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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:0019h, ravie de vous retrouver ce soir. On commence par les infos du soir. Le JT avec Audrey Berthaud. Bonsoir
00:00:06Audrey.
00:00:07Bonsoir à tous.
00:00:08Au Liban, la force intermédiaire des Nations Unies au Liban annonce la mort de deux casques bleus dans le sud
00:00:15du pays.
00:00:16Ce midi, plusieurs casques bleus avaient été blessés dans une ville frontalière du sud du Liban
00:00:21où des affrontements opposent le Hezbollah à l'armée israélienne.
00:00:26C'est une atteinte directe à la démocratie. Ce sont les mots de l'adjoint au maire de Montcontour.
00:00:32Après la démission du maire victime d'actes de vandalisme, une mobilisation a eu lieu ce soir devant la mairie.
00:00:38Olivier Pelin a présenté sa démission après des tags à son domicile et des rayures sur son véhicule.
00:00:43L'association des maires de France des Côtes d'Armor a exprimé dans un communiqué son indignation.
00:00:49La semaine s'annonce difficile dans les établissements scolaires des premiers et second degrés.
00:00:53Les enseignants seront en grève demain dans le cadre d'une semaine d'action lancée par les syndicats.
00:00:59La raison, ils protestent contre la suppression des postes d'enseignants et une revalorisation des salaires.
00:01:06Et puis face à la hausse du prix du carburant, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce que 6 millions de
00:01:11Français recevront automatiquement un chèque énergie dès cette semaine.
00:01:15Cela correspond à 53 euros en moyenne par foyer.
00:01:17Un peu plus tôt ce matin, une cinquantaine de camions et de cars menaient une opération escargot sur le périphérique
00:01:23parisien.
00:01:25Merci ma chère Audrey.
00:01:28Au sommaire ce soir, Fatidia réagit aux élections municipales à Mente-la-Jolie, marquée par la victoire d'Adama Gay
00:01:37face à Raphaël Cogné.
00:01:40Fatidia a commis l'erreur d'être sur la liste du mauvais candidat.
00:01:44Elle est blanc, elle est noire. Fatidia dénonce les insultes indescriptibles reçues ainsi que les pressions qu'elle a subies
00:01:51pour ne pas avoir voté selon son origine.
00:01:54Je cite.
00:01:54Elle connaît bien Adama Gay.
00:01:56Ils ont quasiment grandi ensemble au Val-Fouré et elle défend sa liberté individuelle de vote, critique avec courage les
00:02:03dérives communautaires et alerte sur leur danger pour la démocratie et la cohésion républicaine, noire, musulmane, française,
00:02:12bravant les menaces. Cette mère de famille vient témoigner d'en face à l'info.
00:02:18Xenioz est victime d'une violente campagne de propagande et de lâchage médiatique après des propos sur le maire de
00:02:24Saadonie Baligue-Baleko.
00:02:26Derrière cette hystérie, la volonté d'interdire toute critique du vote communautariste, de la racialisation, de la politique par LFI
00:02:35et du changement démocratique massif.
00:02:39Citation décontextualisée, terreur moral, appel à l'illumination de la chaîne.
00:02:43Une mécanique totalitaire, classique, pour assimiler toute résistance à du racisme et protéger les nouveaux maires, je cite, racisés.
00:02:52Résister, c'est refuser de se laisser intimider et nommer la réalité sans autocensure.
00:02:58Édito de Mathieu Bocoté.
00:03:00Un sondage propulse Édouard Philippe en favori face à Jordan Bardella et Marine Le Pen pour en 2027 mai.
00:03:08Derrière cette mise en scène médiatique, la réalité est plus fragile.
00:03:13Candidature conditionnée, alliance artificielle du centre et de la droite, division profonde et passif du macronisme.
00:03:20Plus qu'un élan populaire, c'est une stratégie anti-RN qui se dessine au risque de masquer un manque
00:03:27de projets communs et de crédibilité durable.
00:03:30L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:03:32Rue de la Boétie apparaît un attentat déjoué inextrémiste.
00:03:36Un mineur étranger de 17 ans, recruté via Snapchat, s'apprêtait à incendier un engin explosif artisanat devant le siège
00:03:45de la Bank of America.
00:03:46Il a été interpellé, son complice qui faisait le guet également, ainsi qu'un troisième mineur, le plus glaçant.
00:03:54Il suffit de donner 600 euros à un jeune pour lui faire poser une bombe en pleine nuit, en plein
00:04:00Paris.
00:04:00Le PNAT enquête sur un acte terroriste probablement lié aux tensions au Moyen-Orient.
00:04:07Ubérisation du terrorisme à ce prix-là, qui peut encore se sentir en sécurité ?
00:04:13Le regard de Marc Menon.
00:04:14Moins de deux semaines après son élection, le maire Olivier Pelland démissionne pour protéger sa famille
00:04:21après des actes d'intimidation politique à Montcontour dans les Côtes d'Armor.
00:04:27Ce cas n'est pas isolé, il révèle une montée inquiétante des violences contre les élus.
00:04:32Entre pression identitaire, radicalisation politique, sentiment d'impunité, c'est la démocratie locale qui vacille.
00:04:39Plus grave encore, la banalisation de ces dérives interroge notre capacité collective à défendre l'état de droit.
00:04:47Le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:04:49Et puis, Rima Hassan s'est vu refuser l'entrée au Canada pour participer à des conférences anti-extrême droite.
00:04:57Je cite officiellement, pour un défaut de déclaration, en réalité c'est un délit d'opinion pure et sainte.
00:05:04Selon elle, même si ses propos sont controversés, une démocratie digne de ce nom doit tolérer les discours qui déplaisent
00:05:12profondément ?
00:05:13Bannir quelqu'un pour ses idées, même détestable, n'est-ce pas une pratique démocratique ?
00:05:18L'édito de Mathieu Bocoté, une heure pour tout se dire, et son tabou, sur tout son tabou.
00:05:24C'est parti.
00:05:38Une nouvelle campagne de propagande et de diffamation frappe CNews accusée d'avoir permis la tenue de propos, je cite,
00:05:49racistes à propos du maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko.
00:05:54Et c'est sur cette campagne de propagande, c'est le terme qui vous semble juste, Mathieu, que vous voulez
00:05:59revenir pour votre premier édito.
00:06:01Parce qu'il s'agit en effet d'une campagne de propagande, d'une grande violence qu'il nous faut
00:06:05décrypter, qu'il nous faut analyser pour voir les mécanismes de l'exécution sociale et médiatique,
00:06:12pour voir de quelle manière certains cherchent en ce moment à profiter véritablement de citations, j'y reviendrai dans un
00:06:19instant, complètement décontextualisées,
00:06:21pour en finir complètement avec ce qu'ils jugent être leurs opposants.
00:06:25Mais rappelons-nous le fait premier derrière cette campagne, c'est la volonté d'analyser depuis deux semaines, et de
00:06:31plus encore depuis une semaine,
00:06:32l'émergence d'un vote communautariste décomplexé en France aujourd'hui.
00:06:37Donc, premier élément, c'est la revendication explicite d'une nouvelle France qui prétend balayer l'ancienne.
00:06:44C'est quand même pas rien.
00:06:45Une nouvelle France qui prétend balayer l'ancienne et qui se réclame elle-même de l'immigration pour balayer une
00:06:50France dite de souche qui, aujourd'hui, ferait problème et serait de trop.
00:06:54Théoriquement, ces déclarations auraient pu choquer, auraient pu susciter la controverse.
00:06:59Mais non, elles vont de soi balayer un peuple de chez lui au nom d'une France nouvelle venue d
00:07:04'ailleurs.
00:07:04Apparemment, ça, c'est pas haineux. Je dis ça comme ça.
00:07:07Deuxième élément, on a donc une communautarisation de la vie politique que tous constatent, même s'ils ne la nomment
00:07:12pas de la même manière.
00:07:13Certains disent donc communautarisation, d'autres disent séparatisme, d'autres disent contre-colonisation.
00:07:19Je ne sais pas lequel de ces termes est le bon, mais nous savons tous qu'il se passe quelque
00:07:23chose, un basculement à l'échelle de l'histoire dans la définition du peuple français.
00:07:27Nous avons vu une conscience ethno-culturelle et même une conscience, et là, je dis le mot raciale, et je
00:07:32m'en désole, émerger cette semaine.
00:07:35Lorsqu'on a vu, par exemple, Mme Hassan nous dire à propos de mères dits racisés, Noirs disent que ce
00:07:41sont les nôtres.
00:07:42Les nôtres plutôt que les autres, donc les racisés contre les non-racisés.
00:07:46Je ne sais pas comment le qualifier, si ce n'est pas le bon terme qu'on me le dise.
00:07:49Mais une conscience ethno-raciale explicite dans le débat public, ce qui...
00:07:53Elle avait posté un tweet qu'on avait...
00:07:55Bien sûr, on en avait parlé ici.
00:07:57Et rappelez-vous, lorsqu'elle avait dit aussi, il y a quelques mois, sa déclaration devant Mathilde Panot en disant
00:08:02« Le temps du porte-parole à pour l'antiracisme est terminé, donc il n'y a que les racisés
00:08:06pour parler au nom des racisés. »
00:08:08C'était le sens de son propos avec le concept de racisé.
00:08:11On pourrait aussi parler, si on s'inscrit dans le temps plus long, du mauvais sort de la communauté juive
00:08:17qui était par exemple en Seine-Saint-Denis ou par exemple à Sarcelles,
00:08:21qui était peu à peu, qui a quitté ce territoire pour des raisons que l'on suppose.
00:08:24Donc c'est un élément que l'on doit analyser pour comprendre la France nouvelle qui s'impose.
00:08:29Et on pourrait penser aussi au décret d'inexistence du racisme anti-blanc, selon LFI,
00:08:34qui nous explique régulièrement que le racisme anti-blanc n'existe pas.
00:08:36Donc le blanc est raciste et le racisme est blanc.
00:08:39Donc ça, point à garder à l'esprit.
00:08:41Et évidemment, des déclarations de M. Bagayoko lui-même à propos de la Nouvelle-France, de l'Ancienne, du serment
00:08:46d'allégeance et tout ça.
00:08:47Donc quand on a tout ça à l'esprit, voilà comment le système LFI se défend.
00:08:53Il prend deux citations.
00:08:55On l'a vu, celle d'un psychologue, celle de Michel Onfray, philosophe,
00:08:58et deux citations qui sont complètement décontextualisées.
00:09:01Et c'est toujours la même méthode.
00:09:02Je dirais que c'est une méthode qu'on a vue, qu'on a appliquée à Finkielkraut dans l'histoire,
00:09:06avec Zemmour, avec tant d'autres dans la classe politique.
00:09:09On a toujours vu ce phénomène.
00:09:10Donc d'abord, on prend une citation, un bout de phrase, on le détache de son contexte,
00:09:15et ce bout de phrase, détaché de son contexte, ne veut plus dire la même chose que l'intention première
00:09:20qu'on lui prêtait.
00:09:21Donc citation décontextualisée, et plus encore, plonger dans un nouveau contexte.
00:09:26Donc ça, c'est un bout de phrase auquel on prête un nouveau contexte.
00:09:28C'est quoi le nouveau contexte?
00:09:29CNews serait une chaîne d'extrême droite et raciste.
00:09:31On vous le dit, on vous le répète sans arrêt.
00:09:33Dès lors, ce bout de phrase, analysé à la lumière de l'accusation chaque fois lancée contre CNews,
00:09:38« Sachez que nous sommes devant une controverse raciste, nous disent-ils. »
00:09:41Donc décontextualisation, recontextualisation,
00:09:46assimilation d'une espèce de sous-texte sur le mode racisme, racisme, racisme,
00:09:49et qu'il doit être entendu de tous que ces propos sont scandaleux.
00:09:53L'étape qui suit, nous la connaissons,
00:09:55elle est diffusion massive sur les réseaux sociaux des propos tronqués.
00:10:00Diffusion massive.
00:10:01Donc là, ça doit tourner, tourner, ils sont tronqués.
00:10:03Nous le savons.
00:10:04Et là, entre-temps, si les principaux accusés d'avoir tenu des propos scandaleux disent
00:10:09« Honnêtement, vous m'avez mal compris, je précise mon propos, je le précise pour que vous le compreniez bien
00:10:13»,
00:10:14on se contrefiche des explications, on les balaie,
00:10:17elles sont jugées inutiles parce que le surcontexte,
00:10:19qui est l'accusation de racisme, racisme, racisme,
00:10:22est plus important que l'explication que donnera celui qui a peut-être été mal compris.
00:10:27Ensuite, l'étape suivante, on la connaît,
00:10:29le service public et plus largement les médias du système s'y met en disant
00:10:32« Il y a désormais une polémique CNews, une polémique raciste, une polémique ci, polémique ça ».
00:10:37Vous devez tous, vous, les politiques, vous positionner par rapport à cela.
