- il y a 2 jours
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00DFM Business présente
00:05Le 19h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique.
00:12Et à la une de ce lundi 13 avril, l'LVMH ouvre le bal des publications pour le premier trimestre,
00:17incluant donc un mois de guerre au Moyen-Orient,
00:20un conflit qui coûte environ un point de croissance au groupe de luxe sur la période.
00:23Le décryptage de Pauline Tadevin dans un instant.
00:26C'est du jamais vu pour un ancien patron du CAC 40.
00:29Bruno Laffont, ex-PDG de Lafarge, est condamné à 6 ans de prison avec incarcération immédiate.
00:35Le cimentier est reconnu coupable de financement du terrorisme
00:38pour avoir payé des pots de vin à l'État islamique.
00:41On revient sur cette affaire avec Mathieu Pechberti.
00:44Et puis Donald Trump a donc mis sa menace à exécution.
00:47Le détroit d'Hormuz est désormais sous blocus américain.
00:50L'objectif du président est d'assécher l'économie iranienne pour l'empêcher de financer la guerre.
00:55On ira à Washington dans ce journal.
01:01LVMH a donc publié son chiffre d'affaires pour le premier trimestre.
01:0419,1 milliards d'euros, une baisse de 6% sur un an en données publiées,
01:09mais une hausse de 1% comparable.
01:11C'est un peu moins que les prévisions des analystes qui tablaient sur une hausse de 1,5%.
01:16Pauline Tadevin, la guerre au Moyen-Orient pèse forcément sur le numéro 1 mondial du secteur.
01:22Cette guerre au Moyen-Orient a un effet tangible.
01:24D'après la direction de LVMH, elle pèse environ 1% sur la croissance organique du groupe.
01:30Et elle a aussi un impact sur la baisse des dépenses touristiques ailleurs, notamment en Europe.
01:35Mais globalement, le groupe résiste bien dans ce contexte perturbé.
01:39D'après son état-major qui saluait il y a quelques minutes une croissance solide aux Etats-Unis et en
01:44Asie,
01:44notamment en Chine, où le nouvel an visiblement s'est bien passé.
01:49Dans le détail, la division mode et maroquinerie, qui est très importante bien sûr avec les marques phares Vuitton et
01:54Dior,
01:55baisse de 2% en comparable.
01:57D'après la direction, les pièces de Jonathan Anderson chez Dior font un bon démarrage
02:01et la marque progresse par rapport au trimestre précédent.
02:04Cela conforte d'ailleurs les analystes de Bernstein dans leur idée que la mode et la maroquinerie
02:09pourraient revenir à une croissance organique positive dès le deuxième trimestre.
02:13Pour le reste, les ventes des vins spiritueux progressent de 5% en comparable.
02:18Sephora et la distribution sélective de 4%.
02:20La directrice financière de LVMH salue une excellente performance de la joaillerie,
02:25avec notamment Tiffany, qui s'installe au fur et à mesure.
02:28Dans un contexte qui restera très volatile d'après elle dans les mois qui viennent,
02:33la direction de LVMH se dit vigilante, mais néanmoins confiante pour l'ensemble de ses activités.
02:39Et puis toujours dans le secteur, Pauline, sa bouche est le dos de chez Gabbana,
02:42alors que le groupe est en pleine restructuration financière.
02:45L'ancien patron de Gucci, Stefano Cantino, est nommé co-directeur général.
02:49Oui, Stefano Cantino, qui était aussi passé dans la galaxie LVMH.
02:54Après avoir été évincé de chez Gucci mi-septembre, il retrouve un poste de premier plan.
02:59Ce spécialiste de l'image et du marketing, qui a donc été ancien directeur de la communication de Prada,
03:05appui de Louis Vuitton, avait passé seulement neuf mois à la tête de Gucci, navire amiral de Kering,
03:12avant d'être remercié par Luca Demeo.
03:14Dolce & Gabbana salue dans un communiqué sa solide expérience dans différents domaines
03:18et estime que son arrivée s'inscrit dans la trajectoire de croissance de la marque
03:22qui est passée d'une marque de mode à une entreprise de lifestyle.
