- il y a 5 jours
Dans "Tête à Clash", Franck Tanguy et ses invités décryptent la politique étrangère de Donald Trump : vision stratégique, intérêts américains, ou danger pour la stabilité mondiale ? Trois intervenants estiment que Trump, malgré son image provocatrice, agit en homme raisonnable, capable de protéger les États-Unis sans excès. Mais pour l’un d’eux, son imprévisibilité reste une menace, même pour des alliés comme le Groenland (Danemark). Venezuela, Iran, diplomatie musclée : Trump a-t-il évité les conflits ou préparé le terrain pour de nouvelles tensions ? Un débat explosif sur TVLibertés !
Lecornu doit-il démissionner ? La crise politique qui secoue Macron !
Le premier ministre Lecornu doit-il quitter Matignon immédiatement ? La majorité des intervenants plaide pour une censure du gouvernement, malgré un contexte budgétaire explosif, estimant que son départ enverrait un signal clair à Emmanuel Macron : quitter le pouvoir sans attendre 2027. Un intervenant alerte sur l’aggravation de la crise économique et un futur budgétaire catastrophique. La France face à un choix historique : changer de cap maintenant ou subir les conséquences. Un débat sans concession.
Lecornu doit-il démissionner ? La crise politique qui secoue Macron !
Le premier ministre Lecornu doit-il quitter Matignon immédiatement ? La majorité des intervenants plaide pour une censure du gouvernement, malgré un contexte budgétaire explosif, estimant que son départ enverrait un signal clair à Emmanuel Macron : quitter le pouvoir sans attendre 2027. Un intervenant alerte sur l’aggravation de la crise économique et un futur budgétaire catastrophique. La France face à un choix historique : changer de cap maintenant ou subir les conséquences. Un débat sans concession.
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00:00Bonjour, deux sujets dans cette émission de Tête à Clash, Trump, faiseur de guerre ou faiseur de paix dans le contexte du Venezuela et de l'Iran.
00:20Deuxième sujet, est-ce qu'il est temps de faire tomber le gouvernement le corps nu dans le contexte des élections municipales qui arrivent
00:26parce que nouveau gouvernement veut dire très souvent nouvelle majorité ou pas au Parlement.
00:33Et on a quatre invités, ces quatre invités, c'est un nouveau.
00:37Gabriel Decroix, vous êtes journaliste, bienvenue à bord.
00:40Merci, merci de me recevoir.
00:42Merci de venir nous rejoindre.
00:45On va voir ce que vous avez dans le ventre.
00:47Jacques Georges qui est un ancien.
00:50Jacques Georges c'était aussi un ancien expert auprès de la Commission européenne.
00:54Oui, j'ai travaillé 25 ans pour la Commission européenne.
00:57Donc les anti-européens, j'en suis un petit peu, je les comprends.
01:01Mais moi j'ai un jugement nuancé sur le sujet, ce qui est original.
01:06Oui, merci pour vos nuances.
01:07François Martin, géopoliticien.
01:10Essayiste.
01:11Essayiste.
01:12Et vous avez un essai qui sort d'ici un petit mois.
01:14À peu près, oui.
01:15Très bien.
01:16La France dans le chaos du monde.
01:18J'ai hésité à l'appeler le chaos de la France dans le monde, mais c'est à peu près pareil.
01:22C'est le chaos de la France dans le chaos du monde.
01:24C'est pas mal.
01:26Ok, le chaos au carré.
01:27Et le dernier, c'est Eric Richermoz.
01:29Et vous, vous êtes cadre exécutif au Patriote.
01:32Absolument.
01:33Et sur les sujets européens, tout le monde a l'impression d'avoir un avis nuancé, je pense.
01:37Quel qu'il soit.
01:38C'est pas souvenir que j'ai des précédentes interventions.
01:43Ça commence.
01:44Dans tous les cas, vous avez vu, on a deux générations.
01:46Les jeunes, ça va péter, c'est ce qu'il faut.
01:47C'est exactement ça.
01:48Les modernes, les anciens.
01:49En tout cas, c'est les trentenaires contre les, on va dire, plus de 70 ans.
01:52Pas contre, pas contre.
01:53Quelque chose comme ça.
01:54Au contraire, moi, j'aime beaucoup les trentenaires.
01:56Franchement, j'aimerais bien revenir.
02:00Ça, c'est la machine à remonter le temps.
02:02On sait que ça marche pas.
02:03Allez, on se retrouve dans quelques secondes.
02:05A tout de suite.
02:08Alors, Trump, entre Venezuela, enlèvement de Maduro, l'Iran, où Trump menace d'intervenir
02:15et de bombarder les gardiens de la révolution, et le Groenland, que tout simplement, Trump
02:19aimerait bien s'accaparer.
02:21La question, c'est, est-ce que Trump est un faiseur de paix ? Il le court même après
02:26le prix Nobel de la paix, semble-t-il, ou est-ce qu'en réalité, c'est un faiseur
02:30de guerre ? Et le premier qui intervient, c'est François Martin.
02:33François.
02:34Ça ne t'étonnera pas, mon cher Franck.
02:36D'abord, je te salue.
02:38Je souhaite une bonne année.
02:39Ça ne t'étonnera pas si je te dis que c'est ni l'un ni l'autre.
02:43Non, ce n'est pas mal formulé, mais c'est ni l'un ni l'autre.
02:46À mon avis, Trump a un objectif, et un seul, c'est de gagner les mid-turns.
02:51C'est la seule chose qui l'intéresse.
02:52Donc, ce qui l'intéresse aujourd'hui, c'est ni de faire la paix, ni de faire la guerre,
02:56c'est de faire des opérations de cinéma, de telle sorte de monter dans les sondages
03:03et de plaire aussi bien aux vats en guerre qu'à l'Américain moyen.
03:07Parce que jusqu'à présent, il était déchiré entre les vats en guerre qui veulent qu'il fasse la guerre en Ukraine,
03:13qui continue, qui ne fassent jamais la paix,
03:15et ceux de son mouvement MAGA qui lui disent « tu ne t'occupes trop de la guerre,
03:20tu nous as dit que tu arrêterais les guerres en 24 heures ».
03:22C'est là-dessus qu'il a été élu.
03:24C'est là-dessus qu'il a été élu.
03:25Il est déchiré là-dessus.
03:27On se souvient de l'INSEE, de Marjorie Taylor Greene, etc.
03:32Et il a trouvé une façon assez extraordinaire, c'est de faire une opération à la Tom Cruise
03:37où ils vont chercher un type, qu'ils le sortent en pleine nuit avec les hélicoptères Chahinou qui viennent,
03:43alors que tout indique que ça a été préparé par la CIA et que les types l'ont vendu
03:48et qu'ils l'ont livré saucissonné au pied de l'immeuble à 3h05 du matin.
03:53Tout le reste était arrangé.
03:56Mais il sort de là, l'Américain, ce moyen bombe le torse.
03:59Surtout qu'il n'y a pas eu de mort, c'est très important, semble-t-il.
04:02Bombe le torse, etc.
04:03Donc je ne rentre pas dans le détail de l'opération, mais c'est une opération fabriquée.
04:07Il y a déjà des vidéos sur Internet où on voit Trump habillé en James Bombe qui fait toran-toran
04:13et on voit l'hélicoptère Maduro qui est emmené, etc.
04:17Donc pour moi, c'est du cinoche.
04:19Alors, le Réal me dit, et il a bien raison, il n'y a pas eu de mort américain,
04:24mais il y aurait eu environ 60 morts côté vénézuéliens.
04:26Ils ont les 40 personnes de la garde de Maduro qui n'étaient pas des vénézuéliens, mais des cubains.
04:33Déjà, quand tu te fais garder par des gens d'une puissance étrangère,
04:37ça veut dire que tu n'as pas vraiment confiance dans ta propre armée.
04:40C'est tout à fait vrai.
04:41Jacques-Georges, je crois que vous êtes en opposition ou en tout cas pas OK avec François Martin.
04:45Non, non, non.
04:46Je suis plutôt pro-Trump, globalement pro-Trump quand même.
04:51– Moi, je voudrais dire deux mots, parce que j'ai au moins l'avantage de l'expérience ici,
04:55c'est que j'ai fait beaucoup de choses.
04:56– Par rapport à François Martin qui débute.
04:58– Il moins n'a rien fait.
04:59– Ça me va bien.
05:00– Non, non, non, par rapport aux jeunes en particulier.
05:01– Ah oui, OK.
05:02– Non, non, non, dans un passé lointain, très lointain, c'est de 73 à 79,
05:09j'ai été trésorier puis directeur financier de la grosse filiale française
05:13d'une grande multinationale américaine de l'industrie chimique.
05:17– OK, et en quoi ça vous donne des compétences pour parler de Trump ?
05:20– Justement, j'ai été élevé dans un milieu anglo-saxon de manager anglo-saxon.
05:26Je les connais très bien.
05:27Ils m'ont formé en quelque sorte.
05:29– OK.
05:30– Et donc, j'ai connu ce que c'était que la grosse multinationale américaine
05:35avec des patrons avec qui on…
05:37Bon, c'était 100% anglo-saxon.
05:39– Ça, on a compris, mais Trump…
05:40– Alors, oui, alors justement, j'ai connu beaucoup de Trump à ce moment-là.
05:43C'est ça que je veux dire.
05:44– D'accord.
05:45– J'ai connu beaucoup de Trump à ce moment-là.
05:46C'est-à-dire des gens, c'était dans le domaine financier,
05:49des gens qui ont une obsession du chiffre, du résultat.
05:54Tout le reste, ils s'en foutent.
05:55Le baratin, ils s'en foutent.
05:57Des gens qui ont une vision très pragmatique.
05:59Des gens qui ont une faible tolérance, et moins qu'on en puisse dire.
06:02– Et ça, ça coche les cases pour Trump ?
06:04– Oui, ben oui.
06:04– Pas du tout.
06:06– Ah bon ?
06:06– Alors, attends, laissez-moi terminer quand même.
06:08– Vous le pensez pragmatique ?
06:10– Moi, je pense qu'il est pragmatique, oui, absolument.
06:12– Oui, mais pas dans le…
06:13– Mais en quoi a-t-il…
06:14– Excusez-moi, mais on accélère.
06:15En quoi a-t-il montré qu'il était pragmatique ?
06:18En enlevant Maduro, mais en maintenant la vice-présidente au pouvoir ?
06:23– Non, non, mais Maduro, c'est un épisode des rêves.
06:25– En racontant qu'il veut s'accaparer le Groenland,
06:28et en menaçant, en quoi est-ce pragmatique ?
06:31– Parce que c'est quelqu'un qui pousse son avantage
06:34en sachant jusqu'où ne pas aller trop loin.
06:38C'est en ça qu'il est pragmatique.
06:40Je crois que ses objectifs sont patriotiques,
06:42mais que son cynisme est pragmatique,
06:46mais que sa manière de faire fait qu'il va très loin
06:50et il s'arrête au moment où il faut s'arrêter.
06:52Il sait s'arrêter là où il faut s'arrêter.
06:55– Gabriel Decroix, vous êtes là-dessus sur un Trump
06:58qui serait finalement, je vais le traduire,
07:01assez grande gueule, mais en réalité très mesuré,
07:05ou en tout cas sachant de ne pas aller trop loin.
07:07– Sachant où il va.
07:08– Vous comprenez ça, vous, Decroix ?
07:09– Je comprends un petit peu.
07:10Alors effectivement, il est très grande gueule,
07:13et je trouve qu'il met quand même en application ce qu'il dit.
07:19Après, moi j'avoue qu'il m'a surpris
07:21quand il a capturé Maduro.