00:10:41Donc, on pose la question à tous les politiques en disant
00:10:43« Est-ce que vous êtes scandalisés, vous aussi, les propos racistes tenus sur CNews par X ou Y ?
00:10:47»
00:10:47Alors, évidemment, dans la vie, quand on vous demande si vous êtes scandalisés par des propos racistes,
00:10:51je vous invite à dire que vous l'êtes aussi,
00:10:53parce que sinon, vous serez coupable par association de ne pas être indigné par le racisme.
00:10:57Même si vous n'avez pas écouté l'explication.
00:10:59Mais il ne faut surtout pas l'avoir écouté.
00:11:00Alors, il faut se fier à ce qui a été répété, répété, répété.
00:11:03Donc, c'est la rumeur, finalement,
00:11:05la rumeur du propos devient plus importante que le propos d'origine.
00:11:08Donc, qu'est-ce qu'on voit dans cette séquence-là ?
00:11:10On nous dit « Chacun doit se positionner.
00:11:12Chacun doit répéter l'accusation de racisme. »
00:11:16Parce que s'il ne le fait pas,
00:11:17on bascule dans ce qu'on a appelé au moment de la séquence de George Floyd,
00:11:19« Le silence est une violence. »
00:11:21Si vous ne dénoncez pas le racisme à votre tour,
00:11:23si vous ne dénoncez pas la fameuse déclaration,
00:11:26donc vous êtes raciste vous aussi.
00:11:28Vous voulez rejoindre le camp des racistes ? Non.
00:11:30Donc, payez vous aussi votre dû au grand récit médiatique du moment.
00:11:35Portez l'accusation vous aussi.
00:11:36Et si vous accusez quelqu'un de racisme,
00:11:38dès lors, vous n'êtes pas raciste vous-même.
00:11:40Là, c'est une espèce de terreur morale.
00:11:42Ça crée un climat d'obligation à la dénonciation et à la délation.
00:11:47C'est ce qu'on a appelé chez Orwell,
00:11:48j'en ai souvent parlé ici,
00:11:50les deux minutes de la haine chez Orwell.
00:11:51C'est-à-dire que quand on désigne un ennemi public,
00:11:53tout le monde doit participer à la dénonciation de l'ennemi public.
00:11:56Et si on n'y participe pas,
00:11:58on devient soi-même le complice de l'ennemi public.
00:12:01Il faut du courage pour ne pas parler.
00:12:02Bien sûr. Ça, c'est compliqué, ça.
00:12:04Ensuite, les tribunaux peuvent s'en mêler.
00:12:06Donc là, on va poursuivre la polémique.
00:12:08Donc, on dirait qu'on va porter plainte devant les tribunaux.
00:12:09Donc, ça installe la polémique dans la durée.
00:12:12Ce qui fait en sorte que cette polémique
00:12:13vient polluer le débat public.
00:12:15À terme, l'objectif, c'est très clair,
00:12:17c'est rendre toute critique de LFI inimaginable
00:12:20parce que le coût à payer, le prix à payer
00:12:22pour mener cette critique est tel
00:12:24que les gens vont préférer se taire en disant
00:12:26« Je suis désolé, je préfère ne rien dire
00:12:28parce que le prix à payer, c'est une destruction de ma réputation. »
00:12:31Et c'est assimiler toute critique de la racialisation
00:12:34revendiquée par LFI à du racisme.
00:12:37À l'échelle de l'histoire,
00:12:37si vous vous passionnez un peu pour l'histoire du communisme,
00:12:40nous sommes devant des méthodes de propagande,
00:12:43de disqualification, de fabrication du faux
00:12:45qui ont participé à l'histoire de la gauche radicale en France
00:12:48et partout en Occident.
00:12:49On voit qu'elles sont encore appliquées aujourd'hui.
00:12:52On fabrique du faux.
00:12:54On force tout le monde à se positionner par rapport à ça.
00:12:56Et à la fin, si vous ne reconduisez pas de faux,
00:12:58vous êtes vous-même condamné
00:12:59comme un vilain raciste dans la vie publique.
00:13:02Surtout si vous ne l'êtes pas.
00:13:03Mathieu Bocoté, vous décrivez ici une machine de propagande bien rodée.
00:13:08Est-ce qu'il est possible de résister à cette machine de propagande bien rodée ?
00:13:13Non et oui.
00:13:15Non, pourquoi ?
00:13:17Parce qu'à partir du moment, celui qui lance l'accusation
00:13:19n'a pas le souci de la vérité.
00:13:21Il a le souci de vous condamner.
00:13:23Nous sommes devant une technique d'exécution politique.
00:13:25C'est que le critère de vérité, c'est l'exécution de l'ennemi.
00:13:29Donc, dès lors que votre souci, c'est de vous débarrasser d'un personnage,
00:13:32vous débarrasser d'une chaîne, vous débarrasser d'un individu,
00:13:34l'essentiel, c'est d'en finir avec lui.
00:13:36Vous êtes indifférent à la vérité.
00:13:38Ce que vous voulez, c'est détruire l'ennemi
00:13:40en lui prêtant des propos qu'il n'a jamais dit
00:13:42ou en les tronquant complètement.
00:13:44Dès lors, qu'est-ce qu'on voit ?
00:13:45On est devant des méthodes authentiquement révolutionnaires.
00:13:47Il s'agit simplement d'effacer l'adversaire.
00:13:50Et quand l'adversaire de bonne foi, il y en a souvent,
00:13:52ils se défendent.
00:13:55Voilà ce que j'ai vraiment dit, mais on s'en fout.
00:13:57Et plus vous vous justifiez, plus vous êtes coupable.
00:14:00Il faut comprendre leur état d'esprit.
00:14:01Alors, ça va encore plus loin.
00:14:03Le véritable objectif ici, c'est de faire en sorte
00:14:05de créer un halo d'infréquentabilité absolue
00:14:09autour du condamné.
00:14:10De l'autre côté, qu'est-ce qu'on peut se dire ?
00:14:13C'est qu'il est possible de tenir tête comment ?
00:14:14C'est simplement ce mélange de courage et de culture.
00:14:18De courage, c'est-à-dire qu'il faut stopper la chaîne
00:14:19de la contamination.
00:14:21Vous condamnez, Christine Kelly, et là, si vous ne vous condamnez pas,
00:14:23il y a un problème.
00:14:24Et là, si quelqu'un d'autre ne condamne pas,
00:14:25ça vient briser la chaîne de la condamnation obligatoire.
00:14:29Deuxième élément, il faut aussi avoir un peu de courage
00:14:31et, je dirais, d'intellect pour savoir ce qui se passe,
00:14:34être capable de décrypter la manœuvre.
00:14:36Par ailleurs, j'aimerais noter deux ou trois dernières choses
00:14:38avant de passer au dernier point.
00:14:41Quelques réflexions qui m'ont inspiré cette querelle.
00:14:44Premièrement, le régime, quoi qu'on en dise, n'a aucun problème
00:14:46à ce qu'on mette de l'avant une conscience raciale,
00:14:49pour peu qu'elle ne soit pas blanche.
00:14:50La conscience raciale non blanche est légitimée.
00:14:53Deuxièmement, le régime n'a aucun problème avec l'antisémitisme,
00:14:56sauf s'il est prêté au RN.
00:14:58Troisième élément, le régime n'a aucun problème avec l'assimilation,
00:15:02la vieille d'actrice assimilationiste,
00:15:03pour peu qu'il s'agisse d'assimiler les Français de souche.
00:15:07Autre élément, le régime n'a aucun problème
00:15:09à ce qu'on dise, il faut un serment d'allégeance
00:15:10où vous décampez, pour peu que ça s'applique
00:15:12dans les nouvelles républiques et les filles.
00:15:14Et dernier élément, je prends la peine de le noter,
00:15:16le régime n'a aucun problème à ce qu'on animalise un adversaire
00:15:19pour peu que ça soit la bonne personne à animaliser.
00:15:21Rappelez-vous quand Mélenchon avait dit à Zemmour
00:15:23« à la niche le chien »,
00:15:24je n'ai pas souvenir alors d'une controverse
00:15:26lorsqu'il s'agissait alors explicitement
00:15:28d'une véritable animalisation d'un ennemi
00:15:30et non pas d'un propos déformé.
00:15:32Mais ça, ça ne dérangeait pas.
00:15:35Communautarisation de la vie politique,
00:15:36prix à payer trop élevé, courage, culture, discernement.
00:15:41Il y a une femme qui a ce courage,
00:15:43ça sera notre invitée dans un instant.
00:15:45Elle viendra justement braver son courage
00:15:47pour témoigner et dire qu'elle est contre
00:15:49justement ce vote communautaire.
00:15:52Aliz Juara, Mathieu Bocoté,
00:15:54s'est permis une déclaration étonnante
00:15:56ces derniers jours qui aurait pu susciter l'inquiétude.
00:15:58Qu'est-ce qu'il a dit, lui, concrètement ?
00:16:00Aliz Juara, le 29 mars, maire de la Courneuve,
00:16:02désormais, je crois, député auparavant.
00:16:04Alors, il dit, se mettant en scène sur les réseaux sociaux,
00:16:08une ville, un peuple, un maire.
00:16:11Plusieurs ont vu, peut-être se sont-ils trompés,
00:16:13un écho au « ein Volk, ein Reich, ein Führer »
00:16:16qui caractérise un régime absolument détestable
00:16:18du 20e siècle.
00:16:20Alors là, qu'est-ce qu'il se passe, je crois,
00:16:21c'est à voir si je ne me trompe pas qu'il a retiré
00:16:24comme quoi il était conscient que c'était problématique.
00:16:26J'ai l'autre deux choses.
00:16:27Soit LFI a promu un homme qui savait la comparaison
00:16:30qu'il faisait, et dès lors, la complicité
00:16:32avec cet imaginaire du 20e siècle,
00:16:35des années absolument les plus terribles,
00:16:37eh bien, ne le dérangeait pas,
00:16:38il se le réappropriait sur le mode de la provocation.
00:16:40C'est possible.
00:16:41Ou alors, il ne savait vraiment pas ce qu'il disait,
00:16:43c'est tout à fait possible,
00:16:44mais alors, nous sommes devant un inculte.
00:16:45C'est tout à fait possible aussi,
00:16:46j'ignore lequel des deux éléments est le plus grave.
00:16:49Par ailleurs, M. Diwara a aussi été au cœur de l'actualité.
00:16:53Pourquoi? Marine Tondelier, à propos d'un article du JDD,
00:16:57décide de dénoncer François Puponi.
00:16:59François Puponi qui rappelle comment, finalement,
00:17:01à propos d'un autre député, d'un autre, pardonnez-moi,
00:17:04maire LFI, il dit que le processus d'assimilation
00:17:08a fonctionné pour lui, ça a bien fonctionné,
00:17:10donc autrement dit, tout le discours victimaire,
00:17:12communautariste ne correspond pas à la réalité.
00:17:15Lui, l'assimilation, la méritocratie républicaine a fonctionné.
00:17:18Puponi dit très bien, franchement, bravo,
00:17:19de quoi se plaint-t-il, ça a fonctionné pour lui?
00:17:22Mme Tondelier dit, qualifie-t-il-là de racisme
00:17:25et de clientélisme, pardonnez-moi, racisme et clientélisme.
00:17:28Elle croit alors être dans le bon camp.
00:17:30C'est formidable quand on accuse quelqu'un de racisme.
00:17:32On sait qu'on est dans le bon camp soi-même.
00:17:34Eh bien, M. Diwara décide de s'en mêler.
00:17:36Il fait un tout retweet du tweet de Mme Tondelier
00:17:39en disant, dans pas longtemps, on parlera de ton racisme marine.
00:17:43Autrement dit, Marine Tondelier
00:17:45croyait, elle aussi, appartenir au camp des bons,
00:17:48au camp des purs, au camp des antiracistes.
00:17:50Dans son camp, on dit, un instant,
00:17:51t'es la prochaine, tu es la prochaine.
00:17:55Reste à savoir pourquoi.
00:17:56Quelles sont les déclarations?
00:17:57Quel est le fondement de l'accusation?
00:17:58Peut-être est-ce simplement parce qu'elle est blanche?
00:18:00Je n'en sais rien.
00:18:01J'ai hâte de savoir pourquoi on l'accuse de racisme.
00:18:03Parce que, si j'ai bien compris,
00:18:04on parlera de ton racisme marine.
00:18:06Tondelier.
00:18:07On marque une pause.
00:18:09On revient avec notamment notre invité,
00:18:11Fatih Diar, courageuse, mère courage,
00:18:14qui ose s'élever.
00:18:15Elle est noire, elle est musulmane,
00:18:16elle se bat pour la liberté.
00:18:19Elle aime la France et elle dénonce ce vote communautaire
00:18:21qui a eu lieu, notamment à Mante-la-Jourlie.
00:18:24Elle est issue du Val-Fouré
00:18:26et elle ose témoigner.
00:18:27On marque une pause.
00:18:28On revient.
00:18:32Retour sur le plateau de Face à l'Info.
