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  • il y a 2 jours
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Télématin reçoit le journaliste et présentateur Christophe Hondelatte, sur scène pour son podcast "L'affaire Christian Ranucci" à La Scène Libre à Paris.

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Transcription
00:00C'est une plume, un visage, un style et surtout une voix capable de vous donner des frissons,
00:04y compris à 3h du matin et il est sur scène désormais.
00:08C'est là qu'il vous donne rendez-vous pour vous raconter l'affaire Christian Ranucci,
00:11l'excellent Christophe Ondelat est dans Télématin.
00:18Christophe Ondelat, bienvenue et vous entrez en ligne.
00:22Et celui qu'on entend c'est l'homme pâle et c'est vous qui avez choisi celui-là.
00:26J'adore.
00:27Pourquoi ?
00:28Parce qu'il est très dur avec le mec qui l'a remplacé auprès de sa femme.
00:31Mais dur, dur, dur quoi.
00:33Au bord de le frapper, au bord de lui démolir la tête.
00:37Mais il ne le fait pas.
00:38J'espère.
00:40Bon, on va dans quelques instants découvrir l'affaire Christian Ranucci avec vous, Christophe Ondelat.
00:47Mais avant cela, on a nos petites habitudes dans Télématin, l'interview encore un matin.
00:54Question courte, réponse courte pour mieux vous connaître au réveil, Christophe.
00:58Combien d'heures de sommeil cette nuit, par exemple ?
01:00Six heures.
01:01Combien d'heures ? À quelle heure vous êtes-vous couché ?
01:04Deux heures du matin.
01:05L'humeur du jour ?
01:07L'humeur du jour, en général de bonne humeur.
01:09Je ne suis pas grognant.
01:11Une petite hésitation.
01:12Est-ce que vous faites des cauchemars la nuit ?
01:15Oui.
01:15Après ?
01:15Ah, j'en ai faim cette nuit.
01:17Ah !
01:18Et est-ce que c'est les histoires sordides que vous passez votre temps à raconter ?
01:20Aucun rapport.
01:21De toute façon, je les oublie.
01:23Et c'était quoi cette nuit alors, le cauchemar ?
01:24Je l'ai oublié, mais il était terrible.
01:27Votre premier geste ce matin en sortant du lit ?
01:29Café.
01:30Je comprends.
01:31Et en ce moment, à quoi vous pensez en vous rasant le matin ?
01:37Rien du tout, je crois bien.
01:38Parce que comme je me rase au rasoir électrique, je regarde tous les matins, donc c'est pas mal ça.
01:45Votre petit-déj ce matin ?
01:47Café. Enfin, deux, trois cafés.
01:49Et ça suffit.
01:51Ça suffit.
01:52Alors, j'ai deux manières de vivre.
01:54Normalement, je vais au bistrot.
01:55C'est-à-dire, pour moi, un petit-déj n'a d'intérêt qu'au bistrot.
01:58Voilà.
01:58Mais je n'ai pas eu le temps, là.
01:59Je le prendrai en sortant.
02:01Qu'avez-vous chanté sous la douche ce matin ?
02:03Ah, qu'est-ce que j'ai chanté sous la douche ce matin ?
02:06Je chante toujours du violet, parce que c'est ma tessiture de voix.
02:11Mais je chante vraiment sur la douche.
02:12Parce que j'ai une voix qui est défaillante, et donc, il faut que je la chauffe.
02:17Donc, je chante toujours sur la douche.
02:18Et beaucoup de Benjamin Violet, je lui ai dit l'autre jour, je l'ai croisé dans le train.
02:22Il était mort de rêve, parce que lui, il écoute mes podcasts.
02:26Et voilà.
02:26Donc, je chante du violet, parce que c'est pile, pile, pile ma tessiture.
02:29C'est une façon de répéter avant vos représentations au théâtre, parce que ça, c'est une belle promesse.
02:35Christophe Ondelat au théâtre, votre seul en scène jusqu'au 26 avril à la scène libre.
02:39Alors, avant de parler du fond du propos dans un instant, pourquoi maintenant ? Pourquoi le théâtre ?
02:43Alors, il y a une cohérence dans tout ça, même si j'ai un peu abusé.
02:48J'ai quitté Ondelat Raconte, au début de l'année, pour créer mon propre podcast, 100% Ondelat.
02:53Et en fait, ce seul en scène, c'est bien que vous l'appeliez comme ça, et ce n'est
02:57pas vraiment une pièce de théâtre.
02:59C'est ce qu'on appelle aujourd'hui un podcast sur scène.
03:01C'est un phénomène qui existe aux États-Unis, qui a déjà été initié en France par Bliss, la podcasteuse
03:09Bliss.
03:11Et en fait, c'est une autre manière d'aborder la scène.
03:14Donc moi, je raconte une histoire sur scène.
03:17Ce n'est pas un texte figé.
03:19Je le fais évoluer tous les jours.
03:22J'improvise.
03:23Oui, c'est vrai.
03:24À la 26e, hier soir, c'était ma 26e, on n'improvise plus beaucoup.
03:28Vraie interprétation.
03:29L'affaire Ranucci, qui est une affaire qui a marqué les esprits, une affaire qui a fait la une des
03:34journaux télévisés.
03:35Regardez, c'était en 1974.
03:384h13, ce matin, à la prison des Beaumettes, un homme a été exécuté.
03:44La guillotine est tombée.
03:46Il avait 21 ans, son nom Christian Ranucci.