03:25Le groupe, qui a été créé il y a près de 40 ans et qui fait 2 milliards d'euros
03:30de chiffre d'affaires,
03:31est en pleine transformation. L'un de ses cofondateurs, Stefano Gabbana, a quitté la présidence en janvier
03:36et d'après Bloomberg, il envisage plusieurs options pour sa participation qui s'élève à environ 40% de la
03:41société.
03:42En parallèle, il y a des négociations avec le créancier sur une dette qui s'élève à peu près à
03:47450 millions d'euros.
03:49Des cessions d'actifs et un renouvellement de licence sont à l'étude pour faire repartir cette marque italienne
03:54qui est fragilisée, comme les autres bien entendu, par le ralentissement du secteur.
03:58Merci Pauline. L'ex-PDG de Lafarge va dormir en prison ce soir.
04:03Bruno Laffont est condamné à 6 ans de prison avec incarcération immédiate par le tribunal correctionnel de Paris.
04:08Il est reconnu coupable de financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014.
04:13Le groupe ainsi que 7 ex-responsables sont également condamnés.
04:17Mathieu Pachberti, vous avez assisté au délibéré ce matin et ces condamnations vont au-delà des réquisitions.
04:24Oui absolument. Après 4 heures de délibérés dans une ambiance extrêmement lourde,
04:29deux policiers s'avancent vers l'ancien PDG de Lafarge Bruno Laffont et son ancien bras droit Christian Hérault.
04:34Vous pouvez les emmener en détention.
04:36L'ordonne la présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Dépré vient de les condamner à 6 ans et 5 ans de
04:41prison
04:42pour financement de terrorisme avec exécution immédiate sous mandat de dépôt.
04:46Ils dormiront donc ce soir effectivement en prison.
04:48Bruno Laffont va faire appel et demander sa remise en liberté mais l'issue de ce procès hors normes a
04:55été extrêmement dure.
04:56La présidente du tribunal n'a cessé de souligner le cynisme d'un système opaque et illégal
05:02organisé par Lafarge pour payer des groupes terroristes ainsi qu'une dissimulation des versements et la dénégation des faits.
05:08Isabelle Prévost-Dépré a estimé que Bruno Laffont avait échappé à ses responsabilités
05:13en niant son rôle pourtant parfaitement établi, tous les prévenus.
05:17C'est de là donc plus quatre autres anciens cadres de Lafarge et deux intermédiaires ont été condamnés
05:22pour avoir collecté, fourni et versé ses fonds à Daesh.
05:25Et au cœur de cette affaire, des versements pour maintenir l'activité d'une cimenterie dans le nord de la
05:29Syrie.
05:30Oui, il a donc été prouvé en détail effectivement pendant ce procès que Lafarge a versé plus de 5 millions
05:35et demi d'euros
05:35entre 2012 et 2014 à des organisations terroristes en Syrie pendant la guerre.
05:40Des versements en espèces et des virements à Daesh et à l'organisation Al-Nosra
05:44pour monnayer la protection de l'usine de Jalabiya dans le nord de la Syrie.
05:48Des paiements auprès de plusieurs intermédiaires syriens en lien avec ces terroristes
05:53pour payer des taxes aux groupes terroristes et également leur acheter des matières premières
05:57pour faire tourner la cimenterie.
05:59Le tribunal a décrit ce système organisé par Lafarge et même un accord cadre
06:04qui avait été négocié avec Daesh pour alimenter l'usine.
06:07La présidente du tribunal a insisté sur l'objectif financier de Lafarge
06:10et de son PDG Bruno Lafond qui voulait à moyen terme garder le marché après la guerre en Syrie
06:17mais fermer l'usine qui n'a pourtant jamais été rentable
06:20aurait conduit à une dépréciation de 680 millions d'euros
06:23et aurait conduit à une perte pour le groupe qui connaissait en 2012 déjà des difficultés.
06:28Le contexte est très important.
06:29La fermeture de l'usine de Lafarge en Syrie aurait eu un impact sur les équilibres
06:33d'une fusion entre le groupe français et le suisse Holcim car les deux groupes à l'époque
06:38en 2012 et 2013 négociaient un mariage entre égaux
06:41et fermer l'usine de Lafarge en Syrie aurait fait capoter l'opération.
06:45Merci Mathieu.
06:47Donald Trump a donc mis sa menace à exécution.
