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  • il y a 2 jours
A la une de cette édition, l’armée américaine va-t-elle tomber en panne ? Après un peu plus d’un mois de guerre et en dépit des discours guerriers du président, la pénurie pourrait toucher l’Oncle Sam.

En France, désaveux pour le gouvernement avec son projet de réforme constitutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie qui bute contre les oppositions.

Et enfin, nous évoquerons l’élection présidentielle de 2027, avec les difficultés de la droite à se trouver un chef, et même un cap.

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00:12Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. A la une de cette édition, l'armée américaine va-t-elle tomber en panne ?
00:19Après un peu plus d'un mois de guerre et en dépit des discours guerriers du président Trump, la pénurie
00:24pourrait toucher l'oncle Sam.
00:26En France, des aveux pour le gouvernement avec son projet de réforme constitutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie qui bute contre
00:33les oppositions.
00:34Et enfin, nous évoquerons l'élection présidentielle de 2027 avec les difficultés de la droite à se trouver un chef
00:39et même un cap.
00:44Vous payez des impôts sur le revenu ? Sur les sociétés ? Vous en avez assez de financer les choix
00:49désastreux de nos dirigeants politiques,
00:50de contribuer à des guerres qui nous affaiblissent, que votre argent soit détourné pour que des oligarques ukrainiens achètent des
00:56Bentley.
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01:09Votre don ne vous coûtera donc que 100 euros.
01:11Et vous aurez privé le pouvoir macroniste du double.
01:14Une équation séduisante, n'est-ce pas ?
01:15Alors, n'hésitez pas, soutenez TVL.
01:24Trump menace des édifices civils, mais pourrait se trouver à court de missiles.
01:28La guerre israélo-américaine patine et le président américain fait un peu de ménage dans son entourage.
01:34Des frappes sur des infrastructures civiles.
01:37Vendredi, sur son réseau Trou Social, Donald Trump a menacé explicitement de nouvelles attaques sur les ponts,
01:43puis les centrales électriques iraniennes.
01:45Revendiquant la destruction mardi d'un point emblématique près de Téhéran, qui a fait 8 morts civiles selon les médias
01:51iraniens,
01:52il affirme que la grande majorité des sites militaires iraniens a déjà été neutralisés depuis le début de l'offensive
01:58le 28 février.
01:59Les Etats-Unis n'auraient même pas commencé à s'attaquer massivement aux cibles civiles,
02:04tout en alternant ces menaces avec des appels pressant à un nouveau régime iranien pour un cessez-le-feu rapide.
02:09Ces déclarations soulèvent des questions de l'égalité internationale.
02:12En effet, les conventions de Genève de 1949 interdisent les attaques contre les biens indispensables à la survie de la
02:18population,
02:19parmi lesquelles les ponts, les centrales électriques, les réseaux d'eau ou d'électricité.
02:23Sauf si leur destruction procure un avantage militaire certain.
02:28La présidente du comité international de la Croix-Rouge a rappelé que de telles frappes délibérées peuvent constituer des crimes
02:33de guerre,
02:34comme l'a invoqué la Cour pénale internationale dans d'autres conflits.
02:36Les Etats-Unis, non partis au statut de Rome, échappent cependant à une poursuite directe.
02:41Sur le terrain, le bilan reste mitigé après plus de 12 000 cibles revendiquées par le Pentagone.
02:46Selon Reuters et des évaluations du renseignement américain citées par CNN,
02:51seulement un tiers des capacités de lancement iraniennes auraient été détruites
02:55et Téhéran conserverait encore la moitié de ses lances-missiles et une flotte importante de drones.
03:00L'Iran poursuit ses ripostes, missiles et drones contre Israël, des intérêts américains dans le Golfe
03:07et une centrale électrique au Koweït vendredi.
03:11Si le rapport de force semble en faveur des Etats-Unis, l'effort de guerre pourrait épuiser les stocks américains.
03:17Le pourtant très atlantiste général Yakovlev de l'armée française estime en tout cas que les réserves ne sont pas
03:24illimitées.
