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  • il y a 11 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h. 

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans le débrief du long format que vous avez suivi sur CNews,
00:04camp de migrants, la France bidonville.
00:06On va en parler de cette France bidonville avec Éric Tegner, avec Tony Pitaro.
00:10Vous êtes journaliste notamment sur les réseaux sociaux.
00:12J'invite tout le monde à vous suivre sur vos différentes pages Instagram, TikTok.
00:17Et vous êtes allé récemment dans un camp de migrants du côté de Lyon, au cœur de Lyon.
00:21On va en parler dans un instant.
00:23Jules Thores du service politique du JDD et Yohann Usai du service politique de CNews.
00:29Ce qui me frappe dans ce documentaire, Jules Thores, c'est les grandes villes qui changent.
00:34Et pas seulement les grandes villes d'ailleurs.
00:36Des localités qui changent du jour au lendemain, avec l'installation de camps de migrants,
00:41qui ressemblent effectivement à de véritables bidonvilles,
00:43dans le désintérêt le plus absolu de la même gauche qui veut accueillir les gens.
00:48Accueillir les gens pour qu'ils se retrouvent sous le métro aérien parisien
00:53ou dans effectivement des terrains vagues,
00:56où il n'y a même pas les commodités, l'eau courante et les toilettes.
01:00C'est juste scandaleux.
01:02Ça montre une image de la France, encore une fois, sur le volet migratoire,
01:05incapable d'accueillir correctement parce qu'il y a trop de monde.
01:08Et donc ça montre cette image avec évidemment de l'insécurité parfois,
01:13de la drogue, on l'a vu beaucoup dans le long format.
01:16Et voilà, sur tous les sujets, si vous voulez,
01:18à la fin de dix années de macronisme,
01:20et bien voilà la carte postale que laissera le macronisme à la France.
01:23Oui, bien sûr, et je pense que ce documentaire, il montre avec chirurgie,
01:28avec une précision qu'il y a une impuissance publique et on est incapable de l'endiguer.
01:32Alors on utilise le mot qu'on veut, la France bidonville,
01:35la France des frontières fantômes,
01:37la France finalement du macronisme qui depuis dix ans a accueilli chaque année 500 000 personnes,
01:41mais avec une incapacité de l'éloger.
01:44Parce qu'on parle souvent de l'irresponsabilité de la gauche qui dit finalement à tout le monde,
01:47venez comme vous êtes dans notre pays,
01:49et bien vous verrez, ce sera un formidable Eldorado.
01:51Mais pardonnez-moi, ce n'est pas la gauche qui dirige ce pays depuis neuf ans,
01:54et c'est Emmanuel Macron qui a aggravé la fracture migratoire
01:57en accueillant 500 000 personnes par an.
02:00Et on voit avec ce documentaire que les camps de migrants,
02:04l'insalubrité aujourd'hui, ce n'est pas cantonné à Stalingrad,
02:07ce n'est pas cantonné à Porte-de-la-Chapelle,
02:08et ce n'est pas cantonné à Calais.
02:10C'est-à-dire qu'aujourd'hui, dans tous les départements français,
02:12il y a une problématique qui est posée par l'immigration massive.
02:15Ça, c'est les camps de migrants, bon, c'est très bien,
02:18il y a des associations qui sont ultra subventionnées,
02:20qui sont là pour ça, mais ça a parfois des conséquences.
02:23Ça a parfois des conséquences qui sont beaucoup plus graves pour les populations.
02:26Moi, je me souviens de ce camp de migrants qui devait être installé à Bélabre ou à Calac,
02:29par exemple, avec une population qui est extrêmement rétive
02:32parce qu'on ne lui a jamais demandé son avis,
02:34et quand on lui a demandé, on leur a dit, s'il vous plaît, circulez,
02:37il n'y a rien à voir, ce campement, il va voir le jour.
02:39Vous avez été marqué par quoi ?
02:40On va voir la séquence dans un instant.
02:41Tony, quand vous êtes allé à Lyon dans ce camp de migrants,
02:43par l'insalubrité, par les conditions d'hygiène absolument insupportables ?
02:47Et vous arrivez, on est vraiment au milieu des rats,
02:50il y a des migrants qui étaient en train de faire un feu pour essayer de se réchauffer,
02:54tout est sale, tout est dégueulasse,
02:55il y a des toilettes qui sont...
02:57Je vous laisse imaginer quand il y a autant de monde qui vont dans des toilettes comme ça,
03:01et non, c'est extrêmement choquant.
03:03Et puis même la police est souvent appelée,
03:05parce qu'effectivement, quand il y a autant de gens,
03:06et notamment des jeunes qui vivent toute la journée ensemble,
03:08il y a des bagarres, il y a des rixes, comme partout.
03:10Dès que vous vous enfermez des gens ensemble,
03:11il y a le plus fort, machin et tout.
03:13Il y a les gens qui ne peuvent plus se garer devant aussi,
03:15parce que des fois, ils se font caillasser leur voiture, etc.
03:18Donc c'est un vrai sujet, la gendarmerie est souvent appelée
03:20pour aller devant ce camp parce que les gens ont peur.
03:22Il y a plein de problématiques.
03:22Devant un lycée, devant un lycée.
03:24On va le voir dans un instant, juste à côté d'une école.
03:26Mais c'est souvent comme ça,
03:27c'est-à-dire qu'à la fin, vous verrez que c'est le lycée qu'on va déplacer.
03:30Ce n'est pas le camp de migrants, c'est toujours comme ça.
03:31On ne peut plus aller dans le parc.
03:33Yoann Uzaï, ça ouvre plein de problématiques.
03:36Évidemment de sécurité, de drogue, d'insalubrité.
03:40On met ces gens dans des conditions qui sont innommables.
03:43Regardez les images qui défilent.
03:45On est en France, on se retrouve avec des bidonvilles à ciel ouvert partout dans le pays.
03:49Cher Monde, cette immigration de masse n'est plus une chance pour personne.
03:54Ça n'est plus une chance pour la France
03:55parce que nous n'avons plus les moyens de les soigner.
03:57Nous n'avons plus les moyens de les éduquer et de scolariser leurs enfants.