06:49Le détroit d'Hormuz est désormais sous blocus américain.
06:52Il prévoit de bloquer tous les navires entrant ou sortant des ports iraniens.
06:57C'est la réponse américaine à l'échec des négociations avec l'Iran.
07:01À Washington, on retrouve notre correspondant Axel Meunier.
07:04Après les paroles, Donald Trump passe donc aux actes, Axel.
07:11Oui, effectivement, sauf que c'est difficile d'y voir clair dans la stratégie du président américain,
07:16comme souvent d'ailleurs.
07:17Alors, il y a certains qui soutiennent ce blocus naval,
07:21mais depuis hier, beaucoup de critiques émanent des observateurs, d'experts et même d'élus.
07:26En gros, l'idée, c'est de dire que la stratégie qui consiste à bloquer encore un peu plus le
07:31détroit
07:32pour essayer de le débloquer semble un peu absurde à tout le moins.
07:36Absurde et surtout risquée puisqu'on a vu que le prix du Brent,
07:39dès l'annonce de Donald Trump, hier, avait repassé la barre des 100 dollars.
07:43Et puis, Donald Trump, lui, on comprend ce qu'il cherche.
07:46L'idée, c'est évidemment d'étouffer économiquement un peu plus l'Iran,
07:50mais aussi de faire pression sur les alliés de Téhéran,
07:54ceux qui bénéficient encore du pétrole iranien.
07:57Et puis, il y a aussi cette idée, toujours chez Donald Trump,
08:00de montrer les muscles, de se montrer en position de force,
08:02notamment avant de possibles reprises de négociations
08:07qui, d'après de nombreux médias américains, seraient possibles dans les tout prochains jours.
08:13Sauf qu'il y a un risque, évidemment, celui de l'escalade,
08:16celui de l'emballement, celui d'une bataille navale,
08:18d'autant plus que Donald Trump, vous l'avez dit,
08:20s'est montré encore une fois menaçant envers l'Iran.
08:24Tout bateau iranien qui s'approcherait du blocus américain
08:29serait immédiatement détruit.
08:31Axel Monnier à Washington.
08:32L'objectif de Donald Trump, c'est d'assécher l'économie iranienne
08:35pour l'empêcher de financer la guerre.
08:37Seulement, Téhéran commence à explorer des alternatives
08:40et pourra tenir longtemps, Laura Cambo.
08:46Le port iranien de Jask était inactif depuis des années.
08:50Selon des images satellites analysées par le Times,
08:53il permet désormais d'expédier des millions de barils de pétrole.
08:56Car sa position est stratégique.
08:58Il est situé dans le golfe d'Omane, à plus de 100 km du détroit d'Ormouz.
09:02Des exportations insuffisantes pour remplacer l'île de Karg,
09:06qui assure 90% des exportations de bruts iraniens,
09:09mais elles permettent tout de même d'assurer une source de revenus.
09:12Autre technique mise en place par Téhéran,
09:14il y aurait en permanence des pétroliers à flot dans le golfe d'Omane,
09:18loin d'Ormouz, selon les radars maritimes.
09:20A leur bord, 23 millions de barils de bruts
09:23que les gardiens de la révolution pourraient expédier n'importe quand.
09:27A cela s'ajoutent les voies terrestres pour les importations les plus urgentes.
09:31Et les voisins de l'Iran sont nombreux.
09:33Parmi eux, l'Irak, la Turquie, le Pakistan ou encore la Russie via la mer Caspienne.
09:38Malgré la perte de revenus immédiate,
09:40Téhéran peut donc encore tenir de longs mois.
09:43La République islamique se réjouit même que ce blocus total
09:46exerce encore plus de pression sur l'économie mondiale.
09:49Un sujet de Laura Cambo.
09:5219h11 sur BFM Business.
09:54On passe à la chronique internationale de Mathieu Jolivet.
09:58Donald Trump a livré une charge brutale contre Léon XIV
10:02dans un poste au vitriol sur son réseau social.
10:04Le président américain accuse le chef des 1,4 milliard de catholiques
10:09d'être faibles et dangereux sur la scène internationale.
10:12Qu'est-ce qui s'est passé ?
