00:00Merci beaucoup à vous et on va tout de suite du côté de Mulhouse, on va écouter le procureur sur
00:05cette terrible affaire, donc ce garçon de 9 ans qui a été séquestré pendant un an par son père dans
00:10une camionnette.
00:12On écoute dans un instant le procureur de Mulhouse qui va donner tous les détails sur cette terrible affaire. Le
00:16père est en détention provisoire.
00:19Mesdames et Messieurs les journalistes, la procédure au cours de l'enquête ou de l'instruction est secrète.
00:26Cependant, au titre de l'article 11 du code de procédure pénale, le procureur de la République peut rendre public
00:33des éléments objectifs tirés de la procédure afin d'éviter la propagation d'informations parcellaire ou inexactes ou pour mettre
00:40fin à un trouble à l'ordre public.
00:42C'est dans ce cadre que je prends aujourd'hui la parole pour préciser certains éléments déjà rendus publics tout
00:49en étant indiqué que je n'entends pas répondre aux questions à l'issue d'être exposé que je veux
00:55complet.
00:56Avant toute chose, j'aimerais exprimer mes sentiments sincères de solidarité avec la jeune victime de ce dossier et de
01:05plein espoir pour son avenir.
01:08Lundi 6 avril 2026, à 21h05, une habitante de la commune d'Hagenbach, dans le Haut-Rhin, contactait la gendarmerie
01:17pour signaler qu'un enfant serait enfermé à l'arrière d'une camionnette stationnée dans une cour privée commune à
01:23plusieurs habitations.
01:25Les militaires de la brigade de Danemarie arrivaient sur place à 21h30 et frappaient contre le véhicule sans obtenir de
01:32réponse de l'intérieur.
01:33Il prenait la tâche du propriétaire du véhicule qui déclarait ne pas pouvoir l'ouvrir car son système de verrouillage
01:40était, je cite, « défaillant ».
01:43Après 30 minutes, les militaires parvenaient à ouvrir tout de même la porte latérale du véhicule Renault Trafic et découvraient
01:50la présence d'un enfant en position fétale sur un monticule de déchets porteur d'une simple couverture.
01:57À 22h, l'utilisateur du véhicule, un homme de 43 ans, était placé en garde à vue.
02:05Avisé, le parquet demandait l'ouverture d'une enquête de flagrance du chef notamment de séquestration aggravée.
02:12Cet homme vivait avec sa campagne âgée de 37 ans au premier étage de l'immeuble.
02:18Il y résidait avec sa fille âgée de 12 ans ainsi qu'avec la fille de sa campagne âgée, elle,
02:23de 10 ans.
02:24La brigade de recherche d'Alkirch était saisie par le parquet au soutien de la brigade de Danemarie de la
02:33poursuite des investigations,
02:34nécessitant, vous le comprenez, de procéder rapidement à de nombreuses auditions et à des constatations très précises.
02:43L'enfant découvert a eu 9 ans au mois de mars dernier.
02:47Il a tout de suite été pris en charge à l'hôpital de Mulhouse et notamment à l'unité d
02:53'accueil pédiatrique mineure en danger, c'est l'UAPED.
02:56Dès le mardi 7 avril au matin, l'enfant a été examiné par un médecin légiste de cette unité médico
03:03-judiciaire.
03:05Cet examen mettait en évidence notamment une attitude recroquevillée de l'enfant avec position spontanée, genoux repliés contre le tronc,
03:15l'enfant déclarant ne pas pouvoir déplier malheureusement les membres inférieurs, ni se mettre debout ou ni même marcher.
03:22Une carence d'hygiène importante, un petit poids et une petite taille pour l'âge,
03:28et l'absence de lésions traumatiques d'allure récente, mais aussi l'absence de lésions traumatiques au niveau génital ou
03:36anal.
03:37Le médecin ne pouvait pas déterminer d'un capacité total de travail qui devra être réévalué à distance
03:44et au vu des éléments complémentaires et des bilans complémentaires également.
