaucoup.
07:45Raphaël Grabli nous a rejoint pour évoquer une mesure proposée par le gouvernement aujourd'hui.
07:50Bonsoir Raphaël.
07:50C'est l'encadrement des marges des distributeurs,
07:53les Leclerc, Carrefour, Intermarché et autres.
07:56Vous avez réussi, Maude Bréjean, avec cette mesure.
07:58Tous vous les mettre à dos depuis hier.
08:01Expliquez-nous pourquoi, Raphaël ?
08:03Injuste, inapplicable.
08:03Pétrole illégal.
08:04C'est trois mots qui sont repris en cœur par la grande distribution
08:07qui étrille votre idée d'encadrer ces marges sur la vente de carburant.
08:11Alors, injuste pourquoi ?
08:12Parce que selon eux, elle se trombe de cible,
08:14notamment pour Dominique Schelcher, le patron de coopérative U ce matin sur France Inter.
08:19Sur France Info, par exemple, ce sont les raffineurs qui font de la marge.
08:22Pour lui, ceux qui transforment le pétrole en carburant,
08:25pas les stations-services.
08:27Alors, il y a un autre patron qui est en colère, Michel Édouard Leclerc.
08:29Pour lui, les distributeurs risquent d'être contraints
08:32de vendre à perte, ce qui est à ses yeux illégal.
08:35Et puis, votre idée, elle est jugée inutile par Thierry Cotillard,
08:39le patron d'Intermarché.
08:40Pour lui, elle vise à limiter des marges
08:43qui sont déjà inférieures à cette limite.
08:46Toujours pour la même raison.
08:47La concurrence, écoutez-le.
08:49Il était sur le plateau de BFM TV il y a quelques instants.
08:52J'ai envie de vous dire, on n'a pas attendu le gouvernement
08:53pour faire notre métier de commerçant.
08:55C'est-à-dire qu'on ne le fait même pas parce qu'il nous le demande.
08:58C'est parce qu'on sait que...
08:59C'est votre intérêt.
09:00Mais oui, c'est notre intérêt.
09:01Et c'est la demande de nos consommateurs.
09:02Donc, bien évidemment, aujourd'hui, il faudrait être fou
09:05pour être à 5-6 centimes en tout.
09:06Donc, ça ne sert à rien, c'est illégal.
09:08C'est un peu du vent, cette mesure-là.
09:11Il faut que chacun se calme et respire un bon coup.
09:14Nous n'avons pris aucune décision.
09:16Il faut expliquer aux Français qu'il y a des travaux
09:18qui sont menés et qui ont été transmis pour consultation.
09:23Et parmi ces travaux, il y a effectivement un décret
09:25qui vise à étudier la possibilité d'encadrer des marges
09:28pour les distributeurs.
09:29Il n'y a aucune décision.
09:30Ce n'est pas une annonce du gouvernement.
09:31Aucune décision n'a été prise.
09:33Aucune décision.
09:33Donc là, on nous demande de revenir sur une décision
09:35que nous n'avons pas prise.
09:36Vous êtes quand même soumis.
09:38Le message, il est assez simple.
09:40Et on le dit depuis le début.
09:42Il faut que les baisses soient répercutées
09:44aussi vite que les hausses l'ont été.
09:46Est-ce que c'est le cas aujourd'hui ?
09:48Est-ce que c'est le cas aujourd'hui ?
09:49Aujourd'hui, le prix du baril n'a pas suffisamment descendu
09:53pour qu'on puisse mesurer des baisses importantes à la pompe.
09:59Mais on sera extrêmement vigilants.
10:00Et ce décret, c'est un outil qui, le cas échéant,
10:05si on n'observait pas de baisses suffisamment importantes,
10:09alors même que le cours du baril diminue,
10:12c'est un outil qu'on pourrait utiliser, effectivement,
10:15pour contraindre l'encadrement des marges.
10:16C'est un outil qui, au maximum, fera baisser d'un ou deux centimes.