10:13C'est que depuis plusieurs jours, le pape Léon XIV dénonce la guerre menée par Washington
10:18contre l'Iran, qu'il qualifie de violence absurde et inhumaine.
10:22Le mois dernier, le secrétaire à la guerre, Pitexet,
10:25appelait les Américains à prier pour leurs troupes au nom de Jésus-Christ.
10:29En réponse, le pape rappelle une ligne rouge théologique.
10:33Jésus n'écoute pas les prières de ceux qui font la guerre, mais les rejette, dit-il.
10:37Le pape a aussi jugé inacceptables les menaces de Donald Trump
10:41d'anéantir la civilisation iranienne.
10:43Piqué au vif, Donald Trump en a fait une affaire personnelle.
10:46Sur son poste à la tonalité très agressive,
10:49il explique que Léon XIV, qui est le premier pape américain de l'histoire,
10:54a été nommé juste pour s'opposer à lui.
10:56« Si je n'étais pas à la Maison-Blanche, Léon ne serait pas là »,
11:00écrit Donald Trump.
11:01Donald Trump, qui a même invoqué le frère du pape, Louis Prévost.
11:04« J'aime bien son frère, Louis », écrit-il,
11:06« car il est entièrement maga, il comprend lui, contrairement à Léon ».
11:10Mais derrière l'invective, Mathieu, la guerre en Iran fait apparaître
11:13une fracture bien plus profonde entre la Maison-Blanche et le Vatican.
11:17Oui, d'un côté, la géopolitique impériale et hémisphérique de Donald Trump,
11:21de l'autre côté, une église qui entend redonner
11:23au multilatéralisme et au droit international le rôle de garant de la paix.
11:28Par exemple, début janvier, juste après la capture et l'exfiltration
11:31du président vénézuélien Maduro,
11:33le pape ne cachait pas son inquiétude pendant son homélie.
11:36Écoutez-le.
11:37« Le bien du peuple vénézuélien doit primer sur toute autre considération.
11:46Il faut sortir de la violence et engager un chemin qui garantisse la souveraineté du pays. »
11:58Voilà, les velléités expansionnistes de Donald Trump ne sont pas vraiment du goût de l'église.
12:03Mi-janvier, l'aumônier en chef de l'armée américaine, Timothy Broglio,
12:07disait dans les médias qu'il était moralement acceptable
12:10qu'un soldat américain désobéisse à son commandement
12:14si on lui demandait d'annexer le Groenland.
12:16Le pape s'inquiète aussi de la coupure nette du budget américain
12:19de l'aide au développement,
12:21une politique qui asphyxie l'ONU
12:23et fragilise des millions de personnes vulnérables.
12:26Mi-janvier, en prononçant ses voeux aux ambassadeurs
12:29accrédités au Vatican,
12:30Léon XIV ne cachait pas sa préoccupation
12:33face à cet affaiblissement du multilatéralisme.
12:36Et la politique migratoire de Donald Trump
12:38est aussi une ligne rouge pour le Vatican.
12:40Oui, plus de 400 000 expulsions en un an
12:42et une police ICE qui a commis de nombreuses bavures.
12:45Cette politique migratoire est à l'opposé
12:47de la doctrine sociale de l'église
12:48et du droit international.
12:50La conférence des évêques américains
12:52a même publié une vidéo
12:54pour s'en émouvoir, c'était en novembre dernier.
12:58Nous sommes profondément préoccupés
13:00par le climat de peur et de division
13:02autour des questions de profilage
13:04et de contrôle de l'immigration.
13:06Nous sommes attristés par l'état
13:08du débat public actuel
13:09et par la stigmatisation des immigrés.
13:12Voilà, des cardinaux américains
13:14qui appellent l'Amérique
13:16à retrouver sa boussole morale.
13:18De son côté, Donald Trump critique
13:20un pape trop libéral.
13:22Au sens américain, ça veut dire
13:23un pape trop à gauche, trop mondialiste,
13:25beaucoup trop doux
13:27dans l'esprit de Donald Trump
13:28et donc, pour la base maga,
13:30Léon XIV serait un pape trop woke.
13:32Dans la foulée de sa critique virulente
13:34sur trousse sociale,
13:36Donald Trump a posté brièvement
13:38une photo générée
13:40par l'intelligence artificielle.
