- il y a 12 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue donc dans cette soirée spéciale consacrée à l'immigration avec autour de la table Jules Thorez,
00:00:05journaliste, la rédaction du JDD, Alice Cordier, directrice du collectif Némésis,
00:00:11Michel Aubouin, ancien préfet, Amine Elbailly, analyste politique, bonsoir à tous, François Pierard, directeur de l'Observatoire Hexagone, vous vous
00:00:19penchez, chiffres à l'appui sur l'immigration,
00:00:21et Jérémy Redler, monsieur le maire, bonsoir, maire Les Républicains du 16e arrondissement de Paris, arrondissement dans lequel un gymnase
00:00:29a été réquisitionné il y a maintenant deux semaines,
00:00:31on avait déjà parlé pour loger des migrants et c'est toujours le cas, on va voir un reportage dans
00:00:36un instant.
00:00:37Mais on va donc s'arrêter sur ce titre, immigration massive, la France débordée. Est-ce que, Jules Thorez, c
00:00:44'est votre sensation qu'aujourd'hui la France est débordée ?
00:00:46Oui, la France elle est débordée, elle est submergée, on pourrait même parler de grands emplacements, on pourrait parler, utiliser
00:00:53tous les mots,
00:00:54parce qu'on est à des chiffres qui sont des chiffres records, il y a les chiffres qui ont été
00:00:57consolidés pour l'année 2025,
00:01:00et la France n'a jamais autant accueilli d'étrangers, on est quasiment à 535 000 entrées légales chaque année,
00:01:06c'est l'équivalent de la ville de Lyon, c'est l'équivalent de la ville de Toulouse, et c
00:01:10'est l'équivalent par exemple de certaines capitales européennes comme Lisbonne,
00:01:13donc on voit bien que nous n'avons plus les capacités pour accueillir autant, et puis il y a le
00:01:17flux, mais il y a aussi les stocks,
00:01:19il y a 4,5 millions de titres de séjour chaque année, avec une majorité qui viennent d'Algérie, de
00:01:26Tunisie et du Maroc,
00:01:27et donc la question c'est de savoir, est-ce qu'on peut toujours accueillir, est-ce qu'on peut
00:01:30toujours intégrer, est-ce qu'on peut toujours assimiler ?
00:01:32La France est-elle débordée Amine Elbaï ?
00:01:34Oui, la France est débordée, la France étouffe, il y a évidemment trop d'immigration en France,
00:01:40parce que notre pays accueille toujours autant, comme si notre pays connaissait l'ère industrielle,
00:01:46comme si notre pays avait encore aujourd'hui besoin de main-d'oeuvre étrangère,
00:01:49et notre pays ment, ment d'abord aux Français, ment aussi aux immigrés,
00:01:55en leur faisant croire qu'ils seront accueillis comme des Eldorados,
00:01:58notre pays se ment à lui-même, notre pays étouffe parce que les juridictions administratives sont saturées,
00:02:04un recours sur deux devant les tribunaux administratifs concerne aujourd'hui le droit des étrangers,
00:02:09et enfin notre pays est endetté, et nous déversons toujours autant d'argent,
00:02:14plus de 3 milliards d'euros par an, pour les centres d'hébergement d'urgence,
00:02:17qui aujourd'hui ne servent plus en grande partie seulement pour accueillir les personnes sans domicile fixe,
00:02:22mais pour accueillir soit les déboutés du droit d'asile,
00:02:25ou soit les personnes issues de l'immigration irrégulière,
00:02:27qui en réalité n'ont aucune autre aspiration qu'à rentrer chez eux.
00:02:31Alors, vous avez parlé des chiffres, Jules Torres, c'est important effectivement de commencer par des données chiffrées,
00:02:36donc je vous propose de voir ce premier manito.
00:02:39En 2025, l'immigration a atteint un niveau record.
00:02:44384 000 titres de séjour ont été délivrés,
00:02:46soit une hausse de 11% par rapport à l'année précédente.
00:02:50Il n'y a jamais eu autant d'immigration en France qu'aujourd'hui.
00:02:53L'immigration, c'est vraiment devenu un fait social total,
00:02:55c'est-à-dire une réalité qui a des impacts sur tous les aspects de notre vie en société.
00:02:59Dès que vous avez une enquête d'opinion sur l'immigration,
00:03:02vous avez toujours entre deux tiers et les trois quarts des sondés
00:03:04qui estiment que les niveaux d'immigration reçus en France sont aujourd'hui trop élevés.
00:03:08C'est évidemment 95% des électeurs du Rassemblement national, c'est cohérent,
00:03:11mais c'est aussi deux tiers de l'électorat macroniste du Bloc central.
00:03:15C'est souvent une petite moitié de l'électorat de gauche.
00:03:18Même tendance du côté du droit d'asile,
00:03:21dispositif permettant à une personne étrangère de rester en France lorsqu'elle est menacée dans son pays.
00:03:2678 000 personnes en ont bénéficié en 2025.
00:03:29En augmentation de 12% sur un an.
00:03:32Sur le papier, ce droit pourrait concerner un grand nombre de personnes à travers le monde,
00:03:36susceptibles de venir vivre légalement en France.
00:03:38Nous avons pu estimer à l'Observatoire de l'immigration et de la démographie
00:03:41qu'il y a près de 600 millions de personnes, 580 millions, à travers le monde
00:03:46qui remplissent aujourd'hui objectivement au moins l'un des critères
00:03:50qui permettent d'obtenir un statut d'asile en France.
00:03:53C'est un chiffre absolument hallucinant.
00:03:55François-Pierre Arr, est-ce que vous diriez que la France est débordée par l'immigration massive ?
00:03:59Aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est qu'effectivement, on a des chiffres qui sont extrêmement élevés,
00:04:02qui sont historiquement élevés.
00:04:04Parfois, il faut aussi prendre un petit peu de recul et regarder la tendance historique.
00:04:08On voit aujourd'hui que quand on accueille aujourd'hui 380 000 personnes
00:04:12avec des titres de séjour chaque année, c'est trois fois plus qu'à l'époque de Lionel Jospin.
00:04:17Et vous vous souvenez qu'à Lionel...
00:04:18Et là, on n'est que sur l'immigration légale.
00:04:19On ne parle même pas de l'immigration clandestine.
00:04:21L'immigration légale, extra-européenne et majeure, uniquement.
00:04:25Et ça, c'est 380 000 titres de séjour par an.
00:04:27Et c'est trois fois plus qu'à l'époque de Lionel Jospin.
00:04:29Et si on se souvient un petit peu de la campagne présidentielle qui a suivi en 2002,
00:04:33les Français ont clairement exprimé qu'à l'époque, déjà, ils jugeaient l'immigration excessive.
00:04:37Or, si on voulait revenir au niveau des années Lionel Jospin, il faudrait diviser les flux par trois,
00:04:41ce qui paraît aujourd'hui compliqué avec la politique migratoire que nous avons.
00:04:45Donc, le besoin qui est exprimé par les Français, c'est un besoin,
00:04:49non pas d'ajustement de notre politique migratoire, mais de réformes profondes.
00:04:53Et il y a un effet de l'immigration, d'une partie, évidemment, de l'immigration.
00:04:59Il ne s'agit évidemment pas d'essentialiser et de stigmatiser.
00:05:01C'est le lien entre une partie de l'immigration et l'insécurité.
00:05:04Et c'est là où intervient le collectif Némésis.
00:05:07Quand vous êtes, par exemple, aux côtés de Claire Géronimie,
00:05:09qui s'est fait violer par un centre-africain sous OQTF.
00:05:12On va parler dans un instant, d'ailleurs, des maires qui sont obligées de marier les personnes sous OQTF,
00:05:15alors que, par définition, elles n'ont rien à faire en France.
00:05:18Obligation de quitter le territoire français.
00:05:19Et ça, c'est un des impacts de l'immigration que vous constatez, procès après procès,
00:05:23avec des femmes auxquelles vous venez en aide.
00:05:25Parce qu'évidemment, aucune féministe n'est là pour les aider dans ces cas-là.
00:05:28Mais bien sûr, et c'est pour ça que la question de l'immigration, aujourd'hui, elle est centrale.
00:05:32C'est parce que, derrière, on a certes les chiffres de l'immigration sur les différentes années,
00:05:36mais on a aussi, également, les chiffres de l'insécurité,
00:05:39qui, malheureusement, montrent une surréprésentation, dans un certain nombre de faits,
00:05:44d'étrangers dans des faits de violence.
00:05:46Nous, on est spécialisés sur les questions de violence faites aux femmes.
00:05:49Et on a des chiffres du gouvernement qui ont bien attesté ce qu'on ressentait.
00:05:5363% des agressions sexuelles dans les transports en commun sont faites d'étrangers.
00:05:57Ce sont les chiffres d'il y a deux ans.
00:05:59Et ces chiffres-là n'ont pas bougé, en fait, en deux ans.
00:06:01Ces chiffres-là, à l'échelle nationale, ils sont de 40%.
00:06:05Et je rappelle que les étrangers en France représentent environ 8% de la population.
00:06:08Il y a bien une surréprésentation qui se traduit également dans les prisons,
00:06:12où on a un quart des prisonniers qui sont de nationalité étrangère.
00:06:17C'est pour ça qu'aujourd'hui, le débat sur l'immigration, il est aussi central.
00:06:20C'est parce qu'on reçoit énormément d'immigrés de différents pays,
00:06:24parfois venant majoritairement aussi de pays d'Afrique, du Moyen-Orient.
00:06:29Mais on retrouve également une part de cette population dans l'effet de violence,
00:06:32dans l'effet d'agression.
00:06:33Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, ce débat, il est si central.
00:06:35C'est parce que derrière, il a de véritables conséquences, notamment sur les femmes.
00:06:39Dans votre carrière de préfet, M. Aubon,
00:06:41est-ce que vous avez constaté ce lien, parfois, entre immigration et insécurité ?
00:06:47C'est toujours compliqué de parler de l'immigration comme un ensemble.
00:06:50Une partie, une partie.
00:06:51Parce que, évidemment, vous avez des pays d'origine qui sont très différents les uns des autres.
00:06:56Si je prends l'immigration asiatique, par exemple, on la trouve très peu.
00:06:59Moi, quand j'ai travaillé sur le logement social,
00:07:02on trouve très peu de personnes originaires de pays asiatiques dans le logement social.
00:07:07On en trouve très peu aussi dans la délinquance.
00:07:10Donc, on a des pays qui sont surreprésentés et d'autres qui ne le sont pas.
00:07:14Lesquels sont surreprésentés ?
00:07:17Il est évident que les pays d'Afrique sont plutôt plus représentés
00:07:23que les pays d'Asie, comme je disais, du Proche-Orient.
00:07:29Et je ne parle même pas de pays plus proches.
00:07:33Alors, là aussi, il faut faire attention à ce qu'on dit.
00:07:37Évidemment, ce n'est pas tout le monde.
00:07:38La délinquance touche à chaque fois qu'une frange de la population.
00:07:42Sauf que la délinquance en France, elle est très ancrée dans des territoires
00:07:48qui sont par ailleurs les territoires de logements sociaux,
00:07:51dans lesquels certaines populations étrangères sont logées en priorité.
00:07:56Donc, c'est comme ça que les choses...
00:07:59Oui, le prisme des allocations, finalement, et de nos politiques de solidarité,
00:08:05vous parliez à l'instant du logement, fait écho en moi.
00:08:08Pourquoi ?
00:08:09Parce que, moi, je vous dis ce soir que l'immigration qui, jadis,
00:08:14a été vendue comme une chance pour les Français,
00:08:16n'est pas une chance aujourd'hui pour la France.
00:08:18Non, l'immigration n'est pas une chance pour la France.
00:08:20Quand notre pays accueille, par exemple, des milliers de retraités étrangers
00:08:27qui n'ont jamais travaillé de leur vie, jamais bossé une seule heure...
00:08:31Par le regroupement familial ?
00:08:32On les accueille par le regroupement familial,
00:08:34ou pour des motifs même humanitaires, liés à l'état de santé médicale, forcément,
00:08:39il y a l'avancement lié à l'âge.
00:08:40Eh bien, un certain nombre d'étrangers,
00:08:43c'est le cas notamment des pays avec qui nous avons conclu
00:08:45des conventions internationales de réciprocité en matière de sécurité sociale,
00:08:49peuvent réclamer dès le premier jour sur le territoire national
00:08:51le minimum vieillesse, l'allocation de solidarité pour personnes âgées.
00:08:55Pour une personne seule, c'est 1043 euros par mois.
00:08:58Pour un couple, c'est 1620 euros par mois.
00:09:01C'est-à-dire beaucoup plus que les retraités français
00:09:05qui ont travaillé pendant 43 années,
00:09:08qui ont cotisé toute leur vie,
00:09:09qui ont travaillé même plus que 35 heures par semaine.
00:09:11Elle est là aussi l'injustice sociale.
00:09:13C'est-à-dire que vous pouvez aujourd'hui être étranger,
00:09:16ne pas représenter une menace pour l'ordre public,
00:09:18mais pour autant, vous pesez une véritable charge excessive
00:09:22pour nos finances publiques.
00:09:24Donc, aujourd'hui, moi, je suis pour une immigration choisie.
00:09:28Je ne dis pas l'immigration zéro.
00:09:30Je ne dis pas l'immigration négative.
00:09:32Je dis une immigration choisie,
00:09:34celle qui apporte quelque chose pour notre pays.
00:09:36Plus de richesse, plus de liberté et pas de charge.
00:09:40Il faut que la politique migratoire
00:09:42devienne une politique additive et pas suspractive.
00:09:44Vous dites qu'il faut une immigration de travail.
00:09:46Vous dites qu'il faut une immigration de travail.
00:09:47Alice Cordier, vous vouliez répondre au préfet au bois ?
00:09:49Oui, sur la question du logement social,
00:09:51c'est quelque chose de très intéressant.
00:09:53En effet, dans certaines associations
00:09:55qui aident au logement social,
00:09:56notamment, on connaît la question du DALO
00:09:59pour les adeptes.
00:10:01Expliquez ce que c'est.
00:10:02Le droit au logement opposable.
00:10:05Où, en fait, dans certains cas,
00:10:07il y a une priorité des anciens mineurs non accompagnés.
00:10:10Donc, vous savez, ces mineurs qui arrivent en France,
00:10:12qui sont pris en charge par la France,
00:10:13qui sont des enfants migrants
00:10:15et qu'on place en priorité dans les logements sociaux.
00:10:18Alors qu'il faut savoir, notamment en Ile-de-France,
00:10:20le temps d'attente d'un logement social est de 10 ans.
00:10:22Il y a des femmes battues,
00:10:23il y a des foyers précaires,
00:10:24il y a des jeunes foyers
00:10:27qui ont des emplois, justement,
00:10:29des petits revenus,
00:10:30qu'on place après un certain nombre de MNA
00:10:32qui, une fois devenus majeurs,
00:10:33il faut les reloger.
00:10:34Ça, c'est quelque chose que j'ai connu,
00:10:35j'ai été travailleur social,
00:10:36je l'ai connu,
00:10:37où, en effet, on nous proposait des subventions
00:10:39pour placer en priorité des anciens MNA
00:10:41devenus majeurs
00:10:42qu'il fallait reloger.
00:10:43Mineurs non accompagnés.
00:10:44Donc ça, c'est une réalité
00:10:45et c'est une injustice
00:10:47parce que ça veut dire qu'on priorise la pauvreté,
00:10:49qu'on priorise la misère
00:10:51ou du moins des foyers un petit peu limites
00:10:53en fonction d'étrangers qui arrivent.
00:10:56Et parfois, on se dit,
00:10:57s'il y en avait peut-être moins arrivé,
00:10:59on pourrait reloger en priorité
00:11:00peut-être des femmes victimes de violences.
00:11:02Alors, vous voyez les conséquences
00:11:04parfois de l'immigration.
00:11:05C'est des tentes partout dans Paris,
00:11:07notamment sous le métro parisien
00:11:08du côté de Barbès
00:11:09ou des gymnases réquisitionnés.
00:11:10Et c'est ce qui vous arrive
00:11:11dans le 16e arrondissement
00:11:12puisqu'un gymnase est réquisitionné
00:11:14depuis deux semaines
00:11:15pour loger des familles de migrants.
00:11:17Voyez le reportage de Laurence Sellerier
00:11:19et Tancret de Guillotel
00:11:20et on en parle ensuite avec vous,
00:11:21monsieur le maire.
00:11:23Cela fait plus de deux semaines
00:11:24que le gymnase Monterland
00:11:26dans le 16e arrondissement de Paris
00:11:28accueille environ 150 migrants.
00:11:31Le bâtiment est une nouvelle fois
00:11:32réquisitionné
00:11:33pour la quatrième fois
00:11:35en un an et demi.
00:11:36Une situation qui irrite les riverains.
00:11:38Je pense que le gymnase,
00:11:39c'est une salle de sport,
00:11:40ce n'est pas un dortoir.
00:11:42Donc, il doit rester à la ville de Paris
00:11:45pour que le sport soit pratiqué.
00:11:46C'est dommage
00:11:47parce que le gymnase,
00:11:48il s'est passé à servir
00:11:49comme gymnase,
00:11:50n'est-ce pas pour les jeunes ?
00:11:51Donc, c'est dommage
00:11:52qu'on change un peu
00:11:53l'objectif du gymnase.
00:11:55Les gens qui sont sans papiers,
00:11:56on n'a pas à les faire rester.
00:11:58Cette réquisition agace également
00:12:00Jérémy Redler,
00:12:01le maire du 16e arrondissement.
00:12:03Interrogé par nos confrères
00:12:05du Figaro,
00:12:06il indique avoir été prévenu
00:12:07seulement la veille au soir
00:12:08de l'arrivée des migrants
00:12:09le lendemain matin.
00:12:11Certaines classes sont arrivées
00:12:12à 8h30 du matin
00:12:13avec leur professeur de sport
00:12:15pour faire cours
00:12:16et ils se sont aperçus
00:12:17qu'ils ne pouvaient pas faire cours.
00:12:18Ma colère n'est évidemment
00:12:19pas retombée
00:12:20parce que je considère
00:12:21le procédé
00:12:22totalement scandaleux.
00:12:24D'abord,
00:12:25comme je le répète
00:12:26à chaque réquisition,
00:12:28je n'ai pas été consulté.
00:12:30Il assure qu'Emmanuel Grégoire
00:12:31lui a indiqué
00:12:32n'avoir pas d'autres solutions
00:12:33à court terme.
00:12:35D'autres gymnases
00:12:35dans le 15e
00:12:36ou le 17e arrondissement de Paris
00:12:38ont également été réquisitionnés
00:12:40ces dernières semaines.
00:12:42Ça fait donc deux semaines
00:12:43que ça dure,
00:12:43monsieur le maire.
00:12:44Deux semaines,
00:12:44vous étiez venu sur ce plateau
00:12:45le lendemain de la réquisition.