03:25Sa puissance est bien moindre en nombre de sorties, en nombre de décollages d'avions, en nombre de bombes.
03:31Sa puissance est bien moindre qu'il y a quatre semaines.
03:33Et les Iraniens le voient. Ils sont en train de racler les fonds de cuve.
03:37Il ne leur reste plus grand chose en fait. Mais ce n'est pas les généraux qui sont nuls.
03:40Ah bah il conseille un petit peu.
03:41Toutes les erreurs qu'il a pu commettre, il les a commises.
03:45Par exemple, il dit on a flingué l'armée de l'air et la marine iranienne. C'est faux.
03:51Des centaines de missiles Tomahawk ont été tirés sur l'Iran, en plus des opérations antérieures au Nigeria, en Syrie
03:57et au Yémen, avec seulement 100 unités produites.
04:00En 2025, Washington a informé Tokyo d'un retard probable des livraisons de 400 000 missiles commandés d'ici 2028
04:07au risque de compromettre la stratégie japonaise face à la Chine.
04:11En parallèle, l'administration Trump remanie en profondeur son appareil militaire.
04:15Le secrétaire de la Défense, Pete Exet, a écarté le général Randy George, chef d'état-major de l'US
04:21Army, le contraignant à une retraite immédiate, ainsi que deux autres généraux.
04:25Plus d'une douzaine de hauts officiers ont été limogés depuis l'arrivée de Exet.
04:30Dans l'entourage présidentiel aussi, des tensions émergent.
04:33Donald Trump aurait sondé des membres de son cabinet pour remplacer Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, après qu'elle
04:39a refusé de condamner un adjoint critique de la guerre.
04:42Enfin, le détroit d'Hormuz, question la plus urgente pour nous en Europe, reste un point de crispation majeure.
04:48Bloqué par l'Iran depuis le 28 février, les pays du Golfe ont réclamé au Conseil de sécurité de l
04:53'ONU l'autorisation d'un usage de la force pour le rouvrir,
04:56mais le vote a été reporté face aux réticences russes et chinoises.
05:01Téhéran a mis en garde contre toute action provocatrice.
05:04Dans ce contexte tendu, un premier porte-conteneur français, le CMA CGM Kribi, sous pavillon maltais,
05:10a réussi à traverser le détroit jeudi en affichant via son signal AIS un propriétaire français,
05:16exploitant vraisemblablement une tolérance iranienne accordée à certains pavillons ou armateurs non directement impliqués dans le conflit.
05:26Motion de rejet votée contre le projet de réforme constitutionnelle du statut de la Nouvelle-Calédonie.
05:32L'Assemblée a asséné un nouvel affront à l'exécutif macronien.
05:36Explication.
05:40Le scrutin est clos.
05:47Votant 298, exprimé 297, majorité 149, pour 190, contre 107, l'Assemblée nationale a adopté.
05:56La motion de rejet préalable est adoptée.
05:59En conséquence, le projet de loi constitutionnelle est rejeté.
06:03Nouveau désaveu pour l'exécutif macronien.
06:06Jeudi, l'Assemblée nationale a adopté par 190 voix contre 107 une motion de rejet
06:10présentée par le député indépendantiste Emmanuel Djibaou du groupe communiste.
06:15Cette procédure parlementaire permet de rejeter immédiatement un texte de loi sans l'examiner ni le débattre,
06:21renvoyant ainsi le projet directement dans la navette entre les deux chambres.
06:25Le projet de loi constitutionnelle, déjà adopté par le Sénat,
06:29visait à concrétiser l'accord de Bougival, signé à l'été 2025,
06:33entre le gouvernement et certaines forces politiques calédoniennes.
06:36Il prévoyait la création d'un « état » de la Nouvelle-Calédonie,
06:41inscrit dans la constitution française, doté d'une nationalité propre
06:44et susceptible de recevoir des compétences régaliennes.
