- il y a 15 heures
- #120minutesinfo
Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #120minutesInfo du lundi au jeudi
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous accueillir pour une nouvelle semaine de 120 minutes info.
00:00:05Dans un instant, je vous présenterai évidemment les invités qui vont m'accompagner au moins pour une partie de cet
00:00:09après-midi.
00:00:10Il sera question des postes municipales avec des conseils municipaux qui déjà se sont tenus dans un certain nombre de
00:00:16villes,
00:00:16à l'image du conseil de Paris qu'on attendait beaucoup.
00:00:20L'Iran également avec les menaces désormais de Donald Trump qui pèse sur l'île de Cargue, qui promet de
00:00:25détruire.
00:00:26On verra ce que sous-entendent les propos du président américain.
00:00:30Et puis on parlera aussi de l'évolution des prix du pétrole qui commence sérieusement à inquiéter les consommateurs.
00:00:35Mais pour l'heure, puisqu'il est 15h, on retrouve Audrey Berthaud. C'est l'heure de votre journal.
00:00:39Bonjour Nelly, bonjour à tous. On commence en effet avec Donald Trump qui accentue la pression,
00:00:45le président américain qui menace l'Iran d'anéantir l'île de Cargue, un site pétrolier essentiel en Iran.
00:00:50Dora Abdelrazik, bonjour. Vous êtes avec nous en plateau pour en parler.
00:00:54Que doit-on comprendre alors de ce nouveau tweet de Donald Trump ?
00:00:58Que le président américain est prêt à franchir un nouveau cap militaire.
00:01:02En tout cas, c'est ce qu'il laisse sous-entendre.
00:01:04On l'a dit, il menace de frapper les installations énergétiques iraniennes.
00:01:09Mais surtout, il évoque clairement l'île de Cargue, comme vous l'avez dit, qui est essentielle pour les Iraniens.
00:01:14Et donc, ça impliquerait potentiellement le débarquement de soldats américains.
00:01:19D'ailleurs, selon plusieurs médias, notamment le Wall Street Journal, souvent qui est très bien renseigné,
00:01:25il y a actuellement des milliers de soldats américains qui seraient déjà positionnés dans la région.
00:01:30Hier soir déjà, Donald Trump affirmait que son armée pourrait prendre très facilement le contrôle de ce site pétrolier.
00:01:37Alors, autre élément aussi qu'il faut noter dans ce message, c'est que Donald Trump évoque des discussions en
00:01:43cours avec Téhéran,
00:01:44mais celle-ci n'avancerait pas assez rapidement, en tout cas pour lui.
00:01:48Donc, le président américain qui, une fois de plus, entretient une forme de contradiction,
00:01:54ouvrir la porte à une solution diplomatique tout en menaçant une amplification des combats, y compris sur le sol iranien.
00:02:01Merci beaucoup, Dora.
00:02:03On part en direction d'Israël avec ces images impressionnantes à Haïfa, dans le nord du pays.
00:02:08Une raffinerie de pétrole a été visée par une frappe iranienne.
00:02:12C'est la plus importante raffinerie de pétrole d'Israël.
00:02:15Un violent incendie, vous le voyez, s'est déclaré peu de temps après.
00:02:19Jérôme Rampe-nous, bonjour, vous êtes sur place.
00:02:21Juste avant cette frappe, l'armée israélienne avait indiqué avoir détecté de nouveaux missiles en provenance d'Iran.
00:02:27Les tirs continuent donc sur le nord d'Israël.
00:02:34Oui, effectivement, les tirs continuent.
00:02:36Vous l'avez dit, il y a eu cette frappe.
00:02:37Alors, ce sont des missiles tirés depuis l'Iran qui ont été interceptés.
00:02:40A priori, ce sont des débris qui sont tombés sur ce dépôt pétrolier.
00:02:43Alors, les images étaient assez impressionnantes.
00:02:44Lorsque nous sommes arrivés ici sur place, le feu avait déjà été éteint.
00:02:49On peut le voir, c'est le dessus d'une des cuves qui a été touchée par ces débris.
00:02:52Les pompiers sont intervenus très rapidement pour que cela ne se propage pas.
00:02:56Heureusement, il n'y a pas eu de blessés.
00:02:57Il n'y a pas eu de fuite non plus de produits pétroliers autour de cette usine.
00:03:03D'autres débris sont tombés autour de Raifa sans faire de blessés.
00:03:07Vous le disiez, les tirs continuent régulièrement.
00:03:10Il y a moins d'une demi-heure encore, ici, nous avons eu une alerte concernant la zone entre Acre
00:03:16et Raifa
00:03:16qui est juste derrière moi.
00:03:18Vous pouvez le voir, c'est à une trentaine de kilomètres.
00:03:21On a pu voir la trinée de ces roquettes tirées par le Hezbollah.
00:03:24On a très nettement entendu la détonation de l'interception.
00:03:28Aux dernières nouvelles, il n'y a eu aucun blessé et pas non plus de dégâts.
00:03:31Ce sont des frappes qui continuent très régulièrement ici.
00:03:33L'Iran vise aussi beaucoup le sud d'Israël, la zone de Beersheba.
00:03:37Ce matin, en origine d'Elfour, vous le disiez, en moins d'une heure, il y avait eu trois alertes.
00:03:42Alors Jérôme, au Liban également, les actions se poursuivent.
00:03:46Trois membres du Hezbollah ont été tués.
00:03:48Parlez-nous de la situation au Liban.
00:03:53Alors effectivement, les frappes continuent au Liban.
00:03:57Les soldats de Tzal, même au sol, interviennent régulièrement depuis des semaines.
00:04:04Ce qu'on le sait, c'est qu'un soldat, ça nous a été annoncé hier soir, un soldat de
00:04:0819 ans est décédé lors d'une opération anti-char avec des échafourés avec le Hezbollah.
00:04:14De nombreuses armes ont été saisies.
00:04:16Il y a eu des annonces ce matin de fait à la population à Beyrouth d'évacuer toute une zone
00:04:21du sud de Beyrouth pour intensifier les frappes dans cette zone-là.
00:04:25Vous savez, Tzal prévient à chaque fois la population de ne pas rester, qu'ils vont frapper des zones très
00:04:31particulières.
00:04:32Et concernant l'Iran, ce qu'on sait, c'est qu'une quarantaine de frappes ont eu lieu sur des
00:04:36cibles militaires de la part de Tzal dans les 48 dernières heures.
00:04:41Merci beaucoup Jérôme Rampenou pour toutes ces informations.
00:04:45L'armée israélienne d'ailleurs, qui précise dans un communiqué viser des infrastructures du mouvement islamiste libanais.
00:04:52Le Hezbollah, l'armée libanaise de son côté, a annoncé la mort ce lundi d'un soldat dans le sud
00:04:58du Liban.
00:04:58Et l'armée israélienne, elle a confirmé avoir tué un journaliste lors d'une frappe menée ce week-end au
00:05:03Liban, le présentant comme un membre du Hezbollah soutenu par l'Iran.
00:05:08En Israël, les hôpitaux se réorganisent pour faire face à la situation.
00:05:14A Naharia, dans le nord d'Israël, tout près de la frontière libanaise, les patients ont été installés au sous
00:05:20-sol de l'hôpital.
00:05:21Les différents services ont été installés sous terre pour faire face aux nombreuses alertes.
00:05:25Reportage de Timothée Forché et de Valentin Rouillon.
00:05:31A première vue, l'hôpital de Naharia semble vide.
00:05:34Par les fenêtres, on aperçoit la frontière libanaise, située à seulement 10 kilomètres.
00:05:40Tous les étages supérieurs de cet hôpital sont déserts, pas de secrétariat, ni dans les chambres, aucun patient, parce qu
00:05:48'ils sont tous installés en sous-sol depuis le début de cette guerre.
00:05:51Voici l'un des plus grands centres médicaux du pays, organisés sur plusieurs niveaux souterrains.
00:05:57Nous atteignons le premier sous-sol.
00:06:00Tous les services sont donc regroupés ici, dans ce sous-sol là par exemple.
00:06:03Le service orthopédique, évidemment, en cas de déclenchement d'alarme, tout le monde est déjà à l'abri.
00:06:09Pour le directeur adjoint de ce centre médical, ce genre d'organisation est inédit.
00:06:14C'est probablement la plus grande avancée, mais aussi l'hôpital le plus préparé et expérimenté dans le monde.
00:06:29La moitié de notre communauté est juive et parle hébreu.
00:06:32L'autre moitié est très diverse et une grande partie est musulmane.
00:06:44Depuis le début de cette guerre, l'hôpital de Naharia est en état d'urgence permanent.
00:06:51Et la Russie a ordonné l'expulsion d'un diplomate en poste à l'ambassade du Royaume-Uni à Moscou.
00:06:57Il est accusé d'espionnage.
00:06:59Ce diplomate, deuxième secrétaire de l'ambassade britannique, est accusé précisément d'avoir mené des activités de renseignement et de
00:07:05subversion.
00:07:06Une agence de presse russe précise qu'il doit quitter la Russie dans un délai de deux semaines.
00:07:11Retour en France.
00:07:13Ce matin, plusieurs camions menaient une opération escargot sur le périphérique parisien.
00:07:17Le but ? Dénoncer la hausse du prix du carburant.
00:07:20Il demande à l'État une aide plus importante que celle annoncée ces derniers jours.
00:07:25Alexis Prince pour toutes les informations.
00:07:32On enchaîne avec ce dispositif de sécurité renforcé à l'approche des fêtes de Pâques.
00:07:37Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, appelle les préfets à une extrême vigilance à l'approche des fêtes de
00:07:43Pâques et de Pessar, la Pâques juive.
00:07:45Il évoque un niveau élevé de la menace terroriste en France.
00:07:48Laurent Nunez demande concrètement aux préfets d'assurer sur ces lieux de culte une présence visible,
00:07:53en particulier aux heures d'arrivée et de départ des fidèles, et puis des patrouilles pendant les rassemblements et les
00:07:59offices.
00:08:01Direction l'île de la Réunion à présent.
00:08:03Le piton de la Fournaise est de nouveau en éruption.
00:08:05À l'arrêt depuis mercredi, l'éruption du piton de la Fournaise a repris.
00:08:09Hier matin, des coulées de lave étaient à nouveau apparentes.
00:08:12Les éruptions du volcan de la Réunion sont qualifiées d'effusives ou de type hawaïen.
00:08:17La lave s'écoule en majeure partie sur la surface du volcan,
00:08:20à la différence des éruptions explosives qui crachent des nuages de cendres dans le ciel.
00:08:25La Réunion n'avait pas connu un tel événement depuis 2007.
00:08:29Et puis tout de suite, un mot de sport.
00:08:36Vous regardez votre programme avec le parfum Mont Blanc Explorer Extrême.
00:08:41Votre programme avec Pierre Innovation.
00:08:44Isolation thermique extérieure et intérieure avec habillage décoratif au choix.
00:08:48Devis sur pierreinnovation.fr
00:08:50Le Grand Prix du Japon, c'était hier.
00:08:53Tous les regards étaient tournés vers Kimi Antonelli.
00:08:56L'Italien, premier vainqueur d'un Grand Prix pour son pays depuis 20 ans, n'a pas déçu.
00:09:00Il s'offre son deuxième Grand Prix consécutif.
00:09:02Et devance le monégasque Charles Leclerc.
00:09:05Retour sur la course avec Oscar Bertrand.
00:09:10A Suzuka, au pays du soleil levant, le troisième opus de la saison de Formule 1 démarre comme les précédents.
00:09:16Dès l'extinction des feux, la course s'anime.
00:09:20Les Mercedes ont raté leur départ et Piastri, comme Charles Leclerc, en ont profité.
00:09:26Piastri réussit le meilleur envol et rapidement, une double course poursuite s'installe.
00:09:30Russell se bat avec l'Australien pour la première place.
00:09:33Antonelli, lui, chasse Lando Norris, le tout avec un Charles Leclerc intercalé au troisième rang.
00:09:39Le jeune Italien parvient vite à dépasser le champion du monde en titre.
00:09:43Après l'arrêt au stand de Leclerc et des McLaren, les Mercedes prennent les commandes du Grand Prix.
00:09:49Peu de temps après, Russell s'arrête à son tour, mais la violente sortie de piste d'Olivermann perturbe la
00:09:53course.
00:09:55Drapeau jaune et safety car durant plusieurs tours.
00:09:58A la reprise, Antonelli devant Spiastri et Russell.
00:10:02Russell qui fait en plus de la récupération d'énergie.
00:10:04Il est parti loin devant le pilote de la Mercedes, alors que Lewis Hamilton par l'extérieur passe sur George
00:10:10Russell.
00:10:12Après le septuple champion du monde, Leclerc dépasse lui aussi le britannique.
00:10:17Les deux pilotes Ferrari se livrent alors, comme en Chine, une jolie bataille, remportée cette fois-ci par le Monegasque.
00:10:24Quelques tours plus tard, Russell parvient tout de même à passer Hamilton pour reprendre la quatrième place.
00:10:30Devant, Antonelli vole seul en tête et réalise un immense coup au terme des 53 tours de piste de Suzuka.
00:10:37Il devient le premier Italien à remporter deux Grands Prix consécutifs depuis 1953
00:10:42et prend par la même occasion la tête du championnat du monde.
00:10:53Vous avez regardé votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:10:58C'était votre programme avec Pierre Innovation, isolation thermique extérieur et intérieur avec habillage décoratif au choix.
00:11:05Devis sur pierrinnovation.fr
00:11:07Merci beaucoup ma chère Audrey.
00:11:09On vous retrouve évidemment à 15h30.
00:11:11Nouveau journal en votre compagnie.
00:11:12Je vous présente les invités qui vont m'accompagner pour cette première heure.
00:11:14Bonjour Naïman Fadel.
00:11:16Merci d'être avec nous.
00:11:18Bon début de semaine mon cher Johan.
00:11:20Ravi de vous retrouver comme chaque lundi.
00:11:22Benoît Barret également est là.
00:11:23Bonjour.
00:11:24Délégué national d'Alliance Police Nationale.
00:11:27Et évidemment Marc Hainaut.
00:11:29On va commencer avec une actualité dramatique.
00:11:32Parce que vous avez sans doute lu cela ce matin.
00:11:34Un voyageur était entre la vie et la mort après avoir été poignardé à sept reprises dans un tramway parisien.
00:11:41Au niveau de la porte de Clignancourt.
00:11:44L'assaillant lui a pris la fuite et était toujours ces dernières minutes recherchée activement par la police.
00:11:49On va voir d'ailleurs si la situation a évolué avec vous Mathieu Devez.
00:11:52Parce que vous êtes sur place dans ce quartier.
00:11:54Racontez-nous les circonstances de cette attaque a priori gratuite, arbitraire.
00:11:59Et comment évidemment les gens qui ont assisté ont réagi.
00:12:06Des coups de couteau pour un mauvais regard.
00:12:08Voici les informations dont on dispose.
00:12:10Nelly, informations de sources policières.
00:12:12Et ça s'est passé ici aux alentours de 23h30.
00:12:15On est dans le 18ème arrondissement.
00:12:17On est porte de Clignancourt à un arrêt de tram.
00:12:19Arrêt du T3B.
00:12:21Et c'est donc à l'intérieur de ce tram, selon nos informations,
00:12:24qu'il y a eu une bagarre entre deux individus.
00:12:26Et la victime, vous l'avez dit, a reçu plusieurs coups de couteau.
00:12:30Sept coups de couteau, notamment au visage et au bras.
00:12:32Alors, les secours, bien sûr, sont intervenus.
00:12:35Les policiers ont été alertés.
00:12:36Mais problème, la victime n'avait pas sa carte d'identité.
00:12:39Elle a été transportée à l'hôpital de la Pitié-Salle-Pétrière.
00:12:42Son pronostic vital est toujours engagé.
00:12:44Et le suspect, lui, est toujours en fuite.
00:12:46Ce qu'on remarque depuis ce matin, et encore plus depuis cet après-midi,
00:12:50un climat très tendu.
00:12:51À quelques mètres de nous, il y a pas mal de trafiquants de cigarettes.
00:12:54Avec des invectives, des insultes.
00:12:56Et même, on a vu il y a quelques minutes, des échanges de coups.
00:12:59Alors, de là à établir un lien entre ce qu'il s'est passé hier soir
00:13:02et ces altercations aujourd'hui, il est évidemment trop tôt.
00:13:05En tout cas, ce que nous disent beaucoup d'usagers,
00:13:07c'est qu'une fois la nuit tombée ici, il y a un véritable sentiment d'insécurité.
00:13:11D'ailleurs, il y a pas mal de caméras de vidéosurveillance des deux côtés du quai.
00:13:16Il y a également pas mal de sécurité privée.
00:13:19On a vu, il y a quelques minutes, également, trois policiers de la brigade des transports.
00:13:23Une enquête de police a été ouverte en collaboration avec la RATP Nelly.
00:13:28Merci beaucoup pour toutes ces précisions.
00:13:30Et d'ailleurs, Mathieu, pour être tout à fait complet,
00:13:31vous avez rencontré des résidents du quartier.
00:13:34On va les écouter.
00:13:36Je pense que la nuit, c'est compliqué, surtout quand on est une femme.
00:13:41Je pense qu'il y a beaucoup d'agressions maintenant à Paris.
00:13:43Il faut faire la parentation.
00:13:45Souvent, il ne faut pas rentrer seule aussi, toujours être accompagnée.
00:13:48Et je trouve ça un peu dommage quand même.
00:13:50Effectivement, parfois, on peut être en présence de personnes
00:13:53qui sont plus ou moins conscientes de ce qu'elles font
00:13:57et qui peuvent être sous emprise.
00:13:59Et parfois, on n'est pas très rassuré, mais ça se passe toujours relativement bien.
00:14:03En fait, il ne faut pas parler, il ne faut pas regarder.
00:14:07Il ne faut pas les regarder, il ne faut pas parler.
00:14:09Avec tout le monde.
00:14:10Si vous parlez, vous êtes un con.
00:14:12J'ai l'impression.
00:14:14Benoît Barret, on est dans un quartier dont la réputation n'est plus à faire.
00:14:19Il y a un climat tendu qui règne, qui plus est à une heure tardive.
00:14:24On sait aussi quel est le contexte.
00:14:25Il parlait des vendeurs à la sauvette, sans doute d'un contexte de règlement de compte.
00:14:30Là, il semblerait que ce soit un voyageur qui se soit fait agresser.
00:14:34À l'heure où de plus en plus de maires de la région parisienne
00:14:37préconiseraient d'enlever les caméras de vidéosurveillance,
00:14:40en tout cas de ne pas renforcer ce dispositif,
00:14:43et alors qu'on recherche cet homme, c'est la preuve quand même que c'est absolument nécessaire.
00:14:46Il va falloir aller au bout de cette enquête.
00:14:49C'est plus que nécessaire.
00:14:50La première chose que j'ai envie de vous dire, c'est que je ne peux pas,
00:14:52et je ne comprendrai jamais,
00:14:54qu'un édile, qu'un maire puisse se dire,
00:14:57d'un coup, d'un seul, je vais retirer l'outil indispensable à mener à bien une enquête.
00:15:03Là, vous parlez de ces faits.