03:49Entendu par deux enquêtrices spécialisées, l'enfant expliquait que c'était, je cite, une très très longue histoire.
03:57Il indiquait immédiatement que sa belle-mère voulait qu'il aille dans un hôpital psychiatrique
04:03parce qu'elle trouvait qu'il avait des problèmes de cet ordre.
04:06Il expliquait avoir de très mauvaises relations avec sa belle-mère qu'il qualifiait, je cite, de sa pire ennemie
04:12et de méchante.
04:14Il expliquait, je cite toujours,
04:16« Vu que mon père n'avait pas envie que je finisse dans un hôpital, il a dû me mettre
04:20dans la camionnette »
04:21et encore de dire que son père n'avait pas le choix.
04:25L'enfant disait aussi qu'il ne voulait pas aller chez sa mère.
04:29Selon lui, son père l'avait mis dans la camionnette à la fin du mois de septembre 2024.
04:33Il avait alors sept ans.
04:36Sur son quotidien, il expliquait que son père lui apportait de l'eau et de la nourriture deux fois par
04:40jour,
04:41en général des aliments froids.
04:44L'hiver, son père lui apportait de l'eau chaude et l'été de l'eau fraîche.
04:49Il disposait d'un baluchon de vêtements et il devait uriner dans des bouteilles vides.
04:53Son père vidait régulièrement les déchets.
04:55L'enfant indiquait cependant que son papa ne lui lavait plus les vêtements et qu'il n'avait plus de
05:00pyjama.
05:01Il dormait sur un matelas et ne disposait plus de brosse à dents.
05:07L'enfant précisait avoir pris sa dernière douche à la fin de l'année 2024
05:11et avoir pu rentrer dans l'appartement au cours de l'été de vie 25
05:15alors que les autres membres de la famille étaient en vacances.
05:19Durant cette période de deux semaines, son père lui avait confié un téléphone portable
05:23afin de communiquer avec lui et lui dire quand il devait rentrer dans la camionnette.
05:29Il expliquait avoir pu sortir et regagner le domicile parfois aussi le vendredi soir
05:34quand sa soeur et sa demi-soeur n'étaient pas là et ça c'était plutôt à la fin de
05:38l'année 2024.
05:39Il lui arrivait aussi de se cogner quand le véhicule était en mouvement sur la route.
05:45L'enquête de voisinage et les auditions de témoins
05:48permettaient de confirmer que cet enfant avait disparu du jour au lendemain.
05:53Le couple s'est installé à Hagenbach pour louer un appartement à compter du mois de mars 2024
05:57et déclarait qu'ils avaient trois enfants au propriétaire.
06:01Les enquêteurs entendaient en détail tous les voisins.
06:05Plusieurs d'entre eux avaient déjà entendu du bruit provenant du domicile du couple
06:09quand ils étaient absents.
06:11La requérante avait d'ailleurs déjà soupçonné la présence d'un enfant dans le véhicule.
06:15Ils indiquaient avoir aussi entendu souvent des bruits de disputes provenant de l'appartement,
06:21provenant notamment de la mère qui criait à l'encontre des enfants.
06:23Ils décrivaient un couple peu avenant.
06:27Une ancienne voisine avait notamment entendu la belle-mère de l'enfant dire à son conjoint,
06:32je cite,
06:33« Si tu ne fais rien, c'est moi qui vais placer ce gosse parce qu'il est intenable, je
06:37n'en peux plus. »
06:39Une autre voisine indiquait aussi avoir souvent entendu des disputes entre la belle-mère et le garçon
06:43en entendant, je cite, « qu'elle en avait marre de ce gamin ».
06:48La belle-mère décrivait d'ailleurs l'enfant comme difficile.
06:52Un autre couple de voisins avait vu l'enfant en juin 2025, le soir, seul dans la camionnette.