00:12:46Directrice de cabinet
00:12:47d'Emmanuel Grégoire
00:12:49qui vous prévient
00:12:49sans vous demander
00:12:50évidemment votre avis.
00:12:50Quelques minutes plus tard,
00:12:52le gymnase est réquisitionné
00:12:53et voilà deux semaines
00:12:54que les enfants
00:12:55du 16e arrondissement
00:12:56ne peuvent plus aller faire
00:12:57leur sport dans ce gymnase.
00:12:59Vous l'avez dit
00:13:00et je voudrais revenir
00:13:01si vous le permettez
00:13:01sur la méthode
00:13:02parce qu'il y a évidemment
00:13:03la forme et le fond.
00:13:05La méthode,
00:13:06c'est un appel
00:13:06de la directrice de cabinet
00:13:08du maire de Paris
00:13:08qui me prévient
00:13:10que le gymnase
00:13:10va être réquisitionné
00:13:12et je lui demande
00:13:13évidemment
00:13:13combien de temps
00:13:14j'ai pour prévenir
00:13:16les associations sportives.
00:13:17D'abord,
00:13:17je lui fais part
00:13:17de mon opposition évidemment
00:13:18mais je lui fais part aussi,
00:13:20je voudrais savoir
00:13:20combien de temps j'ai
00:13:21pour prévenir
00:13:22les associations sportives,
00:13:23pour prévenir les familles,
00:13:24pour prévenir les scolaires.
00:13:25Et on me dit
00:13:25que la réquisition
00:13:26est à effet immédiat
00:13:27ce qui a pour conséquence
00:13:29qu'à 21h
00:13:30on ne peut évidemment
00:13:31pas prévenir
00:13:31ni les scolaires
00:13:32ni les associations sportives
00:13:34et donc dès le lendemain matin
00:13:35à 8h30,
00:13:35il y a des scolaires
00:13:37du 16e arrondissement,
00:13:38des écoles
00:13:38qui avec leurs professeurs
00:13:39arrivent devant ce gymnase
00:13:41qui a été réquisitionné.
00:13:42Donc la méthode
00:13:43est importante aussi
00:13:43parce qu'il n'y a
00:13:45évidemment aucune
00:13:47concertation
00:13:47du maire du 16e
00:13:48que je suis.
00:13:49Cette fois-ci
00:13:50j'ai été informé
00:13:51mais enfin informé
00:13:51quelques minutes
00:13:52avant cette réquisition.
00:13:53Parfois je ne le suis
00:13:54même pas informé.
00:13:56Donc moi je voudrais
00:13:56revenir là-dessus
00:13:57parce que
00:13:58quand j'ai appris ça
00:13:58j'ai pris mon téléphone,
00:14:00j'ai appelé Emmanuel Grégoire
00:14:01sur son portable
00:14:01et je lui ai fait part
00:14:02de ma colère
00:14:02parce que ce n'est pas
00:14:03la première fois
00:14:04et je pensais qu'avec Emmanuel Grégoire
00:14:05les méthodes allaient changer
00:14:06en tout cas
00:14:06c'est ce qu'il prévoyait
00:14:08c'est ce qu'il disait
00:14:09et en intégrant
00:14:10beaucoup plus
00:14:11les maires d'arrondissement
00:14:12dans la concertation
00:14:12et ce n'est pas le cas
00:14:13encore aujourd'hui.
00:14:14Donc ça fait deux semaines
00:14:15que ça dure
00:14:15vous n'avez aucune idée
00:14:16de quand ça va s'arrêter
00:14:17de quand le gymnase
00:14:18va être récupéré
00:14:18par vous
00:14:20par la mairie du 16e
00:14:21et par les enfants
00:14:22du 16e arrondissement
00:14:23qui doivent venir
00:14:24y faire du sport
00:14:24et qui ne peuvent pas
00:14:25qui se sont retrouvés
00:14:26effectivement nez à nez
00:14:27le matin de la réquisition
00:14:28avec les migrants
00:14:29qui avaient été débarqués
00:14:31par la mairie centrale.
00:14:33Alors j'ai bon espoir
00:14:34je n'ai pas de date
00:14:34à vous donner aujourd'hui
00:14:35mais j'ai bon espoir
00:14:36d'y arriver
00:14:36parce que je me bats
00:14:37tous les jours
00:14:37tous les matins
00:14:38je demande
00:14:38quand est-ce que
00:14:39les migrants
00:14:40vont pouvoir partir
00:14:40parce que la promesse
00:14:42que j'avais faite
00:14:43aux habitants du 16e
00:14:44c'est de me battre
00:14:45pour que cette réquisition
00:14:46soit la plus courte possible
00:14:47d'abord je me bats
00:14:47pour évidemment
00:14:48qu'il n'y ait pas de réquisition
00:14:49dans le 16e arrondissement
00:14:50mais une fois qu'elle a lieu
00:14:50je me bats pour qu'elle soit
00:14:51la plus courte possible
00:14:52donc je me bats tous les jours
00:14:53et tous les jours
00:14:53je demande que cette réquisition
00:14:55prenne fin
00:14:55et je le refais d'ailleurs
00:14:57solennellement
00:14:58sur votre plateau ce soir
00:14:59et je demande à Emmanuel Grégoire
00:15:01de faire en sorte
00:15:01que cette réquisition
00:15:02prenne fin le plus vite possible
00:15:03parce que vous parliez
00:15:04des scolaires
00:15:05vous parliez des familles
00:15:06des associations sportives
00:15:07mais il faut aussi
00:15:08ne pas oublier
00:15:09ceux qui passent
00:15:10le baccalauréat
00:15:11il y en a qui ont des épreuves
00:15:12du baccalauréat
00:15:12et donc ils ne peuvent pas
00:15:14passer leurs épreuves
00:15:15dans ce gymnase
00:15:16et encore
00:15:17Ah oui incroyable ça
00:15:18parce qu'il y a donc
00:15:18dans ce gymnase
00:15:19sert au bac
00:15:20et ils ne pourront pas le faire
00:15:21alors j'imagine qu'ils seraient décalés
00:15:22Il y a évidemment
00:15:24des solutions
00:15:24qui vont être trouvées
00:15:25par des établissements scolaires
00:15:26mais ce n'est pas normal
00:15:27de devoir chercher des solutions
00:15:28à la dernière minute
00:15:29et sur l'exemple
00:15:32de ce gymnase
00:15:32on a réussi
00:15:35après négociation
00:15:35avec la ville de Paris
00:15:36on a quand même réussi
00:15:36à maintenir
00:15:37une partie des activités sportives
00:15:39j'ai fait en sorte
00:15:40que l'on puisse maintenir
00:15:40les activités de tennis
00:15:41les activités de piscine
00:15:42pour pas que le site entier
00:15:44soit réquisitionné
00:15:45Il faut dire quand même
00:15:45les choses
00:15:46vous êtes allé avec
00:15:47Tony Pitaro
00:15:48qui est journaliste
00:15:49spécialisé
00:15:50sur ce qui se passe
00:15:51à Paris
00:15:52sur les réseaux sociaux
00:15:52et il a filmé avec vous
00:15:55ce qui se passait
00:15:56à l'intérieur de ce gymnase
00:15:56il y a beaucoup d'enfants
00:15:57il y a beaucoup de femmes
00:15:58évidemment personne
00:15:59ne veut voir
00:16:00ces femmes et ces enfants
00:16:01sous les ponts
00:16:02comme ce qui se passe
00:16:03à Barbès
00:16:03donc c'est toujours pareil
00:16:04c'est-à-dire qu'on n'est pas capable
00:16:06de ne pas accueillir
00:16:07on n'est pas capable
00:16:08de ne pas transformer la France
00:16:09en pompe aspirante
00:16:10et donc on se retrouve
00:16:11avec une situation humanitaire
00:16:12qui fait extrêmement mal au cœur
00:16:13qui laisse le choix
00:16:14entre le gymnase réquisitionné
00:16:15ou les tentes
00:16:16à Barbès
00:16:17Non mais il n'est pas question
00:16:18évidemment
00:16:19que des femmes
00:16:20des enfants
00:16:21moi je me suis rendu sur place
00:16:22à plusieurs reprises
00:16:23j'ai vu ces familles
00:16:23ces enfants
00:16:24il n'est pas question
00:16:25quand il fait 10 degrés
00:16:27ou voire 0 degré
00:16:28qu'il pleut
00:16:28que ces familles
00:16:29ces enfants
00:16:30dorment dans la rue
00:16:31mais il faut trouver
00:16:32des solutions pérennes
00:16:33et ces solutions
00:16:34ne peuvent pas passer
00:16:35par des réquisitions
00:16:37permanentes
00:16:37dans le 16ème arrondissement
00:16:39ou parfois
00:16:39dans le 15ème
00:16:40dans le 17ème
00:16:40et je me permets
00:16:42de me faire le porte-parole
00:16:43de mes collègues
00:16:44maires du 17ème
00:16:46et du 15ème
00:16:46qui eux aussi
00:16:47ont des réquisitions en cours
00:16:49Geoffroy Boulard
00:16:49et Philippe Goujon
00:16:50et donc on est dans
00:16:51la même problématique
00:16:53et aujourd'hui
00:16:53on n'a pas de solution
00:16:54concrète
00:16:55et il faut trouver
00:16:55des solutions concrètes
00:16:56pour que ça change
00:16:58parce que moi
00:16:59je ne veux plus
00:17:00avoir des réquisitions
00:17:01permanentes
00:17:02dans le 16ème arrondissement
00:17:03voilà la réalité
00:17:04dans laquelle on est
00:17:05Jules Thorez
00:17:05c'est-à-dire qu'on a
00:17:06transformé la France
00:17:07en une véritable
00:17:08pompe aspirante
00:17:09vous suivez parler
00:17:10dans un instant
00:17:10de ce qu'a fait
00:17:11Pedro Sanchez en Espagne
00:17:12avec 500 000 régularisations
00:17:14autant dire qu'il fait
00:17:14de l'Europe entière
00:17:15une pompe aspirante
00:17:16et une publicité
00:17:17pour la migration
00:17:18et on se retrouve donc
00:17:19avec cette situation
00:17:20absolument insupportable
00:17:22où on ne sait pas
00:17:23accueillir les gens
00:17:24et où on a donc
00:17:25le choix entre
00:17:25la réquisition du gymnase
00:17:26ou les images
00:17:27qu'on a vues
00:17:28et je le dis à Maxime
00:17:28Lamondi
00:17:29on peut les revoir
00:17:29les tentes
00:17:30par kilomètre
00:17:32du côté notamment
00:17:33de Barbès
00:17:34vous m'explique
00:17:34je vais peut-être
00:17:35vous choquer
00:17:35mais j'ai l'impression
00:17:36que ça fait 40 ans
00:17:36qu'on est gouverné
00:17:37par des Pedro Sanchez
00:17:38en France
00:17:38ça fait 40 ans
00:17:39alors Pedro Sanchez
00:17:40oui il régularise
00:17:41500 000 personnes
00:17:42bon c'est très bien
00:17:43Emmanuel Macron
00:17:44sur les 10 ans
00:17:45de son double quinquennat
00:17:46aura accueilli
00:17:47quasiment 500 000 personnes
00:17:48par an
00:17:49ça fait 5 millions
00:17:50depuis 40 ans
00:17:52les chiffres de l'immigration
00:17:53ne cessent d'augmenter
00:17:54année après année
00:17:54et cette politique
00:17:56qui est une politique de gauche
00:17:58qui est basée
00:17:58sur l'angélisme
00:17:59disant
00:17:59venez comme vous êtes
00:18:01de toute manière
00:18:01la France est un eldorado
00:18:03elle a des conséquences
00:18:04elle a des conséquences
00:18:05d'abord pour un certain
00:18:06nombre de Français
00:18:06vous avez parlé du lien
00:18:07entre l'immigration
00:18:08et l'insécurité
00:18:10évidemment que ce lien-là
00:18:12ne peut plus être contesté
00:18:13il est d'ailleurs
00:18:14quasiment plus contesté
00:18:15par personne
00:18:16François Pirard
00:18:16tout à l'heure
00:18:17a parlé de Lionel Jospin
00:18:18ça existe depuis 40 ans
00:18:20ce sujet-là
00:18:20donc le problème
00:18:21c'est qu'on subit
00:18:22même plus
00:18:22si on peut remonter
00:18:24à Valéry Giscard d'Estaing
00:18:25et au regroupement familial
00:18:26en 1974
00:18:26vous avez complètement raison
00:18:27mais c'est-à-dire
00:18:28que cet angélisme de gauche
00:18:30les Français le payent
00:18:31tous les jours
00:18:31que ce soit
00:18:32dans ce gymnase
00:18:34que ce soit
00:18:35dans l'insécurité
00:18:36que ce soit
00:18:37aller demander aux Mahorais
00:18:38s'ils ne font pas
00:18:40l'angélisme de la gauche
00:18:42quand il y a
00:18:43l'immigration comorienne
00:18:44qui vient
00:18:45et qu'on ne fait rien
00:18:46l'angélisme de la gauche
00:18:47il va falloir y mettre fin
00:18:48un jour
00:18:49alors je veux vraiment
00:18:50qu'on trace
00:18:51la route migratoire
00:18:52et nous étions en Tunisie
00:18:53il y a quelques mois
00:18:54où on a interrogé
00:18:56des migrants
00:18:56d'Afrique subsaharienne
00:18:57qui étaient victimes
00:18:58de racisme
00:18:58les autorités tunisiennes
00:19:00ont voulu les envoyer
00:19:00dans le désert
00:19:01donc ça n'a rien à voir
00:19:02évidemment avec ce qui se passe
00:19:03en Europe
00:19:04heureusement
00:19:04mais donc ces migrants
00:19:05d'Afrique subsaharienne
00:19:06étaient victimes
00:19:07de racisme
00:19:08donc écoutez-les
00:19:08et écoutez-les
00:19:09pourquoi leur rêve
00:19:10est de venir en France
00:19:11parce que nous sommes
00:19:12vraiment vus comme un pays
00:19:13avec énormément d'aides sociales
00:19:15mais c'est la fameuse pompe aspirante
00:19:18et là vous voulez aller où
00:19:19dans quel pays ?
00:19:20en France
00:19:22pourquoi en France ?
00:19:23c'est un pays
00:19:25de l'âge depuis longtemps
00:19:26et finalement
00:19:27je pratique le football
00:19:28et c'est un pays aussi
00:19:29là où il y a l'aide sociale
00:19:30donc pour les aides sociales aussi ?
00:19:33bien sûr
00:19:33parce que les Tunisiens
00:19:34ils sont racistes ?
00:19:43mais pourtant on dit souvent
00:19:45que c'est les blancs
00:19:45et les européens
00:19:46les racistes
00:19:48ça on ne connaît pas
00:19:49c'est quoi votre vision
00:19:52un peu de l'Europe ?
00:19:53l'Europe ?
00:19:54moi je t'ai bien dit là
00:19:55parce que je ne sais pas
00:19:55de la France
00:19:57avec les frères qui sont là-bas
00:20:01parce que parfois
00:20:02ça arrive qu'on dise
00:20:03les français
00:20:04je suis français
00:20:05et qu'on dise les français
00:20:05c'est raciste
00:20:06etc
00:20:07ces gens disent
00:20:08moi je n'ai pas mis ça
00:20:10parce qu'avec les frères
00:20:12qui sont en France
00:20:13je crois que ça va
00:20:15Amin Elbaï
00:20:15on est vraiment vus
00:20:16comme un pays
00:20:17avec énormément d'avantages
00:20:19pour les aides sociales
00:20:21et il faut dire
00:20:21que c'était horrible
00:20:22ce qui se passait au Maghreb
00:20:23pour ces migrants
00:20:23d'Afrique subsaharienne
00:20:24ils les rejetaient
00:20:26dans le désert
00:20:26donc ils disent
00:20:27le racisme
00:20:28il n'est pas en France
00:20:29il est en Tunisie
00:20:30c'est ce que disent
00:20:31ces migrants
00:20:31ah ben moi
00:20:32vous savez
00:20:33je dis à ceux
00:20:34qui nous dirigent
00:20:36cessez d'exercer
00:20:37le pouvoir
00:20:38avec les plaintes
00:20:39et les complaintes
00:20:40des associations
00:20:40pro-migrants
00:20:41parce que
00:20:42dans les pays étrangers
00:20:43c'est le cas
00:20:44notamment moi
00:20:45dans mon pays d'origine
00:20:45en Algérie
00:20:46et dans les pays du Maghreb
00:20:47les politiques migratoires
00:20:49qui sont menées
00:20:49contre l'immigration irrégulière
00:20:51sont d'une dureté
00:20:52absolue
00:20:53qui d'ailleurs
00:20:54n'indigne absolument pas
00:20:55toutes les associations
00:20:56droits d'hommes
00:20:56listes
00:20:57la ligue des droits de l'homme
00:20:58et etc
00:21:00donc déjà
00:21:01il y a ce premier point
00:21:01le deuxième point
00:21:02c'est qu'aujourd'hui
00:21:03la France doit couper le robinet
00:21:04il faut couper le robinet
00:21:05social
00:21:06parce que
00:21:06si nous continuons
00:21:08à verser autant d'allocations
00:21:09autant d'aides sociales
00:21:11aux clandestins
00:21:12et bien nous continuerons
00:21:13aujourd'hui
00:21:13à être cette pompe aspirante
00:21:14de l'immigration incontrôlée
00:21:15un dernier point
00:21:16tout à l'heure
00:21:17on a parlé du DALO
00:21:18le droit au logement opposable
00:21:19mais je veux vous dire
00:21:20qu'il n'y a pas que le DALO
00:21:21il y a aussi le corollaire
00:21:22le DAO
00:21:23le droit à l'hébergement opposable
00:21:25et ce soir
00:21:26je profite de la chance
00:21:27d'avoir un ancien préfet
00:21:29sur le plateau
00:21:29qui pourra peut-être
00:21:30confirmer cette information
00:21:31mais vous savez
00:21:32qu'on a
00:21:33à l'intérieur même
00:21:33d'une préfecture
00:21:35des fonctionnaires
00:21:36des inspecteurs
00:21:37de l'action sanitaire
00:21:38et sociale
00:21:38qui sont payés
00:21:39pour héberger
00:21:41dans les centres
00:21:41d'hébergement d'urgence
00:21:42l'immigration irrégulière
00:21:43et de l'autre
00:21:44c'est-à-dire
00:21:45à même pas 50 mètres
00:21:46de l'autre côté du couloir
00:21:48d'autres fonctionnaires
00:21:49qui sont payés
00:21:49pour expulser
00:21:50ces clandestins
00:21:51qu'on doit accueillir
00:21:52dans les centres
00:21:53d'hébergement d'urgence
00:21:54bienvenue en France
00:21:55bienvenue en France
00:21:56on marche sur la tête
00:21:57effectivement
00:21:57ils travaillent dans le même couloir
00:21:58mais ils font deux actions
00:22:00complètement diverses
00:22:01à l'opposé
00:22:01je veux quand même
00:22:02mettre un peu de polémique
00:22:03au milieu de ce débat
00:22:05et il y en a déjà eu
00:22:06sur notre antenne Amine
00:22:07avec les déclarations
00:22:08d'Éric Zemmour
00:22:08qui était l'invité
00:22:09il y a deux jours
00:22:10de Laurence Ferrari
00:22:10et Pierre Devineau
00:22:11dans la France en face
00:22:12et il a fait deux déclarations
00:22:13chocs
00:22:14que je vous soumets
00:22:14je pense qu'on peut avoir
00:22:16une immigration négative
00:22:18non seulement on n'accueille plus
00:22:19mais en plus on renvoie
00:22:21on ne peut pas
00:22:22et là il réagissait
00:22:22aux propos d'Emmanuel Macron
00:22:23être 100% africain
00:22:24ou algérien
00:22:25et 100% français
00:22:26en même temps
00:22:27ce n'est pas possible
00:22:28on ne peut pas avoir
00:22:29deux civilisations
00:22:31sur notre sol
00:22:32qu'est-ce que vous en pensez
00:22:33Jules Torres ?
