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NewsTranscription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Benjamin Glaze.
00:30Nous, on commence ce débat avec vous, 0826-300-300.
00:35Françoise Degoy, vous nous avez rejoint. Rebonjour Françoise.
00:37Rebonjour Benjamin. Bonjour à tous.
00:39On va parler notamment, pourquoi pas, allez-y, appelez-nous 0826-300-300
00:42de la stratégie du gouvernement face à l'envolée des prix des carburants
00:46avec des mesures ciblées, annoncées un peu comme ça au compte-gouttes.
00:50Le gouvernement est-il à la hauteur ? Est-ce qu'on a les moyens d'en faire plus ?
00:53Est-ce qu'on en demande trop à l'État ?
00:55Vous nous appelez 0826-300-300.
00:58C'est Manu qui vous attend au standard et puis moi je vous accueille dans la foulée.
01:02Françoise, d'abord, on revient sur votre édito tout à l'heure à écouter,
01:06d'ailleurs sur les réseaux sociaux de Sud Radio,
01:08ce coup de gueule que vous avez poussé contre ceux qui instrumentalisent la lutte contre le racisme.
01:13Vous avez pointé du doigt la France Insoumise avec ce rassemblement
01:16qui avait lieu samedi dernier à l'appel du maire de Saint-Denis, Ali Bagayoko.
01:22Ça a fait réagir nos auditeurs.
01:23On commence avec Hakim qui est avec nous au standard 0826-300-300.
01:29Bonjour Hakim.
01:30Bonjour Benjamin et bonjour François.
01:32Bonjour Hakim.
01:33Bonjour.
01:34Et joyeux Pâques.
01:35Merci, merci à vous aussi et à tous nos amis auditeurs.
01:39Bon week-end Pascal.
01:40Bon Hakim, je crois que vous avez un point de vue assez différent de Françoise de Gois
01:44sur ce rassemblement qui a eu lieu samedi du côté de Saint-Denis.
01:50Oui, bien sûr.
01:51Moi, je ne suis pas parisien, mais si j'avais été parisien, j'y serais allé.
01:54Parce que trop, c'est trop.
01:55Et je vais vous dire pourquoi je vous dis ça.
01:57Ce qu'il faut se poser comme question à propos de M. Bagayoko,
02:01c'est la question suivante.
02:03Est-ce qu'il est légitime ?
02:04Et la méritocratie.
02:06Légitime, le peuple a élu pour lui.
02:08Parfait.
02:09La méritocratie.
02:10M. Bagayoko, j'ai vu, j'ai regardé sa fiche,
02:14il est titulaire d'une maîtrise de science et de technologie.
02:18M. Annotin, le parti socialiste qui a été investi,
02:22obtient diplôme universitaire.
02:24M. Bagayoko a un métier dans ses mains.
02:27Il travaillait dans un grand groupe français, une grande entreprise française.
02:30Il perd les élections, il retrouve du travail.
02:32M. Annotin n'a pas de métier dans ses mains, investi par le parti socialiste.
02:37M. Bagayoko, c'est un enfant du pays.
02:40C'est un enfant de la Seine-Saint-Denis.
02:42Il a un enracinement local.
02:44M. Annotin, investi par le parti socialiste, vient de Picardie.
02:48Vous voyez la différence.
02:50Ce psychodrame national qui s'est joué...
02:52Alors vous fracturez encore plus la gauche, la roche à Hakim.
02:55Non mais c'est pas ça.
02:56Alors attendez plus, Françoise, juste...
02:59Hakim, Hakim, Hakim, terminez.
03:01Non, non, non, terminez Hakim et vous répondrez ensuite, Françoise.
03:03Allez-y, allez-y, Hakim.
03:04Ce que je veux dire, c'est que le parti socialiste n'a pas toujours bien joué son rôle
03:09dans l'avancement et la promotion des enfants de l'immigration qui était méritant, j'insiste.
03:15Vous savez, pour prendre un pays étranger, les Pays-Bas,
03:19la ville de Rotterdam, c'était un enfant de l'immigration.
03:22Un Marocain, deux fois maire de Rotterdam.
03:25La plus grande ville portuaire, la capitale économique des Pays-Bas.
03:28En France, c'est inimaginable.
03:31En Écosse, le Premier ministre, c'était un Pakistanais, musulman.
