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  • il y a 2 jours
Les informés de franceinfo du mercredi 8 avril 2026

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00:0620h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:11Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio mais aussi à la télé, c'est sur le canal 16
00:15de la TNT.
00:16A la une, ce soir, le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran va-t-il tenir
00:20?
00:20La trêve est-elle fragilisée par les frappes israéliennes meurtrières au Liban ?
00:24L'Iran menace de répliquer et donc de mettre fin à ce cessez-le-feu.
00:27On vous explique tout dans un instant.
00:29L'un des points centraux de cette trêve, c'est le détroit d'Ormouz, officiellement rouvert depuis ce matin,
00:34dans l'effet très peu de navires y transitent.
00:36Quelles conséquences pour l'économie mondiale et française ?
00:39Le Premier ministre Sébastien Lecornu veut des baisses de prix à la pompe dans les tous prochains jours.
00:44Nos informés de ce mercredi, bonsoir Elisabeth Pinault.
00:48Bonjour Victor.
00:48Grand reporter de l'agence Reuters correspondante pour Matignon et l'Elysée.
00:52Bonsoir Christian Chénault.
00:53Bonsoir.
00:54De la rédaction internationale de Radio France, Adèle Bacawan est avec nous, bonsoir.
00:58Bonsoir.
00:58Et bienvenue, directeur de l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord,
01:03auteur de la décomposition du Moyen-Orient.
01:05Trois ruptures qui ont fait basculer l'histoire, c'est aux éditions Talendier.
01:10Bonsoir Benjamin-Louis.
01:11Bonsoir Victor.
01:11Correspondant pour la RTS, la radio à la télévision suisse et Sylvain Courage est également là.
01:17Bonsoir.
01:17Bonsoir Sylvain, directeur adjoint de la rédaction de Nouvelle Ops.
01:48Israël persiste et signe.
01:49Il a vécu une vague impressionnante de bombardements aujourd'hui.
01:52Vous êtes dans le quartier de Ras Beyrouth.
01:55On est donc à l'ouest de la capitale, près de la mer, dans un quartier assez huppé que tout
02:00le monde pensait épargné par la guerre parce qu'il n'a tout simplement jamais connu.
02:04Même pendant la guerre civile, ces habitations, ces quartiers résidentiels avaient toujours été épargnés.
02:09Là, devant moi, un grand immeuble neuf qui est en train d'être fouillé.
02:12Il a été partiellement détruit par un bombardement israélien.
02:15La défense civile vient déjà de trouver trois corps, celui de trois femmes.
02:19Il cherche celui d'un homme qui serait encore sous les décombres.
02:22Et ces scènes, on les voit un peu partout dans la capitale.
02:25Des ambulances qui sont dans toutes les rues, de la fumée qui dévore des quartiers entiers et des habitants en
02:30panique qui ne savent pas quoi faire face à cette vague d'attaques.
02:32Arthur Saradin à Beyrouth pour France Info.
02:35Christian Chénaud, pourquoi cette intensification des frappes israéliennes quelques heures seulement après le cessez-le-feu ?
02:40Sans doute parce qu'évidemment, Israël n'a pas apprécié peut-être ce cessez-le-feu avec l'Iran.
02:46Frapper Beyrouth et le Liban, j'allais dire, c'est une proie facile parce qu'il y a peu de
02:51réponses, il n'y a pas d'aviation.
02:53Et donc là, est-ce que c'est une ultime salve pour vraiment essayer de détruire le maximum de choses
02:59du Hezbollah ?
03:00On dit que le patron du Hezbollah, cher Nassim Kassem, était visé dans ses frappes, qui ont visé Beyrouth, mais
03:05aussi la BK et aussi le Sud.
03:07Est-ce que c'est un signe de défiance en disant, nous on va continuer jusqu'au bout et on
03:12continuera tant qu'il faudra ?
03:14Pour l'instant, on n'a pas de réponse, sachant qu'il y a beaucoup de choses qui se passent
03:16à la Maison-Blanche.
03:17Adèle Bakawan, est-ce que ces frappes sur le Liban de la partie Israël, selon vous, elles peuvent compromettre la
03:24trêve que viennent de signer Américains et Iraniens ?
03:27Non. Désolé de le dire comme ça.
03:31Non, pourquoi ? Parce que tout simplement, écoutez, depuis ce matin, on me demande, est-ce qu'il y a
03:36un texte signé de la part de Donald Trump,
03:39du Premier ministre pakistanais et un représentant du Conseil suprême de la sécurité en Iran,
03:46qui est la seule institution mandatée pour négocier avec Donald Trump ?
03:51La réponse est non, il n'y a pas un texte, il y a un accord oral et empirique.
03:56Dans cet accord oral et empirique, tout le monde a des marges de manœuvre.
04:01Par exemple, vous avez le Premier ministre pakistanais qui nous dit, le Liban est inclus dans cet accord du Conseil
04:08de l'OF.
04:08Ce qu'a semblé dire Donald Trump aussi au début.
04:10Non, Donald Trump n'a jamais dit ça.
04:12Mais par contre, le Premier ministre israélien nous dit clairement, non, le Liban n'est pas inclus dans ce Conseil
04:18de l'OF.
04:18Les passes d'Aran, ils disent, si le Liban est inclus, Donald Trump, il garde le silence.
04:24Alors, autrement dit, parce qu'il n'y a pas un accord signé entre les parties en conflit,
04:31alors chacun l'interprète de sa manière.
04:33Et pourquoi ? Parce que tout simplement, chacun doit s'adresser à sa base militante.
04:37Donald Trump, il s'adresse à sa base militante, les passes d'Aran et Benjamin Netanyah aussi.
04:44Personnellement, je suis persuadé que le Liban est sacrifié dans ses accords.
04:47Donald Trump qui dit que l'accord de cesser le feu avec l'Iran ne concerne pas le Liban,
04:52mais qu'il va continuer à discuter justement du Liban avec Benjamin Netanyahou.
04:56C'est ce que dit ce soir la Maison Blanche, Benjamin Lewis.
04:59On a du mal à comprendre justement l'influence qu'a aujourd'hui le président américain sur le Premier ministre
05:04israélien.
05:06En tout cas, j'ai l'impression qu'il a eu une influence en négatif, si on se base sur
05:11ce qui se passe aujourd'hui.
05:12Parce que, pour prolonger ce que disait Christian Chénault, ce qui s'est passé cette nuit,
05:16c'est que Donald Trump a prévenu Benjamin Netanyahou au tout dernier moment.
05:20moins d'une heure avant d'annoncer le cessez-le-feu.
05:23Donc, il l'a mis devant le fait accompli.
05:25Il y a quand même de grandes chances, sans aller trop dans l'interprétation,
05:28que ce déchaînement israélien sur le Liban cet après-midi
05:31soit justement dû à une sorte de réaction à ça et de montrer
05:35« Non, non, nous, on va faire tout ce que l'on peut
05:37pour déjà effectivement déchaîner l'enfer tant qu'on peut encore le faire
05:41et essayer de faire pression pour que,
05:44sachant qu'il y a cette ambiguïté et ce flou autour de ces pseudo-textes,
05:50je crois même qu'il y a une différence de traduction entre le persan et le farsi. »
05:55Là, vous parlez de quoi ? Vous parlez des dix conditions iraniennes.
05:58Ça, c'est la préparation de l'ordre de jour.
06:01Exact, de vendredi.
06:02De la part des Américains, il y a quinze conditions.
06:05De la part des Iraniens, il y a dix conditions.
06:08Là, on ne parle pas de ça.
06:09Moi, je parle de cesser le feu, l'accord sur le cesser le feu.
06:13Il y a un accord.
06:14L'accord, c'est quoi ?
06:15C'est l'ouverture immédiate du détroit d'Hormoz
06:19et l'arrêt immédiate de toutes les frappes.
06:22Et les Iraniens ajoutent l'arrêt immédiate de toutes les frappes.
06:27Également au Liban, les Israéliens, ils nous disent
06:29« Non, ça ne fait pas partie de l'accord sur le cesser le feu. »
06:32Et donc, rien de tout ça ne se passe quand on regarde ce qui s'est produit cet après-midi.
06:37Le détroit d'Hormoz, personne ne sait vraiment s'il est rouvert, entre guillemets.
06:42Les frappes israéliennes sur le Liban continuent.
06:44Et il y a même eu, apparemment, encore des frappes sur certains lieux du Golfe.
06:48Donc, en gros, tout est flou.
06:50On est dans une zone grise.
06:51Et la réponse israélienne, sans doute, profite de cet état de fait.
06:56Et Christian Chénaud, Israël dit aussi,
06:59Benyamin Netanyahou dit aussi qu'Israël a le doigt sur la gâchette
07:01et est prêt aussi à reprendre le combat contre l'Iran.
07:03Oui, c'est ce que disent aussi les gardiens de la Révolution,
07:05qui ont aussi le doigt sur la gâchette.
07:06Alors, ce qui va être intéressant, c'est le timing.
07:08Jusqu'à vendredi, on dit que GDVN serait samedi à Islamabad.
07:13Au Pakistan pour les négociations.
07:14C'est à ce moment-là, peut-être qu'on va voir un peu plus clair
07:16sur les termes de la négociation, comment ça s'organise, etc.
07:21Et là, on est mercredi, donc il reste deux jours, un petit peu.
07:26Donc, peut-être, effectivement, avec des combats, des frappes.
07:30Là, les Iraniens disent, effectivement,
07:32nous, on va aussi punir les Israéliens pour Beyrouth
07:34et on peut frapper aussi.
07:35Donc, on est encore dans une zone grise
07:37où, effectivement, le cessez-le-feu n'a pas cristallisé complètement sur le terrain.
07:41Et on l'a dit, chaque acteur essaie de tirer la couverture.
07:43À partir du moment où les discussions, les négociations vont vraiment commencer,
07:48enfin, physiquement, avec les caméras de télévision, etc.
07:52On verra, là, effectivement, où on en est.
07:54Et, effectivement, si c'est étonnable ou pas.
07:56Parce que les Iraniens disent aussi,
07:58si on continue à se battre un peu partout,
08:00à quoi ça sert de négocier ?
08:01Elisabeth Pinot, on a entendu ce matin Emmanuel Macron
08:04espérer, eh bien, que le Liban soit épargné.
08:07Ce ne sont pas exactement ses termes,
08:08mais en clair qu'il soit inclus dans cet accord de cessez-le-feu.
08:12Le Liban, lui-même, appelle, le Premier ministre libanais,
08:15on appelle aux amis du Liban, dont la France.