00:18:33Dans un instant, on parlera du maire
00:18:36dans les Côtes d'Armor qui a dû démissionner.
00:18:39On parlera avec Charlotte Dornelas.
00:18:42On parlera avec Marc Menon
00:18:43de cet attentat déjoué rue de la Boétie.
00:18:46Et avec Gabriel Cluzel,
00:18:47on parlera de ce sondage de la politique.
00:18:49Juste un mot.
00:18:49Je voulais quand même vous dire
00:18:50par rapport aux attaques,
00:18:51par rapport à CNews,
00:18:52que je voulais vous,
00:18:53les chroniqueurs de Face à l'Info,
00:18:55vous remercier infiniment pour la délicatesse.
00:18:57Non, mais c'est vrai, je vous le dis.
00:18:58En off, et je vous le dis aussi,
00:19:00en on, devant nos téléspectateurs,
00:19:02la délicatesse que vous avez à chaque fois
00:19:04dans vos textes, dans vos propos,
00:19:06dans vos chroniques,
00:19:07et le point d'honneur que vous faites
00:19:10à respecter, à être correct,
00:19:12pour éviter tout à dérapage,
00:19:14même lorsqu'il n'y en a pas,
00:19:15on peut en trouver.
00:19:16Mais en tout cas, je sais que vous faites cet effort
00:19:18et je tenais vraiment à vous remercier.
00:19:21Politique.
00:19:22Un sondage pour BFM TV
00:19:24et la Tribune dimanche
00:19:25a testé six configurations.
00:19:27de présidentielles différentes.
00:19:30Édouard Philippe l'emporterait
00:19:31au deuxième tour,
00:19:33tant face à Jordan Bardella
00:19:34que Marine Le Pen.
00:19:35Édouard Philippe,
00:19:36Gabriel Cusel est-il désormais
00:19:38sur la rampe de lancement ?
00:19:39Le grand vainqueur.
00:19:41Vous savez, les Français ont rêvé
00:19:43de Gérard Philippe.
00:19:44Et bien là, ils sont priés de rêver
00:19:46à Édouard Philippe.
00:19:48Là aussi, c'est du grand cinéma.
00:19:50C'est un long métrage qui va durer
00:19:52jusqu'en 2027.
00:19:54Et on tourne les grandes manœuvres.
00:19:57Michel Morgan en moins.
00:19:59Comment manœuvrer pour faire échouer
00:20:01le RN à la prochaine présidentielle ?
00:20:03Vous voyez, c'est un synopsis assez simple.
00:20:07Alors, ce n'est pas offensant
00:20:09pour Édouard Philippe,
00:20:10mais il faut le dire,
00:20:11en 2019, c'est un sondage Odoxa
00:20:13montré que 65% des Français
00:20:15le jugeaient pas charismatique.
00:20:18Et de fait, on ne peut pas dire
00:20:20qu'ils crèvent l'écran,
00:20:21mais faute de grives,
00:20:22on mange des merles.
00:20:23Il est un fait qu'au centre,
00:20:25les grandes figures qui en imposent
00:20:28ne s'imposent pas justement.
00:20:30C'est ce que les gens aiment.
00:20:31Mais exactement.
00:20:32Voilà, chacun ses goûts.
00:20:36Donc, Édouard Philippe avait annoncé
00:20:39peu ou prou sa candidature
00:20:41avant de se lancer dans la campagne
00:20:43pour la réélection à la mairie du Havre,
00:20:44mais il l'avait conditionné
00:20:45à sa réélection à la mairie du Havre.
00:20:47Donc, il a été réélu comme maire
00:20:49et il a donc confirmé son souhait
00:20:52de se présenter au bala présidentielle
00:20:53au lendemain de cette réélection
00:20:54sur le plateau digité de Léa Salamé.
00:20:58Donc, on le sait, il sera candidat en 2027.
00:21:01Et alors, la mise en orbite a été très rapide,
00:21:04mise en orbite médiatique.
00:21:06Dimanche, ça a été vraiment le feu d'artifice.
00:21:09Il apparaît tout d'un coup
00:21:11comme l'homme providentiel, le messie,
00:21:13peut-être la période pascale qui veut ça.
00:21:15Il peut faire des miracles.
00:21:17Il est le seul capable de battre
00:21:19Jordan Bardella ou Marine Le Pen au second tour.
00:21:22Donc, c'est une enquête qui a été faite
00:21:24pour BFM TV, la tribune du dimanche,
00:21:27qui a testé six configurations,
00:21:29donc deux premiers tours différentes.
00:21:30Édouard Philippe recueillerait entre 20,5 et 25,5
00:21:35des intentions de vote au premier tour.
00:21:36Donc, ça dépend de la configuration.
00:21:38Et l'emporterait ensuite face à Jordan Bardella.
00:21:41Alors, de peu, 51,5% contre 48,5%.
00:21:46Ou Marine Le Pen, 53% contre 47%.
00:21:49C'est assez serré.
00:21:51Comme il y a une marge de manœuvre
00:21:52qu'on nous annonce entre 1,4 et 3,1 points,
00:21:56ça reste quand même dans la marge d'erreur.
00:21:59Mais quand même, c'est significatif.
00:22:03Et puis, rajoutons quand même
00:22:04que pour parvenir à cet exploit,
00:22:06il faut une bonne configuration
00:22:09et une situation bien particulière.
00:22:11c'est-à-dire qu'il y a une floraison
00:22:12de candidats de gauche.
00:22:14C'est un sondage élabe, juste pour...
00:22:16Oui, oui, voilà.
00:22:17Six, avec notamment M. de Villepin,
00:22:20qui empêcherait l'émergence
00:22:21d'un candidat de gauche.
00:22:23Et on peut quand même en douter,
00:22:24parce que ce n'est pas trop le genre
00:22:25de la gauche de rester divisée.
00:22:29La grosse caisse médiatique est lancée,
00:22:31quoi qu'il en soit.
00:22:32Il faut enclencher une dynamique.
00:22:34Alors, je peux vous donner, par exemple,
00:22:35deux titres.
00:22:36Le midi libre titre
00:22:37Pourquoi les planètes semblent s'aligner
00:22:40pour l'ancien Premier ministre
00:22:41Édouard Philippe ?
00:22:42Au-dessus, il y a marqué
00:22:43Présidentiel 2027.
00:22:45Après le Huffington Post,
00:22:47pour la Présidentiel 2027,
00:22:50Philippe, seul véritable rival de Bardella,
00:22:53point d'interrogation,
00:22:54ce sondage fait grimacer le RN.
00:22:56Et on dit même à l'intérieur
00:22:57que le RN serait fébrile.
00:23:00Donc, ce sondage dégage l'horizon,
00:23:02sans jeu de mots.
00:23:04Il est devenu parole d'évangile.
00:23:05Mais la grosse caisse médiatique
00:23:07a aussi une déclinaison politique.
00:23:09Parce qu'avec ce sondage,
00:23:11il y a aussi une tribune, justement,
00:23:13de personnalité,
00:23:14de la droite et du centre,
00:23:16appelant à une candidature unique
00:23:18pour la présidentielle.
00:23:19Alors, on peut regarder un peu
00:23:21qui a signé cette tribune.
00:23:2290 ministres et parlementaires.
00:23:24Et dans le détail,
00:23:259 ministres,
00:23:2640 parlementaires Renaissance,
00:23:2821 parlementaires LR,
00:23:307 députés Horizon,
00:23:315 députés Modem,
00:23:335 sénateurs UDI,
00:23:34et 3 députés Liottes.
00:23:36Je vous renvoie d'ailleurs
00:23:36un excellent article
00:23:37sur le pouvoir Voltaire,
00:23:38M. Sirigan,
00:23:39qui a détaillé tous ses votes.
00:23:41Alors, le texte est simple.
00:23:42Il y a un texte qui est joint
00:23:43puisque c'est une tribune.
00:23:44Il agite la peur
00:23:46d'un deuxième tour RN-LFI.
00:23:48Vous savez,
00:23:48qui avait été porté
00:23:50par un sondage
00:23:50au contexte aussi discutable
00:23:52pour arriver à cette configuration.
00:23:54Et donc,
00:23:55elle appelle cette tribune
00:23:57à, je cite,
00:23:57éviter cette allée simple
00:23:59vers le populisme,
00:24:00la démagogie
00:24:02et le communautarisme
00:24:03que nous refusons
00:24:04de toutes nos forces.
00:24:06Cette alliance
00:24:07de droite
00:24:08et du centre
00:24:09qui porte implicitement
00:24:10Édouard Philippe,
00:24:11est-ce qu'elle est
00:24:11la parade magique
00:24:13tant recherchée
00:24:14peut-être face
00:24:14au Rassemblement National ?
00:24:15Alors,
00:24:16il n'est en fait
00:24:16qu'arithmétiquement en parlant,
00:24:17si l'on additionne
00:24:18les ruines du macronisme
00:24:20avec ceux qui restent de LR,
00:24:21si la gauche arrive désunie
00:24:23à la présidentielle,
00:24:25ça fait beaucoup de scie,
00:24:26avec des scie,
00:24:26on met Paris en bouteille,
00:24:27mais imaginons,
00:24:28ça peut fonctionner.
00:24:30Sauf que,
00:24:32premier point,
00:24:33on ne sait pas très bien
00:24:33tout ce que ce monde
00:24:35fort sympathique
00:24:36au demeurant,
00:24:37mais bon,
00:24:37partage vraiment.
00:24:38Vous voyez,
00:24:38on lit dans cette tribune,
00:24:40nous avons des histoires,
00:24:41des parcours,
00:24:42des sensibilités différentes.
00:24:43Nous nous sommes parfois affrontés,
00:24:45mais face à l'urgence
00:24:46de la situation,
00:24:47nous savons nous retrouver
00:24:48sur l'essentiel.
00:24:49Mais alors,
00:24:50c'est quoi l'essentiel ?
00:24:51C'est intéressant.
00:24:51Il tente de le définir
00:24:53au paragraphe suivant.
00:24:54Nous sommes républicains,
00:24:55européens,
00:24:56démocrates et patriotes.
00:24:57Nous sommes attachés
00:24:58aux libertés fondamentales
00:25:00sur lesquelles reposent
00:25:01nos institutions.
00:25:02Nous défendons
00:25:03l'économie de marché.
00:25:04Nous refusons
00:25:04toutes les formes
00:25:05d'assignations culturelles,
00:25:07sociales ou géographiques.
00:25:08Alors,
00:25:09ça s'appelle
00:25:10enfoncer des portes ouvertes
00:25:11avec les deux battants.
00:25:13Parce que,
00:25:13soyons honnêtes,
00:25:14qui dirait l'inverse ?
00:25:15Nous ne sommes pas républicains,
00:25:16pas européens,
00:25:17pas démocrates,
00:25:17pas patriotes.
00:25:18Nous ne sommes pas attachés
00:25:19aux libertés fondamentales.
00:25:20Nous ne défendons pas
00:25:21l'économie de marché.
00:25:22Nous aimons
00:25:22l'assignation culturelle,
00:25:23sociale ou géographique.
00:25:25Évidemment,
00:25:25personne ne dirait ça.
00:25:26Si tout le monde
00:25:27peut s'approprier
00:25:28cette petite profession de foi,
00:25:30c'est que c'est
00:25:30de la soupe tiède
00:25:31mitonnée par monsieur
00:25:32de la Palisse,
00:25:33un tissu d'évidence lénifiant.
00:25:36Eh bien,
00:25:36pourquoi on trouve au fond
00:25:37que des lieux communs,
00:25:39consensuels,
00:25:39dans ce paragraphe ?
00:25:40Parce que,
00:25:41s'ils vont sur le terrain concret,
00:25:43ils ne sont pas d'accord.
00:25:44Leur seul point d'accord,
00:25:45c'est de garder le pouvoir,
00:25:48faire,
00:25:49comme dans le guépard,
00:25:50pour parler d'un autre film,
00:25:51en sorte que tout change
00:25:52pour que rien ne change.
00:25:54Comment imaginer,
00:25:55je vais donner un exemple
00:25:56là aussi fort sympathique
00:25:57qu'on croise de temps en temps
00:25:58sur CNews,
00:25:59comment imaginer
00:26:00que Charles Rodouel,
00:26:01député des Yvelines,
00:26:03qui affirme,
00:26:03je cite,
00:26:04que l'immigration
00:26:05est insoutenable
00:26:05pour notre pays,
00:26:06ou encore,
00:26:07je cite,
00:26:07qu'il nous faut une révolution
00:26:09sur le plan migratoire,
00:26:10ou enfin,
00:26:11je cite encore,
00:26:12pour sauver la France,
00:26:13son économie,
00:26:14nous n'avons pas d'autre choix
00:26:16que de réduire l'immigration,
00:26:17puisse voter pour un Édouard Philippe
00:26:19qui défend la nécessité
00:26:21de l'immigration,
00:26:22notamment sur le plan économique,
00:26:23pour le travail.
