- il y a 3 heures
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:02...
00:09Business, soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique et géopolitique.
00:17A la une de ce jeudi 2 avril, objectif électrification.
00:21Le gouvernement relance des appels d'offres pour développer le photovoltaïque,
00:25mais aussi l'éolien terrestre et en mer, notamment au large de la Vendée.
00:28Les ministres de l'économie et de l'énergie se sont rendus sur place aujourd'hui.
00:32Hugo Babay était, il nous racontera.
00:34Le pétrole atteint à nouveau des records après le discours de Donald Trump cette nuit.
00:38Le président américain promet encore 2 à 3 semaines de frappe
00:41et appelle les occidentaux à s'emparer du détroit d'Hormuz.
00:44Sans grand effet, vous verrez.
00:46Et puis, les banques américaines présentes à Paris sont sous haute surveillance.
00:50Après Bank of America, Goldman Sachs est ciblé par un groupe iranien.
00:54Iraniens, Siti placent ses salariés en télétravail.
00:57Toutes renforcent leurs mesures de sécurité.
01:03C'est donc un nouveau cap pour les énergies renouvelables.
01:07Le gouvernement a présenté ce matin une série d'appels d'offres devant les acteurs du secteur.
01:12La priorité sera l'éolien en mer.
01:15On retrouve Hugo Babay depuis le parc Dieu Noirmoutier au large de la Vendée
01:20où, je le disais, les ministres de l'économie et de l'énergie se sont rendus aujourd'hui.
01:25Oui Stéphanie, on est allé cet après-midi au large sur un parc éolien qui est en train d'être
01:31finalisé.
01:31Il manque que 5 éoliennes.
01:33Le gouvernement voulait ici affirmer la priorité donnée à ces champs géants d'éoliennes
01:38qui, avec la relance du nucléaire, concrétisent la nouvelle programmation de l'énergie.
01:44L'énergie renouvelable, quand on la voit de près, quand on voit ce qu'elle apporte,
01:47y compris la retombée fiscale pour les territoires, en général, on change d'avis.
01:51Il faut ensemble se rassembler autour de projets qui, à la fois, favorisent le nucléaire,
01:55favorisent la sobriété et, oui, favorisent les énergies renouvelables.
01:58La souveraineté de la France, c'est à ce prix-là qu'elle se fera.
02:01Deux appels d'offres ont été fusionnés pour l'attribution de 10 lots,
02:05pour une puissance de 10 gigawatts, l'équivalent de 6 réacteurs nucléaires EPR,
02:10des parcs éoliens qui doivent être construits d'ici à 2035
02:14pour constituer, en 2050, 20% de la production de l'électricité en France.
02:20Problème si l'État garantit un prix plafond de 100 euros le mégawatt-heure.
02:24Il reste difficile à atteindre pour certains projets,
02:27notamment l'éolien flottant, plus coûteux et moins mature.
02:30Une critique répandue par la ministre de l'Énergie. Écoutez-la.
02:34Les énergies renouvelables, elles sont et seront acceptables pour les Français
02:38si elles permettent de maîtriser la facture.
02:41Pour les autres filières du renouvelable, l'ambition est cette fois beaucoup moins grande.
02:46La filière du photovoltaïque, notamment, va jusqu'à critiquer un moratoire de fait,
02:51car le volume est divisé par trois par rapport aux appels d'offres lancés en 2024.
02:57Et pour l'éolien terrestre, là, il n'y aura pas ou très peu de nouveaux sites,
03:02un seul appel d'offres pour seulement un remplacement des parcs existants.
03:06Enfin, la plus grande contrainte, c'est la présidentielle.
03:09Si les attributions dépassent 2026, elles pourraient être remises en cause l'année prochaine.
03:14Et pour TotalEnergie, cette crise autour des énergies fossiles
03:18est une opportunité pour changer de modèle et développer des énergies moins polluantes.
03:21La patronne de TotalEnergie en France, Isabelle Patrier, était au micro de BFM Business.
03:26Écoutez.