08:18Que peut faire la France, aujourd'hui ?
08:20En tout cas, oui, la journée a vraiment été pleine de rebondissements.
08:24Emmanuel Macron avait prévu ce Conseil de défense dès ce matin.
08:27Enfin, il l'avait annoncé hier soir,
08:29sachant que Donald Trump allait faire des annonces dans la nuit.
08:32Et, en effet, ce matin, il disait d'espérer que le Liban serait inclus dans le cessez-le-feu.
08:36Et force est de constater que le feu n'a pas cessé au Liban, l'ancien protectorat français.
08:44Le Quai d'Orsay prépare une réponse ce soir face à tout ce qui s'est passé.
08:47Il y a ce bilan quand même extrêmement lourd.
08:49On avait 112 morts, mais il y a d'autres bilans qui parlent de 200, peut-être 300 morts.
08:54Depuis le 2 mars, c'est plus de 1500 morts, selon les autorités libanaises.
08:58Au Liban, 130 enfants, une centaine de femmes.
09:01Enfin, c'est vraiment des chiffres accablants.
09:03Et, bien sûr, que le Liban est un pays cher à la France depuis toujours.
09:11Et ce sera, évidemment, un sujet de discussion entre le Président et le Pape Léon,
09:17qu'il voit vendredi matin au Vatican.
09:21Le Pape était allé au Liban en décembre.
09:24Ce sera un des sujets.
09:26Lancez des appels.
09:28Le Vatican et la France sont des amis du Liban et peuvent lancer des appels.
09:33Mais, pour l'instant, force est de constater que ça n'a pas donné grand-chose.
09:36Déplacement d'Emmanuel Macron, effectivement, vendredi au Vatican.
09:40Sylvain Courage, sur cette situation, sur cette trêve aussi,
09:44qu'on a parlé du Liban, mais de toute façon fragilisée.
09:47On a vu aujourd'hui qu'il y avait des attaques de drones d'un côté,
09:51ou en tout cas des attaques supposées de drones.
09:53La trêve, elle est fragile.
09:54Oui, c'est le Premier ministre pakistanais qui, je crois, dans un premier temps,
09:57a dit que le Liban était inclus dans le deal.
10:01En vérité, il n'en est rien.
10:03Là, chacun a pu clamer victoire.
10:04Donc, c'est la partie la plus facile.
10:07Puisque Donald Trump a dit, bon voilà, mes objectifs sont remplis.
10:11Finalement, je n'écraserai pas une civilisation.
10:13Donc, embrassons-nous, Folleville, tout va bien.
10:15Et puis, les Iraniens, eux, ils avaient posé leurs dix conditions.
10:18On peut écouter, quand même, avant de vous laisser continuer.
10:19Ils ont pu dire qu'ils avaient obtenu quelque chose.
10:21On peut écouter Pitexet, le ministre américain de la Défense,
10:24justement sur cette victoire revendiquée par les Etats-Unis.
10:29L'Iran nous a demandé à genoux de cesser le feu.
10:34Et ce matin, en effet, c'est un grand jour pour la paix dans le monde.
10:38L'opération Führer Épique était une opération et une victoire
10:45de A à Z sur le champ de bataille.
10:49Voilà ce que vous disiez, Sylvain.
10:50Courage, la victoire revendiquée.
10:52Puis avec cette phrase, en plus, voilà, l'Iran nous a supplié,
10:54nous a mis à genoux pour nous demander la traite.
10:56C'est cette communication-là qui est importante.
10:58On a l'impression que les dix points iraniens de Donald Trump
11:01fait mine de ne pas les connaître.
11:02Il n'y en a absolument aucun qui semble acceptable
11:05par les Etats-Unis en l'État.
11:06Donc, on va rentrer vraiment dans le concret.
11:09Des négociations de paix, c'est effectivement une mise en scène.
11:12Des négociateurs, un ordre du jour.
11:14Et tant qu'on n'aura pas ça, ça va être difficile
11:16de pronostiquer la réalité de l'avancement de la paix.
11:22Christian Chélo, Adèle Bakouane, je vous redonne la parole
11:24juste dans un instant, on parlait des revendications américains et iraniens.
11:27Dix-ous-les-deux, on a gagné, clairement.
11:28Oui, on a tous gagné, mais surtout pour les négociations.
11:30Ce qui est notable et ce qui est nouveau,
11:32c'est qu'avant, on négociait entre américains et iraniens
11:35uniquement sur le dossier du nucléaire.
11:37Aujourd'hui, et après cette guerre, on va négocier sur tout.
11:40C'est-à-dire, les normous, le nucléaire, le balistique,
11:44la présence américaine, de l'argent, des compensations.
11:49La fin des sanctions.
11:50La fin des sanctions, peut-être aussi sur le Libor.
11:52Donc là, on n'est pas du tout dans la même...
11:53On n'est pas le 27 février, les dernières négociations,
11:56c'était sur le nucléaire.
11:57Là, on est sur un agenda beaucoup plus large,
12:00donc beaucoup plus compliqué.
12:01Adèle Bakouane.
12:02Oui, absolument, vous avez raison.
12:04On a douze agendas radicalement opposés.
12:06On a des conditions, j'appelle, impossibles.
12:09Si jamais les Iraniens acceptent les quinze conditions américaines,
12:13c'est la capitulation totale.
12:14Si jamais les Américains acceptent les dix conditions iraniennes,
12:18c'est la capitulation totale de Donald Trump.
12:20Seulement, il y a douze éléments très importants à prendre en compte.
12:23Le premier, lorsqu'on fait une guerre,
12:26aussi totale et radicale,
12:28de quarante jours,
12:29on est en guerre depuis quarante jours,
12:31et à la fin de quarante jours,
12:33vous avez les douze acteurs qui proclament officiellement la victoire.
12:37C'est que la guerre est finie.
12:38Les Américains, le premier qui a proclamé son matin,
12:41dès qu'il s'est réveillé,
12:42ce n'est pas le ministère des guerres,
12:44c'est Donald Trump lui-même, dans deux messages.
12:46Il a proclamé la fin de cette guerre
12:48parce que nous avons atteint la totalité,
12:51il dit bien, la totalité de nos objectifs,
12:54mais au-delà même.
12:55Et en même temps, vous avez les Pazdaran
12:57qui proclament officiellement
12:59la victoire totale contre l'istigbar al-alami,
13:03c'est-à-dire l'arrogance internationale
13:05qui est incarnée par Donald Trump.
13:07Et donc, une fois qu'on a dit ça,
13:09c'est très bien, on s'adresse à nos bases sociologiques,
13:11nos populations.
13:12Mais après, vous avez douze acteurs,
13:14les Américains et les Iraniens.
13:16Les Américains n'ont jamais été aussi seuls.
13:21Personne n'était là pour les aider.
13:23Aucun pays européen,
13:24même les pays les plus proches,
13:25par exemple comme l'Italie,
13:26personne n'a accepté de les aider.
13:29Et même les pays du Golfe,
13:31pourquoi il a dit à Mohamed Bulsalman,
13:33pardonnez-moi pour l'exprimer,
13:35il a laissé son expérience.
13:36Il n'a même pas les bords.
13:38Je ne vais pas racheter jusqu'au bout.
13:40Pourquoi il l'a considéré comme ça ?
13:41Parce qu'officiellement,
13:42il a demandé aux Saoudiens,
13:44à tout le monde,
13:46aux pays golfiens,
13:47même à l'Égypte,
13:47d'intervenir.
13:48Personne n'est intervenu.
13:50Autrement dit,
13:51Donald Trump est abandonné
13:52et isolé par ses amis les plus proches.
13:55Et ensuite,
13:55vous avez les gardiens,
13:56vous avez l'Iran.
13:57L'Iran également n'a jamais été aussi isolé.
14:01Ni la Chine.
14:03Attendez, attendez.
14:04Officiellement,
14:05personne n'est entré dans cette guerre-là
14:06pour aider.
14:07Officiellement.
14:08Ni la Russie, ni la Chine.
14:09Alors, je voulais dire.
14:09Je vais conclure immédiatement.
14:11Allez-y, Adem Bakar.
14:12Comment on t'en va ?
14:13Les doulas,
14:14ils ont proclamé la victoire.
14:15Les doulas,
14:16ils n'étaient jamais aussi isolés.
14:18Et les doulas,
14:19ils ont structurellement besoin d'un accord.
14:22D'un accord, c'est-à-dire quoi ?
14:23D'un accord,
14:24ce n'est pas dans deux semaines.
14:25L'ultimatum de Donald Trump,
14:26c'est dans deux semaines.
14:27Mais en réalité,
14:28la négociation va...
14:30Le processus de la négociation
14:31va se prolonger.
14:32La dernière fois où on a signé la négociation,
14:34ça a duré 20 mois
14:35pour conclure un accord.
14:37Ils ont de l'intérêt,
14:38tous les deux,
14:38pour faire durer cette négociation.
14:42Benjamin Louis.
14:42C'est très important ce que vous avez dit.
14:44Le fait que les États-Unis,
14:45aujourd'hui,
14:46quand Donald Trump et Pete Excess
14:49prétendent qu'ils ont atteint
14:50tous les objectifs
14:51qu'ils ont même dépassés,
14:52mais ça ne résiste pas du tout
14:54à l'examen des faits.
14:55Au fond, aujourd'hui,
14:56plus personne n'a envie
14:57de s'engouffrer dans quoi que ce soit
14:58avec les États-Unis
14:58parce qu'ils voient bien
14:59comment ça termine.
15:01Le détroit d'Hormuz,
15:02est-ce qu'il est rouvert ?
15:03Non, pas vraiment.
15:04Rappelons quand même
15:04qu'il était ouvert il y a quelques semaines
15:06avant que les États-Unis
15:07ne démarrent cette guerre.
15:09Donc, au fond,
15:10même si en plus,
15:11ce n'est pas vrai,
15:12mais venir se féliciter
15:13qu'en gros,
15:14on a mis le feu à notre maison
15:15et on a appelé les pompiers
15:16pour pouvoir l'éteindre,
15:17c'est complètement idiot.
15:20Et puis, sur le nucléaire,
15:21alors effectivement,
15:22il va falloir que Donald Trump,
15:24qui n'arrête pas
15:24de se comparer aux autres,
15:26ressorte avec quelque chose
15:27de plus solide
15:28que ce qui avait été voté en 2015,
15:29dont lui-même est sorti.
15:30Donc, c'est d'une absurdité totale.
