- il y a 17 minutes
Avec Sacha Ghozlan (avocat de familles d’otages et co-fondateur de l'association des victimes du 7 octobre) et Danielle Simonnet (députée L’Après de Paris)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:050800 26 300 300, vous intervenez comme vous le faites chaque matin sur ce sujet qui mobilise beaucoup.
00:14Il s'agit d'une proposition de loi de la députée des français de l'étranger, Caroline Yadant,
00:23contre les formes renouvelées de l'antisémitisme.
00:26Nous allons plonger dans ce texte dans un instant avec nos deux invités.
00:30La question qui est posée, c'est la loi Yadant, on l'appelle comme ça désormais,
00:33qu'en font-elle antisionisme et antisémitisme, pour faire dire les choses simplement,
00:37avec une pétition contre le texte qui a réuni près d'un demi-million de signataires.
00:45Bonjour à vous, Daniel Simonnet.
00:46Bonjour.
00:47Vous êtes députée LAPRÉ, ex-LFI, on précise, de Paris.
00:52Bienvenue.
00:52Et bienvenue à vous également, Sacha Gosselin, avocat de famille d'otages et cofondateur de l'association des victimes du
01:017 octobre.
01:02Vous êtes signataire de la tribune publiée par Le Point, intellectuel et politique,
01:07se mobilise pour la loi contre l'antisémitisme.
01:10Sacha Gosselin, je commence par vous.
01:11Tiens, cette proposition de loi, qui sera examinée les 16 et 17 avril, c'est bientôt là, à l'Assemblée
01:20nationale,
01:21que contient-elle exactement ?
01:23Bonjour, je vous remercie pour l'invitation.
01:26Cette loi, elle vient apporter trois éléments.
01:29Le premier élément, c'est finalement consacrer des jurisprudences qui ont été prises par les juridictions,
01:36et notamment par la Chambre criminelle de la Cour de cassation, concernant l'apologie du terrorisme.
01:41Donc elle vient consacrer le fait que présenter sous un jour favorable des actes terroristes,
01:48c'est de l'apologie du terrorisme, tout simplement.
01:51Le deuxième point sur lequel cette loi apporte quelque chose de nouveau,
01:55c'est qu'elle vient créer un nouveau délit,
01:58qui est le délit d'appel à la destruction d'un État reconnu par la République française,
02:03qui est un délit qui n'existait pas, et qui est très encadré,
02:06puisque cette loi, dans sa version qui est proposée à l'Assemblée nationale,
02:11elle a reçu un avis du Conseil d'État,
02:13qui a été sollicité par la députée Caroline Yadant, qui en est à l'origine.
02:16Et le quatrième apport de cette loi,
02:18c'est d'ouvrir la possibilité aux associations qui luttent contre le racisme et l'antisémitisme
02:23de se constituer partie civile dans le cas d'infractions
02:27qui, à ce jour, n'étaient pas prévues par la loi.
02:30L'Agnès Simonnet, ce texte, vous êtes contre, j'imagine.
02:34Dites-nous pourquoi, clairement.
02:35En fait, le point de départ de ce texte est l'intention de Madame Yadant,
02:40et qu'elle a d'ailleurs développé dans toutes ses interviews,
02:44et qu'elle a développé dans l'exposé des motifs,
02:46et qu'on peut retrouver également dans le rapport qui a été publié
02:52après les travaux de Madame Yadant en commission des lois.
02:57L'intention, c'est quoi ? C'est d'estimer que, finalement,
03:01l'antisionisme est un antisémitisme.
03:04Sous prétexte qu'il y a, par ailleurs, des gens qui se disent antisionistes
03:08et qui sont antisémites,
03:09mais vous pouvez avoir des personnes qui sont antisionistes
03:12et qui ne sont pas antisémites.
03:14Et il y a une volonté, à travers ce texte de loi,
03:17de judiciariser le débat politique
03:19et empêcher, en fait, toute critique de l'État d'Israël.
03:22Le point de départ, c'est cela.
03:24Or, j'aimerais bien que le gouvernement,
03:27plutôt que de reprendre ce texte de loi
03:29qui posait énormément de problèmes,
03:30en termes de judiciarisation du débat politique,
03:34en termes aussi de portes ouvertes à l'arbitraire,
03:38je préférerais, moi, que le gouvernement
03:39organise un véritable débat
03:41sur quels moyens on se donne
03:42pour lutter contre toutes les formes de racisme et d'antisémitisme.