00:22:34Moi je pense qu'il a évidemment
00:22:35100% raison
00:22:36on a déjà eu l'occasion
00:22:37de le dire
00:22:37d'abord sur l'immigration négative
00:22:39nous disons depuis
00:22:40quelques minutes
00:22:41que la France
00:22:41est complètement débordée
00:22:42et qu'elle est submergée
00:22:44donc quelle meilleure réponse
00:22:45à part l'immigration zéro
00:22:46que de parler
00:22:47d'immigration négative
00:22:48ça veut dire quoi
00:22:48immigration négative ?
00:22:49ça veut dire qu'on arrête
00:22:50avec les flux
00:22:51ça veut dire qu'on arrête
00:22:52avec les titres de séjour
00:22:53ça veut dire qu'on arrête
00:22:54avec l'asile
00:22:55qui a complètement été dévoyé
00:22:56mais on ne s'arrête pas là
00:22:57on va beaucoup plus loin
00:22:58et on s'en prend
00:22:59seulement aux flux
00:23:00mais aussi aux stocks
00:23:01je vous disais tout à l'heure
00:23:02ils sont
00:23:03il faut préciser
00:23:03parce que ça peut choquer
00:23:04comme ça
00:23:05c'est les termes techniques
00:23:07utilisés par le ministère de l'Intérieur
00:23:08on parle d'êtres humains
00:23:09donc ça peut choquer
00:23:09quand on les entend
00:23:10et c'est les termes officiels
00:23:11de Beauvau
00:23:12absolument
00:23:13et quand on a les chiffres
00:23:14du ministère de l'Intérieur
00:23:15c'est bien en deux catégories
00:23:16flux et stocks
00:23:17c'est pour ça qu'on les reprend
00:23:18de cette manière là
00:23:19et donc dans le stock
00:23:20il y a un stock
00:23:21de 4,5 millions
00:23:22de titres de séjour
00:23:23qui sont des titres de séjour
00:23:243 millions de visas
00:23:25et bien ça
00:23:26on arrête également
00:23:27et on augmente les expulsions
00:23:28voilà ce que c'est
00:23:29l'immigration négative
00:23:30et au vu de la situation française
00:23:32l'immigration négative
00:23:33me semble être
00:23:34le minimum syndical
00:23:35ah oui le minimum syndical
00:23:36vous dites
00:23:37le minimum syndical
00:23:38vous voulez ajouter
00:23:38un petit peu de polémique
00:23:39je mets de l'eau à votre boulin
00:23:40alors attendez
00:23:41on va tout de suite
00:23:41se tourner vers Amine Elbailly
00:23:42le minimum syndical
00:23:44l'immigration négative
00:23:45dit Jules Torres
00:23:45alors que vous plaidiez
00:23:46à l'instant
00:23:46pour l'immigration de travail
00:23:47oui je dis que
00:23:49alors sur ce premier point
00:23:51en étant très concret
00:23:52en étant très concret
00:23:53sur l'immigration négative
00:23:54l'immigration négative
00:23:55moi je mets une réserve
00:23:56puisque dans l'immigration négative
00:23:59Éric Zemmour dit
00:24:00on ne peut pas accueillir plus
00:24:01on arrête d'accueillir
00:24:02on arrête d'accueillir
00:24:03on arrête d'accueillir
00:24:04et on expulse
00:24:04un certain nombre de personnes
00:24:06qui sont en situation irrégulière
00:24:08délinquants
00:24:09et s'ils étaient binationaux
00:24:10s'ils sont délinquants
00:24:11ils perdent leur nationalité française
00:24:13sur la remigration
00:24:14il a 200% raison
00:24:15il n'y a pas de débat là-dessus
00:24:17le débat
00:24:18l'autre débat par contre
00:24:19le petit désaccord
00:24:20c'est sur l'accueil
00:24:22on doit malgré tout
00:24:23sur un certain nombre
00:24:24de branches
00:24:25professionnelles
00:24:26c'est le cas dans le service public
00:24:27des urgences
00:24:28par exemple
00:24:29c'est pas un petit désaccord
00:24:30c'est un désaccord fondamental
00:24:31vous vous êtes pour une immigration
00:24:33de travail
00:24:33et je l'entends complètement
00:24:34Éric Zemmour
00:24:34il est pour une immigration négative
00:24:36c'est pas un détail
00:24:37c'est pas un détail
00:24:38moi je suis pour une immigration
00:24:39choisie
00:24:40alors je dis pas
00:24:41l'immigration actuelle
00:24:42qui est aujourd'hui
00:24:44incontrôlée
00:24:44doit être stoppée
00:24:45tout le monde est d'accord là-dessus
00:24:46je dis par contre
00:24:47qu'il faut une immigration
00:24:48choisie
00:24:49au cas par cas
00:24:50pas une immigration subie
00:24:51comme on l'a subie aujourd'hui
00:24:52et pas une immigration négative
00:24:54parce qu'elle risque
00:24:55d'être contre-productive
00:24:56alors par contre
00:24:57vous m'avez pas répondu
00:24:58et ça a fait un certain nombre
00:24:59de reprises sur les réseaux sociaux
00:25:00absolument
00:25:01hier
00:25:01donc je vais vous reposer
00:25:02la question
00:25:02ce soir peut-être
00:25:03aurai-je une réponse
00:25:04puisque vous avez
00:25:05deux nationalités
00:25:06Amine Elbaï
00:25:07vous êtes franco-algérien
00:25:08je suis franco-algérien
00:25:09or Éric Zemmour
00:25:10a dit que c'était pas possible
00:25:11d'être 100% français
00:25:12et 100% algérien
00:25:13donc c'est très intéressant
00:25:14d'avoir votre point de vue
00:25:14de franco-algérien
00:25:15est-ce que vous définissez
00:25:17comme étant
00:25:18moi je pense que vous êtes
00:25:19100% français
00:25:19totalement
00:25:21et est-ce que vous vous définissez
00:25:23comme 100% français
00:25:24100% algérien
00:25:24ou seulement comme 100% français
00:25:26moi je me définis en France
00:25:27comme 100% français
00:25:29et en Algérie
00:25:30comme 100% algérien
00:25:31non
00:25:31et bien j'allais y venir
00:25:33vous savez quand je vais en Algérie
00:25:34j'ai l'occasion d'aller
00:25:35plus de deux mois par an
00:25:36en Algérie
00:25:38les français
00:25:39binationaux comme moi
00:25:40sont considérés
00:25:41comme des immigrés
00:25:42souvent on nous appelle
00:25:42d'ailleurs
00:25:43l'immigré
00:25:44au Maroc
00:25:45on vous appelle en anglais
00:25:46french arabic
00:25:47on vous considère pas totalement
00:25:48comme appartenant
00:25:49à la société
00:25:51marocaine
00:25:51ou à la société
00:25:52algérienne
00:25:53c'est vraiment
00:25:53c'est pas pour tout le monde
00:25:54french arabic
00:25:54c'est pas pour les profils
00:25:55comme vous
00:25:56c'est pas pour tout le monde
00:25:58les french arabic
00:25:58c'est très désagréable
00:25:59pour ceux qui sont appelés
00:26:00comme ça au Maroc
00:26:00je vais vous dire
00:26:01c'est très difficile
00:26:02pour les français
00:26:02comme moi
00:26:03parce que
00:26:03quand je vais en Algérie
00:26:04moi qui ne parle d'ailleurs
00:26:05pas arabe
00:26:05je ne suis pas pleinement
00:26:07intégré à la société
00:26:08donc vous êtes 100% français
00:26:09à Paris
00:26:10et à Alger
00:26:10je suis 100% français
00:26:12à Paris et Alger
00:26:13d'ailleurs je me revendique
00:26:14comme français
00:26:16sans oublier
00:26:17mes origines algériennes
00:26:18alors là je vais vous poser
00:26:19une question
00:26:19est-ce que vous êtes
00:26:20100% algérien ?
00:26:21oui ou non ?
00:26:23je reste effectivement
00:26:24algérien
00:26:25dans mes origines
00:26:26ça ne veut rien dire
00:26:27100%
00:26:28vous m'avez dit
00:26:28que vous étiez 100% français
00:26:29moi je suis même
00:26:31200% français
00:26:31mais vous ne le dites pas
00:26:33pour l'Algérie
00:26:33donc c'est bien
00:26:34qu'il y a un sujet
00:26:34quand même
00:26:35pour l'Algérie
00:26:37ça reste mes origines
00:26:38et mes racines familiales
00:26:39oui bien sûr
00:26:40mais ça il n'est pas
00:26:40question de l'Aigny
00:26:41absolument
00:26:41vous êtes 200% français
00:26:43je vais vous dire une chose
00:26:45oui
00:26:45en étant clair
00:26:47et en faisant une réponse précise
00:26:48parce que vous ne répondez pas
00:26:48à la question
00:26:49si je réponds
00:26:50non vous ne répondez pas
00:26:50moi à titre personnel
00:26:52je n'ai pas de difficulté
00:26:53pour répondre à la question
00:26:54je suis français
00:26:54je suis né en France
00:26:55je ne parle pas arabe
00:26:57qui est la langue nationale
00:26:58en Algérie
00:26:59donc je suis français
00:27:00voilà
00:27:00mais moi
00:27:01je n'ai pas de difficulté
00:27:03à vous dire que
00:27:04je me sens 100% français
00:27:05allez par contre
00:27:06dans les quartiers populaires
00:27:07et posez la question aux jeunes
00:27:08parce que
00:27:09vous savez demain
00:27:10en cas de conflit armé
00:27:12avec l'un des pays du Maghreb
00:27:14en particulier avec l'Algérie
00:27:15vous avez un million de soldats
00:27:17déjà sur le territoire
00:27:18un million de soldats
00:27:19algériens
00:27:20donc eux ils sont 100% algériens
00:27:22et ils ne sont pas 100% français
00:27:23alors qu'ils sont français
00:27:25il y a un problème
00:27:26ils ont la nationalité française
00:27:28non il n'y a pas un problème
00:27:28sur la nationalité
00:27:29il y a un problème sur l'identité
00:27:30mais j'ai bien compris
00:27:31l'appartenance
00:27:32mais ce que vous me dites
00:27:32c'est que malgré
00:27:33leur carte d'identité française
00:27:34si demain il y a une guerre
00:27:36entre la France et l'Algérie
00:27:37ils choisissent l'Algérie
00:27:38ils choisiront naturellement l'Algérie
00:27:39évidemment qu'ils choisiront l'Algérie
00:27:41ils choisiront l'Algérie
00:27:41ces jeunes là
00:27:42donc vous parlez évidemment
00:27:43on n'essentialise pas
00:27:44vous êtes vous-même franco-algérien
00:27:45vous êtes 100% français
00:27:46je le dis parce qu'il y a une crise
00:27:48identitaire dans ces quartiers populaires
00:27:50mais
00:27:52la question qui se pose
00:27:53l'exemple que vous prenez
00:27:55soit j'ai Amine Elbaï face à moi
00:27:56et il est 100% français
00:27:58soit j'ai quelqu'un d'autre face à moi
00:28:00et vous me dites
00:28:00il est 100% algérien
00:28:01et il se retournerait contre la France
00:28:03donc est-ce que
00:28:03c'est bien la preuve
00:28:05qu'il faut faire un choix
00:28:06entre 100% français
00:28:07ou 100% algérien
00:28:08c'est pas qu'il faut
00:28:09faire un choix
00:28:10ce qui est très difficile
00:28:12au-delà de l'aspect identitaire
00:28:14c'est que ce débat est affectif
00:28:15il est affectif
00:28:16parce que
00:28:17au-delà de la simple question
00:28:18de l'identité
00:28:19êtes-vous français ou pas français
00:28:21il y a aussi la question
00:28:22de vos racines
00:28:23de vos parents
00:28:24de vos origines
00:28:25le vrai problème
00:28:26c'est que
00:28:27quand vous mélangez comme ça
00:28:28deux cultures
00:28:29vous savez en Algérie
00:28:29c'est pas du tout la même culture
00:28:31en Algérie par exemple
00:28:32et bien
00:28:32l'identité algérienne
00:28:34elle est incorporée
00:28:36à la Houma
00:28:36à l'influence religieuse
00:28:38puisque
00:28:38vous êtes dans une république
00:28:40par définition islamique
00:28:41en France
00:28:42on n'a pas de république islamique
00:28:44on est une république laïque
00:28:45et donc
00:28:46en réalité
00:28:46au-delà de la simple question
00:28:48vous sentez-vous 100% français
00:28:49ou 100% algérien
00:28:51la vraie question c'est
00:28:52est-ce que vous vous sentez
00:28:53est-ce que vous vous sentez patriote
00:28:56c'est comme
00:28:57ceux qui vous disent
00:28:57moi je suis musulman français
00:28:59non tu n'es pas musulman français
00:29:01tu es français d'abord
00:29:02deux confessions musulmanes
00:29:03et ça doit commencer
00:29:04dans ce sens-là
00:29:05c'est-à-dire que le vrai problème
00:29:06il ne s'arrête pas
00:29:07à 100% français
00:29:08ou 100% algérien
00:29:11le vrai problème
00:29:11c'est à quel moment
00:29:12vous placez le mot français
00:29:13est-ce que vous le placez en premier
00:29:14ou est-ce que vous le placez en second
00:29:16moi je le passais en premier
00:29:17aussi bien sur ma foi
00:29:19aussi bien sur ma culture
00:29:20aussi bien sur la loi
00:29:21parce que je suis français
00:29:24à part entière
00:29:25je ne suis pas français
00:29:25entièrement à part
00:29:26c'est très fort tout ce que vous avez dit
00:29:28et vous avez raison
00:29:28je vous ai un peu taquiné
00:29:30oui bien sûr
00:29:31c'est Emmanuel Macron
00:29:31qui a eu cette formule
00:29:32mais en fait cette formule
00:29:33ne veut rien dire
00:29:34voilà
00:29:34et vous l'avez bien démontré
00:29:35elle veut rien dire
00:29:37déjà elle veut rien dire
00:29:38François Pirard
00:29:38vous vous réagissiez
00:29:39sur l'immigration négative
00:29:41est-ce souhaitable
00:29:41est-ce atteignable
00:29:43alors déjà
00:29:43j'aimerais revenir
00:29:44sur les chiffres
00:29:45en fait
00:29:46imaginons qu'on revienne
00:29:47à l'époque de Lionel Jospin
00:29:48120 000 titres
00:29:49de séjour
00:29:49accordés par an
00:29:50j'ai l'impression
00:29:50que c'est une marotte
00:29:51Lionel Jospin
00:29:51on va aller sur
00:29:53Lionel Jospin
00:29:54ce soir
00:29:54120 000 titres
00:29:55de séjour par an
00:29:56si ça se faisait
00:29:57à l'époque
00:29:57de Lionel Jospin
00:29:58c'est que c'est pas
00:29:59non plus
00:30:00quelque chose
00:30:00de complètement délirant
00:30:02aujourd'hui
00:30:02il y a à peu près
00:30:03130 000 obligations
00:30:05de quitter
00:30:06le territoire français
00:30:06qui sont prononcées
00:30:07chaque année
00:30:09on pourrait imaginer
00:30:10un monde
00:30:11et on sait
00:30:11qu'effectivement
00:30:12il y a un certain nombre
00:30:12de difficultés opérationnelles
00:30:14mais en théorie
00:30:15il serait souhaitable
00:30:15que ces 130 000 obligations
00:30:17de quitter le territoire français
00:30:19soient exécutées
00:30:20chaque année
00:30:20et donc déjà
00:30:21vous avez
00:30:23120 000 moins 130 000
00:30:24égal moins 10 000
00:30:25vous avez déjà
00:30:26un flux négatif
00:30:26de 10 000 personnes par an
00:30:29et quant aux
00:30:30120 000 titres
00:30:30de séjour par an
00:30:31de l'époque
00:30:32Lionel Jospin
00:30:33un petit ordre
00:30:34de grandeur aussi
00:30:35c'est aujourd'hui
00:30:36la part de l'immigration
00:30:37de travail
00:30:37l'immigration de travail
00:30:38c'est 13%
00:30:39de notre immigration
00:30:40aujourd'hui
00:30:41on doit être sur
00:30:4150 à 60 000 titres
00:30:43de séjour
00:30:43accordés chaque année
00:30:44pour l'immigration
00:30:45de travail
00:30:45ça veut dire que
00:30:46si on revient
00:30:47à 120 000 titres
00:30:48de séjour annuel
00:30:49on aurait grosso modo
00:30:50la moitié
00:30:50d'immigration de travail
00:30:52ça paraît pas délirant
00:30:53sur le papier
00:30:54et donc l'immigration
00:30:55négative
00:30:55est-ce que c'est possible
00:30:56est-ce que c'est atteignable
00:30:57et est-ce que c'est souhaitable
00:30:58alors l'ordre de grandeur
00:30:59comme ça
00:31:00ne paraît pas non plus
00:31:00complètement choquant
00:31:01et après
00:31:02et c'est ce que soulignait
00:31:03à très juste titre
00:31:04Jules Torres
00:31:05c'est qu'il y a
00:31:06un certain nombre
00:31:06de conditions opérationnelles
00:31:08à réunir
00:31:08il y a des réformes
00:31:09très profondes
00:31:09on a vu
00:31:10ces derniers temps
00:31:11que le conseil constitutionnel
00:31:13était parfois
00:31:13un obstacle
00:31:14pour faire passer
00:31:15certaines réformes
00:31:16sur des sujets
00:31:17divers et variés
00:31:18et même Gabriel Attal
00:31:20en a fait les frais
00:31:21sur une loi
00:31:22sur la justice des mineurs
00:31:23encore récemment
00:31:24sur les CRA
00:31:24sur les CRA
00:31:25on va parler des CRA
00:31:26dans un instant
00:31:26les centres de rétention
00:31:27administratives
00:31:27pour allonger la durée
00:31:28en CRA
00:31:29feu Olivier Maralex
00:31:31s'est fait censurer
00:31:32sa loi devant
00:31:32le conseil constitutionnel
00:31:33après pourtant
00:31:34l'horrible assassinat
00:31:35de Philippines
00:31:36dont la personne
00:31:37était sortie de CRA
00:31:38et c'était pour le but
00:31:39c'était de le laisser
00:31:40plus longtemps
00:31:41en CRA
00:31:42vous voulez intervenir là-dessus
00:31:43Jérémy Redler
00:31:43c'est vrai que
00:31:44je veux rappeler
00:31:45à mémoire de Philippines
00:31:46qui était assassinée
00:31:48dans le 16ème arrondissement
00:31:49dans le bois de Boulogne
00:31:49et je voulais juste
00:31:51réagir là-dessus
00:31:51et effectivement
00:31:52on a un vrai sujet
00:31:54sur ces centres
00:31:55de rétention administrative
00:31:57je pense qu'on ne peut pas
00:31:59sortir d'un centre
00:31:59de rétention administrative
00:32:02sans savoir
00:32:03où est-ce que vont
00:32:04les personnes
00:32:05qui en sortent
00:32:05c'est simple
00:32:06à 60% dans la nature
00:32:07ne serait-ce que
00:32:08pour des raisons de sécurité
00:32:09on ne peut pas
00:32:10se retrouver
00:32:10avec autant de personnes
00:32:11dans la rue
00:32:13aujourd'hui
00:32:13sans aucune mesure
00:32:15contraignante
00:32:15oui Alice
00:32:16je rappelle que
00:32:17le violeur
00:32:18et le criminel
00:32:19qui avait tué
00:32:19Philippine
00:32:20avait déjà tenté
00:32:21et avait déjà violé
00:32:21et tenté de tuer
00:32:22une autre jeune fille
00:32:246 ans auparavant
00:32:25c'est-à-dire que
00:32:25c'est un criminel
00:32:26qui a fait 6 ans
00:32:27en CRA
00:32:28qui s'est retrouvé
00:32:29dans la nature
00:32:30au bois de Boulogne
00:32:30non 6 ans en prison
00:32:316 ans en prison
00:32:32puis en CRA
00:32:34mais visiblement
00:32:35vous savez bien
00:32:36que vous ne pouvez
00:32:36absolument pas
00:32:37rester 6 ans en CRA
00:32:37c'est très limité
00:32:38c'est quelques semaines
00:32:40et c'est très loin
00:32:42d'être 6 ans
00:32:42ça signifie qu'il a fait
00:32:43moins de 6 ans
00:32:44en prison
00:32:4590 jours en CRA
00:32:46et qu'il a été relâché
00:32:47dans la nature
00:32:48en pleine nature
00:32:49et vous en avez fait les frais
00:32:50et je tenais ce soir
00:32:51à m'excuser auprès de vous
00:32:52de la part de notre association
00:32:53puisqu'on vous a accusé
00:32:54d'avoir été au courant
00:32:55justement
00:32:56de ce qui s'était passé
00:32:57dans votre gymnase
00:32:59et je vois bien
00:32:59que vous essayez de prendre
00:33:00évidemment la situation
00:33:01du mieux que vous pouvez
00:33:03il y avait eu le cas
00:33:03en 2023
00:33:04vous étiez déjà maire
00:33:05je crois plus
00:33:05de l'école Erlanger
00:33:06ou Utopia 56
00:33:07là encore
00:33:08une association
00:33:08de No Borders
00:33:09qui ont des liens directs
00:33:10et un certain nombre
00:33:12de notes des renseignements
00:33:13l'expliquent
00:33:14qu'il y a des liens directs
00:33:14entre cette association
00:33:15No Borders
00:33:17et qu'il y a des liens
00:33:19avec des passeurs
00:33:20et qu'il vous avait imposé
00:33:21là encore
00:33:21en plein milieu du 16ème
00:33:23à un centre de migrants
00:33:25composé majoritairement
00:33:26d'hommes cette fois
00:33:27et un certain nombre
00:33:27de riverains
00:33:28avaient dû se mobiliser
00:33:29pour faire pression
00:33:30sur le gouvernement
00:33:31et pour boucler la boucle
00:33:32je rappelle que
00:33:32beaucoup d'associations
00:33:33pro-migrants
00:33:33sont financées
00:33:34par la mairie centrale
00:33:35de Paris
00:33:35merci monsieur le maire
00:33:36d'être venu ce soir
00:33:37sur le plateau de CNews
00:33:38je vous propose un chiffre
00:33:40500 000 migrants
00:33:42ont été régularisés
00:33:43et sont en passe
00:33:43d'être régularisés
00:33:44du côté de l'Espagne
00:33:45avec l'espace Schengen
00:33:46évidemment
00:33:46quand vous régularisez
00:33:47ces personnes
00:33:48elles ont ensuite accès
00:33:49à l'Union Européenne
00:33:50donc je vous propose
00:33:50de voir cette séquence
00:33:51filmée il y a quelques semaines
00:33:52devant un centre de régularisation
00:33:54où vous allez voir
00:33:54le mouvement de foule
00:33:56au moment où le centre
00:33:56de régularisation
00:33:57ouvre ses portes
00:34:01en situation légale
00:34:01sur le sol espagnol
00:34:02et sur le sol européen
00:34:06où est-ce que vous êtes
00:34:08de Sénégal
00:34:10comment est-ce que vous
00:34:11venez ici ?