04:00Nous n'avons plus les moyens de les loger.
04:02Et par conséquent, eux se retrouvent dans une situation qui est inacceptable.
04:06Ces images-là, pour un grand pays comme la France, elles font mal au cœur.
04:10Laissez des personnes dans ces conditions, c'est absolument inhumain.
04:14Donc, ils ne sont pas heureux et il n'est pas acceptable de les recevoir dans ces conditions.
04:20Et en même temps, nous n'avons pas les moyens de faire mieux.
04:23Donc, pour tout le monde, il serait préférable qu'ils restent chez eux.
04:26Et c'est à cela qu'il faut travailler.
04:28Et c'est en cela d'ailleurs que l'extrême-gauche et que la gauche extrémisée en France
04:31a une lourde responsabilité.
04:33Parce qu'elle lance un appel pour que ces migrants viennent.
04:36C'est ce qu'elle leur dit.
04:37Venez, Paris est une ville-monde, la France vous accueillera.
04:40Donc, eux l'entendent en partie.
04:42Ils viennent en France et ils arrivent dans ces conditions sacrées pour les riverains.
04:46En plus, vous l'avez dit, des problèmes de sécurité, d'insalubrité, des problèmes sanitaires.
04:50Parce que ces migrants qui arrivent en masse, et on l'a vu déjà sur CNews,
04:54ouvrent par exemple leurs propres restaurants.
04:56Des restaurants clandestins qui ne répondent évidemment à aucune norme d'hygiène.
05:00Enfin, tout cela est absolument lamentable.
05:01Donc, il faut que tout cela cesse au plus vite.
05:04Il faudra pour cela attendre, si les Français le veulent, 2027.
05:08Et il n'y a pas de bonne solution ?
05:09Parce que c'est soit ça, soit le gymnase réquisitionné.
05:12On l'a vu aussi dans le long format, dans le 15e, dans le 16e,
05:14où c'est les enfants parisiens, pour citer Paris,
05:17qui du jour au lendemain ne peuvent plus aller faire leurs cours de sport dans le gymnase.
05:21C'est l'impuissance d'État aussi.
05:22Ce documentaire montre l'impuissance d'État.
05:24Oui, tout à fait.
05:25Et en même temps, je vais avoir une analyse un peu différente de la vôtre.
05:28D'une certaine façon, si on ne voyait pas ces images, ça serait également un problème.
05:32Loin de moi d'être inhumain sur mon approche.
05:35Mais vous savez, si toutes ces personnes-là ont leur trouvé un logement,
05:39ça voudrait dire que les 100 domiciles fixes français n'auraient pas de logement.
05:42Parce que c'est la réalité aujourd'hui de ce qui se passe.
05:43Et beaucoup n'en ont pas de logement.
05:45Beaucoup.
05:45Alors qu'Emmanuel Macron l'avait promis en 2017.
05:48Je vais vous donner deux chiffres.
05:49Parce qu'il ne faut pas faire une mauvaise analyse de son format.
05:52C'est-à-dire penser que finalement, il faut mettre plus de moyens pour éviter ces camps de migrants.
05:55Comme si on n'en mettait pas suffisamment.
05:58Aujourd'hui, l'hébergement d'urgence en France, ça veut dire la location de nuits d'hôtel,
06:03près de 65 000 par nuit toute l'année, c'est 1,1 milliard d'euros.
06:09C'est immense.
06:10Également, l'entretien et la création de places dans les CADA,
06:13c'est-à-dire les centres d'accueil pour les demandeurs d'asile,
06:16c'est plus de 600 millions d'euros.
06:18En 2026, c'est une augmentation de 25%.
06:20On met énormément d'argent.
06:22Donc, ce que ces camps de migrants prouvent,
06:23c'est tout simplement qu'en effet, on a un afflux d'immigration et d'étrangers,
06:28de migrants sur le territoire français, qui est juste incommensurable.
06:31Après, on a le droit de dire que les conditions sont innommables.
06:33Oui, mais justement, si vous voulez, ça répond aussi à la question de la pompe aspirante.
06:37Parce que le système français a mis en place l'aide médicale d'État,
06:41des allocations, beaucoup d'aides.
06:44Là, si vous voulez, c'est une image qui ne donne pas envie de venir en France.
06:48Alors qu'on a créé plein de pompes aspirantes.
06:51Ça, c'est une image que vous envoyez à ceux qui nous regardent de l'autre côté,
06:55notamment de la Méditerranée.
06:56Je vois ça, je n'ai pas envie de venir.
06:58Votre argument me fait plaisir.
06:59Parce que c'est exactement cela.
07:01C'est-à-dire que ce facteur, d'une certaine façon inhumain,
07:03envoie un message tendant à dire, finalement,
07:05attention, si vous venez en France,
07:07c'est dans cette situation que vous pouvez vous retrouver.
07:09C'est la réalité de ces éléments-là.
07:11Même si, évidemment, ils ont différentes aides sociales.
07:14Mais il faut comprendre que ces images, en général,
07:17qui sont, nous on le traite évidemment,
07:18parce que c'est utilisé notamment parfois
07:20pour les associations d'extrême-gauche comme Utopia 56,
07:23qui vont aller se rendre, par exemple,
07:25devant l'hôtel de ville de Paris,
07:26sous des tentes avec des étrangers,
07:28qui vont manifester à ce moment-là
07:30et qui vont demander de la libération de places d'hébergement d'hôtels.
07:33Il y a la honte aussi,
07:35ce qui s'abat un peu sur la France.
07:36On est en plein G7 à Evian.
07:38Alors là, image de carte postale.
07:40Hôtel, évidemment, palace pour les représentants du monde entier.
07:44Et c'est bien normal.
07:45Sauf que, donc, on fait partie des, si j'en crois le G7,
07:48des sept premières nations au monde.
07:50Et voyez l'image qu'on donne.
07:51Voyez l'image qu'on donne.
07:52On est parmi les sept premières nations au monde,
07:55les sept nations les plus puissantes au monde.
07:56Et voilà l'image qu'on renvoie, Johan.
07:59Il y a un moyen, me semble-t-il, assez simple,
08:01pour qu'un certain nombre de migrants
08:03ne viennent plus illégalement en France.