06:58Le père leur indiquait que le petit était en attente de placement.
07:03Plusieurs voisins avaient également vu le père faire des allers-retours vers sa camionnette,
07:07souvent le soir.
07:09L'entourage familial était aussi entendu et notamment les grands-parents paternels de l'enfant.
07:15Ces derniers ne voyaient plus leur petit-fils et ne l'avaient pas eu au téléphone depuis un certain temps,
07:22si ce n'est qu'ils l'avaient eu pour son anniversaire en mars 2026.
07:25Le père leur avait dit que l'enfant était scolarisé à Hagenbach.
07:29Il décrivait cet enfant comme « dur », je cite,
07:32et en faisant des crises, ayant probablement d'ailleurs mal vécu la séparation de ses parents
07:37et l'hospitalisation de sa mère.
07:39En tout cas, c'est l'analyse qu'ils en faisaient.
07:42L'entourage du couple pensait que l'enfant avait été placé en foyer ou en hôpital psychiatrique.
07:48L'un d'eux, de cet entourage, expliquait que le père était souvent vague là-dessus
07:53et que le sujet était « conflictuel », je cite,
07:55« avec le père », conduisant d'ailleurs l'entourage à ne plus poser de questions.
07:59Des premières investigations réalisées.
08:02Aucun élément médicaux n'étayait la réalité des problèmes psychiatriques de l'enfant.
08:07Il a été scolarisé la dernière fois en CEP pour l'année scolaire 2023-2024
08:13dans un établissement de Mulhouse.
08:16Ses résultats scolaires étaient d'ailleurs plutôt très bons.
08:19Les investigations sont en cours
08:21afin de déterminer dans quelles conditions le dossier scolaire de l'enfant a été traité
08:25lorsque la famille annonçait avoir déménagé à Hagenthal.
08:30Parallèlement à l'information judiciaire,
08:33le ministre de l'Éducation nationale a diligenté lundi 13 avril
08:37une mission de l'inspection générale pour analyser ce qui a permis cette situation
08:41et, je cite, « le cas échéant, changer les pratiques ».
08:45Ces éléments pourront utilement contribuer à la manifestation de la vérité.
08:52La mère de l'enfant était entendue dès le lendemain de la découverte.
08:57Elle expliquait avoir rencontré le père de ses enfants en 2010.
09:01Sa fille aînée naissait en 2013 et son cadet en mars 2017.
09:06Elle expliquait que son conjoint pouvait être dissimulateur,
09:09notamment sur la situation financière dégradée du couple.
09:13Elle disait aussi avoir, en effet, rencontré des difficultés de santé
09:17et avoir été elle-même hospitalisée en psychiatrie entre mai 2022 et janvier 2024.
09:23Le couple se séparait définitivement en octobre 2022.
09:28Elle saisissait le juge des affaires familiales en octobre 2024
09:32d'une demande tendant à l'organisation des modalités d'exercice de l'autorité parentale.
09:39Par jugement du 22 mai 2025, le juge des affaires familiales a constaté
09:43que l'autorité parentale est exercée conjointement par les deux parents
09:46et a fixé la résidence principale des enfants au domicile du père.
09:52Constatant que l'état de santé de la mère paraissait stabilisé
09:54et que sa volonté de s'impliquer dans la vie de ses enfants était sincère,
09:59le juge estimait dans leur intérêt de rétablir le lien mère-enfant
10:03dans des conditions adaptées et de manière progressive.
10:07Le juge a alors fixé un droit de visite pour la mère à l'égard des enfants
10:11pour une période d'un an dans le cadre d'un espace de rencontre associatif
10:15en présence de tiers professionnels.
10:18La mère expliquait avoir contacté en vain l'association pour exercer ses droits.
10:23Elle apprenait que sa fille était scolarisée en sixième.
10:26L'école primaire de Hagenbach lui indiquait cependant
10:29ne pas avoir d'enfant scolarisé au nom de son fils.