03:45Alors qu'on sait que vous avez une augmentation
03:48de l'antisémitisme et des faits antisémites en France,
03:51qu'hélas, vous avez, de la part des budgets de ce gouvernement,
03:54une diminution des moyens alloués
03:57au mouvement d'éducation populaire,
03:59à des acteurs culturels qui peuvent,
04:01sur les territoires de la République,
04:02lutter contre toutes les formes de racisme et d'antisémitisme.
04:05Et donc, alors qu'on a, finalement,
04:07une augmentation des actes
04:10racistes, islamophobes, antisémites,
04:12on a une baisse des moyens
04:13et au lieu d'avoir un véritable débat,
04:15finalement, on a une loi
04:16qui, finalement, ne va pas protéger
04:19les citoyens juifs,
04:21mais qui va, tout simplement,
04:22protéger l'État d'Israël
04:24pour empêcher de critiquer
04:26la politique du gouvernement d'extrême droite d'Israël
04:28à un moment où...
04:29Enfin, franchement, regardez le contexte, quoi.
04:31Le contexte, d'ailleurs,
04:32le Modem veut le retrait de ce texte de loi
04:34au moment où Israël continue à bombarder
04:36le Liban, comme hier soir,
04:39arrêtons et permettons
04:41un véritable débat politique
04:42sur la politique du gouvernement
04:46d'extrême droite d'Israël
04:47et l'attitude de la France
04:49sur Gaza et la Cisjordanie.
04:51C'est intéressant ce que vous dites
04:52d'Israël Simonnet.
04:52Est-ce que, à vos maîtres Sacha Gosselin,
04:54est-ce que vous pensez que ce texte
04:56qu'il était voté en l'État
04:58empêcherait aujourd'hui
05:00la critique des opérations militaires
05:02menées par Benjamin Zahiaou
05:04malgré le cessez-le-feu
05:05dans le sud du Liban ?
05:06Alors, je veux rassurer...
05:09C'est ça la question qu'il posait ?
05:10Je veux rassurer la députée M. Simonnet.
05:13Le texte de loi
05:14tel qu'il est présenté,
05:16et je l'ai sous les yeux,
05:16il n'interdit aucunement
05:19la critique du gouvernement
05:21de M. Netanyahou.
05:23Si vous voulez le qualifier
05:24de gouvernement d'extrême droite
05:25et émettre toutes les critiques
05:27que vous souhaitez,
05:28ce texte ne vous fera pas
05:30passer devant les tribunaux.
05:31En revanche, moi, ce que je peux vous dire,
05:33puisque je suis avocat
05:34de nombreuses victimes
05:35d'actes racistes et antisémites,
05:37c'est qu'effectivement,
05:39on a en France des lois
05:40qui sont assez performantes
05:42pour lutter contre le racisme
05:43et l'antisémitisme,
05:44mais il y a aussi
05:46beaucoup de cas
05:47dans lesquels
05:47les prévenus
05:49passent entre les mailles du filet.
05:50Et il ne s'agit pas
05:51de répéter des mantras
05:52comme judiciarisation
05:54de la vie politique,
05:55loi liberticide,
05:56comme j'ai pu l'entendre,
05:57pas de vous,
05:58mais en tout cas,
05:58c'est ce qu'on entend
05:59dans le débat,
06:00ou une loi qui empêcherait
06:01toute critique du gouvernement
06:02d'E. Netanyahou,
06:03parce que ce n'est pas le cas.
06:04En fait, ce n'est pas le cas.
06:05On est dans un pays
06:06qui a été frappé par le terrorisme,
06:08on est dans un pays
06:09qui a été marqué
06:09par les attentats,
06:11les crimes terroristes
06:12qui ont été commis
06:12le 7 octobre,
06:13dans lequel des femmes,
06:15des enfants,
06:16des vieillards,
06:17des hommes,
06:18des jeunes
06:19ont été kidnappés
06:21en Israël,
06:22ont été,
06:23pour certaines femmes,
06:24violées,
06:25ont été assassinées
06:27par des terroristes.
06:28Et il y a,
06:29et même sur cette radio,
06:31on a entendu
06:31des gens tenir
06:32des propos absolument scandaleux.
06:34Je pense à Daniel Obono,
06:35par exemple,
06:36qui refusait de qualifier
06:37ces actes de terroristes.
06:38Et donc,
06:38toutes ces personnes-là
06:39qui, dans le débat public,
06:41ont un impact,
06:42qui arme les esprits
06:43en expliquant que ces actes-là
06:45ne sont pas des actes terroristes,
06:46qu'il s'agirait
06:47de mouvements de résistance
06:48et que finalement,
06:49on pourrait résister,
06:50on pourrait résister
06:51à l'occupation
06:52ou à la politique israélienne
06:54par tout moyen,
06:55eh bien,
06:56il contribue
06:56à la banalisation
06:58de l'antisémitisme en France.