03:36New York a élu un arabe, un musulman.
03:39En France, antisémite, il n'aime pas Israël, etc.
03:43Il a eu le droit, c'est cadeau, c'est pour toi, c'est offert.
03:46Monsieur Trump l'a accueilli chaleureusement dans son bureau en lui disant
03:50j'espère que tu vas faire du bon travail, on ne peut pas soupçonner Trump d'être antisémite.
03:55Ça suffit, doucement, on va se calmer, c'est rien.
04:00C'est...
04:00Non, mais moi je vais...
04:01Merci, Akim, Akim, Akim.
04:04Restez avec nous, François de Gaulle.
04:06Sérieusement, les CV de Bali Bagayoko, moi je ne mets absolument pas en cause
04:10la légitimité de Bali Bagayoko, et encore moins qu'il est battu Mathieu Annotin.
04:14Honnêtement, ça s'appelle le combat électoral.
04:16Mais enfin, la réalité, si vous voulez, on ne peut pas raconter ce genre de choses.
04:20Je prends quelqu'un que je connais très bien, Najat Vallaud-Belkacem.
04:23Najat Vallaud-Belkacem, elle arrive en France, elle a 8 ans, elle ne parle pas de français,
04:28et elle grandit dans SGHM.
04:31Je prends Rachida Dati, qui a fait toutes ses études de droit.
04:36Je sais qu'on caricature beaucoup Rachida Dati, mais Rachida Dati, elle a fait mille métiers,
04:41elle est capable de faire autre chose que de la politique.
04:43Donc, ça ne tient pas. Moi, je ne suis pas d'accord avec cette idée qu'on se réveille en
04:49avril 2026
04:50en se disant que la France n'a jamais lutté contre le racisme.
04:54Ça n'est pas vrai. Moi, je n'ai pas envie d'entendre cracher sur SOS Racisme.
04:58Je n'ai pas envie d'entendre cracher sur toutes les luttes qu'on a menées,
05:01et que j'ai menées, moi, avec mon grand âge.
05:03Peut-être, certainement, avant vous, mais pas parce que c'est mieux,
05:07c'est parce que je suis plus âgé.
05:08Donc, j'en ai assez de cette instrumentalisation.
05:12Bali Bakayoko, je ne remets en aucun cas, en doute, sa légitimité.
05:16C'est indigne ce qu'il vit et ce qu'il subit.
05:19C'est indigne ce qui a été dit sur lui, sur une chaîne qu'on connaît tous,
05:22qui s'appelle CNews. Ce n'est pas ça que je remets en cause.
05:25Ce que je remets en cause, c'est l'idée de dire qu'avant la France insoumise,
05:29il n'y avait rien. Ça n'est pas vrai.
05:31Mais la diversité, elle est promue en France.
05:34Ce n'est pas parce que vous avez le maire de New York,
05:37Mamdani, qui est d'origine...
05:39Ce n'est pas parce que vous avez Mamdani, qui est maire,
05:42que ça va mieux dans les rouages de la société américaine.
05:45En France, on fait des efforts.
05:48Peut-être que ce que dit Hakim, François,
05:50c'est que finalement, la France insoumise reprend un combat,
05:54que peut-être le Parti socialiste avait en partie abandonné.
05:57Hakim, je ne sais pas ce que vous en pensez.
05:58Oui, il est abandonné, le Parti socialiste.
06:00Hélène Geffroy, elle est maire de Vaud-en-Velin ?
06:03Où est-ce qu'il est abandonné, le combat ?
06:04On peut continuer ?
06:05Hakim, allez-y.
06:06On peut continuer ?
06:08Avant de dire, François, qu'il n'y a pas de racisme, tout ça, c'est faux.
06:11Je n'ai pas dit qu'il n'y a pas de racisme.
06:13Non, non, non, Hakim, non, non.
06:15Alors là, je m'excuse.
06:16Je ne refuse que vous fassiez ce procès d'intention.
06:19Je n'ai jamais dit...
06:22Vous venez de le dire ?
06:22Vous venez de le dire ?
06:24Oui, bien sûr, c'est instrumentalisé.
06:27Ça veut dire qu'il n'y a pas de racisme, c'est ça que je comprends.
06:29Mais ce n'est pas du tout ce que ça veut dire.