00:15:06Alors jamais nous devons parler de faits divers,
00:15:08parce que là, ce qui se passe, c'est une notative de meurtre, tout simplement.
00:15:11Nous sommes dans une société ultra-violente.
00:15:15Et je pèse mes mots.
00:15:16Je reprends l'expression de votre journaliste qui dit
00:15:20un regard de trop, un mauvais regard.
00:15:22C'est incroyable.
00:15:25Un regard de travers,
00:15:27une expression peut-être qui ne plaît pas à cette personne,
00:15:32et c'est le coup de couteau.
00:15:33Ce n'est pas le coup de poing.
00:15:34C'est le coup de couteau.
00:15:35Il faudrait baisser les yeux en permanence
00:15:37et vivre terrée, sans liberté absolument.
00:15:40Et là, quand j'entends également les témoignages qui disent
00:15:42qu'on ne doit regarder personne,
00:15:44on a peur de regarder les gens.
00:15:46Et lorsque j'entends,
00:15:48et lorsque je vois des personnes qui nous disent
00:15:50qu'on n'est pas dans l'ultra-violence,
00:15:52voire pire,
00:15:53qu'on doit retirer des moyens aux policiers.
00:15:56Mais j'avais envie de vous dire,
00:15:58ils vivent où ces gens-là ?
00:15:59Est-ce qu'ils prennent les transports à minuit ?
00:16:02Est-ce qu'ils vivent tonicité ?
00:16:05Ou vous allez demander bientôt
00:16:07l'autorisation pour rentrer chez vous ?
00:16:09Non, ça suffit.
00:16:10Mais vraiment, ça suffit.
00:16:11Un mot sur...
00:16:12On parlait de la brigade des transports.
00:16:15Alors évidemment, ce sont eux qui procèdent à des contrôles.
00:16:17Mais lorsqu'il y a un signalement,
00:16:19évidemment, la police nationale intervient.
00:16:20Mais ensuite, est-ce qu'elle peut aussi,
00:16:22dans certains contextes, dans certaines situations,
00:16:24procéder à des contrôles aléatoires
00:16:28quand un individu paraît suspect ?
00:16:30Bon, là, c'était trop tard, visiblement.
00:16:32Mais est-ce que ça arrive ?
00:16:33Non, mais ça, c'est une véritable très bonne question.
00:16:36Franchement.
00:16:37Vous allez entendre encore, et d'ici et là, des personnes vous dire
00:16:40mais non, la police a trop de pouvoir.
00:16:43Non.
00:16:43Pour nous, Alliance, en tout cas, la police manque de pouvoir.
00:16:47Aujourd'hui, le droit, les policiers doivent rentrer dans des critères légaux
00:16:53pour pouvoir contrôler.
00:16:55Sauf qu'il y a une réquisition du procureur de la République.
00:16:57Mais, j'allais vous dire, en dehors de ces cas,
00:17:00justifiés par le code de procédure pénale,
00:17:03un policier ne peut pas contrôler simplement pour dire
00:17:06« Tiens, j'ai ce sens de flic. »
00:17:08Ce sens policier qui me dit que,
00:17:10si je vois une personne, par exemple,
00:17:13des regards particuliers,
00:17:15rentrer avec un sac à dos, regarder autour de lui,
00:17:18ce sens policier,
00:17:20qui, en vérité, est celui du bon sens.
00:17:22– Mais on va vous accuser de délit de faciès.
00:17:25– Mais on y vient, ce sera le délit de faciès.
00:17:27Et même, mais pire que ça.
00:17:28– Le contrôle, d'ailleurs, moi, je voudrais juste le rappeler
00:17:31parce que les policiers, quand ils contrôlaient,
00:17:33notamment sur certains quartiers,
00:17:35c'est parce qu'ils avaient des informations sur les profils
00:17:37et à peu près où...
00:17:39C'était une réalité.
00:17:41Donc, ils contrôlaient.
00:17:41Et à la fin, on finissait par dire
00:17:43« Ce sont des contrôles aux faciès. »
00:17:46Mais moi, pour rebondir sur ce que vous avez dit,
00:17:49c'est que, tout simplement,
00:17:50comment cela se fait-il qu'on ait laissé
00:17:52s'installer cette décivilisation ?
00:17:55Parce que ce n'est pas d'aujourd'hui.
00:17:56Là, aujourd'hui, on ne voit plus, de plus en plus,
00:17:58parce qu'on est vraiment face à des faits de société,
00:18:02terrifiants.
00:18:03Parce que, comme l'a dit un monsieur,
00:18:04il a dit « Il ne faut pas regarder, il faut baisser la tête ».
00:18:06Combien de fois j'entends autour de moi,
00:18:08même on en parle, dans le cadre de ma profession,
00:18:12en disant « Il faut baisser la tête.
00:18:14Il ne vaut mieux pas répondre. »
00:18:16Même nos enfants, on leur dit
00:18:17« Baisse la tête, ne réponds pas, ne regarde pas, tu traces. »
00:18:21C'est ça qui est terrible.
00:18:22Et c'est pareil pour les femmes.
00:18:23Marc, ce n'est pas, évidemment, l'idée qu'on se faisait
00:18:25ou qu'on se fait d'un pays
00:18:27où chaque être humain est libre de circuler.
00:18:31Enfin, qui plus est, le nôtre.
00:18:33La France, où l'on peut circuler à toute heure
00:18:35et se sentir en liberté, en sécurité,
00:18:39d'être qui on veut et de ne pas se faire importuner.
00:18:41Après, vous dites « Comment on a laissé faire ? »
00:18:45Il y a les armes de poing.
00:18:47Il y a, là, en l'occurrence, un couteau.
00:18:49Mais il y a aussi des armes de circonstances, d'opportunités.
00:18:53On peut tuer quelqu'un avec n'importe qui.
00:18:56– Permettez-moi juste de préciser ça,
00:18:58parce que pourquoi je le dis ?
00:18:59– Non, je vais revenir à vous.
00:19:00– Non, mais justement, ça va vous…
00:19:02À mon avis, ça va vous alimenter.
00:19:07C'est-à-dire que ce que je veux dire par là,
00:19:09c'est qu'on a été longtemps dans le déni.
00:19:11C'est ça que je veux dire.
00:19:14On a laissé s'installer parce qu'on ne voulait pas voir.
00:19:16– Non, mais là, même en étant dans le réel, qu'est-ce qu'on fait ?
00:19:18– On n'est plus dans le déni, mais qu'est-ce qu'on fait plus ?
00:19:20– Quand vous faites un diagnostic, et à un moment un diagnostic factuel,
00:19:23vous pouvez essayer d'y répondre en se disant
00:19:25« Bon, maintenant, on veut tous, effectivement,
00:19:28aussi enjoint de la politique à y répondre. »
00:19:30– Bon, alors Marc-Marc-Marc.
00:19:30– Premièrement, déjà, tout est devenu de l'idéologie, effectivement.
00:19:32Donc déjà, parler de cette insécurité,
00:19:35la montrer déjà aux yeux de certains, c'est déjà de l'idéologie.
00:19:37Le drame dans ce genre d'histoire,
00:19:39et encore, on n'a pas eu droit au « il était là, au mauvais endroit, au mauvais moment ».
00:19:42Cette phrase, par exemple, elle est abominable
00:19:44parce qu'on est quelqu'un qui prend les transports en commun,
00:19:46qui rentre tranquillement chez lui et qui se fait agresser,
00:19:48qui se fait poignarder à cette reprise,
00:19:49mais encore une fois, pour un mauvais regard.
00:19:51Parce que je veux dire, c'est qu'en face de cela,
00:19:53on a déjà, donc, à Paris, on a eu une classe politique,
00:19:55celle qui a pris la mairie de Paris,
00:19:56qui a passé son temps à nier ces problématiques-là.
00:19:58Je rappelle qu'Emmanuel Grégoire n'a pas d'adjoint au maire à l'insécurité, par exemple.
00:20:01Il a un adjoint au maire qui, parmi ses attributions,
00:20:05a globalement en charge l'insécurité,
00:20:06mais par exemple, il n'y a pas de poste clairement dédié à ça.
00:20:08Alors même qu'il a, je ne sais plus le nom,
00:20:10mais une trentaine d'adjoints, une trentaine d'adjoints au maire.
00:20:1235.
00:20:1235, 36, 36, un de moins que Soudan Hidalgo.
00:20:15C'est ça.
00:20:16Il a fait un effort.
00:20:17C'est ça le drame aussi, c'est qu'en face à cela,
00:20:19on a des Français qui ne se sentent plus du tout écoutés sur ces questions-là.
00:20:22On le voit bien, on n'entend pas le sentiment d'insécurité,
00:20:24on entend le président de la République dire,
00:20:25il faut arrêter de brainstormer sur ces sujets-là.
00:20:27Mais in fine, en fait, on a une réalité qui nous explose au visage
00:20:30et effectivement, la volonté, au lieu de régler le problème,
00:20:32la volonté de mettre la poussière sous le tapis,
00:20:34d'enlever les caméras de vidéosurveillance,
00:20:35parce qu'il ne faut surtout pas qu'il y ait d'images de ces faits-là,
00:20:37en se disant, en fait, si on ne filme plus ces faits,
00:20:39si on ne les voit plus, eh bien, ils n'existeront plus quelque part.
00:20:42La différence, c'est que s'il n'y avait pas d'images de vidéosurveillance,
00:20:46on ne trouverait pas le type qui a fait ça.
00:20:48Or là, j'imagine qu'à force de les éplucher,
00:20:49on va voir quelqu'un prendre la fuite.
00:20:51J'entends bien ce que vous dites.
00:20:52Moi, je veux bien qu'on tienne la municipalité
00:20:54pour en partie responsable du problème,
00:20:56mais il me semble que c'est un problème qui est avant tout un problème régalien.
00:20:59Et que s'il y a quelqu'un à incriminer,
00:21:01c'est d'abord l'État, et donc celui qui est à sa tête,
00:21:04à savoir Emmanuel Macron.
00:21:05Parce que tout le monde sait très bien,
00:21:07tous les Parisiens savent très bien,
00:21:09que si vous avez la chance de ne pas habiter
00:21:11entre Portes de Clignancourt et Portes de la Chapelle,
00:21:13vous n'y mettez jamais un pied.
00:21:15Malheureusement, il faut être contraint d'y être,
00:21:17ne pas avoir beaucoup de moyens,
00:21:18pour se loger dans ces quartiers-là qui sont en réalité.
00:21:21Et tout le monde le sait encore, pardon de le dire comme ça,
00:21:24mais des territoires perdus de la République,
00:21:26où l'État a renoncé,
00:21:28a renoncé à faire appliquer la loi et l'ordre républicain.
00:21:32Alors Naïma dit,
00:21:34mais puisqu'on fait le bon diagnostic,
00:21:35il faut y apporter des solutions.
00:21:37Moi, je dis qu'à un moment,
00:21:39il faut déjà avoir partagé le diagnostic.
00:21:41Non, mais là, ça y est, on l'a le diagnostic.
00:21:43Non, alors vous, vous l'avez, moi je l'ai effectivement,
00:21:45mais je ne suis pas sûr qu'à la tête de l'État,
00:21:47on ait le bon diagnostic.
00:21:48Est-ce que vous avez entendu quelqu'un dire
00:21:50qu'à la porte de Clignancourt ou porte de la Chapelle,
00:21:53il y a peut-être, je dis peut-être, attention,
00:21:55il y a peut-être un lien entre une partie de l'insécurité
00:21:57et une partie de l'immigration.
00:21:59Les chiffres sont là, c'est écrit noir sur blanc au ministère de l'Intérieur.
00:22:02Mais à la tête de l'État, personne ne le dira de cette manière-là.
00:22:05Donc ne comptez pas sur ceux qui n'arrivent pas à mettre les mots
00:22:08sur ce qui se passe pour régler les problèmes.
00:22:10Au contraire, ces problèmes n'ont eu de cesse de s'amplifier
00:22:12depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017.
00:22:15Oui, enfin, là vous dites, j'entends bien que vous preniez des pincettes,
00:22:18mon cher Yohan, simplement, on ne va pas se cacher
00:22:21que les chiffres, les statistiques qui émanent du ministère de l'Intérieur
00:22:25montrent la surreprésentation des personnes étrangères.
00:22:29Oui, je ne dis pas d'origine étrangère, je dis bien étrangère
00:22:33dans la délinquance et les agressions sur les personnes.
00:22:37Vous n'allez pas me contredire, j'imagine, Benoît Barret, sur ce point.
00:22:40Ecoutez, les chiffres sont là, vous venez de les évoquer,
00:22:42le préfet de police avait également, lui aussi, pointé cela.
00:22:46Mais j'ai envie de vous dire, pour remondir sur ce que vous dites,
00:22:48c'est pourquoi on arrive à ça ?
00:22:50Très franchement, la déliquescence du pouvoir public
00:22:53depuis des années, c'est terrible.
00:22:55Et les premiers qui le voient, c'est bien les policiers
00:22:57qui sont sur le terrain.
00:22:59Lorsque vous voyez que le moindre contrôle,
00:23:02vous vous faites insulter, humilier, outragé,
00:23:05vous subissez des violences, et lorsque ces violences arrivent partout,
00:23:08alors évidemment, avant, c'était les policiers.
00:23:11Voilà, alors dans la classe politique de certaines personnes,
00:23:13c'est leur job, ils se font agresser.
00:23:15Nous, on n'a jamais dit ça.
00:23:17Ensuite, ce sont les pompiers.
00:23:18Maintenant, ce sont les élus.
00:23:20Les médecins.
00:23:20Et puis les médecins.
00:23:21Et puis ce sont aussi toutes ces personnes
00:23:23qui veulent prendre un bus,
00:23:25qui veulent marcher tranquillement.
00:23:26Ça sera de s'y remplir, je vous l'annonce.
00:23:28Mais cette société, aujourd'hui...
00:23:29Ça ne peut que s'aggraver.
00:23:30Non, mais cette société, aujourd'hui...
00:23:33Alors, nous, Allianz, on avait une expression,
00:23:34c'était le choc de l'autorité.
00:23:36Alors, on est plutôt satisfait.
00:23:38C'est quoi le choc de l'autorité ?
00:23:39C'est mettre du bleu partout ?
00:23:40Je vais vous l'expliquer.
00:23:41Je vais vous l'expliquer.
00:23:42En 10 secondes, oui.
00:23:4310 secondes, très vite.
00:23:44Allianz, on parlait de choc d'autorité.
00:23:45Je constate qu'il a été repris.
00:23:47Le choc d'autorité, c'est bien simple.
00:23:49Il faut qu'aujourd'hui, dans notre pays,
00:23:51le pouvoir des policiers,
00:23:52la parole du policier, elle doit respecter.
00:23:54Et surtout, et surtout, les délinquants,
00:23:57ils doivent savoir qu'au moindre fait,
00:24:00il y aura une réponse pénale.
00:24:01Mais donc, ça, c'est le droit de la justice.
00:24:02Mais pas que réponse pénale,
00:24:03ils doivent payer également.
00:24:04C'est une réforme judiciaire.
00:24:05Mais on aura l'occasion de nous reparler
00:24:06un petit peu plus tard.
00:24:07On m'a marqué une petite pause.
00:24:09Vous l'aurez compris, vous l'aurez entendu.
00:24:10On retrouvera Audrey pour le journal.
00:24:12Et puis, on parlera de ces maires aussi
00:24:13qui jettent l'éponge à force d'être prêts pour cibles.
00:24:18Non, voici. Il est 15h30.
00:24:20On retrouve Audrey Berthaud.
00:24:22C'est l'heure de votre journal, Audrey.
00:24:23Donald Trump accentue la pression.
00:24:26Le président américain menace d'anéantir
00:24:28un site pétrolier essentiel pour l'Iran.
00:24:31Sur son réseau Trouf Social,
00:24:33Donald Trump affirme que d'énormes progrès
00:24:34ont été réalisés.
00:24:35Mais que, je cite,
00:24:36« Si le détroit d'Hormuz n'est pas immédiatement ouvert aux affaires,
00:24:40nous conclurons notre charmant séjour en Iran
00:24:42en faisant exploser et en anéantissant
00:24:45complètement toutes leurs centrales électriques,
00:24:47leurs puits de pétrole et l'île de Carc. »
00:24:50Déclaration donc de Donald Trump sur son réseau social.
00:24:53Retour en France avec ce matin
00:24:55une cinquantaine de camions et de cars de tourisme
00:24:58qui menaient une opération escargot
00:24:59sur le périphérique parisien.
00:25:01Le but, dénoncer la hausse du prix du carburant.
00:25:04Une enveloppe d'un montant total de 70 millions d'euros
00:25:07a été débloquée il y a quelques jours.
00:25:09Une aide jugée largement insuffisante
00:25:11par les principaux intéressés.
00:25:12Qu'ont fait nos voisins européens à ce sujet ?
00:25:16On fait le point avec Viviane Hervier.
00:25:18Face à la flambée du pétrole et du gaz,
00:25:21plusieurs pays ont mis la main au portefeuille
00:25:23pour affronter la crise.
00:25:24L'Espagne semble avoir été la plus généreuse.
00:25:27Le gouvernement de Pedro Sanchez
00:25:29a pris une série de 80 mesures
00:25:31pour un budget total de 5 milliards d'euros.
00:25:34Parmi ces mesures,
00:25:35la diminution de la TVA sur le gaz et les carburants
00:25:39qui induit une baisse à la pompe
00:25:41allant jusqu'à 30 centimes d'euros par litre.
00:25:43La taxe sur l'électricité doit également baisser de 60%.
00:25:47La Pologne a également décidé de réduire la TVA
00:25:50et d'imposer un prix maximum sur les carburants
00:25:53tout comme la Hongrie et la Croatie.
00:25:56En Italie, c'est un décret-loi
00:25:58qui réduit temporairement le prix de l'essence
00:26:01à la pompe de 25 centimes par litre.
00:26:03Des mesures similaires ont été prises
00:26:05au Portugal et en Suède.
00:26:07La Grèce cible en priorité
00:26:09les carburants automobiles, maritimes, le gazoil et les engrais
00:26:13avec une aide d'un montant total de 300 millions d'euros.
00:26:17A Chypre, le plan de soutien aux ménages
00:26:20et aux entreprises atteint 200 millions d'euros.
00:26:23Une vision conférence est organisée ce mardi
00:26:26avec les ministres de l'énergie européen
00:26:28au programme la sécurité de l'approvisionnement énergétique
00:26:32mais aussi une proposition de la Commission européenne
00:26:35afin que l'électricité soit à l'avenir
00:26:38moins taxée que les combustibles fossiles.
00:26:42Ce drame, deux adolescents de 12 ans
00:26:44sont morts hier dans l'incendie
00:26:46d'un domicile abandonné à Môle, dans les Yvelines.
00:26:49Les victimes auraient été intoxiquées par la fumée.
00:26:53L'incendie qui semble a priori accidentel
00:26:55a pu être maîtrisé.
00:26:56Une enquête est en cours
00:26:57mais les premiers éléments indiquent
00:26:59que les jeunes pratiquaient de l'urbex,
00:27:00de l'exploration urbaine de sites abandonnés
00:27:03dans une maison désaffectée
00:27:05en vente depuis plusieurs années.
00:27:07Et puis un dispositif de sécurité
00:27:08renforcé à l'approche des fêtes de Pâques.