06:59Et c'est la raison
06:59pour laquelle cette loi existe.
07:00Mais par ailleurs,
07:01dernier point,
07:02cette loi-là,
07:02elle permettrait également
07:05de judiciariser
07:06ceux qui appellent
07:07à la destruction
07:07de la Palestine.
07:09Alors,
07:10je vais vous donner
07:11la parole,
07:11Daniel Simonnet,
07:12vous connaissez le principe,
07:13les auditeurs interviennent.
07:14Bonjour Brigitte,
07:16vous êtes à Nandi,
07:18c'est en Seine-et-Marne,
07:19c'est bien ça ?
07:21Tout à fait.
07:21Vous êtes de confession juive,
07:24je le précise,
07:25Brigitte.
07:25Tout à fait.
07:26Vous pensez quoi de ce texte ?
07:27Et vous entendez
07:28Daniel Simonnet
07:29et Sacha Gosselin,
07:29vous pensez quoi
07:30de ces échanges ?
07:30Vous pensez quoi du texte ?
07:31Il est nécessaire ou pas ?
07:33Alors,
07:34évidemment qu'il est nécessaire
07:35ce texte,
07:36mais avant toute chose,
07:37je vais vous donner
07:37quand même une première indication.
07:39Qui est contre la loi ?
07:40Il y a dans
07:41Mediapart,
07:42le monde,
07:42la LDH,
07:43la CGT,
07:44Libération,
07:44pour faire court les mêmes
07:45qu'il est légitime en permanence
07:47l'État d'Israël
07:48et les LHistes
07:49partis passionnément
07:50anti-sionistes.
07:51Pourquoi cette loi,
07:52elle est nécessaire ?
07:53Parce que l'anti-sionisme,
07:54ça tente aujourd'hui
07:56de rendre la haine du juif
07:57acceptable,
07:58contrairement à ce que dit
08:00Mme Simonnet.
08:01Voir même tendance,
08:02parfois pour certains.
08:04Donc oui,
08:04cette loi,
08:05elle est évidemment nécessaire.
08:07Et ensuite,
08:08mon confrère
08:09a oublié juste une chose
08:11dans ce texte de loi,
08:13c'est que
08:13ce texte permet
08:14de prendre en considération
08:15les dispositions
08:17du texte
08:18en actualisant
08:19les nouveaux critères
08:20pour permettre
08:21au préfet
08:22de promouper
08:22la fermeture
08:23des lieux de culte
08:23dans lesquels
08:24les propos sont tenus.
08:25Et en fait,
08:26c'est ça qui les gêne
08:27les LHistes
08:27et toute la clique.
08:28C'est ça qui les embête.
08:30Parce que du coup,
08:30dans toutes les mosquées
08:31où on va cracher
08:32la haine du juif
08:33du matin jusqu'au soir,
08:34cette loi permettra
08:35de les fermer.
08:35Et c'est ça qui les embête.
08:37Et c'est pour ça
08:37qu'ils ont fait
08:38cette espèce de pétition
08:39qui est,
08:40de mon point de vue,
08:41totalement unique.
08:42Dans la mesure
08:43où même dans cette pétition,
08:45il n'y a personne
08:46qui en parle d'enfin quand même,
08:47on légitime
08:48la violence,
08:49les massacres de mâques,
08:50les enlèvements
08:50et les viols quand même.
08:51Cette pétition
08:52contre cette loi,
08:53il y a des phrases
08:54dedans qui sont éminemment
08:55contestables.
08:56Mais ça,
08:56personne ne le relève.
08:57Et moi,
08:58personnellement,
08:58ça me choque.
08:59Donc pour vous,
08:59c'est un texte nécessaire
09:00pour répondre
09:01à la vague d'antisémitisme
09:02qui est manifeste
09:04depuis le 7 octobre.
09:06Répondez à ce que dit
09:07Brigitte Daniel Simonnet
09:09quand elle dit
09:09qu'au fond,
09:10il y a un fond antisémite
09:11quand on s'oppose
09:12à ce type de texte
09:13qui manifestement
09:14ne gênerait pas
09:15une critique,
09:15n'empêcherait pas
09:16une critique
09:16du gouvernement Netanyahou.
09:19Si on suit ce raisonnement,
09:20ça veut dire que
09:20la Ligue des droits de l'homme,
09:23le réseau d'action
09:24contre l'antisémitisme
09:25et tous les racismes,
09:26le rare,
09:27la Commission nationale
09:28consultative des droits
09:29de l'homme
09:29serait antisémite.
09:30Non,
09:30c'est totalement inacceptable.