15:33Il va falloir qu'il dépasse
15:34l'accord nucléaire
15:35qui était relativement bon,
15:37qui garantissait, a priori,
15:38que l'Iran n'atteigne jamais la bombe.
15:40Il va falloir qu'il ressorte
15:41avec quelque chose de meilleur,
15:43alors que l'Iran ressort,
15:45et c'est vrai, sur ça,
15:46on ne peut pas leur donner tort,
15:47ils ressortent renforcés
15:49de ces quelques semaines de guerre.
15:52Pas sur les infrastructures militaires,
15:54bien entendu,
15:54mais là, les bateaux
15:55qui vont traverser les Trois-Dormous
15:57vont payer des péages
15:59et ils vont les payer
16:00en monnaie chinoise.
16:01Enfin, c'est quand même...
16:03Les gardiens de la révolution
16:04vont se faire de l'argent
16:05durant ces deux prochaines semaines.
16:06C'est absurde.
16:07Christian Cheneau.
16:08Sur l'Iran,
16:09effectivement, l'Iran est seul,
16:11mais ils ont encore
16:12quelques plus d'alliés.
16:13On a dit, on a parlé des Chinois,
16:14des Russes en sous-main.
16:15Alors, évidemment,
16:16ce n'est pas forcément officiel.
16:17La Russie a fourni des satellites.
16:19Il y a eu un veto
16:20avant-hier
16:21au Conseil de sécurité
16:22russe et chinois
16:23pour éviter
16:25d'employer la force
16:26sur les Trois-Dormous.
16:27Ils ont quand même
16:27le Hezbollah qui s'est réveillé,
16:29on ne s'y attendait pas trop.
16:29On pensait que le Hezbollah
16:30avait été vraiment affaibli
16:32par la guerre par Israël.
16:34Donc là, il ressort
16:35avec beaucoup d'armes, apparemment.
16:36Vous avez les outils
16:37qui, effectivement,
16:38sont un peu tapis dans l'ombre,
16:39ont lancé
16:40quelques missiles vers Israël,
16:42mais qui peuvent aussi ressurgir.
16:43Et puis, vous avez l'Irak malgré tout.
16:45Le voisin,
16:46le grand voisin arabe de l'Iran
16:48où vous avez les ministres chiites
16:49qui ont quand même forcé
16:51l'OTAN à partir de l'Irak
16:52qui harcèlent les Américains
16:55y compris dans la zone verte
16:56dans leurs ambassades
16:56et les Américains sont terrés
16:58dans leurs bunkers.
17:00Donc voilà,
17:00il y a un environnement.
17:02Oui, l'Iran est seul.
17:03Les Américains sont seuls.
17:04Mais l'Iran joue à domicile.
17:06Ce n'est pas le cas.
17:07À propos de l'Iran,
17:08je vous donne la parole
17:09à Dalbakawan.
17:09Un mot encore, Christian,
17:10sur l'Iran.
17:10Les Iraniens, eux,
17:11le peuple iranien,
17:12la population,
17:13ce sont les grands perdants
17:14de tout ça ?
17:16Le changement de régime ?
17:17On a complètement oublié
17:19le changement de régime.
17:20Ça, c'était au début.
17:21Ça, on n'oublie pas.
17:22Et puis, c'est vrai,
17:22ce qu'on constate,
17:23c'est qu'avec la décapitation
17:25du guide,
17:25on a une république islamique
17:27et de moins en moins islamique
17:28et de plus en plus gardien
17:29de la révolution,
17:30une dictature militaire
17:31avec une poigne de fer
17:32très forte.
17:34Et puis, vous avez malgré tout,
17:35parce que tous les Iraniens
17:37qu'ils soient d'opposition
17:37ou qui soutiennent le régime
17:39sont soulagés
17:40d'avoir un cessez-le-feu
17:41même s'il est fragile
17:42et qu'il y ait moins de bombes
17:42qui doivent tomber dessus.
17:44Donc, après,
17:44on verra ce qui va se passer.
17:45Mais il peut y avoir
17:46encore une vague de répression
17:49sur les Iraniens
17:50parce qu'ils veulent accélérer,
17:51par exemple,
17:52les condamnations à mort.
17:53Adel Bakar.
17:53Juste rapidement,
17:54un mot sur l'Iran
17:56qui n'a jamais été seul,
17:57mais vous avez absolument raison.
17:58Les Chinois,
17:59les Russes,
18:01les milices irakiennes,
18:03les Libanaises,
18:04même les Yémanites
18:05ont aidé l'Iran.
18:06Mais tout ça,
18:07c'est des aides à la marche.
18:08Par exemple,
18:09la Russie n'a jamais manifesté
18:11son entrée en guerre
18:13aux côtés des Iraniens.
18:15Mais ils ne voulaient pas,
18:16ils ne veulent pas,
18:16ils ne veulent pas.
18:17Non, mais je voulais dire,
18:19l'Iran est seul.
18:20Et ensuite,
18:21la France,
18:21bien évidemment,
18:22la France d'Allemagne
18:22et les autres pays ici,
18:23les autres pays arabes,
18:24par exemple,
18:25ou Qatar,
18:26vous avez des bases militaires
18:27américaines,
18:27ou un Arabie saoudite,
18:28etc.
18:29Ils ont aidé,
18:29mais personne n'est entré
18:31dans la guerre officiellement
18:32pour aider les Américains.
18:33Personne n'est entré
18:34dans la guerre officiellement
18:35pour aider autant qu'État,
18:37pour aider les Iraniens.
18:38Donc, étatiquement,
18:39ils sont seul.
18:39Mais en termes des miliciens,
18:42vous avez absolument raison.
18:43Mais ces miliciens,
18:44ces miliciens,
18:44ils sont assiégés.
18:45Par exemple,
18:46le Hezbollah est entré
18:46dans cette guerre-là.
18:47Parlez bien dans le micro,
18:48Adel Bakouane.
18:49Oui, le Hezbollah est entré
18:52dans cette guerre,
18:53mais le Hezbollah est entré
18:54dans cette guerre
18:54contre son pays,
18:56contre le Liban,
18:57contre l'État libanais.
18:58Autrement dit,
18:59vous avez,
19:01les organisations miliciennes
19:02irakiens sont entrées
19:03en guerre,
19:03mais contre l'autorité
19:05d'un Premier ministre
19:05qui rejette totalement.
19:08Même le Hamas,
19:09vous avez le Hamas
19:10pour la première fois,
19:11le Hamas a refusé
19:12catégoriquement
19:13d'entrer dans cette guerre
19:14aux côtés des Iraniens
19:17contre Israël et les Américains.
19:18Au contraire,
19:19le Hamas a demandé
19:20aux Iraniens
19:21à ne pas frapper
19:22les pays frères arabes.
19:24C'est quelque chose
19:25quand même extraordinaire.
19:26Je voudrais qu'on en revienne
19:26aux négociations
19:27qui vont débuter
19:28en fin de semaine,
19:29on l'a dit,
19:29au Pakistan,
19:30à Islamabad,
19:31la Maison Blanche
19:31qui annonce ce soir,
19:32on l'évoquait tout à l'heure,
19:33Christian Cheneau,
19:34qu'une délégation américaine
19:35emmenée par le vice-président
19:36Gillyvans
19:36s'y rendra
19:37pour des discussions samedi.
19:39Sylvain Courage
19:39n'est pas anodin
19:40que ce soit Gillyvans,
19:41sans doute le moins
19:41vatanguerre
19:42de l'administration Trump
19:43qui a été choisie.
19:44Oui, alors peut-être
19:45que c'est une garantie
19:46qui va essayer réellement
19:47de négocier la paix
19:49parce qu'effectivement
19:50il était réservé au départ,
19:51ça ne fait pas partie
19:51des vatanguerres
19:52dans l'environnement
19:53de Trump.
19:53C'est peu vu
19:54avant les premiers jours
19:55du conflit.
19:56C'est un rôle ingrat,
19:56je crois que Donald Trump
19:57s'est un peu moqué de lui
19:58dans la journée
19:59en disant
19:59« c'est lui qui est responsable,
20:01maintenant je saurai
20:01à qui m'en prendre ».
20:02Donc il le sacrifie un peu
20:04aussi en l'envoyant
20:06sur ce combat difficile,
20:08sur cette négociation
20:09qui s'annonce quand même
20:09très très complexe.
20:11Voilà, donc on peut aussi
20:12s'inquiéter que ce soit
20:13Gillyvans,
20:14ce n'est pas la partie
20:15la plus dure
20:16de l'entourage de Trump
20:18qui aille négocier
20:19parce que quelle valeur
20:20ça va avoir ?
20:21Est-ce que Trump
20:22pourrait peut-être
20:23le lâcher à un moment donné ?
20:24C'est une victoire diplomatique
20:25pour le Pakistan
20:25d'organiser ces négociations
20:27ou pas, Christian Chenin ?
20:28Oui, parce qu'effectivement
20:29le Pakistan qui avait
20:30plutôt mauvaise réputation
20:31avec Al-Qaïda,
20:33les djihadistes,
20:34etc.,
20:34qui était quand même
20:35un pays un petit peu gris,
20:37là évidemment
20:38ils profitent de leur situation
20:39à la fois très proche
20:41des Iraniens
20:41parce qu'ils partagent
20:42une frontière commune,
20:44il y a beaucoup de chiites
20:44aussi au Pakistan,
20:46vous avez le Pakistan
20:47qui est proche
20:47de l'Arabie saoudite,
20:48ils ont signé
20:48un accord de défense,
20:50c'est une puissance nucléaire
20:51et puis c'est une puissance
20:52qui parle aux Américains
20:54donc forcément
20:55ils peuvent jouer leur rôle
20:56d'entendre plus que
20:56les pays du Golfe
20:57sont un peu
20:59les indents de la farce
20:59entre guillemets
21:00parce qu'eux
21:01ils sont en retrait,
21:02ils avaient joué
21:03des médiations
21:04mais aujourd'hui
21:04on sent qu'ils sont divisés,
21:05il y a plusieurs pays du Golfe
21:07entre l'Arabie saoudite
21:08qui a les pieds sur les freins,
21:09les Émirats
21:10qui sont plutôt belliqueux,
21:12le Qatar
21:12qui se retirait du conflit
21:13et Oman
21:14qui joue encore des médiations
21:15et le Koweït
21:16qui se prend tous les jours
21:17des missiles sur la tête.
21:18Donc on a
21:19des pays du Golfe
21:20complètement atomisés
21:21et plutôt
21:21sur la même longueur d'onde
21:22ce qui profite d'ailleurs à l'Iran
21:23parce qu'en face d'eux
21:25ils ont des gens divisés
21:26donc pour le Pakistan
21:27oui c'est une vraie victoire diplomatique.