00:26:24Ce n'est pas comme si
00:26:25l'immigration
00:26:26était un petit sujet mineur
00:26:28qui ne préoccupe pas du tout
00:26:29les Français.
00:26:30Édouard Philippe
00:26:31est contre
00:26:31une interdiction totale
00:26:34du port du voile
00:26:34dans le sport.
00:26:35Rappelons qu'en 2015,
00:26:37quand il était député
00:26:38maire du Havre,
00:26:38il s'était opposé
00:26:39au menu unique
00:26:40à la cantine
00:26:41pour ne pas stigmatiser
00:26:43les musulmans.
00:26:43Et on peut même dire
00:26:44qu'il y avait eu
00:26:44une controverse en 2012.
00:26:46J'essayais d'écrire
00:26:47à la mairie du Havre
00:26:48pour savoir s'il y avait
00:26:48eu une enquête.
00:26:49Je vous explique pourquoi.
00:26:508 500 portions
00:26:51de mousse au chocolat
00:26:53destinées aux 67 cantines
00:26:55scolaires
00:26:56avaient été jetées
00:26:57au Havre
00:26:57en raison de la présence
00:26:58de gélatine de porc.
00:27:00Un gâchis considérable
00:27:01qui n'a pas été dénoncé.
00:27:03Je ne sais pas
00:27:03s'il en est la cheville ouvrière,
00:27:04mais en tout cas,
00:27:05sauf erreur de ma part,
00:27:06ça n'a pas été dénoncé
00:27:07par le maire
00:27:07qui était déjà Édouard Philippe,
00:27:09un élu municipal,
00:27:10elle avait demandé
00:27:10une enquête sur le sujet.
00:27:12Eh bien,
00:27:12je n'en ai pas vu trace.
00:27:13Alors, je suis allée
00:27:14à la source,
00:27:15j'ai demandé
00:27:15à la mairie du Havre,
00:27:16mais ils ne m'ont pas répondu.
00:27:18On peut dire aussi
00:27:19que c'est un prof
00:27:20proche d'Alain Juppé.
00:27:21Il ne s'est jamais démarqué
00:27:22quand Alain Juppé
00:27:23a comparé le voile islamique
00:27:25à la mentie
00:27:26de sa grand-mère
00:27:26à la messe.
00:27:27Sur la question de l'islam,
00:27:28il est extrêmement,
00:27:31lui dirait modéré,
00:27:32d'autres dirait pusianime.
00:27:34Et convenons que
00:27:35face au coup de boutoir
00:27:36de l'islam,
00:27:36eh bien, radical,
00:27:38on a besoin
00:27:38d'un bras ferme
00:27:39et qui ne soit pas
00:27:41en mousse au chocolat
00:27:42gélatineuse.
00:27:43Oui, mais Gabrielle,
00:27:44est-ce que pour le second tour,
00:27:45il n'est pas
00:27:46Edouard Philippe un atout
00:27:47et cela ralliera la gauche
00:27:50à l'idée
00:27:50d'un nouveau front républicain ?
00:27:53Oui, on peut imaginer
00:27:54que tout ce que je viens
00:27:55de dire,
00:27:57dégrené,
00:27:57pourrait servir
00:27:58pour un deuxième tour,
00:27:59pour amadouer la gauche,
00:28:00il a fait montre
00:28:01de sa bonne volonté,
00:28:02comme son appel
00:28:03à voter communiste
00:28:04plutôt qu'ERN.
00:28:05Sauf qu'avant
00:28:05de faire la campagne
00:28:06du second tour,
00:28:07il y a la campagne
00:28:07du premier tour.
00:28:08C'est le problème.
00:28:09Et comment
00:28:10la branche dure
00:28:12de LR
00:28:13pourrait-elle se rallier
00:28:16à Edouard Philippe ?
00:28:18Et d'ailleurs,
00:28:18cette tribune
00:28:19met en lumière
00:28:20la désunion de LR
00:28:22puisqu'il y a
00:28:22un certain nombre
00:28:23de parlementaires
00:28:24qui signent
00:28:24cette tribune,
00:28:25mais pas la totalité,
00:28:27évidemment,
00:28:28loin s'en faut.
00:28:29Et si la gauche
00:28:30arrive unie
00:28:31sur la ligne de départ,
00:28:32eh bien,
00:28:33il faudra l'absence
00:28:33de Bruno Retailleau
00:28:34pour qu'Edouard Philippe
00:28:36puisse triompher.
00:28:37Or,
00:28:38Bruno Retailleau,
00:28:38il a déclaré
00:28:40mercredi au Figaro
00:28:40qu'il fallait une rupture
00:28:41radicale avec le macronisme.
00:28:43Il a rappelé
00:28:43le résultat désastreux
00:28:45du macronisme,
00:28:45l'endettement pharaonique
00:28:46du pays,
00:28:47l'impéritie migratoire,
00:28:49sécuritaire,
00:28:50etc.
00:28:50Et donc,
00:28:51il s'est dit convaincu
00:28:52que ce ne pourrait pas être
00:28:54un candidat macroniste
00:28:59qui pourrait être élu
00:28:59à la présidence
00:29:00de la République.
00:29:01Donc,
00:29:01il serait quand même étonnant
00:29:02qu'au vu de ses déclarations,
00:29:03il s'efface devant
00:29:05Edouard Philippe
00:29:06qui en a fait partie intégrante
00:29:07pendant trois ans.
00:29:09Et puis,
00:29:10sur le plan du passif,
00:29:12vous savez,
00:29:12l'électorat de gauche,
00:29:13il risque aussi
00:29:15de tousser légèrement
00:29:16parce que dans
00:29:17les gilets jaunes,
00:29:18il y avait une composante
00:29:19de gauche.
00:29:19Donc,
00:29:19Edouard Philippe,
00:29:20avec ses 80 km heure,
00:29:21il a été l'élément déclencheur
00:29:24avec ensuite
00:29:24une gestion très erratique.
00:29:26Et puis,
00:29:27durant la crise du Covid
00:29:28qui a touché tout le monde
00:29:30et avec finalement
00:29:32une indignation
00:29:33assez transverse
00:29:34pour certains sujets,
00:29:35sa gestion très dure,
00:29:36liberticide
00:29:37jusqu'à dans
00:29:38les rituels mortuaires,
00:29:39c'est sans doute
00:29:40ce qui a le plus choqué,
00:29:41eh bien,
00:29:42évidemment,
00:29:44ne servira pas
00:29:45sa cause
00:29:46pour un ralliement
00:29:47de la gauche.
00:29:48Alors,
00:29:49vous voyez,
00:29:49au cinéma,
00:29:50on peut écrire
00:29:50des scénarios
00:29:51que l'on veut,
00:29:52parfois cousus
00:29:53de fil blanc,
00:29:53mais dans la vraie vie,
00:29:54c'est une autre limonade.
00:29:56Edouard Philippe
00:29:56n'est pas Gérard Philippe.
00:29:58Merci,
00:29:59Gabrielle Cluzel.
00:30:00Et puis,
00:30:00certains s'interrogent
00:30:01sur les réseaux sociaux
00:30:02en se disant
00:30:03qu'on aimerait
00:30:03entendre Edouard Philippe
00:30:04sur l'essence,
00:30:06sur le quotidien
00:30:06des Français.
00:30:07certains disent
00:30:07qu'il se cache un peu,
00:30:09qu'on aimerait bien
00:30:09l'entendre,
00:30:11qu'il arrête
00:30:12de se cacher.
00:30:13C'est ce que disent
00:30:13les réseaux sociaux.
00:30:15Il ne faut pas croire
00:30:15à tout le monde.
00:30:16Marc Menand,
00:30:17on est dans la semaine sainte.
00:30:19Je sais que vendredi sainte,
00:30:20c'est très important
00:30:20pour vous.
00:30:22Vous le like,
00:30:23je rigole.
00:30:24Mais voilà,
00:30:25certains sites
00:30:26sont sécurisés
00:30:28sur la route
00:30:30de Pessa,
00:30:31la semaine sainte
00:30:31et les fêtes juives.
00:30:33Rue de la Boétie
00:30:34à Paris,
00:30:34Marc Menand,
00:30:35un attentat a été déjoué
00:30:37in extremis.
00:30:38Ce qui est surprenant,
00:30:39c'est qu'il a suffi
00:30:40de 600 euros
00:30:42de recrutement
00:30:44sur Snapchat
00:30:45d'un mineur isolé
00:30:46pour pouvoir
00:30:49commettre
00:30:50cet attentat
00:30:51qui a été déjoué
00:30:51à la dernière minute.
00:30:52Comment l'expliquer ?
00:30:53Comment l'expliquer ?
00:30:55Déjà,
00:30:55on est avec,
00:30:57apparemment,
00:30:58si les services secrets
00:30:59français sont bien informés,
00:31:01je ne vois pas
00:31:01pourquoi ils ne le seraient pas
00:31:02en l'occurrence,
00:31:03on est devant
00:31:04une intervention
00:31:05du gouvernement
00:31:08iranien.
00:31:08C'est-à-dire que
00:31:09les Iraniens,
00:31:10aujourd'hui,
00:31:11ont montré
00:31:12qu'avec une batterie
00:31:13de cuisine,
00:31:14à savoir des drones,
00:31:15on arrivait néanmoins
00:31:17à tenir tête
00:31:17à deux armées
00:31:19suréquipées.
00:31:20Eh bien,
00:31:20au niveau du terrorisme,
00:31:22ils exportent,
00:31:22si je puis dire.
00:31:23Ils font,
00:31:24là aussi,
00:31:25du low cost.
00:31:26On n'a pas besoin
00:31:27d'avoir une équipe
00:31:28de terroristes
00:31:29de préparer le truc
00:31:30pendant des mois.
00:31:31Et d'envisager
00:31:32une destruction,
00:31:33non.
00:31:34Il suffit
00:31:35de semer la terreur,
00:31:37faire en sorte
00:31:38que l'Occident
00:31:39ne puisse plus
00:31:39se lever le matin.
00:31:41Non seulement,
00:31:42nous subissons,
00:31:43aujourd'hui,
00:31:44les effets,
00:31:45vous venez parler
00:31:46du prix de l'essence,
00:31:47mais il y a surtout
00:31:48cette psychose
00:31:50qui,
00:31:51tout doucement,
00:31:52est en train
00:31:53de nous accaparer
00:31:55et de faire en sorte
00:31:56que l'on n'ose plus
00:31:57quoi que ce soit,
00:31:58on n'ose plus
00:31:59même sortir.
00:32:00Alors,
00:32:01qui sont les premiers
00:32:02visés ?
00:32:02Déjà,
00:32:03il n'y a pas
00:32:03que la France.
00:32:04D'où l'interprétation
00:32:06qui est plus
00:32:07que crédible
00:32:08de ce mouvement
00:32:09qui s'appelle
00:32:10Eti.
00:32:11Ça veut dire,
00:32:13il n'existait pas
00:32:14il y a encore
00:32:15deux mois,
00:32:15mouvement islamiste
00:32:17des compagnons
00:32:18vertueux.
00:32:20C'est signé
00:32:21des gardiens
00:32:22de la révolution.
00:32:23N'oubliez pas,
00:32:24là-bas,
00:32:24c'est le mouvement
00:32:25de la vertu.
00:32:28Donc,
00:32:28il montre bien
00:32:29qu'ils sont en action
00:32:31et cette action
00:32:32n'a pas concerné
00:32:33que la France.
00:32:34Le 7-8 mars,
00:32:35à Oslo,
00:32:36une explosion
00:32:37à l'entrée
00:32:39de la section consulaire
00:32:40de l'ambassade américaine.
00:32:42À Liège,
00:32:43le 9 mars,
00:32:44à 3h30,
00:32:45exactement comme à Paris.
00:32:47un engin
00:32:48devant la synagogue.
00:32:50Il est filmé,
00:32:52diffusé
00:32:52par Eti
00:32:54sur les réseaux sociaux.
00:32:57Rotterdam,
00:32:58le 13 mars,
00:32:59à 3h30,
00:33:00c'est quand même
00:33:00extraordinaire.
00:33:03Le 14 mars,
00:33:05à Amsterdam,
00:33:07une école juive,
00:33:08à Rotterdam,
00:33:09une institution juive
00:33:11qui est,
00:33:12elle aussi visée,
00:33:13là encore,
00:33:14l'attentat
00:33:15est déjoué.
00:33:16Et à chaque fois,
00:33:17il y a eu un message
00:33:19qui a précédé
00:33:20l'ensemble.
00:33:21Et ce message
00:33:22sur Instagram,
00:33:23c'était au nom d'Allah,
00:33:25le très méséricordieux,
00:33:28le très compatissant,
00:33:29bien forcément.
00:33:31Ceci est le dernier avertissement
00:33:33à vous,
00:33:34les peuples du monde
00:33:35et en particulier
00:33:36à l'Union européenne.
00:33:38Éloignez-vous
00:33:39de tous les intérêts
00:33:41et installations
00:33:42américains
00:33:43et sionistes.
