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  • il y a 4 minutes
Le député EPR de Paris, commissaire aux finances, Sylvain Maillard, parle de la crise énergétique en France : «La dernière crise énergétique a coûté 60 milliards».

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Transcription
00:01C'est de l'argent commun,
00:03Romain Desarbes, c'est-à-dire que
00:04quand vous donnez une aide à une entreprise,
00:06c'est vos impôts qui payent. Il n'y a pas d'argent magique.
00:09Nous disons
00:10tout simplement que nous sommes déjà à 5%
00:12de déficit. On ne peut pas nous dire
00:14toute la journée, et à juste titre,
00:16il faut baisser les dépenses, et puis
00:17dès qu'il y a une crise aussi forte qu'elle soit
00:20que
00:22le budget de l'État...
00:23Les Italiens l'ont fait. Ça veut dire qu'on est devenu un pays pauvre ?
00:26On est devenu un pays contraint
00:28par notre dette ?
00:31La dernière grosse crise
00:33énergétique, il n'y a pas très longtemps,
00:342023-2024, elle nous a coûté
00:3660 milliards. Parce que nous, nous avons
00:38accompagné tout le monde. On a baissé
00:40énormément les taxes de tout le monde.
00:42Beaucoup plus que ce qu'ont fait les Italiens, qui ne faisaient quasiment rien
00:44à ce moment-là. La réalité, c'est que ça a
00:46permis de maintenir une activité
00:48économique plus importante. On a
00:50un taux de croissance supérieur à
00:52nos voisins, et à l'heure actuelle encore,
00:54mais ça coûte très cher. Et donc,
00:56nous avons déjà 5% de déficit.
00:58Il faut maintenir
01:00un déficit de contenu. Je le dis,
01:02je crois que chacun doit prendre sa part. Les entreprises
01:04doivent prendre leur part et accompagner
01:06leurs salariés. Je crois que ça, c'est aussi
01:08un message important à envoyer.
01:10Chacun d'entre nous doit prendre sa part,
01:12donc les entreprises doivent prendre leur part.
01:13Ce que vous nous dites ce matin, c'est que
01:16globalement, il faut que les Français comprennent que
01:18l'État ne va plus jouer les nounous,
01:20qu'il va falloir qu'on se débrouille tout seul.
01:22L'État joue énormément les nounous
01:24déjà en France. On accompagne
01:26sur plein de choses.
01:28De mon point de vue, je pense, oui, trop.
01:30Sur beaucoup de choses, nous nous accompagnons,
01:31à mon avis, trop.
01:32Comme ?
01:34Il y a plein de choses sur lesquelles,
01:35je pense que, sur
01:38l'accompagnement
01:39d'aide, je crois que nous sommes
01:41trop généreux. Nous n'avons plus les moyens,
01:43en tout cas, de fonctionner comme on fonctionnait
01:46il y a quelques années. Et donc,
01:48je le dis, sur le prix de l'essence,
01:49il me semble important que chacun prenne sa part.
01:51L'État prend sa part pour les professions
01:53qui ont absolument besoin.
01:55On a parlé de la fermière.
01:56Il y en aura d'autres.
01:57Et des agriculteurs, par exemple, des pêcheurs.
01:59Et puis d'autres, il faut que les entreprises
02:02prennent leur part.
02:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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