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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous, je ne suis pas un fan du pape Léon.
00:00:05Les mots ne sont pas de moi, ils sont de Donald Trump pour critiquer la vision libérale,
00:00:10dit Donald Trump, du Saint-Père, qui selon lui ne veut pas entrer dans un débat avec le président américain.
00:00:16Le pape l'a confirmé d'ailleurs dans l'avion.
00:00:19Mais ces mots de Trump sont étonnants à tout le moins.
00:00:21On est fan des Beatles, on est fan du PSG, mais est-ce qu'on peut être fan du pape,
00:00:26le représentant de Dieu sur Terre pour plus de 2 milliards de chrétiens.
00:00:31Ce n'est pas le sujet.
00:00:32Donald Trump qui pour le coup tient bon sur le blocus dans le détroit d'Hormuz,
00:00:36qu'il entend mettre en place des 16 heures de Paris.
00:00:39Comment ce blocus va-t-il s'organiser ? Quelles en sont les modalités, les contraintes ?
00:00:43Il y a toute une partie sur le déminage.
00:00:46On va tout vous expliquer dans un instant dans ce MidiNews avec un ancien plongeur des mineurs.
00:00:50Paris et Londres organisent en parallèle une conférence en vue d'une mission multinationale pacifique.
00:00:57Emmanuel Macron ne soutient pas, mais ne contredit pas non plus la décision sur ce blocus.
00:01:02Contrairement à Kerst Armer, entre le sort des Iraniens, la question du pétrole, la question du nucléaire,
00:01:08quelle est la solution s'il y en a une pour mettre fin à cette guerre ?
00:01:11Nous intergerons là-dessus dans une très grande partie de ce MidiNews
00:01:14avec en parallèle bien sûr la visite du pape en Algérie.
00:01:19Et puis à 14h30, je recevrai Diane de Bourguedon, auteure du livre « Les indésirables » chez Fayard.
00:01:25L'essayiste y analyse la façon dont les élites françaises, de gauche comme de droite,
00:01:29ont développé ce qu'elle appelle la prolophobie, le mépris pour les classes sociales modestes,
00:01:34les beaufs, les ploucs, les indésirables, racistes et analphabètes.
00:01:37Voilà comme ils sont présentés aux yeux des grandes semondes,
00:01:41ce qui attise évidemment la haine et surtout la fracture de la France.
00:01:45Bienvenue dans MidiNews.
00:01:46On développe tous ces sujets mais d'abord toutes les informations avec Mathieu Devesse.
00:01:49Bonjour Mathieu.
00:01:50Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:52A la une, les cours ont repris ce matin à Montpellier
00:01:54après la violente bagarre entre un professeur et des lycéens.
00:01:57Deux inspecteurs d'académie sont sur place.
00:02:00Renforcement de la sécurité également.
00:02:02Vendredi, un professeur de physique chimie a été frappé et mis à terre par deux élèves.
00:02:06L'enseignant reconnaît avoir giflé un lycéen.
00:02:09Il a depuis été suspendu.
00:02:11Des proches de Salah Abdeslam ont été placés en garde à vue.
00:02:14C'était samedi.
00:02:15Selon nos confrères d'Europe 1, ils ont été interpellés alors qu'ils se rendaient à la prison de Vendin
00:02:20-le-Vieil pour un parloir avec le terroriste.
00:02:22On rappelle que ce dernier purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation aux attentats du 13
00:02:28novembre 2015 à Paris.
00:02:31Enfin, la réponse du pape à Donald Trump.
00:02:33Léon XIV, qui vient d'arriver en Algérie, affirme, je cite, ne pas avoir l'intention d'entrer dans un
00:02:38débat avec le président américain.
00:02:40Hier, Donald Trump a déclaré, vous l'avez rappelé, cher Pierre, ne pas être un grand fan du pape.
00:02:45C'est quelqu'un, je cite, de très progressiste.
00:02:47Et c'est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité.
00:02:50Fin de citation à vous.
00:02:51Merci Mathieu Devez, en effet, ce mot fan n'est pas forcément le plus approprié, c'est pour ça que
00:02:56j'ai insisté là-dessus.
00:02:57Et nous parlerons effectivement de ces derniers développements, sachant que cette polémique entre Trump et le pape était-elle vraiment
00:03:05utile ?
00:03:05On va en parler avec nos invités, Judith Ventreaubella, bonjour Judith, bonjour Sarah Salman, bonjour Bruno Combi.
00:03:12Merci d'être avec nous, vous êtes polytechnicien ingénieur en génie nucléaire.
00:03:16Le nucléaire, vous allez tout nous expliquer dans cette région.
00:03:18Nous sommes avec Atranik Carvorkan également, bonjour, vous êtes analyste internationale au Think Tank le millénaire.
00:03:24Dora Abdelrazi qui est là, bien sûr, évidemment, notre journaliste internationale, ici même à CNews.
00:03:29Avant de parler d'Hormuz, je vous propose de faire un saut en Israël, puisque Régine Delfour est là-bas
00:03:34avec Charles Baget.
00:03:36Régine, bonjour, vous êtes à Tel Aviv.
00:03:38Israël envisagerait sérieusement de relancer les hostilités contre l'Iran avec l'interruption de l'opération rugissement du Lion.
00:03:43Alors que le détroit d'Hormuz reste fermé, Israël attend bien sûr les décisions de Donald Trump.
00:03:48Régine, quelles sont les craintes des Israéliens ?
00:03:54Oui, bonjour Pierre. Écoutez, tout le monde attend en fait ce délai dans 3 heures, puisque ici il est 14
00:04:01heures et donc c'est à 17h heure israélienne,
00:04:03que Donald Trump est supposé donc bloquer, enfin pas lui mais la marine américaine est supposé donc bloquer certains ports
00:04:10du détroit d'Hormuz.
00:04:11Alors tout le monde se demande ici, quelle va être la réponse de l'Iran ? Est-ce que l
00:04:16'Iran donc va attaquer Israël ?
00:04:19Notamment puisque l'Iran a annoncé ce matin avoir déjà listé plusieurs cibles en Israël en cas de blocus.
00:04:29Mais bon, là aussi on ne sait pas si ce blocage du détroit d'Hormuz va être réellement fait,
00:04:34puisqu'on a l'habitude des effets d'annonce par Donald Trump.
00:04:38Alors vous pouvez sûrement le voir là sur les images de Charles Bagé, ici en Israël et notamment à Tel
00:04:43Aviv,
00:04:43et bien les gens vivent en fait, les gens se promènent, sont en train de manger dans les cafés,
00:04:49on sait que les enfants sont à l'école, il y a beaucoup d'embouteillages aussi,
00:04:53puisque les gens vont aussi travailler, donc la vie ne s'arrête pas Pierre.
00:04:58Merci beaucoup Régine Delfour, à Tel Aviv avec Charles Bagé et effectivement cette nouvelle escalade entre Washington et Téhéran,
00:05:07les Etats-Unis annoncent ce blocus qui est donc, vous l'avez vu, y compris en Israël,
00:05:11très très attendu dans ce détroit d'Hormuz.
00:05:13Explication de Julia Ferrant.
00:05:15C'est un des trois stratégiques dont Donald Trump veut reprendre le contrôle.
00:05:20Le président américain a annoncé un blocus naval après l'échec des négociations avec l'Iran.
00:05:27Objectif, filtrer tous les navires, contrôler les cargaisons et sécuriser la zone face aux menaces iraniennes.
00:05:33Croyez-moi, cette déclaration les a amenés à la table des négociations et ils n'en sont pas repartis.
00:05:38Ils n'ont pas quitté la table des négociations.
00:05:40Je prédis qu'ils reviendront et qu'ils nous donneront tout ce que nous voulons.
00:05:43Et je dis à mes hommes, je veux tout, je ne veux pas 90%, je ne veux pas 95%, je
00:05:49leur ai dit je veux tout.
00:05:50Depuis plusieurs jours, l'Iran impose sa loi.
00:05:54Certains navires peuvent passer à condition de payer des droits de passage ou d'obtenir une autorisation.
00:06:00Résultat, des pétroliers font demi-tour et des centaines d'autres restent bloqués,
00:06:05comme l'illustre cette carte du trafic maritime.
00:06:08L'Iran dénonce un blocus illégal qui constitue un acte de barbarie.
00:06:13Si la sécurité des ports de la République islamique est menacée,
00:06:16aucun port dans le golfe Persique et la mer d'Arabie ne sera en sécurité.
00:06:20Un blocus qui ne reçoit pas le soutien de l'Espagne.
00:06:24La ministre de la Défense a affirmé que cette action n'avait aucun sens.
00:06:29De même pour le Royaume-Uni.
00:06:30Le premier ministre britannique souhaite surtout déminer le Détroit.
00:06:35Londres qui va organiser une conférence avec Paris dans les prochains jours
00:06:38pour établir une mission pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation dans le Détroit.
00:06:46Voilà donc Emmanuel Macron avec Erstermer qui prépare une solution pacifique
00:06:50alors que Donald Trump, lui, est toujours sur le ton plutôt belliqueux.
00:06:55Mais Bruno Combi, vous l'avez bien analysé déjà sur cette antenne.
00:07:00Le problème, c'est que s'il y a cette trêve, c'est aussi parce que, pour l'instant,
00:07:04on essaye de recharger les bateaux en munitions parce que ça manque en ce moment.
00:07:08Oui, c'est ça.
00:07:09Une des explications de cette trêve, c'est que depuis plus de 45 jours maintenant,
00:07:13il y a eu beaucoup de munitions qui ont été tirées.
00:07:16Donc les stocks de munitions sont de plus en plus vides.
00:07:19Du côté des Iraniens, il n'y en a plus beaucoup.
00:07:22Les stocks ont été détruits et tirés.
00:07:24Les usines aussi, ils ont visé les usines.
00:07:26Les usines qui permettent de les refabriquer ont été en grande partie détruites.
00:07:28Alors une partie du stock et des processus de fabrication sont enterrés.
00:07:32Donc on ne sait pas exactement combien il en reste, qu'ils soient encore intacts.
00:07:35Mais on voit bien par l'intensité, la cadence des tirs que ça a quand même énormément diminué
00:07:40et qu'il ne leur reste plus grand-chose.
00:07:42Et du côté des Américains, c'est un petit peu la même chose, mais pour d'autres raisons.
00:07:46Quand un groupe naval avec un porte-avions part de son port d'attache,
00:07:51il est chargé à bloc en munitions, en canons, en pièces de rechange, etc.
00:07:54Mais tout ça, ça a une certaine durée de vie parce qu'il faut faire la maintenance sur le navire,
00:07:58la maintenance des avions.
00:08:00Il y a des pièces à changer régulièrement et le stock d'armes, lui aussi, a été en grande partie
00:08:05tiré.
00:08:06Alors on peut ramener des armes par avion ou par hélicoptère d'autres pays,
00:08:11mais au bout d'un moment, il manque un certain nombre de choses.
00:08:13Il y a de la maintenance à faire qui prend du temps et qui nécessite des pièces détachées lourdes.
00:08:18Et donc tout ça prend du temps.
00:08:20Et donc Trump avait besoin, en quelque sorte, d'une trêve également,
00:08:23d'où c'est une explication un peu technique de cette trêve.
00:08:26Mais un bateau de gamme marine, ça ne peut pas naviguer indéfiniment comme ça.
00:08:30Alors on va voir si ce blocus va pouvoir améliorer les choses et faire une nouvelle pression,
00:08:36à la fois diplomatique, mais ça reste évidemment dans le cadre de la guerre.
00:08:39Je voudrais d'abord qu'on fasse un petit tour par la Bretagne,
00:08:43où, étant duplex avec nous, Thomas Couvin, ancien plongeur des mineurs de la Marine Nationale.
00:08:49Bonjour Premier Maître et merci beaucoup d'être avec nous.
00:08:51Vous allez nous expliquer comment ça marche, le déminage.
00:08:54Parce qu'évidemment, on nous a dit, la carte marine a été montrée tout à l'heure avec le détroit
00:09:00d'Hormuz.
00:09:00On voit qu'il y a énormément de bateaux qui sont en attente.
00:09:04Et ce qui concerne le déminage, pour l'instant, c'est la grande inconnue.
00:09:08D'ailleurs, on se demande comment est-ce que les bateaux américains ont pu passer dans des zones
00:09:13où, effectivement, cette mer a été minée.
00:09:16Comment est-ce que ça marche, le déminage ? Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
00:09:19Bonjour, monsieur, bonjour à tous.
00:09:22Comment fonctionne le déminage maritime ?
00:09:26Tout simplement, il faut d'abord rechercher, ensuite identifier et ensuite neutraliser
00:09:32ou détruire toutes les munitions qu'on pourrait rencontrer.
00:09:36Comment ça se passe concrètement en format physique ?
00:09:40Donc, on a des systèmes de détection de sonars qui vont être soit via des drones,
00:09:45qui vont être en format autonome.
00:09:47On va leur envoyer une mission et puis ils vont cartographier les fonds.
00:09:50Ensuite, on va analyser tout ce qui va être les anomalies,
00:09:54qui vont permettre de définir si c'est une munition, un caillou ou une naze de pêche.
00:09:59Et ensuite, on va envoyer soit un plongeur des mineurs
00:10:03pour venir faire l'identification de cette munition et la détruire par derrière.
00:10:07Soit on va envoyer un ROV, donc un drone sous-marin,
00:10:11pour venir faire cette identification.
00:10:13Et après, potentiellement, soit il y a un plongeur qui va y retourner pour détruire,
00:10:17soit c'est un drone sous-marin qui va venir apporter une charge explosive
00:10:20à côté de cette munition pour la détruire.
00:10:23C'est un travail titanesque et c'est un travail au cas par cas.
00:10:27Donc, c'est ça qui est assez étonnant.
00:10:29On voit l'ampleur de ce que c'est que le 2-3 d'Ormouz.
00:10:33On a dit que c'était effectivement serré quand on parlait du passage des bateaux.
00:10:37Effectivement, il y a 33 kilomètres et le chenal lui-même,
00:10:39en fait, pour passer, fait 3 kilomètres.
00:10:41Mais déjà sur 3 kilomètres, s'il y a un nombre de mines inconsidérées,
00:10:45si on fait mine par mine, c'est totalement, pardonnez-moi l'expression,
00:10:48c'est totalement délirant.
00:10:49Comment est-ce qu'ils vont faire ?
00:10:51Tout simplement, ils vont déterminer une route,
00:10:55donc un axe avec une largeur droite, une largeur gauche
00:10:58pour pouvoir permettre à un bateau de passer.
00:11:01Et ils vont dans un premier temps traiter tout ce couloir-là
00:11:04et ça va permettre aux bateaux de naviguer dans cette zone-là
00:11:07qui va être sécurisée.
00:11:08Et après, on va agrandir cette zone au fur et à mesure
00:11:11pour pouvoir faire des chassés croisés,
00:11:13faire passer deux bateaux en même temps côte à côte.
00:11:15Voilà comment on va fonctionner.
00:11:16Et ça peut durer combien de temps, d'abord cette zone de sécurisation
00:11:19et ensuite le déminage à proprement dit ?
00:11:23Le déminage et la zone de sécurisation, ça va aller en même temps.
00:11:26C'est-à-dire que dans un premier temps, on va ouvrir ce couloir.
00:11:28Si on ne trouve rien, ça va aller très vite.
00:11:31Mais plus on va trouver, plus ça va prendre du temps.
00:11:33Il faut savoir qu'on peut traiter des munitions
00:11:36à peu près entre 5 et 6 par jour
00:11:39en fonction des capacités au grand maximum et par unité.
00:11:43Donc forcément, derrière, ça va limiter la quantité de munitions
00:11:48qu'on peut traiter à la journée, à la semaine, au mois
00:11:51et en fonction du nombre qu'on va trouver.
00:11:53Si on n'en trouve pas, ça va aller.
00:11:54C'est très important ce que vous dites, Premier de Couvin,
00:11:56parce que là où on se dit, parce que c'est ça aussi la joie,
00:12:01j'allais dire, de l'information instantanée.
00:12:02Nous sommes sur une chaîne d'informations inconnues,
00:12:05mais ici, on dit la vérité.
00:12:07Donc ce qu'il faut vraiment préciser,
00:12:08c'est ce que vous venez de faire en partie,
00:12:10c'est que là où on croit que le blocus du détrodormose,
00:12:14hop, tout d'un coup, ça va changer les choses,
00:12:16pas du tout.
00:12:17En fait, ça va encore prendre des jours, des semaines.
00:12:21Oui, tout à fait.
00:12:22Effectivement, la sécurisation d'un couloir maritime prend du temps.
00:12:27On est encore en train de traiter les munitions de la Seconde Guerre mondiale.
00:12:31Vous vous doutez bien que dans un détroit,
00:12:34alors le conflit est beaucoup plus court.
00:12:37On parle de stock de mine marine entre 2 000 et 6 000.
00:12:40Bon, je ne pense pas qu'ils aient mouillé tous leurs stocks sur ce conflit-là.
00:12:46Admettons qu'ils en ont mouillé 3 000.
00:12:48Oui, effectivement, il y a du temps qui va être passé à déminer ce détroit.
00:12:52Une question pour vous de Bruno Combi.
00:12:55Oui, alors ce n'est pas vraiment une question.
00:12:56Je voulais plutôt compléter ce que vient de nous dire Thomas,
00:12:59qui est très intéressant.
00:13:00Et donc, on sait que la largeur dont il nous parle,
00:13:03c'est de l'ordre de 100 à 200 mètres pour chaque chasseur de mines.
00:13:06Donc, c'est chasseur de mines tripartite,
00:13:08comme ceux qu'on a en France, par exemple.
00:13:10Et donc, on peut détecter sur 100 mètres, typiquement, de chaque côté.
00:13:13Si on veut faire le travail de manière précise et sans prendre de risque,
00:13:16on fait un recoupement.
00:13:17Donc, on va balayer un couloir.
00:13:19Et il va falloir, comme ça, faire ranger après ranger,
00:13:22jusqu'à avoir tout nettoyé.
00:13:23Comme le chasseur de mines tripartite progresse à une vitesse
00:13:26qui est de l'ordre de 4 ou 5 nœuds, typiquement, pour faire ce travail.
00:13:30Donc, c'est 8 km heure.
00:13:31Et on sait que le détroit d'Ormousse fait environ 100, 150 km de l'onde.
00:13:35Ils ont 100 000 nautiques.
00:13:37Et que la largeur de chaque rail, mais il y en a deux, fait 3 000 nautiques.
00:13:41Et la largeur totale du détroit fait environ 50 km.
00:13:45Ça permet d'estimer, de calculer combien de temps il faut.
00:13:48Et ce temps, et ce compte, pas en jours, mais plutôt en semaines.
00:13:52Mais combien ?
00:13:52Si on n'a qu'un seul bateau...
00:13:53J'ai l'impression que vous avez fait le calcul.
00:13:55Oui, j'ai fait le calcul.
00:13:55Donc, si on a un seul bateau, on est plutôt de l'ordre de plusieurs semaines
00:13:59ou un mois pour vraiment dégager tout le détroit.
00:14:01Si on ne dégage que le rail, c'est plus rapide, puisque c'est moins large.
00:14:05Et si on a plusieurs bateaux, c'est plus rapide, puisqu'ils vont travailler en parallèle.
00:14:09Et donc, la zone sera quadrillée plus vite.
00:14:11Maintenant, il y a une difficulté technique.
00:14:13Il y a plusieurs types de mines.