00:33:44Alors ce qui est extraordinaire,
00:33:45c'est qu'en l'occurrence,
00:33:47il ne différencie pas
00:33:49sionistes et juifs
00:33:50parce que
00:33:51des synagogues,
00:33:53ça n'a rien à voir
00:33:53avec le sionisme.
00:33:55Néanmoins,
00:33:56elles sont
00:33:56cibles
00:33:57de ces actions.
00:33:58Alors ça profite,
00:33:59pourquoi ?
00:34:00Parce qu'on en revient
00:34:02à l'édito
00:34:03tout à l'heure
00:34:03de Mathieu,
00:34:05à savoir
00:34:05ce désœuvrement
00:34:06chez nombre de gamins,
00:34:08cet entrisme,
00:34:09ce communautarisme,
00:34:11ce séparatisme
00:34:12qui fait qu'ils sont là,
00:34:15paumés,
00:34:16à l'affût,
00:34:17soit du trafic de drogue
00:34:18ou soudain,
00:34:20de servir
00:34:21cette cause
00:34:22qui est
00:34:23la seule mobilisation
00:34:25qu'ils trouvent
00:34:26dans le quotidien.
00:34:27Je suis victime
00:34:28et ce sont ceux-là
00:34:30qui ne nous aiment pas.
00:34:31Je suis musulman
00:34:33et on me méprise
00:34:34alors que personne
00:34:34n'a jamais méprisé
00:34:36les musulmans,
00:34:36même pas le laïkar
00:34:37comme moi.
00:34:38Le laïkar,
00:34:40donc celui
00:34:40qui se place
00:34:41dans la tradition française,
00:34:43demande simplement
00:34:44à ce qu'elle a,
00:34:45la religion
00:34:45ne soit pas envahissante,
00:34:47qu'on ne la retrouve pas
00:34:48dans le sport,
00:34:49etc.,
00:34:49qu'on ne la retrouve pas
00:34:50dans la rue
00:34:51avec le voile.
00:34:52Mais eux,
00:34:53comme on leur bourre
00:34:53le crâne,
00:34:54et là,
00:34:55c'est Gabrielle,
00:34:56elle rappelait
00:34:57que M. Édouard Philippe
00:34:59fait partie,
00:35:00au même titre
00:35:00que Elefi
00:35:01et bien d'autres,
00:35:02de ceux
00:35:03qui leur permettent
00:35:04de se composer
00:35:06cette fausse identité,
00:35:07et cette illusion
00:35:08qui les entraîne
00:35:10dans les pires dérives.
00:35:11Voilà où nous en sommes.
00:35:13C'est là
00:35:13que le mal existe.
00:35:15Alors ces mômes,
00:35:16là en plus,
00:35:17vous leur donnez
00:35:17600 euros,
00:35:19ça les sort
00:35:19du trafic de drogue
00:35:20et en plus,
00:35:21au nom de la cause,
00:35:23ils pourraient devenir
00:35:23un héros.
00:35:25Alors je ne sais pas
00:35:26si pour eux
00:35:26le mot de héros
00:35:27a véritablement un sens.
00:35:29Toujours est-il
00:35:30qu'ils sont prêts
00:35:30à y aller,
00:35:31ils ne comprennent pas
00:35:32vraiment ce qu'ils font.
00:35:33La preuve,
00:35:34apparemment,
00:35:35quand on les interroge,
00:35:36ils disent
00:35:37« On a vu ça,
00:35:39c'est une interpellation,
00:35:40on nous a donné qui ? »
00:35:42On ne sait pas.
00:35:42Mais bref,
00:35:43on a agi.
00:35:44Oui,
00:35:44c'est glaçant
00:35:45parce que
00:35:46c'est une campagne
00:35:47de déstabilisation
00:35:49et qui peut préparer
00:35:50des actions
00:35:51qui,
00:35:52elles,
00:35:52seraient beaucoup
00:35:52plus professionnelles.
00:35:54Absolument.
00:35:54Voilà pour l'engin
00:35:55explosif artisanal
00:35:56devant le siège
00:35:57de la Bank of America
00:35:58à Paris
00:35:59dans le 8e arrondissement.
00:36:01Ça va ?
00:36:01Vous n'avez pas eu le hockey
00:36:02pendant votre chronique ?
00:36:03C'est pas mal,
00:36:03j'ai récité.
00:36:05Je raconte les coulisses,
00:36:06monsieur avait peur
00:36:07d'avoir le hockey en direct.
00:36:08Bravo,
00:36:09bravo,
00:36:09bravo.
00:36:09Merci.
00:36:10Ça va ?
00:36:10Oui,
00:36:11ça va.
00:36:11Bien.
00:36:14Dans un instant,
00:36:15nous allons accueillir
00:36:16notre invité
00:36:18juste avant.
00:36:19Alors,
00:36:20notre invité
00:36:20qui était sur la liste
00:36:21de Raphaël Cogné,
00:36:22souvenez-vous,
00:36:23ce maire de Mante-la-Jolie
00:36:24qui a été battu,
00:36:26qui a été victime
00:36:27de bousculades,
00:36:29d'insultes.
00:36:29On l'avait reçu
00:36:30lundi dernier.
00:36:31Sa famille avait été insultée,
00:36:32et sa fille avait été insultée.
00:36:34Figurez-vous que cette femme,
00:36:35notre invitée,
00:36:36sera sur le plateau
00:36:37de Face à l'Info
00:36:38dans un instant.
00:36:39Elle a été victime,
00:36:41elle aussi,
00:36:42de critiques,
00:36:42d'insultes.
00:36:43Pourquoi ?
00:36:44Parce qu'elle n'a pas,
00:36:45elle n'aurait pas respecté
00:36:47un vote communautaire.
00:36:48Elle a pris la parole
00:36:49publiquement sur Facebook.
00:36:50Vous allez voir pourquoi
00:36:51elle est notre invitée
00:36:52dans un instant.
00:36:53D'abord,
00:36:53Charlotte Dornelas,
00:36:54toujours dans le cadre
00:36:55des municipales,
00:36:56moins de deux semaines
00:36:57après les élections,
00:36:58un maire tout juste élu,
00:36:59sans étiquette,
00:37:01a remis sa démission.
00:37:02Pourquoi ?
00:37:02Là aussi,
00:37:03pour protéger sa famille.
00:37:05Que s'est-il passé ?
00:37:06On sait que,
00:37:07et on n'a pas attendu
00:37:08les dernières municipales d'ailleurs,
00:37:10selon toutes les études
00:37:11et ce qu'on appelle
00:37:13les études de victimation
00:37:14des maires,
00:37:15les maires qui se déclarent
00:37:17victimes de harcèlement
00:37:17ou de menaces,
00:37:18on sait qu'elles augmentent
00:37:19ces dernières années
00:37:20et elles sont de plusieurs ordres.
00:37:22En l'occurrence,
00:37:23ce qui s'est passé là,
00:37:24c'est a priori
00:37:25de l'intimidation politique
00:37:26tout court,
00:37:27c'est-à-dire sur un sujet
00:37:28qui concerne la vie politique,
00:37:30mais on est dans une commune
00:37:31de 700 habitants quand même.
00:37:33Donc,
00:37:34on a un maire,
00:37:34Olivier Pellan,
00:37:35qui a subi deux salves d'attaque
00:37:37depuis son élection,
00:37:39aux dernières élections municipales.
00:37:41Dans la nuit du 21 au 22,
00:37:43au lendemain de son conseil
00:37:44d'installation,
00:37:45par lequel il devient maire,
00:37:47son domicile est tagué
00:37:49avec deux inscriptions,
00:37:5030 000 d'un côté
00:37:51et les mots
00:37:51« maire »
00:37:52au GEC de l'autre,
00:37:53au GEC étant les initiales
00:37:55d'organismes de gestion
00:37:56de l'enseignement catholique.
00:37:57Alors,
00:37:58il a expliqué lui-même
00:37:59que ça faisait référence
00:37:59à une subvention
00:38:00qui était allouée
00:38:02à une école privée.
00:38:02Je rappelle à toute fin utile
00:38:03que ces subventions
00:38:04sont obligatoires.
00:38:05Elles ne relèvent pas
00:38:07du bon vouloir
00:38:08de tel ou tel.
00:38:09C'est parce que
00:38:09l'enseignement privé,
00:38:10en l'occurrence,
00:38:11assure en plus
00:38:12de son caractère propre
00:38:13une mission de service public
00:38:14qui est l'enseignement tout court
00:38:15qui est obligatoire en France.
00:38:17Raison pour laquelle
00:38:18l'école privée
00:38:20bénéficie de fonds publics.
00:38:21Bref,
00:38:22il expliquait que plusieurs personnes
00:38:23dans la mairie
00:38:24contestaient cette subvention
00:38:25depuis des années,
00:38:26donc avant même
00:38:26qu'il soit élu maire.
00:38:28Mais c'est une contestation
00:38:29qui n'a pas existé
00:38:30dans les urnes.
00:38:31Ça n'a pas existé même.
00:38:32Sa première adjointe a dit
00:38:33que ça n'a même pas existé
00:38:33dans la campagne
00:38:35des municipales.
00:38:36C'est du tout un sujet
00:38:37qui est ressorti.
00:38:38Mais il se trouve que c'est ça
00:38:39qui a été tagué sur sa maison.
00:38:40Je précise qu'il y a
00:38:41700 habitants dans la commune,
00:38:42mais en l'occurrence,
00:38:43il y avait plusieurs listes.
00:38:44Il y avait deux listes.
00:38:45Ce n'était pas une liste unique.
00:38:46Donc il n'a pas été élu
00:38:47simplement parce qu'il était seul.
00:38:49À l'issue de cette nuit-là,
00:38:51il dépose une première plainte.
00:38:54Et jeudi,
00:38:55son véhicule est à son tour
00:38:56dégradé, rayé, etc.
00:38:58sur le parking de la mairie
00:38:59directement.
00:39:00Deuxième plainte.
00:39:01Et là,
00:39:01il présente sa démission.
00:39:03Il explique,
00:39:04je le cite,
00:39:04on ne peut pas travailler
00:39:05dans de telles conditions.
00:39:06Je dois protéger ma famille
00:39:07et mon couple.
00:39:08On ne sait pas
00:39:09de quoi ces gens
00:39:10sont capables.
00:39:11Et donc,
00:39:12il présente sa démission
00:39:14à la préfecture.
00:39:15Pour l'instant,
00:39:16l'enquête est en cours.
00:39:17Les attaques sont signées
00:39:19politiquement sur un sujet
00:39:20en tout cas
00:39:20de désaccord politique.
00:39:22Il y a eu le soutien
00:39:23de l'Association des maires
00:39:24de France, évidemment,
00:39:24qui s'est dit outré
00:39:25de cette situation.
00:39:27Une mobilisation devant la mairie.
00:39:28On voyait des images
00:39:29tout à l'heure.
00:39:30Mais la démission du maire
00:39:31a été acceptée
00:39:31par la préfecture.
00:39:33Mais ce n'est pas
00:39:33le seul maire menacé,
00:39:34Charlotte.
00:39:35Ces élections ont été marquées
00:39:36par une violence
00:39:39assez impressionnante.
00:39:40De quoi nous inquiéter ?
00:39:42De quoi nous inquiéter
00:39:43un petit peu plus.
00:39:43en effet,
00:39:44que des phrases
00:39:44prises ici et là,
00:39:45me semble-t-il ?
00:39:47Les maires sont menacées
00:39:48depuis des années
00:39:49avec une augmentation.
00:39:50Mais les faits sont
00:39:51de plusieurs ordres.
00:39:52Et il se trouve
00:39:52que les ordres
00:39:53et les raisons d'agression
00:39:55s'accumulent
00:39:56les unes aux autres.
00:39:57On a vu ces dernières années
00:39:58et on l'a commenté
00:39:59de manière générale
00:40:00d'ailleurs dans la société,
00:40:01un individualisme
00:40:02qui devient agressif,
00:40:04plus personne ne supportant
00:40:05plus la moindre frustration,
00:40:06qui peut mener,
00:40:07pour ce qui concerne
00:40:08les maires,
00:40:09à des agressions
00:40:09verbales ou physiques
00:40:10par un individu
00:40:12ici ou là.
00:40:13C'est pour ça
00:40:14qu'on parlait du maire
00:40:14comme de l'élu
00:40:15à portée de baffe.
00:40:17Évidemment,
00:40:17ce n'est pas acceptable,
00:40:18mais ce n'est pas forcément
00:40:19de la même trempe,
00:40:21on va dire,
00:40:21que les violences
00:40:22que l'on voit
00:40:23depuis quelque temps.
00:40:24Il y a,
00:40:24et c'est évidemment
00:40:25politiquement nettement
00:40:26plus inquiétant,
00:40:27des intimidations politiques
00:40:29de l'ordre de celle
00:40:29que l'on vient de voir
00:40:30qui pousse à la démission,
00:40:31un maire démission
00:40:32qui est accepté,
00:40:33je le répète.