06:30Alors, je peux continuer ?
06:34Non, Hakim...
06:35Françoise, Françoise, Françoise.
06:37Hakim, Hakim, terminé, terminé.
06:39Instrumentaliser le racisme ne signifie pas qu'il n'existe pas.
06:43Instrumentaliser le racisme, c'est exactement ce que tu es en train de faire LFI.
06:45Et je ne suis pas d'accord avec ça.
06:47Vous avez dit, c'est très clair, ok.
06:49Hakim.
06:50Alors, je continue.
06:54Madame Françoise, elle a parlé de Rachid Haddadi et Najat Vallaud-Belkacem.
06:58C'est très bien.
06:59Elle a bien fait.
07:00Vous savez, beaucoup d'électeurs dans beaucoup de villes populaires en France,
07:05arabes ou noires, ont voté pour des gens sans aucun problème.
07:08Et ça n'a posé de problème à personne.
07:10Dominique Strauss-Kahn, il a été élu maire de Sarcelles.
07:13Jérôme Guèche dans une ville populaire de Lissonne, je ne sais plus laquelle.
07:18Face à la France insoumise, toutes ces populations qui paraîtaient sont antisémites,
07:23il n'y a eu aucun problème.
07:24Tous ces arabes et tous ces moines...
07:25C'est pas ce qu'il dit.
07:26Mais personne ne nous dit ça.
07:27Vous mélangez tout, Hakim.
07:29Je peux finir.
07:30C'est possible qu'on puisse finir.
07:32Oui, mais vous finissez très bien.
07:33Je veux dire que dans l'autre sens, ça n'a jamais posé de problème.
07:37Voilà.
07:38C'est ça que je voulais dire.
07:38La deuxième chose que je veux dire, monsieur, vous m'avez, je ne sais plus ce que je voulais...
07:43Rachida Dati, avec les scandales sexuels dans Paris.
07:49Monsieur Emmanuel Grégoire qui refuse d'armer la police municipale.
07:52Il n'y a pas eu de problème, il n'y a pas eu de débat.
07:53Monsieur Bakayoko quand il dit, je ne veux pas de police municipale,
07:57toute la France est au courant.
08:01Excusez-moi, mais encore une fois, Hakim, moi je redis,
08:03je n'ai pas un problème avec l'élection de Bali Bagayoko.
08:10Je trouve ça très bien qu'il ait gagné, ce n'est pas le sujet.
08:13Mais je pense que vous mélangez absolument tout, en fait, en vérité.
08:16Bon, Hakim, en tout cas, on vous aura entendu sur Sud Radio, bien évidemment.
08:19Si vous voulez réagir à ce que dit à l'instant Hakim,
08:22à ce que disait aussi Françoise de Gouas, 0826-300-300.
08:26Vous nous appelez, Manu, vous attend au standard.
08:28Vous êtes déjà nombreux d'ailleurs.
08:29Continuez d'appeler, on vous attend et on vous accueille juste après ça.
08:32On sera notamment avec Frédéric, qui nous appelle de Maison Alfort.
08:35A tout de suite.
08:37Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Benjamin Glaze.
08:429h20 sur Sud Radio, parlons vrai, parlons fort, bien évidemment.
08:45Vous le savez, avec Françoise de Gouas, notamment,
08:48qui n'a pas sa langue dans sa place.
08:50Oui, mais c'était très bien.
08:51C'était très bien, Kim Sim, écoute.
08:53C'était très bien, c'est bien, c'est républicain.
08:56Mais c'est ça, c'est ça le débat.
08:57Il faut se dire les choses, effectivement, même si le ton monte.
08:59En tout cas, que chacun prenne la parole à ce sujet, notamment.
09:03Alors, on va parler des prix des carburants.
09:05Bien évidemment, ça vous concerne particulièrement.
09:08On aura notamment, Serge, à ce sujet dans quelques instants.
09:11Mais d'abord, continuons sur ce rassemblement contre le racisme
09:16qui a eu lieu à Saint-Denis ce week-end,
09:18si c'est à 8000 personnes, surtout la France insoumise.
09:21Bien évidemment, bien sûr.
09:23Les socialistes et les écologistes n'étaient pas vraiment là.
09:26Oui, il y avait des délégations.