03:27Ce conflit est une hyper grande opportunité de basculer sur le modèle bas carbone,
03:34biocarburant, électricité, biogaz.
03:37Voilà, je pense que ça ouvre aussi les yeux à un certain nombre d'acteurs
03:41de la nécessité de prendre notre avenir énergétique en main.
03:45Et vous avez une PPU3 qui a été publiée par décret il y a quelques semaines.
03:50Je pense qu'elle trace la trajectoire de la France.
03:53Et justement, encore en travail, le plan d'électrification du gouvernement
03:57qui devrait être présenté la semaine prochaine,
04:00doit accorder un volet conséquent à la fiscalité de l'électricité.
04:04Des mesures encourageantes, mais pas suffisantes pour l'industrie,
04:08souligne Nicolas de Varennes, le président de l'Uniden.
04:13Pour l'industrie, la question n'est pas une question fiscale.
04:15Je crois que le sujet est de l'autre nature.
04:17Pour l'industrie, fondamentalement, il faut qu'aujourd'hui,
04:20dans une période où les carnets de commandes, il y a une très grosse incertitude
04:23sur les carnets de commandes, il faut qu'on ait la visibilité.
04:25Il faut qu'on ait la visibilité sur le prix de l'électricité.
04:28On y a travaillé, notamment avec EDF, sur ces fameux contrats long terme,
04:30dont on a beaucoup parlé.
04:31Les choses se mettent en place progressivement.
04:34La crise actuelle va certainement être un accélérateur,
04:36mais il faut intégrer le fait que tout ça, il va y avoir un effet,
04:39non pas un effet retard, mais un effet décalage.
04:41Nicolas de Varennes, le président de l'Union des industries,
04:45utilisatrice d'énergie.
04:46Pour ce qui est du gaz, et c'est une information BFM Business,
04:49la France étudie la création d'une réserve stratégique.
04:53Selon nos informations, le gouvernement discute avec le gazier Engie
04:56de la constitution de stock à utiliser en cas de crise,
05:00comme il en existe pour le pétrole.
05:02L'idée avait jusqu'ici du mal à convaincre l'État,
05:05mais depuis le début de la guerre en Iran,
05:07eh bien Bercy, il semble plus favorable.
05:09Mathieu Pachberti.
05:11Le blocage du détroit d'Hormuz remet sur la table la nécessité
05:14de créer des réserves stratégiques de gaz.
05:17Le risque de pénurie reste très faible,
05:19car la France dispose déjà de stocks,
05:21mais la constitution des réserves spécifiques gérées par l'État
05:24permettrait de les libérer en cas de crise
05:27pour limiter la flambée des prix, comme c'est le cas pour le pétrole.
05:30Cette idée circule depuis la guerre en Ukraine
05:33et l'arrêt des importations de gaz russes.
05:35Et depuis quelques mois, le gouvernement et Engie en discutent sérieusement.
05:39Une réserve stratégique pourrait représenter environ 10% des stocks,
05:43eux-mêmes s'élevant à un tiers de la consommation annuelle de gaz en France.
05:48Bercy était jusqu'ici hésitant à mettre en place un tel système,
05:51mais la guerre en Iran change la donne.
05:53Les stocks ainsi sanctuarisés coûteraient au prix actuel du gaz
05:57autour de 10 milliards d'euros à Engie,
05:59qui préfère attendre la détente des cours pour la mettre en place.
06:02Le gouvernement peut dupliquer le modèle des réserves stratégiques de pétrole
06:06qui existent déjà depuis près de 40 ans.
06:09L'immobilisation de ces stocks serait ainsi financée par l'État
06:12en échange du droit de les utiliser en cas de crise.
06:15On en vient aux réactions au lendemain de la déclaration de Donald Trump sur les marchés.
06:20Son discours martial n'a pas convaincu.
06:22Le pétrole est reparti à la hausse.
06:24Quand les bourses mondiales ont ouvert à la baisse,
06:27le baril de WTI dépasse 111 dollars, 107 dollars pour le Brent.
06:31Côté diplomatique, le président américain a de nouveau appelé les pays occidentaux
06:34à s'emparer du détroit d'Hormuz,
06:37au risque de perdre l'aide américaine sur place.