06:48Il inclut également un quatrième report des élections provinciales,
06:52initialement prévu avant fin juin,
06:54et surtout l'élargissement du corps électoral gelé depuis l'accord de Nouméa de 1998.
06:59Ce gel, hérité des accords de Matignon et de Nouméa,
07:02réservent le droit de vote aux personnes installées en Nouvelle-Calédonie avant 1998
07:07et à leurs descendants.
07:09Il a pour objectif de préserver le poids démographique du peuple kanak
07:13face à l'immigration massive venue de métropole.
07:16Le texte gouvernemental proposait de l'ouvrir sous condition aux natifs de l'archipel,
07:21à leurs conjoints et aux résidents de 15 ans ou plus,
07:24répondant ainsi à la demande des non-indépendantistes
07:27qui y voient une question de droit pour les Calédoniens installés depuis longtemps.
07:31La motion a été votée par l'ensemble des groupes de gauche,
07:35LFI écologistes, PS, PCF.
07:37Le Rassemblement national a également voté pour, ainsi que l'IOT.
07:41À gauche et dans le camp des indépendantistes du FLNKS,
07:45aient dénoncé une réforme imposée de force,
07:48sans leur accord, qui ne constitue pas une véritable décolonisation,
07:52mais une simple autonomie interne.
07:54Ils craignent également une partition du territoire
07:57et une dilution du vote kanak,
07:58défendant ainsi un vote réservé sur un critère ethnique,
08:02ce que n'admet pas cette gauche en France
08:04où elle prône le droit de vote des étrangers.
08:08Le RN, de son côté, dénonçait un texte dangereux pour l'unité nationale
08:12qui ouvrirait la voie à l'indépendance
08:14tout en se déclarant favorable au dégel du corps électoral.
08:17L'UDR, à l'IORN, a aussi voté le texte,
08:21expliquant par la voix de Maxime Michelet
08:23le problème d'intégrité territoriale que soulève l'accord de l'exécutif.
08:26L'unité de la République, l'indivisibilité de la nation ne sont pas négociables.
08:31Il y a des limites au sacro-saint en même temps du macronisme
08:35et l'intégrité territoriale de la France en est une.
08:38La Nouvelle-Calédonie, chère collègue, est française.
08:41Elle l'a dit trois fois et c'est trahir cette parole trois fois répétée
08:45que de voter ce texte qui organise une indépendance déguisée
08:48par la création d'un État de Nouvelle-Calédonie.
08:51En effet, par trois fois, la Nouvelle-Calédonie a voté contre l'indépendance
08:55lors de référendums.
08:57Les détracteurs de l'accord à gauche argueront que le vote
08:59intègre la voix de population non autochtone.
09:02De son côté, le ministre des Outre-mer, Naïma Mouchou,
09:06met tête en garde avant le vote.
09:08La Nouvelle-Calédonie mérite mieux que ça.
09:11D'autant que ce texte, encore une fois, n'impose pas un avenir
09:14à la Nouvelle-Calédonie contre les Calédoniens.
09:16Il crée précisément des conditions pour qu'ils puissent eux-mêmes se prononcer.
09:20Le premier ouvre la possibilité d'une consultation.
09:23Autrement dit, il ouvre la possibilité d'un choix démocratique.
09:26Un choix qui a déjà été fait trois fois.
09:29Pourquoi encore consulter ?
09:31Avec l'accord de Bougival, le gouvernement a tenté de gagner du temps,
09:35dépassé par une situation néo-calédonienne
09:37qui lui échappe complètement.
09:38Se joue en toile de fond, toute proportion gardée,
09:41un round 2 tardif de la décolonisation algérienne,
09:44avec une gauche du côté des nationalistes lorsqu'ils sont étrangers,
09:48une droite RN du côté des loyalistes et des métropolitains,
09:52et un centre qui temporise en renvoyant le problème à plus tard.
09:56Sébastien Lecornu a annoncé qu'il réunirait la semaine prochaine
09:59les signataires de l'accord de Bougival pour éviter l'immobilisme.
