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  • il y a 11 minutes
Dans son édito du 20/03/2026, Thomas Bonnet revient sur les municipales à Paris.

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00:00Oui, il faut décrypter les derniers jours de campagne à Paris et la manière dont cette campagne est menée par
00:04la gauche,
00:05sans doute prise par le vertige de la défaite.
00:08Conscient que la configuration est loin de lui être favorable,
00:11Emmanuel Grégoire se livre à des propos complotistes pour tenter de discréditer son adversaire Rachida Dati.
00:16Il a notamment affirmé très tranquillement à la télévision que le président de la République
00:20était intervenu en personne pour pousser Sarah Knafo à se retirer.
00:25Des allégations qui ne reposent sur rien, sinon des bruits de couloir dont il se fait l'écho
00:29à la télévision, ce n'est pas rien d'accuser l'Elysée d'une telle manœuvre.
00:33Et d'ailleurs, Emmanuel Macron a pris la peine de lui répondre depuis Bruxelles,
00:37preuve que cette sortie n'a pas été appréciée tant elle témoigne de la perte de sang-froid du candidat
00:42socialiste.
00:43Ce n'est pas le seul signe de la fébrilité qui a gagné le camp d'Emmanuel Grégoire ?
00:47Non, en fait, tout depuis cinq jours montre une forme de panique au sein de la gauche parisienne.
00:51Depuis l'annonce des résultats du premier tour, les planètes se sont alignées pour Rachida Dati
00:55avec le ralliement de Pierre-Yves Bournazel et le désistement de Sarah Knafo.
00:58A l'inverse, Emmanuel Grégoire doit composer avec le maintien de la liste LFI,
01:02bien déterminé à démontrer que sans alliance, la victoire est impossible pour la gauche.
01:06Ce contexte pousse Emmanuel Grégoire à calomnier son adversaire.
01:10Par exemple, en même temps qu'il affabulait, voyant la main du président dans les négociations parisiennes,
01:15il déclarait également que Rachida Dati l'avait insulté,
01:19l'avait traité de connard à la sortie du débat de mercredi.
01:22Et il aura fallu le récit de notre confrère Arthur Berda du Figaro,
01:26qui était présent au moment des faits, pour constater qu'il s'agissait là encore d'une fake news totale.
01:32Et puis, dans la communication sur les réseaux sociaux,
01:34le camp Grégoire est monté d'un cran dans la volonté de fasciser Rachida Dati
01:39en essayant de l'associer à toutes sortes de personnalités.
01:42Sur un visuel, on la voit notamment aux côtés de personnalités de droite,
01:45notamment Marine Le Pen qui a simplement appelé à faire barrage à la gauche à Paris
01:50en raison exclusivement du scandale des agressions dans le périscolaire dont elle accuse la majorité sortante d'en être responsable.
01:57Il y a également une publication sur Instagram de la part de David Béliard,
02:01le numéro 3 sur la liste d'Emmanuel Grégoire, qui dit, je le cite,
02:04« Rachida Dati pourrait être la mère la plus raciste de l'histoire récente de Paris ».
02:08Voilà où on en est dans les accusations aujourd'hui de la part des candidats, des colistiers d'Emmanuel Grégoire.
02:13On voit même aussi un visuel absolument lunaire qui associe Rachida Dati et Donald Trump.
02:19En clair, le message, c'est « vous votez pour Dati, vous votez pour Trump ».
02:22Vous voyez où on en est dans le complotisme aujourd'hui de la part d'Emmanuel Grégoire et de ses
02:26équipes.
02:26Il est temps que la campagne s'arrête parce que sinon, on serait allé rapidement dans la question des ingérences
02:32russes.
02:32On aurait vite accusé Rachida Dati d'être à la main de Vladimir Poutine.
02:35C'était l'étape suivante.
02:36Oui, ils vont jusqu'à accuser Rachida Dati d'être raciste.
02:40Ils perdent leur sang-froid.
02:42Ils perdent leur sang-froid.
02:43De quoi cette fébrilité est-elle le signe ?
02:45Il faut comprendre qu'on sort, on le dit souvent, de 25 ans de règne socialiste à Paris
02:49et que c'est tout un système qui est en jeu dimanche.
02:52Un système politique, bien sûr, où des gens jouent leur avenir.
02:54Mais avec eux, c'est tout un système qui peut s'effondrer.
02:57Ces milliers de fonctionnaires embauchés au cours des dernières années,
03:00mais aussi toutes les associations qui sont grassement subventionnées par la mairie de Paris.
03:05Alors, après avoir manqué sa campagne d'entre-deux-tours,
03:08Emmanuel Grégoire lance des fake news comme autant de diversions,
03:12de tentatives de diversions.
03:13Il essaye de faire oublier sa campagne d'entre-deux-tours qui a été ratée
03:17et son bilan aussi aux côtés d'Annie Dalgoth.

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