09:32On a le droit
09:32dans ce pays
09:33d'être contre
09:33ces textes de loi
09:34sans être antisémite.
09:35Le modem serait
09:36un parti antisémite.
09:37Et puis,
09:37deuxième chose,
09:40qui estime
09:41être en désaccord
09:43avec la pertinence
09:44de ce texte.
09:45Il faut savoir d'abord
09:47que,
09:48fort heureusement,
09:49dans notre République,
09:51vous avez d'ores et déjà
09:52des lois
09:52qui condamnent
09:53l'antisémitisme
09:54et toutes les formes
09:54de racisme
09:55et qui considèrent
09:56l'antisémitisme
09:57comme le racisme
09:58comme des délits
09:59et non pas
09:59comme des opinions.
10:01Et par ailleurs,
10:01les préfets ont d'ores et déjà
10:04le pouvoir
10:04de fermer les mosquées
10:06lorsque les discours
10:07sont attentatoires
10:08aux principes fondamentaux
10:10de la République
10:10et un danger
10:12au niveau
10:12de l'ordre public.
10:13Donc,
10:13fort heureusement,
10:14nous sommes déjà
10:16là-dessus.
10:16Mais il faut savoir quand même
10:17que ce texte,
10:18il a été étrié
10:20par le Conseil d'État
10:21en mai 2025.
10:22Pas pour rien.
10:23Pourquoi est-ce que ce texte
10:24a été étrié ?
10:25Parce que le Conseil d'État
10:26estimait qu'il y avait d'abord
10:27un risque de censure,
10:29qu'il n'y avait aucun exemple
10:31de provocation indirecte
10:32à des actes terroristes
10:33qui peuvent apparaître
10:35facilement concevlables
10:36et qu'en fait,
10:37on était vraiment
10:38dans le règne
10:39de lois d'arbitraire
10:41qui posent véritablement
10:42des problèmes.
10:42Je vais vous donner un exemple
10:43sur le problème
10:45à un moment donné
10:45de l'arbitraire
10:47qu'on peut mettre en place
10:47à travers des lois d'exception.
10:48Moi, je reviens
10:50de 5 jours de Turquie
10:51dans le cadre de la DIG,
10:52qui est un réseau initié
10:54par mon collègue
10:54Pourri Amir Chahi
10:55pour lutter contre
10:56tous les régimes illibéraux,
10:58apprendre de l'évolution
10:59de ces régimes illibéraux
11:00et mettre en réseau
11:01les structures de résistance.
11:04Et c'est très intéressant
11:05de voir comment
11:07la Turquie d'Erdogan,
11:08au départ considérée
11:10comme démocrate,
11:11qui voulait rentrer
11:12dans l'Union Européenne,
11:14ont d'abord judiciarisé
11:16et criminalisé
11:17et empêché
11:18toute parole pro-kurde
11:21et enfermé,
11:22emprisonné
11:23toute personne
11:24qui s'estimait pro-kurde
11:26au nom de la lutte
11:26contre le terrorisme.
11:28Et moi-même, d'ailleurs,
11:28une fois,
11:29dans un déplacement
11:30en Turquie,
11:30j'étais l'objet
11:31de deux heures d'interrogatoire
11:32parce qu'on estimait
11:33que comme je demandais
11:34politiquement
11:35le fait que le PKK
11:36sorte de la liste
11:37des organisations terroristes,
11:38j'étais considérée
11:39comme étant dans
11:40l'apologie du terrorisme.
11:42Donc, attention,
11:43le débat,
11:43il doit être politique
11:45sur la question d'Israël
11:46et en plus,
11:47je trouve que cette loi,
11:47en fait,
11:48elle fait l'inverse
11:48de ce qu'elle prétend combattre.
11:50C'est-à-dire,
11:51en faisant croire
11:52que critiquer
11:53la politique d'Israël
11:54c'est faux,
11:55c'est faux,
11:55c'est pas dans le texte.
11:56C'est à déconnecter.
11:58Je veux dire,
11:58pour moi,
11:58la politique d'Israël,
11:59elle est sous la responsabilité
12:00de ce gouvernement
12:01d'extrême droite d'Israël.
12:02Point barre.
12:03Répondez rapidement,
12:04c'est la pause, là.
12:04Soit vous passez votre tour
12:05et je vous donne la parole
12:06juste après.
12:06Non, je réponds,
12:07ce n'est pas dans le texte.
12:08Ce n'est pas dans le texte.
12:10Donc,
12:10je conçois bien
12:11que pour une partie de la gauche,
12:13le délit d'apologie du terrorisme
12:14pose difficulté.
12:15C'est probablement
12:16la raison pour laquelle
12:17toute une partie de LFI
12:19demandait son abrogation
12:20il y a quelques années
12:22de ce délit.
12:23La réalité,
12:23c'est qu'en France,
12:25notre pays a été marqué
12:26par le terrorisme
12:27et l'apologie des actes
12:29du Hamas
12:30commis le 7 octobre
12:32contribue à la banalisation
12:33de l'antimétisme
12:33et c'est la raison
12:34pour laquelle
12:34ce texte de loi est proposé.
12:35Il y a un manifestement
12:36une différence
12:37d'appréciation
12:38de ce que contient ce texte.
12:40On va y revenir
12:41dans un instant.
12:41C'est la pause,
12:42c'est la règle,
12:42c'est comme ça.
12:439h45,
12:44vous revenez
12:45dans un instant.
12:46La vérité en face
12:460826 300 300
12:47à tout de suite.
12:48Le Grand Matin Sud Radio,
12:50la vérité en face,
12:52Jean-François Aquili.
12:53Nous débattons
12:54de la proposition
12:54de loi Yadant
12:56confond-t-elle
12:57antisionisme
12:57et antisémitisme ?
12:59Qu'y a-t-il au juste
12:59dans ce texte ?
13:01Après la moulinette
13:02du Conseil d'État,
13:04tout d'abord,
13:06vous avez la parole.
13:07Place à vous,
13:08Yovane.
13:08Vous êtes
13:09à Achilly Mazarin.
13:10Bonjour.
13:11Bonjour,
13:12bonjour M. Achilly,
13:13bonjour Rondin Simonet.
13:14Alors,
13:14votre regard
13:15sur ce texte
13:18a eu égard
13:19à tous les débats
13:20qui ont précédé ?
13:22Pour moi,
13:23je conteste en rien
13:25la nécessité
13:26de lutter fermement
13:27contre l'antisémitisme.
13:28Pour moi,
13:28c'est une obligation.
13:31On est en France.
13:32Pour moi,
13:33c'est le peuple
13:34de la devise,
13:37liberté,
13:38égalité,
13:38fraternité.
13:39Et l'antisémitisme
13:40n'a pas sa place
13:41en France.
13:42Après,
13:42je pense que ce texte,
13:43il est pour moi
13:44en doublon
13:46qui ne vient pas répondre
13:47à un vide juridique.
13:48Pour moi,
13:49il y a déjà
13:49des textes
13:50qui sont suffisants
13:50en France
13:51pour lutter
13:52contre l'apologie
13:53du terrorisme,
13:54pour lutter
13:55par rapport
13:55à la provocation
13:56à la haine
13:57ou à la violence,
13:57la loi de 1881,
13:59par exemple,
14:00ou même encore
14:01les contestations
14:02de crimes
14:03contre l'humanité
14:03avec la loi Guesso.
14:05Pour moi,
14:06c'est...
14:06Pour vous,
14:06les textes qui existent
14:08suffisent.
14:08On va vous répondre
14:09dans un instant.
14:10Il n'y a pas
14:10de vide juridique
14:11pour moi.
14:11Pourquoi vient-on
14:12encore créer
14:14une loi
14:14qui, pour moi,
14:15vient en doublon
14:16de toutes ces lois
14:17et qui, au départ,
14:18je rejoins les propos
14:19de Mme Simone
14:21et qui viennent
14:23plutôt cibler
14:24une partie
14:25de la population
14:27dans toutes les...
14:29Il y a dans...
14:31On vous entend mal
14:32mais on a bien compris,
14:33Jovan.
14:34C'est très important
14:35ce que vous posez
14:35comme question.
14:36Pardon,
14:36on vous a un peu perdu,
14:37la liaison n'est pas facile
14:39mais la question
14:40est très claire.
14:40Merci à vous
14:41depuis Chili Mazarin.
14:42On va rebondir
14:43sur ce que vous avez
14:45soulevé,
14:45Jovan.
14:46Je me tourne vers vous,
14:47Sacha Gosselin.
14:49Est-ce qu'il y a
14:49doublant par rapport
14:50à ce qui existe déjà
14:51et puis au juste,
14:52puisque la discussion
14:53s'est poursuivie
14:53en micro entre nous,
14:55qu'est-ce qui reste,
14:56c'est ce que Daniel Simonnet
14:57soulevait avant la pause,
14:59qu'est-ce qui reste
14:59de ce texte initial ?
15:01C'est une question d'où.
15:02Est-ce qu'il y a un doublant
15:02avec ce qui existe déjà
15:03et qu'est-ce qui nous reste
15:04dans ce texte ?
15:05Je crois que les choses
15:06sont relativement simples.
15:07L'antisémitisme a évolué.
15:09Lorsqu'il était,
15:11il se manifestait
15:13par le négationnisme,
15:14le législateur
15:15a adopté la loi Guesso
15:16qui pénalisait
15:18le négationnisme.
15:20Lorsque l'antisémitisme
15:23prenait des formes
15:25d'attaque
15:26à l'endroit de personne,
15:27c'était la loi Pleven.
15:29Aujourd'hui,
15:29le législateur prend acte
15:31que l'antisémitisme
15:31a évolué
15:32et qu'aujourd'hui,
15:33il se cache derrière
15:36l'apologie,
15:38la volonté
15:38de présenter
15:39sous un jour favorable
15:40les actions du Hamas
15:42et d'un certain nombre
15:42de groupes terroristes.
15:43Il a évolué depuis le 7 octobre,
15:44disons.
15:45Exactement.
15:45Et c'est la raison
15:45pour laquelle
15:46ce texte de loi existe.
15:48Maintenant,
15:48le débat que nous avons
15:50avec Daniel Simonnet,
15:51en fait,
15:52moi je suis dans les tribunaux,
15:53je plaide,
15:54je vois comment les juges
15:55appliquent les lois.
15:56Les juges appliquent les lois.
15:57Ils appliquent des textes de loi.
16:00Vous vous fondez
16:01sur l'exposé des motifs,
16:02c'est-à-dire les raisons
16:03pour lesquelles le législateur,
16:04en l'occurrence Mme Yadant,
16:07formule cette proposition de loi.
16:08Et sur le fondement
16:09de cet exposé des motifs
16:11que vous avez lu,
16:14vous expliquez
16:15que ce serait une loi
16:15qui serait liberticide.
16:17La réalité,
16:17c'est que le texte de loi
16:18qui a été examiné
16:21par le Conseil d'État,
16:22il n'est pas une atteinte
16:24à la liberté.
16:25Le Conseil d'État
16:26a strictement encadré
16:27les conditions dans lesquelles
16:28ce nouveau délit
16:28pouvait être créé.
16:29Le Conseil d'État
16:30a rappelé
16:30les conditions
16:31dans lesquelles
16:32cette loi
16:32venait consacrer
16:34une jurisprudence
16:34de la Chambre criminelle
16:35de la Cour de cassation.
16:36On a eu un arrêt
16:36de la Chambre criminelle
16:37le 31 mars
16:392026
16:40qui vient consacrer
16:41le fait que
16:42présenter sous un jour favorable
16:44les actions
16:45qui ont été commises
16:46par le Hamas
16:46le 7 octobre,
16:48c'est de l'apologie
16:49du terrorisme.
16:50Donc en fait,
16:50ce que vient dire
16:51ce texte de loi,
16:52c'est tout simplement,
16:53comme on dit
16:53en langage juridique,
16:55codifié à droit constant,
16:56c'est-à-dire consacré
16:57une jurisprudence
16:58qui existe,
16:59qui est celle
16:59de la Chambre criminelle
17:00de la Cour de cassation.
17:01Il n'y a absolument
17:02rien de choquant
17:02dans ce texte.
17:03Ce n'est pas un texte
17:04liberticide,
17:04ce n'est pas un texte
17:05qui vous empêche
17:05de critiquer
17:06la politique
17:06de M. Netanyahou,
17:07ce n'est pas un texte
17:08qui vous empêche
17:09de dire que vous êtes
17:11contre tel ou tel acte
17:12du gouvernement.
17:13Tout cela est répété
17:14comme un montrat.
17:15Et d'ailleurs,
17:16dernier point,
17:17en fait,
17:17moi ce que je trouve
17:18particulièrement intéressant,
17:19c'est que
17:19les réactions
17:20à cette proposition de loi,
17:22elles en disent plus,
17:23elles en disent plus
17:24sur l'état
17:24de la société
17:25que cette proposition
17:26de loi elle-même.
17:27Parce que quand on voit
17:28la mobilisation,
17:29500 000 personnes
17:30qui se mobilisent
17:30sur un texte de loi,
17:31ou plutôt contre
17:32un texte de loi,
17:33qui vient lutter
17:34contre des formes
17:35renouvelées de l'antisémitisme,
17:36je pense que ça dit
17:36quelque chose de la société.
17:37Mais de la même manière
17:38qu'il y a un an,
17:39lorsque le législateur
17:41a proposé une loi
17:43pour permettre de lutter
17:44contre l'antisémitisme
17:45dans l'enseignement supérieur,
17:46toute une partie de la gauche
17:47a rejeté ce texte
17:50d'emblée.