07:24Je pense qu'il faut attendre de voir ce que ça donne
07:28au niveau de la captation, de l'exploitation des ressources au Venezuela par exemple.
07:32– Est-ce que c'est ça l'objectif ?
07:33– Voilà, on parle beaucoup de ça, mais en même temps on peut…
07:35– Pardon, c'est un peu choquant, non ?
07:37– Lamentable.
07:38– Qu'une grande puissance intervienne.
07:40– C'est lamentable, c'est absolument…
07:40– Pourquoi c'est lamentable ?
07:41– C'est un acte de guerre.
07:42– Oui.
07:43– La France, on est présent dans cette région.
07:44La France est présente en Amérique du Sud,
07:47la Guyane n'est pas très très loin du Venezuela.
07:49– Pas juste.
07:50– Trump essaye de défendre ses intérêts,
07:52qui sont les intérêts états-uniens,
07:53fait donc de l'impérialisme dans la grande tradition
07:55de la doctrine Monroe depuis longtemps.
07:58– Oui, qu'on rappellerait d'Unro, avec un peu de Donald dedans.
08:01– Parce qu'avant, la doctrine Monroe, c'était les états-uniens
08:04qui disaient « Européens, barrez-vous d'Amérique latine ».
08:06Et maintenant, l'Amérique latine, c'est à nous,
08:08on fait ce qu'on veut, comme aux grandes heures de la guerre froide
08:10dans les années 70, où ils faisaient putsch sur putsch
08:13avec la CIA, et ainsi de suite.
08:14Mais c'est peut-être leur intérêt à eux,
08:17ce n'est pas notre intérêt à nous,
08:18on est présent dans la région.
08:20Lui, il veut s'accaparer, voler tout le pétrole
08:22qui a été nationalisé dans les années 70
08:24par les Vénézuéliens,
08:26ce n'est pas notre intérêt à nous,
08:27et il faut savoir dire, même si par ailleurs…
08:28– Notre intérêt à nous, Français ou Européens,
08:30Français, d'abord ?
08:31– La stabilité dans la région,
08:33et arrêter de cirer les pompes des États-Unis
08:36dans toutes leurs guerres impériennes.
08:37– Mais vous vous en foutez, en fait, du fait
08:39qu'il y ait eu, quoi, 8 millions de Vénézuéliens
08:41qui soient allés vivre entre la Colombie
08:43et je ne sais quel autre pays,
08:44parce que c'est une dictature pure et dure ?
08:46– Mais ce n'est pas du tout la question de ça.
08:49Si on devait faire, on ne va pas enlever
08:50ou faire des actes de guerre
08:51auprès de toutes les dictatures qui existent,
08:53sinon ça serait la Troisième Guerre mondiale
08:55dans la minute.
08:56Ce n'est pas parce qu'on n'aime pas un dirigeant,
08:58ce n'est pas parce qu'un dirigeant
08:58peut se comporter de manière absolument…
09:01On disait exactement la même chose pour Kadhafi,
09:04et donc qu'est-ce qui s'est passé ?
09:05Les Atlantistes, dont la France malheureusement,
09:07l'ont putsché,
09:08et après, qu'est-ce qui s'est passé ?
09:09– Ça a été le désastre.
09:10– C'est le désastre absolu.
09:11C'était la même chose pour l'Irak.
09:13Ce n'est pas parce qu'un dirigeant
09:14est un mauvais dirigeant, un dictateur,
09:16quelqu'un d'horrible, tout ce qu'on veut,
09:17que ça donne le droit de faire des actes de guerre.
09:18– Gabriel, concernant l'Iran,
09:22est-ce que l'intervention américaine,
09:24qui n'a pas encore eu lieu,
09:25pour l'instant c'est des mots,
09:27mais on sait qu'il y a un bain de sang là-bas,
09:29il y a une population qui est en révolte
09:31et qui multiplie les révoltes assez régulièrement,
09:33est-ce que là, une intervention américaine
09:35serait justifiée ou pas ?
09:36– Moi, je pense que oui.
09:38Alors, c'est vrai que les États-Unis
09:40nous ont habitués à leur interventionnisme
09:42et on leur en a voulu.
09:44Ça a stabilisé plusieurs pays,
09:46comme l'Afghanistan, comme l'Irak,
09:50qui ne s'en remet pas.
09:53Donc là, je ne sais pas si c'est vraiment justifié.
09:57– Ce n'est pas à eux de décider,
09:58ce n'est pas chez eux.
09:59Par contre, le problème, c'est que Trump,
10:02il avait dit qu'il ne serait pas interventionniste,
10:04il a été élu notamment pour ça,
10:06pour ne pas être un gendarme du monde.
10:07Je pense qu'il décevrait une partie de ses électeurs.
10:11– En fait, il a trahi sa base.
10:12La base MAGA et le principe d'élection de Trump,
10:15c'est le non-interventionnisme,
10:17c'est on reste dans notre précaré
10:19et on n'a pas le droit,
10:21on s'interdit d'aller intervenir dans les autres pays.
10:23Or, une des premières choses qu'il fait,
10:26c'est d'ailleurs le soutien à l'Ukraine,
10:27d'une certaine manière, mais aussi l'invasion,
10:31en tout cas l'enlèvement au Venezuela.
10:33Il y a quand même un truc qui déconne.
10:35Oui, qui déconne.
10:36– Je pense qu'il va trop loin,
10:37parce que par rapport à la guerre en Ukraine
10:41et en Terre Sainte,
10:44je pense qu'il a justement,
10:46on peut le saluer pour avoir essayé
10:48de résoudre les conflits qui traînaient
10:51depuis plusieurs années,
10:53alors que là, je trouve qu'il est trop dans la provocation
10:57et qui crée même du conflit, en fait.
11:00– François Martin.
11:01– Oui, je pense que c'est son style, ça.
11:03Mais si on regarde la réalité…
11:05– Mais sur le fond.
11:06– Je suis d'accord avec Jacques-Georges.
11:07En fait, il y a un élément que je cite toujours,
11:14c'est l'intervention, l'interview de Marco Rubio
11:20par Megyn Kelly, la journaliste américaine,
11:23le 30 janvier.
11:24Il vient d'être nommé le 20 janvier.
11:27Le 30 janvier, il fait une interview
11:29où en fait, il déroule toute la stratégie américaine.
11:32Et à un moment donné, Megyn Kelly,
11:34vers la fin de l'entretien, lui dit,
11:35« Et l'Ukraine ? »
11:36Il dit, « Ukraine has lost. »
11:39Donc, le 30 janvier, dans la doctrine américaine,
11:42il est clair que les Américains ont perdu,
11:46que l'Ukraine a perdu
11:47et que ce n'est pas leur rôle d'y aller.
11:48Alors ensuite, il va faire du cinéma,
11:51à mon avis, parce qu'il a besoin
11:53de trouver une posture
11:54le temps que Poutine mange
11:56tout ce que Poutine avait dit dès le début,
11:58qui était à lui et qu'on le reconnaisse.
12:01Mais je veux dire, il n'y a pas là-dedans,
12:04à mon avis, de volonté hégémonique des Américains.
12:07D'ailleurs, il n'y a pas de volonté.
12:08– Et le Groenland ?
12:09Alors là, du coup, j'ai du mal à entendre.
12:11Parce que si on bascule sur le Groenland en Europe européenne…
12:13– Ce n'est pas hégémonique.
12:13– Alors, ce n'est pas hégémonique.
12:17Regardez la situation…
12:18– C'est leur hémisphère qui s'est à eux.
12:19– Je voudrais finir ma phrase, mon cher ami.
12:22Si on regarde aujourd'hui
12:24le document de stratégie américaine,
12:26je ne vais pas le lire parce qu'il dit très clairement
12:29que les Américains ont abandonné
12:32la question hégémonique.
12:34Par contre, le Groenland,
12:36ce n'est pas hégémonique,
12:37mais pour eux, c'est totalement stratégique.
12:40– Oui, mais ça justifie quoi ?
12:42– Je vous renvoie, je vous renvoie,
12:44je vous renvoie au livre de Sylvain Ferreira
12:48qui vient de sortir,
12:49qui s'appelle « La fin de la domination américaine ».
12:51C'est une étude du système militaire américain.
12:56Les Américains sont dans une situation
12:58sur le plan économique,
13:00sur le plan du financement,
13:03sur le plan technologique,
13:04sur le plan humain
13:05et sur le plan des matériaux critiques
13:07qui est absolument catastrophique.
13:09Aujourd'hui, vous avez un système
13:11dans lequel la plus grande puissance du monde
13:16achète ses minéraux critiques
13:17à son principal ennemi.
13:19Ça n'a aucun sens.
13:20Donc, ils cherchent désespérément
13:22des solutions de recours.
13:24– Jacques-Georges, ça justifie ?
13:26– Ils peuvent se choper le Venezuela
13:30en poussant trois ou quatre coups de gueule.
13:32– Mais on ne parle pas du Venezuela.
13:33– Ils disent que c'est leur hémisphère.
13:36– S'ils peuvent se choper le Groenland,
13:38ils font une affaire extraordinaire
13:39et ils se sortent de la merde.
13:40C'est tout ce que Trump essaie de faire.
13:42– Jacques-Georges, moi, je voudrais insister,
13:44redire ce que...
13:45– Ah, si c'est bon, ça vient de venir.
13:47– Non, non, non, non, non.
13:48– Insister là-dessus.
13:48C'est vrai que la situation,
13:50la situation qu'a pris Trump
13:53en arrivant au pouvoir,
13:55eh bien, ce n'est pas de la tarte.
13:56Je peux vous dire que les défis
13:58auxquels est confrontée l'Amérique
14:00sur le plan d'énergie éthique,
14:01sur le plan financier,
14:03sur le plan du dollar, etc.,
14:05sont terribles.
14:07Et non seulement terribles,
14:08je ne pense pas qu'il y ait un dirigeant
14:11capable de gagner,
14:12de surmonter des obstacles énormes
14:14qui sont devant l'Amérique.
14:15– Ça, c'est le fondamental.
14:15– Nous aussi, on a des défis.
14:16– Alors, ça explique que Trump
14:19apparaît un peu, effectivement.
14:21Il est très décisif,
14:23il est très radical,
14:24parce que la situation l'est plus encore.
14:26C'est tout.
14:26– Non, mais là, il faut arrêter.
14:27Il y a beaucoup de choses
14:29qui m'ont pu me plaire
14:30chez Donald Trump,
14:31et il y a beaucoup de choses
14:31qui sont intéressantes.
14:32Mais là, il faut arrêter
14:33de lui cirer les pompes H24.
14:35C'est un acte de guerre.
14:37Il veut s'emparer.
14:38Ils sont complètement hégémoniques.
14:39Ils tweetent en permanence
14:40des photos du Groenland
14:44avec le drapeau états-unien dessus,
14:45du Canada.
14:46Ils disent « This is our hemisphere ».
14:47Ils relancent complètement ce côté-là.
14:49C'est de la com' extrêmement claire.
14:51Politiquement, c'est extrêmement lisible.
14:52Et ce n'est pas notre intérêt à nous.
14:54Et encore une fois,
14:54la France est sur cet hémisphère.
14:56Si demain, au nom de la lutte
14:57contre le narcotrafic dans les Antilles,
14:59ils veulent annexer
15:01ou alors bombarder des bateaux de pêche
15:02en Guadeloupe, en Martinique, etc.
15:05Là, vous direz « Ah, c'est difficile.
15:07Ils sont dans une situation difficile,
15:08les États-Unis, avec la drogue, etc. »
15:09Personne n'a justifié, mon cher ami.