10:33La mère de l'enfant déposait plainte.
10:36Un administrateur ad hoc a également été désigné
10:40pour défendre les intérêts du mineur.
10:43Les deux autres enfants du couple étaient entendus.
10:47La fille de la compagne du père de l'enfant,
10:49âgée de dix ans et scolarisée en CE2,
10:51expliquait vivre avec sa mère et la fille de son beau-père à Hagenbach.
10:56Concernant le petit garçon, elle pensait qu'il était, je cite,
11:01« au foyer » en le décrivant comme violent et faisant beaucoup de crises.
11:05Elle indiquait que sa mère voulait savoir s'il était d'ailleurs vraiment au foyer.
11:09La fille du propriétaire de la camionnette,
11:11donc la sœur de l'enfant découvert, âgée de douze ans,
11:15confirmait vivre avec son père depuis quatre ou cinq ans.
11:18Elle indiquait que sa mère avait des problèmes psychologiques
11:21et pensait qu'elle était d'ailleurs hospitalisée à Mulhouse.
11:24Elle ne souhaitait d'ailleurs pas la voir.
11:26À l'installation, avec la nouvelle compagne de son père,
11:30elle relatait que son petit frère avait changé de comportement
11:33en devenant violent et en proférant des insultes,
11:36notamment contre sa belle-mère.
11:38La famille recomposée avait déménagé à Hagenbach au début de l'année 2024.
11:44Elle pensait que son frère avait été interné, sans savoir où, à l'automne 2024.
11:49Son père lui disait d'ailleurs qu'il était en hôpital psychiatrique.
11:53Elle remarquait que son père faisait des retours réguliers
11:56depuis l'appartement pour se rendre à son utilitaire.
12:00La perquisition du domicile familial n'apportait aucun élément utile
12:05à la manifestation de la vérité.
12:07Il s'agissait d'un appartement bien entretenu.
12:11L'enfant n'avait pas ou plus de chambre et ses jouets étaient rangés dans un carton.
12:17Une caméra de vidéosurveillance avait été installée sur la façade de l'immeuble
12:21orientée vers l'utilitaire.
12:24L'exploitation de cette dernière permettait de voir le père se rendre au véhicule.
12:29Il semblait d'ailleurs lancer quelque chose à l'intérieur.
12:34Le père de l'enfant et sa campagne étaient entendues à plusieurs reprises
12:38sous le régime de la garde à vue.
12:40Concernant le père, il reconnaissait l'effet de séquestration aggravée
12:44et de privation de soins.
12:46Il travaillait comme électricien salarié et disposait de ce véhicule dans ce cadre.
12:50D'emblée, le père expliquait que l'enfant était devenu agressif avec sa compagne
12:56qui, je cite, le poussait dans ses retranchements et le poussait à bout.
13:01Sa compagne disait qu'il devait être interné.
13:05Ses parents, n'ayant pas accepté de le prendre en charge,
13:08son fils ne voulant pas non plus aller chez sa mère,
13:11il en arrivait à le cacher car, je cite toujours,
13:14il ne voulait pas qu'il soit interné et qu'il prenne des médicaments.
13:18Il estimait donc avoir agi ainsi en novembre 2024
13:23pour, je cite, protéger son fils de sa belle-mère
13:27et préciser ne pas avoir voulu de mal à celui-ci.
13:32Durant l'été 2025, il admettait être parti en vacances sans lui
13:36en le laissant accéder à l'appartement.
13:39Selon lui, sa compagne ne connaissait pas la situation de son fils
13:43mais, je cite, s'en doutait un peu car elle le questionnait
13:47sur le bruit provenant de la camionnette.
13:50Il réalisait la dégradation de l'état de santé de son fils
13:53qui ne pouvait plus déplier les jambes
13:55tout en indiquant que son fils ne souhaitait pas être hospitalisé.
14:00Sa compagne, quant à elle, contestait l'intégralité des faits.