21:29Et la Suisse
21:29dans tout cela
21:30Benjamin Louis
21:30s'en souvient
21:31qu'elle avait accueilli
21:32les négociations
21:33avant la guerre
21:34elle est hors jeu désormais ?
21:35C'est pas qu'elle est hors jeu
21:36est-ce qu'elle était vraiment dans le jeu ?
21:37Elle était dans le jeu
21:38d'une manière
21:38qui est souvent assez peu comprise
21:40sur les plateaux français.
21:42La Suisse avait le mandat
21:44de puissance protectrice
21:45des intérêts américains
21:46en Iran.
21:47Elle assurait la liaison
21:49technique
21:50diplomatique
21:50entre Washington
21:51et Téhéran.
21:53C'est pas vraiment
21:54un rôle diplomatique
21:56au sens où on pourrait
21:57l'entendre ici
21:57dans des négociations.
21:59Ensuite
21:59Genève a été la plateforme
22:01d'accueil
22:01de négociations
22:02qui était organisée
22:03par le sultanat d'Oman
22:04entre l'Iran
22:06et les Etats-Unis.
22:07Encore une fois
22:07
22:09la Suisse
22:10prête de bons offices
22:11et donc
22:11le mandat
22:12de puissance protectrice
22:13existe toujours
22:14mais pour l'instant
22:15tout le personnel
22:16de l'ambassade suisse
22:17à Téhéran
22:18est rentré à Berne
22:19parce qu'ils ont dû évacuer
22:20pour des questions
22:21purement de sécurité.
22:21Il n'y a pas de bunker
22:22sous l'ambassade suisse
22:23voilà on l'a aussi découvert
22:24nous aussi
22:24et donc ils ont dû rentrer
22:26à la capitale
22:27par contre
22:28il y a les possibilités
22:29il y a la capacité technique
22:30d'assurer toujours
22:31la transmission
22:32des messages
22:32entre les deux
22:33les deux capitales.
22:34Ça continue
22:35mais encore une fois
22:36là on est dans des
22:37négociations de guerre
22:39donc
22:39ce mécanisme là
22:42n'est pas en fait
22:43forcément pertinent
22:44il s'agit
22:45en temps normal
22:46d'assurer les intérêts
22:47consulaires
22:48toutes les questions
22:48de communication
22:50un petit peu plus classique
22:51donc non
22:52on ne peut pas dire
22:53que la Suisse
22:53est hors jeu
22:54la Suisse
22:55pour l'instant
22:55n'est pas
22:56dans le
22:58comment dire
22:58le jeu des négociations
22:59d'urgence
23:01ça ne veut pas dire
23:02qu'il n'y aura peut-être
23:02pas un futur round
23:04de négociations
23:05qui se tiendra
23:06à Genève
23:06ou ailleurs
23:07j'en sais rien
23:07Elisabeth Pinot
23:08quand c'était en Suisse
23:09Emmanuel Macron
23:10avait l'espoir
23:11de pouvoir
23:12jouer sa partie
23:13on va dire
23:14ou avoir un quelconque rôle
23:15dans ses négociations
23:15là au Pakistan
23:16ça va être plus compliqué
23:17Ah oui
23:18il est clairement en jeu
23:21la Suisse
23:21est hors jeu
23:22pour l'instant
23:22les Nations Unies aussi
23:24bien entendu
23:26depuis que
23:27deux
23:28je veux dire
23:29la Russie
23:29et les Etats-Unis
23:32font exactement
23:32ce qui leur plaît
23:33c'était des forces
23:34de
23:36permanents
23:36enfin des puissances
23:37permanentes
23:38au conseil de sécurité
23:38bon voilà
23:39il n'y a plus vraiment
23:40de droit international
23:41donc la France
23:41fait ce qu'elle peut
23:43personne n'entre en guerre
23:44vous l'avez dit
23:44mais enfin
23:45tout le monde subit
23:46quand même cette guerre
23:46ne serait-ce que
23:47sur le plan énergétique
23:48donc tout le monde
23:49est obligé de s'en mêler
23:50de toute façon
23:52et le droit d'Armousse
23:53par exemple
23:53et Macron essaye
23:55de faire des propositions
23:56par exemple
23:56alors il disait
23:57que quand il y aura
23:57un cessez-le-feu
23:58mais est-ce vraiment le cas
23:59on y reviendra
23:59dans les prochaines minutes
24:00on va consacrer
24:01on va consacrer
24:02une partie de l'émission
24:03voilà c'est les propositions
24:04qu'il essaye de faire
24:05au niveau européen
24:06ou au niveau
24:07d'une coalition
24:09et la France
24:10il essaye encore
24:11d'être à l'initiative
24:12dans ce cas-là
24:13mais c'est vrai
24:13que sur les négociations
24:14pures et dures
24:15la France est absente
24:16ça je crois
24:16juste en paier
24:17une petite chose
24:17c'est mon rôle d'Elvette
24:18à cette table
24:20généralement
24:20quand on dit
24:21que les Nations Unies
24:22sont hors jeu
24:23les Nations Unies
24:23ne sont pas totalement hors jeu
24:24je ne suis pas d'accord
24:25avec ça
24:25politiquement bien entendu
24:27Antonio Guterres
24:28est allé au Liban
24:29dans l'indifférence générale
24:30non pas dans l'indifférence générale
24:32ça c'est pas vrai
24:32et puis de dire que
24:34oui politiquement
24:35bien entendu
24:35on le répète tout le temps
24:36le conseil de sécurité
24:37est bloqué
24:38l'utilatéralisme
24:38il y a quand même eu
24:40un vote au conseil de sécurité
24:41sur le détroit d'Hormuz
24:42et ça permet de voir
24:43quelles sont les positions
24:44des états
24:44sur lesquelles parfois
24:45notamment la France
24:46ne se vante pas beaucoup
24:48et puis juste une chose
24:49sur la question humanitaire
24:50les seuls à nous en parler
24:51c'est les Nations Unies
24:52qui nous parle
24:53des 1,2 millions
24:54de déplacés
24:55en ce moment au Liban
24:56c'est les Nations Unies
24:57c'est la coordination humanitaire
24:58c'est Ocha
24:58c'est eux
24:59et c'est le commissariat
25:01aux droits de l'homme
25:01qui font des alertes
25:03sur ces choses là
25:04qui sont aussi entendus
25:05le HCR est le seul à dire
25:06que en ce moment
25:07le Liban est la crise humanitaire
25:09la plus violente
25:11et qui augmente
25:11le plus rapidement sur Terre
25:12plus encore que Gaza
25:13c'est dire
25:14donc encore une fois
25:15il y a quand même
25:15un rôle d'alerte
25:16qui est important
25:16si les Nations Unies
25:17n'étaient pas là
25:17personne n'en parlerait
25:19on va parler du détroit d'Hormuz
25:20dans les prochaines minutes
25:21je vous le disais
25:22un mot encore
25:22sur ces négociations
25:23quelles vont être
25:24les priorités
25:26Adèle Bakawan
25:26est-ce que c'est sur l'uranium
25:28est-ce que c'est sur autre chose
25:29tout est prioritaire
25:30mais la priorité
25:31de toutes les priorités
25:32n'est pas désormais
25:35les 440 kilos
25:36n'est pas le balistique
25:38c'est l'eau détroit d'Hormuz
25:39Donald Trump l'a réaffirme
25:39nous n'avons pas d'enrichissement
25:41durant l'homme
25:41il n'en aura pas
25:42oui mais c'est pas ça
25:43c'est l'eau détroit d'Hormuz
25:44les Iraniens nous disent
25:45nous n'avons pas
25:46la bombe atomique
25:47mais nous avons
25:47la bombe économique
25:48la bombe atomique
25:50pourrait frapper
25:51l'Irak
25:53Israël etc
25:54mais la bombe économique
25:56frappe le monde entier
25:57et donc pour Donald Trump
25:58il a bien saisi
25:59il y a un mot
26:00qui revient régulièrement
26:01dans le discours
26:02depuis hier soir
26:03le discours de Donald Trump
26:05c'est le passage
26:06de la capitulation
26:07à la coopération
26:09à la coopération
26:10avec les Iraniens
26:11nous allons coopérer
26:12avec l'Iran
26:13pour gérer
26:14le problème balistique
26:15le problème atomique
26:16et surtout
26:17l'eau détroit d'Hormuz
26:18et ça
26:19c'est un changement
26:20majeur
26:20en Donald Trump
26:21isolé par rapport
26:22aux golfiens
26:23par rapport aux européens
26:24et même par rapport
26:25aux premiers ministres
26:26israéliens
26:26souvent on dit
26:28ah mais il y a
26:28une coordination parfaite
26:30entre Benjamin Netanyahou
26:31et Donald Trump
26:32c'est pas vrai
26:32sur la Syrie
26:33ils sont pas d'accord
26:34sur le Yémen
26:34les Houthis
26:35ils sont pas d'accord
26:37sur Rajab Tayyip Erdogan
26:38ils sont pas d'accord
26:39sur le Hamas
26:40ils étaient pas d'accord
26:41il y a des désaccords partout
26:42et désormais je pense
26:44il y a un vrai
26:45des désaccords
26:45sur l'Iran
26:46Christian Chélo
26:47tout à l'heure
26:48Adel Bakawan disait
26:49les Etats-Unis
26:50espèrent que ces négociations
26:51vont durer et durer encore
26:53quel est leur intérêt
26:55des Américains
26:55des Américains
26:56bah non de toute façon
26:57ça va être compliqué
26:58comme tout va être sur la table
27:00entre le balistique