06:41Mais c'est sans grand effet, Ligne Lefao.
06:44Les dernières déclarations de Donald Trump
06:46ne semblent pas avoir fait bouger les positions des alliés américains.
06:50Elles commencent même à agacer du côté français.
06:53Emmanuel Macron rappelle qu'une intervention militaire
06:55dans le détroit d'Hormuz est inenvisageable.
06:58Nous considérons qu'elle est irréaliste.
07:00Elle est irréaliste parce qu'elle prendrait un temps infini
07:03et elle exposerait, tous ceux qui iraient au travers de ces étroits,
07:06des risques côtiers de la part des gardes de révolution qui ont des moyens.
07:11À Séoul, la question du passage maritime est au cœur de la visite du président français.
07:16Son homologue coréen se montre, lui, inquiet sur les conséquences d'un tel conflit.
07:21La crise actuelle n'est pas comparable à une averse passagère qui finira par s'arrêter,
07:25mais à une violente tempête qui pourrait durer indéfiniment.
07:27Même si la guerre devait prendre fin de main,
07:29il faudrait beaucoup de temps pour reconstruire les infrastructures énergétiques détruites au Moyen-Orient.
07:33Rouvrir le détroit d'Hormuz reste une priorité pour les alliés des États-Unis.
07:38Londres parle même d'urgente nécessité.
07:4040 États se sont d'ailleurs réunis aujourd'hui pour évoquer la sécurisation du passage maritime,
07:45une réunion sous la houlette de la ministre britannique des Affaires étrangères.
07:51Nous allons nous concentrer sur les mesures de planification diplomatique et internationale.
07:56Ça comprend un travail de réassurance auprès des acteurs industriels, des assureurs et des marchés de l'énergie.
08:02Et côté action, nous allons viser à garantir la sécurité des navires bloqués
08:05et permettre une réouverture du détroit.
08:10Des États qui se disent prêts à agir, mais pas avant l'arrêt des frappes dans la région.
08:14Et justement, ce soir à l'instant, cette quarantaine de pays qui se sont réunis par visioconférence
08:20appellent à la réouverture immédiate et inconditionnelle du détroit d'Hormuz,
08:25évoquant de possibles nouvelles sanctions contre l'Iran.
08:28Sur le terrain aujourd'hui, des frappes ont fortement endommagé l'Institut Pasteur à Téhéran.
08:35Les deux plus grandes aciéries iraniennes ont cessé leur activité à la suite de frappes.
08:40La remise en service de ces unités prendra au moins six mois, voire un an.
08:45Les gardiens de la Révolution disent, eux, avoir lancé une attaque visant un site d'Amazon Cloud à Bahreïn.
08:5119h09 sur BFM Business, c'est l'heure de la chronique internationale de Mathieu Jolivet.
08:56Mathieu, dans son discours à La Nation la nuit dernière, Donald Trump a voulu rassurer les Américains.
09:01Il affirme que ses objectifs seront atteints d'ici deux à trois semaines,
09:04que cette guerre n'a rien à voir avec les autres conflits qui ont engagé les Etats-Unis, en particulier
09:10le Vietnam.
09:12L'escalade en cours suit la même mécanique qui s'est produit au Vietnam.
09:16Est-ce qu'on peut en faire le parallèle ?
09:18En fait, si on regarde la logique d'escalade au Vietnam, qu'est-ce qu'on voit ?
09:22Début 1964.
09:23En amont, vous avez 16 000 conseillers américains qui étaient déjà intégrés, infiltrés au sein des forces sud-vietnamiennes.
09:29Un peu comme en 2025, quand vous voyez le Mossad et dans une moindre mesure le renseignement américain,
09:35qui étaient intégrés à la société civile en 2025 en Iran pour espérer faire tomber le régime par l'intérieur.
09:42Ensuite, début de l'escalade, 2 mars 1965, l'opération aérienne Rolling Thunder, c'est du carpet bombing.
09:49Là, on est vraiment sur une campagne aérienne intensive avec des répliques immédiates des Vietcong.