10:20Qu'est-ce que ce sont les marges ?
10:21Aujourd'hui, on ne peut pas aller au-delà des marges.
10:23La meilleure façon de s'en sortir intelligemment, collectivement,
10:27c'est de travailler ensemble, gouvernement, distributeur.
10:30C'est ce qu'on fait depuis le départ.
10:32Les distributeurs n'ont pas affiché de hausses indues de marge.
10:35Nous l'avons contrôlé.
10:37Nous leur demandons de répercuter les baisses
10:40aussi vite que les hausses ont été répercutées.
10:43C'est du bon sens.
10:44Et là encore, c'est de la justice pour les Français.
10:46Et moi, ce que je souhaite,
10:47c'est qu'on n'ait pas besoin d'aller jusqu'à la promulgation de décrets
10:51comme celui qu'on vient d'évoquer,
10:53mais qu'on travaille, encore une fois,
10:55avec justice, avec éthique, avec bon sens.
10:58Je crois que beaucoup y sont prêts.
10:59Donc, tant mieux, allons-y comme ça.
11:00La grande distribution, elle vous a fait une contre-proposition
11:04dans tous les médias,
11:05puisqu'ils sont venus à peu près partout parler depuis hier.
11:09Ils disent, plutôt que d'encadrer les marges,
11:11on voit que ça ne marche pas forcément,
11:13il faudrait suspendre provisoirement ce qu'on appelle les CEE,
11:16les Certificats d'économie d'énergie,
11:18qui financent, par ailleurs, la transition énergétique,
11:21la rénovation des bâtiments.
11:23Pendant quelques jours ou quelques semaines,
11:25ça permettrait de faire baisser,
11:26en prenant l'argent de ces CEE,
11:27de 15 centimes les prix à la pompe.
11:29Est-ce que vous êtes prêts à le faire
11:30ou est-ce que vous dites, pas question ?
11:32Ce n'est pas de l'argent que l'État touche.
11:34Ce n'est pas ce que j'ai dit.
11:35Bien sûr, mais je le précise pour vos téléspectateurs,
11:38c'est des contributions obligatoires des énergéticiens,
11:41contributions qui financent effectivement
11:44de la transition énergétique.
11:45Très concrètement, c'est changement de mode de chauffage
11:48pour les Français,
11:48c'est le passage de véhicules thermiques
11:50à un véhicule électrique.
11:52Et on ne peut pas dire, le matin,
11:54il faut sortir des énergies fossiles,
11:55c'est 60% de notre consommation,
11:57c'est insoutenable,
11:58ça nous rend dépendants des pays du Moyen-Orient,
12:00d'Algérie, de Russie et des États-Unis.
12:03Et en même temps, débrancher des aides
12:06qui visent à accompagner les Français
12:07dans cette transition
12:08pour financer des énergies fossiles.
12:10On voit bien que tout ça est incohérent.
12:13Donc c'est non, très clairement,
12:14pour répondre à Michel-Édouard Leclerc.
12:15Nous, on dit que le financement
12:17de cette transition énergétique,
12:18c'est ce qui protégera durablement
12:19les Français des futures crises,
12:21parce qu'il y aura d'autres crises énergétiques.
12:23Ce n'est pas la dernière.
12:24Et la meilleure façon d'y être protégée,
12:26c'est d'avoir opéré cette transition énergétique,
12:28c'est d'être moins dépendant du gaz,
12:29c'est d'être moins dépendant du pétrole.
12:30Pendant que vous parliez, Maude Bréjean,
12:31on a vu apparaître la carte d'Europe.
12:35En vert, ce sont tous les pays
12:36qui ont mis en place des aides globales.
12:39Et en rouge, c'est nous.
12:40Oui.
12:41Moi, je crois encore une fois,
12:43chacun fait ce qu'il veut,
12:44je crois encore une fois
12:45que la bonne réponse,
12:46c'est d'aider les secteurs économiques touchés
12:48pour ne pas mettre en difficulté des entreprises
12:50et pour ne pas mettre en difficulté des emplois.