15:10Qui a justifié ?
15:11Vous lui sirez les pompes depuis tout à l'heure ?
15:12Je n'ai pas dit ça.
15:13Alors là, je récuse absolument
15:15cette idée du cirage de pompes.
15:18Je dis que j'essaye de comprendre
15:19la stratégie de Trump.
15:20Je n'ai pas dit qu'on était d'accord.
15:22Et d'autre part,
15:23je rappelle que là,
15:24tout le monde va chercher la pince à linge
15:26pour dire que Trump, Trump, Trump
15:27est sale, etc.
15:29Ce sont tous des faux culs.
15:31Parce que toute la politique internationale
15:33n'est faite que de coups tordus, etc.
15:36Que ce soit la République démocratique du Congo
15:39où on achète depuis 25 ans
15:41des minéraux critiques au Rwanda
15:44alors que le Rwanda les vole à côté.
15:46Il y a 10 millions de morts.
15:47Tout le monde s'en fout.
15:48Le Tibet, tout le monde s'en fout.
15:50Les Ouïghours, tout le monde s'en fout.
15:53La Syrie, où il y a je ne sais pas
15:54combien de morts, les femmes et les enfants.
15:57Depuis des lustres, des dizaines d'années
15:58avec Bachar, tout le monde s'en fout, etc.
16:00Alors, il faut arrêter, quoi.
16:02C'est la rile politique, en fait.
16:03Je ne justifie rien quand je dis ça.
16:05Mais je dis, arrêtez de dire que Trump
16:07n'est pas gentil alors que les autres le sont.
16:11Trump, c'est l'arrêt de l'hypocrisie.
16:13Maintenant, c'est l'alignement.
16:15C'est l'alignement de la politique
16:17sur le réalisme, sur les vérités
16:19très dures, terribles
16:20qui sont devant nous pour tout le monde.
16:22Alors, en disant ça,
16:24on n'a pas dit qu'on est d'accord
16:25qu'il devait le faire.
16:27Un petit peu.
16:28En tout cas, il rappelle bien
16:30que tout est rapport de force.
16:34Tout est question d'intérêt.
16:37Et qu'il ne faut pas dire
16:38qu'il y a des méchants, des gentils.
16:40Et peut-être que la France
16:41devrait s'inspirer aussi de ça
16:42parce qu'elle montre
16:43qu'elle n'a pas d'autorité.
16:45Elle n'est plus écoutée
16:46en matière de diplomatie.
16:48Trump est un exemple pour la France ?
16:50En matière de patriotisme,
16:54de volonté de satisfaire...
16:56Attendez, vous avez un exemple concret ?
16:58Qu'est-ce que la France
16:59pourrait ou devrait faire ?
17:00En matière de protectionnisme,
17:01par exemple, de taxes.
17:03Je pense évidemment au Mercosur.
17:05Il aurait fallu battre
17:07des pieds et des mains
17:08pour essayer d'annuler ce traité
17:10qui dessert la France.
17:13Alors que la France est quand même
17:14un des premiers contributeurs
17:15de l'Union européenne.
17:16Elle aurait pu au moins
17:16pousser un peu plus.
17:19Être plus résistante.
17:20Parce qu'en réalité,
17:21c'est un peu au dernier moment.
17:22Elle est toujours en réaction
17:24et encore.
17:25Donc elle aurait pu s'inspirer
17:27des Etats-Unis.
17:27Mais là, je pense que quand même,
17:28Trump, comme dit notre ami,
17:30il est allé trop loin.
17:32Et ça ne va pas.
17:33C'est la réelle politique.
17:35Mais nous, c'est aussi nous.
17:37Les temps changent effectivement.
17:38Mais à nous, en tant que Français,
17:39de ne pas être d'accord avec ça.
17:40Ce n'est pas pour dire
17:40qu'il y a des gentils et des méchants.
17:41C'est pour dire
17:42que quand il y a des choses
17:42qui sont contre nos intérêts,
17:43il faut s'y opposer
17:44et dire juste
17:45que ce n'est pas facile
17:46pour les Etats-Unis.
17:47Ils sont en crise.
17:48Ils sont ceci, ils sont cela.
17:49Nous, on a aussi des intérêts
17:50à défendre.
17:50Et notre intérêt,
17:51ce n'est pas de laisser faire
17:52les Etats-Unis,
17:52les cow-boys n'importe où.
17:53Et je veux finir sur un mot.
17:55On utilise le mot américain
17:56beaucoup autour de la table
17:57et en général.
17:58Le fait d'utiliser le mot américain
18:00pour parler des Etats-Unis d'Amérique.
18:01Le fait de parler
18:02plutôt que de golf du Mexique,
18:04golf d'Amérique
18:05comme Donald Trump souhaite
18:06le renommer.
18:07Tout ça, ça contribue.
18:09On est habitué
18:10à dire américain, etc.
18:11Mais tout cela...
18:11Etats-Unis.
18:12Oui, parce que ça contribue
18:15d'un point de vue lexical
18:16à leur donner une légitimité
18:18de super gendarmes interventionnistes
18:21sur ce...
18:23Un gendarme qui s'affranchit
18:24totalement des règles internationales.
18:26Alors qu'on a un pied sans place.
18:27Qui s'affranchit de l'ONU.
18:28On a plusieurs pieds en Amérique.
18:30La France est en Amérique.
18:33Il nous reste 2-3 minutes
18:34pour clore ce débat.
18:36Je voudrais...
18:36Parce que, François,
18:37vous avez commencé le débat
18:38en disant qu'en fait,
18:40c'est des manœuvres électorales.
18:41Je pense, oui.
18:41Pour les mid-terms
18:42qui sont dans 8 mois.
18:44Mais il y a aussi un autre...
18:45Chercher les bateaux,
18:47arrêter les bateaux russes, etc.
18:49C'est la même chose, à mon avis.
18:50C'est du cinéma.
18:51Les véritables affaires
18:52n'ont pas encore commencé.
18:53Ils vont commencer
18:54après les mid-terms
18:55s'ils les gagnent.
18:57Oui, c'est ça.
18:58Pour l'instant,
18:58il est mal parti dans les sondages.
19:00Dans les préliminaires.
19:01Est-ce qu'il n'y a pas
19:01un élément
19:02qui va renforcer
19:03la difficulté
19:04qu'aurait Trump
19:04à gagner ces mid-terms ?
19:06C'est ce qui s'est passé
19:06à Cincinnati
19:07il y a quelques jours
19:08avec cette femme
19:09qui a été flinguée
19:11dans des conditions
19:12un petit peu bizarres
19:12par ICE,
19:14Minneapolis.
19:14C'est passé à Cincinnati.
19:17À Minneapolis
19:18par cette femme
19:19qui a été tuée
19:19par ICE,
19:21la police anti-immigrant.
19:22Est-ce que là,
19:23ce n'est pas quelque chose aussi
19:24qui peut déséquilibrer Trump ?
19:26François.
19:26On va essayer
19:27de le faire assez rapidement.
19:28Je pense que
19:29dans une situation comme ça,
19:31si les démocrates
19:32avaient été
19:33ce qu'ils étaient autrefois,
19:35il y aurait eu
19:35un lancé de trucs mondial
19:38comme ce qu'ils ont fait
19:39avec Black Lives Matter.
19:41Mais aujourd'hui,
19:41les démocrates
19:42n'ont plus de punch,
19:44ils n'ont plus les moyens.
19:46Ce n'est pas seulement
19:47les démocrates,
19:47c'est peut-être la population.
19:48Cette femme,
19:49elle fuit le contrôle.
19:51Elle remet,
19:52ils lui disent
19:53arrêtez, arrêtez,
19:53ils sont en joue
19:54et elle redémarre sa voiture.
19:57Aux Etats-Unis,
19:57si vous redémarrez
19:58votre voiture
19:59alors qu'on vous dit
20:00de vous arrêter,
20:00on vous flingue
20:01de toute façon.
20:02Femme ou pas femme,
20:03enfant ou pas enfant,
20:04c'est clair.
20:05Est-ce que pour vous,
20:05ça risque d'être un problème,
20:06cette histoire
20:08de cette femme
20:09tuée à Minneapolis ?
20:11Les Etats-Unis,
20:14c'est compliqué chez eux.
20:15D'un point de vue
20:15de la police,
20:16ils ont une culture
20:18très particulière
20:18au niveau de la violence
20:20qui n'est pas la même
20:21que ce soit dans la population
20:22ou dans la police.
20:23Après,
20:24heureusement ou malheureusement,
20:26il y a des polémiques
20:27comme ça vis-à-vis
20:27d'actes policiers,
20:28en particulier sur l'ICE,
20:30qui font des scandales.
20:32Tous les ans,
20:32il y a quelque chose
20:33et il y a un scandale
20:33au niveau des Etats-Unis.
20:35C'est un pays
20:35super violent,
20:36pas que au niveau
20:37de la police,
20:37mais aussi au niveau
20:38de la population en général.
20:39Et même dans le business.
20:40Et même dans le business.
20:41Vous l'avez expérimenté ?
20:42Ah oui.
20:43Ah oui, oui, oui.
20:44Moi, j'ai été très heureux
20:45chez eux.
20:46Mais c'était violent.
20:47Je peux vous dire
20:47que c'était très violent.
20:48Mais moi, ça me plaît.
20:49C'est une atmosphère virile
20:50et j'étais jeune,
20:52j'étais combatif,
20:53je bossais beaucoup,
20:54ça m'allait bien.
20:55D'accord.
20:55Peut-être à mon âge,
20:56ça ne serait plus pareil.
20:57Dans les écoles.
20:58Gabriel Decroix,
20:58sur cette histoire,
20:59je pense que c'est un épiphénomène.
21:01Alors après,
21:01je n'ai pas bien suivi l'histoire.
21:03Il faut voir la couleur
21:03aussi des policiers.
21:06Il se trouve que la femme
21:07est blanche
21:08et tous les policiers
21:09sont blancs.
21:10Ah OK.
21:11Donc déjà,
21:11le fait que la femme
21:12soit blanche,
21:13ça atténue un petit peu,
21:14je pense,
21:14pour les positions.
21:15Je ne comprends pas.
21:17La couleur a quelle importance
21:18cette histoire ?
21:19On sait,
21:19on connaît le...
21:20Bien sûr,
21:20c'est fondamental.
21:21Expliquez-moi.
21:22Parce qu'il y a toujours
21:22cette logique
21:23de victimisation
21:24des démocrates
21:26quand la victime
21:27est blanche,
21:29une femme...
21:29Oui,
21:29mais ça enlève un argument.
21:30Ça enlève l'argument
21:31du racisme.
21:32Oui,
21:32c'est ça.
21:32C'est presque pire
21:33pour la police ici.
21:36Non,
21:36justement.
21:37Ils ont descendu
21:38une blanche,
21:39il n'y a pas de raison.
21:41Ah si,
21:41justement.
21:42Ça veut dire que les blancs
21:43sont en péril aussi
21:44pour la base maga.
21:45C'est ça que ça veut dire ?
21:46Non,
21:46je trouve que ça veut dire
21:47qu'on ne peut pas dire
21:47qu'il s'agit d'un meurtre
21:49ou d'un acte raciste,
21:50mais que c'était simplement
21:51un acte de répression
21:54pour maintenir
21:55l'ordre public
21:56puisque la personne
21:57a refusé d'obtempérer
21:58et je pense que ça n'aura
22:00pas de répercussions.
22:02Jacques,
22:02ce sera le mot de la fin
22:04pour ça.