09:53Quelques jours plus tard, le 8 mars 1965, 3 500 marines vont être déployés et débarquent pour défendre les bases
10:01aériennes.
10:01Un mois plus tard, leur rôle va devenir offensif, alors qu'il était défensif.
10:06Et 4 mois après le début de l'opération, là c'est le début de l'offensive aérienne en juillet
10:111965,
10:12Lyndon Johnson qui annonce un déploiement majeur des troupes au Vietnam.
10:17Écoutez-le.
10:18J'ai donné l'ordre d'envoyer au Vietnam la division aéroport et mobile, ainsi que d'autres forces,
10:26ce qui fera passer notre effectif de combat de 75 000 à 125 000 hommes presque immédiatement.
10:31D'autres renforts seront nécessaires plus tard et seront dépêchés en fonction des besoins.
10:38Lyndon Johnson en juillet 1965.
10:41En Iran, sur les premières semaines, Mathieu, le mécanisme suit la même logique qu'au Vietnam.
10:46Oui, et ce n'est pas moi qui le dit, c'est le chercheur américain Robert Pape de l'Université
10:51de Chicago
10:51qui s'est fait une spécialité mondiale sur les questions d'escalade dans les conflits.
10:56Et il fait le parallèle avec le Vietnam.
10:58Le passage de la guerre aérienne à la guerre terrestre au Vietnam s'est fait en environ 6 semaines.
11:03Et pour lui, les prochains jours aujourd'hui seront déterminants pour voir si les Etats-Unis
11:08franchiront le même seuil qu'au Vietnam en mars 1965,
11:12sachant que le mécanisme d'escalade d'un conflit est toujours le même, il l'a théorisé.
11:17La puissance aérienne crée des positions avancées, ces positions avancées deviennent des cibles.
11:21Les cibles nécessitent une protection, ces protections nécessitent des forces terrestres.
11:26Et si contrairement à ce que dit Donald Trump, la guerre s'intensifie,
11:30là on changera d'échelle, on a le précédent de l'Irak, mais l'Iran ce n'est pas l
11:34'Irak.
11:34Oui, c'est 92 millions d'habitants contre 25 pour l'Irak.
11:38L'Irak qui a un petit littoral alors que la côte sud de l'Iran fait 1700 kilomètres.
11:42Ce que rappelle Joseph Webster cette fois, chercheur à l'Atlantic Council,
11:46c'est que l'Irak c'est un désert plat alors que l'Iran est vallonné.
11:50Il a des chaînes de montagne de plus de 4000 mètres, les chaînes du Zagros et de l'Alborz.
11:54Sur le plan topographique, l'Iran est une véritable forteresse naturelle,
11:58un paradis pour les défenseurs, dit-il.
12:01Pour ce chercheur, un conflit terrestre en Iran nécessiterait d'enrôler bien plus d'hommes
12:05que lors de la guerre en Irak, sachant qu'au plus fort de cette guerre en Irak,
12:09il y avait 160 000 soldats américains engagés.
12:12Et une telle campagne en Iran coûterait probablement des milliers de vies américaines,
12:17alerte-t-il, et coûterait des centaines, voire des milliers de milliards de dollars.
12:23Merci Mathieu Jolivet pour cette chronique internationale qu'on retrouve tous les soirs
12:26dans le 19h éco.
12:28En France, François Villeroy de Gallo estime que la prochaine modification des taux directeurs
12:33de la BCE sera très probablement à la hausse.
12:36Mais le gouverneur de la Banque de France ajoute qu'il est encore trop tôt pour dire
12:40quand elle commencera à les relever.
12:41Il s'exprimait à l'Institut d'études politiques de Paris.
12:4519h13, les marchés.
12:48Avec Antoine Larigauderie et le CAC termine en baisse ce soir.
12:52Légère baisse, à moins 0,24% à 7 962 points, mais on a eu droit à un coup de
12:57volatilité
12:58absolument spectaculaire.