10:03Le calendrier reste contraint.
10:05Sans réforme promulguée, les élections provinciales devront se tenir au plus tard,
10:09le 28 juin, avec le corps électoral actuel.
10:15Recherche candidat désespérément pour la présidentielle LR discute
10:19pour trouver un champion et la question de la primaire est sur la table,
10:22mais les contours restent très flous.
10:25Renaud de Bourleuf.
10:26C'est le projet que je porte, c'est le combat que je mène,
10:30et rien ne m'en détournera.
10:32Rien ne l'en détournera, sauf peut-être une primaire.
10:35Le soir des élections municipales, Bruno Retailleau se voyait déjà en 2027.
10:38Mais il ne sait pas lui-même si sa candidature aboutira.
10:41En effet, le patron de LR a proposé à ses adhérents
10:44trois possibilités pour désigner le représentant de la droite
10:47à la prochaine élection présidentielle.
10:49Une primaire ouverte, accessible à tous les électeurs, comme en 2017.
10:52Une primaire fermée, réservée aux adhérents, comme en 2022.
10:56Ou sa désignation directe en tant que patron du parti.
10:59La question doit être tranchée d'ici le 18 avril.
11:02Mais la question qui demeure est
11:03qui sera candidat à la primaire ?
11:07Ardent défenseur de ce mode de désignation,
11:09le président de groupe parlementaire Laurent Wauquiez
11:11planche sur une primaire qui irait d'Edouard Philippe à Sarah Knafow.
11:14J'ai vu Gérald Darmanin, j'ai échangé avec Éric Zemmour.
11:17Edouard Philippe ?
11:17J'ai vu Sarah Knafow, je verrai Edouard Philippe.
11:20J'ai échangé sur le sujet avec David Lissnard.
11:23J'essaie de voir les uns après les autres et de les convaincre.
11:25Pas de rassemblement national parmi les invités,
11:28mais Marine Le Pen n'a exprimé aucun regret à ce sujet.
11:30Je suis assez rassurée que M. Wauquiez ne m'invite pas à participer à sa primaire.
11:34Vous voyez, bon, en réalité, ils ne savent pas où ils habitent.
11:38On sent qu'il y a une forme de panique.
11:40Mais les principaux intéressés ne sont pas tous convaincus non plus.
11:43Ainsi, Edouard Philippe, qui a déserté LR en 2017
11:45pour devenir Premier ministre d'Emmanuel Macron,
11:47a fait part, mardi 24 mars, de ses réticences quant à une primaire.
11:51Vous pourriez participer, vous, à une primaire ? Vous n'y croyez pas ?
11:54Moi, j'entends ceux qui en parlent, je les écoute avec attention.
11:57Je ne vais pas commencer à leur dire jamais.
11:59Autre problème, les Français eux-mêmes ne sont pas vraiment convaincus.
12:02Un sondage au DOXA, publié vendredi 27 mars,
12:05avance qu'à peine 51% des Français souhaiteraient voir Edouard Philippe
12:08participer à une primaire de la droite.
12:10Le concept de « primaire élargie » ne séduit pas les électeurs.
12:14Selon le même sondage, 71% des Français ne voudraient pas d'une primaire
12:17qui irait d'Éric Zemmour à Gabriel Attal,
12:19à considérer que Gabriel Attal serait de droite.
12:21Bruno Retailleau a lui-même reconnu qu'une primaire aussi large
12:24était impossible à organiser,
12:25étant donné que les vaincus doivent soutenir le vainqueur.
12:29Or, on voit mal Xavier Bertrand faire campagne pour Éric Zemmour.
12:32David Linnard, adepte de la primaire élargie,
12:35a été mis face à cette contradiction.
12:37Ça veut dire que si on tire ce fil jusqu'au bout,
12:39Éric Zemmour peut gagner cette primaire ?
12:42Est-ce que ça veut dire que vous vous mettrez tous derrière
12:46qui que ce soit qui gagne cette primaire ?