00:27:10En effet, les fêtes chrétiennes et juives
00:27:12débutent cette semaine.
00:27:13Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez
00:27:15a donné des précisions sur ce dispositif.
00:27:18Il a même adressé des consignes au préfet
00:27:20dans un télégramme.
00:27:21Toutes les explications de Célia Barotte.
00:27:25Laurent Nunez souhaite que les préfets
00:27:27se rapprochent des procureurs de la République
00:27:29afin d'assurer la bonne coordination
00:27:31des mesures de contrôle
00:27:32avec l'autorité judiciaire.
00:27:49Les synagogues vont faire l'objet
00:27:50d'une attention encore accrue.
00:27:52Il y a eu des renforts de dispositifs sentinelles
00:27:54qui ont été mis en place
00:27:55dès le début du conflit
00:27:56et on ne donne jamais le chiffre.
00:27:57Il y a eu des renforts de militaires sentinelles.
00:27:59C'est un gros dispositif qui vient
00:28:01aux côtés des forces de sécurité intérieure
00:28:02renforcer les dispositifs de protection.
00:28:04Dans un télégramme que nous avons pu consulter,
00:28:07Laurent Nunez a également adressé
00:28:09plusieurs consignes à l'ensemble des préfets.
00:28:11Le ministre de l'Intérieur leur a demandé
00:28:13de prendre attache avec les responsables
00:28:15des cultes, des sites et les élus locaux
00:28:18pour notamment évaluer la situation,
00:28:20mais aussi dispenser aux organisateurs
00:28:22des conseils de vigilance et de sécurité préventive
00:28:25adaptés aux circonstances
00:28:27et à la fréquentation attendue.
00:28:29Il conviendra notamment d'insister
00:28:31sur la limitation du nombre d'accès
00:28:32aux lieux de culte,
00:28:33le contrôle visuel des flux entrants
00:28:35aux fins de détection d'individus suspects.
00:28:37Sur les lieux et édifices les plus sensibles
00:28:39ou emblématiques,
00:28:40ces moyens devront être déployés
00:28:41en coordination avec les forces
00:28:43de l'opération sentinelle.
00:28:44Enfin, Laurent Nunez souhaite que les préfets
00:28:46se rapprochent des procureurs de la République
00:28:48afin d'assurer la bonne coordination
00:28:50des mesures de contrôle
00:28:51avec l'autorité judiciaire.
00:28:54Merci chère Audrey.
00:28:55Et on se retrouve évidemment à 16h
00:28:56avec d'autres infos.
00:28:58Ce sera l'heure de votre flash.
00:29:00Toujours avec nos invités,
00:29:01on va parler des municipales à présent.
00:29:03Et ça a été l'objet de la campagne aussi.
00:29:05Ces maires qui jettent l'éponge
00:29:06parce qu'ils n'en peuvent plus.
00:29:08Il y a beaucoup de maires
00:29:08qui d'ailleurs ne briguent pas un nouveau mandat
00:29:10parce qu'ils sont exsangues.
00:29:12On parlait des incivilités,
00:29:13des agressions sur les élus.
00:29:15C'est une histoire qui illustre
00:29:17cette pression grandissante.
00:29:18Un élu des Côtes d'Armor
00:29:20a choisi de démissionner
00:29:21après des dégradations
00:29:22qui ont directement visé son domicile
00:29:24et ses biens.
00:29:26Son véhicule sur place
00:29:27est en crête d'Yotel
00:29:28avec Marion Varaldo.
00:29:30Le récit est signé
00:29:31Sarah Fenzari et Alexis Prince.
00:29:34Des tags sur les murs,
00:29:36une voiture rayée
00:29:37et en quelques jours,
00:29:38le mandat de ce maire a été brisé.
00:29:41A mon contour dans les Côtes d'Armor,
00:29:43Olivier Pelland,
00:29:44fraîchement élu,
00:29:45est victime d'intimidation.
00:29:46Dégradation des tags
00:29:47sur mon domicile.
00:29:49Mon véhicule qui était stationné
00:29:51en mairie a été vandalisé.
00:29:52Sur ces images,
00:29:53le nombre 30 000
00:29:55et une phrase
00:29:56« Mère Ogec »
00:29:57pour l'organisme de gestion
00:29:59de l'enseignement catholique
00:30:00en référence à une subvention
00:30:02allouée depuis des années
00:30:03à une école privée.
00:30:04C'est une subvention
00:30:05qui existe déjà
00:30:06depuis plusieurs mandats
00:30:07pour que les écoles soient viables.
00:30:09La maison en face de l'école
00:30:10a elle aussi été vandalisée.
00:30:13C'est à cet endroit
00:30:14qu'on a découvert
00:30:15un tag
00:30:16en référence
00:30:17à la somme
00:30:18que la commune
00:30:20verse
00:30:21à l'école catholique.
00:30:23Dans les rues
00:30:23de Montcontour,
00:30:25petit village
00:30:25de 700 habitants,
00:30:27c'est l'incompréhension
00:30:28qui domine.
00:30:29Il n'y a pas lieu
00:30:29d'avoir d'animosité,
00:30:31d'agressivité
00:30:32dans cette cité.
00:30:33Moi, je trouve ça honteux
00:30:35surtout pour une commune
00:30:36de cette taille-là.
00:30:38Après seulement
00:30:3912 jours en fonction
00:30:40et déjà deux plaintes déposées,
00:30:42Olivier Pelland
00:30:43a décidé
00:30:43de démissionner.
00:30:44La mairie appelle
00:30:45à un rassemblement
00:30:46aujourd'hui à 18h
00:30:47pour soutenir
00:30:49celui qui a été élu
00:30:50avec plus de 53%
00:30:51des voix.
00:30:53Tancrede Guillotel
00:30:54qui est sur place.
00:30:54Bonjour Tancrede.
00:30:55Évidemment,
00:30:56on va revenir
00:30:56à cette histoire.
00:30:57Que disent les habitants ?
00:30:58Comment ont-ils réagi
00:30:59et les adjoints
00:31:00aussi de ce maire ?
00:31:06Bonjour Ney.
00:31:07Eh bien, écoutez,
00:31:08ici,
00:31:08l'ambiance,
00:31:09elle est calme.
00:31:10Aujourd'hui,
00:31:11mon contour,
00:31:12c'est un village
00:31:12d'un peu plus
00:31:13de 700 habitants
00:31:14qui est classé
00:31:15comme l'un des plus
00:31:16beaux villages de France
00:31:17et qui accueille
00:31:17chaque été
00:31:18de nombreux touristes.
00:31:20Donc,
00:31:20les habitants
00:31:21que nous avons pu
00:31:21interroger,
00:31:22vous l'avez entendu
00:31:23dans le reportage,
00:31:24en fait,
00:31:24ils sont dans l'incompréhension.
00:31:26Ils ne s'attendaient pas
00:31:26ici à ce qu'il y ait
00:31:27ces intimidations
00:31:29envers le maire
00:31:29des missionnaires
00:31:30et de tels actes
00:31:31de vandalisme.
00:31:32Mais il y a tout de même
00:31:33des oppositions
00:31:35dans ce village.
00:31:36Le maire,
00:31:36Olivier Pelland,
00:31:37il a remporté
00:31:38l'élection municipale
00:31:40il y a deux semaines
00:31:40de cela
00:31:41avec seulement 53%
00:31:43des voix
00:31:43contre 47%
00:31:45pour la maire sortante,
00:31:46un petit écart
00:31:47donc pour une commune
00:31:48de cette taille.
00:31:49Et ces oppositions,
00:31:50elles se cristallisent
00:31:51notamment autour
00:31:52de cette subvention
00:31:53qui est accordée
00:31:54à l'école privée
00:31:55La Providence
00:31:56que vous pouvez voir
00:31:58derrière moi.
00:31:59Donc,
00:31:59les adjoints
00:32:01au maire,
00:32:01eux,
00:32:01ils ne veulent pas
00:32:03laisser tomber
00:32:04la commune,
00:32:05ils veulent continuer
00:32:05à se mobiliser,
00:32:06ils sont aussi déçus
00:32:07de la tournure
00:32:07des événements.
00:32:08Écoutez la première
00:32:09adjointe
00:32:10que nous avons pu
00:32:10interroger.
00:32:12Ça fait beaucoup,
00:32:13beaucoup de choses
00:32:13à gérer.
00:32:15Là où on aurait dû
00:32:16être dans une dynamique
00:32:17d'être épanoui
00:32:18et d'être heureux
00:32:19d'avoir été élu,
00:32:21malheureusement,
00:32:21ce n'est pas ces sentiments-là
00:32:22qui prédominent
00:32:23au jour d'aujourd'hui.
00:32:24L'équipe,
00:32:25pour autant,
00:32:26reste vraiment soudée
00:32:27et donc c'est ce qui
00:32:29nous montre l'envie
00:32:30aussi de continuer.
00:32:32Mais effectivement,
00:32:33on est plus
00:32:34dans la déception,
00:32:35dans le dégoût
00:32:37de ce qui se passe,
00:32:38que ce soit
00:32:38pour notre commune
00:32:39ou pour le maire
00:32:40Olivier Pelland.
00:32:42Ces adjoints
00:32:43au maire démissionnaire,
00:32:44ils ont donc appelé
00:32:44à ce rassemblement
00:32:45de soutien
00:32:46à 18h ce soir
00:32:47devant la mairie.
00:32:48Un certain nombre
00:32:49d'habitants
00:32:50de la commune
00:32:51y sont attendus
00:32:52ainsi que des élus
00:32:53aussi des communes
00:32:54au Virononte.
00:32:55Merci beaucoup,
00:32:56Tangrade,
00:32:56et merci évidemment
00:32:57à Marion Varaldo
00:32:59qui vous accompagne.
00:33:01Manon Varaldo.
00:33:02Ma chère Naïma,
00:33:03c'est un sacerdoce
00:33:05aujourd'hui
00:33:05d'être maire
00:33:06parce qu'on rappelle
00:33:06aussi que
00:33:07les indemnités
00:33:08sont très faibles.
00:33:08Lorsqu'il y a eu
00:33:09les dernières municipales,
00:33:10j'ai eu l'occasion
00:33:10de regarder les barèmes
00:33:11en fonction de la taille
00:33:12des villes
00:33:13et c'est vrai
00:33:13que quand vous êtes
00:33:14dans une commune
00:33:14de moins de 5000 habitants,
00:33:16vous faites ça,
00:33:17c'est presque du pro bono.
00:33:18Donc il faut vraiment
00:33:19avoir le cœur à l'ouvrage
00:33:20et je comprends
00:33:21que quand on s'en prend
00:33:22plein la tête
00:33:23et qu'on en a
00:33:24plein les bottes
00:33:25pour parler un peu
00:33:25trivialement,
00:33:27au bout d'un moment,
00:33:30on n'a pas signé
00:33:31pour ça.
00:33:32Oui, on n'a pas signé.
00:33:32On ne s'enrichit même pas.
00:33:33C'est vrai que
00:33:35en général,
00:33:36on ne le fait pas
00:33:37pour l'indimité.
00:33:38Moi-même,
00:33:38j'ai été élue
00:33:38pendant six ans
00:33:40à Drône,
00:33:41on ne le fait pas
00:33:41pour l'indimité,
00:33:42on le fait par conviction
00:33:44et par engagement
00:33:45parce qu'on se dit
00:33:46je peux certainement
00:33:48contribuer à améliorer
00:33:50la vie de mes concitoyens.
00:33:53Mais là, moi,
00:33:54ce que je voudrais souligner,
00:33:56c'est l'absence de l'État
00:33:57parce qu'ils sont
00:33:58au service aussi
00:33:59de l'État
00:33:59puisqu'ils sont
00:34:00au service aussi
00:34:01de la République,
00:34:02ils sont au service
00:34:03des concitoyens,
00:34:05de leurs administrés
00:34:06et ils sont représentants
00:34:08de l'État
00:34:09et donc normalement,
00:34:11l'État devrait les protéger,
00:34:13notamment le préfet.
00:34:15Je rappelle aussi
00:34:17qu'ils ont des pouvoirs
00:34:18de police
00:34:19puisque c'est le premier magistrat
00:34:20de la ville
00:34:21et qu'ils ont aussi
00:34:22dans ce cadre-là
00:34:24la protection fonctionnelle.
00:34:26Donc là, moi,
00:34:27je m'étonne que le préfet
00:34:28n'ait pas été présent
00:34:29sous préfet et préfet.
00:34:31Peut-être qu'il a bénéficié
00:34:32de la protection fonctionnelle
00:34:33mais qu'il l'a refusée.
00:34:33En fait, pour lui mettre
00:34:34à disposition une protection
00:34:36et empêcher
00:34:37que ce maire
00:34:37ne doive démissionner
00:34:39parce que finalement,
00:34:40ceux qui l'ont menacé,
00:34:41ceux qui ont tagué,
00:34:42ceux qui empêchent
00:34:44la liberté
00:34:46dans le projet politique,
00:34:48eh bien,
00:34:48ils peuvent continuer
00:34:49dans ce cas-là.
00:34:50Marc, peut-être qu'il n'en a pas voulu
00:34:51parce que c'était
00:34:52une combinaison d'événements
00:34:54et qu'il était arrivé
00:34:55à un stade
00:34:56tout bonnement
00:34:56où il n'avait plus du tout
00:34:57envie d'exercer.
00:34:59Mais alors,
00:34:59il y a ce sujet-là,
00:35:00bien évidemment.
00:35:01On rappelle qu'il y a
00:35:01un maire sur quatre
00:35:02qui dit avoir déjà
00:35:03été victime de violences,
00:35:04d'intimidations,
00:35:05que ce soit verbales
00:35:06ou physiques.
00:35:06Donc ça, déjà,
00:35:07c'est le premier point.
00:35:08Évidemment,
00:35:08c'est le premier sujet.
00:35:09Le deuxième sujet,
00:35:10enfin, pardon,
00:35:10est-ce qu'on peut parler
00:35:11deux secondes de la raison
00:35:12pour laquelle il a été menacé ?
00:35:13Une subvention
00:35:20On a eu pendant des mois
00:35:21des attaques absolument immondes
00:35:22contre l'enseignement catholique.
00:35:23On a eu des responsables politiques
00:35:24qui ont allumé des feux partout
00:35:26en expliquant que c'était scandaleux,
00:35:27en expliquant que l'école privée,
00:35:28c'était un système d'endoctrinement
00:35:30et que cela portait préjudice
00:35:31à l'école publique.
00:35:32L'école publique est même
00:35:33en plein effondrement
00:35:33pour connaître ses zones rurales.
00:35:35Parfois, l'école privée,
00:35:36c'est le seul endroit
00:35:36où vous avez encore une école
00:35:37qui tienne à peu près la route,
00:35:38qui soit construite
00:35:39avec des enseignants
00:35:40et avec un programme cohérent.
00:35:42Eh bien, ce maire-là
00:35:43se prend des violences
00:35:44et des menaces
00:35:44parce qu'il a osé participer
00:35:46au financement de cette école.
00:35:48Ce contrat, je rappelle
00:35:49que c'est parfaitement légal
00:35:50de faire cela.
00:35:51Toutes les écoles privées
00:35:52sont financées,
00:35:54ont reçoit beaucoup
00:35:55des subventions publiques
00:35:56et c'est normal
00:35:56parce qu'on a une mission
00:35:57de service public
00:35:58et de voir aujourd'hui
00:35:58un maire obligé
00:36:00de démissionner
00:36:01en raison de ces violences-là.
00:36:02Déjà, c'est scandaleux
00:36:03et deuxièmement,
00:36:04mais j'espère que
00:36:04si jamais il devait démissionner
00:36:06et que ses adjoints
00:36:07devaient prendre son poste,
00:36:09eh bien qu'il maintienne
00:36:09à tout prix cette subvention
00:36:10parce qu'il ne faut pas
00:36:11céder devant la menace,
00:36:12s'il ne faut surtout pas
00:36:13céder devant le chantage
00:36:13de cette extrême-gauche
00:36:14absolument vanité.
00:36:15Oui, j'allais dire
00:36:16qu'on peut soupçonner
00:36:16un contexte idéologique derrière
00:36:19sans trop d'imagination,
00:36:20Johan.
00:36:21Comme toujours dans ces cas-là,
00:36:22il sera intéressant
00:36:23de voir si on les retrouve,
00:36:24de voir quel est le profil
00:36:26de ces personnes
00:36:28qui se sont livrées
00:36:28à ces violences
00:36:29et à ces menaces.
00:36:30Donc j'espère
00:36:31que nous en saurons plus
00:36:32quand l'enquête
00:36:33aura un peu avancé.
00:36:35Mais on peut dire
00:36:36qu'il faudrait mettre
00:36:37le maire sous protection,
00:36:38etc.
00:36:38Mais ce n'est pas une vie
00:36:39de vivre sous protection.
00:36:40En fait, personne ne rêve
00:36:41de vivre sous protection.
00:36:42Ça peut régler le problème
00:36:44une partie du temps,
00:36:45mais pas ad vitam aeternam.
00:36:47Le but, me semble-t-il,
00:36:49c'est de mettre
00:36:50hors d'état de nuire
00:36:51ceux qui se livrent
00:36:52à ces violences
00:36:53et à ces menaces.
00:36:53Mais là, c'est une autre
00:36:54paire de manches.
00:36:55Là, c'est un travail
00:36:56de très, très, très long terme
00:36:58qui engage l'État
00:37:00et qui engage des générations
00:37:01sur le long terme.
00:37:03Alors, vous allez me dire
00:37:04c'est long,
00:37:05mais il faudrait déjà commencer.
00:37:06On pourrait essayer.
00:37:07Il faudrait commencer
00:37:07à prendre des mesures.
00:37:08Or, on constate
00:37:09que ce travail de long terme,
00:37:11il n'est pas mené.
00:37:12Rien n'est fait
00:37:13pour endiguer un phénomène
00:37:15qui, encore une fois,
00:37:16a plutôt tendance
00:37:17à se propager
00:37:18à la société
00:37:18qu'à régresser.
00:37:19Benoît Baré,
00:37:20on parlait de ses pouvoirs
00:37:22relatifs,
00:37:23judiciaires,
00:37:24somme toute relatifs.
00:37:25Il faut quand même préciser
00:37:26que dans la plupart
00:37:26de ces petites localités,
00:37:27les maires n'ont absolument
00:37:28pas les moyens
00:37:28de recruter des agents
00:37:30municipaux
00:37:30pour assurer la sécurité.
00:37:31C'est-à-dire,
00:37:31la police municipale,
00:37:32c'est à partir
00:37:33d'un certain seuil d'habitants.
00:37:35Mais là, vraiment,
00:37:36cet homme,
00:37:36il était livré
00:37:37à lui-même,
00:37:38protection fonctionnelle
00:37:39ou pas.
00:37:39Je veux dire,
00:37:40il ne peut même pas
00:37:40faire régner.
00:37:41Et puis, en plus,
00:37:41vous avez vu ce joyau patrimonial
00:37:43que représente
00:37:44ce petit village
00:37:45en Bretagne
00:37:46avec ses vieilles pierres.
00:37:47C'est tout ce qu'on aime
00:37:48visiter
00:37:48quand on visite
00:37:50notre beau pays.
00:37:51Je ne vois pas
00:37:52pourquoi on aurait
00:37:53à recruter des agents
00:37:54dans ce genre de bourgade
00:37:55a priori paisible.
00:37:57On en est là, quoi.
00:37:58Je crois que le sujet
00:37:59est encore plus grave
00:38:00que ça, en vérité.
00:38:02C'est qu'à force
00:38:03d'hystériser
00:38:04le débat public,
00:38:06certains partis politiques,
00:38:09par leur façon
00:38:10de parler,
00:38:11leur façon
00:38:11de voir la politique,
00:38:13ont inventé
00:38:14une nouvelle notion
00:38:15qui est terrible.
00:38:16C'est celle
00:38:17de violence politique.
00:38:19Et aujourd'hui,
00:38:20lorsque vous êtes maire,
00:38:20et vous l'avez rappelé,
00:38:21l'engagement d'un maire
00:38:22pour sa ville,
00:38:23pour sa commune,
00:38:24et lorsque on voit
00:38:25que ce maire
00:38:25n'a que pour réponse
00:38:27la démission
00:38:27parce qu'il était
00:38:29outragé,
00:38:29parce qu'il y a
00:38:30des violences,
00:38:31parce qu'il était intimidé,
00:38:32et moi je vais vous dire
00:38:33quelque chose en fait,
00:38:33en vérité.
00:38:34Lorsque vous êtes intimidé
00:38:36un maire,
00:38:37lorsque vous le menacez,
00:38:38mais en fait,
00:38:39c'est la démocratie
00:38:39qui part à l'envers.
00:38:41Parce que vouloir imposer
00:38:42ses idées par la force,
00:38:44par l'intimidation,
00:38:45c'est-à-dire quoi ?
00:38:46Ce n'est pas de la démocratie,
00:38:47c'est de la tyrannie.
00:38:48Et aujourd'hui,
00:38:48on se rend compte
00:38:49que c'est lâche
00:38:50parce qu'il n'y a pas
00:38:50d'autres mots
00:38:51que lâche,
00:38:52parce que c'est personne.
00:38:54Lorsque vous faites
00:38:54de la politique,
00:38:56vous combattez,
00:38:57mais dans les urnes,
00:38:58combattez par les idées.
00:39:00Ne vous battez pas
00:39:01au sens propre.
00:39:02Et ce n'est personne
00:39:02qui s'en lâche
00:39:03en se disant
00:39:04que dans une petite commune,
00:39:05de toute façon,
00:39:06on leur voyait tout à l'heure
00:39:06à la vidéoprotection,
00:39:08au final,
00:39:09très compliqué
00:39:10de les interpeller,
00:39:11les identifier,
00:39:12mais je fais confiance
00:39:12au service de police
00:39:13et de gendarmerie pour cela.
00:39:14Mais une nouvelle fois,
00:39:15parce que ça,
00:39:16c'est de la lâcheté
00:39:17pure et simple.
00:39:18Je pense que lui-même,
00:39:18il a une petite idée
00:39:19de qui tout le monde
00:39:20se connaît.
00:39:21Et au-delà de ça,
00:39:22si je peux permettre
00:39:23de finir,
00:39:24au-delà de ça,
00:39:25une fois que les policiers
00:39:27gendarmes vont faire
00:39:27leur travail,
00:39:28vont identifier ces personnes,
00:39:30c'est la même chose.
00:39:32La peine,
00:39:32elle doit tomber,
00:39:33mais pas peut-être,
00:39:34pas éventuellement.
00:39:37C'est doit.
00:39:37Elle doit tomber.
00:39:38Il faut que les messages
00:39:40judiciaires,
00:39:41juridiques,
00:39:41politiques soient clairs.
00:39:42On ne peut plus,
00:39:43aujourd'hui,
00:39:43se contenter d'un tweet.
00:39:45Bon,
00:39:46ça,
00:39:46c'est un exemple.
00:39:47On poursuit.
00:39:48Freyne.
00:39:48Alors là,
00:39:49on revient en région parisienne
00:39:50avec des habitants
00:39:51qui restent choqués
00:39:51par l'attaque qui a eu lieu
00:39:52à la mairie,
00:39:54dans le centre-ville.
00:39:55C'était vendredi soir.
00:39:56Alors là,
00:39:56quand même,
00:39:56on est dans une commune
00:39:57de 30 000 habitants
00:39:59qui est habituellement calme.
00:40:01Mais bon,
00:40:01elle abrite,
00:40:02comme chacun sait,
00:40:03un établissement pénitentiaire.
00:40:04Mais Freyne,
00:40:04c'est vraiment pas
00:40:05un coup de gorge
00:40:06tel qu'on peut l'imaginer.
00:40:08Et elle a récemment
00:40:09basculé à droite,
00:40:10cette ville.
00:40:11Mais pour certains,
00:40:12les dégradations
00:40:13pourraient être
00:40:14une tentative
00:40:14d'intimidation,
00:40:16là encore.
00:40:17Goderic Bay
00:40:18avec le récit
00:40:19de Nicolas Roger
00:40:20et Sharon Camara.
00:40:22Le hall d'accueil
00:40:23de la mairie saccagée,
00:40:24la veille
00:40:25de l'installation
00:40:26du nouveau maire
00:40:27et des vitrines
00:40:28de magasins
00:40:29explosées
00:40:29dans le centre-ville.
00:40:30À Freyne,
00:40:31quelques jours
00:40:31après ces violences,
00:40:32les habitants
00:40:33sont toujours
00:40:34abasourdis
00:40:34par les faits.
00:40:35Moi, j'habite à Freyne
00:40:36depuis 1984.
00:40:38Je n'ai jamais vu
00:40:40Freyne être comme ça.
00:40:42Et j'ai vu ça
00:40:43à la télévision.
00:40:44Je suis vraiment
00:40:45choquée.
00:40:46Mes enfants aussi.
00:40:47Certains habitants
00:40:48établissent un lien
00:40:49entre ces violences
00:40:50et la récente nomination
00:40:52du nouveau maire
00:40:52de la commune.
00:40:54La façon dont je le perçois,
00:40:56c'est qu'effectivement,
00:40:57c'est pas une coïncidence
00:40:59par rapport à l'installation
00:41:01du conseil municipal.
00:41:02Ça me désole
00:41:03et ça me révolte
00:41:04de voir qu'on n'accepte
00:41:06pas des élections
00:41:07parce que c'est ça,
00:41:07en fait.
00:41:09Et qu'on vienne
00:41:09saccager des choses
00:41:10qui ont été remises en état.
00:41:12On a une jolie mairie,
00:41:13on a une petite ville
00:41:14agréable.
00:41:15On est en train
00:41:15de la détruire complètement.
00:41:17J'ai l'impression
00:41:17que c'est que comme ça
00:41:18que les jeunes peuvent
00:41:19montrer qu'ils ne sont
00:41:20pas contents.
00:41:21Je trouve que c'est
00:41:21un peu dommage.
00:41:22Une enquête a été ouverte
00:41:23par le parquet de Créteil
00:41:24pour dégradation
00:41:25de biens publics.
00:41:27Marc,
00:41:29tout ça,
00:41:29ça s'inscrit
00:41:29dans un climat politique
00:41:30de toute façon désastreux.
00:41:32Alors là,
00:41:32ce ne sont pas les opposants.
00:41:33On voit bien
00:41:33que ce sont des délinquants
00:41:34et relativement jeunes
00:41:35sur les images.
00:41:36Il n'y a pas besoin
00:41:36d'un long discours
00:41:38pour voir que vraiment
00:41:39ils s'adonnent
00:41:40à de la destruction
00:41:41pure et simple
00:41:42par pur plaisir
00:41:44de saccager.
00:41:44Mais il y a quand même
00:41:45un climat politique
00:41:46qui alimente
00:41:47ce genre d'attitude
00:41:48débridée.
00:41:49Et j'en veux pour preuve
00:41:51ce qui s'est passé
00:41:51dans les mairies LFI,
00:41:53qui ont récemment
00:41:54basculé LFI
00:41:55la semaine dernière.
00:41:56C'est-à-dire que
00:41:56le fait de huyer
00:41:57les adversaires,
00:41:59de jeter l'opprobre
00:42:00sur celui qui n'est pas
00:42:02d'accord avec vous,
00:42:03d'intimider,
00:42:04je pense que ça désinhibe
00:42:05une partie aussi
00:42:06de la jeunesse.
00:42:07Ça joue à partir du moment
00:42:08où vous avez une partie
00:42:09de la classe politique
00:42:09qui qualifie l'adversaire
00:42:11de fasciste ou de nazi.
00:42:12Effectivement,
00:42:13ça peut légitimer
00:42:14de la violence.
00:42:15Là, en l'occurrence,
00:42:16sans éléments,
00:42:17c'est difficile d'interpréter
00:42:18ces images,
00:42:18même si elles sont
00:42:18évidemment extrêmement choquantes.
00:42:20Ce ne sont pas
00:42:21des opposants politiques.
00:42:22Non, ce ne sont pas
00:42:22des opposants.
00:42:23Ce n'est pas une force politique
00:42:26qui est en présence ici.
00:42:27En revanche,
00:42:27est-ce que c'est une bande
00:42:29de jeunes qui s'est dit
00:42:30« Tiens, ce soir,
00:42:31on va péter la mairie ? »
00:42:32C'est possible ?
00:42:32Est-ce que c'est un message
00:42:33envoyé par d'autres forces
00:42:36dans la ville,
00:42:37au maire élu ou réélu ?
00:42:40Ça peut être une piste à creuser.
00:42:41Est-ce que c'est un message
00:42:42des narcotrafiquants de la ville,
00:42:44par exemple ?
00:42:45C'est un espèce d'avertissement.
00:42:46On l'a vu.
00:42:47Lorsque certaines mairies
00:42:47s'attaquaient au narcotrafic,
00:42:48elles retrouvaient
00:42:49des véhicules municipaux
00:42:51carbonisés le lendemain.
00:42:52Est-ce qu'on est
00:42:53dans ce rapport de force-là
00:42:54ou est-ce qu'on est
00:42:54dans un acte totalement gratuit
00:42:56et imbécile ?
00:42:59Et effectivement,
00:43:00il y a cet aspect d'un côté.
00:43:02L'autre aspect,
00:43:02bien évidemment,
00:43:03la violence politique
00:43:04qui tend à légitimer
00:43:05ce genre d'attaque.
00:43:05Je suis sûr qu'il se trouvera
00:43:06bien un insoumis
00:43:07pour expliquer que tout ceci
00:43:08est une révolte populaire
00:43:09et que ça ne doit donner lieu
00:43:10à aucune condamnation.
00:43:11Benoît Barré,
00:43:11qui avait l'habitude,
00:43:12au vu des images comme ça,
00:43:15vous vous dites quoi ?
00:43:16C'est peut-être, en effet,
00:43:17une tentative d'intimidation
00:43:19de la part de bandes
00:43:20de narcotrafiquants
00:43:21qui auraient consulté le programme
00:43:22et qui se dirait
00:43:23« Avec ce maire-là,
00:43:24on va vouloir faire le ménage
00:43:25dans les points de ville.
00:43:29– Moi, le premier sentiment
00:43:31qui me vient,
00:43:31c'est de la révolte,
00:43:32c'est du dégoût.
00:43:34Quand je vois qu'en plus,
00:43:35je suppose que c'est ceux
00:43:36que de jeunes adolescents
00:43:38avec une chance pour la France,
00:43:40certainement,
00:43:40qui se filment en plus
00:43:41en train de commettre
00:43:43ces méfaits,
00:43:44l'enquête déterminera
00:43:46parce qu'il y aura fatalement
00:43:47des interpellés.
00:43:48Moi, je vais le donner en mille.
00:43:49Je vais le donner en mille.
00:43:50Ce sera certainement des mineurs,
00:43:53certainement connus, reconnus
00:43:54et encore connus,
00:43:55qui vont expliquer
00:43:57que c'était une petite fête
00:43:59entre une petite joie
00:44:00d'aller saccager une mairie
00:44:01en se filmant sans complexe.
00:44:04– Ils ne feront pas
00:44:04un genre de prison.
00:44:05– Mais le terme,
00:44:06j'espère,
00:44:06mais je ne crois pas.
00:44:07Honnêtement,
00:44:08j'ose même plus dire.
00:44:09Vous savez,
00:44:09il y a quelque chose
00:44:10qui me…
00:44:10Pareil,
00:44:11en tant que policier,
00:44:11je crois que tous les collègues
00:44:12sont pareils,
00:44:13qui nous interpellent.
00:44:14Vous savez que le code pénal,
00:44:14c'est toujours des peines prévues
00:44:15de…
00:44:16Toujours le maximum.
00:44:17Le vol,
00:44:18c'est trois ans maximum.
00:44:19Mais on parle quand
00:44:20des peines minimales ?
00:44:21Parce que de dire à chaque fois,
00:44:23de dire « Attention,
00:44:24le chiffon rouge,
00:44:25si vous dégradez,
00:44:26si vous volez,
00:44:27c'est 5 ans,
00:44:284 ans,
00:44:283 ans.
00:44:29Mais 4 ans,
00:44:305 ans,
00:44:303 ans de quoi ? »
00:44:31De rien.
00:44:32– Donc vous militez
00:44:33pour la peine planchée ?
00:44:34– Complètement.
00:44:35Complètement.
00:44:35La peine planchée
00:44:36et surtout,
00:44:36je vous disais tout à l'heure,
00:44:37le fait d'être capable
00:44:38de payer,
00:44:39d'indemniser aujourd'hui
00:44:40cette mairie.
00:44:41Qui va payer cela ?
00:44:42Mis à part le citoyen
00:44:44qui habite là-bas,
00:44:45vous et nous.
00:44:45Non,
00:44:46ces personnes,
00:44:46lorsqu'ils sont interpellés,
00:44:47s'ils sont mineurs,
00:44:49vous savez qui ?
00:44:49Les parents doivent payer.
00:44:50Enfin.
00:44:51Et jusqu'au bout.
00:44:51– Les parents ne sont pas solvables
00:44:53et donc il ne perd…
00:44:54– Il y aura toujours une excuse.
00:44:55– Petite précision
00:44:55de deux petites secondes.
00:44:57Alors la mairie de Fresnes,
00:44:58elle vient de passer à droite.
00:44:59En plus,
00:44:59c'est un nouveau maire
00:45:00issu des Républicains
00:45:01qui vient d'être élu.
00:45:02Et le maire lui-même,
00:45:03le nouveau maire,
00:45:04dit lui-même
00:45:04que cette attaque
00:45:05a évidemment un lien,
00:45:06selon lui,
00:45:06avec l'élection
00:45:07qui vient de se dérouler.
00:45:08Donc ce sont les éléments du maire.
00:45:09– Bien sûr.
00:45:09Et sans doute avec son programme
00:45:10peut-être un peu plus coercitif.
00:45:12Enfin, on verra.
00:45:12On va creuser là aussi.
00:45:13On mènera l'enquête.
00:45:14Petite pause.
00:45:15Merci beaucoup,
00:45:16Pénin Barret,
00:45:17d'avoir été parmi nous
00:45:18cet après-midi.
00:45:19Et on retrouvera Audrey.
00:45:22Ah oui,
00:45:22on vous reste encore un petit peu
00:45:23pour le début
00:45:24de la prochaine émission.
00:45:25On retrouvera Audrey Berthaud
00:45:27pour le journal.
00:45:27A tout à l'heure.
00:45:31De retour avec vous.
00:45:32Il est 16h.
00:45:33La place à Audrey Berthaud
00:45:35pour son journal.
00:45:36C'est à vous.
00:45:36– Rebonjour Nelly,
00:45:37bonjour à tous.
00:45:38Une violente agression
00:45:39au couteau
00:45:40a eu lieu hier soir
00:45:41dans un tramway
00:45:42de la ligne TV3.
00:45:44à Paris.
00:45:45Les faits se sont déroulés
00:45:46vers 23h40
00:45:47à la porte de la chapelle.
00:45:49Selon les premiers éléments,
00:45:51une altercation a éclaté
00:45:52entre l'auteur et la victime.
00:45:53Un mauvais regard
00:45:54serait à l'origine des faits.
00:45:56Après avoir poignardé
00:45:57à plusieurs reprises
00:45:57la victime,
00:45:58l'agresseur a pris la fuite
00:45:59et est toujours recherché
00:46:01à l'heure actuelle.
00:46:02Ce matin,
00:46:03une cinquantaine de camions
00:46:04et de cars de tourisme
00:46:05menaient une opération escargot
00:46:06sur le périphérique parisien.
00:46:08Le but,
00:46:08d'énoncer la hausse
00:46:09du prix du carburant.
00:46:11Une enveloppe
00:46:11d'un montant total
00:46:12de 70 millions d'euros
00:46:13a été débloqué
00:46:14il y a quelques jours.
00:46:15Une aide jugée insuffisante
00:46:17par les principaux intéressés.
00:46:20Et puis,
00:46:20les funérailles
00:46:20de l'actrice et réalisatrice
00:46:22Isabelle Mergaud
00:46:22ont eu lieu ce matin
00:46:24au cimetière du Père Lachaise.
00:46:25De nombreuses personnalités
00:46:27sont venues
00:46:27pour lui rendre
00:46:28un dernier hommage.
00:46:29Parmi eux,
00:46:30Laurent Ruquier,
00:46:31Christine Bravo,
00:46:32Jean-Luc Rechman
00:46:33ou encore Anne Roumanoff,
00:46:35600 personnes environ
00:46:36étaient présentes
00:46:37pour honorer la mémoire
00:46:38de l'actrice décédée
00:46:39des suites d'un cancer.
00:46:41Merci Audrey.
00:46:42Je vous dis à tout à l'heure.
00:46:43Bien sûr,
00:46:43encore des infos rafraîchies
00:46:45autour de 16h30.
00:46:46Toujours avec nos invités,
00:46:47évidemment,
00:46:47Yohann Uzaï,
00:46:48Naïma Mfadel est parmi nous,
00:46:50Benoît Barret
00:46:51pour Alliance Police Nationale,
00:46:54Marc Henault
00:46:55et Rodolphe Carte
00:46:56qui vient de nous rejoindre.
00:46:57Bonjour Rodolphe.
00:46:58Bienvenue parmi nous.
00:46:59Tanguy Hamon également
00:46:59pour le service police-justice
00:47:01parce qu'on va parler
00:47:01à l'occasion des fêtes
00:47:02chrétiennes et juives
00:47:03de Pâques
00:47:04de ces instructions
00:47:05données par Laurent Nunez
00:47:07pour renforcer
00:47:08le dispositif de sécurité
00:47:10autour des lieux de culte.
00:47:12Il a même adressé
00:47:12des consignes au préfet
00:47:14dans un télégramme.
00:47:15Explication pour commencer
00:47:15de Célia Marotte.
00:47:17En matière de sécurité,
00:47:19cette année encore,
00:47:20une attention particulière
00:47:21est portée sur les fêtes
00:47:22chrétiennes et juives.
00:47:23Le ministre de l'Intérieur,
00:47:25Laurent Nunez,
00:47:26s'est montré rassurant
00:47:27Selon lui,
00:47:28le dispositif de protection
00:47:29reste classique
00:47:30mais c'est aussi adapté
00:47:32avec la guerre au Moyen-Orient.
00:47:33Peut-être un certain nombre
00:47:35de points d'intérêt
00:47:36supplémentaires à surveiller.
00:47:37Les intérêts américains,
00:47:39ça peut être des grands sièges
00:47:39d'entreprise.
00:47:41Les synagogues vont faire l'objet
00:47:42d'une attention encore accrue.
00:47:44Il y a eu des renforts
00:47:45de dispositifs sentinelles
00:47:46qui ont été mis en place
00:47:47dès le début du conflit
00:47:48et qui ne donnent jamais le chiffre.
00:47:49Il y a eu des renforts
00:47:50de militaires sentinelles.
00:47:51C'est un gros dispositif
00:47:52qui vient,
00:47:53aux côtés des forces
00:47:54de sécurité intérieure,
00:47:55renforcer le dispositif
00:47:56de protection.
00:47:56Dans un télégramme
00:47:57que nous avons pu consulter,
00:47:59Laurent Nunez a également
00:48:00adressé plusieurs consignes
00:48:02à l'ensemble des préfets.
00:48:03Le ministre de l'Intérieur
00:48:05leur a demandé
00:48:06de prendre attache
00:48:07avec les responsables
00:48:08des cultes,
00:48:08des sites
00:48:09et les élus locaux
00:48:10pour notamment évaluer
00:48:11la situation
00:48:12mais aussi dispenser
00:48:14aux organisateurs
00:48:15des conseils de vigilance
00:48:16et de sécurité préventive
00:48:17adaptés aux circonstances
00:48:19et à la fréquentation attendue.
00:48:21Il conviendra notamment
00:48:22d'insister sur la limitation
00:48:24du nombre d'accès
00:48:25aux lieux de culte.
00:48:25Le contrôle visuel
00:48:26des flux entrants
00:48:27aux fins de détection
00:48:28d'individus suspects
00:48:29sur les lieux
00:48:30et édifices
00:48:30les plus sensibles
00:48:31ou emblématiques,
00:48:32ces moyens devront
00:48:33être déployés
00:48:33en coordination
00:48:34avec les forces
00:48:35de l'opération Sentinelle.
00:48:36Enfin,
00:48:37Laurent Nunez souhaite
00:48:38que les préfets
00:48:38se rapprochent
00:48:39des procureurs
00:48:39de la République
00:48:40afin d'assurer
00:48:41la bonne coordination
00:48:42des mesures de contrôle
00:48:44avec l'autorité judiciaire.
00:48:46Benoît Baribaud,
00:48:47il ne s'agit pas
00:48:47de rendre le climat
00:48:48plus anxiogène
00:48:49qu'il naît.
00:48:50Après tout,
00:48:51normalement,
00:48:51c'est un moment de paix
00:48:53et de ferveur.
00:48:54Donc,
00:48:54on n'a pas envie
00:48:54que les gens aillent
00:48:55à l'église
00:48:56ou dans les temples
00:48:57ou dans les synagogues
00:48:58avec la boule au ventre.
00:48:59Néanmoins,
00:49:01le climat mondial,
00:49:02on le sait,
00:49:02est volatile,
00:49:03particulièrement tendu.
00:49:04Donc,
00:49:04il y a forcément
00:49:04un impact aussi
00:49:06sur notre pays.
00:49:07Est-ce que,
00:49:07de mémoire de policier,
00:49:08vous aviez vu
00:49:08un tel renforcement
00:49:10à l'approche
00:49:11d'une fête
00:49:11aussi emblématique
00:49:12ou ça vous paraît
00:49:13quand même
00:49:14être un fait nouveau ?
00:49:15Alors,
00:49:16les fêtes,
00:49:17notamment Gives,
00:49:17ont toujours fait
00:49:18l'objet
00:49:19de surveillance particulière.
00:49:21Le ministre l'a rappelé.
00:49:23Simplement,
00:49:24aujourd'hui,
00:49:24on est au-delà.
00:49:25Le risque d'attentat
00:49:27est réel.
00:49:28Je veux dire,
00:49:29on ne l'invente pas.
00:49:30On l'a vu
00:49:30avec Bencombe Américain.
00:49:31Exactement.
00:49:32Donc,
00:49:32évidemment,
00:49:33les policiers
00:49:33vont répondre
00:49:34présents,
00:49:35une nouvelle fois,
00:49:35mais aussi pour les fêtes
00:49:36chrétiennes,
00:49:37pour les églises également.
00:49:38Ces fêtes sont quand même
00:49:40nouveaux par rapport à ça.
00:49:41De plus en plus,
00:49:42on a eu maintenant
00:49:42ce qui est quand même
00:49:43exceptionnel,
00:49:44c'est dramatique
00:49:44dans notre pays.
00:49:45C'est que pour exercer
00:49:46son culte
00:49:47dans la meilleure sécurité,
00:49:49on a besoin,
00:49:49une nouvelle fois,
00:49:50de la police,
00:49:51de l'âge d'armerie.
00:49:52C'est ça,
00:49:52le signal qui est mauvais.
00:49:54C'est ça,
00:49:55le risque.
00:49:56Et c'est ça
00:49:56qui interpelle.
00:49:57Évidemment,
00:49:58les policiers,
00:49:59les gendarmes
00:49:59vont répondre présents,
00:50:00comme pour le terrorisme,
00:50:01comme pour le stup,
00:50:02comme pour tout.
00:50:03Les policiers sont là
00:50:05pour répondre présents
00:50:06à tous les problèmes
00:50:08qu'il y a,
00:50:08tous les maux
00:50:08de la société
00:50:09et tous les risques
00:50:10que ça comporte.
00:50:11Mais quand même,
00:50:12la vraie question,
00:50:13c'est cette liberté de culte,
00:50:15en vérité.
00:50:16Cette liberté de culte.
00:50:17Aujourd'hui,
00:50:17les policiers sont là.
00:50:18Alors oui,
00:50:19effectivement,
00:50:20dans les risques,
00:50:21aujourd'hui,
00:50:22la surveillance va être accrue.
00:50:24Et ce seront,
00:50:25évidemment,
00:50:25toutes ces hommes
00:50:26et ces femmes
00:50:27qui font de la police
00:50:28et de l'âge d'armerie
00:50:29qui vont permettre
00:50:30aux fidèles
00:50:30de pouvoir,
00:50:31en toute sécurité,
00:50:33pouvoir bénéficier
00:50:34de leur culte.
00:50:36Et on rappelle
00:50:36que ça leur fait
00:50:37une mission supplémentaire
00:50:37par rapport à la charge
00:50:38qui est déjà la leur
00:50:39et on sait qu'ils sont mis
00:50:40à rude épreuve
00:50:40année après année.
00:50:42Tanguy Hamon,
00:50:43justement,
00:50:43pour qu'on comprenne
00:50:44de quoi il s'agit,
00:50:46à quoi ça va ressembler
00:50:46ce dispositif aussi particulier ?
00:50:48Ce qu'il faut savoir,
00:50:49c'est qu'il y aura
00:50:50des policiers nationaux,
00:50:51policiers municipaux
00:50:53et des effectifs
00:50:54de sentinelle
00:50:54qui seront devant
00:50:55les lieux de culte.
00:50:56On pense aux synagogues,
00:50:58on pense évidemment
00:50:58aux églises
00:50:59pour les fêtes de Pâques.
00:51:01Alors,
00:51:01ils vont avoir
00:51:02un contrôle visuel à faire,
00:51:04c'est-à-dire
00:51:04qu'ils ne vont pas fouiller
00:51:05les sacs ou les habits
00:51:07des personnes
00:51:07qui vont rentrer
00:51:08dans ces lieux de culte,
00:51:08mais il va y avoir
00:51:09un contrôle visuel,
00:51:11identifier évidemment
00:51:12les personnes suspectes
00:51:13et Laurent Nunez
00:51:14a demandé aussi
00:51:14de mettre l'accent
00:51:15sur les véhicules
00:51:17qui seront stationnés
00:51:18devant les églises,
00:51:20par exemple,
00:51:20parce que le risque,
00:51:21là,
00:51:21c'est qu'on ait mis
00:51:22des explosifs,
00:51:23des bombes à l'intérieur
00:51:23et qu'au moment
00:51:24où les individus,
00:51:25les fidèles rentrent
00:51:26ou sortent des églises
00:51:27ou des synagogues,
00:51:28eh bien,
00:51:28qu'on commette un attentat.
00:51:30Ce sera un accent
00:51:31vraiment à mettre
00:51:31sur les forces de l'ordre
00:51:32cette année.
00:51:33Comment on fait
00:51:34pour identifier
00:51:34un véhicule suspect ?
00:51:35Un véhicule qui n'a pas été garé,
00:51:37qui a des plaques étrangères,
00:51:40qui est en mauvais état,
00:51:42qui est occupé
00:51:43par des passagers ?
00:51:44Qu'est-ce qui distingue
00:51:45un véhicule suspect
00:51:46d'un autre ?
00:51:47Déjà,
00:51:47c'est d'abord
00:51:48le sens policier,
00:51:49bien sûr,
00:51:49c'est déjà la première action,
00:51:51le sens policier,
00:51:51on n'en parle pas assez souvent.
00:51:53Il faut rappeler
00:51:53que les policiers,
00:51:54les gendarmes,
00:51:54ce sont d'abord
00:51:54des professionnels.
00:51:55On a cet astin particulier
00:51:57qui nous permet
00:51:57de détecter
00:51:58une situation dangereuse.
00:51:59C'est peut-être un véhicule
00:52:00qui n'était pas là auparavant,
00:52:01qui arrive,
00:52:02un véhicule ventouse,
00:52:03peut-être faussement immatriculé,
00:52:05ou un véhicule
00:52:06que personne n'a jamais vu.
00:52:07Alors ça,
00:52:08ça peut effectivement
00:52:08être des premiers signaux.
00:52:10Et ensuite,
00:52:11il peut y avoir aussi,
00:52:12quelquefois,
00:52:13des personnes
00:52:13qui donnent l'alerte
00:52:14avec des individus
00:52:15qui ont stationné un véhicule,
00:52:16qui seraient partis
00:52:17rapidement de cela.
00:52:18Mais une nouvelle fois,
00:52:18je mets l'accent
00:52:21sur le professionnalisme
00:52:22des policiers.
00:52:23On n'en parle pas assez souvent,
00:52:24mais c'est ça,
00:52:25la réalité,
00:52:25en vérité.
00:52:26C'est ce sens policier,
00:52:28cet engagement policier,
00:52:29H24 du 1er janvier
00:52:30au 31 décembre,
00:52:31qui fait que chacun,
00:52:32que chaque personne
00:52:33de notre pays
00:52:33puisse jouir
00:52:35de toutes ses libertés.
00:52:36Et la première liberté,
00:52:37cette liberté de culte,
00:52:38aujourd'hui,
00:52:39on voit bien
00:52:39qu'elle est remise,
00:52:41qu'elle est remise,
00:52:42qu'elle est remise,
00:52:42qu'elle est remise,
00:52:43en compte en tout cas,
00:52:44on a même du mal,
00:52:46on le comprend,
00:52:47aujourd'hui,
00:52:47ça devient même maintenant
00:52:49dangereux,
00:52:50voire extrêmement délicat,
00:52:52de pouvoir jouir
00:52:54de sa liberté de culte,
00:52:54en tout cas,
00:52:55on le voit.
00:52:56Merci beaucoup
00:52:56d'avoir été des nôtres
00:52:57cet après-midi,
00:52:58on va vous libérer,
00:52:59parce qu'après,
00:53:00on va effectivement passer
00:53:00à un autre sujet
00:53:02et d'autres invités
00:53:02de vous nous rejoindre,
00:53:03merci également Tanguy.
00:53:04Je vais quand même
00:53:04interroger dans l'intervalle
00:53:06Rodolphe,
00:53:07c'est vrai que ça entache
00:53:09quand même un peu
00:53:10ce moment qui est censé
00:53:11être un moment de recueillement,
00:53:12de paix,
00:53:13parce que Pâques,
00:53:14c'est quand même
00:53:15la paix,
00:53:16la foi,
00:53:17la résurrection du Christ,
00:53:19enfin c'est quand même
00:53:19on a tendance à dire
00:53:20que c'est Noël,
00:53:21mais non en fait,
00:53:21pour les chrétiens,
00:53:22c'est vraiment la fête
00:53:24la plus importante
00:53:25du calendrier religieux,
00:53:27du calendrier liturgique.
00:53:29Oui,
00:53:29c'est d'ailleurs une situation
00:53:30qu'on peut connaître
00:53:31dans d'autres pays européens,
00:53:33on pense souvent au plot,
00:53:34vous savez,
00:53:34dans les marchés justement
00:53:37de Noël par exemple
00:53:38en Allemagne
00:53:39et on s'est rendu compte
00:53:40justement qu'on s'habitue
00:53:41petit à petit
00:53:42à sécuriser l'enfer,
00:53:43c'est les caméras de surveillance,
00:53:44à chaque fois qu'il y a
00:53:45un événement,
00:53:45je m'en souviens,
00:53:46lors du Nouvel An
00:53:47on en avait discuté aussi,
00:53:48à chaque fois c'est des mesures
00:53:50de surveillance
00:53:51qu'on renforce
00:53:51justement des gardiens,
00:53:54des militaires
00:53:54avec ces fameuses rondes,
00:53:55ça nous pose question
00:53:56quand même aussi
00:53:57sur la racine des problèmes,
00:53:58à chaque fois on court
00:53:59un petit peu après
00:54:00en essayant toujours
00:54:00de renforcer la sécurité,
00:54:02renforcer la sécurité,
00:54:03mais on se rend compte
00:54:04aujourd'hui
00:54:04que lorsqu'on a une situation
00:54:06ou en tout cas
00:54:06une société intérieure fracturée,
00:54:08on sait à quel point
00:54:09des puissances extérieures
00:54:10peuvent jouer
00:54:11sur ces fractures internes
00:54:12justement,
00:54:13et on sait qu'une société
00:54:15fracturée en interne
00:54:16et un dépôt d'explosifs
00:54:18justement sur lequel
00:54:19on peut jouer.
00:54:20Donc oui,
00:54:20ça nous pose question
00:54:21et à chaque fois
00:54:21on voit cette récurrence
00:54:22dès qu'il y a un grand événement
00:54:23dorénavant,
00:54:24c'est le plan Vigipirate,
00:54:25c'est la surveillance généralisée
00:54:27et c'est de plus en plus
00:54:27aussi les gens
00:54:28qui refusent de sortir
00:54:29et qui ne participent plus
00:54:30au moment de la vie populaire.
00:54:31Ce qui serait triste en effet
00:54:32c'est que des croyants
00:54:36n'aillent pas
00:54:37ou à l'église
00:54:37ou à la synagogue
00:54:38à cette occasion
00:54:39en se disant
00:54:40bon peut-être cette année
00:54:41on ne va peut-être pas risquer
00:54:43plus que nécessaire
00:54:46parce que ce sont des fêtes familiales aussi
00:54:48de mettre nos enfants
00:54:48dans un danger relatif.
00:54:51Vous avez raison,
00:54:52vous avez parlé
00:54:53que ces moments-là
00:54:54devraient être des moments
00:54:55de ferveur,
00:54:56de joie,
00:54:58de communion
00:55:00entre croyants
00:55:01mais malheureusement
00:55:02on constate
00:55:03qu'aujourd'hui
00:55:04ça s'est complètement banalisé
00:55:05et qu'on nous parle
00:55:07de dispositifs
00:55:08à chaque fois
00:55:09ok
00:55:09mais aujourd'hui
00:55:10qu'est-ce que l'État
00:55:11devrait faire
00:55:12justement
00:55:13pour arrêter
00:55:13cette situation
00:55:14vous avez parlé
00:55:15d'intervention étrangère
00:55:18moi je ne crois pas
00:55:18justement c'est ça
00:55:19le drame de notre pays
00:55:20c'est que nous sommes
00:55:21dans un pays fracturé
00:55:23aujourd'hui
00:55:24on a ce séparatisme
00:55:25on n'arrête pas
00:55:26de déjouer
00:55:27des attentats communs
00:55:28par des gamins
00:55:29la menace
00:55:30n'est pas
00:55:31exportée
00:55:31n'est pas importée
00:55:33c'est une menace
00:55:35j'allais dire
00:55:36franco-française
00:55:37et c'est ça
00:55:37le drame
00:55:38et effectivement
00:55:39on a vu l'explosion
00:55:40d'actes antisémites
00:55:41et on voit aussi
00:55:42les explosions
00:55:43d'actes anti-chrétiens
00:55:45et c'est banalisé
00:55:46dans une nation
00:55:47qui est judo-chrétienne
00:55:48donc c'est extrêmement inquiétant
00:55:50et je n'ai pas le sentiment
00:55:51moi que l'État
00:55:52a conscience
00:55:53de l'enjeu
00:55:55bon j'aimerais qu'on parle aussi
00:55:56de ce qui se passe
00:55:56évidemment au Moyen-Orient
00:55:58avec aussi son lot de conséquences
00:55:59sur notre pays
00:56:01on accueille
00:56:02Dora Abdelrazik
00:56:03sur ce plateau
00:56:04notre consultante
00:56:05pour les questions internationales
00:56:06et François Costantini
00:56:07bonjour
00:56:08je rappelle que vous êtes
00:56:09un spécialiste de cette région
00:56:11Donald Trump
00:56:12c'est la dernière communication
00:56:13en date
00:56:14du président des Etats-Unis
00:56:16il menace maintenant
00:56:17d'anéantir
00:56:18je reprends ces mots
00:56:18l'île de Cargue
00:56:19vous savez c'est ce terminal pétrolier
00:56:21qui est essentiel
00:56:21par lequel transite
00:56:22la plupart des approvisionnements
00:56:24en pétrole de l'Iran
00:56:26si le détroit d'Ormuz
00:56:27n'était pas rouvert
00:56:28et si les discussions
00:56:29avec Téhéran
00:56:31n'aboutissaient pas
00:56:33rapidement
00:56:33alors il y a quand même
00:56:34un changement de ton
00:56:35parce que jusqu'à présent
00:56:36il menaçait d'une intervention
00:56:37au sol
00:56:37et là il dit
00:56:38on va anéantir
00:56:39sous-entendu
00:56:41pilonner
00:56:41et là il n'est pas question
00:56:42visiblement à travers ces mots
00:56:43de prendre le contrôle
00:56:44de cette île stratégique
00:56:46Dora
00:56:46comment faut-il l'interpréter ?
00:56:48c'est très difficile déjà
00:56:49d'arriver à déchiffrer
00:56:51Donald Trump
00:56:52puisqu'il dit tout
00:56:52et son contraire
00:56:53en tout cas ce que l'on sait
00:56:54c'est qu'il y a deux conditions
00:56:55comme vous venez de le dire
00:56:57parvenir à un accord
00:56:59et ouvrir le détroit d'Ormous
00:57:00sinon on fait tout exploser
00:57:01alors là il parle
00:57:02d'installation énergétique
00:57:04de dessalement
00:57:05et justement
00:57:05cette fameuse île de Khar
00:57:07une île qui est vitale
00:57:09en fait pour
00:57:10les Iraniens
00:57:11puisque 90%
00:57:12des exportations
00:57:14de pétrole du pays
00:57:14passent par là
00:57:15donc c'est vraiment
00:57:16très important
00:57:18dans le même temps
00:57:18en fait
00:57:19dans ce tweet
00:57:19on voit aussi
00:57:20qu'il est en discussion
00:57:21encore avec
00:57:21les Iraniens
00:57:23c'est en tout cas
00:57:24ce qu'il laisse entendre
00:57:25mais ça ne va pas
00:57:26assez vite
00:57:27alors hier soir
00:57:28dans la presse
00:57:28américaine
00:57:30on a appris
00:57:31que des milliers
00:57:31de soldats américains
00:57:32sont actuellement
00:57:33positionnés
00:57:34dans la région
00:57:34du Golfe
00:57:35donc là aussi
00:57:37on attend peut-être
00:57:38une intervention
00:57:39terrestre
00:57:40l'option
00:57:41est en tout cas
00:57:42sur la table
00:57:42quand est-ce qu'elle va être
00:57:43déclenchée
00:57:44et ça c'est Donald Trump
00:57:45qui va le décider
00:57:46François
00:57:46ça vous paraît plausible
00:57:47qu'il détruise
00:57:49l'outil même
00:57:50d'exportation
00:57:51lui-même
00:57:52qui a des vues
00:57:53quand même
00:57:54sur l'exploitation
00:57:54de ce pétrole
00:57:55et il ne s'en est jamais caché
00:57:56d'avoir accès
00:57:57à cette manne pétroquine
00:57:58ça contrecarrerait
00:57:59ses propres projets
00:58:00je veux dire
00:58:00c'est difficile
00:58:01parce qu'en plus
00:58:02de façon sous-jacente
00:58:03dans les propos
00:58:04de Donald Trump
00:58:05il y a quand même
00:58:06quelques fils
00:58:07permanents
00:58:07notamment la question
00:58:09du pétrole
00:58:09le prix du pétrole
00:58:10est annoncé
00:58:10qu'on va détruire
00:58:11l'île de Karg
00:58:12alors que
00:58:13visiblement
00:58:14le projet
00:58:15qui semblerait
00:58:15quand même
00:58:15le plus rationnel
00:58:16ce serait de la récupérer
00:58:17ou du moins
00:58:18du moins de la contrôler
00:58:18c'est un peu
00:58:20contradictoire
00:58:20alors c'est un message
00:58:21qui est envoyé aux Iraniens
00:58:22mais il faut savoir
00:58:23que dans le rétroviseur
00:58:25de Donald Trump
00:58:26notamment quand on entend
00:58:27son vice-président
00:58:28J.D. Vance
00:58:28qui lui
00:58:29est sur une ligne
00:58:30plutôt prudente
00:58:32de façon générale
00:58:33la volonté quand même
00:58:35c'est de maintenir
00:58:35quand même
00:58:35ce marché du pétrole
00:58:36alors d'en prendre le contrôle
00:58:38d'imposer
00:58:41aux Iraniens
00:58:42notamment
00:58:42une domination stratégique
00:58:44mais on ne pense pas
00:58:45que la destruction
00:58:46ne semble pas être
00:58:47en tout cas
00:58:48un objectif plausible
00:58:49D'un mot
00:58:49on avait cru pressentir
00:58:51à l'approche du week-end
00:58:52qu'il y aurait
00:58:53une intervention
00:58:54au sol
00:58:55enfin beaucoup d'analystes
00:58:56et même des bookmakers
00:58:57semblaient parier
00:58:58sur cette option
00:58:59bon il n'en a rien été
00:59:01c'est le signe
00:59:02selon vous
00:59:03qu'il n'y a pas
00:59:03assez d'hommes
00:59:05positionnés dans la région
00:59:06pour pouvoir mener
00:59:07à bien
00:59:07cette initiative-là
00:59:09de point de vue américain
00:59:10tout dépend
00:59:11de quelle intervention
00:59:11au sol
00:59:12on parle
00:59:13même si on voulait
00:59:14ne serait-ce que
00:59:14débloquer le détroit
00:59:15sur le détroit
00:59:16alors la 82e division
00:59:18aéroportée
00:59:19avec notamment
00:59:19des commandos
00:59:20est la plus appropriée
00:59:21mais ensuite
00:59:23il faut également
00:59:24tenir le détroit
00:59:25il y a notamment
00:59:25la position
00:59:26le détroit
00:59:26il n'y a pas que les Iraniens
00:59:28il y a l'Irak
00:59:28et puis il y a également
00:59:30les monarchies pétrolières
00:59:31on sait quand même
00:59:32qu'en Irak
00:59:33il y a quand même
00:59:33des unités plus bellicistes
00:59:34qu'il y en a
00:59:35dans les monarchies du Golfe
00:59:36qui sont totalement
00:59:37elles tétanisées
00:59:39par l'Iran
00:59:39qui à mon sens
00:59:40ne vont pas réagir
00:59:41ne réagissent pas
00:59:42pour d'autres raisons
00:59:43également
00:59:44là ce serait
00:59:45visiblement
00:59:45pour prendre position
00:59:46sur le Golfe
00:59:47le contrôler
00:59:48et puis
00:59:50contenir les Iraniens
00:59:51notamment dans ce qui est
00:59:52la puissance
00:59:52il ne faut pas oublier
00:59:53quand même
00:59:53qu'il y a quand même
00:59:53un effondrement
00:59:54de l'économie iranienne
00:59:55on en parle peu
00:59:56il y a les ressources
00:59:57en train de se tarir
00:59:59rappelez quand même
01:00:00que ce pays
01:00:02tient
01:00:02parce qu'il a
01:00:03beaucoup de fonctionnaires
01:00:04d'agents des renseignements
01:00:05de services de sécurité
01:00:06et de forces répressives
01:00:06mais même ces gens-là
01:00:07même les forces répressives
01:00:08là mais il faut les payer
01:00:09à un moment
01:00:09s'il y a un mois
01:00:10deux mois
01:00:11trois mois de retard
01:00:11ça pose des problèmes
01:00:12oui et ça peut entraîner
01:00:14aussi une sorte de rébellion
01:00:16voire même une révolution
01:00:17de palais
01:00:18alors ça a évidemment
01:00:19des conséquences en France
01:00:20parce que vous l'avez vu
01:00:20les prix du pétrole
01:00:22sont repartis en flèche
01:00:23et une opération escargot
01:00:26avait lieu sur le périphérique
01:00:26parisien ce matin
01:00:27de la part de plusieurs
01:00:29dizaines de camions
01:00:30et de cars de transport
01:00:31également
01:00:32le gouvernement a annoncé
01:00:33une aide de 50 millions d'euros
01:00:34d'ailleurs pour le secteur
01:00:35des transports
01:00:35mais ça ne paraissait pas
01:00:36suffisant
01:00:37à ces TPE et PME
01:00:38qui ont des problèmes
01:00:39de trésorerie
01:00:39le gouvernement
01:00:40qui ne veut pas en rester là
01:00:41Dunia bonjour
01:00:42Dunia Tengour
01:00:43vous êtes devant Matignon
01:00:45dans la cour de Matignon
01:00:45parce qu'il y a une réunion
01:00:46qui est prévue
01:00:47d'ici quelques minutes
01:00:49autour du Premier ministre
01:00:51le Premier ministre
01:00:52il anticipe
01:00:53la crise
01:00:54il va procéder
01:00:55à des annonces
01:00:55et donc il est question
01:00:56du retour
01:00:58d'une sorte de chèque énergie
01:01:02exactement
01:01:02Nelly bonjour
01:01:03alors nouvelle réunion
01:01:04ici à Matignon
01:01:05les réunions
01:01:06se multiplient
01:01:07sur l'énergie
01:01:08aujourd'hui
01:01:09on parle du plan
01:01:10d'électrification
01:01:10c'est comment rendre
01:01:11la France plus indépendante
01:01:13alors la réunion
01:01:13va débuter
01:01:14dans quelques minutes
01:01:15à 16h30
01:01:16autour de plusieurs ministres
01:01:17parmi eux
01:01:17Roland Lescure
01:01:18et aussi Vincent Jambrun
01:01:20parmi eux
01:01:20je ne vais pas tous
01:01:21vous les citer
01:01:21mais vous le savez
01:01:22la question de la hausse
01:01:23des prix de l'énergie
01:01:24préoccupe les français
01:01:25mais surtout
01:01:26l'exécutif
01:01:27qui veut trouver
01:01:29des solutions
01:01:29alors ce matin
01:01:30le Premier ministre
01:01:31a annoncé une aide immédiate
01:01:33dès cette semaine
01:01:34il y aura
01:01:343,8 millions de foyers
01:01:37soit plus de 6 millions
01:01:38de français
01:01:38qui vont recevoir
01:01:39automatiquement
01:01:39ce chèque énergie
01:01:41qui sera à hauteur
01:01:42de 153 euros
01:01:43en moyenne par foyer
01:01:44c'est un dispositif
01:01:45mis en place
01:01:46selon bien sûr
01:01:47des conditions
01:01:48de ressources
01:01:49bien sûr
01:01:49et du type de logement
01:01:51voilà une mesure
01:01:52qui entend bien montrer
01:01:53bien que le gouvernement
01:01:54est dans l'action
01:01:55parce que les français
01:01:56attendent des réponses
01:01:57cette crise énergétique
01:01:59qui va venir
01:02:00alors bien sûr
01:02:01on sait très bien
01:02:02que l'heure
01:02:02est à l'économie d'état
01:02:04mais Sébastien Lecornu
01:02:05veut en tout cas
01:02:07donner un coup de pouce
01:02:08aux français
01:02:08les plus modestes
01:02:10même si l'opposition
01:02:11fait part de ses doutes
01:02:13notamment le Rassemblement National
01:02:14et Jordan Bardella
01:02:15qui a tout de suite réagi
01:02:16à cette annonce
01:02:17d'aide immédiate
01:02:18qui appelle plutôt
01:02:19à des baisses de taxes
01:02:20plutôt que
01:02:21d'offrir ce chèque énergie
01:02:23puisqu'il s'agit en fait
01:02:24finalement d'une aide ponctuelle
01:02:26et on sait très bien
01:02:27ça s'est vu
01:02:28lors du Covid
01:02:29que ces aides ponctuelles
01:02:30pouvaient avoir aussi
01:02:32des conséquences
01:02:32sur l'économie française
01:02:34merci beaucoup
01:02:35Dounia
01:02:35alors Eric
01:02:36je parlais du prix
01:02:37du carburant
01:02:38ça explose
01:02:39enfin je veux dire
01:02:40là on a vu
01:02:40plus 8 centimes
01:02:41pour le 95
01:02:43plus 5 centimes
01:02:44pour le gazole
01:02:45oui c'est ça
01:02:45et pour le gazole
01:02:46alors le gazole
01:02:47c'est important
01:02:47parce que ça reste
01:02:48le carburant
01:02:49le plus consommé en France
01:02:50on croit toujours
01:02:50qu'il y a moins
01:02:50une voiture diesel
01:02:51mais en fait
01:02:52il y a un énorme parc diesel
01:02:53qui continue de rouler
01:02:54les ventes
01:02:55c'est seulement 5%
01:02:56mais en revanche
01:02:58beaucoup de français
01:02:58continuent d'avoir
01:02:59une voiture diesel
01:03:00et d'ailleurs
01:03:01maintenant le diesel
01:03:01est monté très haut
01:03:02plus que le sans plomb
01:03:03c'est ça qu'il faut
01:03:04alors pendant des années
01:03:05on disait
01:03:05ah il faut acheter du diesel
01:03:06c'est moins cher
01:03:06bon ça les détaxations
01:03:08c'est fini
01:03:09deuxièmement
01:03:09le parc de véhicules
01:03:11utilitaires considérable
01:03:1292% des camionnettes
01:03:14camions, autocars
01:03:1692% roule au diesel
01:03:17vous vous rendez compte
01:03:18c'est eux qui sont ennuyés
01:03:19et là vous avez
01:03:21les derniers chiffres
01:03:232,19 euros
01:03:23en plus c'est une moyenne
01:03:24mais ce qu'il faut voir
01:03:25c'est l'augmentation
01:03:26presque de 50 centimes
01:03:28en l'espace d'un mois
01:03:29donc vous voyez
01:03:29on s'imagine un autocariste
01:03:31une petite PME
01:03:32moi j'en ai interviewé
01:03:32sur ces news
01:03:33des autocaristes
01:03:34qui font du transport
01:03:36régional
01:03:36et du jour au lendemain
01:03:37ils payent 50 centimes
01:03:39est-ce que l'état
01:03:40en fait assez
01:03:40on a vu la chèque énergie
01:03:41qui va être déployée
01:03:42c'est déjà un geste
01:03:44il y a les aides
01:03:45au TPE-PME
01:03:46qui ont des grosses
01:03:47difficultés de trésorerie
01:03:48encore faut-il pouvoir
01:03:48le prouver
01:03:49est-ce qu'on peut aller plus loin ?
01:03:50alors c'est 70 millions d'euros
01:03:51pour tout le monde
01:03:52y compris agriculteurs
01:03:54pêcheurs
01:03:55transporteurs
01:03:55mais actuellement
01:03:57ce matin
01:03:57ils disaient
01:03:58nous on veut 400 millions
01:03:59on veut 400 millions
01:04:00c'est exactement
01:04:01ce que représentait
01:04:01l'aide
01:04:02qui avait été débloquée
01:04:03lors du déclenchement
01:04:05de la guerre en Ukraine
01:04:05on ne peut pas revenir là
01:04:06c'est impossible
01:04:08là ça fait 20%
01:04:09de remise
01:04:10pour les transporteurs
01:04:11les agriculteurs
01:04:12c'est 0,04 centimes
01:04:14enfin 0,04 centimes
01:04:15c'est pas beaucoup
01:04:164 centimes
01:04:16les transporteurs
01:04:1820 centimes
01:04:18de remise
01:04:19sur le gazole
01:04:20et les agriculteurs
01:04:214 centimes
01:04:22pourquoi ?
01:04:23parce qu'ils ont un gazole
01:04:24non routier
01:04:24et ils disent
01:04:25c'est pas suffisant
01:04:26vous allez voir
01:04:26les prix vont augmenter
01:04:28dans la grande distribution
01:04:28ce matin
01:04:29il y avait le patron
01:04:29d'Intermarché Mousquetaires
01:04:31qui disait
01:04:31on va devoir renégocier
01:04:33encore les prix
01:04:34avec les industriels
01:04:35de l'agroalimentaire
01:04:36parce que eux
01:04:36bien sûr
01:04:36ils vont avoir
01:04:37la répercussion
01:04:37du prix de l'engrais
01:04:39vous savez qu'un pêcheur
01:04:40il inclut dans son prix
01:04:41du poisson
01:04:4250% le prix
01:04:43du transport
01:04:43du carburant
01:04:44quand vous achetez
01:04:45une sole
01:04:46ou un saumon
01:04:47si vous payez
01:04:486 euros
01:04:49il y a 3 euros
01:04:50de transport
01:04:51de frais de carburant
01:04:52donc c'est pas rien
01:04:54merci Eric
01:04:55on va étendre
01:04:56un petit peu
01:04:56le débat
01:04:57un dernier mot
01:05:00tout le monde dit
01:05:00bah ouais
01:05:00mais l'Etat
01:05:01il encaisse de l'argent
01:05:02peut-être
01:05:02mais le problème
01:05:04il n'est pas là
01:05:04c'est la situation
01:05:05financière de la France
01:05:06si vous regardez
01:05:07juste le déficit
01:05:07pourquoi à votre avis
01:05:08l'Espagne
01:05:09l'Italie
01:05:09le Portugal
01:05:10font plus
01:05:10c'est parce qu'ils ont
01:05:11assaini leur compte
01:05:12tout simplement
01:05:12bon est-ce que
01:05:13Rodolphe Carte
01:05:15pour que vous
01:05:15non non
01:05:16parce que c'est
01:05:17effectivement
01:05:17consternant
01:05:18quelque part
01:05:18de voir quand même
01:05:20qu'il y a si peu
01:05:20de réaction de l'Etat
01:05:22ça interroge
01:05:22mais c'est parce que
01:05:23l'argent est malotonisé
01:05:24encore une fois
01:05:25on dirait bien toujours
01:05:25c'est ça qui est consternant
01:05:26Rodolphe
01:05:27en même temps
01:05:27les agences
01:05:29bon Rodolphe
01:05:30est-ce que l'Etat
01:05:31peut
01:05:31l'Etat avec son chèque
01:05:33ça va
01:05:33ça va
01:05:34permettre de combler
01:05:35le manque à gagner
01:05:36de ces foyers
01:05:37qui ont recours
01:05:39à la voiture
01:05:39pour pouvoir aller travailler
01:05:40tout simplement
01:05:41le problème
01:05:42c'est qu'on dit
01:05:42qu'il est en action
01:05:43l'Etat il est toujours
01:05:44en réaction
01:05:45on est dans un monde
01:05:46instable
01:05:47on le sait depuis 2022
01:05:48etc
01:05:48l'ère des carnivores
01:05:50des herbivores
01:05:51or vous voyez par exemple
01:05:52avec l'Italie
01:05:52l'Italie
01:05:53Georgia Meloni
01:05:54a diversifié
01:05:55ses apports
01:05:56et on sait que
01:05:56quand on est dans
01:05:57des périodes
01:05:57on va dire
01:05:58de difficultés
01:05:59pour voir et faire
01:06:00de la prévoyance
01:06:01il faut diversifier
01:06:02ses apports
01:06:02et Meloni le fait
01:06:03par exemple
01:06:03en renouant des contacts
01:06:04avec le Maghreb
01:06:05et notamment avec l'Algérie
01:06:07aussi c'est très intéressant
01:06:08on mentionne le Covid
01:06:09le Covid
01:06:10on s'est quand même
01:06:10rendu compte
01:06:11qu'on n'avait plus
01:06:11d'industrie
01:06:12qu'on avait des difficultés
01:06:13pour s'approvisionner
01:06:14en médicaments
01:06:15etc
01:06:16est-ce qu'on a avancé
01:06:17j'ai envie de dire
01:06:18d'une case
01:06:20d'un iota
01:06:21sur cette question
01:06:22est-ce que maintenant
01:06:22par exemple
01:06:23on fabrique des masques
01:06:24est-ce qu'on fabrique
01:06:25et on voit même
01:06:25en plus qu'on a
01:06:26de plus en plus
01:06:27de fermetures d'entreprises
01:06:28dernier point
01:06:29et là c'est peut-être
01:06:30l'enjeu on va dire politique
01:06:31c'est quand même
01:06:31encore une fois de plus
01:06:32cette opposition
01:06:33entre une France périphérique
01:06:34qui marche à la bagnole
01:06:35et de l'autre côté
01:06:36des métropoles fermées
01:06:37qui justement marchent en basse
01:06:38donc en France
01:06:38non seulement on n'a pas de pétrole
01:06:40mais en plus
01:06:40on n'a pas beaucoup d'idées
01:06:41non mais c'est ça
01:06:43la confusion
01:06:45François
01:06:45comment vous voyez
01:06:46l'évolution
01:06:47du prix du baril
01:06:49là si la crise
01:06:50dure encore
01:06:50une ou deux semaines
01:06:51on pourrait atteindre
01:06:53la barre fatidique
01:06:53des 200 dollars le baril
01:06:55on a franchi les 100
01:06:56mais vous savez
01:06:57que le marché du pétrole
01:06:58est un marché très sensible
01:06:59et qui est comme
01:07:01beaucoup de marchés financiers
01:07:02aujourd'hui
01:07:02vous savez
01:07:02avec des effets psychologiques
01:07:04qui sont tout à fait énormes
01:07:06il suffit d'une annonce
01:07:07le pétrole déjà
01:07:08c'est pas simplement
01:07:09une question d'ajustement
01:07:09de la production
01:07:10même si vous avez
01:07:11le pays qui le font
01:07:11je rappelle qu'un pays
01:07:12comme l'Arabie Saoudite
01:07:13ils peuvent varier
01:07:14en 24 heures
01:07:14de plus ou moins
01:07:152 millions de barils
01:07:17c'est tout à fait énorme
01:07:18et ils jouent le rôle
01:07:19de régulateur
01:07:20en quelque sorte
01:07:21régulateur
01:07:23sur
01:07:23donc en quelques jours
01:07:24vous pouvez prendre
01:07:2550 dollars
01:07:26sur le prix du baril
01:07:27par contre
01:07:27on n'est pas dans la perspective
01:07:29de 73
01:07:30des guerres du Kipour
01:07:31il ne faut pas oublier
01:07:32on l'a vécu
01:07:32pendant 30 ans
01:07:33avec un baril
01:07:35à 2 dollars
01:07:36ce qui a permis
01:07:37notamment la croissance
01:07:37des 30 glorieuses
01:07:38là on n'est pas
01:07:39dans la même configuration
01:07:40mais on peut avoir
01:07:41en effet
01:07:41un soubresaut
01:07:42sur le prix du baril
01:07:43quand on pourrait avoir
01:07:44des baisses
01:07:45en fonction des annonces
01:07:46mais on craint
01:07:47malheureusement
01:07:47une tendance à la hausse
01:07:48merci beaucoup
01:07:49d'avoir été parmi nous
01:07:50pour nous éclairer
01:07:50et merci Eric
01:07:51avec tous ces chiffres
01:07:52et ces mises en perspective
01:07:53petite pause
01:07:54et puis on revient
01:07:55aux problématiques
01:07:56des municipales
01:07:57évidemment
01:07:57Marc Hainaut
01:07:57et Rodolphe Carr
01:07:58pour réagir
01:07:59là-dessus
01:07:59à tout de suite
01:08:0316h30
01:08:03c'est le JT d'Audrey Berthaud
01:08:06avec les infos à retenir
01:08:07en ce lundi après-midi
01:08:07Donald Trump menace l'Iran
01:08:10d'anéantir un site pétrolier
01:08:11essentiel pour le pays
01:08:13sur son réseau
01:08:14Truth Social
01:08:15Donald Trump affirme
01:08:16je cite
01:08:16si le détroit d'Hormuz
01:08:18n'est pas immédiatement
01:08:19ouvert aux affaires
01:08:20nous conclurons
01:08:21notre charmant séjour
01:08:22en Iran
01:08:22en faisant exploser
01:08:23et en anéantissant
01:08:24complètement
01:08:25toutes leurs centrales électriques
01:08:26leurs puits de pétrole
01:08:27et l'île de Carc
01:08:28déclaration donc
01:08:29de Donald Trump
01:08:30sur son réseau social
01:08:32la Russie a ordonné
01:08:33l'expulsion d'un diplomate
01:08:34en poste
01:08:35à l'ambassade du Royaume-Uni
01:08:36à Moscou
01:08:37l'homme est accusé
01:08:38d'espionnage
01:08:39il aurait mené
01:08:39des activités
01:08:40de renseignement
01:08:41et de subversion
01:08:42une agence de presse
01:08:43russe précise
01:08:44qu'il doit quitter
01:08:45la Russie
01:08:45dans un délai de deux semaines
01:08:47et enfin
01:08:48direction l'île de la Réunion
01:08:49le piton de la Fournaise
01:08:50est de nouveau en éruption
01:08:51et hier matin
01:08:52des coulées de lave
01:08:53étaient à nouveau apparentes
01:08:55la lave
01:08:55qui s'écoule
01:08:56en majeure partie
01:08:57vous le voyez
01:08:57sur la surface du volcan
01:08:59la Réunion
01:09:00n'avait pas connu
01:09:01un tel événement
01:09:02depuis 2007
01:09:04merci beaucoup
01:09:05ma chère Audrey
01:09:06c'est presque l'heure
01:09:07des livres
01:09:07cet après-midi
01:09:08non je plaisante
01:09:09vous connaissez
01:09:10l'heure des livres
01:09:10vous l'avez
01:09:14à 14h50
01:09:14non on va parler
01:09:15des livres
01:09:16de nos invités
01:09:17Rodolphe Quart
01:09:18j'ai omis de préciser
01:09:18que vous étiez
01:09:19un grand connaisseur
01:09:20du système LFI
01:09:21et de Mélenchon
01:09:21en particulier
01:09:22avec ce livre
01:09:23Mélenchon le bruit
01:09:24et la faveur
01:09:24portrait d'un révolutionnaire
01:09:26voilà qui tombe à point
01:09:27nommé dans cette actualité
01:09:29je pense qu'on en parlait
01:09:30tout à l'heure
01:09:30vous ne pouviez pas
01:09:32mieux tomber
01:09:33finalement
01:09:34vous avez eu du nez
01:09:35le nez creux
01:09:36et les événements
01:09:37vous le confirment
01:09:38l'ampleur des dégâts
01:09:39ça aussi c'est d'actualité
01:09:40mon cher Marc
01:09:42regardons cette magnifique couverture
01:09:43l'ampleur des dégâts
01:09:45avec
01:09:45vous voyez
01:09:46le portrait d'Emmanuel Macron
01:09:47qui s'affiche devant
01:09:49des ruines
01:09:50de
01:09:50qu'est-ce que c'est
01:09:50l'Elysée
01:09:51ah bah c'est l'Elysée
01:09:52en ruine
01:09:52ah bah dis donc
01:09:52vous n'êtes pas les mains mortes
01:09:54mais pas dans cet état là
01:09:55non c'était simplement
01:09:56après comme Emmanuel Macron
01:09:58va quitter le pouvoir
01:09:58d'ici un an
01:09:59l'idée c'est effectivement
01:10:00de faire un premier bilan
01:10:01de ces deux quinquennats
01:10:02parce qu'on parle beaucoup
01:10:03de celui qui est en cours
01:10:04mais on a presque tendance
01:10:06à oublier celui qui a précédé
01:10:07et on s'aperçoit
01:10:08qu'en réalité
01:10:08quel que soit le sujet
01:10:09Emmanuel Macron
01:10:10a littéralement tout raté
01:10:11et en tout cas
01:10:11c'est ce qu'on s'est
01:10:13attaché à expliquer là-dedans
01:10:14et François Constantini
01:10:15qui ne s'intéresse pas
01:10:16que à la géopolitique
01:10:18et au Moyen-Orient
01:10:19est aussi féru
01:10:20d'histoire politique
01:10:22en France
01:10:22et d'ailleurs
01:10:22ce sera l'objet
01:10:23de votre prochain ouvrage
01:10:24bon nous voilà bien parés
01:10:26pour entamer
01:10:26le prochain chapitre
01:10:27on va parler de ces tensions
01:10:28de ces incidents
01:10:29cette séquence
01:10:30qui interroge
01:10:31dans les conseils municipaux
01:10:32depuis la semaine dernière
01:10:33à vrai dire
01:10:34alors à la Courneuve
01:10:35avec à sa tête
01:10:36le maire insoumis
01:10:37Ali Djawara
01:10:39il y a un certain nombre
01:10:40de questionnements
01:10:41des images
01:10:42que vous avez vu tourner
01:10:43et qui font énormément
01:10:45réagir sur ce que doit être
01:10:47le Saint des Saints
01:10:48c'est-à-dire l'enceinte
01:10:48de la République
01:10:49regardez tout cela
01:10:50et mise en image
01:10:51par Chloé Tarka
01:10:52c'était une première
01:10:54très observée
01:10:55à la Courneuve
01:10:56après son élection
01:10:58le nouveau maire insoumis
01:10:59Ali Djawara
01:11:00présidé ce samedi
01:11:02son tout premier conseil
01:11:03municipal
01:11:03mais rapidement
01:11:05le ton est monté
01:11:06première séquence
01:11:07qui interpelle
01:11:08les prises de parole
01:11:10de l'opposition
01:11:11Oumarou Doukouré
01:11:12adversaire socialiste
01:11:13du maire
01:11:14lors du second tour
01:11:15tente ici
01:11:15de s'exprimer
01:11:16oui
01:11:17beaucoup a été fait
01:11:18pour détourner cette élection
01:11:19de ce qu'elle aurait dû être
01:11:21un choix serein
01:11:22un choix lisible
01:11:24un choix
01:11:25puis impossible pour lui
01:11:27de terminer son intervention
01:11:29régulièrement interrompu
01:11:30par le doyen de séance
01:11:32Mohamed Awichich
01:11:47Autre moment
01:11:48qui fait réagir
01:11:49la remise de l'écharpe tricolore
01:11:51à une élue portant le voile
01:11:52un cas autorisé
01:11:54mais qui s'inscrit
01:11:55dans un cadre strict
01:11:56le conseil d'état
01:11:57rappelle en effet
01:11:58que les élus doivent veiller
01:11:59à ne pas porter atteinte
01:12:01au principe de neutralité
01:12:02du service public
01:12:03ni adopter
01:12:04de démarche
01:12:05de prosélytisme
01:12:06dans la salle également
01:12:07la présence remarquée
01:12:08du maire insoumis
01:12:09de Saint-Denis
01:12:10enfin
01:12:11Ali Diouara
01:12:12a prolongé
01:12:12les échanges
01:12:13sur le parvis
01:12:14de la mairie
01:12:14prochain rendez-vous
01:12:15le 9 avril
01:12:16pour un nouveau
01:12:17conseil municipal
01:12:18c'est la république
01:12:21qu'on adapte
01:12:22à ses amis
01:12:23à sa sauce
01:12:24en fait
01:12:24et puis vous le disiez
01:12:26accessoirement
01:12:27c'est interdit
01:12:27de contester
01:12:28un opposant
01:12:29de lui couper
01:12:29le micro comme ça
01:12:30d'abord le plus choquant
01:12:31c'est le clientélisme
01:12:32et le communautarisme
01:12:33qui là tournent absolument
01:12:35à plein régime
01:12:35mais encore une fois
01:12:37ils l'avaient dit
01:12:38ils le font
01:12:39et ils continueront
01:12:40à le faire
01:12:40ce qui les empêche
01:12:41de le faire
01:12:43mais oui
01:12:44par ailleurs
01:12:44on voit bien
01:12:45que le public présent
01:12:47dans les conseils municipaux
01:12:48c'était le cas
01:12:48à Saint-Denis également
01:12:49c'est le cas
01:12:50à la Courneuve
01:12:50donc manifestement
01:12:52la municipalité
01:12:54ceux qui ont gagné
01:12:55cette élection
01:12:56les maires sortants
01:12:57font venir du public
01:12:58acquis à leur cause
01:12:59pour faire pression
01:13:00sur leurs opposants
01:13:01là en l'occurrence
01:13:01les opposants
01:13:02on parle de personnes
01:13:03du parti socialiste
01:13:04d'accord
01:13:04donc c'est une opposition
01:13:07toute relative
01:13:07c'était pareil
01:13:08avec Mathieu Hanot
01:13:09j'entends bien
01:13:10mais ce sont des gens
01:13:11du parti socialiste
01:13:12ils peuvent difficilement
01:13:13les taxer d'extrême droite
01:13:14mais ils sont quand même
01:13:15des opposants
01:13:16et ils font venir
01:13:17un public
01:13:17pour exercer une pression
01:13:19sur eux
01:13:19les siffler
01:13:21les huer
01:13:22les empêcher de parler
01:13:23c'est déjà condamnable
01:13:24en soi
01:13:25mais ça l'est d'autant plus
01:13:26que c'est complètement interdit
01:13:27normalement quand vous assistez
01:13:28à un conseil municipal
01:13:30c'est public
01:13:31mais vous n'avez pas le droit
01:13:32de prendre la parole
01:13:33vous devez laisser les élus
01:13:35travailler entre eux
01:13:36s'exprimer entre eux
01:13:37il n'est prévu à aucun moment
01:13:38que le public puisse s'exprimer
01:13:41manifestement
01:13:41cela n'a pas été respecté
01:13:43bien au contraire
01:13:43Rodolphe
01:13:44vous êtes un grand connaisseur
01:13:45de LFI
01:13:46et de son fonctionnement
01:13:47LFI avait créé
01:13:48le terreau
01:13:49pour ça
01:13:50mais j'ai l'impression
01:13:51que petit à petit
01:13:52même les cadres
01:13:53même le management
01:13:55les lieutenants
01:13:56de Jean-Luc Mélenchon
01:13:56vont se retrouver débordés
01:13:58par une sorte
01:14:00d'extension d'eux
01:14:01qu'ils ont créé
01:14:01et qui échappe
01:14:02à leur contrôle
01:14:03oui il y a une vraie accélération
01:14:04pour moi
01:14:04il y a vraiment une bascule
01:14:05sur trois points
01:14:07d'un point de vue culturel
01:14:08générationnel
01:14:09vous vous en souvenez
01:14:10c'est ces images
01:14:11qu'on a vues
01:14:12où on voyait
01:14:12des militants communistes
01:14:14entonnaient l'international
01:14:15alors qu'ils allaient être remplacés
01:14:16donc on a vu
01:14:17cette bascule
01:14:18de l'ancienne ceinture rouge
01:14:19banlieue rouge
01:14:20justement
01:14:20qui votait largement
01:14:21communiste
01:14:22passé
01:14:22France insoumise
01:14:23donc cette alliance
01:14:24on va dire
01:14:26islamo-gauchiste
01:14:27comme on aime la dire
01:14:27mais là par contre
01:14:28on arrive peut-être
01:14:29aux premières contradictions
01:14:30qu'on a souvent pointées du doigt
01:14:31justement
01:14:32entre ces deux courants
01:14:33dans mon livre
01:14:33je revenais sur le fait aussi
01:14:34que c'était une alliance
01:14:35un peu de circonstance
01:14:36des deux côtés
01:14:37on n'est pas tellement dupe
01:14:38en réalité
01:14:39j'ai envie de dire
01:14:40du camp d'en face
01:14:40mais on se rend compte
01:14:41qu'il y a un moment politique
01:14:43où il faut quelque part
01:14:44qu'on fasse alliance
01:14:44sous des mythes unitaires
01:14:47le mythe antifasciste
01:14:48et surtout le mythe
01:14:48on va dire
01:14:49du palestinisme
01:14:50mais là on voit
01:14:51que justement
01:14:51Jean-Luc Mélenchon
01:14:52a peut-être creusé
01:14:53j'ai envie de dire
01:14:54le trou
01:14:54où il mettra sa tombe
01:14:56justement
01:14:56parce qu'on voit
01:14:58des personnalités
01:14:58qui vont émerger
01:14:59de manière indépendante
01:15:01relativement
01:15:01en rupture
01:15:02très vite
01:15:03avec
01:15:04la France insoumise
01:15:05ce qui est vraiment
01:15:06la fusée
01:15:07on va dire
01:15:07électorale
01:15:08pour accéder
01:15:09en 2027
01:15:10au premier tour
01:15:10donc là oui
01:15:11on va peut-être voir
01:15:12pour la première fois
01:15:13une indépendance
01:15:14des lieutenants
01:15:14de Mélenchon
01:15:15Marc
01:15:16c'est comme
01:15:17un monstre concret
01:15:18d'une certaine manière
01:15:19et qui va encore plus loin
01:15:21que ce que vous aviez
01:15:22prophétisé
01:15:23dans le non-respect
01:15:24dans les huées
01:15:26normalement
01:15:26quand on fait de la politique
01:15:27à l'ancienne
01:15:28on ne peut pas promouvoir
01:15:29ce genre de comportement
01:15:30déjà je suis assez d'accord
01:15:32avec ce que je viens de dire
01:15:32Rodolphe Carr
01:15:33il y a eu
01:15:33de toute façon
01:15:34un premier coup de semence
01:15:35c'était en juin 2024
01:15:36lorsque Rima Hassan
01:15:37était devant
01:15:39des partisans
01:15:39de la France Insoumise
01:15:40alors c'était très amusant
01:15:41parce que c'est sur un char
01:15:42et sur ce char
01:15:42il y avait Alexis Corbière
01:15:44François Ruffin
01:15:44deux personnalités
01:15:45de la France Insoumise
01:15:46qui ne savaient pas encore
01:15:46qu'en ce moment
01:15:47ils étaient en train d'être purgés
01:15:48par leur parti
01:15:50Rima Hassan
01:15:50qui disait
01:15:51le temps du porte-parole
01:15:52pour les minorités
01:15:52est terminé
01:15:53et finalement
01:15:54c'est tout ce qui s'est passé après
01:15:56en fait
01:15:56ce qui est très intéressant
01:15:57c'est de savoir
01:15:57qui est Ali Douara
01:15:58Ali Douara
01:15:59c'est quelqu'un
01:15:59qui a gravité
01:16:00à l'UDI
01:16:01c'est quelqu'un
01:16:06une organisation aux citoyens
01:16:07qui s'appelle
01:16:07la Seine-Saint-Denis-au-Cœur
01:16:08il s'est présenté en 2022
01:16:10en dissident de la NUPES
01:16:12ça n'a pas fonctionné
01:16:12et en 2024
01:16:13en réalité
01:16:14Jean-Luc Mélenchon
01:16:15l'a investi
01:16:15pourquoi ?