27:01le Détradormus
27:02on va pas régler ça
27:02en deux semaines
27:03là c'est des semaines
27:05de négociations
27:05on l'a rappelé
27:06l'accord de Vienne
27:07qui était que sur le nucléaire
27:08ça a duré deux ans
27:09donc là
27:11on est là
27:12mais moi je crois qu'au fond
27:13finalement ce que veulent
27:14au-delà de tous les agendas
27:15des plans en 15 points
27:1610 points
27:17je pense que ce que veulent
27:19les gens du régime iranien
27:20c'est une forme de reconnaissance
27:21des Américains
27:22une sorte de sanctuarisation
27:23du régime
27:24on l'a dit
27:24ça fait 47 ans
27:25qu'ils sont en guerre
27:26avec les Américains
27:26guerre larvée ou pas
27:28et ils veulent être reconnus
27:29comme un régime
27:31j'allais dire normal
27:32et donc c'est une sorte
27:33voilà
27:34de consécration pour eux
27:35de pouvoir négocier
27:36seul
27:37face à face
27:38avec la première puissance
27:39au monde
27:39et voilà
27:40donc c'est pour ça
27:41que ça va être compliqué
27:41ça va durer
27:42il y aura certainement
27:43des interférences
27:43peut-être des Israéliens
27:45peut-être des gens du Golfe
27:46mais c'est ça en fait
27:47au fond
27:48on joue
27:48on l'a dit
27:49c'était une crise existentielle
27:51pour la république islamique
27:52je pense que là
27:52elle joue un peu
27:53sa consécration
27:54Sylvain Courage
27:54oui et d'ailleurs
27:55on voit que Donald Trump
27:56s'apprête à utiliser
27:57l'économie
27:58comme justement
27:59un levier
28:00pour essayer de faire
28:02revenir l'Iran
28:03dans le concert des nations
28:04dans l'économie mondiale
28:06en faisant des affaires
28:07c'est ce qu'il préfère lui
28:08en général
28:09il préfère ça à la guerre
28:10d'ailleurs en principe
28:11et donc on voit très bien
28:12que la question des sanctions
28:13peut être
28:14une vraie monnaie d'échange
28:17éventuellement
28:17contre un accord nucléaire
28:18et les Iraniens
28:19ont des arguments
28:21je vous rappelle
28:21qu'il y avait quand même
28:22100 Boeing
28:22qui avaient été signés
28:24en 2015
28:24vous avez les anciennes
28:26usines Ford
28:27et Chrysler
28:27qui étaient à Téhéran
28:28vous avez des terres rares
28:30vous avez du pétrole
28:30vous avez beaucoup
28:31de business à faire
28:32en un mot
28:33Benjamin-Louis
28:33non je disais simplement
28:34sur ce que disait Adèle
28:35tout à l'heure
28:35sur la question
28:36qu'il y avait l'arme
28:37économique
28:38mais malgré tout
28:39sur la question
28:39oui ils n'ont pas
28:40la bombe atomique
28:42mais il y a quand même
28:42ces 400 kilos
28:43d'uranium enrichis
28:45c'est énorme
28:46et ça ça va être
28:47un levier
28:47parce que honnêtement
28:48vous croyez franchement
28:49que les Iraniens vont dire
28:50oui oui venez les Américains
28:51prenez nos 400 kilos
28:52repartez avec
28:53déjà premièrement
28:54déplacez 400 kilos
28:56du rachet aujourd'hui
28:57on ira les chercher
28:57oui bien sûr
28:58on ira les chercher
28:59s'ils ne veulent pas
29:00nous les donner
29:00déjà premièrement
29:01la solution la plus viable
29:02ce serait de les diluer
29:03sur place
29:04il faudrait quand même
29:05que les Iraniens acceptent
29:06ce qui n'est pas du tout gagné
29:07ils avaient accepté
29:08le dernier deal
29:09le 27 février
29:10apparemment ils avaient accepté
29:11de diluer les 60%
29:13oui
29:13est-ce que ça aurait été fait
29:14sous surveillance américaine
29:15après on peut imaginer
29:17des mécanismes de surveillance
29:18et ça c'était en négociation
29:20voilà
29:20mais c'était le dernier
29:21allez déjà 20h33
29:22sur France Info
29:24la fin de la première partie
29:25de ces informés
29:25seconde partie
29:26dans un instant
29:27après l'info
29:34Emmanuel Langlois
29:34une nouvelle frappe israélienne
29:36a visé
29:37en début de soirée
29:38un quartier résidentiel
29:39de Beyrouth
29:40au Liban
29:40après une série de raids
29:42dans la journée
29:43les plus meurtriers
29:44menés par l'état hébreu
29:45depuis le début de la guerre
29:46ils ont fait 112 morts
29:48et plus de 800 blessés
29:49selon le ministère libanais
29:51de la santé
29:51l'ONU condamne fermement
29:53ses frappes
29:53le président du parlement iranien
29:55lui juge déraisonnable
29:57le cessez-le-feu
29:58en vigueur
29:58depuis la nuit dernière
30:00vu les violations
30:01dit-il observé
30:02quant aux Émirats
30:03ils estiment que l'Iran
30:04doit payer
30:05pour les dégâts
30:06et réparations
30:07de son côté
30:09Bahreïn
30:09à la suite de l'Irak
30:10annonce ce soir
30:11la réouverture
30:12de son espace aérien
30:13il était fermé
30:13depuis le début de la guerre
30:15il y a maintenant 40 jours
30:17après donc l'annonce
30:18de ce cessez-le-feu
30:19et puis conséquence
30:21de la guerre au Moyen-Orient
30:23le prix de référence du gaz
30:24lui va augmenter
30:25de plus de 15%
30:26à compter du 1er mai
30:28pour environ les 3 quarts
30:29des foyers français
30:29abonné au gaz
30:30ce qui représente
30:31un peu plus de 6 euros
30:32de plus
30:33sur la facture
30:34en moyenne par mois
30:35sur ce mercredi
30:36sur France Info
30:37Emmanuel Vargon
30:39la présidente
30:39de la commission
30:40de régulation
30:41de l'énergie
30:42la creux
30:42et puis au lendemain
30:43de la collision mortelle
30:45avec un TGV
30:46qui avait coûté la vie
30:46au conducteur du train
30:48et fait une quinzaine
30:48de blessés
30:49parmi les passagers
30:50à hauteur d'un passage
30:52à niveau
30:52dans le Pas-de-Calais
30:53et bien le chauffeur
30:54du poids lourd
30:54mis en cause
30:55est mis en examen
30:56ce soir
30:56il est poursuivi
30:58pour homicide routier
30:59il a été placé
31:00sous contrôle judiciaire
31:01quant à la ligne ferroviaire
31:02entre Lens et Béthune
31:04sur laquelle
31:05s'est déroulé l'accident
31:06et bien elle rouvrira
31:07dans 10 jours
31:07le 18 avril
31:09annonce la SNCF
31:10l'Assemblée
31:11adopte en première lecture
31:13la proposition de loi
31:14qui vise à créer
31:15une nouvelle région
31:16Alsace
31:17séparée du Grand Est
31:18la Lorraine
31:19et la Champagne-Ardenne
31:20depuis la réforme de 2015
31:22le texte doit maintenant
31:23être examiné
31:24par les sénateurs
31:25avant de revenir
31:26devant les députés
31:27enfin cette nouvelle soirée
31:29de gala
31:30au Parc des Princes
31:31le Paris Saint-Germain
31:32affronte tout à l'heure
31:33Liverpool
31:33en quart de finale
31:34allée de la Ligue
31:35des champions de football
31:36les Reds
31:37qui vont tenter
31:38de prendre leur revanche
31:39après leur élimination
31:40l'an dernier
31:40au tir au but
31:41match à 21h
31:45France Info
31:4620h
31:4721h
31:48France Info
31:49les informer
31:50Victor Mathe
31:52Avec du monde
31:53dans le studio
31:53de France Info
31:54Elisabeth Pinault
31:55grand reporter
31:56de l'agence Reuters
31:57correspondante pour Matignon
31:58et l'Elysée
31:59Christian Chénaud
32:00de la rédaction internationale
32:01de Radio France
32:02Adèle Bacawan
32:03directeur de l'Institut
32:04européen d'études
32:06sur le Moyen-Orient
32:06et l'Afrique du Nord
32:08Benjamin Louis
32:08correspondant pour la RTS
32:10c'est la radio télévision suisse
32:12et Sylvain Courage
32:13directeur adjoint
32:13de la rédaction
32:14du Nouvel Obs
32:15nous avons commencé
32:16à l'évoquer
32:17point central
32:18de cet accord
32:19de cessez-le-feu
32:20conclu la nuit dernière
32:21entre les Etats-Unis
32:22et l'Iran
32:22la réouverture
32:24du détroit d'Ormuz
32:25en jeu économique mondial
32:27et colossal
32:2720% du pétrole brut
32:29et du gaz
32:30qui transitent
32:30en temps normal
32:31par cette voie
32:32de premiers navires
32:33ont pu passer
32:34ce matin
32:35mais des centaines d'autres
32:36restent immobilisés
32:37dans le golfe
32:37800 bateaux
32:39toujours bloqués
32:40d'où cette question
32:40ce soir
32:41Adèle Bacawan
32:42est-ce qu'il est
32:42véritablement rouvert
32:43ce détroit d'Ormuz ?
32:44Non, ça prend du temps
32:45ça prend du temps
32:46déjà il y a plusieurs
32:49milliers
32:49c'est combien ?
32:50Je crois c'est 3000
32:51non ?