13:00Une heure avant la clôture des marchés, où l'on a appris de sources officieuses
13:04que le sultanat d'Omane étudiait un projet d'accord de gestion conjointe du détroit
13:11d'Hormuz avec l'Iran.
13:13Alors avec qui en Iran ?
13:14Le gardien de la révolution, des responsables politiques, on ne sait pas trop qui.
13:17Tout ça est encore un peu flou.
13:18Mais ça a provoqué un retournement extraordinaire des marchés.
13:21Même le CAC 40 a touché et dépassé les 8 000 points.
13:24On était en hausse tout à l'heure.
13:25Là, on termine quand même en baisse parce que la somme de tout ça, c'est une incertitude
13:29phénoménale et on est resté extrêmement prudent.
13:31Donc du coup, on a vendu la techno.
13:33ST Microelectronics a perdu 2,8% à 29,09 euros.
13:37Et l'ensemble du secteur bancaire qui avait quand même bien progressé la veille,
13:40moins 2,61 pour Société Générale à 64,24.
13:43Et BNP Paribas, moins 2,44, 83,30 euros.
13:46En revanche, toujours des forces d'achat assez notables.
13:49Alors notamment sur Total Energy qui a gagné 2,4% à 79,42 euros.
13:53Avec un baril de pétrole brut qui reste quand même très élevé.
13:57108 dollars pour le baril de Brenne de Mer du Nord.
13:59Mais 111 pour le baril de brut léger américain qui repasse devant.
14:03Et tout ça, ça a stimulé aussi l'ensemble du secteur parapétrolier,
14:06des projets pétroliers, de l'ingénierie pétrolière.
14:09TECNIP a gagné 5,6% à 38,46 euros.
14:11Et Viridian, plus 4,6 à 129,40 euros.
14:15Donc en définitive, une séance assez volatile.
14:17Des volumes pas extraordinaires, 3,8 milliards.
14:19Les investisseurs ont été très prudents.
14:21Mais on termine sur une légère baisse de 0,24%.
14:24Et du côté des marchés américains, le Dow Jones perd 0,3%.
14:28Du côté du Nasdaq, il abandonne 0,24%.
14:32Toujours aux Etats-Unis, le déficit commercial s'est creusé au mois de février
14:36à 57,3 milliards de dollars.
14:38En hausse de presque 5% par rapport au mois de janvier.
14:41Il y a eu une hausse plus importante des importations que des exportations.
14:44Mais cette augmentation toutefois est moins élevée
14:47que ne l'avaient anticipé les marchés.
14:50On revient au conflit au Moyen-Orient qui peut avoir un effet direct
14:54en matière de terrorisme en France.
14:57C'est ce qu'a déclaré ce soir Sébastien Lecornu.
14:59À Paris, la tension monte autour des banques américaines.
15:02Après l'attentat déjoué le week-end dernier devant le siège de Bank of America,
15:07Goldman Sachs et Citi sont sous haute surveillance
15:10et renforcent leurs mesures de sécurité.
15:12Après de nouvelles alertes.
15:14Caroline Morisseau.
15:16La tension est en effet montée d'un cran après des alertes des autorités américaines.
15:21Le bureau londonien de Goldman Sachs a été prévenu
15:24qu'un groupe iranien menaçait de s'en prendre à ses bâtiments parisiens.
15:28Le siège de la banque près des Champs-Elysées
15:29a aussitôt été placé sous surveillance policière.
15:32Et selon plusieurs sources citées par Bloomberg,
15:35ses salariés ont été autorisés à rester travailler chez eux.
15:38Même chose chez Citi.
15:40Selon nos informations, les responsables de la banque
15:42ont été alertés dans la nuit par les services américains
15:45de menaces sur les sièges de Paris et Francfort.
15:48Tous les salariés concernés ont aussitôt été sommés de rester chez eux en télétravail.
15:53Ces menaces interviennent quelques heures après les mises en examen
15:56et le placement en détention de quatre suspects
15:59après l'attentat déjoué le week-end dernier devant le siège de Bank of America à Paris.
16:03Attentats qui pourraient, selon le parquet, être liés à un groupuscule pro-iranien.