08:05Ce moyen, c'est de dire,
08:06si vous arrivez en France de manière illégale,
08:09vous ne serez jamais régularisé.
08:10Vous perdez à vie toute chance d'être régularisé
08:13si vous arrivez un jour clandestinement sur le sol de France.
08:17Voilà une mesure qui, peut-être, pourrait, évidemment,
08:20dissuader certains nombres de migrants de venir en France.
08:22Pour l'instant, je ne vois pas d'autres mesures
08:24qui permettraient, dans la situation actuelle,
08:27d'éviter ces flots de migrants.
08:28Dans la mesure où l'Europe est incapable de maîtriser les frontières,
08:32la France d'Emmanuel Macron ne fait pas beaucoup mieux que l'Europe.
08:34Donc, la seule décision un peu radicale, ce serait celle-ci.
08:38Encore faudrait-il qu'Emmanuel Macron veuille prendre ce genre de mesures.
08:41C'est évidemment, loin d'être le cas, il ne l'a pas fait en neuf ans,
08:45il ne le fera évidemment pas dans les dix mois qui lui restent.
08:47Je regarde les images qui défilent encore sur notre antenne.
08:49On est parmi les sept premières nations du monde.
08:52C'est ce qu'on dit à Evian.
08:53Le G7, les sept premières nations du monde se réunissent,
08:56la France s'organise,
08:57et on voit des images comme celle-là,
08:59de pauvreté, d'insalubrité, d'insécurité, de drogue, de misère humaine.
09:06Mais ça fait honte.
09:07Moi, je trouve très intéressant cet angle de débat.
09:10Mais c'est vrai que ces images-là, on les voit.
09:13Le fait qu'aujourd'hui, Calais, en tout fait,
09:15et que la Manche soit l'un des premiers cimetières du monde,
09:18ça, on le sait, c'est dans l'actualité.
09:20Le fait qu'on voit, en effet, pas ces images-là,
09:22mais les images, notamment des embarcations à Calais
09:24ou dans le sud de la France, ça, les médias
09:27et la gauche immigrationniste veulent vous le montrer
09:29parce qu'ils veulent tirer sur l'accord de l'humanité.
09:31Et ils ont raison, on ne va pas...
09:33C'est une horreur de laisser ces gens mourir.
09:35Mais c'est le fruit de leur politique
09:36parce que si vous montrez ce qu'il y a
09:39sous la porte de la chapelle,
09:40si vous montrez ce qu'il y a en permanence à Calais,
09:42si vous montrez ce qu'il y a à Stalingrad,
09:45là, ce n'est pas une très bonne promotion
09:46et ce n'est pas une très bonne publicité pour l'immigration.
09:48Moi, je me balade de temps en temps sur les sites,
09:50notamment des sites subventionnés,
09:51comme celui de la Croix-Rouge,
09:52comme celui d'un faux migrant,
09:54comme celui de France Terre d'Asile.
09:55Moi, je ne vois pas ça sur le site de France Terre d'Asile.
09:57Je vois que la France est un formidable pays
10:00où, en effet, il y a des prestations sociales,
10:03il y a l'aide médicale d'État,
10:04il y a tout un tas de choses
10:06qui sont formidables pour venir en France.
10:08Pour le Royaume-Uni, c'est le cas aussi
10:09puisqu'on peut travailler même quand on est un clandestin.
10:12En revanche, sur l'horreur que peuvent vivre
10:14un certain nombre de personnes
10:15qui ont choisi de faire ce parcours-là,
10:18ça, il n'y a jamais rien.
10:19Et je vous rappelle que ça coûte
10:20plus d'un milliard d'euros chaque année.
10:22La subvention aux associations pro-migrants
10:24que vous faisiez le parallèle,
10:26c'est très intéressant, avec le G7.
10:27Vous savez qu'il y a 16 000 policiers et gendarmes
10:29qui sont mobilisés pour assurer la sécurité.
10:31C'est intéressant, dans notre pays,
10:33il y a le même nombre d'agents,
10:3416 000, qui sont en charge de la lutte
10:36contre l'immigration irrégulière.
10:37Ça coûte 1,8 milliard d'euros par an.
10:40Donc là, on se demande là aussi
10:41à quoi sert notre argent ?
10:42Où va notre pognon ?
10:43Et ce n'est pas pour un...
10:45Effectivement, ces 16 000-là,
10:46ils ne sont pas là pour 48 heures,
10:47le temps d'un sommet.
10:48C'est-à-dire qu'ils sont toute l'année
10:51consacrés à la lutte
10:52contre l'immigration clandestine.
10:53C'est-à-dire que vous en êtes compte,
10:55ça ne dure pas 48 heures,
10:55la lutte contre l'immigration clandestine.
10:56Ça marche remarquablement bien.
10:58Alors, voyez l'extrait de Tony Pitaro
11:00au cœur d'un camp de migrants
11:01du côté de Lyon.
11:03Mais comment on peut laisser les gens
11:05dans de telles conditions ?
11:06C'est ça.
11:07Là, ça va, c'est l'été.
11:08Mais l'hiver,
11:09ils sont obligés de se chauffer
11:10en brûlant des palettes.
11:11Parce que là, on est au milieu
11:13et voilà comment on peut laisser les gens...
11:14Ça fait bidonville.
11:15Voilà.
11:15On est dans un bidonville.
11:16On est dans un bidonville.
11:17Clairement.
11:18En plein centre-ville de Lyon,
11:19dans le premier arrondissement de Lyon.
11:20La police municipale est parfois
11:22obligée d'intervenir
11:23parce que des fois,
11:24ils se tapent entre eux.
11:24Il y a des fois des moments,
11:26des mouvements...
11:26Parce qu'il y a beaucoup de monde là.
11:27Aujourd'hui, ils ne sont pas là.
11:28Mais il y a beaucoup de monde, vous voyez ?
11:29Oui.
11:30Et du coup, il faut faire quelque chose.
11:32On ne peut pas laisser comme ça.
11:33Ce n'est pas possible.
11:33Oui, parce que regardez.
11:35Franchement, il y a du monde
11:36dans ce campement.
11:37Ah oui, oui.
11:37On est à plus de 50 personnes.