09:27Il y avait Benjamin Lucas pour les écologistes,
09:29Stéphane Veux, pour les communistes, mais sur la tribune.
09:32Il y avait Luc Casté pour les Verts, le PS, on ne sait pas trop où elle est.
09:36En tout cas, ça a été votre coup de gueule tout à l'heure, Françoise de Gouas,
09:39sur cette instrumentalisation de la lutte contre le racisme par la France insoumise.
09:43On a Frédéric à Maison-Alfort qui voulait réagir à ce sujet.
09:45Bonjour Frédéric.
09:47Oui, bonjour Benjamin, bonjour Madame.
09:49Bonjour.
09:49Vous en avez pensé ?
09:50Oui, à vous aussi.
09:52À vous aussi Frédéric.
09:53Comment ça va Frédéric ?
09:55Ça va très bien.
09:56Bon, ça va très bien.
09:57C'est beau, donc tout va bien.
09:58Oui, ça c'est important.
09:59Vous voulez parler aussi, vous, de ce rassemblement contre le racisme
10:03qui a eu lieu samedi dernier à Saint-Denis.
10:05Vous en avez pensé quoi ?
10:07Déjà, le mot rassemblement contre le racisme me fatigue depuis très longtemps
10:12parce que je rejoins ce que disait Madame de Bois.
10:15Je commence à nous voir assez, moi, de tous ces gens qui font des rassemblements contre le racisme.
10:20Alors, ce rassemblement contre le racisme à Saint-Denis,
10:23je trouve ça assez curieux de la part de gens qui passent leur temps à raciser justement tous les étages
10:29de la société.
10:30Ceux-là même qui ont milité pendant des décennies pour qu'on ne parle plus que d'une seule race.
10:37Il n'y en a pas de plusieurs qui sont maintenant ceux qui racialisent.
10:41Il n'y avait pas grand monde.
10:42Il n'y avait quand même que quelques milliers de personnes.
10:45C'est ça, j'en ai vu.
10:46Dans ce que j'en ai vu, c'était surtout de jeunes étudiants parisiens.
10:50Il n'y avait pas tant d'onisiens, je crois, on me dit, de donisiens que ceux-là.
10:57Les gens étaient un peu restés chez eux.
10:59Il y avait beaucoup de jeunes militants, surtout des militants de LFI qui étaient là,
11:04et de l'extrême-gauche.
11:05Il y avait des gens de la jeune garde, on les voyait bien.
11:08Donc je ne trouve pas ça représentatif.
11:10Je vous dis, j'en ai un peu assez de cette volonté de vouloir dire que les Français sont racistes.
11:16Moi, je viens d'un pays, ceux-là, ils devraient venir dans le pays d'où je viens,
11:20et ils verraient ce que c'est que le racisme.
11:23Moi, j'arrive d'Allemagne de l'Est.
11:25Et je peux vous dire que le racisme en Allemagne de l'Est, c'est quelque chose,
11:29parce que là-bas, on n'aime personne.
11:30On n'aime personne qui n'est pas d'Allemagne de l'Est.
11:33Et moi, j'ai un grand-père, je n'ai pas envie de le dire,
11:36j'ai un grand-père qui a offert une grande propriété à l'État allemand dans les années 30
11:40pour en faire un camp de concentration.
11:42Ça, c'est du racisme.
11:44Mon épouse, elle vient aussi d'un autre pays étranger.
11:48On ne peut pas dire qu'ils sont racistes, mais ils n'aiment pas les autres non plus.
11:51Donc, il y a beaucoup de pays, j'ai beaucoup voyagé dans le monde,
11:55il y a beaucoup de pays qui n'aiment pas particulièrement les gens de couleurs différentes,
12:00d'aspects différents, de langues différentes.
12:03Et je suis toujours très content, quand je reviens en France,
12:06j'ai l'impression de respirer.
12:08Et je trouve curieux tous ces gens qui passent leur journée à traiter les Français de racistes,
12:13qui n'existeraient pas si justement, si ce n'était pas la France qui leur avait donné cette chance
12:22de pouvoir grandir dans un pays où on est libre, quand même,
12:27et qui leur a donné cette chance de pouvoir grandir, faire des études, s'installer et s'exprimer.
12:35Effectivement, Frédéric, vous restez avec nous, Françoise, deux petites secondes.
