00:00Effectivement, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la pompe, c'est en fait le meilleur collecteur d
00:03'impôts de France.
00:04Il faut vraiment toujours rappeler que quand vous faites un plein, c'est d'abord l'État qui collecte de
00:08l'argent,
00:08et ensuite les sociétés pétrolières. On est à peu près à 50-60% de taxes.
00:12Donc je veux dire, si l'État ne fait pas un effort, enfin c'est l'État qui doit d
00:16'abord faire un effort
00:17avant de demander des efforts à qui que ce soit.
00:18Et c'est vrai que je suis un peu surpris d'entendre des solutions un peu alambiquées.
00:21Alors on est reparti sur des chèques énergie, comme si la France pouvait se permettre, encore une fois,
00:26de distribuer de l'argent un peu partout. On est parti sur le blocage des prix.
00:30Alors le blocage des prix, c'est la solution qui est proposée par LFI, qui a quand même deux inconvénients
00:34majeurs.
00:35Le premier, c'est que quand vous bloquez les prix, souvent l'État compense les pertes auprès des sociétés pétrolières.
00:40Donc en fait, c'est le contribuable qui règle. Et quand l'État ne compense pas,
00:43et bien qu'est-ce que font les sociétés pétrolières ? Elles vendent en fait à l'étranger, en tout
00:47cas au plus haut.
00:48Donc elles organisent la pénurie.
00:49Et donc il y a de la pénurie, exactement. Et puis la troisième solution un peu comme,
00:53c'est le contrôle des prix un peu partout, effectivement, dans les stations-services.
00:57Non, je crois que sur ce sujet-là, c'est finalement assez simple.
01:00À partir du moment où c'est l'État qui collecte le plus d'argent quand on fait un plein,
01:04il y a deux solutions évidentes.
01:05C'est un, il faut évidemment agir sur la fiscalité.
01:08Là, on a deux impôts assez simples.
01:09Vous avez les assis sur l'essence.
01:11D'ailleurs, je vois qu'en Italie, le Premier ministre italien a décidé de baisser cet impôt sur les carburants.
01:17On a de la marge. Ce n'est pas un grand suspense.
01:19On est troisième en Europe à avoir ce taux sur cet impôt sur les carburants le plus important.
01:25On est à 60% de taxes à peu près ?
01:27On est à peu près 60% de taxes, effectivement.
01:29La TICPE, ces fameuses assises, c'est à peu près 30% du prix.
01:33Donc il y a la fiscalité.
01:34Et puis le deuxième moyen, et ça, ça va être très probablement un levier qui va être activé par le
01:38gouvernement,
01:38c'est utiliser les fameuses réserves stratégiques,
01:41puisque l'Europe impose à tous les pays de l'Union européenne, en fait, de se constituer des stocks.
01:48Alors, on a à peu près 90 sites en France qui, en fait, stockent un certain nombre de carburants,
01:54très concrètement, qui permettent d'assurer à peu près entre 3 et 4 mois de consommation.
01:59Ça, c'est en cas de pénurie.
02:00En cas de pénurie, en cas de crise.
02:01Après, le gouvernement fait ce qu'il veut de ces stocks.
02:04Mais en tout cas, c'est une solution qui a déjà été employée en 2016,
02:08quand il y a eu des grèves dans les raffineries.
02:10Et en 2022, lorsqu'il y avait une explosion, en fait, de la demande,
02:13et que les prix ont vraiment augmenté, on les a utilisés.
02:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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