00:40:34On voit des maires
00:40:34menacés par la criminalité
00:40:36organisée.
00:40:36Ces menaces,
00:40:37elles prennent
00:40:38différentes formes.
00:40:39On l'a vu plusieurs fois
00:40:40devant les tribunaux.
00:40:41Il y a des menaces directes
00:40:43et il y a des menaces
00:40:44qui passent aussi
00:40:45par la corruption.
00:40:46Je prends toujours
00:40:46l'exemple,
00:40:47mais je le prends
00:40:48à dessein.
00:40:49Quand vous avez
00:40:50le narcotrafic local
00:40:51par le biais
00:40:52d'un de leurs sbires
00:40:53qui vient vous voir
00:40:54à la mairie,
00:40:54que vous êtes dans
00:40:55une toute petite commune
00:40:56et qui vient vous dire
00:40:56je sais l'heure
00:40:57à laquelle rentrent
00:40:57tes enfants à l'école,
00:40:59je sais l'heure
00:40:59à laquelle ils sortent,
00:41:00donc tu vas me donner
00:41:01une salle.
00:41:02Certes,
00:41:02il peut y avoir corruption
00:41:03de manière évidente
00:41:04si la salle est donnée,
00:41:05mais on peut comprendre
00:41:06aussi dans un pays
00:41:07qu'il y a du mal
00:41:07à protéger les gens
00:41:08qui sont en danger.
00:41:10Donc il y a des corruptions
00:41:11qui ne sont pas
00:41:12toutes équivalentes,
00:41:13évidemment,
00:41:13et il y a des corruptions
00:41:15absolument actives.
00:41:16Mais on avait analysé
00:41:17certaines affaires
00:41:21comme ça devant les tribunaux.
00:41:22Il y a évidemment
00:41:22des degrés
00:41:22qui sont tous aussi inquiétants,
00:41:24mais qui n'engagent pas
00:41:25la même responsabilité
00:41:26ni la même situation.
00:41:27Et il y a des maires
00:41:28victimes d'un remplacement
00:41:29hostile en lieu et place
00:41:31d'une alternance politique.
00:41:32Ce sont les images
00:41:33qui nous ont tous choqués
00:41:34ces derniers jours.
00:41:36Et sur ce dernier point,
00:41:37on a eu des scènes
00:41:38qui sont quand même
00:41:38absolument dingues
00:41:39et honnêtement
00:41:40sans réaction adéquate.
00:41:41Alors Mathieu a décrit
00:41:43en effet la réaction LFI.
00:41:44De toute façon,
00:41:45à chaque fois qu'il y a
00:41:45le moindre problème
00:41:46avec LFI,
00:41:47il déclenche les flammes
00:41:47de l'enfer
00:41:48avec le soutien
00:41:49de tout le régime.
00:41:50Pour reprendre le mot
00:41:51de Mathieu,
00:41:51c'est systématique,
00:41:52ils le font,
00:41:53ils auraient tort
00:41:53de se priver a priori
00:41:54puisque tout le monde
00:41:55suit systématiquement.
00:41:56En l'occurrence,
00:41:57les scènes que nous avons dues
00:41:58sont complètement dingues
00:41:59ces derniers jours.
00:42:01Et alors,
00:42:01on a eu jusqu'au président
00:42:02de la République
00:42:02qui a un peu tardé
00:42:03à réagir,
00:42:04mais preuve que la situation
00:42:05est quand même
00:42:05un peu angoissante.
00:42:07Il a fini par réagir
00:42:08et comme d'habitude,
00:42:09c'est inacceptable.
00:42:09Et bon,
00:42:10inacceptable jusqu'à quand ?
00:42:11Et surtout,
00:42:12que faisons-nous
00:42:13pour que ce le soit réellement ?
00:42:14Et nous avons vu
00:42:16ces spectacles
00:42:17dans différentes mairies
00:42:18que LFI veut absolument
00:42:19appeler la Nouvelle France,
00:42:21que les maires,
00:42:21en l'occurrence,
00:42:22élus,
00:42:23et l'étiquette LFI
00:42:23ou pas,
00:42:24je le précise également.
00:42:25On a eu des maires balayés,
00:42:28je crois que c'est Mathieu
00:42:29qui disait ça,
00:42:29mais on a vu des images
00:42:31de maires balayés
00:42:33comme des représentants
00:42:34d'un ancien régime.
00:42:35On a l'impression
00:42:35que ces balayés,
00:42:36vous savez,
00:42:36ces dictateurs
00:42:37qui partent la tête par terre
00:42:40balayés par la Révolution populaire,
00:42:42en l'occurrence,
00:42:43ils avaient tous
00:42:43des étiquettes différentes
00:42:44avec des situations différentes.
00:42:46Et on a une mère PS
00:42:49également qui nous a expliqué
00:42:50avoir été traitée
00:42:51de mécréante
00:42:52au moment où elle se faisait
00:42:53chasser de sa mairie.
00:42:54On n'est pas exactement
00:42:54sur un terrain politique,
00:42:56me semble-t-il.
00:42:56On a eu des familles menacées,
00:42:58vous l'avez dit,
00:42:59le maire Raphaël Cogné,
00:43:01sa fille de 14 ans,
00:43:03menacée très directement
00:43:03dans la mairie.
00:43:05Des maires sortants
00:43:06qui annoncent
00:43:07déménager.
00:43:07Je ne sais pas
00:43:08si on prend au sérieux
00:43:08cette information.
00:43:10On a des maires
00:43:11qui ont été maires
00:43:12de leur ville
00:43:13pendant des années
00:43:13et qui expliquent
00:43:14qu'ils vont déménager
00:43:14pour protéger leurs enfants,
00:43:16quitter la ville
00:43:16dans laquelle ils ont été maires
00:43:17il y a encore trois semaines.
00:43:19et des maires balayés
00:43:21par ceux qui refusent
00:43:22selon le mot
00:43:23de Rima Hassan
00:43:24le porte-parole.
00:43:25Il ne s'agit pas simplement
00:43:26d'un remplacement
00:43:27de générations.
00:43:28Vous savez,
00:43:28Jean-Luc Mélenchon,
00:43:29il aime bien parler
00:43:29du remplacement
00:43:30des générations
00:43:30par les autres.
00:43:31Si c'était ça,
00:43:31ce n'est pas un programme politique,
00:43:32ça s'appelle la vie.
00:43:34Évidemment,
00:43:35il y a le remplacement
00:43:35des générations
00:43:36par les autres.
00:43:37On n'a pas ici
00:43:38des personnes
00:43:39qui revendiquent
00:43:39de prendre les places
00:43:40de personnes
00:43:41qui l'ont eu avant eux
00:43:42parce qu'ils ont des idées
00:43:43différentes,
00:43:44qui veulent conduire
00:43:44la ville différemment.
00:43:45On a un remplacement
00:43:47qui est revendiqué
00:43:48sur deux sujets,
00:43:49la couleur de peau,
00:43:50beaucoup,
00:43:50c'est les fameux racisées
00:43:51dont on parlait tout à l'heure,
00:43:52et la question de la religion,
00:43:54accompagnée du discours
00:43:55du désarmement
00:43:56qui se place sur un terrain
00:43:57un peu plus politique.
00:43:58Mais ce sont
00:43:58la représentation
00:44:00se joue sur ce terrain-là.
00:44:02Dans des quartiers
00:44:03dans lesquels la gauche
00:44:04et notamment cette gauche-là
00:44:05qui nous parle
00:44:06de la Nouvelle-France,
00:44:07nous a expliqué
00:44:07qu'aucune autre question
00:44:09que la question sociale
00:44:09n'était légitime
00:44:10pendant 40 ans.
00:44:12Si personne n'a compris
00:44:14qu'il s'était moqué de nous
00:44:14et qu'il continue à le faire,
00:44:16je ne sais pas
00:44:16ce qu'on peut pour eux.
00:44:17Donc on nous a expliqué
00:44:18que seule la question sociale existait
00:44:19et maintenant qu'ils sont au pouvoir,
00:44:20elle n'existe plus.
00:44:22Or, c'est évidemment
00:44:22une question qui se pose
00:44:23dans ces quartiers-là.
00:44:25Et notamment,
00:44:26il y a beaucoup de maires
00:44:28qui ont été battus
00:44:29ces derniers jours
00:44:29qui expliquent
00:44:30que c'est notamment
00:44:31sur cette question sociale
00:44:32absolument dramatique
00:44:33dans ces quartiers-là
00:44:34qu'évidemment,
00:44:35la question identitaire
00:44:36s'est ajoutée.
00:44:37Et il y a,
00:44:38et il continue à y avoir,
00:44:39des atteintes politiques,
00:44:41l'école privée,
00:44:42l'intimidation
00:44:42pour la subvention
00:44:43à l'école privée,
00:44:44des étiquettes également
00:44:45qui sont visées.
00:44:46On a un tout jeune maire
00:44:47RN qui a été élu
00:44:48dans le Pas-de-Calais.
00:44:49Alors lui,
00:44:49il a été élu,
00:44:50mais il a aussi été
00:44:50exfiltré de sa mairie
00:44:51par la police
00:44:52au moment où il fêtait
00:44:53sa victoire cette fois-ci.
00:44:55Et un risque évidemment
00:44:56toujours accru
00:44:57de la criminalité organisée
00:44:58avec ou malgré les maires.
00:45:00Et c'est l'inquiétude
00:45:01qui monte dans certains
00:45:02de ces quartiers
00:45:03ces derniers jours
00:45:04avec une police
00:45:05qui explique que ça se passe mal
00:45:07même depuis quelques jours.
00:45:08On va recevoir
00:45:08notre invitée,
00:45:09elle va s'approcher.
00:45:11Mais comment aborder
00:45:12des dernières questions ?
00:45:13Charlotte a ses attaques
00:45:14et revendications.
00:45:15Beaucoup les ont condamnées,
00:45:16mais la société
00:45:17semble s'y habituer aussi.
00:45:19Comment réagir ?
00:45:20La société,
00:45:21je ne sais pas en effet,
00:45:22mais en tout cas
00:45:23les représentants de la société,
00:45:24ceux qui font l'opinion
00:45:25et le débat,
00:45:26en effet,
00:45:26c'est peu de le dire.
00:45:28Et c'est évidemment
00:45:29la question la plus difficile.
00:45:30Le maire avec lequel
00:45:31nous avons commencé
00:45:33à évoquer cette question
00:45:35démissionne.
00:45:35ce qui est un manque avéré
00:45:37ou factuel
00:45:38de confiance
00:45:39dans la protection de l'État,
00:45:40évidemment via la chaîne pénale.
00:45:42Or,
00:45:42comment lui donner tort
00:45:43dans la mesure
00:45:44où on voit assez régulièrement
00:45:46que devant une situation
00:45:47inflammable,
00:45:48nous avons un système
00:45:48répressif ou punitif
00:45:51absolument grippé.
00:45:52Même si tout le monde
00:45:53était de bonne volonté,
00:45:54il n'y arrive plus
00:45:55que ce soit du côté
00:45:56des forces de l'ordre
00:45:57ou du côté de la justice.
00:45:58Sur la question
00:45:59de la Nouvelle France
00:45:59se pose la question
00:46:00de l'identité collective
00:46:01qu'on va probablement
00:46:02aborder avec votre invité,
00:46:04mais c'est ce que nous sommes
00:46:06la question qui devrait se poser.
00:46:07C'est la seule
00:46:07dont personne ne parle.
00:46:10Et je note aussi
00:46:12que dans ces quartiers-là,
00:46:13il y a eu une abstention énorme.
00:46:14Ça devrait être un enjeu.
00:46:16La course à qui
00:46:16leur parlera à ces personnes-là ?
00:46:18Tout le monde s'en fout.
00:46:19On condamne
00:46:20et on passe à autre chose.
00:46:21Sur la question
00:46:22de la criminalité organisée,
00:46:23il n'est même plus possible
00:46:24de poser la question,
00:46:25je note.
00:46:25La semaine dernière,
00:46:26la polémique,
00:46:26c'était de poser la question
00:46:29éventuellement
00:46:29de l'implication
00:46:31de dealers
00:46:31que des policiers
00:46:32disent avoir vu
00:46:33dans les mairies
00:46:34ou dans les meetings
00:46:35ici et là.
00:46:36On a vu l'attaque
00:46:36de la mairie de Fresnes,
00:46:37des images complètement dingues
00:46:39et des policiers
00:46:40qui, dans certaines banlieues,
00:46:41expliquent avoir des émeutes
00:46:42tous les jours
00:46:42depuis les municipales.
00:46:44Et enfin,
00:46:44sur la violence politique,
00:46:45il y a un relativisme ambiant
00:46:46selon que vous vous placez
00:46:48d'un côté ou de l'autre
00:46:48de l'échec qui est politique
00:46:49qui devrait nous alerter
00:46:51quand il y a un maire
00:46:51qui démissionne
00:46:52dix jours seulement
00:46:52après avoir été élu.