12:40En une seconde, pour dire à Frédéric, après, j'entends bien, moi aussi,
12:43j'ai beaucoup voyagé, je confirme ce que vous dites,
12:47mais quand même, en France, il y a des discriminations, évidemment,
12:50mais il n'y a pas de racisme d'État, comme peuvent le prôner éventuellement les indigénés.
12:54Pas simplement, mais toute la mouvance indigéniste et décoloniale.
12:59Donc, il y a des discriminations qui sont liées, bien sûr, à la couleur de peau.
13:02Ça, c'est vrai, les nier, c'est être absolument aveugle.
13:05Il y a un chemin énorme à faire encore pour l'ascenseur social.
13:08Ça, c'est le deuxième point.
13:11Mais je pense quand même que, et où je rejoins Frédéric,
13:14c'est que ce pays, à trois reprises, a dit non à l'extrême droite,
13:20en finale, d'une présidentielle.
13:21Il ne faut jamais oublier que ce pays a dit non en 2002 à Jean-Marie Le Pen,
13:26en 2017 à Marine Le Pen, et en 2022 à Marine Le Pen.
13:30Peut-être que ça n'est pas le même parti que celui de son père.
13:32Peut-être que ça n'est pas le même parti, mais en attendant,
13:34la préférence nationale reste encore au cœur du sujet.
13:37Donc, je veux dire que ce pays n'est pas raciste.
13:39Serge est avec nous de Livry-Gargan.
13:41Bonjour Serge.
13:43Bonjour, bonjour.
13:44Moi, j'aurais seulement une seule question,
13:46parce que je vois que le débat est super passionné.
13:48J'aimerais savoir si M. Bali Bagayoukou et son parti à la vie
13:53étaient présents lors de la marche contre l'antisémitisme en 2023.
13:59Parce qu'il organise aujourd'hui une marche contre le racisme,
14:03et on a bien compris qu'en fait, c'est ce qu'on appelle contre les musulmans,
14:10et que le recteur de la mosquée de Paris avait dit
14:13je ne viens pas à cette marche parce qu'on ne parle pas des musulmans,
14:17on ne parle que des juifs.
14:17En gros, c'est ce qu'il avait dit.
14:20Le recteur est le directeur de la mosquée de Paris.
14:23Et alors aujourd'hui, faire une marche pour dire
14:24« Ah, on est discriminé »,
14:26alors que le gars, il vient de se faire élire maire de Somny,
14:29je trouve que c'est un peu surréaliste.
14:32Ça ne veut rien dire.
14:33Et je répète, est-ce que ce monsieur était là lors de la marche 2023 ?
14:38Ça, je ne sais pas.
14:39En tout cas, il y avait un absent de marque,
14:40et je l'ai regretté, c'était Emmanuel Macron,
14:42le président de la République,
14:43qui n'a pas souhaité, qui n'a pas voulu venir
14:46pour la marche contre l'antisémitisme.
14:48Et moi, je fais partie des gens qui l'ont beaucoup reproché.
14:51Je ne sais pas si Bali Bagayoko était à la marche.
14:55Je ne peux pas faire ce procès d'intention.
14:57En tout cas, il n'y a rien dans les propos de Bali Bagayoko
15:00qui puisse être apparenté à de l'antisémitisme.
15:02Ça, c'est totalement clair.
15:04Et le deuxième point, c'est que les deux rabbins de Saint-Denis,
15:07les deux frères rabbins de Saint-Denis,
15:10parce que c'était le Shabbat de Pâques,
15:13donc ils ne pouvaient pas défiler,
15:15mais ils ont fait un super message,
15:16les deux rabbins de Saint-Denis,
15:18pour expliquer qu'il fallait absolument aller à ce rendez-vous
15:21pour lutter contre le racisme.
15:23Et ça, c'était extrêmement fort.
15:25J'ai trouvé ça très, très puissant.
15:27Je ne dis pas que c'était partagé par l'ensemble
15:30des gens qui étaient présents à ce rassemblement.
15:32En tout cas, les deux rabbins, eux, ont eu cette hauteur de vue.
15:35Serge, vous êtes taxi.
15:36Mais madame, on n'est pas en train de dire ça.
15:39Vous êtes en train de mélanger les serviettes et les torsions.
15:42C'est vous qui mélangez.