12:48C'est à savoir si ce n'est pas tout simplement inadapté
12:51au fonctionnement d'un parti de droite.
12:52C'est ce que nous disait, il y a quelques semaines,
12:54Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate,
12:56qui a lui-même participé à la primaire en vue de l'élection présidentielle de 2017.
13:00Le problème, c'est que la culture de la primaire
13:03n'est pas une culture de droite.
13:04Pour deux raisons.
13:04D'abord, c'est grosso modo la droite française
13:06qui a été la constitution de la Ve République,
13:08qui prévoit une forme de primaire institutionnelle régulière
13:11qui s'appelle le premier tour de l'élection présidentielle.
13:13Rajouter deux tours, probablement en tout cas, à l'élection présidentielle,
13:17même pour désigner un chef de parti,
13:19n'est pas quelque chose qui est dans la tradition
13:21des familles politiques droitières en France.
13:22Deuxièmement, c'est une question de culture,
13:24parce que pour que la primaire fonctionne parfaitement,
13:27il faut que l'engagement des perdants
13:29à l'égard du gagnant en termes de soutien
13:32soit absolument massif, formel, sans équivoque,
13:34et qu'on laisse à l'entrée de la salle de l'élection présidentielle,
13:38après que la primaire a donné son résultat.
13:40C'est l'ensemble de leurs ambitions,
13:42l'ensemble de leurs points programmatiques,
13:45peut-être ceux auxquels ils tiennent le plus.
13:47Bref, il faut une cohésion, une culture du dialogue,
13:50en tout cas du soutien et de l'accord politique,
13:52qui n'est pas exactement non plus la culture de la droite française.
13:55Donc, pour toutes ces raisons,
13:57je pense que ça pose une difficulté
13:59qui est plus une difficulté culturelle et historique
14:02qu'une difficulté institutionnelle.
14:04Après, la nécessité de recourir à une primaire,
14:06elle est malgré tout le signe que la droite a du mal à se trouver un chef naturel.
14:10Pas de chef naturel, et surtout pas de ligne clairement définie.
14:13Il faudra bien bricoler un programme
14:14pour convaincre les Français en 2027
14:16et dépasser les 4,7% de Valérie Pécresse.
14:22Passons à présent à l'actualité en bref, en France.
14:28Il a fri, il se croit tout permis,
14:30même devant une commission d'enquête parlementaire.
14:32Jeudi, l'homme d'affaires Xavier Niel,
14:33influent dans les médias à travers le groupe Le Monde
14:35et la société audiovisuelle MediaOne,
14:37a été auditionnée à l'Assemblée nationale
14:39lors de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
14:42Le président de la commission, le député d'horizon,
14:43Jérémy Patrie-Létu, a commencé par demander à Xavier Niel
14:46pourquoi il ne s'est pas présenté à sa première convocation en février.
14:49Sauf erreur, je suis là, donc je défaire devant votre convocation,
14:52monsieur le président.
14:53Bonjour.
14:54Ce n'était pas ma question, monsieur Niel.
14:55C'est ma réponse ?
14:56Non, ce ne sera pas votre réponse.
14:57Je crois que vous devez la...
14:58Attendez, vous n'êtes pas un procureur ?
14:59D'accord, vous me posez des questions et je réponds à vos questions.
15:01Vous m'avez posé une question, j'ai répondu à vos questions.
15:03Alors, monsieur Niel, je crois que le respect de la représentation nationale est important.
15:06Et le respect des invités que vous avez ici aussi.
15:08D'accord.
15:08Donc je vous respecte, monsieur Niel.
15:09Je vous indique que vous aviez été convoqué avec monsieur Pigasse
15:13et monsieur Nommé le jeudi 26 février à 14h30.
15:16Et je vous demande simplement le motif qui a justifié
15:20que vous n'êtes pas présenté devant nous.
15:21Ce n'est pas vous manquer de respect que vous demandez la raison
15:23pour laquelle vous ne vous êtes pas présenté devant cette commission d'enquête.
15:26Voilà, c'est une question simple.