13:41On y voit Donald Trump
13:43en incarnation christique,
13:45vêtu d'une toche blanche et rouge.
13:47Il est en train de guérir un malade.
13:49Il a retiré quelques heures plus tard
13:51cette photo.
13:52Ça, c'est quelque chose
13:52d'extrêmement rare.
13:54Les évangéliques qui votent pour lui
13:56et les catholiques américains
13:57étaient furieux
13:58et lui auraient fait savoir.
14:01Giorgia Meloni
14:02vient de réagir également
14:03à la première ministre italienne.
14:04Juge inacceptable
14:05les critiques de Donald Trump
14:07contre le pape.
14:08Le pape est le chef
14:09de l'église catholique
14:09et il est juste et normal
14:11qu'il invoque la paix
14:11et qu'il condamne
14:12toute forme de guerre
14:14à ajouter la chef
14:15du gouvernement italien.
14:16Merci beaucoup Mathieu Jolivet.
14:18Votre chronique internationale
14:19à retrouver tous les soirs
14:20dans le 19h éco.
14:22On va passer au marché.
14:25Avec Antoine Larigauderie
14:26et le CAC termine en baisse ce soir.
14:29Légère baisse.
14:30Une réaction modérée
14:31des marchés
14:31après toute l'agitation géopolitique
14:33de ces dernières heures
14:34et du week-end.
14:35Moins 0,29%.
14:36On termine à 8 235 points.
14:38La leçon de tout ça,
14:39c'est que globalement
14:40les marchés ne veulent pas
14:41lâcher les gains
14:42qu'ils ont engrangés
14:42depuis l'annonce
14:43du cessez-le-feu.
14:44Et ça, c'est peut-être
14:45le plus important.
14:46Moins 0,36% pour l'Eurostock 50.
14:48Moins 0,26% pour le DAX
14:49à Francfort.
14:50A noter un indice dans le vert.
14:51C'est l'Euronext Tech Leaders.
14:53Les technos ont bien bien
14:55grimpé aujourd'hui.
14:56Plus 0,11%.
14:57Et d'ailleurs,
14:57ça sent sur le CAC 40.
15:00On est revenu
15:00sur les valeurs
15:01du logiciel
15:02qui ont été un petit peu
15:03massacrées la semaine dernière
15:04du fait de nouvelles disruptions
15:05en chaîne dans le monde de l'IA.
15:07Dassault Système a gagné
15:084,3% à 17,54%.
15:10Capgemini,
15:10plus de 14 à 102,45€.
15:13Bonne performance
15:13du secteur de la défense aussi.
15:15Thalès a gagné 2,5%
15:16à 265,60€.
15:18Mais la plus forte hausse
15:19du SBF 120,
15:21elle est pour Viridian
15:22dans le domaine parapétrolier
15:23qui gagne 6,4%.
15:25131,40€.
15:26À la baisse,
15:27Stellantis,
15:28moins 2,77€
15:29à 6,70€.
15:30L'auto qui n'était pas
15:31très bien orientée
15:31de manière générale.
15:33C'est Opé Mobility
15:33qui signe la plus forte baisse
15:34du SBF 120.
15:36Moins 4,15€
15:37à 15,70€.
15:38A noter que ça se tend
15:39sur les taux d'intérêt
15:40et singulièrement
15:41sur les dettes européennes.
15:423,75€
15:44pour la dette française,
15:453,09€
15:45pour la dette allemande.
15:47Alors que globalement,
15:48ça reste à peu près stable
15:48sur la dette américaine
15:49à 4,34%.
15:51Le CAC donc
15:52moins 0,29%,
15:538 235.
15:54Et du côté
15:55des marchés américains,
15:56on évolue dans le vert
15:57plus 0,06%
15:58pour le Dow Jones.
15:59Le Nasdaq gagne
16:01quant à lui
16:010,67%.
16:03C'est une nouvelle ère politique
16:05pour la Hongrie
16:06après la défaite
16:07de Viktor Orban
16:08et un soulagement économique
16:10pour les Hongrois
16:11et les investisseurs.
16:12Les marchés l'ont d'ailleurs
16:12salué avec une hausse
16:13de 3%
16:14de la bourse de Budapest
16:16et le Florin
16:16qui grimpe de 2%.