12:52Et c'est en même temps tenir un discours de vérité.
12:54Rappelez-vous les discussions qu'on a eues sur le budget
12:56en fin d'année dernière.
12:58On a passé des semaines et des semaines
12:59à discuter autour de ce budget.
13:01Comment est-ce qu'on trouve des économies ?
13:03Où va l'argent ?
13:05On arrive à la fin avec 5% de déficit.
13:07Et ça, c'est l'argent des Français.
13:09Il faut bien comprendre que l'argent
13:10qu'on dépenserait aujourd'hui
13:11dans des chèques universels, non ciblés,
13:14qui coûteraient des milliards d'euros,
13:16c'est de l'argent que les Français
13:18paieraient demain par leurs impôts
13:20et qu'on n'aurait pas les moyens de dépenser
13:21pour l'école, pour la santé ou pour la sécurité.
13:24Et donc, quand on est en responsabilité,
13:26effectivement, on doit gérer les comptes de l'État.
13:30Ce n'est pas facile.
13:30Ce n'est pas facile quand il y a un déficit à 5%
13:32et qu'on traverse une crise.
13:34Mais pourtant, c'est nécessaire.
13:35Et ça a de la valeur à l'avenir.
13:37Il nous reste une minute pour évoquer
13:38le sujet qui a déchiré la classe politique
13:40depuis le début de la semaine.
13:41Le 1er mai.
13:42Il y avait encore une réunion aujourd'hui même.
13:44Question toute simple.
13:45Est-ce que les boulangers et les fleuristes
13:48pourront ouvrir le 1er mai sans recevoir une amende ?
13:51Ce que je peux vous dire,
13:51c'est que le Premier ministre
13:52met tout en œuvre pour trouver une solution.
13:55Ça veut dire quoi ?
13:56Effectivement, ce sera ma réponse.
13:57Effectivement, pour les commerces de proximité,
14:00pour les fleuristes, pour les boulangers.
14:02Dès cette année ou pas dès cette année ?
14:04Encore une fois, je ne peux pas m'engager devant vous
14:06parce qu'il y a des solutions et des discussions
14:09qui sont à l'étude.
14:10Si on prend un peu de recul.
14:11Si on prend un peu de recul.
14:13Moi, je suis assez attristée de voir
14:16avec quelle ampleur ma famille politique.
14:18Il y a eu des propos d'une violence incroyable,
14:20Maude Bréjon, après le recul du gouvernement
14:22sur le 1er mai.
14:23J'en cite deux, si vous le permettez.
14:25Et que ceux qui ont des oreilles un peu chasses
14:27se les bouchent pendant 10 secondes.
14:28Karl-Olive, député de votre camp.
14:30Vous nous pissez dessus.
14:31Guillaume Casbarian, ancien ministre député.
14:33La gauche et les syndicats tiennent le gouvernement
14:35par les couilles.
14:36Oui, en fait, ce qui est dramatique là-dedans,
14:39c'est qu'on est globalement d'accord sur le fond.
14:42Que ce soit les députés EPR ou le gouvernement
14:47ou le Premier ministre, on est d'accord pour dire
14:49qu'il y a aujourd'hui des gens qui sont dans une zone grise,
14:51qui travaillent déjà le 1er mai et qu'il faut aménager
14:54cette zone grise pour leur permettre de travailler
14:56quand ce sont des commerçants, encore une fois,
14:58de proximité, boulangers, fleuristes.
15:00Le Premier ministre a estimé, et à juste titre,
15:03qu'il y avait besoin d'un peu de discussion et d'un peu de temps.
15:06Donc, il peut y avoir des différences de méthode.
15:09On est d'accord sur le fond et je trouve que l'ampleur
15:11que ça a pris ces derniers jours est honnêtement un peu démesurée.
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