32:513000 bateaux
32:523000 bateaux
32:5220 000 marins
32:53Voilà, exactement
32:54c'est énorme
32:55c'est énorme
32:56il faut la coordination
32:57il faut l'organisation
32:59et il faut la co-gestion
33:00la co-gestion
33:01humano-iranienne
33:03tout ça
33:04ça prendra du temps
33:05pour le mettre en place
33:06quand on dit
33:07immédiatement
33:08immédiatement
33:08ça n'existe pas
33:09c'est un ensemble
33:10c'est très très complexe
33:11mais
33:12je suis persuadé
33:13que les Iraniens
33:15ont tout intérêt
33:16à passer rapidement
33:18à l'ouverture
33:18de cette
33:20détroit d'Ormuz
33:21aujourd'hui
33:22j'étais avec
33:22un spécialiste
33:23de ce domaine
33:24qui calculait
33:25parce que tout simplement
33:26pour le moment
33:26parce qu'il n'y a pas
33:27un accord
33:28sur la gestion
33:29de détroit d'Ormuz
33:30pour chaque bateau
33:31il y a environ
33:321 million
33:33à 2 millions de dollars
33:34alors
33:35chaque jour
33:37il y a
33:37125 bateaux
33:38qui passent
33:39et si vous calculez
33:40120 bateaux
33:41égales
33:43ou 125 bateaux
33:44égales
33:4412 millions de dollars
33:45je ne sais pas
33:46qui est fort
33:47en maths
33:47c'est 250 par jour
33:50et sur un mois
33:5130 jours
33:51ça fait quoi
33:52ça fait
33:53ça fait
33:54beaucoup
33:55ça fait
33:55quelques milliards
33:56ils ont énormément
33:57d'intérêt
33:58dans la réouverture
34:00de détroit
34:00je vais juste dire
34:01en deux mots
34:01sur ça
34:02les Nations Unies
34:03sont à l'oeuvre
34:03avec notamment
34:04l'organisation maritime internationale
34:05qui est en train de travailler
34:06sur le mécanisme
34:08pour réouvrir
34:09en tout cas
34:10réorganiser
34:10la circulation des bateaux
34:12donc là aussi
34:12les Nations Unies
34:13sont utiles
34:13bravo
34:14Benjamin Louis
34:14c'est la première fois
34:17que je vois quelqu'un
34:18qui défend
34:18les Nations Unies
34:19c'est très bien
34:19il faut défendre
34:21je fais ça gratuitement
34:24Christian Chénaud
34:25arme diplomatique
34:26et économique
34:27ce soir pour l'Iran
34:27qu'elle écarte en main
34:28je pense qu'elle va devenir
34:30effectivement économique
34:31et financière
34:31comme l'a dit Adel Bakawan
34:32maintenant il y a une forme
34:33de péage
34:33alors ça va de 50 000 dollars
34:35à 2 millions
34:36voire zéro
34:37pour les amis
34:38de l'Iran
34:38mais c'est vrai
34:39qu'à ce stade
34:40c'est vraiment une arme diplomatique
34:41c'est à dire que là
34:42l'Iran choisit
34:43qui passe
34:44et qui ne passe pas
34:45évidemment les Chinois passent
34:47les amis passent
34:48la France
34:49CMACGM
34:50on a passé un navire
34:51il y a eu un accord
34:52avec le Japon
34:53on laisse passer aussi
34:54l'Indonésie
34:55voilà
34:55donc
34:56les indiens passent
34:57voilà
34:57donc c'est vraiment
34:58je vais dire pas une roulette russe
35:00ça serait un mauvais jeu de mots
35:00mais les Iraniens gèrent
35:02en fonction de la politique
35:04et donc
35:04c'est presque
35:05c'est très subtil
35:07parce qu'ils ont
35:08un levier très fort
35:09parce qu'on ne pourra pas
35:09les déloger
35:10moi je l'ai dit depuis le début
35:12Trump a donné la clé
35:13du détroit d'Hormuz
35:14aux Iraniens
35:15et ils ne la rendront pas
35:15c'est là qu'ils sont gagnants
35:16ils étaient liés
35:17ils ne la rendront pas
35:17alors ils la rendront
35:19peut-être
35:19avec un accord
35:20avec Oman
35:21etc
35:22mais ils resteront
35:23la puissance tutélaire
35:25de ce détroit
35:26alors
35:27ils feront payer ou pas
35:28il y aura des accords
35:29mais pour eux
35:30c'est un formidable
35:31levier d'influence
35:32qu'ils n'avaient pas
35:33le 27 février
35:34et qu'ils ont maintenant
35:35entre les mains
35:35Sylvain Courage
35:36ils peuvent même apparaître
35:37comme les gestionnaires
35:38d'une crise
35:39qu'ils ont créée
35:39parce que c'est quand même
35:40eux qui ont fermé le détroit
35:41et aujourd'hui en l'ouvrant
35:42ils peuvent apparaître
35:44avec les différents partenaires
35:45commerciaux
35:46avec toutes les régions du monde
35:47comme étant
35:47les gentils gendarmes
35:49du détroit d'Hormuz
35:50enfin c'est complètement illégal
35:51quand même
35:51de faire payer
35:53comme le canal de Suez
35:55ou le canal de Panama
35:55enfin normalement
35:56ça contrevient totalement
35:58aux droits maritimes
35:59c'est complètement illégal
36:00donc c'est quand même
36:01pas complètement réglé
36:02cette histoire de péage
36:02est-ce qu'on va
36:03est-ce qu'on va accepter
36:04qu'ils fassent des
36:04on a déjà accepté
36:06parce que
36:06parce qu'on est encore en guerre
36:09mais enfin là
36:09on est quand même
36:10dans une situation
36:11est-ce qu'on va pouvoir
36:12perdurer
36:13c'est la grande question
36:14mais les iraniens
36:15ne vont pas se laisser
36:16ne vont pas réouvrir
36:17peut-être surtout
36:20il faut quand même
36:20préciser à nos auditeurs
36:21que en fait
36:22le détroit n'est pas fermé
36:23il n'y a pas une barrière
36:24flottante
36:25qui va d'une rive à l'autre
36:27ça n'a rien coûté
36:28quasiment aux iraniens
36:29ils ont balancé
36:292-3 missiles
36:30et ensuite
36:31c'est les compagnies d'assurance
36:32qui ont augmenté
36:33leurs tarifs
36:34et c'est les armateurs
36:35qui
36:35et c'est bien légitime
36:36n'osent plus envoyer
36:37leur bateau
36:38et leur équipage sur place
36:39donc en fait
36:39cette fermeture
36:41ça a été 2-3 missiles
36:42ils ont quand même
36:43coulé quelques bateaux
36:44ils ont coulé quelques bateaux
36:46mais effectivement
36:46la peur suffit
36:47Adel Bakawan
36:48non mais
36:49l'auditeur d'Ormos
36:50c'est une question
36:52existentielle
36:52pour les iraniens
36:53vous pouvez faire
36:54tout ce que vous voulez
36:55mais ne pas toucher
36:57au détroit d'Ormos
36:58pourquoi ?
36:59parce que tout simplement
36:59la totalité
37:01de l'économie
37:02j'exagère un petit peu
37:03mais au moins
37:0390%
37:04du pétrole iranien
37:06passe par là
37:06et donc
37:07en venant de l'île de Cargue
37:09absolument
37:09et si jamais
37:10si jamais
37:11vous contrôlez
37:13l'auditeur d'Ormos
37:14c'est que vous mettez
37:15à terre
37:16la république islamique d'Iran
37:17et ensuite
37:17vous avez absolument raison
37:19avant cette guerre
37:20l'auditeur n'était absolument
37:21pas fermée
37:22l'auditeur
37:22c'était totalement ouvert
37:24Donald Trump
37:24a déclaré
37:25une guerre
37:26pour avoir la main
37:27sur le balistique
37:28atomique
37:29etc
37:29militia
37:30maintenant
37:30il faut absolument
37:32négocier sur
37:33l'auditeur d'Ormos
37:34et après
37:36c'est un élément
37:37très très important
37:38il n'avait pas anticipé
37:39Donald Trump
37:39non il n'a pas anticipé
37:41c'est un élément
37:42très important
37:42de l'engagement
37:43de Donald Trump
37:44il parle de
37:45la co-gestion
37:46de Détroit-Dormos
37:47avec les Iraniens
37:49autrement dit
37:50il se met déjà
37:51dans la perspective
37:52d'une coopération
37:54totale
37:54avec les Iraniens
37:56vous rendez compte
37:56pour en dépendre
37:57c'est-à-dire qu'il négocie
37:58en position de faiblesse
37:59c'est-à-dire que là
38:00c'est vrai que c'est hallucinant
38:02c'est-à-dire qu'il a donné
38:03un atout maître
38:03aux Iraniens
38:04et ensuite
38:05vous avez absolument raison
38:07ce qui se passe là
38:07c'est totalement illégal
38:09au vu du droit international
38:12mais lorsque vous avez
38:13un Donald Trump
38:14qui dit clairement
38:15qu'il n'a aucun respect
38:16pour le droit international
38:17comment on peut reprocher
38:19celui-là
38:19aux Iraniens
38:20et ensuite
38:20un dernier mot
38:22malheureusement
38:22malheureusement
38:23malheureusement
38:24ce sont les rapports de force
38:26qui déterminent
38:27l'oppositionnement
38:29par rapport au détroit d'Hormuz
38:31et non pas le droit international
38:32et à propos de l'avenir
38:33justement du détroit d'Hormuz
38:34on en revient
38:35on l'évoquait rapidement
38:35tout à l'heure
38:36Elisabeth Pinault
38:37à la volonté
38:38d'Emmanuel Macron
38:39la France
38:40d'autres pays aussi
38:41d'essayer de jouer
38:42un rôle important
38:43dans la sécurisation
38:45une fois que la presse
38:46sera trouvée
38:46de ce détroit d'Hormuz
38:47disons que
38:47la position de la France
38:49c'était surtout
38:49ne pas paraître
38:50co-belligérant
38:51donc ne rien faire
38:52attendre le cessez-le-feu
38:53qu'on a eu aujourd'hui
38:55enfin même s'il est
38:56extrêmement imparfait
38:57et ensuite
38:58organiser
39:00une sécurité
39:01pour le passage
39:02du détroit d'Hormuz
39:03avec une quinzaine
39:05de pays
39:05c'est ce qu'il a dit
39:06alors quel pays
39:06on ne sait pas
39:07c'est une espèce de coalition
39:08des volontaires
39:10pour sécuriser
39:11les bateaux
39:11qui passent
39:12ce détroit
39:12donc tout cela
39:13reste à organiser
39:14évidemment
39:15si les américains
39:16et les iraniens
39:17ne sont pas d'accord
39:17ça ne va pas être simple
39:18mais encore une fois
39:19je ne suis pas certaine
39:20que c'est Washington
39:22et Téhéran
39:22qui vont s'arroger
39:25le droit
39:26de vie et de mort
39:27sur le passage
39:28des bateaux
39:29à cet endroit
39:30ça va forcément
39:31être plus compliqué
39:32que ça
39:32et à ce moment-là
39:34la France
39:34l'Europe
39:35enfin tous les pays
39:36participants
39:37vont pouvoir avoir
39:38peut-être
39:39voix au chapitre
39:40mais enfin
39:40ce n'est pas simple
39:41c'est certain
