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Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #120minutesInfo du lundi au jeudi

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00:00:01Bonjour à tous, c'est un plaisir de vous retrouver sur notre antenne 120 Minutes Infos, c'est parti avec
00:00:06vous et Valérie Aknin dans un instant.
00:00:08Tout de suite, d'ailleurs, on va commencer.
00:00:10Avec le conflit au Moyen-Orient, Valérie, et ces images qui nous parviennent à l'instant de l'armée de
00:00:14l'air israélienne.
00:00:15Ça, elle a détruit un hélicoptère iranien. Regardez cette vidéo publiée sur leur compte X.
00:00:20Cela s'est passé à l'aéroport de Sanandaj, à Hamadan, en Iran.
00:00:25Il s'agirait de potentiels représailles, car Israël est visé depuis sept nuits à de nombreux tirs de missiles iraniens
00:00:32sur son territoire.
00:00:33Depuis minuit, six missiles ont été lancés sur le pays et à Tel Aviv, trois explosions ont été entendues.
00:00:40La défense antiaérienne israélienne a été activée pour les intercepter.
00:00:46L'Iran menace à nouveau de détruire de nombreuses infrastructures énergétiques situées chez ses voisins du Golfe.
00:00:53Des raffineries ont d'ores et déjà été touchés en Arabie Saoudite, au Qatar et au Koweït également.
00:00:58Un drone iranien s'est en effet écrasé sur une raffinerie saoudienne située sur un port stratégique de la mer
00:01:04Rouge,
00:01:04car il s'agit d'une importante porte de sortie du brut saoudien depuis la quasi-fermeture du détroit d
00:01:10'Hormuz.
00:01:10C'est aussi le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié au monde.
00:01:15Les détails avec Anaïs Bauché.
00:01:19Sur cette vidéo, on aperçoit un incendie au loin.
00:01:22Hier soir, l'Iran a attaqué le complexe gazier de Raflafan au Qatar avant de réitérer ce matin.
00:01:28Une attaque justifiée selon les forces iraniennes par l'assaut de leur propre site gazier offshore de South Pars.
00:01:34Des attaques de l'Iran qui se sont abattues sur plusieurs pays du Golfe.
00:01:37Au Koweït, une attaque de drones a touché ce matin deux raffineries, dont une des plus importantes de la compagnie
00:01:42pétrolière du pays.
00:01:42Hier soir en Arabie Saoudite, des explosions ont retenti dans le ciel de Riyad.
00:01:47Les autorités saoudiennes ont annoncé avoir intercepté quatre missiles balistiques.
00:01:51Ce matin, la raffinerie de Samref, située à côté de la mer Rouge, a également été touchée par un drone.
00:01:56Des attaques qui pourraient déclencher des représailles de l'armée saoudienne.
00:02:02Comme nous l'avons clairement indiqué, nous nous réservons le droit d'entreprendre des actions militaires si cela s'avère
00:02:07nécessaire.
00:02:07Et le moment venu, les dirigeants du royaume prendront la décision qui s'impose.
00:02:11Après la double attaque contre le complexe gazier au Qatar, Donald Trump a lui affiché une position ferme face à
00:02:17l'Iran.
00:02:17Si l'Iran attaque encore ce pays, les Etats-Unis d'Amérique, avec ou sans Israël, détruiront massivement l'intégralité
00:02:24du gisement de gaz de South Park.
00:02:26Avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais vu ni connu auparavant.
00:02:30Côté iranien, l'armée a de nouveau menacé de détruire les infrastructures énergétiques des pays du Golfe en cas de
00:02:35nouvelles attaques sur ces installations.
00:02:37Les autorités iraniennes ont également mis en garde sur une réponse bien plus violente que lors des attaques de cette
00:02:42nuit.
00:02:43Sachez que les députés iraniens veulent proposer aux autres pays de payer des droits et des taxes à la République
00:02:49islamique afin d'utiliser le détroit d'Hormuz comme voie sûre, disent-ils.
00:02:54Exactement, Nelly. Pour résumer, l'idée serait d'accorder un passage sécurisé contre rétribution, un levier de pression considérable étant
00:03:02donné que le déblocage du détroit d'Hormuz est un enjeu majeur.
00:03:06Il s'agit d'un passage stratégique pour le transport des hydrocarbures.
00:03:1020% du pétrole brut mondial et près de 20% du gaz naturel liquéfié y transitent habituellement.
00:03:17Et dans ce contexte, Jean-Noël Barraud est en déplacement au Liban, le ministre des Affaires étrangères qui doit atterrir
00:03:22cet après-midi à Beyrouth.
00:03:23Jean-Noël Barraud qui souhaite exprimer son soutien au nom de la France auprès du peuple libanais.
00:03:29Le chef de la diplomatie française doit rencontrer les principales figures politiques du pays.
00:03:34Il échangera sur la situation sécuritaire et les perspectives de désescalade en ce 20e jour de conflit au Moyen-Orient.
00:03:42Le reste de l'actualité pour terminer ce journal.
00:03:45La langue française est donc classée à la quatrième place des langues les plus parlées dans le monde en 2025.
00:03:52Exactement, Nelly, l'équivalent de 393 millions de personnes qui font usage de la langue de Molière à travers le
00:04:00globe.
00:04:00Et des pays inattendus tels que l'Arménie ou encore Singapour raffolent de la langue française.
00:04:06Le récit d'Adrien Fontenot et Kylian Salé.