00:34:12bateau ?
00:34:13plane ?
00:34:15bateau
00:34:15bateau
00:34:16vous payez quelqu'un
00:34:17pour le bateau ?
00:34:19non
00:34:19comment est-ce que vous êtes
00:34:22non
00:34:26je suis waiting
00:34:27pour
00:34:29ce
00:34:31papier
00:34:31tu ne peux pas
00:34:35chercher
00:34:36un travail
00:34:38donc
00:34:39vous avez besoin
00:34:39ce papier ?
00:34:40oui
00:34:40pour
00:34:42régler
00:34:43votre résidence
00:34:46ici
00:34:46tu dois
00:34:47remplir
00:34:48ce papier
00:34:50et
00:34:51cacher
00:34:51ici
00:34:52vous attendez
00:34:54combien de
00:34:55heures
00:34:55ici ?
00:34:57six
00:34:57six
00:34:58heures
00:34:59ici ?
00:35:00oui
00:35:00six
00:35:00lots
00:35:01lots
00:35:01of
00:35:01people
00:35:02after
00:35:02last night
00:35:04around
00:35:05some
00:35:05people
00:35:0520
00:35:06hours
00:35:0740
00:35:07hours
00:35:0710
00:35:08hours
00:35:08they're
00:35:09waiting
00:35:09for
00:35:09the
00:35:09venerable
00:35:09certificate
00:35:10recently
00:35:11the
00:35:11government
00:35:1126
00:35:1416
00:35:15April
00:35:16have
00:35:16a new
00:35:17regulation
00:35:17extra
00:35:18popular
00:35:18five
00:35:19blocks
00:35:19so
00:35:20that's
00:35:20why
00:35:21the
00:35:22argument
00:35:22the
00:35:25wait
00:35:25the
00:35:26it's
00:35:27open
00:35:27in
00:35:28that's
00:35:29why
00:35:29I'm
00:35:29waiting
00:35:30yeah
00:35:43film
00:35:44je
00:35:44salue
00:35:44l'eurodéputé
00:35:45RN Mathieu Fallet
00:35:46qui nous a rejoint
00:35:46sur ce plateau
00:35:47bonsoir Mathieu
00:35:48vous allez réagir tout de suite
00:35:49à ces images
00:35:49de régularisation massive
00:35:50du côté de l'Espagne
00:35:51le Rassemblement National
00:35:53l'alerte
00:35:53parce qu'il faut dire
00:35:54avec l'espace Schengen
00:35:55quand l'Espagne régularise
00:35:56500 000 migrants
00:35:57Elle fait non seulement de l'Espagne une pompe aspirante, mais de toute l'Union européenne une pompe aspirante et
00:36:02une pub pour les migrations avec un accès à l'espace Schengen.
00:36:05Oui, parce que dès qu'ils ont un visa Schengen, ils peuvent circuler dans tous les pays qui font partie
00:36:09de l'espace Schengen.
00:36:09D'ailleurs, Marine Le Pen et Jordan Berdera, qui a donné une interview à vos confrères du Poil, a très
00:36:13clairement dit que si on est aux responsabilités,
00:36:15seuls les ressortissants de l'Union européenne pourront circuler dans l'espace Schengen.
00:36:19C'est-à-dire que l'Espagne, elle régularise ses 500 000 clandestins.
00:36:22Vous savez que nous, on respecte la souveraineté des nations et donc des peuples, mais chacun finalement gère ses affaires
00:36:27politiques comme il le veut.
00:36:27Mais nous, on n'est pas à être le réceptacle où finalement...
00:36:30Donc vous remettez des contrôles aux frontières pour être sûr que les gens qui...
00:36:33Exactement, mais c'est la double frontière qu'on avait défendue en 2024 dans des places orageuses ou à ceux
00:36:37qui disent qu'on n'est pas cohérent.
00:36:38La réalité, c'est que la frontière extérieure de l'Union européenne, elle est protégée par Frontex.
00:36:43Alors ça avait chagriné quelques âmes gauchistes sensibles, mais le but était que Frontex intercepte les canaux qui sont dirigés
00:36:49par des trafics d'êtres humains
00:36:50et les ramenés aux portes d'origine, évidemment, en les sauvant.
00:36:53Et puis la frontière intérieure, l'Allemagne l'a fait, le chancelier l'a fait.
00:36:56Et donc l'idée, c'est de mettre à des points de passage qu'on a identifiés, des contrôles aux
00:36:59frontières
00:36:59pour pouvoir limiter les passages que tout le monde connaît et sur lesquels on renforcera les effectifs de la police
00:37:04aux frontières.
00:37:04Donc vous avez vu, on a montré la route migratoire en Tunisie, l'arrivée en Espagne, les régularisations massives.
00:37:09Et ensuite, ils peuvent évidemment venir en France de manière régulière, pour le coup, pour le moment.
00:37:16Et puis même quand vous êtes en situation irrégulière, même quand vous avez une obligation de quitter le territoire français,
00:37:22même quand vous avez volé un vélo, comme c'était le cas pour cet Algérien,
00:37:25eh bien vous êtes obligé de le marier.
00:37:27Robert Ménard l'a appris à ses dépens et il va être jugé en septembre prochain.
00:37:31Et il risque juste 5 ans de prison.
00:37:33Personne ne nous imaginait qu'il va terminer en prison.
00:37:35Mais il risque, et là le risque est par contre sérieux, de perdre son mandat de maire,
00:37:38alors qu'il vient d'être réélu dès le premier tour.
00:37:41Ça nous a amené à ce sondage, 73% des Français veulent interdire les mariages
00:37:45quand l'une des deux personnes est un étranger en situation irrégulière.
00:37:48C'est juste du bon sens.
00:37:49C'est-à-dire que vous avez une obligation de quitter le territoire français
00:37:52et le maire est obligé de vous marier.
00:37:54Et qu'a dit Laurent Nunez, qui est pourtant chargé de faire exécuter les OQTF ?
00:37:58Il aurait dû le marier.
00:37:58Il a dit à Robert Ménard qu'il aurait dû le marier.
00:38:01Alors que Gérald Darmanin a dit on se bouge pour faire bouger la loi,
00:38:04alors que ce n'est pas simple parce que la Constitution censurera,
00:38:06le Conseil constitutionnel censurera sans doute cette loi
00:38:09puisque tout c'est go devant le mariage.
00:38:10J'adore, le général de Gaulle et ses amis, quand ils ont rédigé la Constitution,
00:38:14ils n'ont pas pensé aux OQTF et à l'égalité devant le mariage.
00:38:17Écoutez Robert Ménard qui était ce matin chez Laurence Ferrari
00:38:19et qui a dit cette phrase, je le cite,
00:38:21Laurent Nunez se fout de ma gueule.
00:38:24J'ai entendu M. Nunez, qu'est-ce qu'il dit M. Nunez ?
00:38:26Il dit que le maire doit respecter la loi.
00:38:28Mais il se fout de ma gueule ?
00:38:30Enfin ! D'abord, si j'étais lui, je m'adresserais au chef de l'État
00:38:35qui trouvait que c'était l'U.S.
00:38:37J'attends que M. Nunez demande à M. Macron
00:38:40s'il fallait que j'applique la loi.
00:38:42Il ne l'a jamais dit, mais il se fout de moi.
00:38:44M. Nunez, mais quelle lâcheté !
00:38:46Il ne peut pas dire que la loi est mal faite,
00:38:48il ne peut pas dire que ça nous met dans des situations invraisemblables,
00:38:51que M. Nunez se reprenne un peu.
00:38:53Honnêtement, c'est...
00:38:56On comprend votre colère.
00:38:57Non, mais c'est un coup de poignard dans le dos à mon égard.
00:38:59Et il a dit sur une autre antenne,
00:39:01il n'a qu'à mettre carrément en prison, Laurent Nunez.
00:39:03On a quand même un ministre de l'Intérieur, Jules Torres,
00:39:04qui explique à un maire qu'il aurait dû marier quelqu'un sous OQTF,
00:39:08alors que ce même ministre de l'Intérieur,
00:39:10son job, c'est de faire expulser les OQTF,
00:39:12et qu'il est très mauvais, puisqu'il a un résultat de 10%.
00:39:17Voilà. Il a 10 sur 100, M. Nunez.
00:39:19Gautier-Lebrette, Laurent Nunez, quand il arrive au ministère de l'Intérieur,
00:39:22alors qu'il a dirigé la DGSI et qu'il a été préfet à de nombreuses reprises,
00:39:25vous dit qu'il y a 200 000 clandestins en France.
00:39:27Bon, on considère qu'il y a à peu près 1 million de clandestins en France.
00:39:30Il s'est repris quelques jours plus tard.
00:39:32On a Laurent Nunez, qui vous dit à la Grande Mosquée de Paris
00:39:35qu'il faut développer l'islam en France.
00:39:38On a Laurent Nunez, qui est un ministre de gauche,
00:39:41qu'il a montré depuis qu'il est au ministère de l'Intérieur,
00:39:44et qui se réfugie bien souvent derrière l'État de droit,
00:39:46et qui se félicite qu'on ait, depuis le début de l'année,
00:39:50150 laissés-passés consulaires vis-à-vis de l'Algérie.
00:39:53Bon, donc on a un ministre de l'Intérieur
00:39:55qui se satisfait d'une politique publique
00:39:57qui est exécutée à 0,5%,
00:40:00puisqu'il y a 40 000 au QTF chaque année algériens,
00:40:03et donc on en a 150 depuis le début.
00:40:06Donc, à un moment donné, évidemment que Laurent Nunez,
00:40:08il est complètement à côté de la plaque.
00:40:09C'est un très bon préfet.
00:40:10Je pense que c'est un très bon serviteur de l'État,
00:40:13qu'il a été très bon quand il a dirigé la DGSI,
00:40:15mais que la politique, ce n'est pas fait pour lui.
00:40:17Et d'ailleurs, la dichotomie de cette semaine était très intéressante,
00:40:20puisqu'au même moment, vous aviez Laurent Nunez d'un côté,
00:40:23Gérald Darmanin de l'autre.
00:40:24Gérald Darmanin, il soutient la proposition de loi
00:40:26qui s'appelle la proposition de loi 2000i,
00:40:28qui a été votée de manière très large au Sénat,
00:40:33et qui attend toujours de passer devant l'Assemblée nationale.
00:40:35Mais on se demande pourquoi l'Assemblée nationale
00:40:37et la Conférence des Présidents, en l'occurrence,
00:40:39ne se saisissent pas de ce sujet,
00:40:41qui est extrêmement important.
00:40:42On vient de sortir d'élections municipales
00:40:44où on a dit pendant des semaines et des semaines
00:40:46qu'il y avait de moins en moins de maires qui voulaient se présenter,
00:40:48qu'il y avait de plus en plus de maires qui démissionnaient,
00:40:50que les atteintes et les violences contre les maires
00:40:52étaient de plus en plus nombreuses.
00:40:54Et là, on a un ministre de l'Intérieur
00:40:56qui lâche en race campagne,
00:40:57parce que je vous rappelle quand même
00:40:58qu'il est chargé des élections,
00:40:59qui lâche en race campagne,
00:41:00alors que le Président lui-même a promis
00:41:02qu'il soutiendrait Robert Ménard,
00:41:04et qui dit finalement qu'il a eu tort.
00:41:06Quand vous entendez ça, Alice Cordier,
00:41:08vous qui êtes dans des procès
00:41:09qui mettent en cause des occultèves,
00:41:10ça doit vous rendre folle ?
00:41:11En fait, ça me met dans une colère immense,
00:41:14parce que j'ai l'impression que M. Nunez
00:41:16ne comprend pas quand on parle de 63-62%
00:41:19d'agressions sexuelles par des étrangers
00:41:21dans les transports en commun.
00:41:22Est-ce que M. Nunez sait ce qu'est une agression sexuelle ?
00:41:24Est-ce qu'il faut lui rappeler ce que c'est
00:41:26qu'une femme qui est vraiment atteinte
00:41:27dans sa chair, physiquement,
00:41:29qui ne pourra pas reprendre les transports en commun ?
00:41:31Je rappelle, il y a quelques semaines,
00:41:33trois femmes qui ont été agressées au couteau
00:41:35dans les transports en commun, à Paris.
00:41:36C'était là encore par une personne sous OQTF.
00:41:39Est-ce que M. Nunez se rend compte
00:41:40que c'est des femmes et des victimes
00:41:42qui seront traumatisées à vie ?
00:41:43Moi, excusez-moi,
00:41:44parce que moi, quand j'entends un ministre
00:41:46qui nous explique qu'il n'y a pas de lien
00:41:47entre délinquance et immigration,
00:41:49alors que même les chiffres du ministère de l'Intérieur le disent,
00:41:52excusez-moi, M. Nunez, c'est un pétochard.
00:41:54C'est quelqu'un qui a peur,
00:41:55c'est quelqu'un qui n'ose pas,
00:41:56et c'est quelqu'un qui restera comme ça.
00:41:58Et si on continue à suivre ce gouvernement,
00:41:59on restera là-dessus.
00:42:01Et les femmes continueront à être des victimes.
00:42:04Nous, on est une association de victimes.
00:42:07On est des femmes qui, vraiment,
00:42:09ne sortent plus dans l'espace public,
00:42:10qui sortent avec des bombes lacrymogènes,
00:42:13des petites bombes au poivre,
00:42:14dans l'espoir de pouvoir s'en sortir.
00:42:16Est-ce qu'on se rend compte
00:42:17dans quelle situation, aujourd'hui, la France est ?