00:14:14Vous avez des mines qui sont des mines à Orin, qui sont ancrées au fond, qui ne bougent pas.
00:14:18Vous avez des mines de fond qui sont posées sur le fond.
00:14:22Alors, les mines à Orin, c'est le plus facile à détecter.
00:14:24Les mines posées au fond, comme nous l'a expliqué Thomas,
00:14:27elles peuvent être confondues avec une nasse de pêche, avec un gros caillou.
00:14:30Donc, c'est un peu plus compliqué pour les identifier.
00:14:32L'identification est compliquée et longue.
00:14:34Il faut être sûr que c'est une mine ou que ça n'est pas une mine.
00:14:36Donc, ça nécessite d'aller voir.
00:14:38Il y a le sonar, évidemment.
00:14:39Vous avez le sonar qui donne une première idée.
00:14:41Donc, c'est plus facile pour les mines ancrées.
00:14:42Vous avez les dernières, les mines dérivantes, qui, elles, se promènent.
00:14:46Et donc, là, même quand on a déminé un couloir,
00:14:49on n'est jamais sûr que le lendemain, avec les courants et la marée,
00:14:52ils ne soient pas minés de nouveau.
00:14:53Donc, il faut perpétuellement recommencer.
00:14:55D'autant plus que les Iraniens ont un grand nombre de petits bateaux
00:14:57qui peuvent faire 10 mètres de long.
00:15:00Une mine, ce n'est pas très gros.
00:15:01Et donc, vous avez toutes sortes de bateaux qui peuvent aller poser ça.
00:15:03Et donc, si les bateaux iraniens, même de pêche, circulent,
00:15:07s'ils ont du stock, ils peuvent en remettre.
00:15:09Toutes les nuits, ils peuvent en remettre.
00:15:10Voilà.
00:15:11Et Judith...
00:15:12Donc, on est parti pour une opération...
00:15:14Peut-être pour le blocus ?
00:15:14On est parti pour une opération de type stop and go.
00:15:16C'est ça.
00:15:17C'est-à-dire, quand on aura fini, ça peut recommencer le lendemain.
00:15:19Et moi, Judith, je pense à tous les Français, notamment,
00:15:22qui sont à la pompe et qui se disent,
00:15:24tiens, il y a le blocus, ça va peut-être arranger les choses.
00:15:26En fait, ils vont attendre encore des semaines et des semaines.
00:15:29Oui.
00:15:29Enfin, ce n'est pas pire que de ne rien faire.
00:15:32Non, non, mais je ne suis pas en train de juger.
00:15:33Mais vous voyez, l'impatience, et notamment, on le verra tout à l'heure aussi,
00:15:37des agriculteurs sur le gasoil non-hautier, etc.
00:15:39Ce sont des conséquences.
00:15:40Bien sûr, c'est des dominos.
00:15:41Je ne dis pas que la situation des Français est plus grave
00:15:44que celle du Détroit d'Orbouge, aucunement.
00:15:46Mais, évidemment, c'est une situation globale.
00:15:49Oui.
00:15:49Moi, ce qui m'interpelle, c'est que tout ce que vous dites
00:15:52plaide pour un blocus.
00:15:53On ne peut pas faire ce travail-là avec circulation des bateaux.
00:15:57Bien sûr, le chasseur de mines tripartite,
00:16:00si vous le mettez au milieu du Détroit d'Orbouge,
00:16:02il devient une cible pour les Iraniens qui peuvent tirer depuis la côte
00:16:05puisqu'ils ont encore des drones, notamment,
00:16:08ou des petits zodiacs, des petits navires
00:16:10qui peuvent venir avec un lance-roquette.
00:16:12Donc, ils sont une cible.
00:16:14Et donc, pour travailler correctement,
00:16:16il faut d'abord pacifier la zone.
00:16:18C'est d'ailleurs ce qu'avait dit notre président.
00:16:19Il avait dit, on ira déminer le Détroit
00:16:20quand ça sera la paix et qu'on pourra faire le travail.
00:16:23En tout cas, c'est ce blocus qui est sur le tapis
00:16:26et qui va donc commencer normalement, tout à l'heure,
00:16:29à 16h, heure française.
00:16:30Je voudrais remercier le premier ministre Thomas Couvin
00:16:32d'avoir été avec nous, ancien plongeur des mineurs,
00:16:35de la Marine nationale.
00:16:36Merci beaucoup de vos explications.
00:16:38Dora Abdel Razik,
00:16:39l'Iran a donc le contrôle,
00:16:42on l'a vu, de ce Détroit d'Ormouz,
00:16:44le blocus américain.
00:16:45La question, c'est,
00:16:46est-ce que ça peut faire plier le régime à terme ?
00:16:49En fait, là aussi, ça va dépendre du temps
00:16:51parce qu'on voit que Donald Trump veut aller vite
00:16:52pour mettre fin à cette guerre
00:16:54et justement débloquer le Détroit d'Ormouz.
00:16:58Sauf que les Iraniens ont bien compris
00:17:00que c'était un levier très important pour eux.
00:17:01D'abord, ils permettent de s'enrichir
00:17:03en taxant les bateaux qui passent.
00:17:05Et puis, les Iraniens qui continuent
00:17:07à exporter leur pétrole,
00:17:08et ça, c'est très important.
00:17:10Il faut savoir qu'environ 1 million de barils
00:17:13de pétrole par jour passent,
00:17:14à destination, évidemment, de l'Asie.
00:17:17Donc, en fait, ce qu'il faudrait que les Américains fassent,
00:17:20c'est de bloquer vraiment les ports
00:17:23qui concernent l'Iran.
00:17:24Puisque, comme ça,
00:17:25on va bloquer vraiment les bateaux qui partent.
00:17:27Et donc, on bloque aussi les bateaux qui viennent.
00:17:29Et les bateaux qui viennent sont importants
00:17:31pour la population iranienne.
00:17:32C'est des denrées, c'est des marchandises aussi.
00:17:35Donc, il faut savoir combien de temps, en fait,
00:17:37c'est un bras de fer, en fait,
00:17:38entre les Iraniens et les Américains.
00:17:40C'est le premier qui va céder.
00:17:41D'autant que ça a des conséquences aussi
00:17:42pour les pays amis de l'Iran.
00:17:44Oui, puisque là, on essaye de bloquer,
00:17:46d'asphyxier, on va dire, l'économie iranienne.
00:17:49Mais on fait aussi pression sur la Chine, l'Inde,
00:17:52qui, eux, n'ont pas eu de problème
00:17:54par rapport à leur importation de pétrole.
00:17:57La Chine, qui est d'ailleurs accusée par les États-Unis
00:17:59d'apporter un soutien militaire à Téhéran.
00:18:04Donc, on fait pression sur la Chine
00:18:07pour que la Chine fasse pression, à son tour,
00:18:10sur l'Iran.
00:18:11pour essayer de débloquer le Détroit.
00:18:15La Chine a d'ailleurs réagi ce matin
00:18:16en qualifiant de calomnie sans fondement
00:18:18les informations selon lesquelles
00:18:20elle aurait livré ou s'apprêterait
00:18:22à livrer des équipements militaires à l'Iran.
00:18:24Pékin réclame également une navigation
00:18:27sans entrave dans le Détroit.
00:18:28Il faudra vraiment surveiller la Chine
00:18:31dans les jours à venir,
00:18:32puisque Donald Trump doit se rendre
00:18:34à Pékin le mois prochain.
00:18:37Et à l'instant, Benyamin Netanyahou apporte son soutien
00:18:41au blocus des ports iraniens
00:18:43annoncé par Washington.
00:18:44Donc, on verra effectivement
00:18:45si ce blocus entre en vigueur
00:18:48à l'heure que nous avons annoncé.
00:18:51Nous sommes en tout cas à quelques heures
00:18:53de l'entrée en vigueur de ce blocus
00:18:55du Détroit d'Hormuz.
00:18:57Et nous allons tout de suite rejoindre
00:18:59notre correspondante à Dubaï,
00:19:03Eva Dipadi.
00:19:03Bonjour Eva.
00:19:05Et bien sûr, la tension monte dans le Golfe,
00:19:09dans tous les pays du Golfe,
00:19:11avec effectivement cette annonce
00:19:12du blocus du Détroit d'Hormuz.
00:19:15En effet, et c'est un nouveau bras de fer
00:19:18entre Washington et Téhéran
00:19:20autour du Détroit d'Hormuz.
00:19:21Comme vous avez dit,
00:19:22ce blocus vise à couper l'Iran
00:19:24du commerce mondial.
00:19:25L'armée iranienne a réagi très vivement
00:19:28à cette annonce en affirmant
00:19:29qu'aucun port du Golfe
00:19:30ne serait en sécurité
00:19:31si les siens sont menacés.
00:19:34Le risque d'escalade est donc bien réel.
00:19:37Tous les scénarios sont désormais possibles.
00:19:39Et concrètement, ce blocus consiste
00:19:41à empêcher physiquement
00:19:43tout entrer ou sorti des ports iraniens
00:19:45à des navires marchands,
00:19:47quelle que soit leur nationalité.
00:19:48En revanche, les navires navigants
00:19:50à destination ou en provenance
00:19:51de ports non iraniens
00:19:53devraient pouvoir passer.
00:19:54On ne connaît pas encore
00:19:55le détail exact de l'opération,
00:19:57mais à ce stade,
00:19:58l'US Navy, la marine américaine
00:20:00devrait se positionner
00:20:01proche du Détroit,
00:20:03côté Golfe d'Omane,
00:20:04avec des porte-avions,
00:20:05des destroyers
00:20:06ou des porte-hélicoptères.
00:20:07L'idée serait d'intercepter
00:20:09physiquement tout navire marchand
00:20:11tentant d'entrer
00:20:12ou de sortir des ports iraniens.
00:20:14L'objectif est clair,
00:20:16bloquer toute importation
00:20:17des biens vitaux
00:20:18et toute exportation
00:20:20de pétrole iranien
00:20:22et donc d'étrangler
00:20:23davantage l'économie du pays.
00:20:25Autre enjeu,
00:20:26empêcher le régime de Téhéran
00:20:28de percevoir de droits
00:20:29de passage totalement
00:20:30contraires aux droits internationaux.
00:20:33Et puis,
00:20:33vous l'avez dit,
00:20:34le blocus vise aussi la Chine.
00:20:37La Chine est le client
00:20:38quasi exclusif
00:20:39du pétrole iranien
00:20:40et le principal soutien économique,
00:20:42mais aussi technologique
00:20:44de Téhéran.
00:20:45Elle absorbe
00:20:46la quasi-totalité
00:20:47de ses ventes pétrolières
00:20:49malgré les sanctions américaines.
00:20:51Environ 90%
00:20:53du pétrole iranien,
00:20:54soit autour de
00:20:551,4 million de barils
00:20:56par jour.
00:20:58Et cela représente
00:20:58environ 15%
00:20:59des importations
00:21:01de pétrole de la Chine.
00:21:02Et puis,
00:21:03Pékin,
00:21:03de son côté,
00:21:04a mis en garde
00:21:05contre toute escalade
00:21:07après l'annonce du blocus.
00:21:08Merci beaucoup,
00:21:09Edipati,
00:21:11correspondante de CNews
00:21:12à Dubaï.
00:21:15Antranic,
00:21:16c'est une situation
00:21:17évidemment que tout le monde attend.
00:21:19Et en même temps,
00:21:19évidemment,
00:21:20il y a beaucoup d'enjeux
00:21:22différents en fait
00:21:23dans ce blocus.
00:21:25Exactement,
00:21:25on ne peut pas revenir sur tout,
00:21:26mais pour moi,
00:21:27aujourd'hui,
00:21:27on arrive au paroxysme
00:21:28du conflit
00:21:29qui a commencé
00:21:29donc fin février.
00:21:31Et mon opinion,
00:21:32c'est la suivante.
00:21:33On l'a mentionné
00:21:34tout à l'heure
00:21:34sur le plateau,
00:21:35les Etats-Unis
00:21:35n'ont pas forcément
00:21:37de moyens ballastiques
00:21:39suffisants
00:21:39pour mener à terme
00:21:40si le blocage
00:21:42durait un mois
00:21:42les opérations.
00:21:43On a vu
00:21:43les missiles
00:21:44de longue portée,
00:21:44Thomas Hawk,
00:21:46qui ont été utilisés
00:21:47à hauteur de 600
00:21:48ou 700
00:21:48par les Etats-Unis.
00:21:50Je vous rappelle
00:21:50que ces missiles-là
00:21:51sont produits
00:21:51à l'échelle annuelle
00:21:53par centaines maximum.
00:21:54Ce qui fait que
00:21:54Trump est en train
00:21:55de s'organiser
00:21:56probablement de son côté,
00:21:56comme vous l'avez dit.
00:21:57Mais je pense que
00:21:58le travail de concert
00:21:59avec Israël
00:22:00et les Etats-Unis,
00:22:00c'est ce qui va
00:22:02permettre de déboucher
00:22:03la situation.
00:22:04Et on verra ça
00:22:05dans un instant
00:22:05puisqu'on va y revenir
00:22:06longuement
00:22:07avec les invités,
00:22:08avec les correspondants
00:22:09partout de CNews.
00:22:11Et je vous annonce
00:22:12ce chiffre,
00:22:131639 personnes
00:22:14ont été exécutées
00:22:15en 2025
00:22:18en Iran.
00:22:19Et nous allons
00:22:20justement revenir
00:22:20sur la pression
00:22:22que met l'Iran
00:22:23sur le reste du monde
00:22:24dans ce conflit.
00:22:25et à tout de suite
00:22:26sur CNews.
00:22:29Dans un instant,
00:22:30on parlera de la répression
00:22:31en Iran,
00:22:32mais d'abord
00:22:32toutes les informations
00:22:33avec Mathieu Deves.
00:22:34C'est une réunion
00:22:34qui promet d'être tendue
00:22:36ce soir entre le ministre
00:22:37du Travail et les syndicats
00:22:39en cause.
00:22:39Une proposition de loi
00:22:40qui vise à élargir
00:22:42le travail le 1er mai.
00:22:43Elle doit permettre
00:22:44de travailler aux salariés
00:22:45dans des commerces
00:22:46de proximité
00:22:46comme les boulangeries,
00:22:47les boucheries
00:22:48ou les fleuristes.
00:22:49Et Olivier Faure
00:22:50menace de son côté
00:22:51le gouvernement
00:22:52d'une motion de censure.
00:22:53L'armée iranienne
00:22:55affirme que le blocus
00:22:56naval américain
00:22:57est illégal
00:22:58et constitue,
00:22:59je cite,
00:22:59un acte de piraterie.
00:23:01Elle avertit
00:23:01qu'aucun port du Golfe
00:23:02ne sera en sécurité
00:23:03si les siens sont menacés.
00:23:05Le blocus des ports iraniens
00:23:06débute aujourd'hui.
00:23:07Conséquence,
00:23:08les prix du pétrole
00:23:09remontent au-delà
00:23:10des 100 dollars le baril.
00:23:12Enfin,
00:23:13un triste record
00:23:14en Iran.
00:23:15Toujours au moins
00:23:161639 personnes
00:23:17ont été exécutées
00:23:18l'année dernière.
00:23:19Selon des ONG,
00:23:20c'est 68% de plus
00:23:21qu'en 2024.
00:23:23Des centaines de manifestants
00:23:24risquent toujours
00:23:25la peine de mort.
00:23:25Ils sont détenus
00:23:26depuis janvier
00:23:27après avoir participé
00:23:28aux manifestations
00:23:29contre le régime
00:23:30des Mola.
00:23:30Merci beaucoup
00:23:31Mathieu Devez
00:23:32et à tout à l'heure
00:23:32pour d'autres informations.
00:23:34On va s'arrêter
00:23:34sur ce chiffre.
00:23:351639 personnes exécutées
00:23:36en Iran en 2025,
00:23:39975 en 2024,
00:23:41une hausse de 68%.
00:23:42Et vous disiez,
00:23:43Bruno Combi,
00:23:43vous avez raison de le dire,
00:23:44c'est sans compter
00:23:45la répression qui a eu lieu
00:23:46en janvier dernier
00:23:47et notamment ce week-end
00:23:49sanglant du 8 et 9 janvier.
00:23:51On dit 30 000 personnes,
00:23:52la diaspora dit beaucoup plus,
00:23:54on ne sait pas,
00:23:54c'est encore incertain,
00:23:55mais ça a été totalement inouï.
00:23:57On ne sait pas,
00:23:57puisqu'hélas,
00:23:58on sait qu'ils sont très nombreux,
00:23:59on sait que même
00:24:00ils ont été les achevés
00:24:02dans les hôpitaux,
00:24:03attendre les gens
00:24:03à la sortie de chez eux.
00:24:04Enfin, c'est dramatique,
00:24:05il y en a beaucoup,
00:24:06ils ne sont même pas comptés.
00:24:07Donc, on n'a pas de décompte
00:24:08et on n'en aura probablement jamais.
00:24:10Ce sont des estimations
00:24:11qui sont données
00:24:12par des ONG
00:24:13ou certaines associations.
00:24:14Et malheureusement,
00:24:15c'est beaucoup plus grave
00:24:16que juste ces 1639 personnes
00:24:18qui sont les personnes
00:24:20officiellement exécutées.
00:24:21Et quand on dit
00:24:22que le régime,
00:24:23on entend souvent
00:24:23Donald Trump parler
00:24:24de nouveau régime,
00:24:26le nouveau régime ceci,
00:24:27le nouveau régime soleil,
00:24:27il n'y a pas de nouveau régime,
00:24:28regardez ce qui se passe.
00:24:29Il est encore plus radical
00:24:29que le précédent à chaque fois.
00:24:31C'est ça qu'il appelle
00:24:33un niveau inédit depuis 20 ans.
00:24:35Mais là, en 2026,
00:24:36ça va être encore pire, n'est-ce pas ?
00:24:38Ça va être beaucoup pire.
00:24:38On compte déjà
00:24:39les 30 000 au moins de janvier.
00:24:41Donc, déjà,
00:24:42on passe de 1 600 à 30 000
00:24:44sur la répression.
00:24:46Même s'il y a la guerre,
00:24:47les exécutions
00:24:48ne sont pas stoppées pour autant.
00:24:49Donc, le régime continue.
00:24:50Au contraire.
00:24:51Oui, on n'a pas
00:24:52les chiffres officiels.
00:24:53C'est toujours assez étonnant
00:24:54que, alors, évidemment,
00:24:55on doit le faire,
00:24:56mais on négocie
00:24:57avec des gens
00:24:57qui ont ce régime-là.
00:24:59Oui, tout à fait.
00:25:00C'est un peu difficile.
00:25:01Effectivement, les statistiques
00:25:02pour cette année vont être mauvaises.
00:25:03Malheureusement,
00:25:03on a eu 10 exécutions
00:25:04dans les 8 derniers jours.
00:25:06Ce qui est déjà énorme
00:25:06si on couple ça, en fait,
00:25:08à ce qui a déjà précédé
00:25:10depuis fin février.
00:25:11Mais la réalité,
00:25:12c'est qu'effectivement,
00:25:13les annonces de Trump
00:25:13quand il dit
00:25:14que le régime n'existe plus,
00:25:16malheureusement, c'est vrai,
00:25:17on a les têtes de l'hydre,
00:25:18on a beaucoup de dignitaires
00:25:19qui sont tombés
00:25:20par définition
00:25:20et qui ont été assassinés.
00:25:23Mais in fine,
00:25:24comme ça a été rappelé
00:25:25tout à l'heure,
00:25:27la mouvance
00:25:28et l'organisation
00:25:29sont toujours là.