11:38Je dirais presque 100.
11:39Oui.
11:40Vous avez des chiffres exacts ou pas ?
11:41Non, je ne les ai pas.
11:42La mairie ne communique pas.
11:43Elle ne peut pas le communiquer
11:44parce que je pense
11:44qu'elle ne peut rien communiquer là-dessus.
11:46Ça ferait constamment polémique.
11:49Oui, oui, c'est vrai.
11:50Alors des fois, il y a des associations
11:51qui viennent proposer de la nourriture.
11:54Oui.
11:54Mais on se demande comment c'est géré
11:56parce qu'on ne sait pas.
11:58Non, c'est vrai.
11:58Là, il y a la mairie quand même
11:59qui intervient.
12:00C'est ça, il vient de nettoyer
12:02je crois que c'est les toilettes.
12:03Là, on est au cœur de ce campement.
12:05Il y a le lycée en face, etc.
12:06Tout à fait.
12:06Et les habitants n'en peuvent plus
12:07parce qu'il y a souvent des feux, etc.
12:09C'est ça, il y a eu des feux
12:10parce que des fois, ils ont froid l'hiver.
12:12C'est normal.
12:12Là, je crois qu'il y a encore un feu là.
12:14Il y a un feu là.
12:14Il y a un petit feu là-bas de camp
12:16parce que c'est un petit peu finalement
12:18j'allais dire comme chez eux.
12:19C'est triste parce que finalement
12:20la mairie ne propose pas grand-chose
12:23pour faire en sorte que ça vaille mieux
12:24parce que regardez, ça jonge.
12:28Ça fait des corps de guerre.
12:31Bonjour.
12:33Il y a beaucoup de personnes qui ont peur
12:34et qui ne veulent plus se garer à proximité.
12:36Donc ça fait des places de parking en moins.
12:38On sait déjà que la mairie lutte
12:40contre le véhicule
12:41parce que ce n'est pas bien les voitures.
12:43Donc là, ici, c'est des toilettes
12:44qui ont été mises à disposition.
12:46C'est ça.
12:46Ça a augmenté.
12:47Il y en avait moins.
12:48Donc là, il y en a un petit peu plus.
12:49Et c'est minimum 300 euros par jour
12:50pour ce type de toilettes.
12:51Voilà.
12:52Et ça continue.
12:53Ça continue.
12:54Ah oui, c'est tout le parc.
12:54Tout le parc est officiellement fermé
12:56sur Google Maps.
12:57Donc on ne peut plus techniquement y aller
12:58même si ça reste ouvert
12:59juste en face d'un lycée.
13:00Donc les enfants pouvaient venir
13:01dans ce parc.
13:02Maintenant, aujourd'hui,
13:03ils sont un peu repoussés, je pense,
13:05parce qu'ils voient.
13:06C'est complètement laissé.
13:07On le voit à l'abandon, entre guillemets.
13:08La mairie ne propose aucun service finalement.
13:11Si ce n'est les services
13:12des toilettes et des douches
13:13qui coûtent excessivement cher
13:14pour les habitants.
13:15Mais ça reste quand même très sale.
13:17Il y a beaucoup de rats.
13:18Et le soir, ils font un peu ce qu'ils veulent.
13:19Ils font des feux de camp.
13:20C'est très dangereux.
13:21Donc on peut voir qu'il y a vraiment...
13:23Voilà, c'est deux partout.
13:24Oui.
13:25Et là, on est au cœur de Lyon,
13:26juste à côté d'un établissement scolaire.
13:28Oui, juste en face du lycée.
13:29On ne peut plus aller dans ce parc
13:30parce que maintenant, effectivement,
13:31on peut y aller en vrai.
13:32Mais bon, personne ne va aller
13:34se balader dans le parc
13:34quand il y a des tentes.
13:35Et c'est comme ça.
13:36Et ça dure et ça dure.
13:37L'élu a demandé les chiffres.
13:39On ne dit pas il y en a combien.
13:39La mairie ne communique pas.
13:41Et c'est un vrai sujet pour les habitants
13:42qui passent notamment à côté, etc.
13:44Parce que comme je vous le disais,
13:45effectivement, des fois, il y a des bagarres.
13:46Il y a les policiers municipaux
13:47qui doivent intervenir
13:48pour essayer de faire régner un peu le calme.
13:50Donc voilà.
13:50Mais en plus, on avait un extrait,
13:52je le dis à Valérie Acklin,
13:52sur une rixe qui a eu lieu
13:55donc au cœur...
13:56Même chose dans le cœur de Lyon,
13:57dans un campement.
13:59Donc vous voyez cette séquence.
14:02Régulièrement, ils se battent
14:03à coup de machette
14:04et près d'une heure de jeu pour entrer.
14:06Selon Baptiste,
14:07de nombreuses rixes
14:08entre migrants éclatraient
14:09dans le quartier,
14:10de jour comme de nuit.
14:11L'année dernière,
14:12il y avait une grosse rixe
14:13à la sortie des activités périscolaires.
14:16Ils s'étaient battus
14:17avec les plaques d'égout.
14:19Donc ils se balançaient
14:20des plaques d'égout à la gueule
14:21alors que les enfants
14:22sortaient de l'école.
14:23Le problème de ce quartier,
14:24c'est qu'à tout moment,
14:25il peut se passer quelque chose.
14:26Quand je sors de chez moi,
14:28j'essaie toujours de regarder
14:29par la fenêtre ce qui se passe
14:30parce que ça m'est déjà arrivé
14:32de me retrouver
14:33en plein milieu d'une rixe.
14:34Ils se balancent
14:35des bouteilles
14:36en des bouts de bois.
14:37Ils se balancent
14:37tout ce qu'ils ont
14:38qui leur passe par la main.
14:40Et vous,
14:40vous êtes là en milieu
14:41et vous dites
14:41mais qu'est-ce qui m'arrive ?
14:43Donc là,
14:43c'est dans le quartier
14:43de la Guillotière à Lyon.
14:44Donc évidemment,
14:45c'est source d'insécurité,
14:47Johan.
14:48Ces campements
14:49sont source d'insécurité.
14:50Ces installations précaires
14:51sont source d'insécurité.