39:42que là
39:42il est plus fort
39:44que les autres
39:45Emmanuel Macron
39:45en tout cas les européens
39:46pense à répliquer
39:47l'opération Aspides
39:48qui est en mer rouge
39:50qui a fonctionné
39:51c'est au moment
39:52où les outils
39:53lançaient des missiles
39:54sur Israël
39:56bloquaient
39:57le canal de Suez
39:58finalement
39:58parce que c'est
39:59la voie du canal de Suez
40:00et donc
40:01les européens
40:03et d'autres nations
40:03ont mis en place
40:04cette coalition
40:05de navires
40:06en parallèle
40:07les américains
40:08ont vitrifié
40:09les outils
40:09enfin ont beaucoup
40:10bombardé
40:11il y a eu une forme
40:11d'accord en même temps
40:12donc les outils
40:13ont dit
40:13ok on lâche
40:15sauf que comme dit
40:16Elisabeth
40:17c'est très très dur
40:18d'être en mouche
40:19parce que là
40:19vous avez un belligérant
40:20qui est un grand état
40:21qui est encore sous menace
40:23qui a des herbes
40:24toutes sortes d'armes
40:25alors on parle des mines
40:26des torpilles
40:27des drones
40:28enfin je veux dire
40:29il y a des kamikazes
40:30etc
40:31sur une ligne d'eau
40:32il faut le rappeler
40:32c'est 10 kilomètres
40:34le chenail
40:34le rail de navigation
40:35c'est 10 kilomètres
40:36donc avec 10 kilomètres
40:38non mais là où les gens passent
40:40ou les bateaux passent
40:40c'est 10 kilomètres
40:41il y a un rail
40:41comme dans la manche
40:42et c'est 10 kilomètres
40:43de large
40:44donc forcément
40:45les iraniens
40:46et vous passez sur
40:47plusieurs centaines de kilomètres
40:49parce que vous faites un coude
40:49donc là évidemment
40:50c'est une nasse
40:51et effectivement
40:52tant que les iraniens
40:53ne donnent pas leur feu vert
40:54il n'y aura pas d'accord
40:55on parlait de la fragilité
40:57de la trêve
40:57à l'instant
40:58le président du parlement iranien
40:59juge
41:00je le cite
41:01déraisonnable
41:02le cessez-le-feu
41:02vu les violations observées
41:04c'est quoi
41:04c'est un coup de pression
41:05pour essayer
41:05de faire cesser
41:07les frappes israéliennes
41:08au liman
41:08oui bien sûr
41:09et puis on va voir ça
41:10jusqu'à vendredi ou samedi
41:11jusqu'au moment
41:12où effectivement
41:12les négociations
41:13commenceront
41:14là évidemment
41:14chacun va mettre
41:15un coup de pression
41:16il n'est pas exclu
41:17que les iraniens
41:18frappent encore Israël
41:19ils l'ont dit
41:20cet après-midi
41:20la révolution
41:22se réserve le droit
41:22de punir Israël
41:24pour ce qui se passe
41:25actuellement au Liban
41:27donc voilà
41:27on est encore
41:28dans une phase très grise
41:29encore très incertaine
41:31les choses vont tellement vite
41:32c'est accroyable
41:33ce matin
41:33on s'est réveillé
41:34avec ce cessez-le-feu
41:35même on commençait
41:36à faire des dépêches
41:36avec des spécialistes
41:37qui nous disaient
41:38oui il faudra
41:38entre 6 et 8 semaines
41:39pour que le trafic
41:40redevienne normal
41:41dans le détroit d'Ormouz
41:43les marchés y ont cru
41:44il y a quand même
41:45une baisse du baril
41:47qui est passée
41:48les bourses sont remontées aussi
41:49les bourses sont remontées
41:51voilà
41:51on y a cru
41:52et ça s'est évaporé
41:55très vite
41:56on en est quand même là
41:57c'est-à-dire
41:57ce qui est vrai
41:59le matin
41:59ne l'est plus à midi
42:00et l'est encore moins le soir
42:01Adel Bakarouen
42:02la priorité
42:04de toutes les priorités
42:05des Paz Daran
42:06des gardiens
42:06de la révolution islamique
42:07n'est pas le Liban
42:08n'est pas le Hezbollah
42:09n'est pas les milices irakiennes
42:11n'est pas les Houssies
42:12c'est
42:14la république islamique d'Iran
42:15comment sauver
42:17la république islamique d'Iran
42:18avoir une garantie
42:19que les américains
42:20que les israéliens
42:21une autre fois
42:23ne vont pas attaquer
42:24la république islamique d'Iran
42:26sauver leur régime
42:27c'est déjà une grande victoire
42:28pour eux
42:29c'est pourquoi je pense
42:30oui
42:30il est possible
42:31que les iraniens
42:32frappent encore Israël
42:33mais personnellement
42:34je pense
42:35dans les conditions actuelles
42:36cela est peu probable
42:37on parlait du détroit d'Ormuz
42:39sa réouverture
42:40aura-t-elle
42:40un effet immédiat
42:42sur les prix
42:42des carburants
42:43chez nous en France
42:44Sébastien Lecornu
42:44le premier ministre
42:45a demandé
42:46lors de la séance
42:46de questions au gouvernement
42:48au Sénat
42:48que les prix de l'essence
42:49à la pompe
42:49baissent d'ici à la fin du week-end
42:51ou au début de la semaine prochaine
42:52on l'écoute
42:54autant que le gouvernement
42:55peut comprendre
42:55qu'il y ait
42:563 ou 4 jours
42:57de délai
42:58entre le début
42:59de ce cessez-le-feu
43:01et la répercussion
43:02à la pompe
43:03autant qu'il est évident
43:04que les effets
43:05devront se voir
43:06à la pompe
43:06à partir de la fin du week-end
43:08début de semaine prochaine
43:09et le ministre Papin
43:10d'ailleurs
43:10aura l'occasion
43:11d'y revenir
43:11sur différentes initiatives
43:13de contrôles
43:14et demain
43:14les différents ministres
43:15discuteront
43:16avec les distributeurs
43:17pour s'assurer évidemment
43:18que les choses iront
43:18dans le bon sens
43:19Sylvain Courage
43:20cela veut dire
43:21que de la même façon
43:21que les stations-service
43:22avaient anticipé
43:23sur la hausse des prix
43:24en prohibition
43:25d'un approvisionnement
43:26plus difficile
43:27le chef du gouvernement
43:27leur demande aujourd'hui
43:29de s'adapter assez vite
43:30à cette réouverture
43:31du détroit d'ordre
43:31il est ce compte
43:32que rapidement
43:32la baisse des cours mondiaux
43:34soit répercutée
43:35sur les prix à la pompe
43:36on voit que le gouvernement français
43:38était sous pression
43:39puisqu'il y avait
43:39une forte demande
43:41d'intervention
43:41d'aide
43:43pour les ménages
43:44pour les professions exposées
43:46donc là
43:46tout d'un coup
43:47il pousse son petit cri
43:49dans le concert international
43:50pour dire
43:50messieurs les distributeurs
43:52s'il vous plaît
43:52faites baisser l'essence
43:53ça m'arrangerait beaucoup
43:54donc je pense
43:55qu'il va effectivement
43:56y avoir un effet
43:57sur les prix à la pompe
43:58c'est l'intérêt
43:59des grands raffineurs
44:00enfin de Total
44:01la grande firme
44:025 à 10 centimes
44:03par litre
44:03voilà
44:04et c'est l'intérêt aussi
44:06de la grande distribution
44:07qui est toujours
44:08aime apparaître
44:09dans le rôle
44:10de protecteur
44:11du pouvoir d'achat
44:12donc probablement
44:14cet appel politique
44:15et économique
44:15sera entendu
44:16Elisabeth Spino
44:17cela veut dire aussi
44:18que si la trêve fonctionne
44:20que si le détroit d'Ormouz
44:22est effectivement
44:22rouvert
44:23cela validera finalement
44:24la tactique du gouvernement
44:26qui a temporisé
44:27qui a attendu
44:27et qui a refusé
44:28de faire des aides généralisées
44:29et qui a toujours espéré
44:30que la guerre serait courte
44:32la crise serait courte
44:33bon
44:34rien ne dit
44:34que les marchés
44:35vont comme ça
44:36que le prix du pétrole
44:39va baisser
44:39sur plusieurs jours
44:40on verra au jour le jour
44:41mais en effet
44:42depuis le départ
44:43de toute façon
44:44comme les caisses sont vides
44:45le gouvernement
44:46a tablé
44:47sur une crise courte
44:49la plus courte possible
44:50pour éviter
44:51donc que les français
44:53soient trop handicapés
44:54et pour ne pas avoir
44:55à faire trop d'aide
44:56néanmoins
44:57il faut quand même
44:57penser long terme
44:58et il y aura demain matin
44:59à Matillon
45:00une réunion
45:00sur l'électrification
45:02c'est-à-dire
45:02voilà
45:03arrêter d'être
45:04être moins dépendant
45:06des énergies fossiles
45:07et favoriser
45:09les véhicules électriques
45:10par exemple
45:10par des prêts
45:11pour les professionnels
45:13et pour l'instant
45:14en effet
45:14le gouvernement
45:15s'est contenté
45:16de proposer des prêts
45:19pour les entrepreneurs
45:20d'aider un peu
45:21les agriculteurs
45:21et un peu les pêcheurs
45:22mais pas plus
45:23On voit effectivement
45:24il y aura de nouvelles aides
45:25sans doute pour les agriculteurs
45:27c'est ce qu'a dit
45:27tout à l'heure
45:28Sébastien Lecornu
45:29mais toute nouvelle aide
45:30plus globale
45:31est enterrée
45:32pour l'instant
45:32Benjamin-Louis
45:33Pour l'instant
45:34mais encore une fois
45:34c'est exactement
45:35ce qu'on vient de dire
45:37pendant les dernières minutes
45:39c'est qu'on ne sait pas
45:40ce qui va se passer
45:41dans les 20 prochaines minutes
45:43donc là
45:43je viens de recevoir
45:44une notification
45:45sur mon téléphone
45:45qui dit que
45:46les Iraniens
45:47referment le détroit d'Hormuz
45:49bon alors
45:49donc la déclaration
45:51de Sébastien Lecornu
45:52ce matin
45:52est déjà complètement caduque
45:54il a fait son rôle
45:55un peu de maître d'école
45:57à ses élèves
45:58de dire écoutez
45:58attention
45:59maintenant il va bien
45:59falloir vous comporter
46:00au niveau du prix à la pompe
46:02mais tout ça ne tiendra pas
46:03si demain
46:04à nouveau
46:05le prix s'envole
46:06donc bon voilà
46:07cela complique
46:08cela complique Christian Chénaud
46:08d'autant plus
46:09pour le gouvernement français
46:11dont le gouvernement
46:11d'ailleurs aussi
46:12les décisions à prendre
46:14dans l'instant
46:14surtout ce qu'on voit