00:42:20Et aujourd'hui, on a un ministre
00:42:21qui n'est toujours pas capable de reconnaître ça
00:42:23et qui même considère qu'on devrait peut-être,
00:42:25d'ailleurs, être dissoute,
00:42:26parce que ça a été une question à un moment.
00:42:27M. le Préfet, c'est quand même votre job
00:42:29au départ, les expulsions notamment
00:42:31et la délivrance d'obligations
00:42:32de quitter le territoire.
00:42:33Deux questions.
00:42:35Comment vous réagissez quand un maire
00:42:36est obligé de marier quelqu'un
00:42:37que vous devez faire expulser ?
00:42:39Et comment vous réagissez
00:42:40quand le ministre de l'Intérieur
00:42:41dit à ce maire
00:42:42que vous auriez dû le marier ?
00:42:43Moi, je regrette beaucoup
00:42:44que le franchissement d'une frontière
00:42:47sans y être autorisé
00:42:48ne soit plus un délit.
00:42:49Parce qu'en fait, c'est ça
00:42:50le problème.
00:42:51C'est-à-dire que
00:42:52ce n'est pas un délinquant,
00:42:54puisque c'était un délinquant auparavant.
00:42:55Ce n'est plus un délinquant.
00:42:57Vous avez franchi une frontière.
00:42:59Vous franchissez la frontière
00:43:00entre la France et l'Algérie
00:43:02sans visa.
00:43:02Vous allez en prison.
00:43:03Oui, bien sûr.
00:43:04Vous y allez en prison
00:43:04même en étant journaliste.
00:43:06Donc, vous franchissez la frontière.
00:43:10Il ne faut pas juste franchir la frontière
00:43:12pour aller en prison en Algérie.
00:43:13C'est sûr.
00:43:14En tout cas, vous franchissez
00:43:15la frontière en France.
00:43:16Vous n'êtes pas un délinquant.
00:43:18Vous faites n'importe quoi d'autre.
00:43:20Vous roulez un peu vite
00:43:21sur la route, etc.
00:43:22Vous devenez un délinquant.
00:43:23mais pas si vous franchissez la frontière
00:43:24sans y être autorisé.
00:43:25Et sur le mariage,
00:43:26vous avez l'obligation
00:43:27de quitter le territoire.
00:43:28Vous ne quittez pas.
00:43:29Moi, je pense que
00:43:30la situation juridique
00:43:32de quelqu'un
00:43:33qui se retrouve
00:43:34en situation de délit
00:43:35doit pas...
00:43:37Enfin, doit interdire
00:43:38à l'administration
00:43:39de lui accorder un logement,
00:43:41de lui permettre
00:43:42de se marier, etc.
00:43:43Parce que si vous ne faites pas ça,
00:43:46rien n'a de sens.
00:43:47En fait, rien n'a de sens.
00:43:48C'est ça.
00:43:49On marche sur la tête.
00:43:49Les étrangers en situation irrégulière
00:43:51ont exactement les mêmes droits
00:43:52que les autres
00:43:54et que les Français ordinaires.
00:43:56Plus rien n'a de sens.
00:43:56Aminel Bailly,
00:43:57on a donc un maire
00:43:58qui va peut-être se retrouver
00:43:59sans mandat
00:44:00en septembre prochain.
00:44:01C'est Robert Ménard,
00:44:03tribunal correctionnel.
00:44:04Il risque sur le papier
00:44:04cinq ans de prison quand même.
00:44:06L'inéligibilité.
00:44:07L'inéligibilité,
00:44:08vous avez 100% raison.
00:44:09Et on a un ministre
00:44:09de l'Intérieur
00:44:10qui lui dit,
00:44:11alors qu'il est chargé
00:44:11de faire expulser
00:44:13les occultés,
00:44:13vous auriez dû le marier.
00:44:14Ces propos
00:44:15sont tout simplement
00:44:16une honte.
00:44:16Vous savez,
00:44:17sur la question
00:44:18des mariages
00:44:19avec les OQTF.
00:44:20Moi, j'affirme ce soir.
00:44:22J'affirme qu'il y a
00:44:23en ce moment même,
00:44:24sur les réseaux sociaux,
00:44:25sur les plateformes
00:44:26TikTok, Facebook,
00:44:28vous avez des groupes
00:44:29arabophones
00:44:29où vous avez
00:44:30des mariages arrangés
00:44:32qui s'organisent
00:44:32chaque jour
00:44:33pour essayer
00:44:34de régulariser les gens.
00:44:35Mais pourquoi ?
00:44:36Parce que les sans-papiers
00:44:37ont créé des logiques
00:44:38d'auto-organisation.
00:44:40Parce qu'aujourd'hui,
00:44:40il y a deux possibilités
00:44:43qui rendent
00:44:45l'expulsion impossible.
00:44:47C'est-à-dire
00:44:47la prime à l'illégalité.
00:44:49Un, le mariage.
00:44:51Ou deux,
00:44:51faire des enfants.
00:44:52Voilà.
00:44:53Vous êtes intouchables.
00:44:55Article 8
00:44:55de la Convention européenne
00:44:56et des droits de l'homme.
00:44:57Vous n'occupez pas
00:44:57de vos enfants.
00:44:58Même si vous n'occupez
00:44:58pas des enfants,
00:44:59vous êtes intouchables
00:45:00et inexpulsables.
00:45:01Donc, aujourd'hui,
00:45:02il faut sauver Robert Ménard.
00:45:04Et à supposer même
00:45:05que le Conseil constitutionnel
00:45:07nous explique
00:45:08par un tour
00:45:09de passe-passe juridique
00:45:10que ce n'est pas possible,
00:45:12eh bien,
00:45:12il faut prévoir dans la loi
00:45:13une clause de conscience
00:45:14pour les maires.
00:45:15Une clause de conscience
00:45:16qui leur permette
00:45:17de se retirer
00:45:18et de laisser le préfet
00:45:19ou le procureur de la République
00:45:21qui a autorisé ce mariage
00:45:23célébrer ce mariage
00:45:23à sa place.
00:45:24Je rappelle donc
00:45:24que 73% des Français,
00:45:25évidemment,
00:45:26sont pour l'interdiction
00:45:26des mariages des OQTF.
00:45:27On est quand même
00:45:28dans un pays de dingue,
00:45:28Mathieu Vallée.
00:45:29Oui, j'ai l'impression
00:45:30qu'on va expulser
00:45:31un maire de sa mairie
00:45:32plutôt d'expulser
00:45:33un OQTF
00:45:33vers son pays d'origine.
00:45:34Donc, la réalité,
00:45:35elle est là.
00:45:37Inversion des valeurs.
00:45:37Bientôt,
00:45:38on va nous proposer
00:45:38qu'on fasse des mariages
00:45:39dans les zones de rétention
00:45:40administratives
00:45:40puisque, visiblement,
00:45:41il faut marier des gens
00:45:41qui sont illégalement
00:45:42sur le territoire national.
00:45:43Non, mais la réalité,
00:45:44Gauchel Lorette,
00:45:45c'est qu'il y a 27 cras
00:45:46en France métropolitaine
00:45:47et aussi nos Outre-mer.
00:45:48Ça représente
00:45:49un peu moins de 2250 places.
00:45:51Il y a 3000 policiers
00:45:53qui y sont affectés.
00:45:54Et quand, en sortie d'école,
00:45:55vous mettez des gardiens
00:45:56de la paix
00:45:56qui ont été formés 12 mois
00:45:57avec une formation
00:45:58qui coûte quand même
00:45:59un certain montant,
00:46:00c'est tant mieux.
00:46:00On sacrifie
00:46:01et on engage
00:46:02de l'argent
00:46:02pour nous protéger.
00:46:02Je préfère avoir
00:46:03des gardiens de la paix
00:46:04face au narcotrafic,
00:46:04face au cambrayage,
00:46:05face aux agressions sexuelles
00:46:07dans les transports en commun
00:46:08ou même les vols avec violence
00:46:09qui sont assez importants.
00:46:11Pas souvent d'ici à Barbès
00:46:12ou par exemple au Trocadéro.
00:46:13On a souvent des espaces publics
00:46:15qui sont transformés
00:46:16en supermarché à victimes.
00:46:17Donc nous,
00:46:18c'est une réflexion qu'on a.
00:46:18Est-ce que pour aller
00:46:19amener quelqu'un au coiffeur,
00:46:21au médecin,
00:46:21au tribunal administratif,
00:46:22il faut former des policiers
00:46:2312 mois avec un armement
00:46:24et après les dégoûter du boulot ?
00:46:26Alors il y a certains policiers
00:46:27qui y trouvent leur compte.
00:46:28Évidemment que c'est respectable
00:46:29et que je respecte
00:46:29mais la majorité que je rencontre
00:46:31veulent interpeller du voyou d'or
00:46:32plutôt que de jouer
00:46:33les surveillants
00:46:34à l'intérieur de centres
00:46:35de rétention administratif.
00:46:35On va évidemment parler des cras
00:46:37mais je veux qu'on commence
00:46:37là par les associations
00:46:38parce qu'Amin a commencé
00:46:39à en parler.
00:46:40Derrière,
00:46:41les régularisations massives,
00:46:43l'aide aux migrants,
00:46:44les coups de com'
00:46:45où ils mettent en scène
00:46:46d'ailleurs la misère humaine
00:46:47devant des mairies
00:46:48avec des dizaines de tentes.
00:46:49Il y a des associations.
00:46:50Voyez ce magnéto.
00:46:52Il y a certaines par contre,
00:46:53il y a les associations
00:46:56et beaucoup de gens
00:46:57ont commencé à sortir
00:46:58dans la misère
00:46:59leurs démarches,
00:47:00tout ça.
00:47:01Est-ce que ces associations
00:47:02elles donnent de la nourriture,
00:47:04des mets alimentaires
00:47:05mais aussi
00:47:06est-ce qu'elles facilitent
00:47:07administrativement
00:47:08les démarches
00:47:08pour avoir des papiers ?
00:47:09Tout à fait.
00:47:11Personnellement,
00:47:11moi j'avais perdu
00:47:12tous mes papiers
00:47:12mais c'est grâce
00:47:13au carré de Boréal
00:47:14que j'ai pu récupérer
00:47:15et faire mes démarches.
00:47:17Ils m'ont accompagné
00:47:17et j'ai pu récupérer
00:47:18tous mes documents.
00:47:19Mais il y a plein
00:47:21d'associations qui accompagnent.
00:47:22Parfois même
00:47:22ils t'accompagnent
00:47:23jusqu'au bureau
00:47:23pour te motiver,
00:47:25pour voilà,
00:47:26quoi.
00:47:26Il y en a
00:47:26ils savent parler français,
00:47:28il y en a
00:47:28ils parlent anglais,
00:47:29il y en a
00:47:29ils parlent je ne sais pas,
00:47:31arabe, tout ça.
00:47:32Mais franchement
00:47:33ils font leur boulot
00:47:33mais ils font un peu plus.
00:47:35Ils font un peu plus encore.
00:47:38Jean-Yves Le Gallou
00:47:39nous a rejoint.
00:47:39Bonsoir à vous
00:47:40ancien député européen
00:47:41et auteur de Remigration.
00:47:43Tout est dans le titre
00:47:43pour comprendre
00:47:44votre position
00:47:46sur l'immigration.
00:47:47Jean-Yves Le Gallou
00:47:47puisqu'on est sur le rôle
00:47:48des associations
00:47:49pro-migrants
00:47:49je rappelle qu'elles sont aussi
00:47:50financées par l'argent public
00:47:52notamment puisqu'on parle de Paris
00:47:54par la mairie de Paris.
00:47:55Donc elles ont un rôle essentiel
00:47:57dans la chaîne
00:47:57entre le départ du pays
00:47:59et l'arrivée en France
00:48:00et elles exploitent aussi
00:48:02la misère humaine
00:48:02quand elles mettent en scène
00:48:03des dizaines de migrants
00:48:04dans des tentes
00:48:05devant telle ou telle mairie.
00:48:07Elles sont financées pour ça
00:48:09à la fois par l'État,
00:48:10le département,
00:48:11les régions
00:48:12et l'État les finance
00:48:13de deux manières
00:48:14à la fois par des subventions
00:48:15et aussi par des contrats
00:48:17des marchés
00:48:18qui leur passent.
00:48:19et dans les marchés
00:48:20il y a effectivement
00:48:22une participation
00:48:23à une activité d'accueil
00:48:25par exemple
00:48:25mais il y a aussi
00:48:26des dépenses
00:48:28de propagande.
00:48:29Donc c'est l'État
00:48:30qui organise lui-même
00:48:31sa propre contestation
00:48:33par des subventions
00:48:35et par des marchés.
00:48:36Je le disais,
00:48:37votre livre s'appelle...
00:48:38Oui, pardon ?
00:48:38Pour plus de 2 milliards d'euros par an.
00:48:402 milliards,
00:48:41expliquez.
00:48:42Les subventions
00:48:43et les contrats
00:48:44qui sont passés
00:48:45avec des associations
00:48:46liées à l'immigration,
00:48:47l'hébergement des migrants
00:48:49et l'intégration,
00:48:50le droit d'asile, etc.
00:48:51C'est plus de 2 milliards d'euros
00:48:52de dépenses publiques
00:48:53chaque année.
00:48:53Donc c'est quand même
00:48:54un poste qui est négligé.
00:48:54C'est 2 milliards chaque année.
00:48:562 milliards ?
00:48:57Oui, 2 milliards.
00:48:57Ce qu'on pourrait appeler
00:48:58des dépenses
00:48:59non pas inutiles
00:49:00mais des dépenses
00:49:02nuisibles.
00:49:04Jean-Yves Le Gallou,
00:49:05le titre de votre livre
00:49:06c'est Remigration.
00:49:08Pour l'Europe de nos enfants.
00:49:09Oui.
00:49:09Pourquoi faut-il
00:49:10une remigration
00:49:11pour l'Europe de nos enfants ?
00:49:13Qu'est-ce qui se cache
00:49:15derrière ce terme ?
00:49:16C'est très vague.
00:49:17Est-ce que c'est
00:49:17l'expulsion des clandestins,
00:49:19l'expulsion des élinquants
00:49:21ou c'est au-delà de ça ?
00:49:22Non, si vous voulez.
00:49:24Ça suppose de procéder
00:49:25par étapes.
00:49:27La première étape,
00:49:28c'est la pause
00:49:29dans les entrées
00:49:30qui amènera naturellement
00:49:32un début de retour
00:49:34parce que malgré tout
00:49:34il y a aussi des sorties
00:49:37naturelles,
00:49:37des gens qui peuvent
00:49:38retourner volontairement
00:49:39dans leur pays.
00:49:40Donc la première étape,
00:49:40c'est la pause des entrées.
00:49:42La deuxième étape,
00:49:43c'est, pardon de le dire,
00:49:45l'expulsion des clandestins
00:49:46qui sont de l'ordre
00:49:47de un million,
00:49:48peut-être un peu plus,
00:49:49je ne sais pas.
00:49:49Normal, c'est l'état de droit.
00:49:50Bon.
00:49:51Ensuite, il y a
00:49:53les délinquants,
00:49:54il y a ceux
00:49:54qui sont en prison,
00:49:55mais il y a ceux
00:49:56qui sont délinquants
00:49:57sans être en prison,
00:49:58je pense qu'on vivrait
00:50:00déjà beaucoup mieux
00:50:02s'ils repartaient.
00:50:03ensuite, il y a ceux qui ne vivent,
00:50:07qui ont un permis de séjour régulier,
00:50:10mais qui revient à expiration
00:50:12à date régulière,
00:50:14et qu'on n'est pas forcé
00:50:15de renouveler,
00:50:17pour ceux, en tout cas,
00:50:18qui ne vivent que d'aide sociale
00:50:21ou de chômage.
00:50:23Donc ça fait quand même
00:50:24beaucoup de choses,
00:50:25et je crois que ça réoxygènerait
00:50:28assez vite le pays
00:50:29en termes de tranquillité
00:50:32et de qualité de vie,
00:50:33tout simplement.
00:50:34Vous parlez de l'Europe
00:50:36de nos enfants.
00:50:37Vous dites que l'Europe,
00:50:38en ce moment,
00:50:39est en passe
00:50:39de ne pas ressembler
00:50:41à l'Europe
00:50:42de nos grands-parents.
00:50:43Je crois qu'elle n'est pas en passe.
00:50:45C'est un fait
00:50:47absolument patent
00:50:48qu'on voit à la fois
00:50:49en France,
00:50:50mais qu'on voit aussi
00:50:51en Grande-Bretagne,
00:50:52qu'on voit en Allemagne,
00:50:53qu'on voit aux Pays-Bas,
00:50:54qu'on voit quand même
00:50:55dans les principaux
00:50:57pays européens,
00:50:58même en Scandinavie,
00:50:59même si en Scandinavie,
00:51:00ils sont en train
00:51:01de redresser un petit peu
00:51:02la barre.
00:51:03Est-ce que le modèle danois
00:51:04est un modèle
00:51:04qu'il faut appliquer en France ?
00:51:06Je pense que les danois,
00:51:08c'est plutôt ce qui se fait
00:51:09de moins mal aujourd'hui,
00:51:12puisqu'ils ont compris,
00:51:13les danois,
00:51:14ils ont compris,
00:51:15alors c'est un point de vue
00:51:16un peu socialiste,
00:51:17social-démocrate,
00:51:18ils ont compris
00:51:19que l'immigration massive
00:51:21était incompatible
00:51:22avec leur modèle social
00:51:24de redistribution.
00:51:25Et donc pour souver
00:51:26leur modèle social
00:51:27de redistribution,
00:51:27ils ont arrêté
00:51:28l'immigration massive.
00:51:29Mais ils ne l'ont pas
00:51:30complètement arrêté,
00:51:31mais ils l'ont arrêté.
00:51:31Par exemple,
00:51:33ils ont fait tomber
00:51:34le nombre de demandeurs
00:51:35d'asile,
00:51:36enfin de demandeurs d'asile
00:51:37qui obtiennent asile
00:51:39à quelques centaines.
00:51:40Et est-ce que vous diriez
00:51:41qu'il y a un remplacement
00:51:43de population,
00:51:44voire un grand
00:51:45remplacement de population ?
00:51:46Ah oui ?
00:51:46Je dirais mécaniquement,
00:51:48si vous voulez,
00:51:49l'an dernier,
00:51:50il y a eu 650 000 personnes
00:51:52qui sont décédées.
00:51:54C'est normal,
00:51:54c'est un flux,
00:51:55on va dire,
00:51:56naturel.
00:51:56Il y a eu plus de décès
00:51:58que de naissances.
00:51:59Oui,
00:51:59il y a eu plus de décès
00:52:00que de naissances.
00:52:00Il y a eu 500 000 entrées,
00:52:04globalement,
00:52:04500 000 entrées d'étrangers,
00:52:06100 000 Français
00:52:08qui sont sortis,
00:52:09ça fait 600 000,
00:52:10et dans les naissances,
00:52:12vous avez environ
00:52:13un peu plus de 200 000,
00:52:15entre 200 000 et 240 000
00:52:16qui sont des naissances
00:52:18dont au moins
00:52:19un des parents est étranger.