14:52Oui,
14:53parmi les nombreux problèmes
14:54que cela crée
14:55pour les riverains,
14:56naturellement.
14:57Et personne n'a envie
14:58d'avoir un camp de migrants
14:58à côté de chez soi,
15:00bien sûr.
15:00Parce que d'abord,
15:00vous avez l'insécurité
15:02du quotidien
15:02que vous subissez
15:03dans la plupart
15:04des grandes villes de France
15:05et maintenant désormais
15:06en partie dans les campagnes.
15:08À cela s'ajoute
15:09l'insécurité
15:10si vous habitez
15:11à proximité
15:12de ces campements
15:13de migrants
15:14où vous n'osez plus sortir
15:15la nuit
15:15parce que vous ne savez pas
15:16sur qui vous allez tomber
15:17et sur ce qui risque
15:19de vous arriver.
15:20Donc votre vie devient
15:21en fait un enfer
15:22en plus des problèmes
15:23d'insalubrité
15:24et des problèmes sanitaires.
15:26Mais la question
15:27qui est posée,
15:27que faudrait-il faire
15:28puisqu'ils sont là ?
15:29Est-ce qu'il faut ?
15:30Comme l'a dit Eric Tegner
15:31ou plutôt le problème
15:32qu'il a soulevé,
15:33c'est qu'on ne va pas payer
15:33une chambre d'hôtel
15:34à tous ceux
15:35qui arrivent en France.
15:36Ça coûte déjà...
15:37Là, la solution
15:38c'est l'expulsion.
15:39Non mais on est d'accord.
15:40Donc on est d'accord.
15:41La seule solution
15:41c'est l'expulsion.
15:42C'est plus si vous vous battez
15:43et si vous créez des rixes.
15:44Mais pour ça,
15:45il faut une volonté politique.
15:46Oui, il n'y en a pas.
15:47Et le président de la République
15:48et les différents gouvernements
15:49qui se sont succédés
15:50depuis neuf ans maintenant
15:52mais même précédemment
15:54naturellement
15:54n'ont pas eu
15:55cette volonté politique.
15:56Donc maintenant
15:57qu'ils sont là,
15:58nous n'avons pas d'autre choix
15:59que de les laisser
16:00dans ces conditions-là
16:01parce que nous n'avons pas
16:02les moyens
16:02de faire autrement.
16:03Et il y aurait une solution,
16:04Jules Torres,
16:05c'est ce qu'a commencé
16:05à faire l'Italie
16:06puisque évidemment
16:07les pays d'origine
16:09souvent ne veulent pas
16:10les récupérer.
16:10C'est le pays tiers.
16:11C'est trouver un pays tiers,
16:13un deal financier,
16:14un contrat financier.
16:15On vous paye,
16:16vous créez des centres
16:17pour accueillir ces migrants
16:18en situation irrégulière
16:19sur votre sol.
16:21Moyennant quoi,
16:21la France vous donne
16:23un certain nombre
16:24de milliers d'euros.
16:25Vous concluez
16:26un accord bilatéral
16:27avec un pays
16:27où les droits de l'homme
16:29sont peut-être
16:29moins grandiloquents
16:31que dans notre pays.
16:32Par exemple,
16:33l'Italie a voulu le faire
16:34avec l'Albanie
16:36qui est un pays
16:37qui a une démocratie
16:39mais qui je pense
16:40n'a pas les mêmes
16:42louanges,
16:42n'a pas les mêmes larmes
16:43de la gauche.
16:44Disons qu'elle n'est pas
16:44un Féodéo à la CEDH.
16:46Ils ne sont pas droits
16:47de l'homiste,
16:47voilà ce que je veux dire
16:48mais ils sont conformes.
16:49C'est pas non plus...
16:50Non mais c'est ça,
16:50si on voulait le faire
16:53avec un pays qui a une dictature,
16:55je pense qu'on ne le pourrait pas
16:55à cause du droit européen
16:57et même du droit français d'ailleurs.
16:58Mais en tout cas,
16:59il y a un certain nombre
17:00de personnalités politiques
17:01qui réfléchissent à ça.
17:02Je sais que Gérald Darmanin,
17:04il est en train de réfléchir
17:05à ça notamment
17:05pour envoyer des migrants
17:07par exemple en Slovénie,
17:08ça peut exister
17:09mais c'est évidemment
17:09extrêmement compliqué.
17:11Il faut le dire aussi,
17:12c'est extrêmement coûteux,
17:13c'est normal
17:13mais le sujet c'est
17:14est-ce qu'aujourd'hui
17:15on se donne les moyens
17:17de désengorger nos villes ?
17:18Parce que moi,
17:19je suis toujours stupéfait
17:21quand je passe,
17:22je passe de moins en moins de temps
17:23dans le 19ème arrondissement
17:24vers Stalingrad
17:25et Porte de la Chapelle,
17:25en revanche,
17:26il m'arrive de traverser
17:27les quais à scooter,
17:29les quais de Seine à scooter
17:30et je peux vous dire,
17:31c'est le tiers-monde.
17:32C'est pas Émilie de Paris là ?
17:33Cette ville est en train
17:34de devenir le tiers-monde,
17:35c'est-à-dire que vous ne pouvez pas
17:37faire 100 mètres
17:39sans qu'il y ait
17:39un groupement de tentes,
17:41ils dorment sur le périph,
17:42c'est extrêmement dangereux
17:43donc si c'est ça
17:44la seule chose
17:45qu'on a à promettre
17:45à ces gens-là,
17:46d'abord c'est un problème
17:47mais le deuxième problème
17:48c'est que l'État
17:49et les municipalités
17:50et la préfecture
17:50ne fait rien,
17:51c'est-à-dire qu'à un moment donné
17:52on ne peut pas laisser
17:53se tiers-mondiser
17:54la plus belle ville du monde
17:56et avoir ce genre d'image
17:57et encore une fois
17:58elles ne font pas plaisir
17:58à commenter.
17:59Oui Eric ?
17:59Oui mais la presse de gauche,
18:01les gens de gauche
18:01ont une solution,
18:02moi je les ai dans la presse
18:03tous les matins
18:04Libération et Mediapart,
18:05ils expliquaient que
18:06le problème de tout ça...