16:18Mais les enjeux
16:19sont importants.
16:20Le conservateur libéral
16:21Peter Magyar
16:23récupère un pays
16:24qui est précarisé
16:26par Viktor Orban.
16:27Charlotte Guerre.
16:29Sa priorité,
16:30redresser les finances publiques
16:32avec l'adoption
16:33d'un nouveau budget
16:34dans le vert.
16:35Il envisage
16:35l'établissement
16:36d'un impôt sur la fortune
16:37afin de sanctionner
16:39notamment
16:39les proches d'Orban
16:41qui se sont enrichis
16:42sous sa mandature.
16:43Il est aussi attendu
16:45par ses concitoyens
16:46sur la question
16:46des transports,
16:47de l'énergie
16:48et aussi
16:49des dépenses de santé
16:50qui devraient atteindre
16:517% du PIB
16:53d'ici à 2030.
16:54Des chantiers
16:55qui ne pourront pas
16:56se faire
16:56sans l'Union européenne
16:57selon
16:58Zolt Darvas,
16:59économiste
17:00au Think Tank Bruegel.
17:03La Hongrie
17:04est actuellement
17:04confrontée
17:05à une situation
17:06budgétaire
17:07très préoccupante
17:08et l'Union européenne
17:10peut aider le pays
17:10en élaborant
17:11ou en contribuant
17:13à l'élaboration
17:14d'un plan budgétaire
17:15qui rendrait la dette
17:16et le déficit budgétaire
17:18du pays viable
17:19et peut également
17:20aider le pays
17:21à remplir
17:22les conditions nécessaires
17:23au déblocage
17:24des fonds européens
17:25car la plupart
17:26de ces fonds
17:26ont été gelés.
17:30Précisément,
17:31ce sont 17 milliards
17:32d'euros de gel
17:33imposés par l'UE
17:34qui a tenté
17:35d'infléchir
17:35la dérive autoritaire
17:36d'Orban,
17:37rétablir l'état de droit.
17:39C'est donc au cœur
17:40de la stratégie économique
17:41de Magyar
17:42qui va donc entamer
17:43un rapprochement
17:44avec l'Union européenne
17:46avec une potentielle
17:47adhésion à l'euro
17:48souhaitée par 72%
17:49des Hongrois
17:50alors que le Forint
17:52a dévissé de 23%
17:53par rapport à l'euro
17:55sous le règne d'Orban.
17:56En France,
17:57il y aura une réévaluation
17:58de la prévision
17:59de croissance
18:00à cause de la guerre
18:01au Moyen-Orient.
18:01C'est ce qu'a indiqué
18:02David Hamiel,
18:03le ministre de l'Action
18:04et des Comptes publics
18:05ce matin.
18:06Jusqu'à présent,
18:06le gouvernement
18:07projetait une croissance
18:08à 1%
18:08et une inflation
18:09à 1,3% en 2026.
18:10Les prix à la pompe,
18:11eux, ont baissé
18:12de 1 centime
18:13depuis le début
18:14du cessez-le-feu.
18:16On est loin
18:16des 5 à 10 centimes
18:18de baisse attendue
18:19par le gouvernement.
18:20Globalement,
18:21les pays de l'Union européenne
18:22apportent des réponses
18:23très hétérogènes
18:24à la crise énergétique.
18:25Après l'Espagne
18:26et l'Italie,
18:26c'est maintenant l'Allemagne
18:28qui annonce
18:28des mesures d'urgence
18:29pour limiter la hausse
18:30des prix à la pompe.
18:31La France, quant à elle,
18:33attend les décisions
18:33de Bruxelles
18:34qui tardent à venir.
18:35Astrid Olivier
18:36avec Simon Tenenbaum.
18:37Après 45 jours
18:38de conflits
18:39et des prix des carburants
18:40qui ne retombent
18:41toujours pas,
18:41le chancelier
18:42Friedrich Merz
18:43s'est résolu
18:43à prendre une mesure
18:44radicale
18:45pour soulager
18:46le pouvoir d'achat
18:46des Allemands.
18:50Nous allons réduire
18:51la taxe
18:51sur les carburants
18:52pour le diesel
18:53et l'essence
18:54d'environ 17 centimes
18:55par litre
18:56pendant deux mois.