00:52:21Donc,
00:52:22quand vous cumulez
00:52:24les entrées
00:52:25et que vous comparez aux sorties,
00:52:28le grand remplacement,
00:52:30il est arithmétique.
00:52:32France,
00:52:32vous êtes d'accord,
00:52:33François Pirard,
00:52:34avec ce que vient de dire
00:52:34Jean-Yves Le Gallou,
00:52:35vous qui étudiez
00:52:36les chiffres de l'immigration,
00:52:37il y a un changement de population,
00:52:38un remplacement de population ?
00:52:40Il y a clairement
00:52:41une évolution dans la population.
00:52:42Après,
00:52:43on peut mettre les mots
00:52:43qu'on veut dessus.
00:52:44On peut l'appeler
00:52:44grand remplacement,
00:52:45créolisation,
00:52:46Nouvelle-France.
00:52:46Il y a beaucoup
00:52:47d'appelations différentes
00:52:48qui circulent.
00:52:49Ce qu'on constate,
00:52:50c'est qu'effectivement,
00:52:51les personnes qui ont
00:52:52une ascendance extra-européenne
00:52:53sur deux générations
00:52:54sont extrêmement minoritaires
00:52:56parmi les plus âgés.
00:52:58C'est environ 5,
00:52:596,
00:52:597 % de la population
00:53:01de plus de 60 ans
00:53:02selon la tranche d'âge qu'on prend.
00:53:03En revanche,
00:53:04lorsqu'on regarde les plus jeunes,
00:53:05ça représente 22,5 %
00:53:07des naissances.
00:53:08Donc,
00:53:08on a effectivement eu
00:53:09un changement
00:53:11de ce point de vue-là
00:53:11qui est indéniable.
00:53:12Alors,
00:53:12je veux qu'on parle des CRA.
00:53:13Vous avez été plusieurs
00:53:14à en parler déjà.
00:53:15Les centres de rétention
00:53:16administratives.
00:53:17Il y a un chiffre
00:53:17très majeur.
00:53:18Quand vous placez
00:53:20une personne en CRA,
00:53:21elle a 6 chances sur 10
00:53:23de ressortir parfaitement
00:53:24libre comme vous et moi
00:53:25et de rester
00:53:25sur le territoire national.
00:53:27C'est les plus dangereux.
00:53:2860 % des migrants
00:53:29placés en CRA,
00:53:30qui sont effectivement
00:53:30qu'on va faire
00:53:31avec la justice,
00:53:31bien souvent,
00:53:33qui sont sous OQTF,
00:53:34etc.
00:53:35Et vous allez le voir,
00:53:35on a fait des reportages
00:53:37dans des CRA,
00:53:37vous allez voir
00:53:37comment ça se passe.
00:53:38Bon,
00:53:39eh bien,
00:53:39ils ont 6 chances sur 10
00:53:40de ressortir parfaitement libre
00:53:42et d'être libérés
00:53:43et d'être dans la nature
00:53:44comme vous et moi.
00:53:45Voyez le sujet
00:53:45de Juliette Sadat.
00:53:48De plus en plus de personnes
00:53:50retenues en CRA
00:53:51pour des séjours
00:53:52de plus en plus longs
00:53:53et pourtant,
00:53:5460 % d'entre elles
00:53:55sont libérées
00:53:56sans être expulsées.
00:53:57C'est le constat
00:53:58dressé par le nouveau rapport
00:53:59des associations présentes
00:54:01dans les centres
00:54:02de rétention administrative.
00:54:04Notre objectif
00:54:05pour toutes les personnes
00:54:06qui sont retenues
00:54:06est avant tout
00:54:07de les expulser
00:54:08vers leur territoire d'origine
00:54:09ou vers un territoire
00:54:10de transit.
00:54:11En 2025,
00:54:12près de 16 500 personnes
00:54:14ont été enfermées
00:54:15en CRA dans l'Hexagone.
00:54:16Parmi les nationalités
00:54:18les plus représentées,
00:54:19les trois pays du Maghreb,
00:54:21l'Algérie,
00:54:21suivie par la Tunisie
00:54:23et le Maroc.
00:54:24Si l'Algérie
00:54:25est le pays
00:54:25le plus représenté
00:54:26dans les CRA,
00:54:27elle arrive en septième position
00:54:29des destinations
00:54:30des mesures d'éloignement
00:54:31exécutées.
00:54:32Donc voilà,
00:54:3360 % de chances
00:54:34de ressortir parfaitement libre
00:54:35et donc on va prendre
00:54:36quelques exemples
00:54:37pour vous montrer
00:54:37comment ça se passe
00:54:38dans les CRA.
00:54:39On commence avec
00:54:39le CRA,
00:54:41de Nanterre.
00:54:43Pendant notre tournage,
00:54:44un homme séjournant
00:54:45dans ce local
00:54:46nous interpelle.
00:54:50C'est un Algérien
00:54:52de 33 ans
00:54:52qui sort tout juste
00:54:53de prison.
00:54:54Il a été condamné
00:54:55pour des faits
00:54:56d'agression sexuelle
00:54:56et de vol aggravé.
00:54:59T'as fait quoi
00:55:00si c'est pas...
00:55:01En discrète ?
00:55:01En moyennage.
00:55:02En moyennage ?
00:55:03C'est la première fois
00:55:04que t'as une UFTF ?
00:55:05Non, non, non.
00:55:07J'en ai déjà,
00:55:07je te demande pas.
00:55:08L'homme demande aujourd'hui
00:55:10l'asile politique en Belgique
00:55:11mais les autorités françaises
00:55:13tentent de le renvoyer
00:55:14en Algérie.
00:55:15Moi, je suis asile politique
00:55:16en Belgique,
00:55:17ils veulent pas m'envoyer
00:55:18en Belgique.
00:55:18Il semble maîtriser
00:55:19à la perfection
00:55:20le système d'immigration
00:55:21vers l'Europe
00:55:22grâce à l'asile politique
00:55:23et se vante même
00:55:24d'être entré
00:55:24sans aucune difficulté
00:55:25dans plusieurs pays.
00:55:27Moi, je suis rentré
00:55:28en Allemagne,
00:55:29en Espagne,
00:55:30en Belgique,
00:55:31en Suisse,
00:55:32à la Hollande,
00:55:33ici.
00:55:33Moi, j'ai pas
00:55:34avisé l'asile politique
00:55:35ici parce que
00:55:35je sais très bien
00:55:36qu'ils donnent pas ça.
00:55:37Avant, ils donnaient ça
00:55:38mais maintenant,
00:55:38ils donnent pas ça
00:55:39de France.
00:55:39D'accord.
00:55:40C'est pour ça,
00:55:40je l'ai fait en Belgique.
00:55:41Pour revenir ici, en fait.
00:55:42Ben oui,
00:55:43pour que j'en ai mis papiers
00:55:44en Belgique
00:55:44et revenir
00:55:45depuis France.
00:55:45Je te demande pas,
00:55:46moi, j'aime bien Paris
00:55:47et je connais toute Spanam.
00:55:51Je sais,
00:55:51vous disiez,
00:55:52on peut rien faire,
00:55:52Amin El-Bayon,
00:55:53voyance Magneto.
00:55:54En fait, il y a une combine
00:55:55mais elle est vieille
00:55:56comme le loup.
00:55:57Je vais vous la donner.
00:55:58Vous savez,
00:55:58quand j'étais étudiant
00:55:59en licence,
00:56:00j'ai eu l'occasion
00:56:01de faire un stage associatif
00:56:04à la Ligue des droits de l'homme.
00:56:05La combine,
00:56:06elle est toute trouvée.
00:56:06Vous auriez plus le bienvenu,
00:56:07je pense.
00:56:08Aujourd'hui,
00:56:08je serais plus le bienvenu
00:56:09mais à l'époque,
00:56:10on défendait vraiment
00:56:10les droits de l'homme,
00:56:11c'est-à-dire
00:56:12on défendait une certaine conception
00:56:14de la liberté
00:56:14dans l'espace public.
00:56:15Aujourd'hui,
00:56:16ça s'est transformé
00:56:16en association de défense
00:56:19des clandestins.
00:56:20La technique est la suivante.
00:56:22L'étranger arrive illégalement
00:56:23en France
00:56:24et donc,
00:56:25avant d'arriver en France,
00:56:26il va arriver par un pays
00:56:27comme l'Italie
00:56:28ou l'Espagne,
00:56:30exceptionnellement ici,
00:56:30on a entendu la Belgique,
00:56:31et il va demander l'asile.
00:56:33Pourquoi il va demander l'asile ?
00:56:34Parce qu'une fois arrivé en France,
00:56:36la seule décision
00:56:37que vous pouvez prendre
00:56:38tant qu'il n'a pas été statué
00:56:39sur sa demande d'asile,
00:56:40c'est la reconduite
00:56:41à la frontière.
00:56:42Et une fois reconduit
00:56:44à la frontière,
00:56:44le lendemain,
00:56:45il est revenu.
00:56:45Et donc,
00:56:46c'est un jeu du chat et de la souris
00:56:47à laquelle notre pays
00:56:48est pris en otage
00:56:50avec ces accords Dublin 3
00:56:51contre lesquels
00:56:52il faut mettre fin.
00:56:53C'est ce qu'on appelle
00:56:54d'ailleurs,
00:56:54en droit des étrangers,
00:56:55les Dublinais.
00:56:56Et vous avez des avocats
00:56:57qui maîtrisent
00:56:59cette faille juridique
00:57:00à la perfection.
00:57:01D'abord,
00:57:01elle est rentable
00:57:02parce qu'elle permet
00:57:03de faire payer
00:57:04un certain nombre d'honoraires
00:57:05à des étrangers
00:57:05qui ne connaissent pas la loi.
00:57:07Et c'est la France
00:57:07qui paye avec l'aide juridictionnelle.
00:57:09C'est la France
00:57:09qui paye aussi aujourd'hui.
00:57:10Vous avez raison,
00:57:11le Conseil constitutionnel
00:57:13a élargi l'accès
00:57:14à l'aide juridictionnelle,
00:57:15y compris aux étrangers
00:57:16en situation irrégulière.
00:57:17Alors,
00:57:17deux exemples
00:57:18pour vous montrer
00:57:18ce qui se passe
00:57:19dans les cras à Marseille
00:57:20et le niveau de violence.
00:57:21Voyez cette séquence
00:57:22où ils reconnaissent
00:57:23se battre régulièrement
00:57:24au milieu du cras de Marseille.
00:57:36Il a donné 60 jours
00:57:39gratuits.
00:57:40Il reste 60 jours.
00:57:42J'habite ici.
00:57:45J'ai le quitte hier.
00:57:46Moi, je finis ma peine.
00:57:48Pourquoi je vais me ramener ici ?
00:57:50Pour le bled.
00:57:52Même bled,
00:57:53il n'y a pas maintenant bled.
00:57:54Au prison,
00:57:55moi, j'ai mon traitement.
00:57:56Quand j'arrive ici,
00:57:58il a arrêté directement.
00:57:59Qui t'a frappé ?
00:58:01Vous battez entre vous ?
00:58:02Oui.
00:58:04Vous battez entre vous ?
00:58:05Ça arrive,
00:58:05ça arrive dans tout le monde.
00:58:07Pour moi,
00:58:08les forums,
00:58:08c'est des putes.
00:58:09Les forums,
00:58:09c'est des associations ?
00:58:10Les associations,
00:58:11c'est des putes,
00:58:11c'est des putes ?
00:58:12Oui.
00:58:13Les deux mondes
00:58:13de nationalité française,
00:58:15même pas les donner
00:58:16la réponse.
00:58:17Même pas les donner
00:58:17la réponse.
00:58:18C'est pour vous montrer
00:58:19un peu le niveau
00:58:20d'agressivité
00:58:20qu'il peut y avoir
00:58:21dans les cras
00:58:21et la manière
00:58:22dont ça se passe,
00:58:22Salice Cordier.
00:58:23D'ailleurs,
00:58:24les personnes,
00:58:24et Jules le rappelait
00:58:25tout à l'heure,
00:58:26qui sont placées en cras
00:58:26sont les personnes
00:58:27les plus dangereuses
00:58:28sur l'ensemble
00:58:29des personnes frappées
00:58:30d'une OQTF.
00:58:31C'est généralement
00:58:31des personnes
00:58:32qui ont été condamnées
00:58:33pour des meurtres.
00:58:33On est sur la crème
00:58:35de la crème.
00:58:36Je rappelle
00:58:36que la France Insoumise
00:58:37avait voté contre
00:58:38cette proposition de loi
00:58:39visant à augmenter
00:58:40le temps de rétention
00:58:41en cras,
00:58:42même quand il s'agissait
00:58:43de personnes
00:58:44qui avaient été
00:58:45condamnées pour terrorisme.
00:58:46Antoine Léomand
00:58:47avait fait un discours
00:58:48extrêmement humaniste
00:58:50sur ces personnes
00:58:51condamnées pour terrorisme
00:58:52et qui pourtant
00:58:53il faudrait maintenir
00:58:55en liberté
00:58:56plutôt qu'en cras
00:58:57au détriment
00:58:57de la population française.
00:58:58Je salue
00:58:59le roi des chiffres
00:59:00sur ce plateau
00:59:00qui nous a rejoint,
00:59:02Nicolas Pouvromonti,
00:59:03auteur aux éditions
00:59:04Fayard
00:59:04d'Immigration,
00:59:05Mythes et Réalités
00:59:06et directeur
00:59:07de l'Observatoire
00:59:07de l'Immigration.
00:59:08Merci beaucoup
00:59:08d'être là,
00:59:09Nicolas Pouvromonti.
00:59:11Il y a un chiffre
00:59:11qu'on n'a pas commenté
00:59:12depuis le début
00:59:13de cette émission,
00:59:13on va le commenter avec vous,
00:59:14c'est un chiffre de l'Innet
00:59:14qui est tombé cette semaine
00:59:15qui montre
00:59:16que plus de 40%
00:59:17des Français
00:59:17ont un lien
00:59:18avec l'immigration.
00:59:20Effectivement,
00:59:21alors dans ces 40%,
00:59:21l'Innet inclut aussi
00:59:22des gens qui sont en couple
00:59:24avec un immigré
00:59:25ou un descendant d'immigré,
00:59:26dont les enfants
00:59:26sont en couple
00:59:27avec un immigré
00:59:28ou descendant d'immigré.
00:59:28Donc là,
00:59:29les 40%,
00:59:30c'est quand même
00:59:30une compréhension très large,
00:59:31mais ce qu'on peut dire
00:59:32si on en reste
00:59:33à la seule ascendance migratoire,
00:59:34c'est qu'effectivement
00:59:35aujourd'hui en France,
00:59:36plus de 30%
00:59:37de la population
00:59:38qui est d'origine immigrée
00:59:39sur trois générations.
00:59:40À la troisième génération,
00:59:41les descendants d'immigrés
00:59:42européens
00:59:42restent majoritaires
00:59:43pour l'instant
00:59:44parce que c'est le résultat
00:59:45des étapes précédentes
00:59:46de notre histoire migratoire
00:59:47et puis il y a aussi
00:59:48des personnes
00:59:49qui n'ont qu'un grand-parent
00:59:50immigré sur quatre,
00:59:51donc il faut relativiser
00:59:51la troisième génération.
00:59:53En revanche,
00:59:53si on ne regarde
00:59:54que les immigrés eux-mêmes
00:59:55de première génération,
00:59:56ceux qui sont nés
00:59:57étrangers à l'étranger
00:59:58et leurs enfants directs,
00:59:59on a aujourd'hui
01:00:0023% de la population du pays
01:00:02qui est d'origine immigrée
01:00:03sur deux générations
01:00:04dont la moitié
01:00:05est originaire
01:00:06du continent africain
01:00:07au sens large,
01:00:08Afrique du Nord
01:00:08ou Afrique subsaharienne.
01:00:09Et ce que vous nous dites souvent,
01:00:11Nicolas Pouvont-Monti,
01:00:12c'est que ces derniers mois,
01:00:13on a atteint tous les records
01:00:14en matière migratoire.
01:00:15Oui, il est factuellement vrai
01:00:16de dire qu'il n'y a jamais eu
01:00:17autant d'immigration
01:00:18en France qu'aujourd'hui
01:00:19et c'est un phénomène
01:00:20qui s'emballe beaucoup plus
01:00:21qu'il ne se tasse.
01:00:22Si on regarde
01:00:23les dernières données
01:00:23du recensement
01:00:24qui sont celles de l'INSEE,
01:00:26en 2024,
01:00:27la population immigrée
01:00:28au sens strict
01:00:29a augmenté de 434 000 personnes.
01:00:31Juste pour vous donner
01:00:32une comparaison,
01:00:33c'est trois fois
01:00:34la moyenne annuelle
01:00:35d'augmentation
01:00:35qu'on avait dans les années 2000,
01:00:37c'est 25 fois
01:00:38la moyenne annuelle
01:00:39qu'on avait
01:00:39dans la décennie 1990
01:00:41et donc on n'a pas besoin
01:00:42de remonter au XIXe siècle
01:00:43pour comprendre
01:00:44que ce que nous avons vécu
01:00:45et ce que nous vivons
01:00:46ces dernières années
01:00:47est absolument inédit.
01:00:48Est-ce que vous diriez,
01:00:49puisque c'est le titre
01:00:49de notre émission,
01:00:50« Immigration massive,
01:00:51la France est débordée ».
01:00:52Est-ce que la France
01:00:53est débordée aujourd'hui
01:00:54par le nombre ?
01:00:55Oui, c'est certain
01:00:56et elle l'est,
01:00:57y compris dans la dimension
01:00:59la plus administrative
01:01:00du traitement de ces questions.
01:01:01Le ministre Nunez
01:01:02parlait il y a quelques semaines
01:01:04des délais d'attente
01:01:04pour le renouvellement
01:01:05des titres de séjour.
01:01:06Donc la solution du ministre Nunez
01:01:07c'est de dire
01:01:08on va rajouter des contractuels,
01:01:09on va supprimer des contrôles
01:01:10lors du renouvellement
01:01:11des titres de séjour
01:01:12parce qu'en vérité
01:01:13on cherche à réparer
01:01:15les conséquences
01:01:15de l'emballement migratoire
01:01:16et effectivement
01:01:17le nombre de titres de séjour
01:01:19en cours de validité
01:01:20a doublé en 20 ans.
01:01:21On renouvelle maintenant
01:01:22quasiment un million
01:01:23de titres de séjour
01:01:24chaque année
01:01:24et même en ayant mis déjà
01:01:26des moyens
01:01:27sur ces services préfectoraux
01:01:28parce que le dernier public
01:01:29qu'on accueille aujourd'hui
01:01:30dans les préfectures
01:01:31ce sont les étrangers,
01:01:32on court après une dynamique
01:01:34qu'on a renoncé à contrôler.