18:07Juste avant 100% frontière ?
18:08En règle générale
18:08ça m'arrive également,
18:09bien sûr,
18:10un dernier article avant de venir.
18:11C'est pour ça que vous êtes énervé.
18:12Ce qui se passe,
18:12avec beaucoup de modération,
18:14ce qui se passe
18:14c'est qu'ils vous disent
18:15que pour régler le problème
18:16de ces personnes dans la rue
18:17il faut leur donner du travail,
18:19qu'il faut permettre
18:20que ça soit légal de travailler
18:21parce qu'elles veulent travailler,
18:23parce qu'elles expliquent
18:23lorsqu'elles se rendent en France
18:25que c'est pour des raisons économiques.
18:27C'est ça l'immense problème.
18:28C'est qu'en fait
18:29pourquoi les politiques
18:29sont incapables aujourd'hui
18:30d'expulser ?
18:31Parce que là on voit une image
18:32avec des dizaines,
18:33des centaines de migrants
18:34et on a du mal à avoir un nom.
18:36Et qu'est-ce qu'ils font
18:36le jour où il y a des débats ?
18:37Par exemple la dernière fois
18:38sur la loi immigration
18:39où la seule chose qui est passée
18:40c'est la régulation des sans-papiers.
18:42Ils sont allés nous trouver
18:43le Somalien de 23 ans parfait
18:46qui travaillait dans
18:47les différentes vaisselles
18:48avec son boss
18:49qui expliquait que sans lui
18:50finalement il ne pourrait pas
18:51servir les bourgeois parisiens.
18:53C'est ce qui se passe
18:54à chaque fois.
18:55Et donc c'est quoi
18:55le problème des politiques ?
18:57C'est qu'ils individualisent tout.
18:58Ils disent on va régler
18:59et sur chaque cas
18:59lui il a quand même l'air sympa.
19:01Lui on en a besoin.
19:02Non à un moment en fait
19:03il faut avoir une capacité
19:04ce n'est pas une insulte
19:05d'être inhumain
19:06parce que c'est une certaine façon
19:08inhumain de dire à quelqu'un
19:09je sais que la France et l'Europe
19:11c'est un peu plus développé
19:12que certains pays en Afrique
19:14et pour autant
19:14ta place n'est pas ici.
19:15Et donc on va te renvoyer là-bas.
19:17Je ne suis pas d'accord avec vous.
19:18C'est laisser les gens
19:19dans l'état actuel
19:20qui est inhumain.
19:21C'est ces camps de migrants
19:23qui sont inhumains.
19:24C'est pas renvoyer les gens
19:26chez eux
19:27où ils seront bien mieux
19:28que dans ces campements
19:30absolument insupportables.
19:31C'est là l'inhumanité.
19:32Ils vont considérer
19:34ils n'ont pas totalement tort
19:35que s'ils trouvent un travail
19:36à ces personnes-là
19:37que si demain
19:38ils les naturalisent
19:39que s'ils leur donnent
19:40finalement un logement
19:41ils auront leur chance.
19:42L'énorme problème
19:43que j'ai personnellement
19:44c'est qu'ils le font
19:45au détriment des Français.
19:46Ils le font au détriment
19:47de ceux qui sont là
19:48depuis des générations
19:49et de ceux qui ont cotisé.
19:50Parce que factuellement
19:51on n'a ni l'argent
19:52pour les accueillir
19:53tout en s'occupant
19:54des classes populaires
19:55et des petites classes moyennes
19:56aujourd'hui
19:57ni l'argent pour construire
19:58le suffisamment de logements.
19:59Je veux vous dire
19:59si la France
20:00était capable d'accueillir tout le monde
20:02je serais ravi
20:03d'accueillir tout le monde
20:04parce qu'évidemment
20:04on a tous envie
20:05d'être humanistes
20:06on a tous envie
20:07d'être le gars sympa
20:07qui invite tout le monde
20:08à la maison
20:09pour faire une soirée
20:09mais on ne peut pas.
20:10Aujourd'hui ce n'est pas ça
20:10l'humanisme.
20:12Ce n'est pas transformer
20:12la Méditerranée
20:13et la Manche en cimetière
20:14et accueillir les gens
20:16sous les ponts
20:17ou dans des campements
20:18d'infortune
20:18où se mêlent drogue
20:20insécurité
20:21et insalubrité.
20:22Moi je suis désolé
20:22ce n'est pas ça l'humanité.
20:24Pas ça du tout.
20:25D'ailleurs justement
20:26les équipes de 100% Frontières
20:27étaient allées
20:28porte d'Aubervilliers
20:29et vous allez voir
20:29qu'une femme
20:29s'est fait violer
20:30dans un camp de migrants.
20:31Excusez-moi
20:32ce n'est pas ça non plus
20:32l'humanité.
20:33Très courant.
20:33Voyez cette séquence.
20:35C'est française.
20:36On se situe
20:36juste à côté
20:37du périphérique parisien
20:39et le ministère de la justice
20:40l'annexe du ministère
20:42de la justice
20:42est là-bas
20:43à environ
20:43une centaine de mètres.
20:45Comment ça se passe
20:46la vie ici madame
20:47dans ce camp ?
20:47On est à 100 mètres
20:48de Rosa Parks là.
20:49Ici c'est difficile.
20:50Moi personnellement
20:51ça fait 9 ans
20:51que je suis dans le milieu
20:52de la rue
20:52on me met toujours
20:53dans des hôtels insalubres
20:55où il y a toujours
20:55des business
20:57prostitution, drogue
20:57où il y a même
20:58des hommes
20:59qui m'ont déjà fait du mal
21:00et les associations
21:01ils le savent.
21:02Malgré ça
21:02ils me laissent toujours
21:03dans les mêmes hôtels.
21:04C'est les hôtels du 18ème
21:05où il y a des cafards
21:07où il y a des souris
21:08où il y a beaucoup d'humidité.
21:09La drogue madame
21:10le crack là
21:10comment ça se passe ici ?
21:12Est-ce que vous
21:12vous êtes consommatrice ?
21:14Malheureusement oui.
21:15Moi si je me suis fait violer
21:16c'est juste là en face.