03:50Il avait assassiné une fillette de 8 ans, condamnée le 10 mars dernier par la cour d'assises d'Aix
03:57-en-Provence.
03:58Il avait été la cible de la peine capitale.
04:01Et les jurés en avaient décidé ainsi, à 4h25, sur la prison des Beaumettes, un papier sur la porte.
04:08C'est l'avis d'exécution.
04:10Ranucci n'est plus.
04:12Il paye sa dette à la société.
04:14Christophe, rappel des faits.
04:15Sous votre autorité, je ne vais pas le raconter aussi bien que vous.
04:18Il va falloir raconter, c'est pas évident.
04:20C'est sûr.
04:21Nous sommes le 3 juin 1974 à Marseille.
04:24La petite Marie-Dolores Huiton est enlevée sous les yeux de son petit frère de 6 ans, Jean-Baptiste.
04:28Et très vite, les policiers vont s'intéresser à Christian Ranucci.
04:31Oui.
04:32Oui, parce qu'ils ont une plaque d'immutraculation.
04:33On va résumer comme ça.
04:3513 69 SG 06.
04:37Et il va remonter jusqu'à lui.
04:39Et il va avouer.
04:41Le meurtre de Marie-Dolores Ramblard.
04:42Il va l'avouer ensuite à plusieurs reprises, jusqu'à 7 fois.
04:46Et puis, il va revenir sur ses aveux.
04:49Et néanmoins, il va être condamné.
04:51Parce qu'en vérité, contrairement à ce que toute une génération a raconté,
04:56dans la foulée du livre Le Pune au vert rouge,
04:58je suis désolé de le dire, mais il y a beaucoup de preuves qu'il était coupable
05:01du meurtre de Marie-Dolores Ramblard.
05:03Et au prétexte qu'il ne fallait pas le guillotiner,
05:05ce qui pour moi est une évidence,
05:07il n'était pas nécessaire de faire croire qu'il était innocent.
05:10Il avait fait une demande de grâce auprès de Valéry Jutin-Buffin, qui avait été refusée.
05:13Il n'a pas eu beaucoup de courage.
05:14Giscard, il était dans l'entre-deux, il était pour l'abolition de la peine de mort.
05:18Mais il faut réaliser que deux mois plus tôt,
05:20Patrick Henry a tué un petit garçon de 7 ans qui s'appelait Philippe Bertrand.
05:24Donc, il savait très bien, Giscard, qu'il avait l'opinion générale contre lui.
05:27Il ne s'est pas mouillé.
05:29Et il ne l'a pas gracé.
05:31Vous avez cité Le Pune au vert rouge, ce livre, cette contre-enquête de Gilles Perrault,
05:35qui, effectivement, a changé la donne.
05:37Parce que l'affaire, elle était assez bien ficelée.
05:39Tout était OK.
05:39Et c'est ce livre qui a fait basculer aussi l'opinion publique.
05:42C'est-à-dire que Gilles Perrault, au prétexte qu'il était contre la peine de mort,
05:46a voulu nous démontrer qu'il ne fallait pas exécuter Hannucci parce qu'il était innocent.
05:50Ce qui est une connerie.
05:52Tout indique qu'il était coupable.
05:54Et donc, il n'y avait pas nécessité de ça.
05:56Il a publié un bouquin comme ça, qui s'est vendu à un million d'exemplaires,
06:01qui a été la bible de toute une génération.
06:04La mienne est celle qui est, je le sautais, beaucoup au-dessus.
06:07Et il s'est appuyé sur ce fameux pullover rouge ?
06:10Alors voilà, on a trouvé un pullover rouge à peu près,
06:13enfin un endroit où, d'ailleurs, Hannucci était déjà en soi très étrange.
06:17Et lui, il a considéré, parce qu'on avait vu un pédophile avec un pullover rouge
06:23dans les jours qui précèdent,
06:24il a considéré que c'était lui le vrai assassin de Marie Dolores Ramblade.
06:28– Cette histoire que vous racontez brillamment sur scène,
06:31ça doit être assez étonnant pour vous, finalement,
06:33de pouvoir apprécier en direct les réactions du public.
06:37C'est jamais le cas à la radio ou à la télé ?
06:39– Alors, à la radio ou à la télé, vous le savez,
06:43on imagine le téléspectateur ou l'auditeur.
06:45Sinon, on ne parle à personne.
06:46– Et des fois, on l'imagine plus ou moins bien.
06:48– On l'imagine, vous l'imaginez, dans son canapé, en robe de chambre.
06:52Et moi, j'ai toujours imaginé mes auditeurs et mes téléspectateurs.
06:56Mais là, ils sont là.
06:58Donc, c'est très particulier.
07:00Et en plus, ce qui est particulier dans mon concept,
07:03c'est que je leur donne la parole à la fin.
07:05Parce que c'est quand même une claque, cette histoire.
07:08C'est-à-dire, c'est une telle embrouille qui a duré 40 ans
07:11qu'il faut la débriefer derrière.
07:13Et donc, je la débriefe avec eux.
07:15On parle bien entre 20 minutes et une demi-heure.
07:19Pour qu'ils puissent exprimer aussi ce qu'ils ont pris dans la figure.
07:22Beaucoup ne sont pas au courant.
07:24Beaucoup sont restés sur l'innocence de Rallucci
07:26avec le pilot vers bouche.
07:27Livre dans lequel il y a 200 erreurs.
07:30200.
07:30Ça donne envie de venir vous voir sur scène.
07:32En tout cas, Christophe Ondelat.
07:33Merci.
07:33Merci.
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