16:08Ces nouvelles alertes sont prises très au sérieux.
16:11Nous sommes en contact étroit avec le ministère de l'Intérieur
16:14qui suit tout cela de très près, nous explique une source bancaire.
16:18Dans le reste de l'actualité, l'horizon se dégage pour les cadres
16:21et les recrutements pourraient repartir à la hausse.
16:23Cette année, plus 4% selon l'APEC, soit 305 000 postes
16:28grâce notamment au secteur à forte valeur ajoutée, informatique, banque assurance ou conseil
16:33où les recrutements pourraient rebondir après avoir fondu de plus de 20% sur les deux dernières années.
16:38Mais évidemment, l'APEC précise que l'incertitude demeure en raison de la guerre au Moyen-Orient.
16:44Les ETI, elles, veulent se faire entendre.
16:46Le premier sommet européen des ETI a eu lieu aujourd'hui à Paris.
16:511 200 participants, 700 patrons, 5 ministres dont Sébastien Martin et Jean-Pierre Farandou
16:57se sont retrouvés à la Sorbonne pour rendre compte collectivement de leurs difficultés
17:02et faire bouger les lignes sur la réglementation.
17:05Nathan Coquampo.
17:07En France, on met beaucoup en avant les start-up, on attaque beaucoup les grands groupes
17:10et au milieu, on oublie les ETI.
17:12Elles sont pourtant 7 000 dans l'hexagone et représentent 30% de l'emploi.
17:16Dans le grand amphi de la Sorbonne, les patrons interpellent les pouvoirs publics.
17:19Xavier Gagé, président du groupe Poché, fabricant de flacons de parfum,
17:22a dans le viseur la réglementation.
17:24On a décarboné un de nos fours et dans le même temps, l'Europe baisse les quotas carbone
17:29qui sont alloués et donc il y a un sujet de compétitivité mondiale qui doit être traité.
17:34Le passage du statut de PME à ETI s'est avéré compliqué à gérer pour Geneviève Melconian,
17:38co-présidente d'Aramine, qui conçoit du matériel pour l'industrie minière.
17:42À partir du jour où nous avons franchi le seuil des 50 millions d'euros,
17:46on n'a pas compris ce qui nous tombait sur la tête.
17:48Une réglementation surdimensionnée.
17:51Nos directeurs de services devaient se transformer du jour au lendemain
17:54en directeurs administratifs pour remplir des papiers, des enquêtes, des documents.
17:59Simplifier les règles, d'accord, mais pour Philippe Dornano, co-président du Métis,
18:02il faut aussi s'unir à l'échelle européenne.
18:04Les Allemands, par exemple, ou les Italiens du Nord connaissent très bien
18:07la force de leur Mittelstand ou de leur tissu d'entreprise moyenne grande.
18:11On est face à une concurrence mondiale qui est assez féroce.
18:14On a tous les moyens de réussir, mais encore faut-il qu'on prenne conscience du sérieux de la situation.
18:20Cinq ministres présents à ce premier sommet des ETI.
18:22Gabriel Attal qui réunit leur patron cette semaine pour discuter du prochain budget.
18:26Les ETI dans l'ombre ont en tout cas réussi à tirer l'œil du politique.
18:29Les salariés de Solocal, ex-page jaune, réclament des jours de télétravail supplémentaires
18:34pour soulager leur portefeuille avec la hausse des prix du carburant.
18:38Mais cette demande, elle a été refusée par la direction.
18:40Un refus qui génère une vague d'incompréhension.
18:44Reportage à Nancy, Valentine Adbi avec BFM Alsace.
18:48Le trajet domicile-travail commence à coûter de plus en plus cher aux salariés de Solocal
18:53qui ne peuvent se passer de leur voiture.
18:55C'est des midi d'air délégués du personnel.
18:58Ça peut vite chiffrer sur un trajet à peu près approximatif de 30 km.
19:01Allez, 30 km retour, ça fait 60 km.
19:05En plus, sur un jour de télétravail, ça peut jusqu'à 30-35 euros par mois en plus pour le
19:10salarié.