14:05Elle expliquait que son compagnon avait emmené l'enfant du jour au lendemain
14:08et admettait qu'elle voulait qu'il aille en foyer.
14:11Son compagnon l'aurait convaincu qu'il était interné.
14:15Elle déclarait avoir entendu, je cite,
14:18des bruits bizarres provenant du véhicule
14:20et avoir demandé si quelqu'un était à l'intérieur
14:22sans obtenir de réponse.
14:25Elle relaitait aussi que son conjoint la rassurait
14:27en lui disant que le bruit provenait des chats
14:30ou du bruit de la tôle.
14:32Les deux personnes gardées à vue n'ont aucun antécédent judiciaire.
14:37Il faut aussi préciser que la famille n'était pas suivie
14:40ni par les services sociaux, ni par un juge des enfants.
14:44Aucun signalement n'est parvenu à l'autorité judiciaire
14:47sous quelque forme que ce soit auparavant.
14:51Mercredi 8 avril 2026,
14:53le parquet ordonnait le déferment des deux personnes gardées à vue
14:56et ouvrait une information judiciaire des chefs suivants.
14:59Contre le père, des chefs de séquestration du mineur
15:01de moins de 15 ans et privation de soins ou d'aliments
15:04compromettant la santé d'un mineur de 15 ans par ascendant,
15:07il encourt 30 ans de réclusion criminelle.
15:10Contre sa compagne, des chefs de non-assistance
15:13à un mineur de 15 ans en danger
15:14et non-dénonciation de mauvais traitement et privation
15:17infligés à un mineur de 15 ans,
15:19elle encourt, quant à elle, en l'état,
15:227 ans de détention.
15:23Ils étaient tous deux mis en examen de ces chefs.
15:27Conformément aux réquisitions du parquet,
15:29le père a été placé en détention provisoire
15:31dans le cadre d'un mandat de dépôt criminel
15:33d'une durée d'un an renouvelable.
15:36Sa compagne, quant à elle,
15:38était placée sous contrôle judiciaire
15:39avec notamment l'interdiction d'entrer en contact
15:42avec les trois mineurs,
15:44l'interdiction d'entrer en relation avec son compagnon
15:46et de se rendre sur la commune de Hagenbach.
15:49Le parquet a par ailleurs pris des décisions
15:51d'ordonnance de placement provisoire
15:53à l'encontre de l'ensemble des trois mineurs
15:56demeurant au domicile familial
15:57tout en saisissant le juge des enfants
16:00par requête en assistance éducative
16:02afin qu'un suivi éducatif soit opéré.
16:05La jeune victime est toujours hospitalisée à cette heure
16:10et elle est en sécurité.
16:12L'information judiciaire s'attachera
16:14à permettre la manifestation de la vérité
16:16pour comprendre le déroulé précis de ces faits.
16:19Sous l'autorité du magistrat instructeur,
16:21elle apportera des éléments de compréhension
16:23de ce qui s'est passé,
16:25notamment par des excertises psychologiques et psychiatriques.
16:29Elle permettra aussi de déterminer
16:31le niveau de responsabilité de chacun dans ce drame
16:34et éventuellement de savoir si d'autres personnes
16:37ont pu avoir connaissance de la situation de l'enfant
16:40sans lui porter secours.
16:42Je tiens à rendre hommage à l'action de la gendarmerie nationale
16:45et notamment des primo-intervenants
16:47de la brigade de Danemarie
16:49ayant permis de découvrir et sauver l'enfant
16:51en insistant, heureusement,
16:54pour ouvrir la porte du véhicule
16:55comme je l'indiquais en début de conférence de presse.
16:59Je salue également l'importance du travail d'investigation
17:02réalisé ensuite en urgence
17:04par les militaires de la brigade de recherche d'Alkirch
17:07saisie à présent sur commission regatoire.
17:10Je vous remercie pour votre attention.
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