18:57Cela nous permettra
18:58d'améliorer
18:58très rapidement
18:59la situation
19:00des automobilistes
19:01des entreprises
19:02dans le pays.
19:03Friedrich Merz
19:04veut aussi inciter
19:05les entreprises
19:05à verser à leurs salariés
19:06une sorte de prime Macron
19:071000 euros défiscalisés.
19:09Des mesures
19:10qui coûteront plus
19:11d'un milliard et demi
19:12d'euros
19:12et qui pourraient être
19:12compensées par une hausse
19:14des taxes sur le tabac.
19:16Un impôt sur les surprofits
19:17des pétroliers
19:18est en revanche
19:19écarté à ce stade.
19:20L'Allemagne rejoint ainsi
19:21l'Espagne et l'Italie
19:22notamment
19:22qui ont décidé
19:23d'agir directement
19:24sur les prises à la pompe.
19:265 milliards d'euros
19:27de dépenses supplémentaires
19:28pour Madrid,
19:291 milliard d'euros
19:30pour Rome.
19:31Opposé aux baisses
19:32de taxes généralisées
19:33sur les carburants,
19:34Bruxelles peine
19:35à harmoniser
19:36la réponse européenne.
19:37Ursula von der Leyen
19:38promet que des mesures
19:39de court terme
19:40seront présentées
19:41la semaine prochaine
19:42suivies dans un mois
19:43d'une stratégie
19:44d'électrification.
19:45Le rapport
19:46Lévi-Tuo
19:47sur les subventions
19:48aux énergies renouvelables
19:49a été officiellement
19:50présenté aujourd'hui
19:51et dans ses conclusions
19:52il recommande
19:53de renoncer
19:54définitivement
19:55aux subventions
19:55pour le solaire
19:56et l'éolien classique.
19:57Leur coût
19:58est beaucoup trop élevé
19:59alors que ses énergies
20:00sont désormais matures.
20:02Écoutez Thierry Thuo,
20:03le conseiller d'Etat
20:04accompagné de
20:05Jean-Bernard Lévy,
20:06l'ancien patron de l'EDF.
20:09Le volume d'aide
20:10est devenu extrêmement important
20:12et en période
20:13de difficulté
20:14pour les finances publiques
20:15difficilement soutenable.
20:16Alors c'est très explicable
20:18par le fait
20:18qu'au début
20:19des politiques de développement
20:20du soutien
20:21aux énergies renouvelables
20:22on prenait filière
20:23par filière,
20:24idée par idée.
20:25Aujourd'hui,
20:26le moment est venu
20:26d'une approche globale
20:27maîtrisée,
20:28collective
20:29qui permet de déterminer
20:30un niveau d'effort
20:31et surtout son efficacité.
20:33Le gouvernement
20:34reprend la main
20:35sur le travail
20:35le 1er mai
20:36après un vote
20:37la semaine dernière.
20:38Le texte devait arriver
20:40devant une commission
20:40mixte paritaire
20:42de députés
20:42et de sénateurs
20:43demain
20:43mais le gouvernement
20:45temporise.
20:45Le ministre du Travail
20:46réunit en ce moment
20:47les syndicats
20:48pour trouver un compromis
20:50avant la suite des débats.
20:51Alors quel était
20:52leur état d'esprit
20:53avant cette réunion ?
20:54Écoutez successivement
20:55Sophie Vinet
20:56pour la CGT,
20:57Cyril Chabagné
20:58pour la CFTC
20:59et Yann Ricordo
21:00pour la CFDT.
21:03Ce qu'il faut
21:04c'est que le gouvernement
21:05soit très clair
21:05sur le fait
21:06qu'il n'y a pas
21:07de commission mixte paritaire
21:08qu'il n'y a pas
21:08de réforme
21:09du droit du travail
21:10et de la façon
21:11dont le 1er mai
21:12est défini.
21:13La loi est claire
21:14le 1er mai
21:15est une journée
21:16exceptionnelle
21:16et seuls les secteurs
21:17qui ne peuvent pas
21:18interrompre leur activité
21:19sont autorisés.