19:10Ces salariés, souvent payés au SMIC, ont donc demandé un à deux jours de télétravail supplémentaire.
19:16Mais la direction s'y est refusée.
19:18Pour Frédéric Gallois, délégué syndical FO,
19:20cette mesure n'aurait pourtant aucun coût supplémentaire pour l'entreprise.
19:24Aujourd'hui, on nous répond que là, ce n'est pas possible.
19:28Mais sans réponse, en fait, sans réponse fiable.
19:31On nous dit simplement, si vous n'êtes pas content,
19:33en tous les cas, vous pouvez aller voir le prix du carburant sur une pompe à côté de chez vous.
19:39Donc faites toutes les stations essence afin de trouver un litre de diesel moins cher.
19:44Ce n'est pas entendable.
19:45La direction répond qu'elle n'est pas indifférente à la situation,
19:48mais que dans le contexte de redressement de l'entreprise qui est en pleine restructuration,
19:53elle met tout en œuvre pour maintenir l'emploi de ses 2000 salariés.
19:56Gros clash cet après-midi à l'Assemblée nationale
19:59entre le rapporteur de la commission d'enquête sur France Télévisions
20:02et Xavier Niel, le fondateur de Free,
20:04détient des parts dans Media One,
20:06l'un des premiers producteurs de France Télévisions.
20:09Il était interrogé par le député UDR,
20:12Charles Aloncle,
20:13sur l'influence de l'actionnaire américain KKR.
20:17Mathieu Pêche-Bertie.
20:19L'ambiance était extrêmement tendue
20:21entre les députés de la commission d'enquête et Xavier Niel.
20:24Si vous ne voulez pas m'entendre...
20:25Je vous entends.
20:26Non, vous ne voulez pas m'entendre, vous ne laissez pas amener.
20:27Si vous voulez bien, si vous avez la gentillesse de bien vouloir...
20:29Vous me laissez terminer mes trois dernières minutes.
20:31Je vais vous laisser terminer.
20:32J'ai été censuré six fois en six minutes.
20:35Après avoir failli quitter l'Assemblée,
20:37il est revenu sur le cœur des débats,
20:38le rôle du fonds américain KKR, actionnaire de Media One.
20:42D'après vous, donc Media One serait une entreprise américaine.
20:44Vous allez l'aller prononcer, je pense, avant le début de cette commission.
20:47Et après, c'est faux.
20:49Pierre-Antoine Capeton est français, je suis français,
20:51je crois que Mathieu Pigasse est français, il vous le confirmera,
20:54avec un siège, un pari, un contrôle intégralement et exclusivement français.
20:59KKR détient une part minoritaire au capital de Media One,
21:02Xavier Niel moins de 10%.
21:03Mais avec le fondateur Pierre-Antoine Capeton
21:06et son associé Mathieu Pigasse,
21:08ils détiennent la majorité des droits de vote
21:10et des sièges au conseil de surveillance.
21:12C'est ce pouvoir de contrôle qui, selon eux,
21:14fait de Media One une entreprise française.
21:16Le rapporteur Charles Aloncle vise aussi les relations
21:19entre le fonds KKR et Xavier Niel,
21:21qui en est administrateur depuis 2018.
21:24Derrière ce bras de fer, les députés pointent Media One,
21:27premier producteur de France Télé,
21:28sur un milliard d'euros de budget pour ses programmes.
21:30111 millions d'euros lui sont revenus l'an passé.
21:33Dans le reste de l'actualité, une année 2025 solide pour Decathlon.
21:37Le groupe dégage un bénéfice net en hausse de 16%.
21:41En 2025 à 910 millions d'euros,
21:43le chiffre d'affaires atteint 16,8 milliards en progression de 4%.
21:47La part des ventes en ligne reste stable à un peu plus de 20%.
21:51Dans le secteur auto, Tesla annonce des ventes mondiales en hausse
21:55de 6,3% au premier trimestre.
21:57Le constructeur a livré un peu plus de 358 000 véhicules électriques.
22:02C'est toutefois en dessous des attentes.
22:05En France, c'est une première dans la santé.