22:04Je voudrais dire,
22:04tant mieux,
22:05mais moi je voudrais dire
22:06simplement qu'à la limite
22:07mon fou.
22:08Mais personnellement,
22:09s'il perd les limites termes,
22:10ce n'est pas grave
22:10parce que la révolution
22:11conservatrice,
22:12il l'a lancée
22:13et elle est,
22:14à mon avis,
22:16elle a de l'avenir.
22:17Elle a de l'avenir
22:18en Amérique,
22:18elle a de l'avenir
22:19en Europe
22:20et elle a de l'avenir
22:21dans le monde
22:22en général.
22:24C'est ce qui me rend
22:25quand même
22:26optimiste
22:27pour le long terme.
22:28Extra.
22:28Merci pour cette conclusion.
22:30On se retrouve
22:30dans quelques secondes
22:31pour le sujet numéro 2.
22:32A tout de suite.
22:32– Allez, rebonjour.
22:48Le corps nu en difficulté,
22:50le budget bloqué,
22:51menace de censure.
22:52Est-ce que le gouvernement
22:53ne joue pas avec le feu
22:55quelques mois avant
22:56les municipales ?
22:57Et est-ce que c'est en fait
22:58le bon moment
22:58pour faire tomber
22:59le corps nu
23:00alors qu'on va tous voter
23:01pour élire nos maires
23:03respectifs ?
23:04M-A-I-R-E.
23:06Et également
23:07qu'une censure
23:08veut dire
23:09nouvelles élections
23:10législatives.
23:11Alors on parle
23:12d'un couplage
23:12des législatives
23:13avec les municipales,
23:16mais est-ce qu'il n'y a pas
23:16un problème
23:16dans le contexte
23:17de la présidentielle
23:18qui est dans une année
23:20et un petit peu plus ?
23:21Eric,
23:22qui connaît bien
23:22les histoires françaises.
23:24Eric Richard-Mose.
23:24Le gouvernement
23:27de Lecornu
23:27est minoritaire.
23:29Oui.
23:29A fortiori
23:30depuis 2024.
23:32Il n'était déjà
23:32pas majoritaire,
23:33il n'a déjà pas
23:33la majorité absolue
23:34en 2022.
23:35Il l'est encore moins
23:36depuis 2024.
23:38Les français
23:38en ont absolument
23:39marre de Macron.
23:40On le voit
23:40dans les urnes,
23:41on le voit
23:41dans les sondages.
23:43Et sur les marchés.
23:44Sur les marchés
23:45partout.
23:45Même des macronistes
23:47de la première heure
23:47sont partis.
23:49Soit vers la droite,
23:49soit vers la gauche,
23:50soit vers l'abstention,
23:51soit vers le ras-le-bol.
23:52Il faut qu'il parte.
23:55Et puis là,
23:55il continue à nous jouer
23:56du pipeau.
23:56On est en pleine crise paysanne.
23:58Donc c'est une opportunité
23:59historique pour vous
24:00de faire sauter le cornu ?
24:02C'est maintenant ?
24:04C'est dès que possible.
24:05C'est dès que possible.
24:06Donc là,
24:06il y a l'actualité
24:07qu'on connaît,
24:08mais il faut qu'il parte
24:09au plus vite.
24:09À partir du moment
24:10où le gouvernement
24:10n'est pas légitime,
24:12c'est cette...
24:14Mais comment...
24:15C'est la paire de la stabilité.
24:15OK.
24:16Comment il retrouve
24:16la légitimité ?
24:17On dissous,
24:18on vote.
24:19Qui t'a revoté
24:20un an après ?
24:21Oui,
24:21le gouvernement
24:22a de la légitimité
24:23pour faire énormément
24:24de choses.
24:25Il tient sa légitimité
24:26du peuple.
24:27Le souverain en France,
24:28c'est pas Macron,
24:29c'est pas le cornu.
24:30Le souverain en France,
24:31c'est nous,
24:31électeurs,
24:32citoyens français.
24:33OK.
24:33Gabriel,
24:34Gabriel Decroix.
24:35Alors moi,
24:35je trouve que dans ce théâtre
24:36démocratique,
24:37on a le cornu
24:38qui continue ses gesticulations.
24:41Mais il essaie
24:41de faire voter un budget.
24:43Vous pouvez appeler ça
24:44comme vous voulez.
24:44Il en faut un pour la France.
24:46Il fait un numéro
24:46d'équilibriste,
24:47de funambule,
24:48où en fait,
24:48il va essayer de jouer
24:49sa survie et celle
24:50de son maître,
24:51Macron.
24:52Et donc,
24:53en fait,
24:53il oppose à l'ordre
24:55qui représenterait
24:56son maintien
24:57au chaos.
24:59Et en fait,
25:00je trouve que
25:01c'est pas sain,
25:03c'est pas...
25:04Vous aussi,
25:05vous êtes sur la ligne
25:06des charmes.
25:06Ça sert pas
25:07les intérêts
25:07de la France,
25:08en fait,
25:08parce qu'il veut nous mettre
25:11dans l'urgence
25:11du vote,
25:12du budget
25:12qui traîne
25:13depuis plusieurs mois.
25:14Et d'ailleurs,
25:15il y a aussi
25:15une pression
25:16de la part
25:16des agriculteurs
25:17qui se mobilisent,
25:19qui ont besoin
25:20d'un budget
25:20pour avoir
25:22une vision.
25:23Mais malgré tout,
25:25je pense qu'on peut
25:25se permettre
25:25de retarder encore
25:27parce que là...
25:29Vous voulez dire
25:29retarder une dissolution ?
25:31Non,
25:32retarder le vote
25:32du budget
25:33parce que là,
25:33l'objectif,
25:34c'est atteindre
25:35les 5% de déficit
25:36par rapport au PIB.
25:37Déjà,
25:37je trouve pas ça
25:37très parlant.
25:38Et en plus,
25:39je trouve qu'on va
25:40arriver aux 3 500 milliards
25:43de dettes.
25:45On peut pas se permettre
25:45encore d'ajouter
25:47à la dette
25:48du déficit.
25:49Mais oui,
25:49mais s'il n'y a pas
25:50de vote de budget
25:50ou s'il y a
25:51reconduction du budget
25:52d'avant,
25:53on continue
25:54à creuser le déficit.
25:55Ça vous satisfait ?
25:57Je pense qu'il faut
25:58changer d'intention
26:00et arrêter
26:01avec un surcroît
26:03d'impôts
26:04et de taxes
26:05qui va permettre
26:05d'augmenter les dépenses.
26:07Il faut inverser
26:08la tendance.
26:09Est-ce que c'est
26:09le bon timing
26:10pour dissoudre ?
26:11Est-ce que c'est
26:12le bon timing
26:12parce qu'il y a
26:13un grand favori
26:14dans les élections
26:15présidentielles
26:16qui arrivent ?
26:17C'est le RN ?
26:18Et est-ce que
26:19le RN a intérêt
26:20finalement à cette
26:21dissolution ?
26:22Autrement dit,
26:22est-ce que pour
26:22dégager une mission,
26:24le RN,
26:25pardon,
26:25une majorité,
26:26est-ce que le RN
26:27a intérêt à s'unir
26:28avec la gauche ?
26:29Jacques-Georges,
26:30je reconnais que la situation...
26:31Moi, je ne sais pas
26:32trop mon sujet,
26:32ça, mais...
26:33De toute façon...
26:34Vous voulez continuer
26:34à parler de Trump ?
26:35Non, non.
26:36Non, non, non.
26:37Moi, à chaque fois,
26:39je reviens sur le même sujet.
26:40Finalement,
26:41on n'arrive pas.
26:42Dans ce pays,
26:43aujourd'hui,
26:44toute tendance qu'on voit,
26:46on n'arrive pas
26:46à voter un budget
26:47dont l'ambition,
26:49c'est d'arriver
26:49à 4,7% du PIB
26:53de déficit.
26:54Ce qui est quand même
26:55inouï.
26:56Ça veut dire
26:56qu'on a 350 milliards
26:58de recettes
26:58et qu'on a 500 milliards
27:00de dépenses,
27:01qui est une différence
27:01de 150 milliards,
27:03et on n'arrive pas
27:03à voter un budget
27:05laxiste,
27:06hyper laxiste,
27:07comme ça,
27:08alors qu'il faut
27:08économiser 150
27:09ou 200 milliards par an.
27:11C'est la faute de qui ?
27:11Ça, c'est la faute
27:13de Sarment,
27:15à Mitterrand.
27:16Vous êtes OK
27:17si on coupe
27:17dans votre retrait
27:18pour économiser
27:20de l'argent ?
27:21Parce qu'après tout...
27:22Pour moi,
27:23c'est inévitable.
27:24Ça va arriver
27:24de toute façon.
27:25C'est inévitable ?
27:26C'est inévitable.
27:26Vous vous tésorisez
27:27en produison de...
27:29Ça fait des mois
27:30et des années
27:31que je dis la même chose ici.
27:32Ça va se terminer
27:33comme ça,
27:34de façon terrible.
27:36C'est-à-dire
27:36le SMI en France ?
27:37Tout le régime social
27:39va se casser la gueule
27:40et ça va se terminer
27:42à l'Argentine.
27:43Ça, je le pense
27:44depuis le début.
27:44Moi, ça fait des années
27:45que je dis ça.
27:46Et malheureusement,
27:47mon intérêt personnel,
27:49c'est que ça soit
27:50différé le plus possible
27:51pour que ce soit
27:52mes enfants
27:52et mes petits-enfants
27:53qui paient l'addition.
27:55Mais malheureusement,
27:57vous êtes contents
27:58les deux trentenaires.
28:00Vous allez payer
28:00pour la retraite.
28:01On pense comme ça,
28:02malheureusement.
28:03Il faut que ça casse
28:04le plus vite possible
28:05que Macron,
28:05qui est quand même
28:06un grand responsable
28:07foutre le camp
28:08le plus vite possible
28:08et qu'on arrive
28:09à poser
28:11de vrais problèmes.
28:11C'est totalement contradictoire
28:13ce que vous venez de dire.
28:14Parce que s'il y a
28:14dissolution
28:15pour faire partir
28:16le cornu,
28:17ce qui n'aura pas
28:18d'incidence
28:18sur le départ
28:19de Macron.
28:20Macron s'est programmé
28:21dans un an.
28:22Et ça va retarder
28:23le vote d'un budget.
28:24Un bol de Macron
28:25quand même
28:25que c'est inouï
28:26qu'un type comme ça
28:28qui a 12%
28:28de soutien dans l'opinion
28:30puisse se maintenir
28:31en argant
28:33d'interconstitutionnel.
28:34C'est ahurissant.
28:35François Martin ?
28:36Alors, moi je pense
28:37que le problème
28:38c'est ni le déficit
28:39ni les problèmes
28:40qu'on a aujourd'hui
28:41ni le cornu
28:42ni le gouvernement
28:42ni même les élections.
28:44Le problème
28:44c'est le système
28:46oligarchique
28:46qui pille la France
28:47depuis le début.
28:48Depuis Mitterrand
28:50ou depuis
28:50et qui est aujourd'hui
28:52totalement institutionnalisé.
28:54Regardez Delphine Ernotte,
28:56regardez Marlène Schiappardt,
28:58il y a tout le monde
28:58qui tape dans la caisse.
28:59Il y a 700 ZODAC
29:00aujourd'hui.
29:01Les organismes
29:02qui...
29:04ZODAC,
29:04je ne connais même pas le terme.
29:05Les ZODAC,
29:06c'est les organ...
29:07Comment ça veut dire ZODAC ?
29:08Ah, ZODAC.