00:25:30C'est-à-dire que
00:25:30les armes sont là.
00:25:32qui contrôlent 40% du PIB toujours.
00:25:33Elles s'amenuisent,
00:25:34mais elles sont là.
00:25:35Malheureusement,
00:25:36c'est le cas.
00:25:37Et c'est toujours terrifiant.
00:25:39Et Donald Trump
00:25:40a pris la parole
00:25:41tout à l'heure
00:25:42sur cette actualité
00:25:43qui nous intéresse aujourd'hui,
00:25:44le blocus du détroit d'Harmouz.
00:25:48Je ne pense pas
00:25:49qu'il fasse du très bon travail.
00:25:51Il aime la criminalité,
00:25:52j'imagine.
00:25:53Il nous a frappés
00:25:54et pensez-y.
00:25:55Il s'inquiète de la peur.
00:25:56Et qu'en est-il de la peur
00:25:58quand les pasteurs,
00:25:58les prêtres
00:25:59et toutes ces personnes formidables
00:26:01ont été arrêtées
00:26:02pendant la pandémie de Covid.
00:26:04Alors que dans de nombreux cas,
00:26:05ils se trouvaient dehors
00:26:06à 3 mètres les uns des autres
00:26:07et qu'ils ont été arrêtés.
00:26:11Nous n'aimons pas un pape
00:26:12qui va dire
00:26:12qu'il est acceptable
00:26:13d'avoir une arme nucléaire.
00:26:15Nous ne voulons pas
00:26:15d'un pape
00:26:16qui dit que la criminalité
00:26:17est acceptable dans nos villes.
00:26:18Je n'aime pas ça.
00:26:19Je ne suis pas un grand fan
00:26:20du pape Léon XIV.
00:26:23C'est une personne très libérale
00:26:25et c'est un homme
00:26:26qui ne croit pas
00:26:26qu'il faille mettre fin
00:26:27à la criminalité.
00:26:29C'est un homme
00:26:30qui ne pense pas
00:26:30que nous devrions jouer
00:26:31avec un pays
00:26:32qui veut une arme nucléaire
00:26:33pour pouvoir faire exploser
00:26:34le monde.
00:26:34Je ne suis pas fan
00:26:35du pape Léon XIV.
00:26:39Voilà.
00:26:40dans les différentes prises
00:26:41de parole de Donald Trump,
00:26:42vous avez eu
00:26:43celle-ci justement
00:26:45en bas de l'avion
00:26:46où il s'en prend
00:26:48directement
00:26:48au pape Léon XIV
00:26:50qui, rappelons-le,
00:26:50est en visite en Algérie
00:26:52aujourd'hui
00:26:53et qui, vous le savez,
00:26:54c'est aussi le job du pape
00:26:56qui est pour la paix
00:26:58dans le monde
00:26:59et pour pacifier.
00:27:01Et là, évidemment,
00:27:03vous avez Donald Trump
00:27:04qui lui tombe dessus
00:27:04en disant
00:27:05je ne suis pas fan du pape.
00:27:06Moi, je ne suis pas
00:27:07personnellement,
00:27:08je suis fan des Beatles
00:27:09ou des Stones
00:27:10ou ce que vous voulez.
00:27:12Oui, oui.
00:27:12Voilà, mais pas fan du pape.
00:27:15C'est quand même assez étonnant.
00:27:16Le pape, il ne peut pas tenir
00:27:17un autre discours.
00:27:18Il ne va pas inciter
00:27:19à la guerre non plus.
00:27:20Ça serait extrêmement choquant.
00:27:21Oui, mais ça,
00:27:23c'est vraiment mal.
00:27:23Mais en fait, c'est...
00:27:24Oui.
00:27:24Sans parler de la forme
00:27:27de la déclaration
00:27:28de Donald Trump
00:27:29qui est effectivement lunaire.
00:27:30En plus, c'est dans le bruit
00:27:31des réacteurs d'avions.
00:27:32Ça ajoute à la dinguerie
00:27:34de...
00:27:34Et quand il s'énerve,
00:27:35vous avez vu,
00:27:35il...
00:27:36De la séquence.
00:27:37Il y a quand même des papes
00:27:39qui se sont distingués
00:27:40et je pense notamment
00:27:43c'était à Jean-Paul II
00:27:44quand il est allé
00:27:45en Pologne communiste
00:27:47en prenant des positions fermes.
00:27:50Quand il a dit
00:27:50n'ayez pas peur.
00:27:52Voilà.
00:27:53Contre le totalitarisme
00:27:54sans prôner la guerre,
00:27:56sans prôner la violence,
00:27:57mais en tout cas
00:27:58en incarnant
00:27:59des principes
00:28:00de liberté
00:28:01et de démocratie
00:28:03qui peuvent rentrer
00:28:04dans ce qu'on peut considérer
00:28:06n'est pas raison.
00:28:07C'était une autre histoire.
00:28:09C'était un pape polonais
00:28:10qui retournait dans son pays.
00:28:11de la visite du pape actuel
00:28:13en aérien.
00:28:13Bien sûr, on va en parler
00:28:14et c'est important.
00:28:15Mais Bruno Combi
00:28:16voulait rajouter quelque chose.
00:28:17Oui, autant le pape
00:28:17est parfaitement dans son rôle
00:28:19de pacificateur
00:28:20quand il s'exprime
00:28:21en faveur de la paix sur terre
00:28:23et partout sur terre
00:28:24et d'accord
00:28:25pour se rendre
00:28:26sur tous les territoires
00:28:27pour en parler
00:28:27et porter son message de paix.
00:28:30Autant Trump,
00:28:31avec tout le respect
00:28:32qui lui est dû,
00:28:32outrepasse quand même
00:28:33un petit peu sa fonction
00:28:34de président des Etats-Unis
00:28:35quand il utilise des phrases
00:28:37comme nous ne voulons pas
00:28:38que le pape soit comme ceci
00:28:39ou comme cela.
00:28:40Ce n'est pas lui
00:28:41qui revient de choisir le pape.
00:28:42En tout cas,
00:28:43le pape lui a répondu
00:28:44et c'était dans l'avion
00:28:46justement du Vatican.
00:28:49Je dis que le message
00:28:50de l'Église,
00:28:51mon message,
00:28:52le message de l'Évangile
00:28:53c'est
00:28:54heureux ceux qui font
00:28:55œuvre de paix.
00:28:56Je ne considère pas
00:28:57que mon rôle soit politique.
00:28:58Je ne souhaite pas
00:28:59entrer en débat
00:29:00avec Donald Trump.
00:29:01Je ne pense pas
00:29:02que le message de l'Évangile
00:29:03soit destiné
00:29:04à être détourné
00:29:05comme le font certaines personnes
00:29:06et je continuerai
00:29:07à m'élever haut et fort
00:29:08contre la guerre
00:29:09en cherchant à promouvoir
00:29:10la paix,
00:29:11le dialogue
00:29:12et les relations multilatérales
00:29:13entre les Etats
00:29:14afin de trouver
00:29:15des solutions
00:29:15justes au problème.
00:29:20Trop de gens souffrent
00:29:21dans le monde aujourd'hui,
00:29:22trop d'innocents
00:29:23sont tués
00:29:23et je pense que quelqu'un
00:29:24doit se lever et dire
00:29:26il y a une meilleure façon
00:29:27de faire.
00:29:31Alors, paradoxalement,
00:29:32je dis bien paradoxalement,
00:29:33après 43 ou 44 jours de guerre,
00:29:36ce conflit
00:29:37ou en tout cas
00:29:38cette opération
00:29:39menée conjointement
00:29:39par les Américains
00:29:40et les Israéliens,
00:29:41c'est aussi pour faire la paix.
00:29:43C'est possible
00:29:43pour mettre fin
00:29:45au régime des Molars.
00:29:47On l'a dit en latin.
00:29:47Non mais, voilà.
00:29:49Le pape exagère, là.
00:29:51Il exagère.
00:29:52Avec tout le respect qu'il lui dit.
00:29:53Attendez,
00:29:53parce que Donald Trump
00:29:54s'y est mis,
00:29:55vous vous y mettez aussi,
00:29:56je vous dis.
00:29:56Non, quand il dit
00:29:58mon rôle n'est pas politique,
00:29:59évidemment que son discours
00:30:01a des résonances
00:30:02éminemment politiques.
00:30:03Puis c'est un chef d'Etat.
00:30:04Il est chef d'Etat, oui.
00:30:06Par ailleurs.
00:30:06Par ailleurs.
00:30:07Mais comme son prédécesseur,
00:30:10quand le pape François
00:30:12expliquait dans une séquence
00:30:14qui avait été capturée,
00:30:15c'était aussi un aéroport.
00:30:16Je ne sais pas d'ailleurs.
00:30:17Il parlait à un archevêque
00:30:18des attentats islamistes
00:30:19en disant,
00:30:20moi je comprends
00:30:20quand on insulte ma mère,
00:30:21j'ai envie de frapper aussi.
00:30:23Vous vous rappelez cette séquence ?
00:30:25Si ça, ce n'était pas politique,
00:30:26qu'est-ce que c'était ?
00:30:27Je pense qu'il a quand même raison
00:30:28de répondre à Donald Trump
00:30:29qui a été un petit peu loin
00:30:30dans ses propos.
00:30:32Et donc, le pape...
00:30:33Il dit, je n'ai pas peur.
00:30:34On en revient à la peur de Varsovie.
00:30:36Il dit, je veux la paix.
00:30:37Il dit, je n'ai pas peur
00:30:38de l'administration Trump.
00:30:39Je n'ai pas peur.
00:30:41Je veux porter la paix.
00:30:42Il y a sûrement moyen
00:30:43de trouver une bonne solution.
00:30:44Donc, il n'a pas...
00:30:46Ce n'est pas un pape
00:30:47va-t'en guerre.
00:30:47Il reste dans son rôle de paix.
00:30:49Il a un discours d'apaisement
00:30:50et c'est quand même
00:30:51ce qu'on attend de lui.
00:30:51Moi, je n'attends pas de lui
00:30:52qu'il affronte Donald Trump.
00:30:54Quand il dit,
00:30:55il y a une autre solution,
00:30:56laquelle ?
00:30:57C'est ça qu'on aimerait savoir.
00:30:59Il n'y a pas d'alternative.
00:30:59C'est en ce sens-là
00:31:00qu'il fait de la politique,
00:31:01à moitié de la politique.
00:31:02Alors justement,
00:31:04allons en Algérie
00:31:05où le pape se rend également.
00:31:07Visite historique
00:31:08dans un pays
00:31:09où la liberté religieuse
00:31:10reste sous tension
00:31:10avec des fermetures d'églises
00:31:11ou des fidèles prient chez eux
00:31:13ou carrément dans des garages.
00:31:15Sarah Fenzari.
00:31:16C'est une visite historique
00:31:18dans un pays
00:31:20où la foi chrétienne
00:31:21se vit parfois en secret.
00:31:24Depuis un an,
00:31:26la quasi-totalité
00:31:27des églises protestantes
00:31:28ont été fermées.
00:31:3047 lieux de culte au total
00:31:32car l'Algérie
00:31:33compte environ
00:31:34150 000 chrétiens.
00:31:35La grande majorité
00:31:36sont des protestants évangéliques,
00:31:39principalement
00:31:39des berbères de Kabylie.
00:31:41La communauté catholique,
00:31:42elle,
00:31:43compte 8 000 fidèles,
00:31:44essentiellement des étrangers,
00:31:46contraints
00:31:47à la discrétion.
00:31:49Un paradoxe
00:31:50d'autant plus fort
00:31:51que cette terre
00:31:52fut autrefois
00:31:52un grand foyer chrétien.
00:31:54Saint Augustin
00:31:55y est né
00:31:56et c'est d'ailleurs
00:31:57sur ces traces
00:31:58que le pape
00:31:58se rend aujourd'hui.
00:31:59Une visite
00:32:00portée par le
00:32:01cardinal Jean-Paul Vesco,
00:32:03archevêque d'Alger,
00:32:05artisan du rapprochement
00:32:06entre l'Algérie
00:32:07et le Vatican,
00:32:08après la visite
00:32:09du président
00:32:10Tebboune
00:32:11l'an dernier
00:32:11au Saint-Siège
00:32:12et maintenant
00:32:13celle du pape
00:32:14sur le sol algérien.
00:32:15La visite du pape
00:32:16en Algérie
00:32:17est une bonne chose,
00:32:18c'est d'essayer
00:32:19d'adhérer
00:32:20à une société
00:32:23multiculturelle,
00:32:24multidimensionnelle,
00:32:25multiethnique.
00:32:26La visite du pape
00:32:28en Algérie
00:32:28est un symbole
00:32:29de paix
00:32:30pour le pays.
00:32:30Cela permettra
00:32:31de faire connaître
00:32:32ce qu'est l'Algérie
00:32:33avec son peuple,
00:32:35son état
00:32:35et sa culture.
00:32:36On peut dire
00:32:37que c'est un honneur
00:32:38pour l'Algérie.
00:32:40Reste une question
00:32:41en toile de fond.
00:32:42Peut-on parler
00:32:43de dialogue interreligieux
00:32:45quand certains croyants
00:32:47doivent encore pratiquer
00:32:48leur foi
00:32:49en secret ?
00:32:51La difficile vie
00:32:53en Algérie.
00:32:54150 000 fidèles
00:32:56y vivent
00:32:57majoritairement
00:32:58des protestants.
00:32:59Les autorités
00:33:00ont fermé
00:33:0058 églises
00:33:02évangéliques
00:33:03ces derniers temps.
00:33:04En fait,
00:33:04les non-musulmans
00:33:05ont un statut
00:33:05de dhimmi
00:33:06en Algérie.
00:33:07Le statut
00:33:08de dhimmi,
00:33:09ça veut dire
00:33:09qu'on n'est pas
00:33:09tout à fait
00:33:10des citoyens algériens
00:33:12à part entière,
00:33:13qu'on ne peut pas
00:33:14pratiquer
00:33:15sa religion
00:33:16totalement librement,
00:33:18qu'on est soumis
00:33:19à autorisation
00:33:20et ça ne date pas
00:33:22d'hier
00:33:22puisque
00:33:23la liberté
00:33:26de conscience
00:33:27a été en fait
00:33:29abolie
00:33:29en 2020
00:33:31après l'Irak,
00:33:32après la révolution.
00:33:35Le régime
00:33:35s'est terriblement
00:33:36endurci
00:33:36mais déjà
00:33:38en 2006,
00:33:40relayer
00:33:40la parole
00:33:41du Christ
00:33:42a été considéré
00:33:44comme une façon
00:33:45d'ébranler
00:33:46la foi
00:33:46des musulmans
00:33:47et a été
00:33:48pénalisé
00:33:49c'est un décret
00:33:49qui est passé
00:33:50en 2006.
