00:00Oui, parce qu'en fait, ce que vous voyez, c'est une vraie crise énergétique, qu'elle soit pétrolière et
00:05gazière, et que l'on peut comparer à celle de 1973.
00:08Si vous regardez ce qui nous manque en baril de pétrole sur le mix énergétique mondial, c'est de l
00:14'ordre de 4%.
00:15Alors 4%, ça ne paraît pas beaucoup, mais c'est énorme, puisqu'il n'y a aucune flexibilité dans le
00:19domaine énergétique.
00:20Et 4%, c'est ce qu'on avait perdu en 1973 avec la crise pétrolière.
00:26Donc on est à peu près au même niveau, et donc les prix aujourd'hui n'ont finalement pas beaucoup
00:30bougé, contrairement à ce que vous pouvez penser.
00:33C'est-à-dire que si on ne regardait que le...
00:34Il faut regarder quand même, quand vous vous baladez dans les rues de Paris ou ailleurs en France, les panneaux
00:38qui indiquent les prix ont bougé, pardon.
00:40Oui, mais si vous regardez par rapport à la crise de 2022, les prix avaient beaucoup plus bougé alors qu
00:46'on n'avait pas perdu de pétrole russe.
00:48Or là, on a vraiment perdu, c'est une vraie crise, on a vraiment perdu du pétrole qui ne passe
00:53plus par Hormuz,
00:54et les prix ont augmenté, mais moins qu'en 2022.
00:57Et donc, si on fait une analyse froide de la situation, le prix devrait déjà être plus élevé.
01:03Alors, il n'est pas plus élevé parce que je pense que les traders sont tétanisés par Trump.
01:07C'est-à-dire que chaque fois que le prix monte, vous voyez, Trump fait un tweet et le prix
01:11baisse.
01:12Et donc, je pense que les traders, pour le moment, se disent, on va laisser de côté le physique,
01:16et puis, on va essayer de trader un baril papier, puisque c'est du baril papier, pour faire…
01:22Ça veut dire quoi, pardon, du baril papier ?
01:24Alors, un baril papier, c'est celui que vous voyez sur l'écran, à la bourse.
01:27Par contre, quand vous voulez acheter une vraie cargaison de Brent, ce n'est pas ce prix-là,
01:33c'est de l'ordre de 140 dollars par baril aujourd'hui.
01:35Donc, c'est quelque chose qui est déjà plus cher,
01:37et on peut imaginer que chaque jour où le Détroit reste fermé, la crise s'aggrave.
01:42C'est-à-dire que chaque jour où le Détroit reste fermé,
01:44il nous manque 11 millions de barils par jour qui ne passent pas,
01:47et qui, à un moment ou à un autre, se retrouveront en déficit dans nos économies.
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