21:20Au départ
21:21c'est bon parler
21:21juste des boulangers
21:22et des fleuristes
21:22aujourd'hui
21:23on a tous les métiers
21:24de bouche
21:24on a aussi le spectacle
21:25qui est mis dedans
21:26donc l'un des objectifs
21:28si on voit
21:28qu'on ne peut pas
21:29faire arrêter
21:30cette loi
21:31ça sera de resserrer au maximum.
21:32La CFDT ne rentrera pas
21:33dans une discussion
21:34sur les périmètres
21:36d'un futur décret
21:37ça serait une façon
21:37de valider
21:38le fait
21:39qu'on change
21:40le caractère
21:41serrier et chômé
21:42du 1er mai
21:43dans notre pays.
21:45Galderma a reçu
21:46la visite
21:46la semaine dernière
21:47des enquêteurs
21:48de la DGCCRF
21:49selon le parisien
21:50le laboratoire
21:51de dermatologie
21:52aurait vendu
21:52du botox
21:54à des médecins généralistes
21:55ce qui n'est pas autorisé
21:56le parquet de Paris
21:58a ouvert une enquête
21:58Hélène Cornet.
22:01La vente de toxines botuliques
22:02plus couramment appelées botox
22:04est strictement encadrées
22:05en France
22:05elle ne peut se faire
22:06qu'auprès des professionnels
22:07de santé autorisés
22:09les chirurgiens
22:09et les dermatologues
22:10essentiellement
22:11Galderma aurait mis en place
22:13selon le parquet de Paris
22:14un système permettant
22:15de contourner
22:16ces restrictions
22:16le laboratoire suisse
22:18est soupçonné
22:19de vendre
22:19ces produits aux pharmacies
22:20qui les délivrent ensuite
22:22à des généralistes
22:23c'est illégal
22:24la répression des fraudes
22:25a reçu plusieurs alertes
22:27à l'automne dernier
22:27assez pour perquisitionner
22:29la semaine dernière
22:30le siège de la filiale
22:31France à la Défense
22:32sur le marché
22:34des injectables
22:35le laboratoire
22:35est le grand challenger
22:36du leader américain
22:37Abvi
22:38qui est racheté en 2020
22:39à l'ergan
22:40le fabricant du botox
22:41un peu plus de 2 milliards
22:43d'euros de vente
22:43l'an dernier
22:44c'est la moitié
22:45de son chiffre d'affaires
22:46et c'est surtout
22:47la division
22:48qui connaît
22:49la plus forte croissance
22:50autour de 11%
22:51la tendance
22:52c'est à la médecine
22:53esthétique
22:54non chirurgicale
22:55et de plus en plus
22:56d'hommes
22:56y ont recours
22:57le clic du jour
22:59avec cet article
22:59sur le prix de la pistache
23:01qui s'envole
23:02il atteint son plus haut niveau
23:03depuis 8 ans
23:03le marché était déjà tendu
23:05à cause de l'engouement
23:06pour le chocolat
23:07de Dubaï
23:08à base de pistache
23:08mais depuis le déclenchement
23:09de la guerre
23:10au Moyen-Orient
23:11les exportations
23:11en provenance d'Iran
23:12l'un des principaux
23:13producteurs mondiaux
23:15sont mis à mal
23:16les détails à retrouver
23:17sur notre site
23:17bfmbusiness.com
23:19à l'agenda demain
23:20une grosse journée
23:20de publication en France
23:22on attend les résultats
23:24de Publicis
23:24Total Energy et Kering
23:25aux Etats-Unis
23:26les banques à l'honneur
23:27Citigroup
23:27JP Morgan
23:28Wells Fargo
23:29Bank of America
23:30et BlackRock
23:31sur l'antenne de BFM Business
23:32demain matin
23:337h45
23:34l'heure closier
23:34reçoit Xavier Chardon
23:36le directeur général
23:37de Citroën
23:38dans un instant
23:39la cérémonie
23:40Tech for Future
23:41avec Frédéric Simotel
23:42pour le B4
23:43et juste après
23:44à partir de 20h
23:45c'est la remise des prix
23:46présentée par
23:47François Sorel
23:48depuis le
23:49Pathé Palace
23:49très bonne soirée
23:5219h éco
23:53sur BFM Business
23:55Sous-titrage Société Radio-Canada
23:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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