29:09C'est tout ce qui est
29:10les hauts commissariats,
29:11les ADN,
29:13les ADN.
29:13Les organismes
29:14qui piquent
29:15tout l'argent.
29:16Oui, de gens d'ailleurs
29:17qui disent souvent
29:17qu'ils ne sont pas payés.
29:18Aujourd'hui, le problème,
29:18ce n'est pas les ouvriers
29:19dans l'entreprise.
29:20Tous les directeurs
29:21tapent dans la caisse,
29:22y compris le patron lui-même
29:23et on fait venir un comptable
29:25pour dire comment redresser
29:26la boîte qui perd de l'argent
29:27et il dit
29:28il faut baisser le salaire
29:29des ouvriers.
29:30Le problème,
29:30ce n'est pas ça.
29:31Le problème,
29:31c'est de virer
29:32la direction toute entière.
29:34C'est-à-dire
29:34tout le système oligarchique.
29:35Il n'y a pas que Macron,
29:36il y a tout ce qui mange
29:37au cours de lui
29:38dans l'administration.
29:40Vous êtes chaviste en fait,
29:46c'est-à-dire que le but de ça,
29:48le but de ça,
29:49le seul objectif,
29:50c'est le chef de ça.
29:52Aujourd'hui, c'est Macron.
29:53Il faut le délégitimer
29:55par tous les moyens,
29:56c'est la seule chose qui compte.
29:57Donc, si on oblige
29:59une dissolution
29:59à laquelle il est,
30:01d'une façon,
30:02contre laquelle
30:03il s'arbre de tenter plus
30:04et qu'on l'obtient,
30:05on va le fragiliser.
30:08Il faut que ce mec
30:09parte la queue
30:10entre les jambes,
30:11même si c'est possible
30:12trois mois
30:12avant la date normale.
30:14Pardon,
30:14on va être très concret.
30:15On va être très concret.
30:17Le FMI
30:17est en train de frapper
30:20aux portes de la France.
30:21Ça, c'est...
30:22OK, c'est pas loin.
30:24C'est pas loin.
30:24Pas loin, pas du tout.
30:25C'est pas loin, effectivement.
30:26Sauf que là,
30:27il y a deux personnes,
30:28vous,
30:28qui coûtez beaucoup d'argent
30:29parce que vous êtes à la retraite.
30:30Exactement.
30:30Et vous, vous avez dit, Jacques,
30:32que clairement,
30:32vous ne voulez pas baisser votre retraite.
30:34Ah, si, si, si.
30:34Vous préférez que ce soit
30:35les trentenaires
30:36ou vos petits-enfants.
30:36Non, je rigole.
30:37C'est François Martin.
30:39Vous êtes OK pour en donner
30:41de votre retraite ?
30:42Ils sont à la tête
30:45de l'argent.
30:46Pardon, vous coûtez de l'argent.
30:47C'est Ernot qu'il faut virer.
30:49Je suis désolé.
30:49Ernot, d'accord.
30:50Je trouve absolument choquant
30:52que lorsque Aloncle fait
30:54ce qu'il a fait,
30:55c'est-à-dire qu'il est en train
30:56de dépiauter toute cette saloperie
30:58qui est devenu l'audiovisuel public.
31:00Aloncle, c'est la commission d'enquête.
31:01Voilà.
31:02On tire sur Aloncle.
31:04Enfin, c'est quand même ahurissant.
31:05Oui, mais...
31:06Toute la France devrait défiler
31:07en disant vive Aloncle.
31:09Oui.
31:09Voilà.
31:10Il y a combien de frais aujourd'hui
31:12de bouche pour France 2 ?
31:14Deux, trois...
31:15Plusieurs millions d'euros par an.
31:17Plusieurs millions par an.
31:19Voilà.
31:19C'est ça.
31:20C'est là qu'elle est...
31:21Et tout est comme ça.
31:22Alors, on va se mettre...
31:23Tout le monde va payer.
31:24Les retraités vont payer lourdement.
31:26Mais effectivement,
31:27il y a pas mal de ressources possibles
31:31de ce qu'il faut.
31:31Il faut couper dans le gras.
31:33Vous pensez que couper dans le gras
31:34ne va pas être suffisant ?
31:35Personne ne veut le pouvoir aujourd'hui.
31:40C'est un bâton merdeux.
31:42Y compris le RN.
31:43Il ne le veut pas le pouvoir
31:44parce qu'il sait très bien
31:45ce que ça veut dire.
31:46Alors, quelle majorité
31:46pour faire la France ?
31:48Il n'y a pas de solution.
31:49Pour moi, je n'ai pas de solution.
31:50Si.
31:50Pardon.
31:51Vous êtes tous les quatre en train de me...
31:52Attendez, Jacques.
31:53Parce que là, moi, j'aimerais...
31:54Ça commence à me chauffer,
31:55cette histoire.
31:56Vous êtes tous en train de me dire
31:57il faut une dissolution.
31:59Il vous fait du frein plein.
32:00Et d'un autre côté,
32:01vous me dites
32:01de toute manière,
32:02il n'y aura pas de majorité.
32:03Donc, ça ne sert à rien de dissolution.
32:06Gardons la majorité qui est là
32:07et apprenons à nous parler.
32:09Il n'y a pas de majorité,
32:09c'est une minorité qui dirige...
32:11Vous avez raison,
32:11il n'y a pas de majorité.
32:12Et quand il y aura dissolution,
32:14il passera à 8 ou 9 %,
32:16parce qu'on dira
32:16c'est lui qui est la cause
32:18du bordel actuel
32:18et ça sera vrai.
32:20Ça ne peut pas être pire.
32:20Et quand il y a des élections,
32:21il y a des débats,
32:22les gens se politisent davantage
32:24et ça ne peut pas être pire
32:25que la situation actuelle.
32:26La situation actuelle
32:27ne plaît pas à la droite,
32:28ne plaît pas à la gauche.
32:30elle nous ruine à tous les niveaux.
32:32On n'en veut plus.
32:33Vous dites que ça ne va pas être pire,
32:34Jacques-Georges a dit que ça ne va pas être pire.
32:35Et c'est nécessaire de tout ?
32:36Il y a une majorité possible
32:37autour du RN aujourd'hui.
32:38Et là, on n'a pas commencé
32:39à souffrir.
32:39On n'a pas commencé à souffrir,
32:41c'est maintenant,
32:42c'est bientôt qu'on va souffrir.
32:43Mais ça veut dire
32:44que ça va être le RN
32:45s'il dégage une majorité
32:46aux législatives
32:48et ensuite
32:49à la présidentielle ?
32:51Si le RN vient au pouvoir...
32:52C'est lui qui va faire
32:52le sale boulot ?
32:53La démocratie ne tiendra pas le coup.
32:56C'est ça mon idée.
32:57Le RN viendra au pouvoir
32:59et il ne se maintiendra au pouvoir
33:00que s'il serre les boulons.
33:03Un coup de force.
33:04Un coup de force, absolument.
33:06Ça va se terminer par une dictature
33:08au mieux du FMI.
33:10Au mieux du FMI.
33:11On se gosse sur la démocratie
33:13alors même qu'on a aujourd'hui
33:15un gouvernement qui est minoritaire
33:17et qui fait la loi
33:18depuis maintenant
33:19un an et demi quasiment.
33:20On a littéralement un gouvernement
33:22qui n'a pas
33:23ni une majorité de députés
33:25ni une majorité de français,
33:26un président qui est minoritaire.
33:27Donc la dissolution
33:28c'est la recherche d'une majorité.
33:29On ne peut pas dire
33:30qu'on est dans une situation
33:30extrêmement démocratique
33:32quand les personnes au pouvoir
33:33sont désavouées
33:34élection après élection
33:35après élection.
33:36Si on était en Amérique latine,
33:38si on était en Afrique,
33:39on dirait peut-être
33:40qu'il faudrait enlever...
33:43Je ne dis pas que c'est ce qu'il faut.
33:44Là, il faut arrêter à...
33:45En Afrique et en Amérique latine,
33:46c'est les généraux
33:47qui prennent le pouvoir.
33:48C'est ça que vous appelez de vos voeux ?
33:49Pas du tout.
33:50Ce n'est pas du tout ce que je dis.
33:51Ce que je dis, c'est que
33:52là, on a un gouvernement
33:53qui est délégitimé
33:54au dernier degré.
33:56Là, pour aller vers plus de démocratie,
33:58il faut des élections, c'est tout.
33:59J'étais à Bamako
34:00au moment des élections
34:02où Giscard a perdu.
34:03J'étais dans l'hôtel à Bamako.
34:06Au moment où ils annoncent
34:07que Mitterrand a gagné,
34:09le Malien qui est à côté de moi,
34:11il dit, bon, Giscard,
34:12on va le fusiller, là.
34:14J'ai dit, non, on ne le fusille pas.
34:15Il me dit, ah bon ?
34:17Chez vous, le perdant,
34:18on ne le fusille pas ?
34:20Mais il me regardait
34:20comme si j'étais complètement cinglé.
34:23Excellent, excellent.
34:24Mais ce n'est pas une solution
34:25que vous préconisez.
34:27Ça se discute.
34:28Ça se négocie,
34:29comme dirait Trump.
34:31OK, il y en a un
34:31qui a peu parlé.
34:32Et comme vous êtes là
34:33pour la première fois,
34:33Gabriel, je voudrais vous entendre.
34:36Allez-y.
34:36Ben, finalement,
34:38on est à peu près d'accord.
34:39Je pense que...
34:40Ça, ce n'est pas vous
34:41qui faites la synthèse,
34:42c'est moi.
34:42Oui, oui.
34:43Non, mais pardon.
34:44Moi, j'ai besoin de vous entendre.
34:45Mais voilà, pour continuer
34:46ce que je disais tout à l'heure...
34:49Je pense qu'il faut...
34:51Il faut aller au bout
34:53de la logique.
34:54Le gouvernement
34:55et le...
34:58Et n'est pas en position de force.
35:01Et donc, il faut...
35:02La situation...
35:03Là, on a des militants
35:03du statu quo.
35:05Non, mais attendez.
35:05La situation s'enlise.
35:06On dissout ?
35:07Ben, bien sûr.
35:08Et on risque de retrouver
35:09la situation d'avant.
35:11Parce que je ne sais pas
35:11si les...
35:11C'est un peu le risque,
35:12quand même, non ?
35:13Déjà, si les députés
35:14vont s'entendre
35:15pour une motion de censure.
35:18C'était bien pour ça
35:19que je disais
35:20est-ce que le RN
35:20doit se joindre à la gauche ?
35:22Moi, je pense que oui.
35:24Et après,
35:25on a Macron
35:27et Lecornu
35:28qui ont agité
35:29le foulard
35:31de la dissolution
35:32s'il y avait
35:33une motion de censure.
35:36Oui, mais pardon.
35:37La gauche
35:38plus le RN,
35:39puisque le gouvernement
35:40actuel est minoritaire,
35:42devrait dégager une majorité.
35:43Il n'y a pas de majorité.
35:44Donc, moi,
35:45j'aimerais bien
35:45qu'on comprenne.
35:46Les socialistes
35:47sont le cul
35:48entre deux chaises
35:49qui est un peu
35:50leur spécialité
35:50depuis quelques années.
35:52On va où ?
35:53Vous qui comprenez...
35:55Vous avez 30 ans.
35:56Vous vivez
35:57dans la société française.
35:58Vous allez voter.
36:00Qu'est-ce que vous pensez
36:01concrètement
36:01de cette solution
36:03de dissolution ?
36:04Qu'est-ce que ça va donner ?