00:33:51Donc
00:33:52tant mieux
00:33:53si le pape y va
00:33:54mais j'espère
00:33:55qu'il tiendra
00:33:56à un discours
00:33:56Il y a tout un travail
00:33:57à faire,
00:33:58d'une part
00:34:00c'est plutôt triste
00:34:01de voir des églises
00:34:02qui ferment
00:34:02évidemment,
00:34:04d'autre part
00:34:04il me semble
00:34:04qu'il y a une sorte
00:34:05de double niveau
00:34:06c'est-à-dire
00:34:06que d'un côté
00:34:07il y a une forme
00:34:08d'ouverture
00:34:08on reçoit le pape
00:34:10c'est une ouverture
00:34:11au moins au niveau
00:34:12de l'esprit
00:34:12au niveau du geste
00:34:13de l'intention
00:34:14ce qui va plutôt
00:34:15dans le bon sens
00:34:16et de l'autre côté
00:34:18on interdit
00:34:19en même temps
00:34:20un certain nombre
00:34:21d'églises
00:34:21certes évangéliques
00:34:22donc différentes
00:34:22de l'église catholique
00:34:23donc il y a un double mouvement
00:34:25en quelque sorte
00:34:26on durcit d'un côté
00:34:27et on ouvre
00:34:28un petit peu
00:34:28de l'autre
00:34:30Et là-dessus également
00:34:31Monsieur Dumillénaire
00:34:33Pour moi je ferais
00:34:34un petit parallèle
00:34:35en fait
00:34:35avec le côté éducation
00:34:36c'est vrai que
00:34:38l'approche du pape
00:34:39est intéressante
00:34:39puisque c'est un peu
00:34:40unidit
00:34:40surtout sous Téboune
00:34:41c'était pas en fait
00:34:42quelque chose
00:34:44auquel on pouvait
00:34:44s'attendre
00:34:45mais pour moi
00:34:46c'est encore plus
00:34:47c'est encore plus étrange
00:34:48parce que quand on voit
00:34:49la façon dont
00:34:50l'Algérie
00:34:51je traite un peu
00:34:52d'un thème corrélé
00:34:53c'est-à-dire le respect
00:34:54et l'éducation
00:34:56on sait par exemple
00:34:57que le français
00:34:57au collège et au lycée
00:34:58c'est passé en deuxième langue
00:35:00et c'est l'anglais maintenant
00:35:00donc le respect
00:35:01vis-à-vis des traditions
00:35:03je dirais quasi culturelles
00:35:04de l'Algérie
00:35:05vis-à-vis de nous
00:35:06en tant que français
00:35:06ça c'est encore autre chose
00:35:07ça c'est le rejet
00:35:08de la rente mémorielle
00:35:10voilà
00:35:11ça l'est
00:35:11ça l'est mais c'est corrélé
00:35:12c'est-à-dire d'où le choix
00:35:13un petit peu étrange
00:35:14et inattendu
00:35:15pour le pape de Trump
00:35:16c'est peut-être inattendu
00:35:18en tout cas
00:35:19Donald Trump
00:35:20qui a pris la parole
00:35:21vous l'avez entendu
00:35:21il s'est également
00:35:23il a posté une photo
00:35:24qu'on va découvrir
00:35:25à l'écran
00:35:27voilà
00:35:27alors ça
00:35:28sur Trousse Social
00:35:30bon
00:35:31c'est
00:35:32c'est assez étonnant
00:35:34j'ai pas de mots
00:35:35qui me viennent
00:35:35tout de suite
00:35:36à l'esprit
00:35:37Judith Weintroup
00:35:37qu'est-ce que vous diriez vous
00:35:38je peux passer mon tour
00:35:40non non
00:35:41c'est difficile quand même
00:35:42j'ai un mot qui me vient
00:35:43à l'esprit
00:35:43c'est l'intelligence artificielle
00:35:45pour avoir fabriqué
00:35:46cette photo
00:35:46oui c'est sûr
00:35:47mais bon
00:35:47c'est un peu lunaire
00:35:48est-ce que c'est ce qu'on attend
00:35:49vraiment du président
00:35:50non mais c'est surtout
00:35:51dans un jour
00:35:51cette Trump
00:35:52qui guérit les écrouelles
00:35:53tellement
00:35:54oui
00:35:54parce que ça fait référence
00:35:56à ce message
00:35:56c'est curieux de savoir
00:35:57quel prompt
00:35:57il a demandé à l'IA
00:35:58pour obtenir ça
00:35:59oui
00:35:59bon en tout cas
00:36:00pourquoi vous voulez faire
00:36:01la même chose
00:36:01avec votre personne
00:36:03non
00:36:04mais au-delà de ça
00:36:06c'est quand même
00:36:07un jour très important
00:36:07avec des enjeux
00:36:10notamment sur le nucléaire
00:36:11dont on n'a pas parlé
00:36:12encore Bruno Combi
00:36:13il y a effectivement
00:36:14le dossier du nucléaire
00:36:15il y a
00:36:16et vous le disiez très bien
00:36:18il y a quatre conditions
00:36:19en fait
00:36:19pour que ça se passe bien
00:36:20entre les Iraniens
00:36:21et les Américains
00:36:22et pour l'instant
00:36:23aucune de ces quatre conditions
00:36:24n'est respectée
00:36:25et la principale
00:36:25celle qui est à l'origine
00:36:26du déclenchement
00:36:27de cette guerre
00:36:28c'est le nucléaire
00:36:29et donc
00:36:30on n'avance pas
00:36:31sur ce front là
00:36:32quand on regarde
00:36:33les dix propositions
00:36:34et les quinze propositions
00:36:34des uns et des autres
00:36:35on voit qu'il y a
00:36:37plusieurs propositions
00:36:38sur le thème du nucléaire
00:36:39des deux côtés
00:36:40mais qu'ils sont
00:36:41totalement contradictoires
00:36:43ils sont d'accord
00:36:44sur rien
00:36:45en réalité
00:36:45mais en plus
00:36:46c'est un dossier
00:36:46qui dure depuis
00:36:47j'allais dire des années
00:36:48mais des décennies
00:36:49en réalité
00:36:49il y a eu
00:36:50il y a eu des inspecteurs
00:36:51de la IUA
00:36:52qui sont venus plusieurs fois
00:36:53ensuite on s'est rendu compte
00:36:54que les Iraniens
00:36:55n'avaient peut-être pas forcément
00:36:56dit toute la vérité
00:36:57sur les installations
00:36:58il y a eu la guerre
00:36:59des douze jours
00:36:59en juin de l'année dernière
00:37:00où il y a eu
00:37:02ces bombes américaines
00:37:03qui étaient des bombes foreuses
00:37:04où on pensait
00:37:05qu'effectivement
00:37:06une partie des installations
00:37:07a été détruite
00:37:07et je crois que c'est le cas
00:37:08et en attendant
00:37:09l'Iran
00:37:11le régime iranien
00:37:14tient
00:37:14avec
00:37:15encore une fois
00:37:17une masse
00:37:17d'armes
00:37:19et aussi
00:37:20de politiques
00:37:21qui tient
00:37:21tout à fait Pierre
00:37:22vous avez raison
00:37:23c'est un jeu
00:37:24de poker menteur
00:37:25qui dure depuis
00:37:2640 ans
00:37:27depuis les années 80
00:37:28où l'Iran
00:37:29constamment
00:37:31d'un côté
00:37:32dit que son programme
00:37:33est pacifique
00:37:34et de l'autre côté
00:37:36prépare
00:37:36un programme militaire
00:37:38mais sans le dire
00:37:39donc c'est du poker menteur
00:37:41je dis une chose
00:37:42je fais une autre
00:37:43et on les a plusieurs fois
00:37:44pris la main dans le sac
00:37:45et à chaque fois
00:37:47ils essayent de retomber
00:37:48sur leurs pattes
00:37:48comme ils peuvent
00:37:49en disant
00:37:49non mais on enrichit
00:37:50l'oranium
00:37:51mais c'est pour du civil
00:37:51sauf que personne
00:37:52sur terre
00:37:53ça a été souligné
00:37:54par Raphaël Grossi
00:37:55le directeur
00:37:56de l'agence internationale
00:37:57de l'énergie atomique
00:37:58qui dit
00:37:59personne sur cette planète
00:38:00n'enrichit l'oranium
00:38:01à 60%
00:38:02pour faire un programme civil
00:38:04pour les réacteurs
00:38:05l'Iran
00:38:05a des réacteurs civils
00:38:07à Boucher
00:38:07sur le golfe Persique
00:38:09est-ce qu'on peut faire
00:38:10juste une pause
00:38:10sur ce que vous venez de dire
00:38:11parce que c'est très intéressant
00:38:12monsieur Grossi
00:38:13qui est donc en charge
00:38:14de l'agence du nucléaire
00:38:16il dit
00:38:18bon concrètement
00:38:18ça ne peut pas être
00:38:19du nucléaire civil
00:38:20c'est du militaire
00:38:22qu'est-ce qui se passe après
00:38:23il ne dit même pas
00:38:24que c'est du militaire
00:38:25parce que l'Iran
00:38:25n'a jamais reconnu
00:38:26que c'était du militaire
00:38:27et que Raphaël
00:38:28nous n'avons aucune preuve
00:38:29nous n'avons aucune preuve
00:38:30qu'il y ait un programme militaire
00:38:31oui mais c'est-à-dire
00:38:32il soulève
00:38:32il soulève un lièvre quand même
00:38:33il y a quelque chose
00:38:34de pas clair
00:38:35il dit aussi
00:38:36je n'ai jamais vu
00:38:37dans mon rôle
00:38:38de directeur général
00:38:39de l'AIEA
00:38:40aucun pays
00:38:41sur cette planète
00:38:42qui enrichit
00:38:43à 60%
00:38:44sans faire du militaire
00:38:45il n'accuse pas l'Iran
00:38:46parce qu'il reste
00:38:47dans une position
00:38:47de diplomate
00:38:48et si un jour
00:38:49nous y voilà
00:38:50la position du diplomate
00:38:52mais son point de vue
00:38:53et son explication
00:38:54est très claire
00:38:55excusez-moi
00:38:55non seulement diplomate
00:38:56mais il est dans le factuel pur
00:38:58quand vous regardez
00:38:59ces phrases
00:38:59qui ont été déformées
00:39:01instrumentalisées
00:39:01par tous les adversaires
00:39:04anti-Trump
00:39:05anti-Israël
00:39:06par tous les opposants
00:39:08à cette guerre
00:39:08y compris
00:39:09les gouvernements
00:39:11en fait
00:39:12ce qu'il dit
00:39:13c'est
00:39:13je n'ai pas de preuve
00:39:14concrète
00:39:14d'un enrichissement
00:39:16à visée militaire
00:39:18mais il n'a pas de preuve
00:39:19du contraire
00:39:19non plus
00:39:20il n'a pas de preuve
00:39:21il n'y a pas d'enrichissement
00:39:22exactement
00:39:22sauf qu'ils ont quand même
00:39:23été pris la main dans le sac
00:39:24plusieurs fois
00:39:25puisqu'en 2002
00:39:25on a découvert le centre
00:39:27avec les centrifugeuses
00:39:28à Nathan
00:39:29c'est d'ailleurs la France
00:39:30qui avait découvert ce site
00:39:32ensuite en 2009
00:39:33on a découvert Fordo
00:39:35et donc
00:39:35qu'est-ce qu'ils faisaient ?
00:39:38des centrifugeuses
00:39:39pour enrichir
00:39:40soi-disant
00:39:40pour un programme civil
00:39:41mais pourquoi ils enterrent
00:39:42dans des caves
00:39:43sous les montagnes
00:39:44des personnes
00:39:45qui ont envie
00:39:45de les bombarder
00:39:46si c'est du civil
00:39:47et puis ensuite
00:39:48quand on regarde
00:39:48plus en détail
00:39:49on s'aperçoit
00:39:50que le taux d'enrichissement
00:39:51est beaucoup plus élevé
00:39:52que ce qu'il faut
00:39:53et que ce qui était prévu
00:39:55ensuite il y a eu
00:39:55un accord
00:39:56où il ne fallait pas
00:39:57qu'il dépasse 300 kg
00:39:58au-dessus
00:39:59d'un certain pourcentage
00:40:00et puis on s'aperçoit
00:40:01je suis sidéré Bruno Combi
00:40:02regardez ça fait des années
00:40:04on l'a dit
00:40:04ça fait des décennies
00:40:05que ça dure
00:40:05on leur dit
00:40:06vous ne pouvez pas aller
00:40:07jusqu'à un certain seuil
00:40:08et puis finalement
00:40:09ils continuent à le faire
00:40:10mais qui est-ce qui gère
00:40:11ça derrière ?
00:40:12qui fait le service
00:40:13à prévente ?
00:40:13on dit que l'ONU
00:40:14est exsangue
00:40:15qu'il n'y a plus
00:40:17de gendarmes du monde
00:40:18la surveillance
00:40:19le gendarme du nucléaire
00:40:20c'est la IEA
00:40:21ils ont dans chaque
00:40:22installation nucléaire
00:40:23des caméras
00:40:25des scellés
00:40:26un inventaire
00:40:27qui est fait
00:40:28avec des inspecteurs
00:40:28qui viennent régulièrement
00:40:29sauf que
00:40:30on s'est aperçu
00:40:31qu'ils avaient des stocks
00:40:32de centrifugeuses
00:40:33et de matières
00:40:34qui n'étaient pas déclarés
00:40:35à la IEA
00:40:35on s'est aperçu
00:40:37qu'ils empêchaient
00:40:37ils bloquaient
00:40:38la venue de certains inspecteurs
00:40:40qui ne leur plaisaient pas
00:40:41parce qu'ils posaient trop de questions
00:40:41et vous trouvez ça normal ?
00:40:42c'est pas normal du tout
00:40:44c'est pas la IEA
00:40:45qui dit
00:40:45on va rompre l'accord
00:40:47de désarmement
00:40:48ça peut être Trump
00:40:49chose qu'il a d'ailleurs faite
00:40:50mais quand les Européens
00:40:51disent
00:40:52c'est moins pire que rien
00:40:54c'est parce qu'on dit
00:40:54pas nous déroule
00:40:54en réalité
00:40:56il y a quand même
00:40:57des gens
00:40:57notamment les Israéliens
00:40:58qui disent
00:40:58on est en train
00:40:59de faire le sale boulot
00:41:00pour tout le reste
00:41:00parce que pour l'instant
00:41:01il n'y a personne
00:41:02qui a pris la décision
00:41:04de dire
00:41:04l'ONU
00:41:05ça ne marche pas
00:41:06l'AIEA
00:41:07ça ne marche pas
00:41:08il faut que quelqu'un
00:41:08fasse quelque chose
00:41:09sinon ils vont continuer
00:41:10à faire de l'armonium
00:41:11en Russie
00:41:12pendant des décennies
00:41:13et des décennies
00:41:14et ils vont
00:41:15voilà
00:41:16on a vu le chiffre
00:41:17tout à l'heure
00:41:17ils vont pendre
00:41:18des femmes
00:41:19et ils vont exécuter
00:41:20des gens
00:41:21on a aujourd'hui
00:41:21plus de 190 pays
00:41:21qui ont signé
00:41:22le traité de non-prolifération
00:41:23nucléaire
00:41:24dont l'Iran
00:41:24et c'est vrai
00:41:25qu'avec l'Iran
00:41:26ça ne marche pas très bien
00:41:28mais
00:41:29attendez
00:41:29vous me donnez
00:41:30un stylo
00:41:31on signe
00:41:31si l'AIEA
00:41:32n'existait pas
00:41:33on n'aurait pas
00:41:339 puissances nucléaires
00:41:34aujourd'hui
00:41:35on en aurait
00:41:3620, 25, 30
00:41:37ou 50
00:41:38et on aurait déjà eu
00:41:39peut-être plusieurs
00:41:42vous êtes un garçon
00:41:44très bien élevé
00:41:44vous ne voulez pas
00:41:45rentrer dans le débat
00:41:45mais on a quand même
00:41:46besoin de votre éclairage
00:41:47c'est gentil
00:41:48non en fait
00:41:49en réalité
00:41:49je vais rappeler
00:41:50qu'en 2018
00:41:51Donald Trump
00:41:52a quand même
00:41:52pris la décision
00:41:53de sortir
00:41:53de ce qu'on appelle
00:41:54le JCPOA
00:41:54donc en fait
00:41:55c'est le traité
00:41:56de Vienne
00:41:56concrètement
00:41:57qui visait
00:41:57à rendre impossible
00:41:59l'enrichissement
00:42:00au delà
00:42:00d'un certain pourcent
00:42:01de l'uranium
00:42:02mais qu'on a critiqué
00:42:03énormément
00:42:03on dit
00:42:04on est contre
00:42:04Trump sort de l'accord
00:42:06bien sûr
00:42:07mais c'est en ça
00:42:09que
00:42:11indirectement
00:42:11c'est ce que vous dites
00:42:12c'est-à-dire qu'on a laissé
00:42:12Israël soumis à lui-même
00:42:14par rapport à cette question-là
00:42:15c'est-à-dire que l'existence
00:42:16d'Israël est un peu liée
00:42:17en fait au fait
00:42:18qu'il n'y a pas eu
00:42:18de suivi concret
00:42:19par son premier fournisseur
00:42:21de force
00:42:21si je puis dire
00:42:22les USA
00:42:22et ce qui fait
00:42:23qu'aujourd'hui
00:42:23les feuilles de route
00:42:24sont un petit peu différentes
00:42:26c'est existentiel
00:42:26pour Israël
00:42:27et côté Etats-Unis
00:42:28il a dit lui-même
00:42:31sans arrêt
00:42:31il fixe des conditions
00:42:32je parle de Donald Trump
00:42:33mais
00:42:34qu'il occulte
00:42:35au gré
00:42:37des conflits militaires
00:42:38la sortie du JCPOA
00:42:39en 2018
00:42:40ça pouvait se discuter
00:42:41il y avait du pour
00:42:42et du contre
00:42:44il faut bien
00:42:44se souvenir
00:42:45que le JCPOA
00:42:46de toute façon
00:42:47se terminait en 2025
00:42:48donc il serait plus actif
00:42:49aujourd'hui
00:42:49et en en sortant
00:42:50en 2018
00:42:51ça a permis à Donald Trump
00:42:52de remettre des sanctions
00:42:53qui n'existaient pas
00:42:54donc de freiner
00:42:55le programme nucléaire
00:42:56qui risquait de s'emballer
00:42:57donc il aurait peut-être
00:42:58déjà la bombe atomique
00:42:59si Trump n'était pas sorti
00:43:00en 2018
00:43:02donc ça peut
00:43:02mais qui d'autre
00:43:03qui d'autre fait quelque chose
00:43:05qui d'autre fait quelque chose
00:43:06est-ce que vous avez entendu
00:43:07l'Union Européenne
00:43:08que pense Judith
00:43:09par exemple
00:43:10de cet accord
00:43:11ou de cette entente
00:43:12avec Kirstarmer
00:43:13et Emmanuel Macron
00:43:14qui disent
00:43:15nous on va proposer
00:43:15une solution pacifique
00:43:16elle va aller où
00:43:17cette solution
00:43:17moi je suis très intéressée
00:43:18je voudrais juste savoir laquelle
00:43:20bah oui
00:43:21c'est comme avec le pape
00:43:22moi j'adore
00:43:23les gens qui sont
00:43:24trop la paix dans le monde
00:43:25ça marche quand on est
00:43:26avec des gens de bonne foi
00:43:27et qui sont gentils aussi
00:43:28mais dans la cour de récréation
00:43:30quand vous avez
00:43:30un petit gentil
00:43:31et un gros méchant
00:43:33c'est le gros méchant
00:43:34qui gagne
00:43:34c'est le méchant qui gagne
00:43:36voilà
00:43:36et après on va chez le surveillant
00:43:37il faut s'organiser autrement
00:43:38et faire la discipline
00:43:39et qu'est-ce qu'il dit le surveillant
00:43:40il dit
00:43:40il donnerait pour son gentil
00:43:42non
00:43:42il dit faites la paix
00:43:43tous les deux
00:43:43voilà
00:43:44c'est comme ça que ça marche
00:43:46allez on continue Midi News
00:43:47et dans un instant
00:43:48on va parler de carburant
00:43:49bien sûr
00:43:49à tout de suite
00:43:54suite de Midi News
00:43:5644ème jour de guerre
00:43:58avec ce blocus
00:43:59du détroit d'Hormuz
00:44:00prévu à 16h
00:44:01heure française tout à l'heure
00:44:02conséquence sur les carburants
00:44:04vous gagnez apparemment
00:44:04un centime
00:44:05sur le litre d'essence
00:44:07nous verrons cela
00:44:07dans un instant
00:44:08mais d'abord
00:44:08les dernières informations
00:44:10avec Mathieu Devez
00:44:11Emmanuel Macron annonce
00:44:12une conférence
00:44:13entre Paris et Londres
00:44:14en vue je cite
00:44:15d'une mission pacifique
00:44:16regardez
00:44:17le président
00:44:17l'annonce sur X
00:44:18s'agissant du détroit d'Hormuz
00:44:20nous organiserons
00:44:21une conférence
00:44:22avec les pays
00:44:22prêts à contribuer
00:44:23à nos côtés
00:44:24à une mission
00:44:24multinationale pacifique
00:44:26visant à rétablir
00:44:27la liberté de navigation
00:44:28dans le détroit
00:44:29une mission
00:44:30strictement défensive
00:44:31la réforme de la justice
00:44:33criminelle portée
00:44:34par le ministre de la justice
00:44:35Gérald Darmanin
00:44:36arrive ce soir au Sénat
00:44:37la mesure principale
00:44:39c'est le plaidé coupable
00:44:40en échange
00:44:40d'une reconnaissance
00:44:41intégrale défait par l'accusé
00:44:43une peine lui est proposée
00:44:44par le parquet
00:44:45lors d'un entretien préalable
00:44:46et une grande partie
00:44:48des avocats
00:44:48sont vent debout
00:44:49il manifeste aujourd'hui
00:44:50et dénonce
00:44:51une justice expéditive
00:44:53le prêt
00:44:54flash carburant
00:44:55ça y est
00:44:55est effectif aujourd'hui
00:44:57il a pour objectif
00:44:58de soutenir
00:44:58la trésorerie
00:44:59des petites entreprises
00:45:00les plus exposées
00:45:01à la flambée
00:45:01des prix des carburants
00:45:02des sommes
00:45:03allant de 5 000
00:45:04à 50 000 euros
00:45:05pourront être prêtées
00:45:06les secteurs concernés
00:45:08sont ceux des transports
00:45:09de l'agriculture
00:45:10et de la pêche
00:45:11enfin il aura fallu
00:45:1316 ans
00:45:1416 ans
00:45:14une génération
00:45:15pour que Victor Orban
00:45:16tire sa révérence
00:45:17le chef de l'opposition hongroise
00:45:19Peter Magyar
00:45:19devient donc premier ministre
00:45:21un novice en politique
00:45:22conservateur de 45 ans
00:45:24et son clan
00:45:25a donc fêté la victoire
00:45:26regardez là
00:45:26c'est le futur ministre
00:45:27de la santé
00:45:28qui enflamme le dance floor
00:45:30et nous on va écouter
00:45:31quelques réactions
00:45:31de certains hongrois
00:45:33c'était ce matin
00:45:38en tant que hongrois
00:45:39nous faisons partie
00:45:40de l'union européenne
00:45:41et nous voulons rester
00:45:42dedans
00:45:45avec Victor Orban
00:45:46je pense que notre futur
00:45:47aurait été sombre
00:45:53nous avons tant de problèmes
00:45:55parce que l'état hongrois
00:45:56n'est pas en bonne santé
00:45:59mais je pense que nous allons
00:46:00recevoir de nombreux fonds
00:46:01de l'union européenne
00:46:04et peut-être que le nouveau gouvernement
00:46:06saura mieux diriger ce pays
00:46:07je suis très enthousiaste
00:46:14au sujet de ces élections
00:46:15vraiment très enthousiaste
00:46:17j'ai attendu ce jour
00:46:18pendant 16 ans
00:46:22voilà pour l'essentiel
00:46:23de l'actualité
00:46:24à 14h
00:46:25c'est à vous Pierre
00:46:25voilà et je crois
00:46:26que Mathieu Devez
00:46:27a exactement
00:46:28en tout cas
00:46:29vous tenez
00:46:30la chorégraphie
00:46:30du ministre hongrois
00:46:32voilà
00:46:32c'est le vendredi soir
00:46:34entre 20h et 23h
00:46:35Elodie Huchard
00:46:35c'est ton être témoin
00:46:36voilà
00:46:36non mais c'est bien
00:46:37parce que comme ça
00:46:38ça balance
00:46:39voilà
00:46:40c'est une grande famille
00:46:41vous savez bien
00:46:42vous allez nous faire
00:46:43dirty dancing
00:46:43tous les deux
00:46:44avec le saut
00:46:48bon en tout cas
00:46:49Elodie Huchard
00:46:50vous l'aurez compris
00:46:50et la journaliste politique
00:46:52Cédieuse
00:46:52Olivier Vial
00:46:53nous a rejoint également
00:46:54bonjour
00:46:54directeur du SERU
00:46:55Judith Vaintrobe
00:46:56est là également
00:46:57Eric Derick-Maten
00:46:58dans un instant
00:46:58pour la chronique éco
00:46:59Bruno Combi
00:47:00et Sarah Salman
00:47:01évidemment
00:47:02et tout à l'heure
00:47:03à 14h30
00:47:04nous recevrons
00:47:05Diane de Bourguedon
00:47:05pour son livre
00:47:07Les indésirables
00:47:08la haine des prolos
00:47:10la prolophobie
00:47:11mais d'abord
00:47:11parlons économie
00:47:14Votre programme
00:47:15avec Bien Ici
00:47:16On est bien ici
00:47:17Trouvez votre futur logement
00:47:19par vie de quartier
00:47:19et temps de trajet
00:47:20sur bienici.com
00:47:22Et c'est avec vous
00:47:23bonjour Eric Derick-Maten
00:47:24Bonjour Pierre
00:47:25L'Allemagne va-t-elle
00:47:26donner l'exemple
00:47:26à la France
00:47:27les carburants
00:47:27vont baisser de 17 centimes
00:47:29et non pas un centime
00:47:31de l'autre côté du Rhin
00:47:32mais comment font-ils ?