01:01:35Jean-Yves Le Gallou
01:01:35la France s'est totalement débordée
01:01:37par l'immigration ?
01:01:38Vous en avez parlé
01:01:39un peu avant
01:01:40mais je crois qu'il faut
01:01:40revenir sur le sujet essentiel
01:01:42c'est le Conseil constitutionnel
01:01:44parce qu'on dit
01:01:45c'est la loi
01:01:46par exemple
01:01:47on dit
01:01:48sur le mariage des OQTF
01:01:49on aurait dû marier
01:01:50parce que c'est la loi
01:01:51en fait c'est pas la loi
01:01:52c'est des décisions
01:01:54des interprétations
01:01:55du Conseil constitutionnel
01:01:57et ça remonte
01:01:58à une décision
01:01:59très importante
01:02:00de 1993
01:02:02où le Conseil constitutionnel
01:02:04avait annulé
01:02:05énormément de dispositions
01:02:07d'une loi à l'époque
01:02:08qui avait été présentée
01:02:09par Pasqua
01:02:10sous le gouvernement
01:02:11Baladur
01:02:12et bien
01:02:12la décision
01:02:14qui veut obliger
01:02:15M. Ménard
01:02:16ou le maire de Chessy
01:02:16à marier
01:02:18ça remonte
01:02:19à cette décision
01:02:20du Conseil constitutionnel
01:02:21de 1993
01:02:23à l'époque
01:02:24où M. Badinter
01:02:25qu'on vient de panthéoniser
01:02:26était président
01:02:28du Conseil constitutionnel
01:02:29et c'est ça
01:02:30qui empêche tout
01:02:30on a parlé des délais
01:02:32pour les CRAS
01:02:33les durées
01:02:34la rétention
01:02:36le Conseil constitutionnel
01:02:37a expliqué
01:02:38qu'on ne pouvait pas
01:02:38dépasser trois mois
01:02:39parce que c'était impossible
01:02:40alors que dans tous les autres
01:02:41pays européens
01:02:42c'est beaucoup plus long
01:02:43le vrai problème
01:02:44c'est le Conseil constitutionnel
01:02:45et je vais vous dire
01:02:46si vous me permettez
01:02:47un petit développement
01:02:49par rapport
01:02:50à la prochaine élection
01:02:52aux prochaines élections
01:02:54présidentielles
01:02:55et parlementaires
01:02:56pour moi
01:02:56le vrai sujet
01:02:57c'est pas ce que diront
01:02:58les candidats
01:02:59c'est qui
01:03:00dira
01:03:01je remets en cause
01:03:03le contrôle
01:03:04du Conseil constitutionnel
01:03:05sur le contenu
01:03:06des lois
01:03:07quel candidat
01:03:08dira
01:03:09ou quel candidate
01:03:09je reviendrai
01:03:11à la conception
01:03:12de la Vème République
01:03:14de 1958
01:03:15voulue par le général de Gaulle
01:03:17ou c'était facultatif
01:03:17c'était un avis facultatif
01:03:19au départ
01:03:20au départ
01:03:22ça contrôlait
01:03:22vous ne s'exprimez pas
01:03:23sur les lois
01:03:23la préparation
01:03:25de la loi
01:03:26le rapport
01:03:26entre les différents
01:03:27organes
01:03:29exécutifs
01:03:29et législatifs
01:03:30mais absolument pas
01:03:31le contenu de la loi
01:03:32c'est un coup d'état
01:03:33que le Conseil constitutionnel
01:03:35a fait en 1971
01:03:36il faut un référendum
01:03:37sur l'immigration
01:03:37il faut un référendum
01:03:39à la fois
01:03:40sur le pouvoir
01:03:41du Conseil constitutionnel
01:03:42et sur l'immigration
01:03:43pas plus tard qu'aujourd'hui
01:03:44sur les zones
01:03:45à faible émission
01:03:46qui resteront bien en place
01:03:47puisque leur suppression
01:03:48a été censuré par le Conseil constitutionnel
01:03:50au nom de quoi
01:03:51on ne sait pas
01:03:51au nom d'un cavé législatif
01:03:52il me semble que le général de Gaulle
01:03:54n'avait pas écrit
01:03:54d'article sur les zones
01:03:56à faible émission
01:03:56oui
01:03:57on ne va pas rentrer dans ce débat là
01:03:58alors
01:03:59la répartition
01:03:59la répartition des migrants
01:04:02puisque vu que la France
01:04:03est débordée
01:04:04il y a des répartitions des migrants
01:04:05notamment dans les communes rurales
01:04:07donc voyez cet exemple
01:04:08très précis
01:04:08où un centre
01:04:09pour demandeurs d'asile
01:04:10un CADA
01:04:11va ouvrir
01:04:12et ça chamboule
01:04:13la communauté
01:04:14donc sur place
01:04:15qui vit tranquillement
01:04:20il y a deux ans
01:04:21Laurent et d'autres riverains
01:04:22découvrent avec surprise
01:04:23l'installation d'un CADA
01:04:24à quelques mètres
01:04:26de leur habitation
01:04:26moi j'habite là
01:04:29le terrain c'est du terrain agricole
01:04:30mais c'est ma ferme
01:04:31on y a nos vaches
01:04:32et tout ça
01:04:33et le CADA est là-bas
01:04:34voilà
01:04:35nous on y vient
01:04:35beaucoup moins souvent
01:04:36vous voyez j'y venais
01:04:37avec mes petits enfants
01:04:39ils allaient faire du vélo
01:04:40on n'était pas
01:04:42on n'avait même pas besoin
01:04:43de les surveiller
01:04:44et alors maintenant
01:04:45on n'y va plus
01:04:46moi avant on faisait le jardin
01:04:48maintenant
01:04:48le jardin c'est fini
01:04:50on n'y va pas tranquille
01:04:51quand moi je suis seule
01:04:53et j'y vais rarement
01:04:54mais enfin quelques fois
01:04:55je referme
01:04:55avec le CADA derrière moi
01:04:57je vais sur les derrière
01:04:58je fais ce que j'ai à faire
01:04:59et il faut bien reconnaître
01:05:00qu'au moindre bruit
01:05:02instinctivement
01:05:03quand même je tourne la tête
01:05:04avant je ne faisais pas ça
01:05:06quand l'état nous dit
01:05:07que c'est pour repeupler
01:05:08la campagne
01:05:09c'est pas possible
01:05:10ils ne veulent pas rester
01:05:12ils n'ont qu'un souci
01:05:13c'est de partir
01:05:14qu'est-ce que vous voulez
01:05:15qu'ils fassent
01:05:16il n'y a aucun magasin
01:05:17il n'y a rien quoi
01:05:18aller travailler quoi
01:05:20dans la ferme du coin
01:05:21aller ramasser les pommes
01:05:22non
01:05:23ça ne se fera pas
01:05:26on nous a
01:05:28indirectement
01:05:29chassé un peu de chine
01:05:30voilà
01:05:31donc on voit que ça change
01:05:32les campagnes
01:05:33effectivement
01:05:34Emmanuel Macron avait dit
01:05:35je crois
01:05:37la répartition des difficultés
01:05:38devant les préfets
01:05:39c'est comme ça
01:05:39qu'il avait dit les choses
01:05:40et on voit
01:05:41que cette dame
01:05:41vous avez compris
01:05:42que ça se passe dans le Cantal
01:05:43qui dit
01:05:43on nous dit que c'est pour repeupler
01:05:44le Cantal
01:05:45et elle n'y croit pas
01:05:46une seule seconde
01:05:46mais ça change
01:05:48effectivement
01:05:48leur manière de vivre
01:05:49on le voit
01:05:50que ce soit à Paris
01:05:51et à Bruxelles
01:05:51ce sont ces deux villes
01:05:53en tout cas
01:05:53ces deux institutions
01:05:54qui ont décidé de tout cela
01:05:55d'abord Emmanuel Macron
01:05:56qui en effet
01:05:57a continué la politique
01:05:58qui était menée
01:05:59depuis 40 ans
01:05:59sur la répartition
01:06:02des migrants
01:06:02et puis on a voté
01:06:04un projet de loi
01:06:05qui s'appelle
01:06:05un projet de loi
01:06:05Asile et Migration
01:06:06au Parlement européen
01:06:07il y a quelques mois
01:06:08et celui-ci
01:06:09prévoyait la répartition
01:06:10des migrants
01:06:11et si vous n'acceptiez pas
01:06:13ces 20 000 euros
01:06:14d'amende
01:06:14par migrant
01:06:15et par pays
01:06:16donc on voit bien
01:06:18qu'il y a un vrai sujet
01:06:19et qu'il y a une volonté
01:06:20de répartir ces migrants
01:06:22au sommet
01:06:23que ce soit
01:06:24des états européens
01:06:25et de l'état français
01:06:27et encore une fois
01:06:28sans parler
01:06:28non seulement
01:06:29du consentement
01:06:30des populations
01:06:30et des conséquences
01:06:31que ça aurait pu avoir
01:06:32parce qu'on parle
01:06:32du sujet migratoire
01:06:33depuis tout à l'heure
01:06:33est-ce que les français
01:06:34une seule fois
01:06:35depuis ces 40 dernières années
01:06:36ont-ils été une seule fois
01:06:38consultés
01:06:39sur la question
01:06:39de l'immigration
01:06:40quand on regarde
01:06:41tous les sondages
01:06:41il y a 7 français sur 10
01:06:42qui veulent fermer
01:06:43les frontières
01:06:43il y a 7 français sur 10
01:06:45qui veulent moins d'immigration
01:06:45il y a 1 français sur 2
01:06:47qui veut une immigration zéro
01:06:49est-ce que vous connaissez
01:06:50à part Éric Zemmour
01:06:51une seule personnalité politique
01:06:52qui veut l'immigration zéro
01:06:54la réponse est non
01:06:55donc on voit bien
01:06:55qu'il y a une déconnexion
01:06:56entre le personnel politique
01:06:57et les aspirations des français
01:06:59Nicolas Poufoumonti
01:06:59c'est un phénomène
01:07:00qui a augmenté
01:07:00la répartition des migrants
01:07:01dans les campagnes
01:07:02ces derniers mois
01:07:02oui tout à fait
01:07:03ces dernières années
01:07:04et ces derniers mois
01:07:05plus encore
01:07:05il se trouve que
01:07:07depuis le début des années 2010
01:07:08il y a eu une très forte poussée
01:07:09des demandes d'asile
01:07:10en France
01:07:11le nombre de demandes d'asile
01:07:12qu'on reçoit chaque année
01:07:13est globalement aujourd'hui
01:07:14le triple de ce qu'il était
01:07:15à la fin des années 2000
01:07:16l'État a donc ouvert
01:07:18depuis les années 2010
01:07:19plusieurs dizaines de milliers
01:07:21de places d'hébergement
01:07:22réservées aux demandeurs d'asile
01:07:23il y a maintenant 120 000 places
01:07:24spécialement dédiées
01:07:25à ces demandeurs
01:07:25et l'État les a ouvertes
01:07:27avant tout
01:07:27dans des régions
01:07:28qu'il estimait
01:07:29moins saturées que les autres
01:07:30c'est-à-dire ailleurs
01:07:31qu'en Ile-de-France
01:07:31et notamment dans des régions
01:07:33du Grand Ouest
01:07:33la Bretagne
01:07:34la Normandie
01:07:35les pays de la Loire
01:07:35qui sont aussi des régions
01:07:37dans lesquelles l'immigration
01:07:38a augmenté de manière
01:07:39particulièrement forte
01:07:40depuis les années 2000
01:07:41et parmi les raisons
01:07:42qui expliquent
01:07:43ce rattrapage
01:07:44mais plus qu'un rattrapage
01:07:45c'est arrivé un peu soudain
01:07:47de l'immigration
01:07:47dans ces régions
01:07:48il y a notamment
01:07:49dans les petites villes
01:07:50la répartition d'État
01:07:51des demandeurs d'asile
01:07:52Amine Elbailly
01:07:53sur les campagnes
01:07:54qui sont en train de changer
01:07:55aujourd'hui
01:07:56ces campagnes
01:07:57sont en train de changer
01:07:58et on n'a pas demandé
01:07:59aux Français leur avis
01:08:01les Français vivaient déjà
01:08:02avec ce sentiment
01:08:03de déclassement social
01:08:04dans les petites campagnes
01:08:05ils vivent aujourd'hui
01:08:07avec ce sentiment
01:08:07de déracinement
01:08:09déracinement
01:08:10parce que
01:08:11en réalité
01:08:12ils ont vu
01:08:13depuis plus de 60 ans
01:08:14les centres-bourgs
01:08:16s'effacer
01:08:17les églises
01:08:18visées
01:08:19vidées
01:08:20détruites
01:08:21abandonnées
01:08:22au profit aujourd'hui
01:08:24d'un remplacement
01:08:24de population
01:08:25des populations
01:08:27qui évidemment
01:08:28n'ont pas seulement
01:08:29apporté leur niveau
01:08:30de pauvreté
01:08:30elles ont apporté
01:08:31aussi une culture
01:08:32étrangère
01:08:33parfois une culture
01:08:35revendicative
01:08:35et un assemblage
01:08:36de communautés
01:08:37à qui on n'a pas donné
01:08:38totalement les codes
01:08:39pour s'intégrer
01:08:40pleinement aux valeurs
01:08:41de la République
01:08:41et je dis un petit point
01:08:42à Gauthier
01:08:43et pour moi
01:08:44c'est un mot de conclusion
01:08:44qui est très important
01:08:45on ne pourra pas régler
01:08:47ce problème
01:08:47de l'immigration
01:08:49sans le problème
01:08:50de la maternité
01:08:51et moi je crois
01:08:52qu'on paye aujourd'hui
01:08:5360 ans
01:08:5560 ans de renoncement
01:08:5660 ans
01:08:57de mise au banc
01:08:58de l'église catholique
01:08:59qui avait joué
01:09:00un rôle
01:09:01particulièrement fondamental
01:09:02dans la société française
01:09:04pour
01:09:05effectivement
01:09:05soutenir
01:09:06une politique
01:09:06de maternité
01:09:07ça vous êtes d'accord
01:09:08avec ça
01:09:08et l'église avait
01:09:08un vrai rôle
01:09:10Nicolas Pouvromanti
01:09:11le sujet démographique
01:09:13on en parlait
01:09:13avec Jean-Yves Le Gallo
01:09:14plus de décès
01:09:14que de naissances
01:09:15l'année dernière
01:09:15est un sujet
01:09:16majeur
01:09:17central
01:09:17prioritaire
01:09:18mais pas prioritaire
01:09:19visiblement
01:09:19pour nos politiques
01:09:20non non
01:09:20c'est certain
01:09:21et c'est en vérité
01:09:22la grande force
01:09:22qui explique
01:09:23les pressions migratoires
01:09:24à l'échelle mondiale
01:09:25et c'est aussi
01:09:25ce qui fait que
01:09:26demain
01:09:27la France sera
01:09:28encore plus qu'aujourd'hui
01:09:29à l'avant-garde
01:09:30des phénomènes migratoires
01:09:31qui vont arriver
01:09:32tout simplement
01:09:32parce que
01:09:33dans les décennies
01:09:34qui viennent
01:09:34la seule région du monde
01:09:35qui va garder
01:09:36durablement
01:09:37des indices de fécondité
01:09:38c'est-à-dire
01:09:39un nombre moyen
01:09:39d'enfants par femme
01:09:40au-dessus
01:09:41du seuil de renouvellement
01:09:42c'est l'Afrique subsaharienne
01:09:43or
01:09:44ce sont assez largement
01:09:45des pays francophones
01:09:46nous avons aujourd'hui
01:09:47déjà
01:09:47l'immigration
01:09:48la plus africaine d'Europe
01:09:49et les phénomènes de diaspora
01:09:50sont tels que
01:09:51l'immigration
01:09:52appelle l'immigration
01:09:53donc
01:09:53l'Europe tout entière
01:09:55doit se préparer
01:09:55à cette pression migratoire
01:09:56mais la France
01:09:57a un rôle fondamental
01:09:58à jouer
01:09:58parce qu'elle est vraiment
01:09:59concernée au premier champ
01:09:59J'arrive le galouf
01:10:00Oui
01:10:01j'ajouterais
01:10:01que
01:10:03l'immigration
01:10:04telle qu'elle fonctionne
01:10:05aujourd'hui
01:10:05est un levier
01:10:07pour la
01:10:08non pas pour la natalité
01:10:09mais pour la dénatalité
01:10:11des populations d'origine
01:10:12parce que
01:10:13l'immigration
01:10:14augmente le coût
01:10:15de l'enfant
01:10:15parce qu'il va falloir
01:10:17trouver un logement
01:10:17plus grand
01:10:18et il y a une différence
01:10:19de prix
01:10:20suivant les quartiers
01:10:22où il y a
01:10:22de l'immigration
01:10:23ou pas
01:10:23et quand on a des enfants
01:10:25on a plutôt tendance
01:10:26à vouloir habiter
01:10:27dans des quartiers
01:10:27où il n'y a pas d'immigration
01:10:28notamment pour la scolarisation
01:10:30et donc il y a un effet
01:10:31de contre-levier
01:10:33en quelque sorte
01:10:34c'est-à-dire que
01:10:34chaque immigré
01:10:36qui entre
01:10:37contribue
01:10:39indirectement
01:10:40à baisser
01:10:41la natalité française
01:10:42qui est déjà
01:10:42assez
01:10:43eux font des enfants
01:10:44effectivement
01:10:45qui est déjà
01:10:46assez faible
01:10:46Oui Nicolas
01:10:47Oui simplement
01:10:48on a aujourd'hui
01:10:49dès aujourd'hui
01:10:50effectivement un effet
01:10:51de l'immigration
01:10:51visible dans les naissances
01:10:52en France
01:10:53et qui est à rebours
01:10:54du déclin global
01:10:55de la natalité française
01:10:56c'est-à-dire que
01:10:57depuis l'an 2000
01:10:58le nombre annuel
01:10:59de naissances
01:10:59dont les deux parents
01:11:00sont nés en France
01:11:01a baissé de 28%
01:11:02mais le nombre
01:11:03de naissances
01:11:04dont les deux parents
01:11:04sont nés hors
01:11:05de l'Union Européenne
01:11:06a augmenté de 73%
01:11:07donc il y a une double dynamique
01:11:08une natalité native
01:11:10comme on dit
01:11:10qui se rétracte
01:11:11mais une natalité
01:11:12issue de l'immigration
01:11:13extra-européenne
01:11:13qui est très dynamique
01:11:14à la fois parce que
01:11:15l'immigration augmente
01:11:16mais aussi parce que
01:11:17les populations émigrées
01:11:18en France
01:11:18ont des indices
01:11:19de fécondité plus élevées
01:11:20alors on a parlé
01:11:20des campagnes
01:11:21qui ont changé
01:11:22Calais a considérablement
01:11:23changé puisque c'est
01:11:24la porte d'entrée
01:11:24évidemment vers le Royaume-Uni
01:11:25voyez ce reportage
01:11:26à Calais
01:11:30Interpellés par la présence
01:11:31de notre caméra
01:11:32deux migrants sortent
01:11:33de leur tente
01:11:34le député essaye
01:11:35d'instaurer un dialogue
01:11:36avec eux
01:11:36pour comprendre
01:11:37leur situation
01:11:42Vous venez d'où ?