36:05Ben, on n'a pas de garantie,
36:07mais je pense
36:07qu'il faut essayer
36:08coûte que coûte.
36:09parce que,
36:10voilà,
36:10comme disait Eric,
36:12ça ne peut pas être...
36:13Ça ne peut pas être pire.
36:14Ça ne peut pas être pire.
36:14Ou alors,
36:14peut-être que ça peut s'aggraver...
36:15Jacques-Georges va faire des bons.
36:16Ça peut peut-être s'aggraver
36:17à court terme.
36:19Et pour mieux repartir,
36:21je ne sais pas si...
36:22Oui, mais Gabriel,
36:23il y a la présidentielle
36:24dans un an.
36:25En fait,
36:27si on vote...
36:28Là,
36:29on va voter pour les maires.
36:30Si on vote aux législatives
36:31en même temps,
36:32on re-vote
36:33un an plus tard.
36:35C'est-à-dire
36:35qu'il y a des acteurs
36:36qui vont dépenser
36:37beaucoup d'argent
36:37pour faire une cambriole.
36:38Un an de plus de Macron dit.
36:39C'est insupportable.
36:41Il continue à casser
36:42notre pays,
36:43à casser notre fierté,
36:45notre indépendance,
36:46à casser
36:47toutes nos conquêtes sociales.
36:49Si à un moment,
36:50tu as un bistouri
36:50et que tu as la possibilité
36:51de crever l'abcès,
36:52tu crèves l'abcès.
36:53Tu verras après.
36:54Tu vas y aller,
36:55c'est tout.
36:56Je comprends.
36:57Mais alors,
36:57on va dire,
36:58les patriotes,
36:59dans une législative,
37:00présentent des candidats.
37:01ça coûte plusieurs dizaines
37:03de milliers d'euros
37:03de faire candidature,
37:06de faire campagne.
37:07Vous avez vu
37:07combien ça coûte ?
37:08Chaque mois,
37:09de mandat Macron
37:10nous coûte infiniment.
37:11Non mais c'est pas ça.
37:12Là, oui,
37:12mais là,
37:13pratiquement,
37:14vous,
37:14vous pouvez être demain
37:15candidat aux législatives
37:16quelque part.
37:17Oui, bien sûr.
37:17Et vous risquez de l'être
37:18un an plus tard.
37:19Comment vous financez ?
37:21Là, on est dans le concret
37:22de la démocratie.
37:23La démocratie,
37:24ça coûte de l'argent.
37:25Je vais vous répondre.
37:26Comment ça marche ?
37:26Ça, c'est de la tambouille.
37:27C'est des problèmes
37:28de partis, etc.
37:30Nous, en l'occurrence,
37:32actuellement,
37:32on n'a pas un centime.
37:33Les Patriotes,
37:33on n'a pas un centime
37:34des banques.
37:34100% de nos subsides
37:37viennent des dons
37:38et des adhésions
37:38de nos adhérents.
37:42On avait...
37:43Vous seriez capable
37:44de supporter
37:45deux fois de suite
37:46des législatives ?
37:47Oui, bien sûr.
37:48Et une présidentielle.
37:49On est plus de 40.
37:50Par rapport aux enjeux,
37:51c'est rien.
37:51Mais ça, c'est pas...
37:52Les problèmes,
37:53les Français...
37:54Vous me trouvez petit,
37:55en fait,
37:55dans ma réflexion.
37:56C'est pas ça,
37:56mais c'est que c'est...
37:57Par rapport aux problèmes
37:58du pays,
37:58les questions
37:59de trésorerie
37:59de partis politiques
38:00sont importantes
38:00pour les personnes
38:01qui travaillent
38:01dans les partis politiques.
38:02Mais c'est surtout...
38:04Les Français disent
38:05Macron explosion,
38:05comme dirait l'autre.
38:07Macron explosion,
38:08comme disait
38:08la dame gilet jaune
38:09qui avait dit ça.
38:13Et il faut...
38:13Ils ne sont pas légitimes
38:14qu'ils s'en aillent
38:15au plus vite.
38:15Chaque jour,
38:16sans Macron,
38:17nous fera faire
38:17des économies
38:18et nous fera gagner
38:19du temps, surtout.
38:20Très bien.
38:20Pour quelle solution ?
38:21Jacques-Georges,
38:22vous allez faire
38:22la conclusion encore une fois.
38:23C'est trop gentil.
38:24Quel honneur.
38:25C'est trop gentil.
38:26Oui, mais moi,
38:26ce que je crois,
38:27c'est que je ne vois pas
38:29de solution,
38:30ni RN,
38:30ni aucune,
38:32parce que tout simplement,
38:34l'obstacle à franchir
38:35est infranchissable
38:37dans des bonnes conditions.
38:39Je pense,
38:40comme je vous l'ai dit,
38:40au mieux,
38:41ça se terminera
38:41par la dictature du FMI.
38:44Peut-être matinée
38:45de BCE
38:46si on reste
38:47dans l'Europe
38:48et dans l'euro
38:48pour diminuer
38:50un petit peu la douleur.
38:51Mais de toute façon,
38:53pour augmenter le cancer,
38:54on est dans le bonheur.
38:55Mais demain,
38:56je peux vous dire
38:56que ça ne va pas être
38:57le bonheur.
38:57Là,
38:58on va connaître
38:58la situation des Russes.
38:59Tu sens de la sueur
39:00et des larmes.
39:01C'est ça que vous nous
39:01pourriez poser ?
39:02Absolument.
39:02Moi,
39:03j'ai connu la Russie
39:03en 2000.
39:05J'ai fait des missions
39:05pour la Commission européenne.
39:07Non,
39:07c'était pour une autre institution.
39:09Peu importe.
39:09J'ai connu la Russie
39:10de l'an 2000
39:11au moment juste du passage
39:13de Zetsin à Poutine.
39:14Et je peux vous dire
39:15que ce n'était pas drôle.
39:16Avec des petites vieilles
39:17qui vendaient deux citrons
39:19pour ne pas crever
39:19immédiatement,
39:21durer jusqu'au lendemain.
39:22Ça,
39:22je l'ai connu.
39:23Avec le docteur Knoch,
39:24là.
39:25François Martin,
39:25si vous le faites court,
39:26oui.
39:27Je pense qu'il ne faut pas
39:29essayer de mettre en place
39:31la solution définitive
39:32quand on est au début
39:33du problème.
39:34Il faut penser par étapes.
39:36La première étape,
39:36c'est de virer
39:37cette bande de clampins,
39:39de brigands,
39:40de salopards
39:41qui nous pillent
39:42depuis des dizaines d'années.
39:43Il faut les foutre dehors.
39:45Et si le RN,
39:46qui est aujourd'hui majoritaire
39:48dans l'opinion,
39:49nous suffit
39:50pour les foutre dehors,
39:51même si le RN ne répond pas
39:53à ce que nous nous souhaiterions,
39:54moi, je pense qu'il faut
39:55aujourd'hui choisir
39:57le, comment ça s'appelle,
39:59le bélier
39:59qui enfonce la porte
40:01pour entrer dedans
40:02dans la citadelle
40:03et les foutre tous
40:04par terre.
40:05Et on verra après...
40:07Avec la solution Bamako,
40:08si on en fusille quelques-uns ?
40:09C'est ça, c'est ça.
40:10Je suis d'accord.
40:11Et après,
40:12on verra dans un deuxième temps
40:14qu'est-ce qu'il faut.
40:14Mais il ne faut pas confondre,
40:16se dire,
40:16ah, mais je ne veux pas y aller
40:17parce que je ne suis pas sûr
40:19d'avoir la bonne solution
40:20définitive après.
40:21Ça se construit petit à petit.
40:23Mais la première chose
40:24à laquelle il faut penser,
40:26c'est dehors.
40:28C'est ça.
40:28Comme ils disent,
40:29dégage.
40:30Comme disaient les Tunisiens
40:31avec Ben Ali.
40:32Dégage.
40:33Merci beaucoup.
40:35Que d'accent aujourd'hui.
40:35Acheter un chat dans un sac.
40:37Comment ?
40:38Il y a les expressions
40:39d'acheter un chat dans un sac.
40:42Mais c'est bien ça.
40:43Moi, je suis d'accord
40:44qu'il faut urgentement
40:45se débarrasser
40:46de tout ce qui ne va pas.
40:47Mais quid d'après ?
40:48Alors là, je suis très inquiet.
40:49Très inquiet.
40:50Allez, messieurs,
40:51on se retrouve dans quelques secondes.
40:53On va avoir des coups de gueule
40:53et des coups de cœur.
40:55A tout de suite.
40:55Retrouvez et achetez
40:58les livres des invités de TVL
40:59dans la boutique de votre chaîne
41:03sur tvl.fr
41:05Rebonjour, coup de gueule, coup de cœur.
41:15C'est Gabriel Decroix
41:16qui s'y colle.
41:17Votre coup de gueule,
41:17c'est quoi, Gabriel ?
41:18Alors, c'est l'État,
41:20le gouvernement
41:21par rapport à l'agriculture française.
41:23Donc, déjà, je trouve
41:24qu'il n'a pas assez bataillé
41:26pour empêcher ce traité
41:28du Mercosur
41:30qui piétine la souveraineté française
41:34puisque qui dit
41:36agriculteur, production agricole,
41:40dit souveraineté.
41:41Un pays qui n'est pas capable
41:42de vendre, de nourrir son peuple,
41:46n'est pas souverain.
41:48Premièrement,
41:49et là, on voit qu'au dernier moment,
41:50Macron dit non,
41:51mais c'est trop tard.
41:52Donc, on voit qu'on a un État
41:55qui est encore en réaction.
41:56Par rapport à ces mobilisations
41:58des agriculteurs,
42:01on a vu encore un État
42:02qui était en répression forte,
42:05qui a mis des hommes loyaux,
42:08honnêtes,
42:09qui nourrissent les Français
42:11au commissariat.
42:13Ils ont été mis en garde à vue.
42:14Donc, on voit encore un État
42:15qui est fort avec les faibles,
42:17faibles avec les forts.
42:18Donc, c'est absolument détestable,
42:22déplorable.
42:24Sachant que Trump, lui,
42:26il aurait été beaucoup,
42:26beaucoup plus brutal
42:27si jamais des manifestations
42:29comme ça étaient arrivées.
42:30Peut-être,
42:31mais je trouve que c'est déjà
42:32trop brutal et inadmissible.
42:36On se demande, voilà...
42:37C'est pas certain
42:37qu'il aurait été.
42:38Comment les forces de l'ordre
42:40se regardent dans le miroir ?
42:42Enfin, je pense qu'ils subissent.
42:44D'accord.
42:44C'est la fin de votre coup de gueule ?
42:46Oui.
42:47Parfait.
42:47Merci beaucoup.
42:48Jacques-Georges,
42:48votre coup de gueule est sur quoi ?
42:50Ah ben moi,
42:51alors justement,
42:51sur les coups de gueule,
42:52j'ai trop d'inspiration.
42:53Je ne sais plus.
42:55On va commencer.
42:56Faites le tri.
42:57Faites le tri.
42:59Je vais prendre mes lunettes
43:00quand même pour ne pas en oublier.
43:01Mais enfin,
43:01il y a les petites colères,
43:03il y a les grandes colères,
43:04puis il y a les immenses colères.
43:05Alors, je vais me concentrer
43:06sur les immenses colères.
43:08Bon, il y a le badinterisme ambiant,
43:11par exemple.
43:11Donc, la sanctification du délinquant.
43:16Il y a la situation économique
43:18dont on vient de parler.
43:19Il y a le déclassement.