00:47:33Écoutez c'est la méthode allemande
00:47:35alors ça a peut-être
00:47:35inspiré la France
00:47:36Deutsche Qualität
00:47:37c'est ça comme disait la plume ?
00:47:38Oui c'est ça
00:47:39absolument
00:47:39en tout cas c'est vrai
00:47:40que l'Allemagne
00:47:40souvent nous inspire
00:47:41sur plein de points
00:47:42notamment en termes
00:47:43d'organisation
00:47:44d'efficacité
00:47:44alors que font-ils ?
00:47:45Et bien très simple
00:47:46la taxe énergétique
00:47:48est suspendue
00:47:49pendant deux mois
00:47:50mais c'est quoi
00:47:50cette taxe énergétique ?
00:47:51C'est l'une des trois taxes
00:47:53qui frappent
00:47:53les produits pétroliers
00:47:54c'est en fait une taxe
00:47:56qui est liée au soutien
00:47:56de l'écologie
00:47:57du vert si vous préférez
00:47:59donc c'est vraiment
00:47:59une taxe idéologique
00:48:01et celle qui est suspendue
00:48:02provisoirement
00:48:02elle va quand même
00:48:03faire baisser de 17 centimes
00:48:05d'un coup
00:48:05le prix du gazole
00:48:06et du sans-plomb
00:48:06et ce sera compensé
00:48:08par une hausse des taxes
00:48:09sur le tabac
00:48:10voilà
00:48:10c'est pas si bête
00:48:11alors les salariés
00:48:12pourront même recevoir
00:48:13une prime
00:48:14de la part de leur employeur
00:48:15si l'employeur est d'accord
00:48:16et s'il le peut
00:48:17c'est quand même
00:48:171000 euros non imposables
00:48:19c'est un peu la prime Macron
00:48:19si vous préférez
00:48:20et puis l'Allemagne
00:48:22le dit ce matin
00:48:22ouvertement
00:48:23c'est le chancelier
00:48:24Friedrich Merz
00:48:25qui dit
00:48:26de toute façon
00:48:26on n'a pas le choix
00:48:27cette taxe
00:48:28il faut la supprimer
00:48:29pour l'instant
00:48:29parce qu'on va se préparer
00:48:31à une longue période
00:48:32compliquée
00:48:32pour l'économie allemande
00:48:33et pour les ménages
00:48:34et que l'Allemagne
00:48:35ressentira longtemps
00:48:36les conséquences
00:48:37de cette guerre
00:48:37au Moyen-Orient
00:48:38c'est le chancelier
00:48:39qui l'a dit
00:48:39au moins il agit
00:48:40et en France
00:48:41on ne bouge toujours pas
00:48:42on ne bouge toujours pas
00:48:43alors je vais vous dire
00:48:43on préfère discuter
00:48:44avec les syndicats
00:48:45du 1er mai
00:48:45pour savoir si un fleuriste
00:48:46ou un boulanger
00:48:47pourra faire employer
00:48:48quelqu'un le 1er mai
00:48:50franchement
00:48:50voilà où on en est
00:48:51alors que le débat
00:48:52devrait plutôt porter
00:48:52sur justement
00:48:53le prix de l'essence
00:48:54alors bien sûr
00:48:54que l'Etat
00:48:55n'a plus les moyens
00:48:55ça il le dit
00:48:56David Amiel
00:48:57l'a répété
00:48:57le ministre des comptes publics
00:48:59on peut comprendre
00:48:59mais quand vous discutez
00:49:05elle existe aussi en France
00:49:07elle pourrait tout simplement
00:49:08être suspendue
00:49:09et là on parle
00:49:09de 18 centimes
00:49:10d'un coup
00:49:11franchement
00:49:12et vous savez à quoi
00:49:12elle sert actuellement
00:49:13je me suis vraiment conseillé
00:49:14elle sert à subventionner
00:49:16des équipements écolos
00:49:17pour qu'on soit aux normes
00:49:18c'est à dire
00:49:19les pompes à chaleur
00:49:20et la mise aux normes
00:49:21des chambres froides
00:49:21dans la grande distribution
00:49:23vous voyez
00:49:23on peut se dire
00:49:24pendant 2-3 mois
00:49:25on arrête
00:49:25de vous subventionner
00:49:26on reprendra plus tard
00:49:27et au moins comme ça
00:49:28les consommateurs
00:49:29pourraient rouler
00:49:29avec une essence
00:49:30à moins de 18 centimes
00:49:32vous devriez postuler
00:49:33à Bercy
00:49:33on leur donne des idées
00:49:35mais ils ne nous écoutent pas
00:49:37alors le problème
00:49:38c'est que la Banque de France
00:49:39commence à regarder
00:49:39les chiffres de la croissance
00:49:40là je peux vous dire
00:49:41que ça baisse
00:49:41c'est pas compliqué
00:49:42la croissance va baisser
00:49:43et puis surtout
00:49:44dernier point
00:49:45je termine par là
00:49:45j'étais à Bercy
00:49:46jeudi soir
00:49:47encore
00:49:48le ministre de l'économie
00:49:49nous dit
00:49:50promis on aura
00:49:51entre 5 et 10 centimes
00:49:52de baisse
00:49:53bon ben on ne les a pas
00:49:54vu venir
00:49:54comme vous l'avez dit tout à l'heure
00:49:55c'était 1 centime seulement
00:49:561 centime
00:49:56on a eu la dépêche tout à l'heure
00:49:571 centime en moyenne générale
00:49:59donc ça prouve bien
00:50:00que sur le carburant
00:50:01sur le pétrole
00:50:01la spéculation
00:50:03elle tourne
00:50:03à plein régime
00:50:04merci Eric de Ritmatel
00:50:06c'était votre programme
00:50:08avec Bien Ici
00:50:09on est bien ici
00:50:10trouvez votre futur logement
00:50:12par vie de quartier
00:50:12et temps de trajet
00:50:13sur bienici.com
00:50:15évidemment
00:50:16c'est hausse
00:50:17on va avoir
00:50:18des conséquences
00:50:19sur toute l'économie
00:50:22mais d'abord
00:50:23évidemment
00:50:23avec le carburant
00:50:24et ça se ressent
00:50:26à la pompe
00:50:26Florian Doré
00:50:27est dans une station service
00:50:28avec Pierre-François
00:50:30Altermat
00:50:30vous êtes je crois
00:50:31en région parisienne
00:50:32est-ce que
00:50:33qu'est-ce que vous constatez ?
00:50:37Bonjour Pierre
00:50:37bonjour à tous
00:50:38c'est l'inquiétude
00:50:39qui prédomine ce matin
00:50:40du côté des automobilistes
00:50:41et pour contre
00:50:41rendez-vous compte
00:50:42sur le tableau d'affichage
00:50:44que vous pouvez voir
00:50:45à l'écran
00:50:45presque 2 euros
00:50:46le litre
00:50:47pour l'essence
00:50:482 euros 36
00:50:49pour le gazoal
00:50:51mais des prix
00:50:52élevés
00:50:53qui n'empêchent pas
00:50:53les automobilistes
00:50:54de venir dans cette station
00:50:55service des Hauts-de-Seine
00:50:57ils sont nombreux
00:50:57depuis ce matin
00:50:58à venir faire leur plein
00:50:59ici on a même vu
00:51:00un camion
00:51:01venir faire
00:51:01le réapprovisionnement
00:51:03de la station
00:51:04les automobilistes
00:51:05que l'on a justement
00:51:07interrogés
00:51:08nous confient
00:51:08qu'ils sont résignés
00:51:10et fatalistes
00:51:11concernant ces prix
00:51:12très élevés
00:51:13je vous propose
00:51:14de les écouter
00:51:14je suis effaré
00:51:17effaré par la hausse
00:51:19des prix
00:51:19tout simplement
00:51:2093 euros
00:51:22pour 47 litres
00:51:24voilà
00:51:25ça fait cher
00:51:26je viens parce qu'on m'a dit
00:51:27que ça avait diminué
00:51:28or ça n'a pas diminué
00:51:30si ce n'est
00:51:30d'un centime
00:51:32donc j'anticipe
00:51:33parce que j'ai besoin
00:51:34d'essence
00:51:35mais c'est super embêtant
00:51:37parce que
00:51:38au niveau du budget
00:51:39ça grève tout
00:51:39et on s'en sort pas
00:51:41c'est pas possible
00:51:42c'est trop fort
00:51:44c'est pas raisonnable
00:51:47Pierre il y a
00:51:48quelques minutes
00:51:49un centime seulement
00:51:50de baisse
00:51:51au niveau
00:51:52des prix du carburant
00:51:53depuis le début
00:51:54du cessez-le-feu
00:51:55on est bien loin
00:51:55des 5 à 10 centimes
00:51:57espérés
00:51:57notamment pour
00:51:58les automobilistes
00:51:59également
00:51:59merci beaucoup
00:52:00cher Florian
00:52:01avec
00:52:02Pierre-François
00:52:03Altermat
00:52:04justement
00:52:04Fontenay
00:52:05au rose
00:52:05pour
00:52:06ce qu'on constate
00:52:07ce monsieur
00:52:08à l'air
00:52:09qui parlait
00:52:10là tout à l'heure
00:52:10totalement
00:52:11désœuvré
00:52:15affligé
00:52:17désœuvré aussi
00:52:18il ne peut rien faire
00:52:19on comprend
00:52:19qu'il soit inquiet
00:52:20quand ça monte
00:52:21ça monte de 40
00:52:22ou 50 centimes
00:52:22et quand ça baisse
00:52:23ça baisse 1, 2, 3 centimes
00:52:25et malheureusement
00:52:26c'est probablement
00:52:27parti pour durer
00:52:28puisque la guerre
00:52:28est sur un mode
00:52:29de stop and go
00:52:30on fait la paix
00:52:31on fait la guerre
00:52:31ah ben non
00:52:32c'est fait
00:52:33on reprend le feu
00:52:34et ça risque de durer
00:52:35comme ça un certain temps
00:52:36et donc les prix du pétrole
00:52:37et bien ça va faire pareil
00:52:39ça va être stop and go
00:52:40ça monte
00:52:40ça se stabilise
00:52:41ça baisse un tout petit peu
00:52:42tant que le gouverneum
00:52:44on ne fait rien
00:52:44ça va angoisser les gens
00:52:47et ils vont faire des réserves
00:52:48sauf que
00:52:49ça va commencer
00:52:50parce qu'après
00:52:51ils vont se dire
00:52:51on va finir à 3
00:52:52moi aujourd'hui
00:52:52je suis placé devant
00:52:53une pompe à essence
00:52:53moi si j'avais une voiture
00:52:54qui se conduisait
00:52:55peut-être que j'aurais fait ça
00:52:56ah oui d'accord
00:52:56mais vous n'en avez pas
00:52:58ce choc pétrolier
00:52:59auquel nous faisons face
00:53:00aujourd'hui
00:53:00qui est le quatrième
00:53:01choc pétrolier à la hausse
00:53:03il y a eu 1974
00:53:04x 4 sur le prix
00:53:061979 x 2 sur le prix
00:53:08il y a eu un autre
00:53:09choc pétrolier en 2008
00:53:10on est dans le quatrième
00:53:11choc à la hausse
00:53:11il y a eu des petits chocs
00:53:12à la baisse aussi
00:53:13entre deux
00:53:13on est dans le quatrième
00:53:14choc pétrolier
00:53:15il est pire que les précédents
00:53:17les trois premiers
00:53:17pourquoi ?