15:28Ok.
15:28Sans vous manquer de respect, je crois.
15:29L'échange ne s'arrête pas là.
15:31Xavier Niel évoque un agenda difficile lié à son activité d'entrepreneur
15:34et un manque de compréhension de la part de l'Assemblée nationale.
15:37Il évoque alors une expression pour le moins surprenante
15:39dans un contexte formel et officiel.
15:41Aujourd'hui, je vous ai dit, écoutez, est-ce que vous pourrez la faire plus tard aujourd'hui,
15:44demain matin, après demain matin, vous m'avez dit, allez vous faire voir.
15:48Donc, c'est-à-dire que la société...
15:49Alors, pardon, monsieur Niel, non, pardon.
15:51Non, monsieur Niel, non, parce que là, vous manquez de respect.
15:53Je vous manque de respect où ?
15:54Bah parce que...
15:55Ou est-ce que je vous manque de respect ?
15:56Vous m'avez dit, allez vous faire voir, je crois pas...
15:58C'est pas vous, les gens qui m'ont écrit la réponse, les réponses de vos services.
16:00Je pense pas...
16:01Ils m'ont dit non, non, allez vous faire voir, vous ne pouvez pas le faire aujourd'hui.
16:03Je pense pas que les services de l'Assemblée nationale s'expriment ainsi, monsieur Niel.
16:07Bah c'est comme ça que je l'ai compris.
16:08D'accord, alors vous me présenterez, vous me présenterez, monsieur Niel,
16:11vous présentez-moi l'email, monsieur Niel, monsieur Niel.
16:15Monsieur Niel, vous me présenterez l'email
16:17dans lequel les services de l'Assemblée nationale vous ont dit, allez vous faire voir.
16:20Xavier Niel parlera ensuite de faux pour désigner cette commission d'enquête.
16:23Non, je suis à 6 minutes.
16:24Non, non, mais là c'est un manque de respect, je vous laissez 10 minutes,
16:26je vais laisser la parole à monsieur Niel.
16:28Si vous voulez pas m'entendre...
16:29Mais je vous entends.
16:30Non, vous voulez pas m'entendre, vous laissez pas m'entendre...
16:31C'est 10 minutes de propos intrusive, il est à 6 minutes.
16:34Monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel, monsieur Niel,
16:37vous me laissez parler, vous me laissez parler.
16:38Monsieur Niel, monsieur Niel, si vous voulez bien, si vous avez la gentillesse de bien vouloir...
16:42Vous me laissez terminer mes 3 dernières minutes.
16:44Je vais vous laisser terminer.
16:45D'accord.
16:45Mais si vous venez de m'arrêter, vous venez de m'interrompre.
16:47Je vous ai pas censuré.
16:48Je vous ai juste simplement dit, attention, quand on conteste le financement,
16:52la démocratie a un coup, vous pouvez contester les méthodes.
16:55Vous pouvez contester les méthodes, mais je ne conteste pas les principes.
16:57Je donne son coup de ce que vous appelez la démocratie.
16:59Quand vous expliquez que MediaOne aurait produit une commission d'enquête pour moins cher,
17:02je suis obligé, comme président de cette commission d'enquête, de vous reprendre.
17:05Une commission d'enquête, l'émission, parce que c'est un show.
17:06Parce que c'est un show.
17:07Et vous y contribuez, je crois, actuellement.
17:09Malheureusement, gratuitement, dans mon cas, présentement.
17:11Un autre invité du jour était Mathieu Pigasse, l'homme d'affaires de gauche,
17:14qui veut peser sur l'élection présidentielle de 2027 par les médias.
17:17Le rapporteur Charles Laloncle lui a demandé si cette bataille culturelle
17:20était menée sur le service public, alors que MediaOne,
17:23dont Mathieu Pigasse est actionnaire, produit de nombreux contenus
17:25pour l'audiovisuel public.