46:15c'est l'Europe
46:17il y a la France
46:18mais il y a l'Europe
46:19un peu spectatrice
46:20c'est dès qu'on sent
46:21qu'il y a une forme
46:21d'impuissance
46:22on regarde ça
46:23on vit ça à distance
46:24il n'y a pas de levier
46:25il n'y a pas eu
46:26d'ailleurs il n'y a pas eu
46:27de déclaration forte
46:29des dirigeants européens
46:30chacun
46:32je veux dire
46:32godille un petit peu
46:34entre les
46:35les récifs
46:37chacun essaie de négocier
46:38pour ses bateaux
46:39etc
46:39mais on sent que justement
46:40la grande absente
46:41on a parlé de l'ONU
46:42effectivement
46:42mais qui joue un rôle
46:43sur l'humanitaire
46:44mais là l'Europe
46:45alors là on ne sait plus
46:47du tout où elle est
46:48parce que là
46:48c'est une crise majeure
46:50qui la touche directement
46:52au début
46:52les Allemands
46:53on parlait peut-être
46:53de submersion
46:55d'immigration massive
46:56après sur l'Iran
46:58sur les menaces sécuritaires
47:00après c'est l'énergie
47:01on sent que
47:02c'est vraiment
47:03un flottement total
47:04et c'est vrai que
47:06à la limite pour les Iraniens aussi
47:07c'est pas un béni
47:08parce qu'ils s'entrent en face
47:09tout le monde est divisé
47:10et en fait ça se résume
47:11à un tête-à-tête avec Trump
47:12Sylvain Courage
47:13oui les Européens
47:14ne pouvaient pas suivre
47:15Donald Trump
47:15dans cette guerre
47:16qui a été déclarée
47:17de manière tout à fait
47:19unilatérale et illégale
47:21et puis il y avait
47:22un grand risque
47:22de se solidariser
47:25avec les Etats-Unis
47:26on l'aperçoit
47:27on le comprend aujourd'hui
47:28et en même temps
47:29on ne pouvait pas
47:31défendre ou apparaître
47:32en défense de l'Iran
47:34qui est un régime au nid
47:36donc en fait
47:37les Européens
47:37du coup étaient impuissants
47:39puisqu'ils ne pouvaient pas
47:40exprimer de position
47:41et même sur le plan militaire
47:42on a quand même
47:43un groupe aéronaval
47:44qui est en Méditerranée
47:45donc le Charles de Gaulle
47:46et puis les frégates
47:47qui est censé
47:49donc arrêter
47:50les missiles
47:51contre
47:52des Iraniens
47:53contre Israël
47:53et Israël
47:54qui tire sur nos soldats
47:56au sol
47:56de la finule
47:57donc il y a aussi
47:58une position
47:59une posture très compliquée
48:00diplomatiquement
48:01c'est-à-dire qu'on protège
48:02finalement le ciel israélien
48:04et nos alliés
48:04la Jordanie et d'autres
48:05grâce à nos forces militaires
48:08et en même temps
48:09au sol
48:09nos forces militaires
48:10sont harcelées
48:11par les militaires israéliens
48:12Jamal-Louis
48:13on peut regarder ça
48:14de manière un peu plus positive
48:15on a une démonstration
48:16d'unité européenne
48:18unité dans le rien
48:19dans le silence
48:21c'est-à-dire qu'on a eu
48:22quand même
48:23hier soir
48:24c'était hier soir
48:24vous vous rendez
48:25quand on parle
48:25de ce qui s'est passé hier soir
48:26il y a l'Espagne
48:27par exemple
48:27qui proteste beaucoup
48:28à part Pedro Sanchez
48:29la position courageuse
48:31de l'Espagne
48:32on ne va pas y revenir
48:32mais hier soir
48:34on a eu donc
48:34le président des Etats-Unis
48:36qui a tenu des propos
48:37quasi génocidaires
48:38qui a annoncé
48:39la fin d'une civilisation
48:40qui a
48:41tout en le niant
48:43mais agité
48:43la menace
48:44la menace nucléaire
48:45et on a
48:47ça c'est le vice-président
48:49qui en a parlé
48:50oui
48:50qui a fait une pseudo-interprétation
48:52mais encore une fois
48:53il faut revoir le tweet
48:54revoir le tweet
48:55de Donald Trump
48:56je veux dire
48:56il faut quand même
48:56être un peu demeuré
48:57pour ne pas y voir
48:58ce qu'il a voulu dire
48:58entre les lignes
48:59donc on a eu quand même
49:01la réaction française
49:02la réaction de la diplomatie française
49:04c'était
49:04c'est insignifiant
49:05tout ce qui est excessif
49:07est insignifiant
49:07alors ça marche bien
49:08quand Emmanuel Macron
49:09dit ça pour les propos
49:10sur lui et sa femme
49:11ça marche bien
49:12et c'est une très bonne réponse
49:13mais quand il s'agit
49:14de commenter
49:15ce que dit
49:16le président des Etats-Unis
49:17parce que
49:17qu'il soit en état
49:18de démence avancée
49:20ou pas
49:20c'est pas la question
49:21c'est qu'on a
49:22le chef
49:23de la première armée
49:24du monde
49:24de la plus puissante
49:25au monde
49:26qui menace
49:27d'effacement
49:28d'une civilisation
49:29ou d'un pays
49:29il faudrait que les européens
49:31réagissent
49:32en tout cas
49:33si c'est pas ensemble
49:34un par un
49:35pour dire que c'est totalement
49:36inacceptable
49:36c'est pas possible
49:37on peut pas laisser passer
49:38plus on va dire
49:39que c'est insignifiant
49:40plus on va banaliser
49:41ce genre de choses
49:42plus on va ouvrir
49:44la possibilité
49:45de faire des horreurs
49:46Elisabeth Pinault
49:47pourquoi est-ce que
49:47de la part de l'Elysée
49:48ou du Quai d'Orsay
49:49il n'y a pas eu
49:50de réaction plus véhémente
49:51aux propos de Donald Trump
49:53c'est-à-dire que
49:55la politique
49:55de Donald Trump
49:56ses propos sont
49:57tellement déconcertants
49:58et c'est une litote
49:59depuis qu'il est arrivé
50:00à la Maison Blanche
50:01qu'on peut pas non plus
50:02réagir
50:03tous les matins
50:04tous les soirs
50:05mais je suis d'accord
50:07je suis d'accord
50:08quand on parle
50:09du flux nucléaire
50:10là on n'est pas
50:11autre chose
50:11on est vraiment
50:13à un niveau
50:14donc je ne sais pas
50:15pourquoi ils n'ont pas
50:15encore réagi
50:17mais je pense
50:18qu'il faut peut-être
50:19se concerter
50:19faire des choses
50:20au niveau européen
50:21en tout cas
50:21la question n'a pas été posée
50:23d'ailleurs
50:24la question n'a pas encore
50:25été posée directement
50:26au président
50:26il n'y a pas eu
50:27vraiment d'occasion
50:27aujourd'hui le président
50:28était occupé
50:29à recevoir
50:30les anciens prisonniers
50:32en Iran
50:33les anciens otages
50:34je ne sais pas si on peut
50:34utiliser
50:35du point de vue iranien
50:36ce ne sont pas des otages
50:37effectivement
50:37on se pose la question
50:39du point de vue français
50:40oui mais du point de vue iranien
50:41ce sont des prisonniers
50:43en tout cas
50:44ils étaient à l'Elysée
50:45je les ai vus
50:46et c'était très beau à voir
50:47parce qu'ils étaient
50:48tellement soulagés
50:49et heureux
50:49et le président
50:50était occupé
50:52Cécile Colère et Jacques Paris
50:53qui sont restés
50:54plus de 3 ans
50:56emprisonnés
50:57en Iran
50:57je voudrais qu'on se dise
50:58un tout dernier mot
50:58des conséquences économiques
51:00en France
51:00on a parlé
51:00des carburants
51:02parlons aussi du gaz
51:03les prix qui sont redescendus
51:04avec un mégawatt-heure
51:06autour de 45 euros
51:07c'est une baisse sensible
51:08de 15% environ
51:09mais ça n'empêche pas
51:10le prix repère du gaz
51:12de 15 euros
51:13à priori
51:14pour le mois de mai
51:15ça fera 6 euros de plus
51:16en moyenne
51:16sur la facture
51:18c'est une question
51:19de décalage
51:19le gouvernement
51:20va espérer ensuite
51:21que cela redescende
51:22mais ça montre
51:22effectivement
51:23que cela va durer encore
51:24pendant des semaines
51:24et des semaines
51:25de devoir surveiller
51:27de très près
51:27on parlait du détroit d'Hormuz
51:28et de toutes les conséquences
51:29pour le gouvernement français
51:31on n'a pas fini
51:31d'en parler
51:32notamment lors des séances
51:33de questions au gouvernement
51:34bien entendu
51:34et on a une présidentielle
51:36dans moins d'un an
51:36donc voilà un sujet
51:38qui va s'inviter forcément
51:39qui s'invite dans tous
51:40les foyers français
51:42tout le monde est très inquiet
51:44au moment de faire le plat
51:45de sa voiture
51:46au moment de chauffer sa maison
51:47et ça va forcément
51:48s'inviter dans les débats politiques
51:50dans les semaines qui viennent
51:51et les mois qui viennent
51:52voilà c'est la fin
51:53de ces informés
51:54merci d'avoir été avec nous
51:56ce soir
51:57à la une du Nouvel Obs
51:58cette semaine
51:58Sylvain Courage
51:59le dossier noir
52:00des erreurs médicales
52:0130 000 décès par an
52:02dans les hôpitaux français
52:03voilà à lire dans
52:04le Nouvel Obs
52:05et on imagine aussi
52:06des reportages
52:07bien évidemment
52:07consacrés au Liban
52:09et à cette guerre
52:10au Moyen-Orient
52:11merci à tous
52:12d'être venus ce soir
52:14merci Adèle Bacawan
52:15je rappelle le titre
52:16de votre livre
52:17la décomposition
52:18du Moyen-Orient
52:19trois ruptures
52:20qui ont fait basculer
52:22l'histoire
52:22aux éditions
52:24Talandier
52:25pardon
52:25au directeur
52:26de l'Institut Européen
52:27d'études sur le Moyen-Orient
52:28et l'Afrique du Nord
52:29merci Christian Chénaud
52:30de la rédaction internationale
52:32de Radio France
52:33merci Elisabeth Milot
52:34grand reporter
52:34de l'agence Reuters
52:36correspondante pour
52:37Matignon et l'Elysée
52:39Sylvain Courage
52:40je vous ai déjà remercié
52:41à travers cette une
52:42du Nouvel Obs
52:43et Benjamin Louis
52:44merci également
52:45aux correspondants
52:46en France
52:47pour la RTS
52:48et la radio
52:49télévision suisse
52:50les informés
52:51reviennent demain matin
52:53sur France Info
52:54à 9h
52:54très bonne soirée à tous
52:55Générique
52:57...
52:59Générique
52:59...
53:01...
53:01...
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