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  • il y a 1 heure
Dans son édito du 31/03/2026, Thomas Bonnet revient sur l'augmentation des prix du carburant.

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Transcription
00:00Le prix du gasoil, on va parler politique à présent avec le prix du gasoil.
00:04Vous savez évidemment que c'est éminemment politique le prix du gasoil.
00:07Il n'a jamais été aussi élevé en France.
00:08Hier, il se vendait en moyenne 2,18 euros.
00:10Allez, 2,20 euros le litre, la flambée des prix du carburant,
00:14devient donc un sujet de préoccupation majeure pour les Français.
00:19Thomas Bonnet, le gouvernement doit faire face à une montée de la colère.
00:22Pour l'heure, la contestation reste sporadique.
00:25Hier, des transporteurs routiers ont réalisé des opérations escargots,
00:28notamment sur le périphérique parisien.
00:30Des agriculteurs ont également manifesté devant plusieurs préfectures du pays.
00:34La colère monte en même temps que les prix à la pompe.
00:37Jamais il n'avait été aussi coûteux de faire un plein de gasoil en France.
00:41Et vu que la situation est partie pour durer,
00:43le gouvernement est tenu de répondre politiquement à la crise.
00:46Fini le quoi qu'il en coûte.
00:47L'État a débloqué une enveloppe de 70 millions d'euros
00:50d'aides ciblées pour les transporteurs, les agriculteurs et les pêcheurs.
00:54Des aides dont on nous dit qu'elles pourraient être reconduites sur les mois à venir.
00:59Le ministre du Travail ouvre même la porte à des dispositifs de chômage partiel
01:03pour les entreprises qui seraient impactées par la crise.
01:06Et puis, il y a le fameux chèque énergie qui sera accordé à 700 000 foyers supplémentaires.
01:12C'est ce qu'a annoncé hier Sébastien Lecornu.
01:13Alors, le gouvernement n'entend pas baisser les taxes sur les carburants, malgré ça ?
01:18Non, et la raison invoquée est claire.
01:19La baisse des taxes coûterait trop cher à un État qui n'a plus d'argent dans les caisses.
01:23Pourtant, d'autres pays européens ont déjà pris des décisions,
01:26que ce soit une baisse de la TVA ou une baisse de l'assise.
01:29En France, 60% du prix du carburant, ce sont des taxes.
01:33Et il paraît évident que c'est ici que constitue une marge de manœuvre.
01:37Plutôt que de persévérer dans la logique des chèques distribués au bon vouloir par l'État nounou,
01:41il faut donner de l'air à ceux qui ont besoin d'essence pour travailler.
01:45Baisser les taxes, c'est donner un coup de pouce immédiat à ceux qui en ont besoin.
01:48Et qui aujourd'hui doivent parfois choisir entre un plein de courses et un plein d'essence.
01:52Surtout qu'à force de débloquer des aides ciblées pour tel ou tel secteur,
01:55l'État a mis le doigt dans un engrenage sans fin.
01:57Certaines professions montent au créneau et pointent les différences de traitement entre les uns et les autres.
02:01Il n'y a par exemple aucune raison que les infirmières libérales ne soient pas aidées quand d'autres métiers
02:06le sont.
02:07Et on voit donc la spirale dépensière qui se dégage devant nous.
02:10Mais les finances de l'État ne permettent plus d'aider les Français ?
02:13Maintenant on a une dette record, 3 500 milliards d'euros ou presque, des taux d'intérêt qui grimpent,
02:17les finances de l'État, disons-le, elles sont dans un État catastrophique, impensable dans ces conditions de sortir le
02:22portefeuille.
02:23L'air du quoi qu'il en coûte est révolu et les milliards d'euros déversés pendant cette période ont
02:26d'ailleurs participé à creuser notre déficit.
02:29Alors le gouvernement jure que l'on n'y reprendra plus.
02:31Les mauvaises langues diront que c'était un peu tard et surtout que cette fois il n'y a pas
02:35d'élection en vue pour justifier la distribution d'argent magique.
02:38C'est surtout un énième exemple de l'extrême fragilité dans laquelle se trouve notre pays,
02:42faute de réformes ambitieuses et des coupes majeures dans les dépenses et le train de vie de l'État.
02:46Alors on crée un nouveau machin, un observatoire de la crise en l'occurrence.
02:50Au deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron risque donc de s'achever comme le premier avait commencé,
02:54avec cette colère des Français impactés par les prix du carburant.
02:57Pas de gilet jaune en vue pour l'instant mais le climat est si tendu que le gouvernement aurait tort
03:02de ne pas voir la contestation qui couvre
03:04et le gouvernement devrait également soigner sa communication pour éviter les petites phrases,
03:09les erreurs de com' aussi qui sont autant de risques d'allumer la mèche.
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