21:17C'est parce que
21:18j'ai refusé de coucher
21:18avec le mec.
21:19Il m'a suivi
21:20je suis partie faire pipi
21:21il allait me tuer
21:21il m'a étranglé
21:22tout ça.
21:22Là voilà
21:23il est en prison
21:24il est en mandat dépôt
21:24à la santé.
21:25Et alors là
21:26ce camp spécifiquement
21:27on est porte d'Aubervilliers
21:28comment ça se passe ?
21:29Il est récent
21:30il s'est créé récemment
21:31on est à 100 mètres
21:32de Rosa Park.
21:33C'est récent
21:33c'est récent
21:34c'est récent ici
21:35Il grandit de plus en plus ?
21:38Ouais
21:38bah ouais
21:39parce que voilà
21:41on nous laisse comme ça.
21:42Plus les hommes
21:43qui se font aider
21:43qui n'ont pas les papiers
21:44je ne veux pas vous mentir.
21:46Est-ce que les hommes
21:46étrangers qui arrivent
21:47vous avez la sensation
21:47qu'ils ont des hôtels
21:48peut-être plus rapidement
21:49que vous ?
21:49Ouais
21:49même des appartements.
21:51C'est plus les hommes
21:52qui arrivent là dans le pays
21:53qui sont consommateurs
21:54qui sont drogués
21:54qui se font aider
21:55par les associations ?
21:56Franchement ouais
21:56c'est méchant à dire
21:58mais en France
21:58il ne faut pas être français
21:59pour s'en sortir on dirait.
22:00Voilà donc c'est une dame
22:02qui a SDF française
22:03et qui s'est fait violer
22:04dans ce camp de migrants.
22:06Vous disiez
22:06c'est courant Tony Pitaro ?
22:07Bien sûr
22:08parce qu'effectivement
22:08quand vous êtes sous drogue
22:09etc.
22:09Moi on me raconte aussi
22:10il se passe toujours
22:12des agressions sexuelles
22:13des viols
22:13parce que personne
22:17a beaucoup de plaintes
22:18qui sont déposées
22:19et c'est pour ça
22:19que ça continue.
22:20Alors elle disait
22:20que son violeur
22:21était en mandat de dépôt.
22:22Oui Yohan ?
22:23Est-ce que le rôle
22:23de la France
22:24ça n'est pas d'aider
22:25d'abord les français
22:26avant d'aider
22:27ceux qui sont étrangers ?
22:29C'est ce que dit cette femme
22:30est-ce que les Français
22:31ce qui aimeraient être aidés ?
22:32Non pardon
22:32mais elle a tout à fait raison.
22:33Le rôle d'un État
22:35le rôle principal d'un État
22:37c'est d'abord
22:37et avant tout
22:38de venir en aide
22:39à ses ressortissants.
22:41Sinon quel est l'avantage
22:42d'être français en France ?
22:43Expliquez-moi
22:44si les étrangers
22:45ont en France
22:46les mêmes droits
22:47que les français
22:48quel est l'avantage
22:49d'être français ?
22:50Vous voyez bien
22:50que ça ne peut pas fonctionner.
22:52Le rôle d'un État
22:53et là en l'occurrence
22:54de l'État français
22:54est d'aider d'abord les français
22:56et si on en a les moyens
22:57ensuite
22:58on aide les étrangers
22:59mais il se trouve
23:00que nous n'avons déjà pas
23:01les moyens d'aider les français
23:02comme il le faudrait
23:03donc pourquoi allons-nous aider
23:05des étrangers
23:06qui de surcroît
23:07sont venus illégalement
23:08sur le sol de France ?
23:09Vous voyez bien
23:10que ça ne fonctionne pas.
23:11Alors la problématique
23:12vous l'avez compris
23:12dans ce cas
23:13et on a posé la question
23:14aux habitants.
23:16Les habitants du quartier
23:17tout simplement
23:18c'est les gens du crack
23:19qui sont là
23:21à casser les bagnoles
23:22et moi ils m'ont cassé
23:23deux fois mon véhicule
23:25qui est garé là d'ailleurs
23:27pour me voler
23:28ce qu'il y avait dedans.
23:29Des places dans le quartier
23:30ils sont juste au bout là-bas
23:32et puis bon
23:32personne ne fait rien.
23:35Ils sont toujours là
23:36quand il y avait
23:37les JO
23:38c'était clean
23:40propre
23:40tout était propre.
23:41Place net ?
23:42Place net.
23:42La situation se détériore
23:43de plus en plus monsieur ?
23:45Ah oui
23:45Ah oui
23:45Ah oui
23:46Ah oui
23:48Avoir des craquettes
23:49comme vous dites là
23:50c'est pas quelque chose
23:51qui est rassurant
23:54pour des familles
23:54c'est sûr qu'il faut
23:55faire attention
23:56à ce que nos enfants
23:57ne tombent pas sur des seringues
23:59enfin voilà
23:59des choses comme ça
24:00c'est pas terrible
24:01c'est pas terrible
24:02C'est pas l'éducation rêvée
24:03pour des enfants ça ?