43:21Alors là, vous nous faites un medley
43:22de vos coups de gueule.
43:23Bon, alors, je vais me concentrer
43:25sur un seul.
43:26Allez-y, il vous reste une minute.
43:27Sur le racisme anti-blanc.
43:28Ça, c'est quand même...
43:30C'est un bouquin.
43:31Il y a eu deux bouquins là-dessus.
43:32Un de François Bousquet
43:35et un de Pierre Demeuse.
43:37J'ai lu les deux.
43:38Donc là, il s'agit du vote...
43:40Non, non, non, non.
43:40C'est votre coup de cœur, pardon.
43:42Excusez-moi, excusez-moi.
43:43Non, non.
43:44Donc, comment...
43:45Alors, comment peut-on...
43:47Disons, 80 ans après la chute
43:49du nazisme,
43:5160 ans après la décolonisation,
43:5235 ans après la chute
43:54du communisme,
43:55comment peut-on tolérer,
43:56même simplement imaginer,
43:58que les Européens soient chez eux
44:01traités par des immigrés
44:03qui sont légaux ou illégaux
44:04comme une race maudite
44:07au nom de l'antiracisme ?
44:09C'est-à-dire, le terme...
44:10On entend en France aujourd'hui
44:12sale blanc.
44:13C'est possible aujourd'hui.
44:15On se traite de babtou.
44:15Non, mais c'est inouï.
44:17C'est inouï ce qui se passe aujourd'hui.
44:19Et ça, alors ça, c'est un...
44:20Et un peu plus avec la complicité
44:23d'une gauche
44:23qui est ouvertement collabo
44:25et qui est composée
44:28de blancs masochistes
44:30qui n'ont rien compris au film
44:32et qui en plus
44:33creusent avec motivation
44:36leur propre tombe.
44:37Alors ça, c'est un coup de gueule.
44:38Pour moi, c'est énorme.
44:40Peut-être d'ailleurs
44:40que je vais écrire un bouquin
44:41sur ce sujet
44:42dans les mois qui viennent
44:43puisque je suis retraité,
44:45je peux écrire.
44:46Très bien.
44:47Merci beaucoup.
44:48François Martin,
44:49votre coup de gueule,
44:50il est sur quoi ?
44:50Coup de cœur, d'abord.
44:52Non, coup de gueule, d'abord.
44:52Je suis désolé, c'est moi qui...
44:53Je commence par le coup de cœur
44:56parce que je vais dire
44:56le coup de gueule
44:57en fonction du coup de cœur.
44:58Alors, vous avez remarqué,
44:59je ne fais absolument pas
45:00ce que je veux dans mon émission.
45:01Personne ne m'a jamais réussi
45:03à me faire faire ce que...
45:05Même pas mes parents.
45:06Alors, allez-y.
45:07Vous avez eu...
45:07Facile de...
45:09Bon, mon coup de cœur,
45:11c'est Trump.
45:12Oui.
45:13Je vais étonner les gens
45:14et je ne vais pas lui serrer
45:15les pompes en disant ça.
45:17Je pense que c'est un mec
45:18qui défend vraiment son pays, quoi.
45:20D'accord.
45:20C'est un mec qui défend son pays.
45:22Comme Poutine.
45:22Voilà.
45:23Il défend son pays.
45:24Alors, il ne respecte rien,
45:25je suis d'accord.
45:26Je ne suis pas d'accord
45:27pour laisser faire, etc.
45:29Mais je pense qu'il défend son pays.
45:30C'est un gars assez modéré,
45:32contrairement à ce qu'on dit.
45:34Voilà.
45:34Je lis quand même.
45:36Ça, c'est mon...
45:37Trump modéré,
45:37c'est quand même fort de café.
45:39Voilà.
45:40Ça, c'est dans le document
45:41de sécurité nationale.
45:43Nos élites se sont gravement trompées
45:44sur la volonté des États-Unis
45:46d'assumer indéfiniment
45:47des responsabilités mondiales
45:49que le peuple ne considérait pas
45:51comme liées à l'intérêt national.
45:53Elles ont surestiné
45:54la capacité des États-Unis
45:56à financer simultanément
45:58un État-providence réglementaire
46:00administratif
46:01massif
46:01ainsi qu'un complexe militaire,
46:03industriel, diplomatique
46:04d'un étrangère
46:05tout aussi massif.
46:06Voilà.
46:07Voilà ce qu'il dit.
46:08C'est-à-dire
46:08l'hégémonie mondiale,
46:12c'est fini.
46:13Assumer ça aujourd'hui
46:15dans le sentiment général
46:17des élites américaines,
46:19etc.,
46:19qui sont hégémoniques,
46:22c'est pas facile.
46:23et il essaie de remonter la pente.
46:25C'est le premier
46:25qui s'attaque mal
46:27au problème du Moyen-Orient.
46:29C'est le premier
46:30qui s'attaque
46:30à ce problème de l'Ukraine
46:31qui dure depuis longtemps.
46:33Je veux dire,
46:33il met les mains
46:34dans le camp.
46:34Ça, c'était votre coup de cœur.
46:36Donc, tout à l'heure,
46:36vous allez nous faire
46:37un coup de gueule.
46:37Je le fais tout de suite.
46:38À contre-temps.
46:39Vous vous enchaînez.
46:40Voilà.
46:40OK.
46:40Dans tous les cas,
46:41je vous laisse les clés du camion.
46:43Dans 15 jours,
46:43c'est vous qui animerez l'émission
46:45et je serai à votre place.
46:45Pas de souci.
46:46On va bien rigoler.
46:46Alors, allez-y,
46:47enchaînez sur votre coup de gueule.
46:48Si vous invitez ?
46:49Oui, si je suis invité.
46:50Ah, bravo, Eric.
46:51On discute avant.
46:52Oui, c'est ça.
46:53Allez-y.
46:53Or si tu remplis les conditions.
46:55Mon coup de gueule,
46:56c'est tous les faux culs
46:59et les saintes nits touches
47:01qui disent
47:01passe-moi la pince à linge
47:02que je me la mette sur le nez
47:04parce qu'il n'est pas propre,
47:05il n'est pas gentil, etc.
47:06Alors qu'on vit dans un monde
47:08absolument atroce
47:08où personne ne respecte les règles.
47:10Alors, moi, je veux
47:11que les gens assument la puissance,
47:14on est d'accord,
47:15et respectent les règles.
47:16Les deux.
47:17Voilà.
47:18Mais aujourd'hui,
47:19dire, ah, regardez,
47:21et je ne refais pas la liste
47:22que j'ai fait tout à l'heure,
47:24pour moi, le pire de tout,
47:25c'est le Rwanda.
47:26On a fait les accords
47:28après la deuxième guerre du Rwanda,
47:30Badolit, Lusaka, etc.,
47:33où on a partitionné le Rwanda,
47:36la République démocratique du Congo
47:39et donné toute la partie Est
47:40où il y a toutes les mafias du monde,
47:42en particulier les Américains,
47:44les Anglais, les Israéliens
47:45qui pillent les richesses
47:46de ce pauvre Congo
47:47pour les donner au Rwanda.
47:49Et le Rwanda,
47:49il les vend au monde entier.
47:51Et nous, on allait embrasser
47:52les chaussures de Kagame.
47:57Et il y a 10 millions de morts.
47:5910 millions de morts,
48:00c'est absolument atroce.
48:01Donc, je veux bien qu'on dise à Trump
48:04maintenant tu restes chez toi,
48:05tu trouves un accord éventuellement
48:06avec le Groenland, etc.
48:08Mais à ce moment-là,
48:09que tout le monde respecte les trucs
48:11et qu'on ne dise pas
48:12lui, lui n'est pas bien
48:13et nous, on est propre.
48:15Voilà, c'est tout.
48:16Merci beaucoup.
48:16J'aime pas l'hypocrisie.
48:18Je vais essayer de reprendre
48:19le fil de cette émission,
48:20ne vous en déplaise.
48:23Éric Richard-Mose,
48:24votre coup de gueule.
48:25Mon coup de gueule,
48:26c'est nos services
48:28secrets français intérieurs,
48:30la DGSI,
48:31qui, on l'a appris en décembre,
48:32a décidé de renouveler
48:33pour au moins 3 ans
48:35son contrat avec la société
48:37Palantir,
48:39qui est un géant
48:40de la surveillance,
48:42qui croise les données
48:43d'un petit peu tout,
48:43et qui donc donne
48:45à cette société,
48:46cette société étrangère,
48:48des informations
48:50quasi totales,
48:51en tout cas,
48:51un niveau d'information
48:52absolument inédit.
48:55Enfin, là,
48:55c'est une prolongation.
48:57On donne les clés
48:58de notre surveillance intérieure,
49:01de notre sécurité intérieure
49:02à des étrangers,
49:03alors que c'est un pays
49:06qui, sur certains points,
49:07on peut avoir des intérêts
49:08en commun,
49:09mais sur d'autres,
49:09ce n'est pas le cas.
49:10Il nous a espionné,
49:11ça a été prouvé.
49:12Il y a énormément
49:14d'endroits
49:15de théâtres mondiaux,
49:18c'est le cas parfois
49:18en Afrique,
49:19c'est le cas parfois
49:20en Europe,
49:21où ils jouent
49:21contre nos intérêts.
49:23C'est le cas aussi,
49:23d'ailleurs,
49:24dans l'océan Pacifique,
49:26on se souvient
49:26de ce qui s'était passé
49:27avec les sous-marins,
49:28le contrat avec les sous-marins
49:29qui devaient être vendus
49:30par la France.
49:31Voilà.
49:32Il faut arrêter d'être...
49:34Moi, encore une fois,
49:34je l'ai déjà dit,
49:35Trump,
49:36il y a énormément de choses
49:36qui sont absolument intéressantes
49:37dans ce qu'il fait,
49:38mais la position française
49:40gaulliste
49:40qui se préoccupe
49:42de nos propres intérêts,
49:44c'est ni d'aller dire
49:45Trump,
49:46c'est pas bien,
49:46c'est mal,
49:47c'est sale,
49:48il faut l'envoyer
49:48à la poubelle
49:49quoi qu'il arrive,
49:50ni dire amène à tout
49:52et y compris
49:54quand c'est des choses
49:55qui sont contre
49:56nos intérêts
49:57à nous.
49:57La question c'est
49:59y avait-il ?
49:59Je ne veux pas
50:00commencer un débat
50:00parce que votre temps
50:01est écoulé,
50:02mais y avait-il une alternative
50:03à ne pas l'entir ?
50:04Mais oui,
50:04là où il y a...
50:05On est très bon,
50:06on est extrêmement bon
50:07en France,
50:07en maths,
50:08en intelligence artificielle.
50:10Une des différences
50:10avec les Etats-Unis
50:14ou les Chinois,
50:15c'est qu'on a sous-investi,
50:16il n'y a pas assez eu
50:17d'investissement public,
50:18stratégique,
50:19comme ça a été le cas
50:20aux Etats-Unis,
50:21énormément pendant les années
50:2270, 80, 90,
50:252000 d'abord
50:25dans le camp militaire
50:27et ensuite
50:27dans le camp civil.
50:28Vous dites qu'il y avait
50:28une alternative à ne pas l'entir ?
50:30Oui, bien sûr.
50:30Je ne la connais pas.
50:31Non, mais c'est à nous
50:32de développer ça.
50:33Ah, voilà.
50:34Elle n'existe pas,
50:35elle serait à développer.
50:36Plus on passe de temps
50:37avec un prestataire sur ça,
50:40plus on est pieds et points liés.