17:27Je ne sais pas faire injure à Xavier et Pierre-Antoine, au contraire d'ailleurs,
17:29de dire qu'on peut avoir des positionnements, des sensibilités,
17:33des opinions différentes.
17:34Et vous savez quoi ? C'est ce qui fait, je pense, notre richesse,
17:36notre complémentarité et l'équilibre de MediaOne.
17:41Donc, moi, je pense que la neutralité, elle est parfaitement assurée.
17:46Pesée sur la politique de son pays par la neutralité,
17:49tout aura été entendu au cours de cette commission d'enquête.
17:51La police de la pensée attaque sur sa gauche.
17:53Jeudi, le député européen et les filles Rima Hassan étaient placés en garde à vue
17:56malgré son immunité parlementaire.
17:58Dans une publication sur X, ensuite effacée,
18:00elle aurait fait l'éloge d'un Japonais ayant commis un attentat
18:03contre l'aéroport de Tel Aviv en 1972,
18:05au cours duquel 26 passagers ont été tués.
18:08Elle sera jugée le 7 juillet pour apologie du terrorisme.
18:10Elle est ressortie libre le soir même.
18:12Notons que, selon des fuites policières,
18:14des agents auraient trouvé de la drogue dans son sac.
18:16Alors que le parquet a confirmé la présence de trois MMC,
18:20Rima Hassan a démenti,
18:21affirmant qu'il n'y avait que du CBD à usage médical.
18:23Que les fuites qui ont eu lieu pendant la mesure de garde à vue
18:28sont parfaitement indignes.
18:29Et demandons d'ores et déjà au parquet
18:32d'en tirer l'ensemble des conséquences
18:34sans que nous ayons à déposer une plainte.
18:37C'est la seule déclaration que je ferai ce soir.
18:40Certains journalistes estiment tout de même
18:42qu'il ne faut pas attendre trop longtemps pour donner de l'information,
18:45allant jusqu'à dire que le secret de l'instruction est dépassé.
18:48Ainsi parlait devant une commission d'enquête parlementaire,
18:50un journaliste de Mediapart.
18:53Le corps nu, pas à la fête.
18:54Selon le baromètre Figaro Magazine,
18:56seulement 24% des Français font confiance au Premier ministre
18:59pour résoudre les problèmes du pays depuis son arrivée à Matignon.
19:02Le chef du gouvernement évite pourtant soigneusement
19:04les interventions médiatiques
19:05avec un seul JT sur France 2 avant sa renomination.
19:08Une stratégie apaisante, mais pas suffisante.
19:11Face à la flambée du prix de l'essence
19:12et les conséquences sur le pouvoir d'achat,
19:13le silence appréciable ne remplace pas les actes.
19:16Même chez les sympathisants macronistes,
19:17la confiance jusse à 57%,
19:19soit plus de 25 points en moins qu'au début de son mandat.
19:21Une impopularité qui pourrait nous épargner
19:23sa candidature à l'élection présidentielle.
19:26C'est le pompon à Avignon.
19:27Selon le canard enchaîné,
19:29le journaliste Olivier Galzy,
19:30élu maire d'Avignon avec le soutien de l'UDI et Horizon,
19:33aurait augmenté de 35% les indemnités de ses adjoints.
19:36Il y aurait parmi eux sa propre compagne.
19:38Une habitude peut être héritée
19:40de nombreuses années passées dans l'audiovisuel public.
19:45L'actualité internationale, en bref.
19:52Écoterrorisme en Antarctique.
19:53Un navire de la fondation Paul Watson
19:55a délibérément percuté mardi
19:57un chalutier norvégien de Krill
19:58dans l'océan Antarctique.
20:01Le MV Bandero, exploité par Sea Shepherd France,
20:03a heurté le navire de la société Hacker Krill
20:06qui pêchait légalement en vertu du droit international.
20:09Le chalutier a pu poursuivre sa route
20:11sans dommages majeurs.
20:12Hacker Krill a annoncé engager des poursuites judiciaires.