00:46:54Dans la foulée
00:46:55de votre chronique,
00:46:55on va recevoir notre invitée.
00:46:57Elle s'appelle Fatidia.
00:46:58Elle est une citoyenne engagée,
00:46:59demande la jolie.
00:47:00Impliquée,
00:47:01installez-vous ma chère Fatidia,
00:47:03impliquée dans la vie locale
00:47:04et attachée aux valeurs républicaines
00:47:06à travers votre prise
00:47:07de parole publique,
00:47:08notamment sur Facebook.
00:47:09Vous défendez
00:47:10la liberté de vote,
00:47:11le refus
00:47:12des pressions identitaires,
00:47:13le respect du pluralisme.
00:47:15Vous avez été victime
00:47:16d'insultes, Fatidia,
00:47:18parce que vous n'avez pas
00:47:19fait un vote identitaire.
00:47:22Vous témoignez.
00:47:23On a pris plusieurs jours
00:47:24quand même pour discuter
00:47:25pour votre témoignage
00:47:26parce que c'est courageux.
00:47:27Et j'admire votre courage
00:47:29de venir défendre
00:47:30la liberté de vote.
00:47:32Votre témoignage
00:47:33met en lumière
00:47:33les tensions actuelles
00:47:35autour des choix politiques
00:47:36et appellent
00:47:36à une démocratie
00:47:37plus apaisée et respectueuse.
00:47:38Fatidia, bonsoir.
00:47:40On va prendre quelques extraits
00:47:41peut-être de ce que vous avez
00:47:43publié,
00:47:43notamment à votre tribune
00:47:45sur les réseaux sociaux.
00:47:46Depuis cette élection,
00:47:48je reçois sur mon téléphone
00:47:49des messages,
00:47:49des vidéos d'une violence inouïe,
00:47:51des insultes,
00:47:52des propos dégradants,
00:47:54des mots que je n'aurais
00:47:55jamais imaginé entendre un jour
00:47:56en me traitant de putes
00:47:57ou de collabos
00:47:58simplement parce que
00:47:59je n'ai pas soutenu
00:48:01Adama Gay.
00:48:02Voilà où nous en sommes.
00:48:04Donc je rappelle, Fatidia,
00:48:05que vous étiez sur la liste
00:48:07de Raphaël Cogné
00:48:08qui s'est fait insulter,
00:48:09bousculer.
00:48:10Charlotte le rappelait,
00:48:11même sa fille,
00:48:12sa famille,
00:48:13insultées.
00:48:14Et vous êtes sur cette liste
00:48:16et vous avez osé
00:48:18publier cette tribune.
00:48:19On verra encore
00:48:19quelques extraits.
00:48:20Pourquoi avez-vous
00:48:22fait cette contribution, Fatidia ?
00:48:24Bonjour, Christine Kili,
00:48:26et bonjour à tous.
00:48:28Merci de m'avoir invitée
00:48:29sur votre plateau.
00:48:32Effectivement,
00:48:33j'ai fait partie
00:48:34de la liste
00:48:35« Mente avant tout »
00:48:36conduite par Raphaël Cogné.
00:48:39À la proclamation des résultats,
00:48:41en date du 22 mars,
00:48:43j'ai assisté
00:48:44à des comportements
00:48:45totalement inacceptables
00:48:49de la part de certains
00:48:52électeurs du camp adverse.
00:48:54et c'est pour ça
00:48:55que j'ai fait cette...
00:48:57Voilà.
00:48:58Pourquoi vous avez ressenti
00:48:59justement le besoin
00:48:59de prendre la parole
00:49:01publiquement ?
00:49:01Parce que vous direz
00:49:02« c'est courageux »
00:49:03de prendre la parole
00:49:04publiquement.
00:49:04Alors,
00:49:04ce qui a déclenché tout ça,
00:49:07justement,
00:49:08ce sont ces insultes
00:49:09que j'ai reçues
00:49:09sur mon téléphone,
00:49:10sur les réseaux sociaux,
00:49:12où on m'a dit des choses
00:49:14pour lesquelles
00:49:15je n'aurais jamais pensé,
00:49:17me traiter de collabo
00:49:18ou d'autres choses
00:49:20vraiment tellement dégradantes.
00:49:24Et c'est de là
00:49:25où est venue cette envie
00:49:26de sonner cette alarme
00:49:29et de dire aux citoyens
00:49:34qu'on a le droit
00:49:37de faire notre choix,
00:49:39on a le droit de choisir
00:49:41un candidat.
00:49:43Et le choix,
00:49:44il est libre et personnel.
00:49:46On ne fait pas un choix
00:49:48par rapport à notre couleur
00:49:50de peau
00:49:50ou par rapport
00:49:51à nos origines,
00:49:52mais tout simplement
00:49:53parce qu'on a décidé
00:49:55de choisir un candidat
00:49:56par un projet politique,
00:49:58par un bilan
00:49:59ou bien pour un bilan.
00:50:00En tout cas,
00:50:01on a nos motivations.
00:50:02Et ces motivations-là,
00:50:03me concernant,
00:50:04ne sont ni des choix
00:50:06par rapport aux origines
00:50:08ou par rapport
00:50:09à la couleur de peau.
00:50:12Raphaël Cogné,
00:50:13le maire perdant
00:50:15de Montelajolet,
00:50:16le maire sortant,
00:50:17est venu vous chercher
00:50:18pour être sur sa liste.
00:50:19Horizon,
00:50:20vous avez accepté,
00:50:21donc c'est ce qui vous est reproché.
00:50:22Alors, je cite,
00:50:23par exemple,
00:50:23votre tribune,
00:50:24mon seul tort,
00:50:25je cite,
00:50:25serait donc de ne pas avoir voté
00:50:27selon une supposée
00:50:28solidarité d'origine,
00:50:29d'avoir exercé
00:50:30mon libre arbitre.
00:50:31Je le dis avec clarté,
00:50:33le vote n'est ni communautaire
00:50:34ni ethnique.
00:50:35Il est un choix libre,
00:50:36personnel,
00:50:37fondé sur des convictions.
00:50:39Qu'est-ce que vous répondez,
00:50:40Fatidia,
00:50:41à ceux qui parlent
00:50:42de vote communautaire ?
00:50:44Alors,
00:50:45ce qu'il faut savoir aujourd'hui...
00:50:47Ceux qui vous reprochent
00:50:47de ne pas avoir...
00:50:49ils me reprochent.
00:50:51Adam Aguay,
00:50:51je ne le connais pas personnellement,
00:50:53mais je connais sa famille.
00:50:55Comme vous le...
00:50:56Je ne suis pas née à Mantes,
00:50:58mais j'ai passé 46 ans
00:51:00de ma vie à Mantes-la-Jolie.
00:51:01J'ai élevé mes enfants.
00:51:03Donc, vous êtes née au Sénégal,
00:51:04rappelons qu'Adam Aguay aussi.
00:51:06Exactement.
00:51:06Vos familles,
00:51:07les deux parents se connaissaient.
00:51:09Vous avez grandi au Val-Fouré,
00:51:11dans un quartier très particulier.
00:51:13Vous avez grandi sur place.
00:51:15Donc, vous vous connaissez.
00:51:16Adam Aguay,
00:51:17les familles,
00:51:17les parents.
00:51:18Voilà.
00:51:18Pas forcément,
00:51:19mais je connais ses parents.
00:51:21Et justement,
00:51:24mon choix n'a rien à voir
00:51:26avec le fait de connaître
00:51:27une personne
00:51:28ou de s'apparenter
00:51:30avec cette personne
00:51:30ou d'avoir des origines
00:51:32communes avec cette personne.
00:51:34Je vous donne
00:51:35un exemple très simple.
00:51:36J'ai une fille de 31 ans
00:51:39qui, pareil,
00:51:40a fait des brillantes études
00:51:44et qui a soutenu
00:51:48le maire sortant,
00:51:49Raphaël Cogné.
00:51:50Non,
00:51:50qui a soutenu
00:51:51la liste citoyenne
00:51:52d'Adam Aguay.
00:51:53Votre fille,
00:51:54de 31 ans.
00:51:55Vous êtes maire de 3 ans.
00:51:56Exactement.
00:51:56Qui a soutenu
00:51:57la liste citoyenne
00:51:58d'Adam Aguay.
00:51:59Moi,
00:51:59j'ai soutenu
00:52:00Raphaël Cogné
00:52:01de par son bilan
00:52:02et de par son projet politique.
00:52:04Et ça ne pose
00:52:06aucun problème chez moi.
00:52:07Chacun est libre
00:52:09de ses choix
00:52:09parce que chacun,
00:52:11voilà,
00:52:12on voit les choses différemment
00:52:13et c'est ça
00:52:14qui fait la beauté
00:52:15de notre démocratie.
00:52:16C'est justement
00:52:17d'avoir des choix différents,
00:52:19d'avoir son libre arbitre,
00:52:21de choisir
00:52:21et de faire
00:52:24ce qu'on pense
00:52:25être juste.
00:52:27Et on doit
00:52:28se respecter dans ça.
00:52:31Comment est-ce que
00:52:31vous expliquez
00:52:32ces menaces ?
00:52:33Parce que c'est ce
00:52:33qui vous a fait sortir
00:52:34de votre silence.
00:52:36Vous qui êtes
00:52:37du Val-Fouré
00:52:38depuis des années,
00:52:39vous qui avez déjà
00:52:39vu des élections,
00:52:41comment vous expliquez
00:52:42ces menaces ?
00:52:43Alors,
00:52:44on en revient toujours
00:52:45à ces
00:52:48raisons
00:52:50d'origine
00:52:51parce que certains
00:52:53pensent
00:52:53que puisque nous sommes
00:52:54de la même origine,
00:52:56que nous sommes
00:52:57de la même couleur de peau
00:52:58ou bien que nous avons
00:52:59tous grandi
00:53:00dans le Val-Fouré,
00:53:01que je me dois
00:53:02de soutenir
00:53:03la candidature
00:53:04d'Adama Gueye.
00:53:05Et aujourd'hui,
00:53:06je le dis haut et fort,
00:53:07un choix est personnel
00:53:09et il est basé
00:53:11sur des choix politiques,
00:53:13sur un projet
00:53:14et non pas
00:53:15sur une question
00:53:17d'origine
00:53:19ou de couleur de peau
00:53:20ou autre.
00:53:21Alors,
00:53:22c'est intéressant
00:53:22parce que vous êtes
00:53:23très courageuse,
00:53:24Fatidia,
00:53:25vous habitez
00:53:25le Val-Fouré,
00:53:26vous savez
00:53:27que vous recevez
00:53:28des menaces,
00:53:30des intimidations
00:53:31extrêmes,
00:53:31vous avez osé
00:53:32venir témoigner,
00:53:33bravo encore
00:53:33pour votre courage,
00:53:35vous êtes musulmane,
00:53:36française,
00:53:37comment vous êtes née
00:53:38au Sénégal,
00:53:39vous avez grandi en France,
00:53:41comment vous vivez
00:53:42votre foi en France ?
00:53:43Alors,
00:53:44je suis musulmane
00:53:45pratiquante,
00:53:46je suis française
00:53:47et j'estime
00:53:48que mon choix religieux
00:53:49est totalement
00:53:50personnel et intime
00:53:52et je suis
00:53:54de celle
00:53:55qui dit
00:53:56aujourd'hui
00:53:56que la religion
00:53:58ne doit pas
00:53:59interférer
00:53:59sur nos choix
00:54:00politiques,
00:54:01ce sont des choses
00:54:02qui sont totalement
00:54:03différentes,
00:54:04voilà,
00:54:05tout simplement.
00:54:06Ce sont des choses
00:54:07intimes ?
00:54:08Exactement.
00:54:08Donc ça ne doit pas
00:54:09intervenir pour vous
00:54:10selon dans votre vote ?
00:54:11Non,
00:54:11ça n'interviendra pas
00:54:12dans mon vote
00:54:13et je pense que
00:54:14c'est valable
00:54:15pour tout le monde.
00:54:17La politique,
00:54:18on ne doit pas
00:54:19associer la politique
00:54:20et la religion.
00:54:21C'est ce que vous aimez
00:54:22en France,
00:54:23cette force
00:54:24de la laïcité ?
00:54:25Tout à fait.
00:54:26Tout à fait.
00:54:27Les municipales
00:54:28ont révélé,
00:54:29on a dit,
00:54:29des violences inouïes,
00:54:32vous n'osez même pas dire
00:54:33les mots qui ont été
00:54:34prononcés
00:54:34pour vous humilier.
00:54:37Fatidia,
00:54:38comment selon vous
00:54:39protéger
00:54:40cette liberté de vote
00:54:41à laquelle vous appelez
00:54:42aujourd'hui ?
00:54:43Comment la protéger
00:54:44selon vous ?
00:54:45Alors,
00:54:46moi aujourd'hui,
00:54:47je pense qu'il est
00:54:48important de réagir
00:54:50à tout cela
00:54:50parce qu'on peut le dire
00:54:53que c'est dramatique
00:54:54et j'en fais appel
00:54:55à nos autorités.