17:51Eh bien,
17:51ça dit quelque chose
17:52de l'état de la société.
17:53Vous dites quoi ?
17:53Qu'il y a une sorte
17:54d'antisémitisme
17:55d'atmosphère
17:55derrière la pétition,
17:57peut-être ?
17:57Non, je ne sonde pas
17:59les cœurs.
18:00Juste ce que je constate,
18:03c'est que
18:04cette proposition de loi
18:07provoque une levée
18:08de boucliers
18:08avec une pétition
18:09qui utilise des mots
18:10comme
18:10il faut soutenir
18:12cette action
18:12par tous les moyens
18:14possibles.
18:14Alors que selon vous,
18:15le texte ne pose pas
18:16de problème techniquement
18:17dans les tribunaux
18:18d'Anel Simonnet ?
18:18Qu'est-ce que vous répondez
18:19à ces arguments ?
18:20Alors,
18:21deux choses.
18:21Oui,
18:22il y a une volonté
18:23de la part de Mme Yadant,
18:24de la part de différents
18:25membres du gouvernement
18:25et je suis très inquiète
18:26par les propos
18:28qui ont pu être tenus
18:29par Sébastien Lecornu
18:32à ce sujet
18:33les mois derniers.
18:34Il y a une volonté
18:35de faire taire
18:36toute critique
18:36de la politique
18:37du gouvernement
18:38d'extrême droite
18:39d'Israël.
18:39Après,
18:40voilà,
18:41le génocide à Gaza,
18:42après les bombardements
18:44au Liban
18:45et la politique...
18:46C'est vrai que le mot
18:47génocide
18:47est toujours contesté.
18:48Il est toujours contesté,
18:50mais après,
18:50vous avez aussi l'ONU
18:53qui l'emploie.
18:54Et on veut nous contester
18:55la possibilité
18:57de critiquer
18:58ces politiques-là
18:58au moment où,
18:59je le redis,
19:00encore une fois,
19:03je pense qu'il y a une volonté
19:04de museler
19:05et de faire pression.
19:06Ce texte de loi
19:07a été, certes,
19:08en grande partie
19:09vidé par la bataille
19:10du Conseil d'État,
19:13mais il a toujours
19:13cet objectif politique
19:15qui est bien relaté
19:17par toutes les interviews
19:18de Mme Niadant
19:20et de tous les membres
19:20du gouvernement
19:21qui soutiennent ce texte,
19:22même s'ils sont
19:23de moins en moins nombreux,
19:25puisque vous avez,
19:26y compris dans les rangs
19:27de la majorité gouvernementale,
19:30le Modem,
19:31et à travers Renaissance,
19:32un débat
19:33et une volonté
19:34que le texte soit retiré.
19:35Mais, par ailleurs,
19:36il faut aussi comprendre
19:37ce qui est en train
19:38de se passer.
19:40Ce texte,
19:41il a aussi la volonté
19:42de porter atteinte
19:44à la liberté d'expression
19:45et notamment des médias,
19:47alors que,
19:48jusqu'à présent,
19:49en fait,
19:50une atteinte
19:51à la liberté d'expression
19:52ne pouvait faire l'objet
19:53d'une répression
19:54relevant du Code pénal
19:55qu'en cas de graves menaces
19:56pour l'ordre public.
19:58Et là,
19:58on est sur un basculement
19:59au niveau de la liberté
20:00de la presse
20:01qui est rendu possible
20:02à travers ce texte
20:03qui est problématique
20:04du fait des interprétations
20:05qui peuvent être faites
20:06du texte de la loi.
20:07Et je vous le dis encore,
20:08quand vous votez des lois,
20:10vous devez toujours penser
20:11à qui prochainement
20:12va exercer
20:13le pouvoir exécutif
20:15dans ce pays
20:15ou est en capacité
20:16d'exercer le pouvoir exécutif
20:18dans ce pays.
20:19Et les atteintes
20:20à la liberté d'expression
20:22et donnant la porte ouverte
20:24à des interprétations
20:25d'arbitraires,
20:26eh bien,
20:27il faut toujours
20:27y prendre des grandes pensées.
20:28J'entends ce que vous dites
20:29Daniel Simonier,
20:30je vous pose la question,
20:31ça va être la conclusion
20:32de cet échange
20:33qui est très intéressant.
20:34Est-ce que,
20:34imaginons,
20:34ce texte est voté
20:36et là,
20:37je suis à ce micro
20:38et je dis,
20:38tiens,
20:39je me permets
20:40en commentateur
20:41de la vie géopolitique
20:43de dire qu'au fond,
20:45l'offensive
20:45au sud-Liban,
20:47malgré le cessez-le-feu,
20:48va trop loin
20:49de ce Premier ministre Netanyahou.