00:53:18il est pire parce que
00:53:19les trois premiers
00:53:19si vous mettiez les valises
00:53:20de billets sur la table
00:53:21le prix du pétrole avait monté
00:53:22mais vous aviez du pétrole
00:53:23aujourd'hui parce que
00:53:25les raffineries ont été bombardées
00:53:26parce que les navires
00:53:27ne passent plus
00:53:28ou que même certains navires
00:53:29sont coulés
00:53:30mais pas beaucoup pour l'instant
00:53:31et bien il y a une restriction
00:53:32physique de pétrole
00:53:34et les pays du Golfe
00:53:35ont bien prévenu
00:53:35ça ne reprendra pas tout de suite
00:53:37quand bien même
00:53:38on réouvrirait
00:53:39donc il faut écouter
00:53:39le gouvernement
00:53:40qui dit acheter des voitures électriques
00:53:41en fait il a raison
00:53:42moi je roule en électrique
00:53:43depuis 2012
00:53:44depuis 2012
00:53:45je roule 100% en électrique
00:53:47ma principale motivation
00:53:48c'est pour éviter
00:53:49ce qui se passe maintenant
00:53:50parce que je le savais
00:53:51que ça allait se produire
00:53:52c'était écrit
00:53:54depuis 40 ans
00:53:55on savait que ça viendrait
00:53:56un jour
00:53:57et donc
00:53:58en roulant
00:53:59en voiture électrique
00:54:00je ne finance pas
00:54:01je n'envoie pas
00:54:01un euro
00:54:02à l'Iran
00:54:04aux ayatollahs
00:54:05aux molars
00:54:06etc
00:54:08elle a raison Judith
00:54:09elle a raison Judith
00:54:11c'est des batteries chinoises
00:54:12la voiture est pratiquement
00:54:13à 70-80% chinoise
00:54:15vous financez
00:54:17la guerre
00:54:18et les armes iraniennes
00:54:19nous sommes d'accord
00:54:19mais je ne disais pas ça
00:54:20pour vous faire de la peine
00:54:21je disais ça
00:54:22parce qu'il se trouve
00:54:23il va vendre sa voiture
00:54:24tout de suite
00:54:24non non je garde
00:54:25ma voiture électrique
00:54:26j'en suis très content
00:54:27à l'avent du sénat
00:54:27la cour des comptes
00:54:28a rendu un rapport
00:54:29qui a été publié
00:54:31le 1er avril
00:54:31sur justement
00:54:33la subvention
00:54:34de la filière automobile électrique
00:54:36c'est accablant
00:54:3918 milliards
00:54:40dépensés
00:54:41environ moitié
00:54:42pour les industriels
00:54:43moitié pour les particuliers
00:54:44pour les inciter
00:54:45à acheter
00:54:47de l'électricité
00:54:4818 milliards
00:54:48entre 2018
00:54:50et 2024
00:54:51ces 18 milliards
00:54:53ça fait environ
00:54:5417 800 euros
00:54:55quand même
00:54:56pour qu'on se rende compte
00:54:57de la chose
00:54:57par véhicule
00:54:58et dans ces véhicules
00:54:5980% de ces véhicules
00:55:01sont des véhicules
00:55:03étrangers
00:55:03donc en fait
00:55:04on fait comme on va faire
00:55:06on le sait depuis
00:55:07les annonces
00:55:08de Sébastien Lecornu
00:55:09avec les pompes
00:55:10à la chaleur
00:55:11on se sert de l'argent
00:55:12des français
00:55:13pour financer
00:55:14les filières
00:55:15étrangères
00:55:16moi je suis tout à fait
00:55:17d'accord pour l'électrique
00:55:18c'est non seulement
00:55:19accablant
00:55:19c'est pathétique
00:55:20parce que c'est le même
00:55:22gouvernement
00:55:23qui hier
00:55:24nous disait
00:55:25il faut encourager
00:55:26les voitures électriques
00:55:27qui ensuite a supprimé
00:55:28les aides
00:55:28et qui bientôt
00:55:29va les remettre
00:55:29il les remet
00:55:30vous avez entendu
00:55:32du pré-flash carburant
00:55:34c'est accablant
00:55:35c'est pathétique
00:55:36ce dont parlait
00:55:37Eric de Ritmaten
00:55:38tout à l'heure
00:55:38la taxe écolo
00:55:39chez nous
00:55:40ça s'appelle
00:55:40le certificat
00:55:41d'économie d'énergie
00:55:42en fait
00:55:42c'est entre 15
00:55:43et 18 centimes
00:55:44d'euros
00:55:44par litre
00:55:45une partie
00:55:45va au financement
00:55:47de cette filière étrangère
00:55:50la taxe s'appelle
00:55:50la TICPE
00:55:51taxe intérieure
00:55:52sur la consommation
00:55:53des produits énergiques
00:55:54je parlais
00:55:56du certificat
00:55:57le certificat
00:55:57d'économie d'énergie
00:55:58c'est l'argent
00:55:58qu'on vous rend
00:55:59la TICPE
00:56:00c'est ce qu'on vous prend
00:56:02non
00:56:04le certificat
00:56:04c'est en plus
00:56:05c'est aussi une taxe
00:56:06non non
00:56:06c'est une taxe
00:56:07qui ne dit pas son nom
00:56:08qui n'a pas été votée
00:56:09en tant de taxes
00:56:09c'est qui taxe
00:56:10tout ça
00:56:10ça s'additionne
00:56:11sur le prix
00:56:12du carburant
00:56:13et c'est la raison
00:56:14c'est entre 15
00:56:15et 18 centimes
00:56:16par litre
00:56:16et c'est la raison
00:56:17pour laquelle
00:56:17le gouvernement
00:56:18puisque vous parlez
00:56:19d'aide ponctuelle
00:56:19a lancé
00:56:20le pré-flash carburant
00:56:22c'est le ministre de l'Action
00:56:24et des Comptes Publics
00:56:25qui s'en a expliqué
00:56:25ce matin
00:56:26aux 4 vérités
00:56:27sur France 2
00:56:27on écoute David Amiel
00:56:32si ça dure
00:56:33des mois
00:56:34il y aura évidemment
00:56:35un renforcement
00:56:36des aides
00:56:37mais à nouveau
00:56:37avec ces principes clairs
00:56:39ces ciblages
00:56:39et financements
00:56:40parce que sinon
00:56:41ce serait promettre
00:56:42aux français
00:56:42de l'argent
00:56:43que l'on n'a pas
00:56:44et donc aller demain
00:56:45leur reprendre dans une poche
00:56:46ce qu'on leur aurait
00:56:47promis de l'autre
00:56:48voilà
00:56:48donc ça ce que dit
00:56:49David Amiel
00:56:50c'est j'allais dire
00:56:51j'aime pas cette expression
00:56:53Elodie
00:56:53mais c'est quand même ça
00:56:54c'est un pansement
00:56:54sur une jambe de bois
00:56:55oui complètement
00:56:56c'est à dire que
00:56:57comme le gouvernement
00:56:58n'arrive pas à trouver
00:56:59de solution
00:56:59et c'est pour ça
00:57:00d'ailleurs que les français
00:57:01quand on les voit
00:57:02dans les stations essence
00:57:03ils sont dépités
00:57:04parce qu'ils savent très bien
00:57:05que ça ne changera pas
00:57:06et que le gouvernement
00:57:07ne fera pas plus
00:57:08et on voit bien
00:57:08que ce sont des aides
00:57:10très ponctuelles
00:57:11souvent un peu d'ailleurs
00:57:12tirées par les cheveux
00:57:13et le problème
00:57:14c'est que le gouvernement
00:57:15n'a de cesse
00:57:15de nous dire
00:57:16on va voir
00:57:17comment la situation évolue
00:57:18on va voir
00:57:18si on peut reconsidérer
00:57:21davantage de profession
00:57:22en réalité ça fait
00:57:232-3 semaines
00:57:24qu'on doit voir
00:57:24et qu'on ne voit rien
00:57:25et le gouvernement
00:57:27effectivement se dit
00:57:28les caisses sont vides
00:57:29on ne peut pas faire de miracle
00:57:30donc de temps en temps
00:57:31on sort un nouveau prêt
00:57:33une nouvelle aide
00:57:33une nouvelle idée
00:57:34de leasing social etc
00:57:35comme ça
00:57:36on a l'impression
00:57:37qu'il y a des choses
00:57:38qui sont mises en place
00:57:38est-ce que ça change
00:57:39concrètement
00:57:40le quotidien des français
00:57:41non
00:57:42et est-ce que ce sont
00:57:43les solutions
00:57:43les plus efficaces
00:57:44a priori non plus
00:57:45le leasing social
00:57:46on y reviendra
00:57:47un autre jour
00:57:47mais ça c'est un vrai scandale
00:57:48ça permet d'écouler
00:57:49les stocks de voitures électriques
00:57:51invendues
00:57:53et donner ça
00:57:54à des gens
00:57:55qui gagnent très très peu
00:57:56d'argent
00:57:56et qui ensuite
00:57:57ils ne le savent pas
00:57:58ne peuvent ni racheter
00:57:59la voiture
00:57:59et s'ils ne peuvent pas
00:58:01la racheter
00:58:02ils doivent la rendre
00:58:02ils doivent faire
00:58:03des réparations dessus
00:58:04et ça coûte extrêmement cher
00:58:05évidemment
00:58:05ils n'ont pas les moyens
00:58:06pour le faire
00:58:08mais vous savez
00:58:09c'est en lien
00:58:10avec ce qu'on fera
00:58:10tout à l'heure
00:58:11avec les indésirables
00:58:13mais bien sûr
00:58:14on a d'un côté
00:58:1450 000 infirmières
00:58:16ou aide-soignantes
00:58:17qui vont être aidées
00:58:17et on est bien content
00:58:19pour elles
00:58:19mais il y a 40 millions
00:58:20d'automobilistes
00:58:2150 000 sur 40 millions
00:58:23c'est impossible
00:58:23mais moi quand je dis ça
00:58:24à l'antenne
00:58:24monsieur Combi
00:58:25on m'engueule
00:58:26on me dit
00:58:26mais vous ne pensez pas
00:58:27aux infirmières libérales
00:58:28mais voilà
00:58:29et les autres
00:58:30les infirmières libérales
00:58:31ont besoin de la voiture
00:58:32aussi pour le plus tard
00:58:32il y a plein de gens
00:58:34qui ont besoin de la voiture
00:58:36dans les territoires
00:58:37dans les territoires
00:58:37on vous demande
00:58:38vous postulez sur un job
00:58:39on vous dit
00:58:40est-ce que vous avez une voiture
00:58:41oui
00:58:41c'est pas à l'époque
00:58:43à la grande époque
00:58:44on parlait de l'époque
00:58:45de Gisca
00:58:46etc
00:58:46ou même un peu plus tard
00:58:47il n'y a pas si longtemps
00:58:48que ça
00:58:49il y avait des voitures de fonction
00:58:50quand vous étiez VRP
00:58:51vous alliez vendre
00:58:51des chaussettes
00:58:52des collants
00:58:52des machines à laver
00:58:54je ne sais quoi
00:58:54on vous disait
00:58:55ben voilà
00:58:55vous allez vendre
00:58:56des chaussettes
00:58:57des collants
00:58:57dans tout le département
00:58:58voilà votre voiture de fonction
00:58:59aujourd'hui
00:59:00il n'y a plus de voiture de fonction
00:59:01et on vous dit
00:59:02est-ce que vous avez une voiture
00:59:03et si vous n'en avez pas
00:59:04vous n'avez pas le job
00:59:05c'est ça la vérité
00:59:06c'est ça la vérité
00:59:07en région en province
00:59:09plutôt qu'à Paris
00:59:09à Paris sans voiture
00:59:10vous pouvez quand même
00:59:11vous en tirer
00:59:11je sais bien
00:59:12mais sortons justement
00:59:13du périphérique
00:59:13vous avez raison
00:59:14Olivier Vial
00:59:15il attend depuis tout à l'heure
00:59:16pour parler monsieur Comby
00:59:17je suis ravi de vous avoir
00:59:18et vous avez donné des explications
00:59:20mais vous vous avez regardé
00:59:21vous avez regardé
00:59:22les taux notamment à 10 ans
00:59:23qui sont en train de remonter
00:59:24en fait tout le problème du gouvernement
00:59:26c'est qu'il a misé
00:59:27sur le fait que la guerre soit courte
00:59:28et qu'elle laisse terminer
00:59:30a priori
00:59:31on commence à s'éloigner
00:59:32de ce dispositif là
00:59:33donc ils sont dans une équation
00:59:34qui est compliquée
00:59:35parce qu'en réalité
00:59:36il y a aussi une équation budgétaire
00:59:38et on voit que
00:59:39plus notre crédibilité financière
00:59:42et si on rajoute des aides
00:59:43elle se dégrade
00:59:44plus le taux d'intérêt
00:59:46de notre dette augmente
00:59:47et là il vient de passer
00:59:48à 3,70%
00:59:49il augmente de façon très rapide
00:59:51plus rapidement d'ailleurs
00:59:52que le prix de l'essence lui-même
00:59:54sauf que ça
00:59:55ça renchérit
00:59:56le coût de notre dette
00:59:57de façon extraordinaire
00:59:59depuis la crise
01:00:01depuis la crise iranienne
01:00:03le coût de notre dette
01:00:05a été augmenté
01:00:06de 3,6 milliards déjà
01:00:07juste à cause des taux d'intérêt
01:00:09qui augmentent
01:00:10parce qu'on est plus crédible
01:00:11sauf que
01:00:12où la situation devient compliquée
01:00:13dans un moment qui dure
01:00:15c'est qu'effectivement
01:00:16la crise pétrolière
01:00:18elle peut avoir
01:00:19un peu une problématique
01:00:21à la fois
01:00:22de faire chuter la croissance
01:00:24et d'augmenter l'inflation
01:00:25et ça effectivement
01:00:27c'est ce qu'ils vont
01:00:29être obligés d'agir
01:00:30parce que
01:00:30même si aujourd'hui
01:00:31on n'a pas les moyens
01:00:33si demain
01:00:33la croissance baisse
01:00:34et l'inflation augmente
01:00:36même sans faire de dépenses
01:00:38on va avoir
01:00:38effectivement
01:00:39des trous budgétaires
01:00:40plus importants
01:00:40donc on va être obligés
01:00:42de jouer
01:00:43ce qui était
01:00:43effectivement
01:00:44on pouvait avoir
01:00:44une position d'attentiste
01:00:46en disant
01:00:46on touche pas aux aides
01:00:47on touche pas aux taxes
01:00:49parce que
01:00:50ça va s'arrêter
01:00:51mais si ça ne s'arrête pas
01:00:53le risque
01:00:53c'est un risque de déflation
01:00:54c'est un risque d'inflation
01:00:56et à la fois
01:00:56de baisse de la croissance
01:00:58et ça
01:00:59effectivement
01:00:59pour nos finances publiques
01:01:00pour la crédibilité
01:01:01de notre budget
01:01:02c'est encore pire
01:01:03que simplement
01:01:04de supprimer
01:01:05quelques taxes
01:01:06Quand on est coincé
01:01:06des deux côtés
01:01:07ça s'appelle effet ciseaux
01:01:08on est pris en tenaille
01:01:09et à un moment donné
01:01:10on se retrouve
01:01:11dans une impasse
01:01:12où la sortie de l'équation
01:01:13devient très difficile
01:01:14Oui mais en fait
01:01:16quand on est vraiment
01:01:17dans un risque
01:01:17de décroissance
01:01:18aussi importante
01:01:19avec une baisse
01:01:19de l'activité
01:01:21on est obligé
01:01:22de bouger en fait
01:01:23on est obligé
01:01:24de soutenir l'activité
01:01:25et donc effectivement
01:01:26peut-être qu'à un moment donné
01:01:27ça va les obliger
01:01:28à faire ce que pour l'instant
01:01:29ils n'espéraient pas
01:01:30avoir à faire
01:01:31Donc là on est
01:01:32en 2026
01:01:34on est à combien
01:01:35d'intérêt de la dette
01:01:36à rembourser ?
01:01:37On est entre 70 et 80 milliards ?
01:01:39Oui c'est ça
01:01:40Et ça c'est totalement politique
01:01:42On nous dit que 2027
01:01:43il va y avoir
01:01:44une nouvelle mandature
01:01:45et donc tout d'un coup
01:01:46on aura beaucoup moins
01:01:48à rembourser
01:01:48Quel est celui
01:01:49qui va arriver
01:01:50et qui va dire
01:01:51tiens regardez
01:01:51j'ai un plan formidable
01:01:53pour la présidentielle
01:01:54et pour le pays
01:01:55qui va sortir le pays
01:01:56de la mouise
01:01:56et à partir de ce moment-là
01:01:58on ne va plus
01:01:59rembourser 70
01:02:00on va rembourser 30
01:02:01Ça n'existe pas
01:02:02Ça n'existe pas
01:02:03Ça n'existe pas
01:02:04Les projections
01:02:04sont plutôt sur 2030
01:02:06où on serait à 100 milliards
01:02:07de charges de la dette
01:02:09à payer
01:02:09Donc après
01:02:10et comme toujours
01:02:11on monte par l'ascenseur
01:02:13et on redescend
01:02:14par l'escalier
01:02:14donc ça mettra
01:02:15un peu de temps
01:02:16Tanguy Hamon
01:02:17nous a rejoint
01:02:17mon cher Tanguy
01:02:18Bonjour
01:02:18Journaliste
01:02:19Police Justice
01:02:21AC News
01:02:21L'Assemblée doit examiner
01:02:23cette semaine
01:02:23à partir de ce soir
01:02:24une proposition de loi sensible
01:02:25visant notamment
01:02:26à allonger
01:02:27à 7 mois
01:02:28la rétention administrative
01:02:29de certains étrangers
01:02:31condamnés
01:02:31et jugés très dangereux
01:02:33Le problème
01:02:34Tanguy Hamon
01:02:35c'est que
01:02:36les centres
01:02:36les fameux CRA
01:02:37les centres de rétention
01:02:38administrative
01:02:39sont totalement engorgés
01:02:40Exactement
01:02:41puisqu'on avait un objectif
01:02:42pour l'année 2027
01:02:43de 3000 places
01:02:44en CRA
01:02:45à atteindre
01:02:45Cet objectif
01:02:47est loin d'être atteint
01:02:48On estime aujourd'hui
01:02:49qu'il y a un peu moins
01:02:50de 2400 places
01:02:52de rétention administrative
01:02:53sur l'ensemble
01:02:54de territoire
01:02:55Alors oui
01:02:56ces CRA
01:02:56sont engorgés
01:02:57Officiellement
01:02:58le taux d'occupation
01:02:59est quand même
01:03:00de 92%
01:03:01mais on a appris
01:03:03bien que pour l'année 2024
01:03:04il y avait eu
01:03:053000 demandes de placement
01:03:07en CRA
01:03:07qui avaient été refusées
01:03:09parce que si
01:03:09on voit qu'il y a
01:03:10quand même peut-être
01:03:118% d'occupation
01:03:13encore à prendre
01:03:14dans les CRA
01:03:14si c'est un CRA
01:03:15qui est en outre-mer
01:03:17évidemment que si la personne
01:03:18doit être retenue à Paris
01:03:20ça ne va pas être possible
01:03:21d'aller l'envoyer
01:03:22en outre-mer
01:03:22ce qu'il faut retenir
01:03:23ce qu'il faut retenir
01:03:23c'est qu'en 2024
01:03:24il y avait eu
01:03:253000 demandes de placement
01:03:26en CRA
01:03:26qui avaient été refusées
01:03:28à cause du taux
01:03:29d'occupation
01:03:30et Charles Rodouel
01:03:31qui porte cette proposition
01:03:32de loi
01:03:33lui a indiqué
01:03:34que ce ne seraient
01:03:35que quelques dizaines
01:03:36d'individus
01:03:37donc il ne faut pas
01:03:38prendre comme excuse
01:03:39cette surpopulation
01:03:40des CRA
01:03:41pour ne pas faire passer
01:03:42cette proposition de loi
01:03:43Oui parce qu'il y a
01:03:44entre 35 et 50 000 personnes
01:03:47sur les clandestins
01:03:48qui sont jugées dangereuses
01:03:49il y a les tops
01:03:50c'est-à-dire les troubles
01:03:51à l'ordre public
01:03:52on appelle ça les tops
01:03:54les troubles à l'ordre public
01:03:56et il n'y a que 3000 places
01:03:57et effectivement
01:03:59c'est un problème
01:03:59Charles Rodouel
01:04:00qui était l'invité de ces news
01:04:01ce matin
01:04:01on écoute
01:04:03Notre objectif
01:04:04parmi d'autres mesures
01:04:05c'est d'allonger
01:04:06la durée de rétention
01:04:08administrative
01:04:08pour les étrangers
01:04:09sous OQTF
01:04:10qui sont extrêmement dangereux
01:04:12donc de les garder
01:04:13et enfermer
01:04:14jusqu'à ce qu'ils soient expulsés
01:04:16Pourquoi ?