22:09La Haute Autorité de Santé vient d'autoriser
22:11le remboursement d'une thérapie numérique.
22:14Elle a été mise au point par la start-up Ludoker
22:17et permet d'aider les enfants asthmatiques à se soigner.
22:21Explication avec Astré-Olivier.
22:24Après 8 ans de recherche et 5 millions d'euros d'investissement,
22:28Ludoker a mis au point une application connectée à Joe,
22:31un petit robot que nous décrit sa présidente, Alexandra Delafontaine.
22:35C'est un petit robot qui est rond,
22:38qui a une petite bouille bien mignonne.
22:40L'objectif, c'est qu'il accompagne les jeunes enfants atteints d'asthme.
22:45Il va guider l'enfant avec des vidéos médicales animées
22:49pour lui apprendre à prendre son traitement correctement.
22:52Une pathologie qui coûte plus de 7 milliards d'euros par an
22:55selon une étude de Santé publique France.
22:57Mais les cas graves pourraient diminuer drastiquement
23:00car la thérapie numérique de Ludoker,
23:02qui réduit de 42% les complications,
23:05sera bientôt remboursée par la Sécurité sociale.
23:07Déjà, une immense satisfaction, une grande fierté,
23:13j'ai envie de dire, pour le marché français, pour la filière.
23:16Je pense que c'est une très bonne nouvelle.
23:18C'était attendu depuis longtemps.
23:20Ludoker entame 6 mois de négociations avec le comité des produits de santé
23:24pour déterminer le prix de son robot.
23:27En parallèle, la start-up se prépare à s'exporter en Europe,
23:30notamment en Allemagne, puis dans un second temps, sur le marché américain.
23:34On reparle de la guerre en Iran et de ses conséquences.
23:37Le pâtissier Pierre Hermé est assez présent au Moyen-Orient.
23:41Il y a plusieurs points de vente partenaires.
23:44Il est distribué dans des hôtels également.
23:45Et pour le moment, l'activité tourne au ralenti,
23:48mais les affaires continuent.
23:50Écoutez Eric Vincent, le directeur général de Pierre Hermé.
23:53Ces produits-là voyagent par fret maritime.
23:58On peut avoir de l'aérien, mais comme c'est coûteux, c'est assez rare.
24:03Et nos partenaires passent des commandes de 2 atrombes à l'avance.
24:07Donc ils ont encore du stock pour l'instant.
24:08Ah oui, mais il va y avoir un sujet, si ça dure effectivement,
24:11sur l'approvisionnement des macarins.
24:13Sur le Moyen-Orient, tout à fait.
24:14Donc là aussi, on reste vigilant et on observe ce qui va se passer,
24:19si c'est avant l'été ou si c'est parti pour durer longtemps.
24:24Éric Vincent, directeur général de Pierre Hermé.
24:26Il est l'invité de Focus Retail, présenté par Eva Jaco.
24:30Émission à retrouver samedi à 13h30 et en replay d'ores et déjà sur bfmbusiness.com.
24:36Et justement, le clic du jour avec cet article sur le détroit d'Hormuz
24:40et comment l'Iran filtre les navires pour franchir le passage.
24:44Il est soumis à un système de contrôle informel imposé par Téhéran
24:48qui filtre les navires selon leur origine et leurs caractéristiques,
24:51qui imposent des frais et n'autorisent de passage qu'à se valider,
24:55parfois sous conditions comme un changement de pavillon.
24:58Pour les pétroliers, le tarif de base évoqué serait environ de 1 dollar par baril,
25:05payable en yuan ou en stablecoin.
25:08Un article à retrouver sur notre site bfmbusiness.com.
25:10À la une de la tribune demain, la une est consacrée à Paris qui inaugure sa bourse blockchain.
25:19Sur l'antenne de BFM Business, l'or closier reçoit demain matin 7h45.
25:23Charles Wolf, le président d'Initiative Pharma et directeur France de Sanofi.
25:29Tout de suite, c'était Kenko, présenté par François Sorel.
25:31Très bonne soirée.
25:3419h éco sur BFM Business.
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