00:54:57Il faut vraiment
00:54:59que nos autorités
00:55:00s'en mêlent
00:55:01et mettent en place
00:55:03en tout cas
00:55:05soit des réglementations,
00:55:07soit une loi
00:55:08en tout cas
00:55:08qui vise
00:55:09à bannir
00:55:11ces genres
00:55:12de comportements.
00:55:13Et c'est intéressant
00:55:15parce que vous êtes
00:55:17même dans votre famille,
00:55:18chacun vote
00:55:18pour qui il veut
00:55:19et vous regrettez
00:55:20ces menaces
00:55:21qui sont contre vous.
00:55:23Est-ce que vous avez
00:55:23un dernier mot,
00:55:24peut-être un conseil,
00:55:25un mot à donner
00:55:26à ceux qui sont
00:55:27peut-être du Val-Fouré,
00:55:28qui vous regardent
00:55:30et qui se disent
00:55:30que le Val-Fouré,
00:55:31ce n'est pas que
00:55:32des menaces,
00:55:33ce n'est pas que
00:55:34le Val-Fouré négatif
00:55:35dont on parle
00:55:36en permanence
00:55:37et ça aussi
00:55:38ça faisait partie
00:55:38peut-être des messages
00:55:39que vous aviez
00:55:39envie de faire passer
00:55:40vous qui avez grandi
00:55:41au Val-Fouré
00:55:42à Mante-la-Jolie.
00:55:43Tout à fait Christine Kelly.
00:55:45Sachez qu'au Val-Fouré
00:55:46il y a des personnes
00:55:48brillantes,
00:55:49il y a des élites,
00:55:50il y a des personnes
00:55:51qui ont fait
00:55:51des brillantes études,
00:55:53il y a des entrepreneurs.
00:55:55Ce que nous avons vu
00:55:56dans les médias,
00:55:58ça ne révèle pas
00:55:59le Val-Fouré,
00:56:00c'est une minorité
00:56:01de personnes.
00:56:02Aujourd'hui,
00:56:02je tiens à féliciter
00:56:03Adam Agueil
00:56:04pour sa victoire.
00:56:05Il a été
00:56:07en confrontation,
00:56:09il a gagné.
00:56:10Les Montaises
00:56:11et les Montés
00:56:12ont fait le choix
00:56:12d'Adam Agueil,
00:56:14ont fait le choix
00:56:15de sa liste citoyenne
00:56:16et c'est à féliciter.
00:56:17Et je lui souhaite
00:56:18de réussir sa mandature
00:56:19en tant que citoyenne
00:56:21Montaise,
00:56:21s'il réussit,
00:56:22c'est pour tous les citoyens
00:56:23de Mante-la-Jolie.
00:56:24En tout cas,
00:56:25vous le dites
00:56:25dans cette tribune publique
00:56:27que vous félicitez
00:56:28Adam Agueil
00:56:28mais vous regrettez
00:56:29effectivement cette pression
00:56:31du vote communautaire.
00:56:32Merci infiniment
00:56:33pour ce courage
00:56:34que vous avez
00:56:35de venir témoigner
00:56:35en direct Science & News.
00:56:37Vous nous tenez au courant
00:56:38quand vous rentrez
00:56:39au Val-Fouré.
00:56:40Il n'y a pas de soucis,
00:56:41je ne crains rien,
00:56:41ne vous en faites pas.
00:56:42Je vous sens très courageux.
00:56:44Restez avec nous
00:56:44pour cette dernière chronique
00:56:45de Mathieu Bocoté.
00:56:46D'abord,
00:56:47les infos de 20h
00:56:48avec Isabelle Piboule.
00:56:50Bonsoir Isabelle.
00:56:50Bonsoir Christine,
00:56:51bonsoir à tous.
00:56:52A la une dans les Côtes d'Armor,
00:56:54mobilisation ce soir
00:56:55devant la mairie
00:56:56de Montcontour
00:56:57après la démission
00:56:58du maire
00:56:59quelques jours
00:57:00après son élection.
00:57:01L'élu a été victime
00:57:02d'actes de vandalisme,
00:57:03son domicile a été tagué,
00:57:05son véhicule rayé.
00:57:07L'adjoint au maire
00:57:08pointe une atteinte
00:57:08directe à la démocratie.
00:57:10Dans ce contexte,
00:57:11le conseil municipal
00:57:12prévu ce soir
00:57:13a été reporté
00:57:14à vendredi.
00:57:15Attentat déjoué
00:57:16à Paris
00:57:16contre la Bank of America.
00:57:18Deux personnes supplémentaires
00:57:19ont été placées
00:57:20en garde à vue
00:57:21portant à cinq
00:57:22le nombre d'arrestations.
00:57:24Ces deux derniers individus
00:57:25sont majeurs.
00:57:26Les garde à vue
00:57:27des mineurs
00:57:27interpellés ce week-end
00:57:29ont été prolongés.
00:57:30Le ministre de l'Intérieur
00:57:31évoque un lien
00:57:32entre cet incident
00:57:33et la guerre
00:57:34au Moyen-Orient,
00:57:35une action potentiellement
00:57:36menée par des proxys
00:57:37de l'Iran.
00:57:38L'ombre d'une opération
00:57:39terrestre américaine
00:57:41plane sur l'Iran.
00:57:42Donald Trump menace
00:57:43d'anéantir
00:57:44les centrales électriques
00:57:45du pays,
00:57:46ses puits de pétrole
00:57:47ainsi que l'île de Cargue.
00:57:48Le président américain
00:57:49réclame l'aboutissement
00:57:51rapide des discussions
00:57:52avec Téhéran,
00:57:53avec notamment
00:57:54la réouverture
00:57:55du détroit à Dormoz.
00:57:56Incendie dans une raffinerie
00:57:58de pétrole à Raïfa,
00:57:59la plus importante
00:58:00d'Israël.
00:58:02Le réservoir touché
00:58:03contenait
00:58:033000 mètres cubes
00:58:04d'essence.
00:58:05Des débris
00:58:06issus d'une interception
00:58:07sont à l'origine
00:58:09de l'impact
00:58:09qui n'a pas fait
00:58:10de blessés.
00:58:11Tsaal avait fait état
00:58:12plutôt de missiles
00:58:13en provenance d'Iran
00:58:14lancés en direction
00:58:16du nord de l'État hébreu.
00:58:17Et puis ce drame
00:58:19dans le nord du Nigeria.
00:58:20Au moins 13 personnes
00:58:21ont été tuées hier soir
00:58:23et plusieurs autres blessés
00:58:25lors d'une fête précédente,
00:58:26un mariage.
00:58:27des hommes armés
00:58:28ont ouvert le feu
00:58:29dans un district
00:58:30majoritairement chrétien.
00:58:31Plusieurs personnes
00:58:32ont par ailleurs été enlevées
00:58:34des gangs sévices
00:58:35dans le pays,
00:58:36toujours en proie
00:58:37aux attaques djihadistes.
00:58:40Rima Hassan
00:58:41devait se rendre
00:58:43à Montréal.
00:58:44Mathieu Bocoté
00:58:44au Québec.
00:58:45Au Canada
00:58:46pour prendre la parole
00:58:47dans un grand rassemblement
00:58:48contre la droite nationale
00:58:50et le fascisme.
00:58:51Les autorités canadiennes
00:58:53ne lui ont pas permis
00:58:54de pénétrer
00:58:55sur le territoire.
00:58:56Que s'est-il passé?
00:58:56C'est une histoire
00:58:57assez intéressante
00:58:58parce qu'elle nous place
00:58:58devant nos propres
00:58:59contradictions potentiellement.
00:59:01Donc une conférence
00:59:02d'un côté
00:59:03sur ce qu'on appelle
00:59:03la censure
00:59:04et la criminalisation
00:59:05des voies solidaires
00:59:06du peuple palestinien.
00:59:07Vous voyez qu'il invite.
00:59:08Et de la même manière
00:59:09sur les résistances
00:59:11contre la montée
00:59:11de l'extrême droite
00:59:12et du fascisme.
00:59:13Encore une fois,
00:59:13c'est le vocabulaire
00:59:14de ceux qui invitent.
00:59:15Elle est invitée
00:59:16et les autorités canadiennes
00:59:17d'abord lui permettent
00:59:18de venir.
00:59:19Donc ils disent
00:59:19parfait, vous avez
00:59:20votre autorisation
00:59:20d'entrer sur le territoire.
00:59:22Mais à la dernière minute,
00:59:24il y a un refus.
00:59:25Un refus,
00:59:25donc on révise
00:59:26le jugement
00:59:27des autorités canadiennes.
00:59:29Pourquoi?
00:59:30Parce qu'il y a eu
00:59:30une campagne de presse
00:59:31au Canada,
00:59:32au Québec,
00:59:32à Montréal
00:59:33pour dire
00:59:33désolé,
00:59:34cette figure est toxique,
00:59:35cette figure est dangereuse,
00:59:37elle vient semer
00:59:37le trouble à l'ordre public
00:59:38comme on dit.
00:59:39Et dès lors,
00:59:40on lui reproche,
00:59:41les autorités canadiennes
00:59:41disent finalement,
00:59:42elle n'a pas rempli
00:59:43correctement ses papiers
00:59:44de demande d'entrée
00:59:45sur le territoire.
00:59:46Un, elle n'aurait pas
00:59:46déclaré un refus
00:59:47d'entrée antérieure
00:59:48sur le territoire
00:59:49d'un autre pays,
00:59:50Israël, en 2025.
00:59:51Par ailleurs,
00:59:52elle n'aurait pas mentionné
00:59:53le fait qu'elle est poursuivie
00:59:54en France
00:59:55pour différentes déclarations
00:59:56relevant globalement
00:59:57de l'opinion,
00:59:58du délit d'opinion.
01:00:00Alors que,
01:00:00autrement dit,
01:00:01sur le plan technique,
01:00:02elle n'aurait pas rempli
01:00:03ses papiers correctement.
01:00:04Si c'est le cas,
01:00:05un État est en droit
01:00:06effectivement de refuser.
01:00:06Je pense qu'il y a
01:00:07trois ou quatre réflexions
01:00:08qu'on peut faire
01:00:08rapidement là-dessus.
01:00:10Le premier élément,
01:00:11c'est qu'il va de soi
01:00:12qu'un État est en droit
01:00:13de refuser sur son territoire
01:00:15quelqu'un
01:00:16qui est suspecté
01:00:17de vouloir venir
01:00:18semer le trouble
01:00:18à l'ordre public.
01:00:19Un État a le droit
01:00:20de refuser ça.
01:00:22Deuxièmement,
01:00:22je comprends
01:00:22que Rima Hassan
01:00:23n'a pas fait preuve
01:00:24de la plus grande
01:00:24transparence administrative
01:00:25en ne présentant pas
01:00:27l'un dossier absolument
01:00:29transparent, complet.
01:00:30Bien que j'ai l'impression
01:00:31que nous sommes surtout
01:00:32devant des tracasseries
01:00:33administratives
01:00:34pour l'empêcher d'entrer
01:00:35après lui avoir permis
01:00:36d'entrer une première fois,
01:00:37je me contenterai
01:00:38de dire la chose suivante
01:00:39pour terminer.
01:00:40On peut tout à fait détester
01:00:41les propos de Mme Hassan
01:00:42et se dire qu'en démocratie,
01:00:44il s'agit d'accepter
01:00:45d'entendre des propos
01:00:46qui nous déplaisent.
01:00:47On ne traîne pas
01:00:48devant les tribunaux
01:00:49des gens pour des propos
01:00:50qui nous ergassent.
01:00:51On ne poursuit pas
01:00:52les gens pour des propos
01:00:53que l'on juge scandaleux.
01:00:54On débat avec eux
01:00:55et même quand on reçoit
01:00:56une parlementaire
01:00:57d'un autre pays chez soi,
01:00:58on est en droit
01:00:58de l'entendre
01:00:59et d'être très sévère
01:01:00à son endroit
01:01:00sans soudainement décider
01:01:01d'appliquer une logique
01:01:02de délit d'opinion.
01:01:03Même s'il s'agit de Rima Hassan,
01:01:05il ne s'agit pas ici
01:01:06de l'embrasser publiquement
01:01:07mais de rappeler
01:01:07que la démocratie
01:01:08consiste à être capable
01:01:09d'entendre autre chose
01:01:09que soi-même.
01:01:11Merci.
01:01:11Le coup de point final
01:01:12de Mathieu Beaucoté.
01:01:13Merci encore, Fatidia,
01:01:14d'avoir osé témoigner,
01:01:15vous dénoncer
01:01:16les pressions identitaires
01:01:18et communautaires.
01:01:19Merci d'avoir été
01:01:20en exclusivité
01:01:21sur le plateau
01:01:21de Face à l'Info.
01:01:22Accélène de Sud-de-Choram.
01:01:23Le 1 des 4 2,
01:01:24Pascal Praud.
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