24:04Ben non
24:04forcément
24:05on aspire à mieux que ça
24:06Je suis là depuis 2016
24:09et je vois qu'il y a
24:10des différences
24:11de l'ambiance ici
24:13il y a des craqueurs
24:14et des personnes
24:16qui fument des drogues
24:18et tout ça
24:19même l'autre jour
24:20je regarde ici
24:21j'arrête ici
24:23toute l'après-midi
24:25parce que je fais un peu
24:26de pause
24:27et je regarde
24:28un mec
24:29casser un vitre direct
24:31à pleine lumière
24:33de jeu
24:34la soirée
24:34c'est plus compliqué
24:35parce qu'il y a
24:36des prostitutions
24:37il y a
24:38des drogues
24:39partout
24:39C'est très criant
24:40d'écouter les riverains
24:41ce père qui dit
24:42il faut éviter les seringues
24:43pour que les enfants jouent
24:44il ne faut pas qu'ils jouent
24:44avec les seringues
24:45ou avec les doses de drogue
24:47que prennent
24:48ces personnes dans les camps
24:49Il faut bien comprendre
24:50que les camps de migrants
24:51c'est en effet
24:53un terrain de jeu
24:55absolument dingue
24:56pour à la fois
24:56les passeurs
24:57et les dealers
24:58c'est-à-dire que les passeurs
24:59ce sont les seuls
25:00qui bénéficient de tout cela
25:01parce que par exemple
25:02pour prendre un cas
25:03extrêmement précis
25:03l'accord que nous avons passé
25:05les fameux accords
25:05du Touquet
25:06avec la Grande-Bretagne
25:08c'est-à-dire que
25:08la Grande-Bretagne
25:09donne de l'argent à la France
25:10pour que nous
25:11nous mettions une frontière
25:12à Calais
25:13mais qui bénéficiait ensuite
25:14du fait qu'on passe
25:16la manche
25:17et bien ce sont évidemment
25:18les passeurs
25:18qui se font sur le dos
25:20évidemment des migrants
25:21beaucoup d'argent
25:23qui sont des esclavagistes
25:24modernes
25:24qui sont des esclavagistes
25:25modernes absolument
25:26c'est la traite d'être humain
25:26et sur les dealers
25:28on a bien vu qu'aujourd'hui
25:29le narcotrafic
25:30inonde toute la France
25:31c'est 79% du territoire
25:33qui est inondé
25:33par le narcotrafic
25:34et bien dans ces territoires-là
25:36il y a évidemment
25:37les camps de migrants
25:38Reda Bellas nous disait ce matin
25:39que c'était 5 euros la passe
25:41que les narcotrafiquants
25:44droguaient des femmes
25:45pour qu'elles soient ensuite
25:47en accoutumance
25:47et ensuite
25:48elles les prostituaient
25:48donc à un moment donné
25:49c'est un système
25:50et l'État
25:51ne veut rien faire
25:52face à ce système-là
25:53au contraire
25:53veut le laisser
25:54parce qu'il n'y a pas de réélection
25:56Calais
25:56pour désengorger Calais
25:59c'est justement
25:59un camp de Calais
26:00que vous voyez sur les images
26:02c'est des images
26:03de se récupérer
26:03par Jules Laurent
26:04de 100% frontière
26:05d'un camp de migrants
26:07du principal camp de migrants
26:08de Calais
26:09donc c'est pour vous montrer
26:10évidemment
26:10le niveau d'insalubrité
26:11oui Eric
26:12oui mais c'est atroce
26:13mais vous savez
26:13pour mettre fin
26:14à ce genre de choses
26:15il faut être capable
26:16d'avoir des solutions radicales
26:17et il y en a qui existent
26:18moi je m'étais rendu
26:18par exemple en Bulgarie
26:20vous savez la Bulgarie
26:21c'est à la frontière
26:21face à la Turquie
26:22on a une potentielle
26:24catastrophe humanitaire
26:25et migratoire
26:26dans les années à venir
26:26parce qu'en Turquie
26:27il y a à peu près
26:283 millions d'étrangers
26:29notamment des Syriens
26:30qui attendent
26:30dans des prisons
26:31de venir
26:31si on ne donne pas
26:32assez d'argent
26:33à M. Erdogan
26:34et pourquoi est-ce qu'il y a eu
26:35moins de flux
26:35dans les Balkans
26:36depuis deux dernières années
26:37c'est parce que les Bulgares
26:38pour pouvoir rentrer
26:39dans Schengen
26:40et bien ils avaient besoin
26:41de respecter certaines legs
26:42et ils ont garanti
26:43à l'Union Européenne
26:44qu'ils empêcheraient
26:45les passages
26:45et vous savez comment ils faisaient ?
26:46Ils faisaient ce qu'on appelle
26:47des pushbacks
26:48c'est à dire que c'est quelque chose
26:49d'illégal
26:50c'est à dire que lorsque
26:50les migrants traversaient
26:52la frontière
26:52notamment dans les forêts
26:53je le sais parce que
26:54je les ai suivis de nuit
26:55et bien les policiers
26:57les arrêtaient
26:57les mettaient au commissariat
26:59mais ne les enregistraient pas
27:00ensuite le matin
27:01à 5h du matin
27:02ils les mettaient
27:02dans des camions bâchés
27:03et ils les renvoyaient
27:05de l'autre côté
27:05les Turcs étaient au courant
27:06ils laissaient faire
27:07et la police bulgare
27:08elle disait bien à Frontex
27:09de ne pas être là
27:10sinon Frontex les empêchait
27:11de le faire
27:11et à partir de ce moment là
27:13ça a fait qu'il n'y avait plus
27:14un seul migrant
27:15qui traversait
27:16c'est quelque chose
27:16que l'Union Européenne sait
27:17mais laisse faire évidemment
27:19parce qu'ils savent que
27:19cette logique de pushback
27:21c'est à dire qu'en fait
27:21le problème c'est qu'on nous dit
27:22il faut protéger la frontière
27:23mais à partir du moment
27:24où un illégal rentre
27:25vous n'avez plus le droit
27:26de le renvoyer
27:27Orban a été sanctionné pour ça
27:28et donc c'est là
27:29on voit qu'on a des contraintes folles
27:30parce qu'à chaque fois
27:31on est complètement hors cadre
27:32c'est comme le prédécesseur
27:35du premier ministre actuel polonais
27:36Donald Tusk
27:37son prédécesseur
27:38il avait fait le sale boulot
27:39également à la frontière
27:40quand on avait tenté
27:42de faire venir
27:43des milliers de Syriens
27:44en Europe
27:45avec l'aide de la Biélorussie
27:46et Madoï Salvini
27:47en procès
27:48parce qu'il a refusé
27:49finalement le débarquement
27:50de migrants
27:50depuis un bateau d'ONG
27:51et là l'Union Européenne
27:52avait bien fermé les yeux
27:53en laissant faire
27:54le premier ministre polonais
27:55de l'époque
27:56on va se retrouver demain
27:57à 11h pour 100% frontières
27:58merci d'avoir suivi cette spéciale
28:00la France bidonville
28:01camp de migrants
28:01la France bidonville
28:02tout de suite
28:02c'est la suite de vos programmes
28:04avec Mickaël Dorian
28:04très belle soirée sur CNews
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