00:00Oui, il y a beaucoup d'informations.
00:02Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que vous avez d'abord une guerre militaire
00:06qui se traduit par une riposte énergétique et économique.
00:10Et ça, on l'a connu depuis le choc pétrolier 1973 avec la guerre du Kipour,
00:16qui avait connu une riposte des pays de l'OPEP,
00:18qui avait conduit à une crise économique majeure dans les années 70
00:21et qui avait conduit au développement du programme nucléaire français.
00:25Alors, sur la question des infrastructures nucléaires israéliennes et iraniennes,
00:30il faut comprendre qu'Israël a une peur bleue du programme nucléaire militaire iranien
00:37et qui a toujours ses 450 kilos d'uranium enrichi à 60% dont on ne connaît pas le sort.
00:44Et il y a des informations contradictoires,
00:47mais qui permettraient à l'Iran de disposer de l'arme nucléaire.
00:51Donc, les frappes américaines et israéliennes ont pour but de déstabiliser le programme nucléaire iranien.
00:58Et en riposte, l'Iran envoie des bombes dans le lieu emblématique du programme nucléaire militaire israélien,
01:07puisque le centre de recherche Negev Simon Peres est le lieu d'obtention de la bombe nucléaire israélienne,
01:16puisqu'Israël dispose de la bombe nucléaire.
01:18Donc, ça, c'est les événements énergétiques et militaires qui sont complètement liés.
01:23Et ensuite, vous avez la riposte énergétique au détroit d'Hormuz,
01:29c'est-à-dire que l'Iran sait qu'il peut faire pression sur la communauté internationale
01:33en bloquant le détroit d'Hormuz,
01:35ce qui a des conséquences absolument gigantesques d'un point de vue économique,
01:39puisque le détroit d'Hormuz, c'est par là que passe 20% du GNL consommé dans le monde
01:44et 20% du pétrole consommé dans le monde.
01:47– Alors, vous dites GNL, gaz non liquéfié, je présente.
01:49– Gaz naturel, non, qui passe par méthanier et non pas par des gaz aducs.
01:54– Non, gaz non liquéfié, c'est important de le préciser.
01:56– C'est un gaz liquéfié.
01:57– Les Français ?
01:58– Les Français, ce qui se passe, c'est que ce choc,
02:01même si on ne dépend pas beaucoup en Europe et pour les Français du gaz
02:06et du pétrole venant du détroit d'Hormuz,
02:09la tension sur le marché du gaz et du pétrole,
02:12je rappelle que le gaz, le coût a été multiplié par deux en quelques jours
02:16et le pétrole a été multiplié à une augmentation de 50%.
02:19Donc, inévitablement, ça a des conséquences pour les Français qui se chauffent au gaz,
02:24donc il va y avoir des augmentations du coût du chauffage au gaz dans les prochains mois.
02:29– Dès le mois de mai, on me dit.
02:30– Très rapidement, sachant que ça va dépendre.
02:34Soit la guerre s'arrête rapidement et ça va être un épiphénomène ponctuel,
02:38soit on a une guerre sur le long cours
02:40et là, la crise économique risquait d'être majeure
02:42puisque la facture de gaz va augmenter,
02:44la facture de pétrole va augmenter avec le tarif à la pompe.
02:48Alors, il y a eu un petit abus au niveau des pétroliers
02:51parce qu'ils ont répercuté l'augmentation du pétrole
02:54alors qu'ils avaient déjà des réserves de l'ancien coût.
02:57Je ne sais pas si c'est clair ce que je dis.
02:58– Si, si, j'ai bien compris.
02:59Et donc, aujourd'hui, on va encore avoir une nouvelle augmentation
03:02quand les pétroliers vont subir l'augmentation.
03:05Et puis, vous avez aussi l'impact du coût du gaz
03:08sur le marché de l'électricité
03:10puisque l'unité de production la plus chère
03:12détermine le coût de marché de l'électricité.
03:15Et puis, vous avez aussi les conséquences inflationnistes
03:18de la totalité de l'économie
03:20puisque vous allez avoir les transports, l'agriculture
03:23qui va subir de plein fait la fois-ci l'inflation énergétique.
03:26– Sous-titrage Société Radio-Canada
03:29– Sous-titrage Société Radio-Canada
03:30– Sous-titrage Société Radio-Canada
03:31– Sous-titrage Société Radio-Canada
03:31– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires