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Thierry Breton, ancien commissaire européen au marché intérieur, était l’invité de La Grande Interview ce mardi 31 mars. «Donald Trump a les clés de la situation économique», a-t-il estimé.  

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Transcription
00:00On va parler évidemment de la guerre en Iran. Après un mois de frappe sur l'Iran, le conflit bouscule
00:05l'économie mondiale.
00:06On va commencer par ça parce que c'est ce qui préoccupe les Français.
00:08Il frappe de plein fouet le pouvoir d'achat.
00:11Le marché de l'économie, Thierry Breton, est complètement déstabilisé aujourd'hui.
00:14Est-ce qu'il a des mesures urgentes à prendre pour éviter qu'on entre de plein pied dans une
00:18vraie crise économique et un vrai choc pétrolier ?
00:20On n'en est pas loin.
00:22Alors on n'en est pas loin, on n'est pas encore parce qu'on est vraiment pour l'instant
00:25encore à ce stade.
00:26Et je prends vraiment beaucoup de précautions avec vous ce matin parce qu'évidemment les choses avancent.
00:31On sait du reste que celui qui a les clés s'appelle Donald Trump.
00:34C'est lui qui va décider de ce dont nous allons discuter ce matin, Laurence Ferrari.
00:39A savoir, est-ce qu'on rentre dans une phase plus difficile, potentiellement un choc, ou est-ce que ça
00:43se calme ?
00:44Celui qui a les clés s'appelle Donald Trump.
00:45Mais y a-t-il intérêt lui à un choc pétrolier ?
00:47Eh bien on va voir, on va en parler.
00:48Aujourd'hui, il est très fragilisé aux Etats-Unis.
00:51Les marchés commencent vraiment à s'impatienter.
00:52On sait qu'il regarde ça.
00:54Donc il va être sous cette pression-là.
00:55Il n'en demeure pas moins qu'on est dans le brouillard.
00:58Et ça les marchés, ils n'aiment pas.
01:00Qu'est-ce que ça veut dire évidemment pour nos compatriotes, pour nous-mêmes ?
01:03Ça veut dire aujourd'hui, on l'a vu, un prix du gasoil qui n'a jamais été atteint.
01:08On le voit maintenant à près de 2 vins.
01:10On voit effectivement...
01:11Parce qu'on importe massivement le gasoil.
01:13Parce qu'on importe évidemment massivement et puis aussi parce que le marché est un marché mondial.
01:16Et parce qu'on a réduit aujourd'hui de 10% la mise à disponibilité sur le marché.
01:21Donc puisque le détroit d'Hormuz, c'est aujourd'hui en gros 11 millions de barils par jour.
01:28Ça veut donc dire que c'est 10% de l'offre mondiale.
01:31Et donc, eh bien voilà, les prix montent.
01:33Et tant qu'on n'aura pas réglé ce problème, on va rester dans cette instabilité.
01:36Mais j'ajoute que si jamais effectivement, il y a désormais des attaques, des attaques au sol et qu'on
01:43commence à détruire les infrastructures pétrolières,
01:46on sait que les Iraniens vont faire en réciprocité la même chose dans les pays du Golfe.
01:50Et là, on peut rentrer dans une phase qu'on n'a jamais connue.
01:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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