50:42Donc, il y a un moment donné
50:43où on n'a pas quelque chose,
50:44il faut qu'on le développe,
50:45on est capable de le faire.
50:46Ok, merci beaucoup.
50:46On passe au coup de cœur.
50:48Gabriel, votre coup de cœur.
50:49Oui, alors c'est toujours
50:50sur le sujet de l'agriculture,
50:52c'est imbriqué avec mon coup de gueule.
50:55Alors, c'est en fait
50:55les agriculteurs
50:57qui se sont mobilisés,
50:59qui ont quitté
51:00leurs exploitations agricoles
51:01pour dire non
51:03à la politique
51:04du Mercosur,
51:07de l'Union européenne
51:07et à la concurrence déloyale
51:10et puis toutes les normes
51:11coercitives.
51:13Voilà, ils ont joué
51:14leur va-tout.
51:16Ils ont utilisé la force
51:18contre l'État
51:20parce que j'ai l'impression
51:22que l'État
51:23est sourd
51:25en fait
51:25quand il n'y a pas
51:26l'usage de la force
51:27dans la mesure
51:29où il n'y a pas
51:30de mort.
51:31Donc, avec le blocage
51:32des grands axes,
51:33avec le déversement
51:35symbolique
51:36des 30 tonnes
51:38de pommes de terre
51:39sur le pont
51:40qu'ils donnent
51:41sur l'Assemblée nationale
51:43pendant le vote du budget.
51:45C'est le pont de la Concorde.
51:46Voilà, donc ça,
51:46je trouve ça magnifique
51:48avec également
51:48le soutien.
51:52Bon, certes,
51:52ils n'étaient pas très nombreux,
51:53quelques centaines
51:54de Français
51:57non agriculteurs
51:58qui ont apporté
52:00des sandwiches,
52:01des boissons chaudes
52:02aux agriculteurs
52:03qui étaient fatigués,
52:04affamés.
52:05Il y a même eu la présence
52:06d'un chef étoilé
52:08dont je n'ai plus le nom
52:09qui a préparé
52:10des petites merveilles.
52:13Du croissant,
52:13du thé
52:14et du chocolat chaud,
52:15entre autres choses.
52:16Voilà, c'est ça.
52:16Effectivement.
52:17Donc, j'espère
52:19que c'est que le début
52:20mais je crois que
52:21les agriculteurs
52:22n'ont pas dit
52:22leurs derniers mots.
52:24OK.
52:25Voilà.
52:25Merci beaucoup.
52:26Votre coup de cœur,
52:28Jacques-Georges.
52:29Eh bien, je vais...
52:31Vous étonnez peut-être
52:32mais là aussi,
52:33j'ai un trou plein.
52:35C'est quand même extraordinaire.
52:37J'adore.
52:38Oui.
52:38L'important,
52:39c'est de faire le tri,
52:39vous savez.
52:40Oui, oui.
52:40Alors, j'ai prévu
52:41un quart d'heure
52:43mais tu ne vas pas me trouver.
52:43Oui, non, je ne vais pas.
52:44On n'a pas le temps.
52:44Je vais simplifier.
52:46J'avais prévu
52:47le bandoneon
52:48de Claudio Constantini
52:49sur la valse perdue
52:50pour ceux que
52:51les amateurs
52:52de chansons...
52:53Ce n'est pas de chansons,
52:54c'est de la musique
52:55traditionnelle.
52:57La valse perdue
52:58de Claudio Constantini.
53:00Simplement pour ceux
53:00Claudio Constantini,
53:02la valse perdue.
53:03Je vais même le noter.
53:03ça dure deux minutes
53:05et vous allez voir
53:06que c'est quand même
53:06moi...
53:07Moi, ça m'éveille.
53:09C'est très chouette.
53:11Claudio Constantini
53:12la valse perdue.
53:14Bon, allez.
53:16Deuxième coup de cœur,
53:17c'était Jean Dormesson.
53:19Vous savez que Jean Dormesson...
53:20Il est toujours mort.
53:22Il est toujours...
53:22Mais non, justement.
53:23Non.
53:24Non, justement,
53:25il produit beaucoup
53:25après sa mort.
53:26Il est toujours mort ce mec-là.
53:28Oui, justement,
53:29on a découvert un inédit
53:32qui s'appelle
53:33Quand l'enchanteur
53:35vint au monde,
53:36qui est en fait
53:36un faux inédit
53:37à mon avis,
53:38à mon humble avis.
53:39Je ne veux pas contredire
53:39Héloïse Dormesson.
53:41Mais enfin, bon,
53:41ça raconte...
53:42Héloïse étant sa fille
53:43qui est électrique...
53:44Elle est péditrie.
53:46Il est sorti de son truc
53:47pour faire son dernier discours.
53:49Moi, je trouve
53:49que je connais bien,
53:50je suis ami
53:51avec la nièce
53:52de Jean Dormesson.
53:53On en parle de temps en temps,
53:54même encore quelques jours,
53:55il y a quelques jours.
53:56Enfin, bon, bref.
53:57Donc, Jean Dormesson,
53:59moi, j'adore.
53:59C'était un vrai plaisir
54:00de lire ce bouquin.
54:01C'est un faux inédit
54:02à mon avis.
54:03Mais c'est un vrai plaisir.
54:04Pourquoi ?
54:05Parce que Jean Dormesson
54:06et François René
54:07de Châteaubriand,
54:08c'est les mêmes.
54:09C'est les mêmes.
54:10En gros, Châteaubriand,
54:11c'est le rêve de Dormesson.
54:13Il est presque arrivé.
54:14Voilà.
54:14En gros, c'est ça.
54:15Parfait.
54:15Et puis alors, non, non, non.
54:16Vous avez un autre coup de cœur ?
54:17Vous savez,
54:17votre temps est écoulé.
54:18Ah bon, alors, bon, alors.
54:19Non, non, mon dernier
54:20et le plus gros coup de cœur,
54:22c'est celui-là.
54:22Vous auriez dû vous concentrer
54:22sur celui-là.
54:23Voilà.
54:24Oui, mais enfin,
54:26on sert le kiki tellement que...
54:29C'est ça, c'est ma faute.
54:30Alors, la messe n'est pas dite
54:31d'Éric Zemmour.
54:33Et alors là, moi,
54:34je dois dire que franchement,
54:35Zemmour, je ne suis pas d'accord
54:36avec lui sur tous les sujets.
54:38Mais je trouve...
54:38Passez-moi ce bouquin.
54:39En tant qu'écrivain,
54:40je trouve qu'il mérite
54:41l'Académie française.
54:43Et en tant que...
54:44Comme politique, pour moi,
54:45il y a Zemmour
54:45et puis tous les autres.
54:47Peut-être ça sera qu'Nafo.
54:49Mais je dois dire que
54:50sur le plan intellectuel,
54:51sur le plan de la profondeur
54:52de la réflexion,
54:53sur le plan de la qualité
54:54de la personne,
54:55c'est absolument extraordinaire.
54:57125 pages,
54:58c'est une merveille.
54:59J'avais prévu de vous en lire
55:00quelques bonnes lignes.
55:02Vous n'allez pas m'autoriser,
55:03donc je ne le ferai pas.
55:04OK.
55:04François Martin,
55:05vous êtes sur cette ligne-là ?
55:06Pas du tout.
55:08Il faut faire une émission.
55:09Oui, il faut faire une émission entière.
55:10Je vais juste vous lire
55:11la quatrième.
55:13L'Église a fait les rois
55:14qui ont fait la nation,
55:15qui a fait la République
55:16La France sans le christianisme
55:18n'est plus la France
55:19et je veux continuer
55:20à vivre en France.
55:21Tu m'autorises à lire
55:22la page 72 ou pas ?
55:23Pardon ?
55:24La page 72.
55:25Ah non, non.
55:26Là, on est vraiment très...
55:27Mais on reviendra là-dessus.
55:28On reviendra là-dessus.
55:29Ça pourra être à l'objet
55:30d'un autre coup de cœur.
55:32OK.
55:32Le dernier.
55:33Ah non, ça...
55:33François Martin,
55:34c'est fini.
55:36Vous avez...
55:36J'allais dire que c'est nous.
55:37Vous avez joué
55:39toute votre cartouche,
55:40François.
55:40J'allais dire que c'est nous,
55:41le dernier coup de cœur.
55:41Il y a un moment
55:42où il ne faut pas trop tirer
55:42sur la corde.
55:43C'est résistant.
55:43Et la corde, c'est moi.
55:47Éric Richermont,
55:47ce coup de cœur.
55:49Dans le prolongement
55:50de ce qui a pu être dit
55:51sur les agriculteurs,
55:52déjà, soutien total
55:53aux agriculteurs.
55:55J'ai eu l'occasion
55:56d'aller voir...
55:57d'aller rendre visite
55:57et soutenir les agriculteurs
55:59à la coordination urale
55:59il y a quelques jours.
56:00Là, en ce moment,
56:00c'est FNSEA et IJA.
56:02Même si, au niveau national,
56:03FNSEA,
56:04ce n'est pas terrible
56:05du tout, du tout.
56:07Au niveau de ceux
56:08qui manifestent
56:09et ceux du rang,
56:10entre guillemets,
56:10il y a des personnes
56:11très courageuses
56:12et bravo à elle.
56:13J'ai l'impression
56:13que vous avez
56:13deux coups de cœur.
56:14Dans le cadre,
56:15dans ce contexte-là,
56:17il y a eu une recrudescence
56:18énorme du nombre
56:18d'arrachages
56:19de drapeaux européens
56:20par des agriculteurs,
56:21par des citoyens
56:22et par des maires.
56:23Ça, c'est assez rare.
56:25Des maires de France
56:26dans le Vaucluse,
56:27en Bretagne,
56:27dans la Meuse,
56:28dans plein de départements.
56:29C'est en train
56:30de devenir
56:30de plus en plus important.
56:33Et bien,
56:33total soutien
56:34à ces maires
56:34puisque sur ce sujet-là
56:36en particulier,
56:36puisqu'on parle
56:37d'agriculture,
56:38sur le Mercosur,
56:39même si on peut
56:40regretter que Macron
56:41ne se batte pas
56:42assez au niveau européen
56:43pour défendre nos intérêts,
56:45on n'est plus
56:46souverain
56:47sur notre politique
56:48commerciale.
56:49Donc,
56:49même si on ne veut pas,
56:50il passe en force.
56:52La façon de sauver
56:53notre pays
56:53et de sauver
56:54notre agriculture
56:55en particulier,
56:57c'est d'en sortir,
56:58de reprendre
56:58notre liberté.
56:59Sinon,
56:59on sera condamné
57:01à rester
57:02des esclaves,
57:03à rester des cocus
57:04et à se plaindre
57:04sur le lèvre renversé.
57:06Merci beaucoup.
57:07Si on n'avait pas compris
57:08que vous étiez souverainiste,
57:09là,
57:10c'est fait.
57:10Oui,
57:10c'est aussi générationnel
57:12parce qu'effectivement,
57:12la génération de M. Georges...
57:14Si on fait un débat,
57:15on va se terminer au point,
57:16malheureusement.
57:17Ça va être terrible.
57:19Celui qui prend les coups,
57:20pour le moment,
57:21c'est un peu moi
57:21avec les punchs
57:23que vient de m'envoyer
57:23François Martin.
57:24Franck,
57:25tu t'en tires très bien.
57:26Je m'en tire.
57:27J'ai un vote de confiance,
57:28ça continue.
57:28Ça tombe bien,
57:29on va se retrouver
57:30dans 15 jours.
57:31Merci,
57:32messieurs.
57:33Et donc,
57:34dans 15 jours.
57:35À bientôt.
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