20:15De son côté, Paul Watson a défendu l'action
20:17en affirmant que les chalutiers épuisent
20:19les zones d'alimentation des baleines à bosse,
20:22des rocales communs, des manchots,
20:24des phoques et des oiseaux marins.
20:25L'incident, rapporté jeudi par les deux partis,
20:28illustre la tension croissante
20:29entre activistes écologistes
20:31et pêcheurs industriels dans les eaux antarctiques.
20:35Le Bois de Boulogne s'invite au Parlement brésilien.
20:38Le député transgenre Felipe Hilton,
20:40qui se fait appeler Erika Hilton,
20:4133 ans du parti Socialisme et Liberté,
20:44a été élu le 11 mars à la présidence
20:46de la commission parlementaire fédérale
20:48chargée de défendre les droits des femmes.
20:50Premier individu trans à occuper ce poste.
20:53Créé en 2016, il a promis de lutter
20:55contre les meurtres visant les femmes au Brésil
20:58en 2025 qui ont atteint un record
21:01sous la présidence Lula.
21:02L'élection a suscité une vive polémique.
21:04Le député évangélique Fabiana Barroso
21:06s'est même peint le visage en noir
21:08pour comparer la transidentité à une imposture.
21:12Solidarité caribéenne pour le Kremlin.
21:14La Russie prépare l'envoi d'un deuxième pétrolier
21:16vers Cuba après l'arrivée mardi
21:18du navire Anatoly Kolodkin à Matanzas
21:21avec 730 000 barils de brut.
21:23Le ministre russe de l'énergie,
21:25Sergei Tzivilyov, a déclaré
21:27que le premier navire avait brisé
21:29le blocus complet imposé par les Etats-Unis.
21:31Un second pétrolier est en cours de chargement.
21:33Cuba traverse une grave crise énergétique
21:35aggravée par les sanctions américaines
21:37et l'arrêt des livraisons vénézuéliennes.
21:39Moscou affirme ne pas abandonner
21:41les prêts de 10 millions de Cubains.
21:43Donald Trump a minimisé l'impact de la démarche
21:45en déclarant, je cite,
21:46« Cuba est fini ».
21:47Dans les faits, ces livraisons
21:49évitent une confrontation directe
21:50avec Washington
21:51tout en apportant un peu d'air à Lille
21:52et les apparences restent intactes
21:54pour chaque camp.
21:56Nouveau chef d'Etat en Birmanie.
21:58Vendredi, le chef de l'agente militaire
21:59Min Ong Lange
22:01a été élu président
22:02par un parlement largement acquis
22:03à sa cause après des élections pipées.
22:05Il renforce ainsi son pouvoir
22:07cinq ans après le coup d'Etat
22:08qui a renversé la présidence Aung San Suu Kyi.
22:10Les militaires au pouvoir
22:11doivent composer avec un pays fracturé
22:13par des combats sur plusieurs fronts,
22:15une économie qui s'effondre
22:16et des oppositions tenaces.
22:21Dès maintenant, un zoom
22:23avec Romain Petitjean
22:24sur le prochain colloque
22:25de l'Institut Iliade.
22:26Demain, pour le samedi politique,
22:28Élise Blaise reçoit
22:28Pierre-Yves Rougeron
22:29pour évoquer l'évolution
22:30de la guerre en Iran
22:31avec un Donald Trump
22:33de plus en plus contradictoire.
22:35Dimanche,
22:35Terre de Mission
22:36et les conversations.
22:37Et pour le lundi de Pâques,
22:39un zoom dès 7h
22:40avec Diane de Bourguedon
22:41sur la prolophobie
22:43de nos dirigeants
22:44et un nouveau numéro
22:45de Politique Écho
22:46dès 11h sur l'explosion
22:48de la dette française
22:49avec la guerre au Proche-Orient.
22:51C'est la fin de cette édition.
22:52Merci de votre fidélité d'avance.
22:54Joyeuse Pâques,
22:55rendez-vous mardi
22:56pour un nouveau journal.
22:59Sous-titrage Société Radio-Canada
23:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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