15:43C'est vous qui parlez.
15:44Non, madame.
15:45Moi, j'ai parlé de LFI.
15:47Est-ce que LFI était présent ?
15:49Non, il n'était pas présent.
15:50Ah si, à la marche contre l'antisémitisme.
15:52Oui, parce qu'ils ne sont pas venus.
15:53Bien sûr, parce qu'il y avait le RN.
15:56Bien sûr, parce qu'il y avait le RN.
15:58Le RN, oui, mais les LFI, non.
16:01Bien sûr, bien sûr.
16:02Je suis d'accord avec vous, bien sûr.
16:04Serge, vous êtes taxi.
16:07Serge, vous êtes taxi, c'est ça ?
16:10Oui.
16:11Oui, oui.
16:12Alors moi, je vous rends compte.
16:13Oui, on peut parler aussi rapidement des prix des carburants.
16:16On peut parler beaucoup de gens.
16:18Oui, en effet.
16:19Et moi, je trouve, alors de façon cynique,
16:21de façon cynique, c'est pas du tout...
16:24Mais de façon cynique, cette offensive contre la République islamique de Perse,
16:29d'Iran, fait des bonnes affaires.
16:32Fait des bonnes affaires de l'État français,
16:34parce qu'il engrange des taxes inespérées.
16:39Et puis, ils sont en train toujours de réfléchir.
16:41Mais ça fait un mois qu'ils réfléchissent.
16:43Ça fait un mois.
16:44Et ça fait plus de six mois qu'on était au courant
16:47qu'il allait y avoir, un jour ou l'autre, une offensive.
16:50Donc, augmentation du prix.
16:51Mais l'État n'a pas prévu de redistribuer l'argent engrangé en plus.
16:56En tout cas, pas de manière généralisée.
16:58Ça, c'est sûr.
16:59Vous avez entendu ce que dit le gouvernement.
17:01Alors, il dit, voilà, la dette,
17:03la charge de la dette augmente par la même occasion.
17:06C'est un peu l'argument, effectivement,
17:07qu'on utilise du côté du gouvernement pour dire
17:09que les caisses sont vides et on n'en profite pas vraiment.
17:11Non, non, non. Bien sûr, on n'en profite pas.
17:13Je pense que vraiment, la France est à l'os
17:14et racle les fonds de tiroirs.
17:17Et j'entends ce que vous dites.
17:19Mais là où je vous rejoins complètement, Serge,
17:21c'est qu'on connaît toujours le scénario.
17:22C'est toujours les mêmes histoires.
17:24Je ne comprends même pas comment, depuis 40 ans,
17:26on n'a pas décidé de sécuriser Hormuz, par exemple.
17:29Parce que, là où vous avez raison,
17:31ça ne fait pas six mois qu'on sait qu'Hormuz
17:33est un point névralgique.
17:34Ça fait 40 ans.
17:36Donc, c'est toujours la même affaire.
17:38On fait la guerre.
17:40Les prix flambent.
17:41Le gouvernement traîne des pieds
17:43et, à la fin, il aide parce qu'il ne peut pas faire autrement.
17:46Parce qu'on est dans un pays où il y a beaucoup de gens
17:48qui gagnent pas plus que 1300 euros par mois
17:50et qui galèrent
17:52et qui ont besoin de leur bagnole.
17:54Et donc, le gouvernement, fond de tiroir ou pas,
17:58sera obligé de faire un geste.
17:59C'est obligatoire.
18:00C'est les petits pas.
18:01Il y a un moment où, forcément,
18:02il va falloir bouger davantage.
18:04Ou sinon, la colère va véritablement exploser.
18:07Merci beaucoup, Serge.
18:09Merci d'avoir été avec nous.
18:10On peut parler de tout, Serge.
18:12Merci également à Kim et à Frédéric qui étaient avec nous.
18:16Merci, ma chère Françoise.
18:18Merci.
18:18De Goua, il est à 9h30.
18:20Dans un instant, la vérité en face.
18:21Tenez, un sujet qui fâche, la laïcité.
18:23On va parler en ce lundi de Pâques de la religiosité,
18:26de la religion qui revient véritablement dans notre société.
18:32Est-ce que c'est un danger pour le concept même de laïcité ?
18:35Débat à suivre avec mes invités.
18:36A tout de suite.
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