20:51Est-ce que je tombe
20:52sous le coup de la loi ?
20:53C'est la question
20:54qui est posée.
20:54Et c'est la raison
20:55pour laquelle,
20:55en fait,
20:56c'est absolument aberrant
20:57d'un point de vue juridique.
20:59On a des slogans
21:01qui sont répétés
21:02comme des mantras.
21:03Ce texte nous empêcherait
21:05de critiquer
21:05la politique de Netanyahou.
21:06Ce texte est liberticide.
21:08Ce texte est une atteinte
21:09à la liberté d'expression.
21:10Ce n'est pas le cas.
21:11Ce n'est pas le cas.
21:12Et fort heureusement,
21:13la critique d'un gouvernement,
21:14elle est admissible
21:15parce que c'est une critique politique.
21:17On ne parle pas
21:18d'expression
21:20d'un discours politique.
21:21on parle d'expression
21:22d'un discours d'humiliation,
21:24d'expression d'un discours
21:25qui fait l'apologie
21:25d'actes de terreur
21:26qui s'attaque à des civils.
21:28Et oui,
21:28quand je lis la pétition
21:30qui a été signée
21:30par 500 000 personnes
21:31dans laquelle il est écrit
21:32la résistance palestinienne
21:34contre l'occupant israélien
21:35par tous les moyens nécessaires
21:37est un droit garanti
21:38par la résolution
21:38des Nations Unies.
21:39Mais je me demande,
21:40mais c'est quoi
21:40tous les moyens nécessaires ?
21:41C'est la violence
21:42contre des civils ?
21:42Conclusion,
21:43on a bien entendu
21:44vos arguments respectifs.
21:45Daniel Simonnet,
21:45grosse bagarre en vue,
21:46c'est dans une semaine,
21:46cette histoire.
21:51soit finira par être retirée,
21:53soit sera rejetée.
21:55Et voilà,
21:56et encore une fois,
21:57moi je garde toujours
21:58la même boussole.
21:59La défense du droit international
22:01et par contre dans la lutte
22:02contre toutes les formes
22:03de racisme et d'antisémitisme,
22:04eh bien il faut mener
22:05la bataille culturelle et idéologique.
22:07Et moi je salue le travail
22:08qui a été initié
22:08notamment par le moment
22:10SOS Racisme
22:11à travers leur campagne
22:12Salam, Shalom, Salut !
22:13Et je trouve
22:14qu'il serait bien plus intéressant
22:15qu'on débatte dans l'hémicycle
22:17des moyens qu'on donne
22:18à l'éducation populaire
22:19et aux associations
22:20pour lutter contre
22:21l'antisémitisme
22:22et là ce qui n'en est rien.
22:23Allez, merci à tous les deux.
22:24Daniel Simonnet,
22:25Sacha Gosseland,
22:26rendez-vous dans une semaine
22:27pour ce débat
22:29qui va être musclé,
22:30j'imagine,
22:30à l'Assemblée nationale.
22:31Bonjour à vous,
22:32Valérie Expert.
22:33Bonjour, bonjour Jean-François.
22:34Mettez-vous d'accord
22:35au menu ce matin.
22:36Écoutez,
22:36on va parler racisme,
22:38antisémitisme
22:39et autres formes
22:40de discrimination
22:41parce que c'est une étude
22:42commandée par la LICRA
22:44et réalisée par l'IFOP.
22:46On va y revenir,
22:46un Français sur deux
22:47dit avoir été discriminé.
22:49Évidemment,
22:49vous pouvez réagir,
22:500826,
22:51300,
22:51300.
22:52On va parler évidemment
22:53de la une de Paris Match.
22:55Jordan Bardella
22:56et sa princesse,
22:57qu'en pensez-vous ?
22:58C'est quand même,
22:59vous en pensez quoi
23:00Daniel Simonnet ?
23:01Écoutez,
23:02on voit bien
23:03que plein de médias
23:04en tous les cas
23:05font bien la courte échelle
23:06à l'extrême droite
23:07dans ce pays.
23:08Et on sait qui en sont
23:10les propriétaires.
23:11On pourra en parler,
23:12en tout cas,
23:13c'est vrai que c'est un fait politique
23:15au-delà d'être un fait
23:16d'un fait people.
23:19Et puis,
23:20le leasing,
23:20prendre une voiture en leasing,
23:22c'est un choix qui est fait
23:23par de nombreux Français.
23:24Attention au piège,
23:25on en parlera avec l'UFC
23:26Que Choisir ?
23:27Bonne émission !
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