01:04:17Tout simplement
01:04:18parce que la France
01:04:18a connu des drames
01:04:20la famille de Philippines
01:04:21a perdu
01:04:22leur fille
01:04:23leur soeur
01:04:24je pense aussi
01:04:25à la famille de Lola
01:04:26je pense à la famille
01:04:27de Laura
01:04:28de Morane
01:04:28toutes ces familles françaises
01:04:30qui par exemple
01:04:31ont fêté Pâques
01:04:32avec un enfant de moins
01:04:33parce qu'il a été assassiné
01:04:35sous les coups
01:04:37d'un homme
01:04:37qui n'aurait jamais dû
01:04:38être en liberté
01:04:39et qui n'aurait jamais
01:04:40dû passer à l'acte
01:04:42et donc les mesures
01:04:43qu'on prend
01:04:43elles ne vont pas
01:04:45révolutionner le système
01:04:46mais elles apportent
01:04:47des solutions concrètes
01:04:48à des trous
01:04:49dans la raquette
01:04:50qu'on a connus
01:04:51dans chacune de ces affaires
01:04:52et l'une des principales
01:04:53mesures que l'on porte
01:04:54c'est l'allongement
01:04:55de la durée
01:04:56de rétention administrative
01:04:57pour les criminels
01:04:59pour les criminels
01:04:59et les terroristes étrangers
01:05:00jusqu'à 210 jours
01:05:01avant qu'ils ne soient expulsés
01:05:03voilà pour l'explication
01:05:04de cette loi
01:05:04portée par le député
01:05:06Charles Rodoel
01:05:06également par Michel Barnier
01:05:08et ils ont d'ailleurs
01:05:09donné le prénom
01:05:10de Philippine
01:05:11pour cette loi
01:05:12pour porter cette loi
01:05:13une loi aussi importante
01:05:15Elodie Huchard
01:05:16qui arrive à 21h30
01:05:18dans l'hémicycle
01:05:19alors autant
01:05:21il y a beaucoup de monde
01:05:22j'allais dire
01:05:23dans les Night Sessions
01:05:24de Roland-Garros
01:05:24je ne suis pas sûr
01:05:25qu'il y ait beaucoup de monde
01:05:26à 21h30
01:05:27à l'Assemblée Nationale
01:05:28c'est vrai
01:05:28c'est vrai pour toutes les lois
01:05:30qui font un parcours
01:05:30qui est assez long
01:05:31après ça commence
01:05:32ce soir à 21h30
01:05:33ça va continuer demain
01:05:34mardi après-midi
01:05:35où il y aura un peu plus de monde
01:05:36et jusqu'au moment
01:05:37il y a plusieurs articles
01:05:38dans le texte
01:05:39le texte va vivre sa vie
01:05:41à l'Assemblée
01:05:42aussi les mardis
01:05:42mercredis
01:05:44effectivement
01:05:44ça va commencer
01:05:45sans doute
01:05:45avec peu de députés
01:05:47il y a plusieurs choses
01:05:47dans cette loi
01:05:48le but c'était
01:05:49de la réécrire
01:05:50pour que le Conseil
01:05:51constitutionnel cette fois
01:05:52ne censure pas
01:05:53d'où le fait
01:05:54qu'ils aient ultra précisé
01:05:56le profil
01:05:56des personnes concernées
01:05:58puisque cette fois
01:05:59on ne pourra pas dire
01:06:00que la rédaction
01:06:00est trop large
01:06:02comme le disait Tanguy aussi
01:06:03comme il y a un manque
01:06:04de place en CRA
01:06:04si on dit
01:06:05c'est quelques dizaines
01:06:06d'individus par an
01:06:07on ne pourra pas harguer
01:06:08qu'il n'y a pas de place
01:06:09maintenant ça pose quand même
01:06:10deux problèmes
01:06:11qui pour le coup
01:06:12ne pourront pas être réglés
01:06:13par Charles Rodwell
01:06:14évidemment
01:06:14c'est la construction
01:06:16des places en CRA
01:06:16comme vous le disiez
01:06:17qui devient urgente
01:06:18et puis passer de 90 jours
01:06:20à 210 jours
01:06:21très bien
01:06:22que fait-on par exemple
01:06:23d'un Algérien dangereux
01:06:24qui est en situation irrégulière
01:06:26et qui est en CRA
01:06:26au bout de 210 jours
01:06:27il ressort
01:06:28et il ne sera pas renvoyé
01:06:29donc il faut aussi voir
01:06:30la limite de ce dispositif
01:06:32les garder plus longtemps
01:06:33c'est très bien
01:06:34ça après c'est le problème
01:06:34des visas consulaires
01:06:35et ça c'est un autre sujet
01:06:37qui est tout aussi sensible
01:06:38mais qui marque effectivement
01:06:39le fait qu'on va prolonger
01:06:41cette durée
01:06:41c'est sans doute une bonne chose
01:06:42on n'est pas sûr
01:06:43de ce qui se passera ensuite
01:06:44allez on se quitte
01:06:46quelques instants
01:06:46dans Midi News
01:06:47et dans un instant
01:06:48Diane de Bourguedon
01:06:49la prolophobie
01:06:51la haine des prolos
01:06:52des beaufs
01:06:53des ploucs
01:06:53elle écrit
01:06:55les indésirables
01:06:56c'est publié
01:06:57chez Fayard
01:06:57restez avec nous
01:06:58à tout de suite
01:07:01dans un instant
01:07:02notre invité
01:07:03sur Midi News
01:07:04Diane de Bourguedon
01:07:05les indésirables
01:07:07prolophobie
01:07:07chez Fayard
01:07:08mais d'abord
01:07:09les dernières informations
01:07:10Mathieu Devez
01:07:11la Russie propose
01:07:12la Russie propose de nouveau
01:07:13d'accueillir l'uranium
01:07:14enrichi iranien
01:07:15dans le cadre d'un accord
01:07:17un éventuel accord de paix
01:07:18entre Washington et Téhéran
01:07:19selon le porte-parole russe
01:07:21Dmitri Peskov
01:07:22l'offre tient toujours
01:07:23mais n'a pas été suivi
01:07:24des faits
01:07:25le pape
01:07:26le pape est arrivé ce matin
01:07:27en Algérie
01:07:28le début d'une tournée
01:07:28de 11 jours en Afrique
01:07:29et c'est la première fois
01:07:31qu'un pape se rend en Algérie
01:07:32Léon XIV
01:07:33va notamment visiter
01:07:34la grande mosquée d'Alger
01:07:35rendre hommage
01:07:36aux figures de la mémoire algérienne
01:07:38et rencontrer le président Tebboune
01:07:40pour peut-être aborder
01:07:41la question de l'otage français
01:07:42Christophe Gleize
01:07:43emprisonné depuis bientôt un an
01:07:44Le jardin mémoriel
01:07:46des attentats du 13 novembre
01:07:47à Paris
01:07:48a été le théâtre de dégradation
01:07:49à deux reprises
01:07:50cette semaine
01:07:51avec notamment des tags
01:07:52des inscriptions anti-police
01:07:54et des étoiles de David
01:07:55taguées sur des stèles
01:07:56dans ce jardin
01:07:57situé dans le 4e arrondissement
01:07:59de la capitale
01:07:59le ministre de l'Intérieur
01:08:01dit que tout sera mis en oeuvre
01:08:03pour identifier
01:08:03et sanctionner les responsables
01:08:05Merci Mathieu
01:08:07d'autres informations
01:08:07tout à l'heure à 14h
01:08:08nous sommes toujours
01:08:09dans Midi News
01:08:10avec Olivier Vial
01:08:11le directeur du CERU
01:08:12avec Judith Vaintraub
01:08:14avec Elodie Huchard
01:08:15du service politique
01:08:16de CNews
01:08:16avec Sarah Saldeman
01:08:17et nous accueillons
01:08:18Diane de Bourguedon
01:08:19bonjour
01:08:19merci d'être avec nous
01:08:20vous êtes essayiste
01:08:22et vous publiez
01:08:23les indésirables
01:08:25chez Fayard
01:08:26c'est dans la collection
01:08:29Pensez libre
01:08:30et c'est sous-titré
01:08:32Prolophobie
01:08:33parce que ce qui vous a choqué
01:08:34c'est qu'on se moque des gens
01:08:35on se moque des gens
01:08:36on se moque des français
01:08:37on se moque des français
01:08:40qui font le maillage territorial
01:08:42de ce beau pays
01:08:43on se moque des français
01:08:44qui ont été photographiés
01:08:46par Raymond Depardon
01:08:46dans les années 60-70
01:08:49on se moque des fermiers
01:08:50on se moque des tenanciers
01:08:52de supérette
01:08:53on se moque des pompistes
01:08:54on se moque de toutes les professions
01:08:55qui sont là
01:08:56et qui sont parfois
01:08:59dans l'ombre
01:09:00qui ne sont pas sous le feu
01:09:00des projecteurs
01:09:01et c'est un bouc émissaire
01:09:03des élites
01:09:04en particulier
01:09:05c'est un des chapitres
01:09:06de votre livre
01:09:07et vous dites d'ailleurs
01:09:08à ce propos
01:09:09et il y a aussi
01:09:10d'autres constats
01:09:11que vous faites
01:09:11que les élites politiques
01:09:14mais aussi structurelles
01:09:16j'allais dire
01:09:16de ce pays
01:09:17que ce soit les artistes
01:09:18que ce soit
01:09:18certains champs d'entreprise
01:09:20de droite
01:09:21comme de gauche
01:09:22alors que la gauche
01:09:23devrait être là
01:09:24on nous vend quand même
01:09:26le vivre ensemble
01:09:27depuis toujours
01:09:28ces élites là
01:09:29ont un seul bouc émissaire
01:09:31c'est les prolos
01:09:32les beaufs
01:09:33les ploucs
01:09:34et d'où votre sous-titre
01:09:35la prolophobie
01:09:36oui mais c'est exactement ça
01:09:38en fait je me suis rendu compte
01:09:38que
01:09:40tout le système
01:09:41en fait
01:09:41avait qu'un seul bouc émissaire
01:09:43une figure finalement
01:09:44unique
01:09:45du défouloir universel
01:09:47comme je l'appelle
01:09:47qui est effectivement
01:09:49celui qu'on appelle
01:09:49le beauf
01:09:50le gueux
01:09:51etc
01:09:51et en réalité
01:09:52toutes les strates
01:09:54des élites
01:09:55que ce soit
01:09:55les grandes institutions
01:09:58ou bien la sphère
01:10:00médiatico-politique
01:10:01le monde culturel
01:10:02et plus largement
01:10:03d'ailleurs
01:10:04le monde
01:10:05de la bourgeoisie économique
01:10:06tout le monde
01:10:07s'en prend
01:10:08à cette figure là
01:10:10et on a l'impression
01:10:11qu'il n'y a pas de limite
01:10:12dans ce mépris de classe
01:10:13en fait
01:10:14on cherche partout
01:10:15et on traque
01:10:17le racisme
01:10:18et toutes les phobies
01:10:19en tout genre
01:10:20et c'est peut-être
01:10:21une très bonne chose
01:10:22mais cette phobie là
01:10:23la prolophobie
01:10:24la détestation du plouc
01:10:25on a l'impression
01:10:26qu'elle n'a pas de limite
01:10:28et on peut
01:10:28elle peut se déverser
01:10:30quel est le portrait
01:10:31robot du prolo
01:10:33alors le portrait
01:10:34robot du prolo
01:10:35il y en a en tout cas
01:10:36qui l'a inventé
01:10:38dans les années 70
01:10:39c'est Cabu
01:10:39qui a inventé
01:10:40le personnage du beauf
01:10:41donc c'est une bande dessinée
01:10:43qui après
01:10:44ce titre là
01:10:45est resté à postérité
01:10:46est passé à postérité
01:10:47il s'est inspiré
01:10:48de son beau frère
01:10:49en fait
01:10:49et il a fait
01:10:50un personnage caricatural
01:10:51et assez dégoûtant
01:10:52d'ailleurs
01:10:53parce qu'il est physiquement
01:10:54assez repoussant
01:10:56il est assez
01:10:59en bon point
01:11:01il fume
01:11:02il paraît un peu sale aussi
01:11:03et surtout
01:11:04sa personnalité
01:11:05est assez répugnante
01:11:07puisqu'il est raciste
01:11:09il est misogyne
01:11:10il est irascible
01:11:10et en fait
01:11:11cette figure là
01:11:12qui était peut-être
01:11:13la première fois
01:11:13qu'on l'identifiait
01:11:15après elle a été déclinée
01:11:16par toute la sphère culturelle
01:11:19le monde audiovisuel
01:11:19tant dans les bandes dessinées
01:11:22on a eu les bidochons
01:11:23que dans les séries télévisées
01:11:24je pense notamment
01:11:25aux des chiens
01:11:26les des chiens sur canal
01:11:27il y a des années
01:11:28effectivement
01:11:29qui n'existent plus depuis
01:11:30et qui étaient diffusés
01:11:31tous les soirs
01:11:32donc c'est quelque chose
01:11:33dans lequel on a quand même
01:11:34pas mal baigné
01:11:35y compris moi la première
01:11:37et en fait ça
01:11:37ça banalise le fait
01:11:38qu'on peut ricaner
01:11:40et on peut railler
01:11:42les des chiens avec François Morel
01:11:43qui d'ailleurs crie au racisme
01:11:44dès qu'il peut
01:11:45effectivement
01:11:46alors que bon
01:11:47alors que c'est
01:11:48ça n'empêche d'ailleurs
01:11:49que c'est un très bon acteur
01:11:50mais moi je l'avais vu
01:11:51dans le bourgeois gentilème de Molière
01:11:53mais il a quand même
01:11:54ce paradoxe
01:11:55d'être à la fois
01:11:56de singer la population
01:11:57que l'on connaît
01:11:58dans les campagnes françaises
01:11:59et à la fois
01:11:59prendre parole
01:12:00dès qu'il y a
01:12:01un excès de racisme
01:12:03etc
01:12:03et d'ailleurs
01:12:03c'est pas incompatible
01:12:04ce que vous disiez
01:12:05on peut très bien dénoncer le racisme
01:12:06mais on peut pas
01:12:07forcément se moquer des gens
01:12:08Olivier Vial
01:12:09oui alors il y a deux choses
01:12:10c'est qu'effectivement
01:12:10il y a ce phénomène là
01:12:11mais finalement
01:12:12on a aussi l'autre phénomène
01:12:13c'est à dire
01:12:14vous avez parlé
01:12:15effectivement
01:12:15de ce film
01:12:16mais les tuches par exemple
01:12:17c'est presque le contraire
01:12:19c'est qu'on a une forme
01:12:19de glorification
01:12:20d'une certaine France
01:12:21ça a été aussi la même chose
01:12:22avec certains films
01:12:23où la France simple
01:12:24redevient justement
01:12:26en avant
01:12:27ils deviennent des héros
01:12:28en fait
01:12:28les tuches ça devient des héros
01:12:30et tout le monde
01:12:30peut s'identifier
01:12:31et la question
01:12:31que je me pose
01:12:33c'est dans votre définition
01:12:35finalement
01:12:36vous parlez de classe
01:12:37mais est-ce que finalement
01:12:38la figure du beauf
01:12:39elle est réellement
01:12:41une classe économique
01:12:42est-ce que c'est vraiment
01:12:43des prolos
01:12:43comme on l'entendait avant
01:12:45on a l'impression
01:12:46que c'est moins
01:12:46une question économique
01:12:47qu'une question culturelle
01:12:49et donc comment vous le définissez
01:12:51c'est quoi les critères
01:12:52justement
01:12:52qui font vraiment
01:12:54la définition de ce prolo
01:12:55tout à fait
01:12:55effectivement
01:12:56je m'affranchis un petit peu
01:12:57des catégories sociales habituelles
01:12:59et en fait
01:13:00je définis
01:13:00ceux qui sont victimes
01:13:02de la prolophobie
01:13:02par exclusion
01:13:03c'est-à-dire que
01:13:04ceux qui en souffrent
01:13:05sont ceux qui d'une part
01:13:06n'appartiennent ni
01:13:07aux élites culturelles
01:13:09intellectuelles
01:13:09économiques
01:13:10ni aux populations
01:13:11issues d'immigration
01:13:12puisque ces classes populaires là
01:13:14celles qui sont issues
01:13:14d'immigration
01:13:15pour le coup
01:13:16on n'a pas le droit
01:13:16de les toucher
01:13:17celles-là sont vraiment touchables
01:13:18il y a une sorte de tabou en fait
01:13:19il y a un tabou
01:13:20et alors c'est particulièrement vrai
01:13:21dans tout ce qui concerne
01:13:22le champ de l'humour
01:13:23des humoristes
01:13:25depuis les années 90
01:13:26l'arrivée du politiquement correct
01:13:27qui nous vient des Etats-Unis
01:13:28il y a une restriction
01:13:30du champ de l'humour autorisé
01:13:31qui finalement
01:13:33conduit à ce que
01:13:34la seule figure
01:13:34dont on peut se moquer
01:13:35c'est le beauf
01:13:36mais effectivement
01:13:38ce n'est pas seulement
01:13:39d'ailleurs
01:13:40je fais souvent référence
01:13:41aux classes moyennes
01:13:42aux classes populaires
01:13:42ce n'est pas seulement
01:13:43la classe prolétaire
01:13:44qui est visée par ce type
01:13:46de mépris
01:13:46c'est plus large que ça
01:13:47oui ça peut être
01:13:48les notables de provinces
01:13:49qui d'ailleurs
01:13:50n'ont pas forcément
01:13:50de problème d'argent
01:13:51mais ils sont considérés
01:13:52par les élites
01:13:53comme des beaufsara
01:13:54de toute façon
01:13:54on est toujours le plouc
01:13:55de quelqu'un en réalité
01:13:55vous trouverez toujours
01:13:57quelqu'un qui trouve
01:13:57que vous comportez
01:13:58comme un plouc
01:13:59soit parce que vous n'avez
01:13:59pas les mêmes références
01:14:00les mêmes codes
01:14:01exactement
01:14:02donc vous êtes toujours
01:14:02le plouc de quelqu'un
01:14:03je pense qu'on peut être
01:14:04d'accord là-dessus
01:14:04après on le voit aussi
01:14:05dans la classe politique
01:14:06François Hollande
01:14:06parlait descendant
01:14:07un homme de gauche
01:14:08on s'attend
01:14:09qu'il n'ait pas
01:14:09ce type de réaction
01:14:10et je prends un autre exemple
01:14:11Rachida Dati disait
01:14:12qu'elle souffrait
01:14:13d'un mépris de classe
01:14:14quand elle a été nommée
01:14:15à la culture
01:14:16certains lui auraient dit
01:14:17ou lui ont dit
01:14:17est-ce qu'elle a déjà lu un livre
01:14:19ça c'est un mépris de classe
01:14:20réellement
01:14:21donc en fait
01:14:21le mépris de classe
01:14:22est absolument partout
01:14:23c'est totalement intolérable
01:14:24oui bien sûr
01:14:25mais c'est intolérable
01:14:26complètement
01:14:26et Rachida Dati
01:14:27c'est un parcours brillant
01:14:29mais même en arrivant
01:14:30au ministère de la culture
01:14:31en ayant déjà été ministre
01:14:32elle entend encore
01:14:33ce type de remarques
01:14:35et Elodie Huchard
01:14:36récemment encore
01:14:37Carlos Martins Bilingo
01:14:39dans une émission
01:14:41qui s'appelait
01:14:42la librairie africaine
01:14:43je crois
01:14:43avait parlé
01:14:44des électeurs du Nord
01:14:46comme quoi
01:14:47c'était
01:14:47alors évidemment
01:14:48des électeurs
01:14:51français de souche
01:14:52qui étaient
01:14:53analfabètes
01:14:54et racistes
01:14:54oui alors il y a
01:14:55en plus effectivement
01:14:56du côté de la France insoumise
01:14:58les personnes du Nord
01:14:59Jean-Luc Mélenchon
01:15:00déjà
01:15:00il fallait voir
01:15:01comment il parlait
01:15:01des habitants
01:15:02des Nimbomont
01:15:03qui étaient plus liés
01:15:04d'ailleurs à une défaite
01:15:05et à une aigreur
01:15:06évidemment
01:15:06qui a une quelconque
01:15:07étude sociologique
01:15:08mais on le voit
01:15:09oui
01:15:09chez la France insoumise
01:15:11encore finalement
01:15:12quand récemment
01:15:14Jean-Luc Mélenchon
01:15:14explique que les ouvriers
01:15:15blancs catholiques
01:15:16de toute façon
01:15:17ça c'est encore
01:15:17il y a deux jours
01:15:18ça c'était vendredi
01:15:20dans le think tank
01:15:23de la France insoumise
01:15:24mais on voit bien
01:15:26les bons et les mauvais
01:15:27ouvriers
01:15:27comme vous le disiez
01:15:28ça veut dire
01:15:29qu'effectivement
01:15:29les ouvriers
01:15:30qui sont blancs
01:15:31on peut les attaquer
01:15:32et les autres non
01:15:32ça rejoint votre réflexion
01:15:34et puis on peut aussi
01:15:34parler des hommes politiques
01:15:35un certain nombre de phrases
01:15:36les sans dents
01:15:37ceux qui sont
01:15:38ceux qui ont tout
01:15:39et ceux qui ne sont rien