01:11:44D'Erythrée
01:11:46Et toi ?
01:11:47D'Erythrée aussi
01:11:49Et vous allez en Angleterre
01:11:51c'est ça ?
01:11:52Oui
01:11:54Ça fait combien de temps
01:11:55que vous êtes là ?
01:11:56Combien de jours ?
01:11:56Trois semaines
01:11:58Pourquoi vous allez là-bas ?
01:12:00Moi j'ai de la famille
01:12:01en Angleterre
01:12:02Ah oui ?
01:12:03Où ça ?
01:12:04À Londres
01:12:06Ok
01:12:06Donc tu veux rejoindre
01:12:07ta famille à Londres
01:12:09Les deux hommes
01:12:09sont originaires d'Erythrée
01:12:11pays du nord-est
01:12:12de l'Afrique
01:12:12l'un des plus fermés
01:12:14du continent
01:12:14Ils ont pris l'avion
01:12:16direction Malte
01:12:17avant de rejoindre Paris
01:12:18puis Calais
01:12:19pour fuir la misère
01:12:20et le manque de liberté
01:12:27Donc vous avez décollé de Malte
01:12:29et vous avez atterri à Paris ?
01:12:30Oui
01:12:31Et après vous êtes venu ici
01:12:32en bus ou en train ?
01:12:34Non en voiture
01:12:38Depuis trois semaines
01:12:39ils sont dans l'attente
01:12:40d'un bateau
01:12:41pour rejoindre le Royaume-Uni
01:12:42à la recherche
01:12:43d'une vie meilleure
01:12:45Vous attendez le bon moment
01:12:46ou alors qu'il fasse beau ?
01:12:48Oui
01:12:49Une traversée dangereuse
01:12:51et très coûteuse
01:12:51Chaque migrant
01:12:52doit débourser
01:12:53plusieurs milliers d'euros
01:12:54pour traverser la Manche
01:12:55au risque de sa vie
01:12:56C'est évidemment
01:12:57des drames humanitaires
01:12:58absolument insupportables
01:13:00C'est d'ailleurs un député
01:13:00Rassemblement National
01:13:01d'un de vos collègues
01:13:02Mathieu Vallée
01:13:03On voit la difficulté
01:13:05La France en fait
01:13:06s'est transformée aussi
01:13:07en garde frontière
01:13:08pour le Royaume-Uni
01:13:09Oui
01:13:10De toute façon
01:13:10la Royaume-Uni
01:13:11va verser 727 millions d'euros
01:13:13Elle versait normalement
01:13:14un demi-milliard
01:13:15C'est 700 millions
01:13:16pour protéger les frontières
01:13:17Vous avez des forces mobiles
01:13:18Je rappelle qu'il y a
01:13:19certaines associations
01:13:20qui se sont enfusquées
01:13:21qui sont des policiers
01:13:21et des gendarmes
01:13:22qui crèvent les bateaux
01:13:23sur les plages
01:13:23avant qu'ils partent
01:13:24pour éviter justement
01:13:25qu'il y ait des morts
01:13:25dans la Manche
01:13:26et qu'on retrouve des enfants
01:13:27qui soient décédés
01:13:28sur les plages
01:13:29Donc la réalité
01:13:29c'est que l'Angleterre
01:13:31le Royaume-Uni
01:13:31c'est Eldorado
01:13:32qui est envisagé
01:13:33en tant que tel
01:13:33par les migrants
01:13:34et les trafiquants
01:13:35d'êtres humains
01:13:35qui ne sont pas traités
01:13:36encore en tant que tel
01:13:36parce que quand vous dites
01:13:37ça au Parlement européen
01:13:38les gauchistes
01:13:39vous regardent avec
01:13:40des yeux de...
01:13:42Exactement
01:13:43Mais la réalité
01:13:44c'est qu'il faut traiter
01:13:45les passeurs
01:13:46comme les trafiquants
01:13:47de substance
01:13:47C'est des criminels
01:13:48ils envoient à la mort
01:13:49ces migrants
01:13:50à qui ils font croire
01:13:51que le Royaume-Uni
01:13:52qui réussit
01:13:53par des dispositions
01:13:54je rappelle qu'au Royaume-Uni
01:13:54on peut travailler
01:13:55les sentiers de séjour
01:13:55ils sont beaucoup plus laxistes
01:13:57sur la question
01:13:58du communautarisme
01:13:59donc la réalité
01:14:00c'est qu'ils ont l'impression
01:14:01qu'ils vont réussir leur vie
01:14:02au Royaume-Uni
01:14:03là où en Érythrée
01:14:04ou dans d'autres pays
01:14:04pour eux
01:14:05c'est finalement
01:14:06la condamnation de leur vie
01:14:08qu'ils voient
01:14:08dans les pays d'origine
01:14:09Vous êtes d'accord
01:14:09avec le procès
01:14:10à faire aux passeurs
01:14:11qu'on ne fait pas assez
01:14:12c'est de la traite
01:14:13d'être humain
01:14:13et par ailleurs
01:14:16moi j'ajoute
01:14:17et c'est dommage
01:14:18mais la droite française
01:14:20a une responsabilité
01:14:21dans la situation à Calais
01:14:22pour la simple et bonne raison
01:14:24que nous avons
01:14:25dans la poursuite
01:14:26du protocole de Sangat
01:14:27signé sous Nicolas Sarkozy
01:14:29les accords du Touquet
01:14:30ce qui a amené
01:14:31à ce que la frontière
01:14:32ne soit plus à Douvres
01:14:34de l'autre côté de la Manche
01:14:35mais à Calais
01:14:35donc du coup
01:14:36ce sont les collègues
01:14:37de Mathieu Vallée
01:14:38c'est-à-dire les CRS
01:14:39qui chaque jour assurent
01:14:40la protection de la frontière
01:14:42ils sont
01:14:43à bout
01:14:44c'est-à-dire qu'ils sont
01:14:44à bout de souffle
01:14:46tous les jours
01:14:47ils doivent empêcher
01:14:48des départs
01:14:49vers les embarcations
01:14:50tous les jours
01:14:51vous avez des CRS
01:14:52qui ont la boule au ventre
01:14:53parce que eux
01:14:54ils essayent
01:14:55de faire leur travail
01:14:56c'est-à-dire
01:14:57de sauver des vies
01:14:57et puis de l'autre
01:14:58vous avez des associations
01:14:59pro-migrants
01:15:00qui les filment
01:15:00ou à la moindre minute
01:15:02au moindre drame
01:15:03et bien la responsabilité
01:15:05elle est toujours
01:15:07fixée sur le pauvre policier
01:15:08sur le pauvre CRS
01:15:10qui lui ne fait
01:15:10que son travail
01:15:11c'est-à-dire
01:15:12faire respecter
01:15:12la loi
01:15:13et surtout
01:15:13leur empêcher
01:15:14une traversée coûteuse
01:15:15avec des passeurs
01:15:16qui profitent
01:15:18de la misère humaine
01:15:18et moi
01:15:20j'en veux terriblement
01:15:21aux associations de gauche
01:15:22qui sont soutenues
01:15:22par la France Insoumise
01:15:23qui nous font croire
01:15:24qu'en soutenant
01:15:25ces gens
01:15:26ils font de l'humanité
01:15:26alors qu'ils ne font
01:15:27que les envoyer
01:15:28vers le cimetière
01:15:28et parmi les pompes aspirantes
01:15:30on a commencé à parler
01:15:31il y a les soins
01:15:32l'aide médicale d'état
01:15:33voyez comme les soins
01:15:35représentent une partie
01:15:35de la fameuse pompe aspirante
01:15:37pourquoi les migrants
01:15:37choisissent la France
01:15:38notamment à cause de cela
01:16:08Manito
01:16:09je n'ai pas payé
01:16:10parce que moi
01:16:11il n'y a pas d'argent
01:16:14je suis sans papi
01:16:16j'ai l'assistance sociale
01:16:18il est donné
01:16:18que de moi
01:16:19vous n'avez rien payé
01:16:21pour vous faire soigner
01:16:21oui
01:16:22je n'ai rien payé
01:16:24pour soigner
01:16:25qu'est-ce que tu penses
01:16:26on est déjà dans la merde
01:16:28mais tu fais quoi toi
01:16:29tu fais quoi toi
01:16:30dans la vie
01:16:30dans la vie
01:16:30je ne fais rien
01:16:31je compte sur la RSA
01:16:33tous les mois
01:16:33quelques petites gauches
01:16:35à droite
01:16:36donc on voit
01:16:37comme les soins
01:16:38représentent
01:16:39une donnée importante
01:16:40dans ce qu'on appelle
01:16:41la fameuse pompe aspirante
01:16:42pourquoi les migrants
01:16:43choisissent la France
01:16:44Nicolas Profomonti
01:16:45et bien parce que
01:16:46notamment du fait
01:16:46d'aide médicale d'état
01:16:47la France offre
01:16:49aux étrangers
01:16:49extra-européens
01:16:50non contributeurs
01:16:51y compris en situation
01:16:52irrégulière
01:16:53un éventail de soins
01:16:54qui est sans comparaison
01:16:55avec le reste de l'Europe
01:16:56aujourd'hui
01:16:56l'aide médicale d'état
01:16:57qui est donc réservée
01:16:58aux clandestins
01:16:59sous condition de ressources
01:17:01450 000 bénéficiaires
01:17:02un nombre qui a triplé
01:17:02en 20 ans
01:17:03c'est un dispositif
01:17:04qui est absolument unique
01:17:05dans l'Union Européenne
01:17:06par l'ampleur du panier de soins
01:17:07qui est pris en charge
01:17:08parce qu'en fait
01:17:09c'est tous les soins
01:17:10à l'exception des PMA
01:17:11et des cures thermales
01:17:12donc je pense qu'on peut dire
01:17:12que c'est tous les soins
01:17:14c'est un dispositif
01:17:15sans reste à charge
01:17:16sans autorisation préalable
01:17:17de l'administration
01:17:18sans plafond de dépenses
01:17:19et au-delà de l'aide médicale d'état
01:17:21dont on parle beaucoup
01:17:22il y a aussi d'autres dispositifs
01:17:24on parlait des demandeurs d'asile
01:17:25les demandeurs d'asile
01:17:26bénéficient de la Puma
01:17:27la protection universelle maladie
01:17:29avec cette protection universelle maladie
01:17:31plus la complémentaire santé solidaire
01:17:33qui est la part mutuelle en fait
01:17:34les demandeurs d'asile
01:17:36ne sont pas à l'AME
01:17:36mais ils ont aussi
01:17:37l'intégralité de leurs soins
01:17:38qui sont pris en charge
01:17:39là où par exemple
01:17:40le droit européen
01:17:41n'exige que de prendre en charge
01:17:43les soins urgents
01:17:44et vitaux des demandeurs d'asile
01:17:48l'aide médicale d'état
01:17:50c'est un milliard d'euros
01:17:51les prestations sociales
01:17:53nos contributives
01:17:54c'est 17 milliards d'euros
01:17:55ces allocations
01:17:56ces aides
01:17:57qui sont perçues
01:17:58par des étrangers
01:17:58qui n'ont absolument pas
01:17:59contribué à la solidarité nationale
01:18:01et je termine
01:18:01sur le logement social
01:18:02un tiers aujourd'hui
01:18:03des logements sociaux
01:18:04sont occupés par des immigrés
01:18:05donc nous ce qu'on propose
01:18:06j'en termine là
01:18:07Jordan Bardella l'a redit aujourd'hui
01:18:08c'est qu'on le réserve
01:18:09aux personnes de la solidarité française
01:18:10à la solidarité française
01:18:11c'est pas dire
01:18:12en fonction de la couleur de peau
01:18:13vous avez un logement
01:18:13c'est en fonction de votre nationalité
01:18:15il n'y a aucun autre pays au monde
01:18:16qui a un tel système généreux
01:18:18avec l'argent des français
01:18:20qui travaillent
01:18:20donc la réalité
01:18:21c'est que oui
01:18:22nous voulons
01:18:23quand vous voulez être policier
01:18:23gendarme ou militaire
01:18:24il faut la nationalité française
01:18:25et c'est pas un état raciste
01:18:26que nous avons
01:18:27et bien on veut la même chose
01:18:28pour le logement social
01:18:28parce qu'on ne peut pas
01:18:30accueillir, financer
01:18:30et soigner toute la misère du monde
01:18:32On voit Jean-Yves Le Gallou
01:18:33que c'est une pompe aspirante
01:18:34les soins et le panier de soins
01:18:36que nous décrivait
01:18:37Nicolas Pouvron-Monti
01:18:38Oui
01:18:38la solution elle est ancienne
01:18:39elle est connue depuis longtemps
01:18:40ça s'appelle
01:18:41la préférence nationale
01:18:42qui peut être appliquée
01:18:43au logement
01:18:44à l'aide sociale
01:18:45à l'aide médicale
01:18:47à l'emploi
01:18:47c'est-à-dire
01:18:48vous êtes national
01:18:49et bien vous avez le droit
01:18:50à voter
01:18:51et vous avez un certain
01:18:52nombre de droits
01:18:53vous êtes étranger
01:18:54vous n'avez pas
01:18:55les mêmes droits
01:18:56voilà
01:18:56c'est aussi simple que ça
01:18:57il faut que ça soit mis en place
01:18:59de manière générale
01:19:00là aussi
01:19:00ça suppose
01:19:02en l'état actuel des choses
01:19:03de reprendre le pouvoir
01:19:05de redonner le pouvoir
01:19:06aux citoyens
01:19:07directement par référendum
01:19:09ou à travers leurs parlementaires
01:19:11et de le reprendre
01:19:12au conseil constitutionnel
01:19:13on est ramené
01:19:14en permanence
01:19:15à ce même sujet
01:19:16c'est un sujet de démocratie
01:19:18on a un dernier extra
01:19:19à vous montrer
01:19:19que font les migrants
01:19:20une fois qu'ils sont
01:19:21sur le sol de France
01:19:22on leur a posé la question
01:19:23à ces migrants
01:19:24clandestins en particulier
01:19:26on n'accepte plus
01:19:26la France
01:19:27c'est l'immigration
01:19:28on n'accepte plus
01:19:29c'est fini
01:19:29c'est de plus en plus compliqué
01:19:32là ces dernières années
01:19:33bah oui
01:19:33c'est trop compliqué
01:19:34c'est pas comme avant
01:19:35les anciens
01:19:36quand on vient de Bledot
01:19:37il y a des papiers
01:19:38mais on est mort ici
01:19:39moi j'ai au KTF sans délit
01:19:41donc pour vous là
01:19:41la France
01:19:42elle accueille mal
01:19:43les immigrés
01:19:43bah oui
01:19:44elle n'accepte plus
01:19:45qu'est-ce qu'elle devrait
01:19:46faire de plus ?
01:19:47on va faire quoi ?
01:19:48on va faire l'argent
01:19:49on rentre chez nous
01:19:50vous voulez repartir ?
01:19:51vous voulez rentrer ?
01:19:52on va faire l'argent
01:19:53à la France
01:19:54et rentrer à l'Algérie
01:19:55on va faire quoi ici ?
01:19:57vous venez ici ?
01:19:58on fait quoi nous ici ?
01:20:00mieux moi
01:20:01j'ai au KTF sans délit
01:20:02frère
01:20:02je prends jamais les papiers
01:20:04vous n'avez aucun papier
01:20:05là sur vous ?
01:20:06j'ai aucun code
01:20:07d'accueillement
01:20:07de ma vie
01:20:09vous habitez où ?
01:20:10vous êtes dans un appartement ?
01:20:12vous êtes logé aussi ?
01:20:13non j'ai pas de logement
01:20:14j'ai loyer au noir
01:20:16j'ai payé loyer au noir
01:20:19maintenant c'est mort
01:20:20la France
01:20:20chef pour nous
01:20:21alors tout
01:20:22c'est une aide
01:20:24obligatoire
01:20:24qui est traitoire français
01:20:25on prend jamais
01:20:26les papiers français
01:20:27il repartira jamais
01:20:29ce monsieur
01:20:29contrairement à ce qu'il dit
01:20:30Nicolas Pouvont-Monti
01:20:30les chiffres parlent d'eux-mêmes ?
01:20:32oui oui alors
01:20:33d'abord
01:20:33ce monsieur est algérien
01:20:34il se trouve que
01:20:35les algériens sont de très loin
01:20:36la principale nationalité
01:20:38interpellée en situation irrégulière
01:20:39en France
01:20:40avec une hausse de 50%
01:20:41l'an dernier
01:20:42c'est pour ça aussi
01:20:43qu'il faut prendre avec beaucoup
01:20:43de précaution
01:20:44les annonces qui seront faites
01:20:45et qui ont commencé à être faites
01:20:46sur une relance
01:20:48des éloignements vers l'Algérie
01:20:49parce qu'il faut voir
01:20:49d'où on part ces dernières années
01:20:51et par ailleurs effectivement
01:20:52vous parlez des 250
01:20:53des 150 pardon
01:20:56un par jour
01:20:57voilà
01:20:57au PDF expulsé par Laurent Nunez
01:20:59depuis qu'il a repris
01:21:00les relations avec Alger
01:21:01depuis janvier
01:21:02150
01:21:02il est très content
01:21:03c'est un rythme mesuré
01:21:04effectivement
01:21:05il n'en demeure pas moins
01:21:06qu'au global
01:21:07et encore plus
01:21:07avec le cas des Algériens
01:21:09du fait de l'absence
01:21:09de coopération
01:21:10le renvoi des clandestins
01:21:11aujourd'hui
01:21:12c'est un échec structurel
01:21:13et ça a été dit
01:21:14le renvoi des clandestins
01:21:15y compris les plus dangereux
01:21:16y compris ceux qu'on place
01:21:17en centre de rétention administrative
01:21:19qui sont pour 90% d'entre eux
01:21:21connus pour des troubles
01:21:22à l'ordre public
01:21:22qui pour un tiers d'entre eux
01:21:24arrivent directement
01:21:25de la prison
01:21:26au centre de rétention administrative
01:21:27même pour ces clandestins là
01:21:29la mécanique est grippée
01:21:29Merci à tous
01:21:30merci à tous
01:21:31d'avoir été autour de la table
01:21:32pour cette grande soirée
01:21:33Migration Massive
01:21:33la France débordée
01:21:35merci à Maxime Lavandier
01:21:36Alexandra
01:21:37merci à Alexandre Israël
01:21:38et Guillaume Janton
01:21:39tout de suite
01:21:39Johan Uzaï
01:21:40pour la suite de la soirée
01:21:42sur CNews
01:21:43à lundi
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