01:16:16pour dégager Raquel Garrido
01:16:18c'est le candidat
01:16:19qui a été envoyé face
01:16:19à Raquel Garrido
01:16:20et finalement
01:16:20il incarne justement
01:16:21ce phénomène
01:16:22de grand emplacement
01:16:23un petit peu intérieur
01:16:24au sein de la France Insoumise
01:16:25il a mis en 3ème adjoint
01:16:26Mohamed Awad
01:16:27Mohamed Awad
01:16:27collaborateur parlementaire
01:16:28de Paul Vannier
01:16:29collaborateur parlementaire
01:16:30qui légitimait
01:16:32dans plusieurs tweets
01:16:33les attaques du Hamas
01:16:34du 7 octobre
01:16:34si vous voulez
01:16:35c'est ça
01:16:36la France Insoumise
01:16:36est en train de se constituer
01:16:37et quand on voit
01:16:38effectivement
01:16:39les promesses d'avenir
01:16:40c'est-à-dire
01:16:40une forme de remplacement
01:16:41de leur cadre
01:16:42et bien on est en train
01:16:42de se demander
01:16:43qui sont les bolcheviks
01:16:44et qui sont les mencheviks
01:16:45là-dedans
01:16:45il est forcé de constater
01:16:46que toutes ces personnalités
01:16:48qui viennent d'être élues
01:16:49appartiennent plutôt
01:16:50au camp des gagnants
01:16:51François
01:16:51dans ce que vous écrivez
01:16:52sur l'histoire politique
01:16:53ça fera un chapitre entier
01:16:54cette transformation
01:16:56qu'on est en train de vivre
01:16:57sous nos yeux quand même
01:16:57le modèle de Mélenchon
01:16:59c'est Robespierre
01:16:59vous savez
01:17:00il ne faut pas oublier
01:17:00que les premiers
01:17:01qui ont décapité
01:17:02qui ont fait tomber des têtes
01:17:02ce n'est pas les islamistes
01:17:03ce sont les révolutionnaires
01:17:05la terreur
01:17:05ce sont les jacobins
01:17:07en 1795
01:17:08au moment où la convention
01:17:10territorienne a basculé
01:17:11les sans-culottes
01:17:12et les merveilleuses
01:17:13qui interrompaient d'ailleurs
01:17:14les séances
01:17:14qui menaçaient
01:17:15les députés à l'époque
01:17:18ce n'est pas tout à fait nouveau
01:17:20j'espère qu'on n'en est pas là
01:17:21quand même
01:17:22ils sont allés quand même
01:17:23jusqu'à décapiter
01:17:25un député
01:17:25en pleine séance
01:17:26et à promener sa tête
01:17:27au bout du pique
01:17:28sauf que là cette fois-ci
01:17:29le nouveau peuple de Mélenchon
01:17:30ce peuple tout à fait
01:17:32imaginé et fantasmé
01:17:33par Mélenchon
01:17:34ce nouveau prolétariat
01:17:35qui est à l'immigration
01:17:35et bien le sans-culottes
01:17:37il porte une barbe
01:17:38et une gelaba
01:17:38et la tricoteuse
01:17:40elle porte le voile islamique
01:17:41et ce sont en quelque sorte
01:17:42ceux qui vont prendre le relais
01:17:43etc.
01:17:44en sachant qu'il y a
01:17:45une contradiction historique
01:17:46historique quand même
01:17:48idéologique
01:17:48entre ce que porte
01:17:49la France insoumise
01:17:50et ce que porte notamment
01:17:52une population islamisée
01:17:54il y a un moment
01:17:55une espèce de choc
01:17:56des cultures
01:17:57qui ne marchera pas
01:17:58et ça serait irréconciliable
01:17:59pour vous ?
01:18:00pour moi c'est irréconciliable
01:18:01c'est-à-dire que
01:18:03quelqu'un en effet
01:18:06qui est pénétré
01:18:07par l'islamisme radical
01:18:08ne peut pas accepter
01:18:09les idées de la France insoumise
01:18:10mais qui vous dit
01:18:10qu'il est radicalisé ?
01:18:13je ne dis pas
01:18:13qu'il soit radicalisé
01:18:14mais il utilise
01:18:16quand même aujourd'hui
01:18:17excusez-moi
01:18:17je vais quand même nuancer
01:18:18parce que ça veut dire
01:18:19que moi si je suis élu
01:18:20quelque part
01:18:21non mais je m'explique
01:18:23je m'explique
01:18:23si je suis élu
01:18:25par exemple à Dreux
01:18:26qui est une ville
01:18:26où il y a beaucoup
01:18:27de personnes issues
01:18:28de l'immigration
01:18:30vous allez peut-être aussi
01:18:31non mais
01:18:32parce que je pense
01:18:33qu'il faut faire attention
01:18:34il faut savoir
01:18:35que depuis 50 ans
01:18:36depuis les débuts
01:18:37des années 80
01:18:37il y a eu une volonté
01:18:39de communautariser
01:18:40il y a eu une volonté
01:18:41d'enclaver
01:18:42certains territoires
01:18:43avec effectivement
01:18:44beaucoup de logements sociaux
01:18:45et ce qui a fait que
01:18:46de fait
01:18:47par conséquent
01:18:48il y a eu une forte
01:18:49immigration
01:18:50et par conséquent
01:18:51il y a eu
01:18:52des enclaves
01:18:52ethnico-culturelles
01:18:54et religieuses
01:18:54il se trouve
01:18:55qu'effectivement
01:18:56aujourd'hui
01:18:57vous avez des jeunes
01:18:57qui jouent
01:18:59cette idée
01:18:59de la citoyenneté
01:19:00et après on dit
01:19:02la victoire du communautarisme
01:19:03c'est ça qu'il faut
01:19:04qu'on interroge aujourd'hui
01:19:05est-ce que c'est vraiment ça
01:19:06moi je regrette
01:19:07moi j'ai envie
01:19:08que ces jeunes-là
01:19:09je me dis
01:19:09c'est très bien
01:19:10qu'ils jouent
01:19:10la citoyenneté
01:19:11qu'ils se fassent élire
01:19:12la seule chose
01:19:13que je pourrais leur reprocher
01:19:14c'est qu'ils soient
01:19:15dans les règles
01:19:15de ce qu'est la France
01:19:16au niveau d'un premier magistrat
01:19:18s'il y a quelqu'un
01:19:19qui par exemple
01:19:21si la salle
01:19:22on applaudit
01:19:23ou on eut
01:19:25un opposant
01:19:25ou quelqu'un
01:19:26on fait évacuer
01:19:27parce que le maire
01:19:29a des pouvoirs de police
01:19:30mais je dis attention
01:19:31parce que finalement
01:19:32ce que je constate
01:19:33c'est que Mélenchon
01:19:34est en train
01:19:35de nous piéger tous
01:19:36il a piégé
01:19:37les personnes
01:19:37issues de l'immigration
01:19:38en en faisant
01:19:40finalement
01:19:40de la chair à canons
01:19:41parce qu'il les utilise
01:19:42aujourd'hui
01:19:42donc l'effet de bouillon
01:19:43il l'aura
01:19:44mais il ne faut pas
01:19:45que nous
01:19:46on fasse attention
01:19:47dans nos analyses
01:19:48à faire attention
01:19:49de ne pas être piégés
01:19:50je dénonce
01:19:51l'instrumentalisation
01:19:52oui oui
01:19:52laissez-le finir
01:19:53son explication
01:19:54je dénonce
01:19:54le fait
01:19:56Mélenchon
01:19:57fantasme
01:19:58un nouveau peuple
01:19:58etc
01:19:59il lui plaque
01:20:00des idées communautaires
01:20:01et à partir de là
01:20:02qu'est-ce qui fait
01:20:02vous êtes
01:20:03qui sont les victimes
01:20:04souvent
01:20:04en effet
01:20:05les premières victimes
01:20:06en effet
01:20:06des politiques de Mélenchon
01:20:07ce sont ceux
01:20:08issus de l'immigration
01:20:09comme vous
01:20:09comme Sabrina Medjeber
01:20:11comme Amine Baddy
01:20:12qui viennent
01:20:12eux ils sont pointés du doigt
01:20:14ils sont traités
01:20:14pratiquement de collabos
01:20:15etc
01:20:16pas par la population
01:20:18mais parce qu'ils veulent jouer le jeu
01:20:19par Mélenchon
01:20:20parce que les gens
01:20:20en effet
01:20:21qui veulent s'assimiler
01:20:22en France
01:20:22qui veulent connaître
01:20:23les valeurs de la France
01:20:24en effet
01:20:24qui ne marchent pas
01:20:26dans ce communautarisme
01:20:27en effet
01:20:27moi ce que je dénonce
01:20:29c'est pas la population
01:20:30immigrée
01:20:30c'est Mélenchon
01:20:31qui les instrumentalise
01:20:32c'est lui qu'il faut dénoncer
01:20:34moi la population immigrée
01:20:34j'ai grandi avec elle
01:20:36vous savez
01:20:36en Seine-Saint-Denis
01:20:37j'ai grandi avec la population
01:20:38une bonne partie
01:20:39de mes amis
01:20:40ils ressemblent plus à vous
01:20:41qu'à des Français
01:20:43dessous
01:20:43j'ai grandi
01:20:44j'ai grandi avec eux
01:20:45etc
01:20:45ma génération
01:20:46en tout cas
01:20:46elle n'est pas concernée
01:20:48mais ce qui est inquiétant
01:20:49c'est de voir en effet
01:20:50les nouvelles générations
01:20:50se faire instrumentaliser
01:20:52et en effet
01:20:53se faire jouer
01:20:54enfin jouer
01:20:55c'est pas elle qui joue
01:20:56mais en tout cas
01:20:57vous êtes assignée à résidence
01:20:58d'être piégée
01:20:59par un jeu de séparatisme
01:21:00ce que je dénonce
01:21:01c'est le fantasme
01:21:03de Mélenchon
01:21:03c'est pas en effet
01:21:04alors il nous reste 5 minutes
01:21:06on va avancer un petit peu
01:21:07une image aussi
01:21:08pour symboliser
01:21:10ce qui se passe
01:21:11comme transformation
01:21:11ce mariage à Roubaix
01:21:13célébré par
01:21:15David Guiraud
01:21:16c'était son premier mariage
01:21:17en tant que maire de Roubaix
01:21:18qui dit
01:21:18il est marié
01:21:19et bon
01:21:19il a choisi
01:21:21effectivement
01:21:24de parler d'un mariage
01:21:25visiblement
01:21:26avec une famille
01:21:28d'origine
01:21:30musulmane
01:21:31en tout cas musulmane
01:21:32voilà
01:21:33c'est l'image
01:21:34qu'il a choisie
01:21:35je ne sais pas
01:21:35s'il y a un message derrière
01:21:36ou si c'est juste
01:21:37que c'était le calendrier
01:21:39non mais moi
01:21:39c'est pas à moi
01:21:40de commenter
01:21:41évidemment qu'il y a
01:21:41un message derrière
01:21:42simplement moi
01:21:43j'ai hâte de voir
01:21:44quelle sera la réaction
01:21:45d'une partie
01:21:46de l'électorat
01:21:46de Jean-Luc Mélenchon
01:21:47et de David Guiraud
01:21:48lorsque le nouveau maire
01:21:49de Roubaix
01:21:50j'en suis certain
01:21:50ne manquera pas
01:21:51de poster une photo
01:21:52où il célébrera
01:21:52l'union
01:21:53de deux personnes
01:21:54de même sexe
01:21:55voilà
01:21:55j'ai hâte de voir
01:21:56quelle sera
01:21:56la réaction
01:21:57d'une partie
01:21:58de son électorat
01:21:59s'il accepte
01:22:00de le célébrer
01:22:01il peut aussi envoyer
01:22:05ses adjoints
01:22:05et dire qu'il a piscine
01:22:07mais je ne doute pas
01:22:08qu'il ne le fasse pas
01:22:10écoutez
01:22:10c'est une invitation
01:22:11nous verrons
01:22:11quelle sera la réaction
01:22:12d'une partie
01:22:13de son électorat
01:22:13la réaction
01:22:14de l'ancienne maire
01:22:14de Creil
01:22:15vous savez
01:22:15Creil a basculé
01:22:16LFI aussi
01:22:16pour ce municipal
01:22:19ce que j'ai vécu
01:22:22lors de ce deuxième tour
01:22:23qu'est-ce qui s'est passé
01:22:26des accrochages
01:22:27des insultes
01:22:30donc le fait
01:22:31que je sois une femme
01:22:31évidemment
01:22:32le fait que je ne sois
01:22:34pas musulmane
01:22:35ce qui s'est traduit
01:22:36par des insultes
01:22:38on va traiter
01:22:39de mécréantes
01:22:41voilà
01:22:41ce genre de propos
01:22:42n'a pas sa place
01:22:43dans la république
01:22:44et n'est pas
01:22:45à l'image
01:22:46du vivre ensemble
01:22:47que moi j'ai toujours
01:22:48vécu à Creil
01:22:49puisque c'est la ville
01:22:50qui m'a vu naître
01:22:51c'est la ville
01:22:51où j'ai grandi
01:22:53en fait
01:22:53et c'est ce que disait
01:22:55Yohan tout à l'heure
01:22:56en fait
01:22:56les adversaires
01:22:57souvent ce sont
01:22:58des PS
01:23:00Montin
01:23:00enfin classique
01:23:01le PS
01:23:02le canal historique
01:23:04qui se font
01:23:05mais dézinguer
01:23:06maltraiter
01:23:07qu'est-ce que ce serait
01:23:08si c'était un maire
01:23:08d'hiver droite
01:23:09enfin on l'a vu à Freyne
01:23:10la mairie dit
01:23:10elle passe à l'hiver droite
01:23:11et ben hop
01:23:12on saccage la mairie
01:23:13mais en fait
01:23:13ce qui est dingue
01:23:14c'est que
01:23:14il fallait écouter
01:23:16Jean-Luc Mélenchon
01:23:16il faut toujours écouter
01:23:17Jean-Luc Mélenchon
01:23:18d'ailleurs
01:23:18il avait dit
01:23:19nous avons libéré
01:23:20la ville de Saint-Denis
01:23:21mais libéré de qui ?
01:23:22libéré des socialistes
01:23:23c'est dingue
01:23:24des gentrifiés
01:23:25de la gauche
01:23:26des blancs
01:23:26de leurs anciens alliés
01:23:27du NFP
01:23:28non mais vraiment
01:23:28justement de quoi ils parlent
01:23:30et en plus
01:23:30l'ancien maire de Saint-Denis
01:23:32c'est Mathieu Annotin
01:23:32ancien directeur de campagne
01:23:34de Benoît Hamon
01:23:34la gauche du parti socialiste
01:23:36enfin on n'est pas spécialement
01:23:37sur le fascisme
01:23:37pardon
01:23:37ça c'est le premier point
01:23:39et le deuxième point
01:23:39pardon
01:23:40il y a un petit peu de naïveté
01:23:41aussi de la part de ses maires
01:23:41qu'est-ce qu'ils découvrent en fait ?
01:23:43Ils découvrent quoi
01:23:43la réalité de leur ville ?
01:23:45Ils découvrent la réalité
01:23:46de leur propre politique
01:23:46parce que cette communautarisation forcée
01:23:48cet arrosage de subventions
01:23:49qu'ont permis justement
01:23:50à des associations
01:23:52des quartiers populaires
01:23:53d'avoir des moyens
01:23:53d'émerger politiquement
01:23:54etc.
01:23:55D'où elle vient ?
01:23:56De ces mairies-là
01:23:58le nouveau maire de Sarcelles
01:24:00Bassi-Connaté
01:24:00il a été salarié
01:24:01de la ville de Sarcelles
01:24:02pendant des années
01:24:02ces associations
01:24:03et tous leurs écosystèmes
01:24:05ont été arrosés
01:24:06par des subventions publiques
01:24:07justement par ces mairies socialistes
01:24:08et ces maires socialistes
01:24:09qu'est-ce qu'ils déplorent
01:24:10au fond d'être remplacés
01:24:11par ceux qu'ils ont eux-mêmes financés
01:24:12pas s'ils voulaient
01:24:13au bout d'un moment
01:24:14ça a été le meilleur
01:24:14outil de campagne en fait
01:24:15Encore une fois
01:24:16on en revient à ce que
01:24:16Zéry Mahassane
01:24:17le temps du porte-parole
01:24:18là est terminé
01:24:18vous pensez que vous nous représentez
01:24:20pour qu'on soit davantage représentés
01:24:21on va l'être par nous-mêmes
01:24:22ce sera beaucoup plus simple
01:24:23et dans un sens
01:24:24c'est parfaitement compréhensible
01:24:25Rodolphe
01:24:25est-ce que vous confirmez
01:24:26cette espèce
01:24:26c'est-à-dire que le tissu
01:24:27social associatif
01:24:29a constitué le creuset
01:24:31en fait
01:24:32et une campagne
01:24:34à bas bruit
01:24:35au fil du temps
01:24:36de ces mouvements politiques
01:24:38de ce mouvement politique là
01:24:39Oui mais ils ont été
01:24:40un bon école
01:24:40justement avec le parti socialiste
01:24:42Tarcelles
01:24:42c'était Dominique Strauss
01:24:43il me semble
01:24:44en 95 qu'il était
01:24:46Quand on revient aussi
01:24:47il y a un bon article
01:24:48dans le JDD
01:24:48qui montre justement
01:24:50la tactique et la stratégie
01:24:51de cette campagne
01:24:53pour Sarcelles
01:24:54c'est les clubs sportifs
01:24:55c'est les actions culturelles
01:24:56c'est les maraudes
01:24:57etc.
01:24:58et là peut-être
01:24:59qu'il faut reconnaître
01:24:59que la France Insoumise
01:25:01fait de la politique
01:25:01ils ont une organisation
01:25:03politique verticale
01:25:04très bien montée
01:25:05avec énormément
01:25:06de militants de terrain
01:25:08Après c'est ça
01:25:09la politique aussi
01:25:10et David Guirault
01:25:10l'agora
01:25:11c'est ça
01:25:11c'est être dans la vie
01:25:12de la cité
01:25:13au quotidien
01:25:13Et David Guirault
01:25:14on peut lui faire
01:25:15tous les reproches
01:25:15qu'on veut
01:25:16mais c'est quelqu'un
01:25:16qui travaille ses sujets
01:25:17qui connaît
01:25:19son champ électoral
01:25:20c'est quelqu'un
01:25:21qui n'est pas allé
01:25:22à Roubaix
01:25:22comme ça
01:25:23Non
01:25:24il avait une campagne
01:25:24sérieuse au long cours
01:25:25Voilà exactement
01:25:26donc c'est des gens
01:25:26qui travaillent
01:25:27moi j'ai analysé
01:25:28en tout cas j'ai tenté
01:25:29de le faire du mieux possible
01:25:30à France Insoumise
01:25:31vous avez le centre intellectuel
01:25:32l'institut de la Boétie
01:25:33des satellites
01:25:35qui gravitent autour
01:25:36sur les plateformes numériques
01:25:38etc.
01:25:38etc.
01:25:39et on l'a vu
01:25:40au moment de l'affaire
01:25:40Quentin de Roque
01:25:41à quel point
01:25:41ils étaient bons
01:25:42pour faire passer
01:25:43des universitaires
01:25:44et à chaque fois
01:25:44on se rendait compte
01:25:45qu'ils avaient fait
01:25:45des universités
01:25:46à la France Insoumise
01:25:46parce que les programmateurs
01:25:48d'émissions
01:25:48on le sait
01:25:49etc.
01:25:50sont liens
01:25:50à la France Insoumise
01:25:50donc ces gens-là
01:25:51travaillent
01:25:52ils ont une stratégie
01:25:53ils ont une stratégie
01:25:54qu'on pourrait qualifier
01:25:54même de post-lénis
01:25:56ou en tout cas
01:25:56le modèle trotskiste
01:25:58ils l'ont vraiment
01:25:59incorporé
01:25:59c'est à nous de travailler
01:26:00en tout cas
01:26:01c'est aux partis adverses
01:26:02de travailler
01:26:02parce qu'eux
01:26:03ils donnent une frêle
01:26:03son politique
01:26:04merci à tous
01:26:05ça a été une très belle émission
01:26:06enfin je trouve
01:26:06si je peux me permettre
01:26:08non mais c'est vrai
01:26:10éclairante
01:26:11intéressante
01:26:12bravo pour cette saillie
01:26:13non mais c'est ça aussi
01:26:14ça crée du débat
01:26:15et on est là pour ça
01:26:17pour confronter
01:26:18les points de vue
01:26:18tout de suite
01:26:19c'est Punchline
01:26:20et je vous dis à demain
01:26:21dès 15h
01:26:22merci Nelly
01:26:23merci
Commentaires