01:15:40ces phrases quand même
01:15:41elles sont extrêmement
01:15:42méprisantes
01:15:43et quand on est un chef
01:15:43de l'état
01:15:44France Hollande
01:15:44ou Emmanuel Macron
01:15:46on ne peut pas ignorer
01:15:46qu'on exclut de fait
01:15:48une partie de la population
01:15:49celle qui n'est rien
01:15:50celle qui n'a pas
01:15:50les bonnes études
01:15:51les bonnes lectures
01:15:52alors que ces français-là
01:15:53évidemment ils votent
01:15:54comme les autres
01:15:55et ils subissent
01:15:56comme les autres
01:15:56d'ailleurs les mauvaises décisions
01:15:57de nos dirigeants
01:15:58qui se pensent
01:15:59évidemment plus intelligents
01:16:00qu'eux
01:16:01Olivier
01:16:01Oui il y a aussi une question
01:16:02c'est qu'en fait
01:16:02pour des politiques
01:16:04ou pour les sociétés
01:16:04le prolo
01:16:05c'est aussi un épouvantail facile
01:16:07parce qu'en réalité
01:16:08Parce qu'il ne fera rien
01:16:09Il ira à sa saisir
01:16:10Personne ne s'identifie
01:16:11comme prolo
01:16:12à la différence des classes moyennes
01:16:1380% des français
01:16:14s'identifient comme
01:16:15faisant partie des classes moyennes
01:16:16là l'avantage
01:16:17c'est que tout le monde
01:16:17peut voir dans l'autre
01:16:19le prolo
01:16:20mais personne ne se sent
01:16:22concerné par ces attaques
01:16:23Donc est-ce qu'effectivement
01:16:24vous savez
01:16:24s'il y a des gens
01:16:26qui vraiment
01:16:26se sentent touchés
01:16:28par ces attaques-là
01:16:29ou est-ce que ça reste
01:16:30finalement assez virtuel
01:16:30parce que personne
01:16:31se considère
01:16:32à titre personnel
01:16:33comme un prolo
01:16:34Je pense que c'est plus
01:16:35une espèce d'air ambiant
01:16:36si vous voulez
01:16:37c'est une ambiance générale
01:16:39de mépris
01:16:39et quand les Gilets jaunes
01:16:41sont montés à Paris
01:16:43et ont manifesté
01:16:43il y avait certes
01:16:45un élément
01:16:46de point de départ
01:16:46qui était l'essence
01:16:47et puis la limitation de vitesse
01:16:49mais c'est aussi pour dire
01:16:51rappelez-vous de nous
01:16:52nous existons
01:16:53nous avons envie
01:16:54de se manifester
01:16:55à vous
01:16:56et que vous entendez
01:16:56Et on n'y arrive plus
01:16:57parce qu'on n'arrivait pas
01:16:58à boucler les fins de mois
01:16:59On est obligé
01:16:59de se montrer comme ça
01:17:00et je pense vraiment
01:17:02qu'il y a
01:17:02un ressenti
01:17:04chez une grande partie
01:17:05des Français
01:17:06d'un mépris
01:17:08à leur encontre
01:17:09venant de la France du Haut
01:17:10qui finalement
01:17:11forme une sorte
01:17:11de corps un peu
01:17:13unique
01:17:14en tout cas
01:17:14assez soudé
01:17:17et qui en tout cas
01:17:18déverse finalement
01:17:19Qu'est-ce qu'il y a de terrible
01:17:20Diane de Bourgadon
01:17:21c'est que justement
01:17:22ceux dont vous parlez Olivier
01:17:24ne peuvent saisir
01:17:25aucune instance
01:17:26c'est-à-dire qu'on peut saisir
01:17:27la LICRA
01:17:28on peut saisir
01:17:29la Ligue des droits de l'homme
01:17:30on peut saisir
01:17:30il y a tout un panel
01:17:32en fait
01:17:32d'associations
01:17:33qui sont là
01:17:34pour les minorités
01:17:35pour les personnalités
01:17:36LGBT et plus
01:17:37mais là en fait
01:17:38il n'y a pas une association
01:17:39de la défense des prolos
01:17:40en fait
01:17:40ça n'existe pas
01:17:41C'est-à-dire que
01:17:42petit à petit
01:17:43avec le politiquement correct
01:17:44et puis après le wokisme
01:17:45on est allé vers
01:17:46une judiciarisation croissante
01:17:48des propos
01:17:49alors je ne sais pas quoi
01:17:50homophobes
01:17:51racistes etc
01:17:52qu'on peut déplorer ou pas
01:17:54enfin qu'on peut trouver
01:17:54excessives ou pas
01:17:55mais en tout cas
01:17:55ce qui est sûr
01:17:56c'est que
01:17:56pour ce qui relève
01:17:57de ce que j'appelle
01:17:58la prolophobie
01:17:58on ne va pas saisir
01:17:59la 17ème chambre correctionnelle
01:18:01alors il n'y a pas de délit
01:18:02D'ailleurs ce n'est pas
01:18:02l'association des prolos
01:18:03c'est l'association
01:18:04des gens normaux
01:18:05tout simplement
01:18:05Ah oui c'est la majorité
01:18:06Ils ne peuvent même pas
01:18:08compter sur les institutions politiques
01:18:10Prenez un exemple au hasard
01:18:12les ZFE
01:18:14vous savez
01:18:14ces zones à faible émission
01:18:16que voulaient imposer
01:18:18les majorités
01:18:19macrono
01:18:20socialo
01:18:22écologistes
01:18:23ont été supprimées
01:18:24par le Parlement
01:18:27et bien le gouvernement
01:18:28a essayé de les réintroduire
01:18:31au mépris
01:18:32de l'expression
01:18:33de la souveraineté populaire
01:18:35parce que
01:18:35comme disait
01:18:37Benjamin Griveaux
01:18:39les gens
01:18:39qui roulent au diesel
01:18:41et qui fument des clopes
01:18:42ça n'intéresse pas
01:18:44ceux qui rêvent
01:18:45d'un avenir
01:18:46à Dieu pour la France
01:18:47Vous vous les défendez
01:18:49dans vos dossiers
01:18:51en fait
01:18:51ces gens là
01:18:52Je défends tout le monde
01:18:52c'est le rôle d'un avocat
01:18:53après pour les personnes
01:18:54les plus démunies
01:18:55il existe heureusement
01:18:56l'aide juridictionnelle
01:18:56qui permet
01:18:57a priori à tout le monde
01:18:58d'avoir accès à un avocat
01:18:59mais les délais
01:19:00peuvent être parfois longs
01:19:02et c'est vrai
01:19:02que ça peut être décourageant
01:19:03et à Paris
01:19:04il est vrai que
01:19:04beaucoup d'avocats
01:19:05ne l'acceptent pas
01:19:06Mais une personne
01:19:07qui est
01:19:08victime d'un jeu racial
01:19:09par exemple
01:19:10peut effectivement
01:19:10aller voir un avocat
01:19:11mais quelqu'un
01:19:13qui vous a dit
01:19:13qui s'est fait traiter
01:19:14parce qu'il est aussi
01:19:15question de racisme anti-blanc
01:19:16dans votre livre
01:19:17aujourd'hui
01:19:18il n'y a pas forcément
01:19:19comment est-ce que
01:19:20vous traitez un dossier
01:19:21où on dit
01:19:21tiens je me suis fait traiter
01:19:23de Gouer
01:19:24je me suis fait traiter
01:19:24Je ne suis pas racisme anti-blanc
01:19:26moi j'en ai encore jamais eu
01:19:27c'est quand même assez rare
01:19:27donc c'est plutôt
01:19:28le racisme
01:19:29dont sont victimes
01:19:29les noirs et les arabes
01:19:30Moi j'en ai jamais été victime
01:19:33je ne connais personne
01:19:34Vous vous n'avez pas été victime
01:19:35mais effectivement
01:19:35c'est quand même
01:19:36quelque chose
01:19:36qui est en train de monter
01:19:3839% des personnes blanches
01:19:40au long du sondage
01:19:41estiment qu'elles ont déjà
01:19:42été victimes
01:19:42de racisme anti-blanc
01:19:43et 43% disent
01:19:45qu'elles seraient prêtes
01:19:45à déménager
01:19:46de la zone
01:19:47où elles habitent
01:19:48puisqu'elles se sentent
01:19:49véritablement en danger
01:19:50en raison de leur couleur de peau
01:19:51ça c'est une enquête
01:19:52vraiment de l'IFOP
01:19:54commandité par la LICRA
01:19:55donc ce sont des chiffres
01:19:56et des statistiques
01:19:57Et on ne peut rien faire
01:19:58parce que là
01:19:59vous prenez un exemple
01:20:00qui est très intéressant
01:20:01dans votre livre
01:20:02c'est vrai que
01:20:03je ne l'avais pas vu
01:20:04cette publicité
01:20:05mais c'est pour
01:20:05des systèmes d'alarme
01:20:06et en fait
01:20:08le voleur
01:20:09qui est incarné
01:20:10en fait
01:20:10il a plutôt la tête
01:20:11de mon charcutier
01:20:12en fait
01:20:12Comme les campagnes
01:20:13du Béthro
01:20:15RATP
01:20:15Oui
01:20:16Je pars de cet exemple-là
01:20:18qui est absolument flagrant
01:20:19et puis après
01:20:19j'étire avec
01:20:20cette histoire
01:20:21de campagne RATP
01:20:22il y avait aussi
01:20:22une campagne
01:20:23contre le RAC
01:20:23Alors expliquez-nous
01:20:25pour ceux qui n'ont pas vu
01:20:26la pub
01:20:26Diane
01:20:27En fait c'est une pub
01:20:28pour la télé
01:20:29la télé-alarme à domicile
01:20:30donc contre les vols
01:20:31des cambriolages
01:20:32et on voit une famille
01:20:35très bien chez elle
01:20:36et puis
01:20:37soudain
01:20:37un voleur arrive
01:20:38avec l'intention
01:20:39d'en découdre
01:20:39mais heureusement
01:20:40la famille prévoyante
01:20:41est équipée
01:20:42et donc il est démasqué
01:20:43la famille sort
01:20:44sur le balcon
01:20:45et dit au voleur
01:20:47de s'en aller
01:20:47alors il est tout penaud
01:20:48et il s'en va
01:20:48et en fait
01:20:49on a un gros plan
01:20:50c'est assez frappant
01:20:51en fait
01:20:51on a un gros plan
01:20:52bon déjà
01:20:52il est un peu
01:20:53bedonnant
01:20:53on a l'impression
01:20:54qu'il ne va pas
01:20:54et là vous avez l'impression
01:20:55de revoir le beauf de Cabu
01:20:56c'est ça ?
01:20:57là oui
01:20:57vous pensez
01:20:59qu'il aurait fallu
01:20:59mettre le voleur
01:21:00comment ?
01:21:00parce que moi
01:21:00ça ne me choque pas ça
01:21:01alors déjà
01:21:02peut-être pas
01:21:03avec de l'embonpoint
01:21:04peut-être un peu plus jeune
01:21:05pas un espèce de vieux monsieur
01:21:06moustache sui
01:21:07et en plus
01:21:07ce qui est drôle
01:21:07c'est qu'il a une cagoule
01:21:09et la cagoule
01:21:10elle est extrêmement ajourée
01:21:11ça je n'ai jamais vu
01:21:12Gérard le voleur moustache sui
01:21:13c'est un pas spontané
01:21:15Gérard peut être un voleur
01:21:16le voleur
01:21:17ce n'est pas forcément
01:21:18un immigré
01:21:18bien évidemment
01:21:19et vous avez raison de le dire
01:21:21bien sûr que la totalité
01:21:23des voleurs
01:21:24ne sont pas d'origine immigrée
01:21:25évidemment
01:21:25mais là
01:21:26vous avez une image
01:21:28complètement caricaturale
01:21:29à l'opposé
01:21:29déjà ça ne va pas être
01:21:31à quelqu'un de cet âge-là
01:21:31lui vous allez le rattraper
01:21:33en courant quasiment
01:21:33ce voleur-là
01:21:34donc pour vous
01:21:35un voleur
01:21:36il faut qu'il ait 20 ans
01:21:38qu'il soit plutôt
01:21:39d'origine immigrée
01:21:39mais après on peut prendre
01:21:41les statistiques aussi
01:21:41pour avoir quand même
01:21:42été confronté à pas mal
01:21:43de cambriolages
01:21:44enfin là majoritairement
01:21:45c'était des jeunes
01:21:46et 20 ans même
01:21:47c'est déjà généreux
01:21:48ils avaient plus 15-16 ans
01:21:49en l'occurrence
01:21:49qu'est-ce qui vous a donné
01:21:51l'idée en fait
01:21:52de foncer
01:21:52parce qu'il faut quand même
01:21:53prendre son manuscrit
01:21:55il faut le travailler
01:21:56il faut le réécrire
01:21:57il faut l'étayer d'exemples
01:21:59vous vouliez montrer quoi
01:22:01exactement ?
01:22:02moi il y avait un événement
01:22:03alors ça remonte un petit peu
01:22:04mais qui m'avait pas mal marqué
01:22:05c'est
01:22:07je publie depuis plusieurs années
01:22:08sur les réseaux sociaux
01:22:09j'ai une petite communauté
01:22:10qui me suit
01:22:11et de personnes
01:22:12notamment que je connais
01:22:13depuis très longtemps
01:22:13et au moment des gilets jaunes
01:22:16moi j'ai tout de suite
01:22:17été touchée par cette cause-là
01:22:18c'est-à-dire que
01:22:19j'ai été émue et attentive
01:22:22aux revendications
01:22:23de ces personnes-là
01:22:24et j'avais écrit
01:22:25j'avais publié un texte
01:22:26en fait
01:22:27où j'accusais le gouvernement
01:22:29précisément
01:22:29de ne pas écouter
01:22:31les doléances
01:22:32et de ne pas
01:22:33de mépriser justement
01:22:34les problèmes
01:22:35de toutes ces personnes
01:22:35et je m'étais fait
01:22:37littéralement tomber dessus
01:22:38à bras raccourcis
01:22:40par la mère
01:22:41d'une amie d'enfance
01:22:41que je connais depuis toujours
01:22:42et qui m'avait dit
01:22:43Diane que faites-vous
01:22:44vous jetez de l'huile
01:22:45sur le feu
01:22:45et là je me suis dit
01:22:46mais en fait
01:22:47là il y a vraiment
01:22:48on s'est pas compris
01:22:48il y a vraiment
01:22:49une incompréhension
01:22:51moi je la connais depuis toujours
01:22:52on appartient aux mêmes sphères
01:22:54et en fait
01:22:55on prend deux directions différentes
01:22:56ceux qui ont envie
01:22:57c'est pas grave
01:22:58d'ailleurs
01:22:58c'est la démocratie
01:22:59ça fait que
01:23:00vous êtes différente
01:23:01de cette personne
01:23:01exactement
01:23:02mais en fait
01:23:03cette personne-là
01:23:04est quand même
01:23:05malgré tout
01:23:05assez représentative
01:23:06de toute une partie
01:23:07de la bourgeoisie
01:23:09qui ne se préoccupe pas
01:23:11énormément en fait
01:23:12du sort
01:23:12d'une énorme partie
01:23:13des français
01:23:13c'est presque 60%
01:23:15des français
01:23:15qui n'habitent pas
01:23:16dans les grandes agglomérations
01:23:17qui sont un peu marginalisés
01:23:18Voilà
01:23:19donc ça s'appelle
01:23:20Les Indésirables
01:23:21et c'est publié
01:23:21chez Fayard
01:23:22Diane de Bourguedon
01:23:23quelques instants encore
01:23:24pour évoquer le 1er mai
01:23:25puisque le gouvernement
01:23:26reporte sa décision
01:23:27sur le travail
01:23:28le 1er mai
01:23:29face à la colère
01:23:30des syndicats
01:23:31Matignon écart
01:23:32tout passage en force
01:23:33les syndicats
01:23:34dont la CGT
01:23:35et la CFDT
01:23:36demandent
01:23:36de ne pas convoquer
01:23:37de CMP
01:23:38de commissions mixtes paritaires
01:23:39le texte vise
01:23:40à étendre le travail
01:23:41au commerce de proximité
01:23:42cinéma et théâtre
01:23:43Julia Ferrand
01:23:44sur les images
01:23:46de Laurent Sellerier
01:23:49Certains de ces commerces
01:23:51pourraient avoir
01:23:52leur rideau ouvert
01:23:53lors de la fête du travail
01:23:54La proposition de loi
01:23:56doit permettre
01:23:57aux salariés
01:23:58de travailler
01:23:59s'ils le souhaitent
01:24:00en ce jour férié
01:24:01Sont concernés
01:24:03les commerces
01:24:04de bouches
01:24:04de proximité
01:24:05comme les boulangeries
01:24:06pâtisseries
01:24:07primeurs
01:24:08boucheries et fleuristes
01:24:10mais aussi
01:24:11les cinémas
01:24:12et théâtres
01:24:12Historiquement
01:24:14jour férié
01:24:14et chômé
01:24:15le code du travail
01:24:16admet pour l'heure
01:24:17qu'un boulanger
01:24:18ou un fleuriste
01:24:19peut ouvrir
01:24:20son commerce seul
01:24:21au risque
01:24:22de s'exposer
01:24:23à une amende
01:24:23de 750 euros
01:24:25par salarié
01:24:25Les boulangers
01:24:26ils savent pas
01:24:27s'ils doivent ouvrir
01:24:28ou pas
01:24:28il y en a quelques-uns
01:24:29qui ont ouvert
01:24:30qui ont eu des amendes
01:24:32ça a commencé
01:24:33en Vendée
01:24:34il y en a eu
01:24:35sur Paris
01:24:35également
01:24:37qui ont été
01:24:38verbalisés
01:24:38un boulanger
01:24:39entre autres
01:24:39Bohémie
01:24:40qui a eu
01:24:4080 000 euros
01:24:41d'amende
01:24:42Une réunion
01:24:43doit se tenir
01:24:44aujourd'hui
01:24:45à 18h
01:24:46entre le ministre
01:24:47du travail
01:24:47et les syndicats
01:24:48dont certains
01:24:49s'opposent frontalement
01:24:51à ce projet de loi
01:24:52Voilà
01:24:53en réunion
01:24:53on se demande
01:24:54à quoi ça va pouvoir servir
01:24:55tellement c'est l'huile et l'eau
01:24:56les syndicats
01:24:58et le gouvernement
01:24:59sur ce sujet
01:25:00Oui effectivement
01:25:01et ce qu'on sait
01:25:01c'est que c'est à 18h
01:25:03que le ministre du travail
01:25:04va rencontrer les syndicats
01:25:05le but c'est de trouver
01:25:06un périmètre très précis
01:25:07nous dit Matignon
01:25:08sur les commerces
01:25:09qui pourront ou non
01:25:10ouvrir le 1er mai
01:25:11on rappelle qu'il n'est pas
01:25:12question de faire ouvrir
01:25:13tous les commerces
01:25:14qu'il n'est pas question
01:25:15de forcer
01:25:16ça répond aussi
01:25:16à une demande
01:25:17rappelez-vous
01:25:17il y a un an en arrière
01:25:19on avait nous
01:25:19des reportages
01:25:20chez des boulangers
01:25:21des fleuristes
01:25:21qui se plaignaient
01:25:22de ne pas ouvrir
01:25:22donc on a
01:25:23des commerçants
01:25:24qui ont envie
01:25:25de profiter
01:25:25d'un jour férié
01:25:26pour pouvoir
01:25:27faire du chiffre d'affaires
01:25:29et tant mieux
01:25:30il me semble
01:25:30qu'il faut que l'économie
01:25:31se relance un peu
01:25:32et d'un autre
01:25:32des syndicats
01:25:33qui comme d'habitude
01:25:35expliquent que
01:25:36c'est hors de question
01:25:36ils vont très loin
01:25:37même le parti socialiste
01:25:38explique que si le gouvernement
01:25:39passe en force
01:25:40il pourrait déposer
01:25:41une motion de censure
01:25:43donc là
01:25:43on est en train
01:25:44de gagner du temps
01:25:46en revanche
01:25:47c'est du temps
01:25:47qui est en train
01:25:48d'être gagné
01:25:48pour pas grand chose
01:25:49de toute façon
01:25:49les syndicats
01:25:50ne seront jamais d'accord
01:25:51les commerçants
01:25:52veulent le faire
01:25:53quand on parle
01:25:53de libéraliser
01:25:54un peu l'économie
01:25:55on voit qu'on en est
01:25:56quand même très loin
01:25:57on parle d'un jour
01:25:57dans l'année
01:25:58alors qu'il y a
01:25:59quand même d'autres sujets
01:26:00aussi bien plus importants
01:26:02à traiter
01:26:02semble-t-il
01:26:03laisser le choix aux gens
01:26:04et pas
01:26:05c'est une possibilité
01:26:07on est dans un pays
01:26:08qui est trop normal
01:26:08on a besoin de normes
01:26:09un McDonald's ouvert
01:26:10mais un fleuriste
01:26:11ça c'est pas possible
01:26:12et ça c'est complètement inaudible
01:26:13pour les boulangers
01:26:14pour les fleuristes
01:26:14c'est incompréhensible
01:26:15on est d'accord
01:26:16bon merci en tout cas
01:26:17à vous tous
01:26:17merci encore une fois
01:26:18Diane de Bourguedon
01:26:20pour votre livre
01:26:21Les Indésirables
01:26:21chez Fayard
01:26:22merci à toutes les équipes
01:26:23de Midi News
01:26:24à Anaïs Berdamonti
01:26:25à France Goldfarb
01:26:26Laurent à la réalisation
01:26:27Mathieu à la vision
01:26:28et Guillaume pour le son
01:26:29très bonne journée
01:26:30dans un instant
01:26:31120 minutes
01:26:32sur CNews
01:26:33avec Julien Pasquet
01:26:33Merci à tous
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