00:00En tout cas, je le comprends évidemment.
00:02Ça fait plusieurs semaines maintenant que ce conflit dure.
00:05Nous avons toutes et tous, et on le voit sur BFM TV chaque jour,
00:08les yeux rivés vers le Moyen-Orient.
00:11Nous sommes dans un conflit qui est extrêmement incertain,
00:14avec des prix qui sont profondément volatiles.
00:18Et beaucoup de Français n'ont pas d'autre choix que d'aller faire le plein à la station service.
00:22Beaucoup d'entreprises n'ont pas d'autre choix que de subir cette hausse du carburant.
00:26C'est pourquoi nous avons fait le choix, depuis le début du conflit,
00:29d'aider d'abord les secteurs les plus exposés.
00:32Avec des mesures extrêmement ciblées, qui ont un coût de 70 millions d'euros.
00:37On entend les arguments du gouvernement, qui sont contestables si on n'est pas d'accord avec vous.
00:40On ne peut pas baisser la TVA comme le réclame le Rassemblement national, ça coûterait trop cher.
00:45On ne peut pas bloquer les prix comme le réclament les insoumis.
00:49Mais est-ce que vous ne pensez pas que le risque, c'est que ça finisse comme les Gilets jaunes
00:53?
00:53C'est-à-dire qu'en essayant de tenir le budget, ça finisse avec un chèque encore plus gros à
01:00la fin.
01:00Les Gilets jaunes, de mémoire, c'était 17 milliards d'euros à la fin.
01:04Là, on est à 70 millions.
01:05Il n'y a pas plus aujourd'hui.
01:07Je crois que le rapprochement entre ce qu'on a vécu pendant les Gilets jaunes et ce qu'on vit
01:10aujourd'hui,
01:12je pense que c'est deux situations qui sont quand même très différentes.
01:15Les prix sont bien plus élevés aujourd'hui.
01:16Oui, mais les ressorts me semblent très différents.
01:19Nous, on fait le choix, encore une fois, d'être ciblés pour aider les secteurs économiques qui sont les plus
01:23exposés.
01:24Parce que derrière, ce qui est en jeu, ce sont les emplois et ce sont les salaires des gens qui
01:28travaillent dans ces secteurs.
01:29Les pêcheurs en sont un excellent exemple.
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