00:04:09Dans le dernier rapport de l'Organisation internationale de la francophonie, le français gagne en rayonnement.
00:04:16Quatrième langue la plus parlée dans le monde en 2025.
00:04:18Un gain d'une place par rapport à 2022 dû en partie au continent africain.
00:04:23Les locuteurs africains représentent 65% des locuteurs francophones.
00:04:27Le français doit rester une langue maîtrisée, pas seulement utilisée.
00:04:33Et c'est le problème en Afrique.
00:04:35Le niveau scolaire en français est souvent un peu fragile.
00:04:41Le français gagne aussi une place grâce au recensement des enfants scolarisés de 6 à 9 ans.
00:04:46Derrière l'anglais, elle est la deuxième langue la plus apprise dans le monde.
00:04:50Mais au-delà du nombre, la francophonie doit être développée dans d'autres aspects.
00:04:53Si la langue se développe, encore faut-il que les relations avec la France restent effectives.
00:05:02La francophonie pour la francophonie, ça n'a pas beaucoup de sens.
00:05:07Il faut qu'il y ait de véritables relations politiques, des liens géostratégiques, culturels, économiques.
00:05:13Le français de plus en plus influent.
00:05:16Le tout à quelques mois du 20e sommet de la francophonie, prévu à Phnom Penh en novembre prochain.
00:05:23Pour sûr.
00:05:24Pour sûr.
00:05:25Comme diraient certains.
00:05:27C'est dommage de dire ça alors qu'on devrait dire pour sûr.
00:05:30Bonjour Yohann Muzay.
00:05:31Bonjour Nelly.
00:05:32Merci d'être là.
00:05:33Bonjour Mehdi Raich.
00:05:34Bienvenue également parmi nous.
00:05:36Grand plaisir aussi d'accueillir Sabrina Medjeber.
00:05:38Bonjour Nelly.
00:05:39Un petit commentaire quand même sur le français, la langue bien placée dans la francophonie.
00:05:45On pourrait aussi se poser la question de savoir si c'est la langue la mieux parlée en France et
00:05:50se rappeler que le Conseil d'État est un arrêt qui valide l'écriture inclusive.
00:05:55On devrait peut-être aller observer le pays qui tente de s'inspirer de nous pour revenir aux fondamentaux.
00:06:01Tout à fait.
00:06:02Merci beaucoup pour ce commentaire.
00:06:05Merci évidemment Valérie.
00:06:06On ne vous oublie pas.
00:06:06A 15h30 vous revenez parmi nous.
00:06:09On commence avec les municipales.
00:06:10Bien sûr on parlera aussi de la guerre au Moyen-Orient et des conséquences économiques qui pourraient être absolument catastrophiques
00:06:16si les choses se poursuivent comme elles ont commencé depuis plusieurs jours maintenant.
00:06:20Parlons donc des municipales et du second tour qui se profite dimanche.
00:06:23La perspective de Victoire pour elle est fille au second tour dans des villes importantes et réelles et les discours
00:06:28antisémites de Jean-Luc Mélenchon soit n'ont eu qu'un impact mesuré finalement sur les intentions de vote, soit
00:06:34au contraire, et c'est peut-être ce qui est le plus inquiétant, ont fait recette.
00:06:39Alors je voulais vous porter un exemple.
00:06:40Ce qui s'est passé à Chalon-sur-Saône cette semaine, ce mercredi le tribunal administratif de Dijon a débouté
00:06:45deux élus de la France insoumise qui souhaitaient permettre le port du voile dans des conseils municipaux de Chalon en
00:06:52Saône-et-Loire.
00:06:53Je vous rappelle que Gilles Platret, qui est le maire reconduit, réélu LR, avait pris un arrêté en ce sens
00:06:59interdisant tout signe religieux ostensible.
00:07:02Regardez ce reportage, Olivier Madinier avec un récit de François Tiskevitch.
00:07:08Dimanche dernier, le maire sortant de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, est réélu dès le premier tour avec plus de
00:07:1461% des suffrages.
00:07:17Quelques heures plus tard, deux élus municipaux de la France insoumise, Damien Salet et Sabrina Sarri, décident de saisir la
00:07:23justice pour faire modifier le règlement intérieur du conseil municipal.
00:07:27Sabrina Sarri porte le voile et souhaite le garder lors des conseils municipaux.
00:07:32Élu dans l'opposition, il se sent visé par un arrêté pris par le maire de la ville en janvier
00:07:37dernier, interdisant tout signe religieux ostensible.
00:07:40L'un est le leader chalonnet de LFI et l'autre, la numéro 2, est représentant d'une organisation qui
00:07:47s'appelle Libawat.
00:07:48Libawat, c'est une organisation dite de femmes musulmanes qui est là pour faire du communautarisme,
00:07:53qui est alliée à l'Alliance citoyenne de Grenoble, elle-même liée aux frères musulmans.
00:07:56Donc voyez un petit peu la généalogie et le périmètre de tout cela.
00:07:59Et donc, ils ont essayé de faire casser ce règlement intérieur qui disait quoi ?
00:08:03Qui disait simplement, nous ne voulons pas que les tenues vestimentaires défendent une religion plutôt qu'une autre,
00:08:08un parti politique plutôt qu'un autre, ou même des logos commerciaux.
00:08:12Donc on était vraiment sur une neutralité.
00:08:14Le tribunal administratif de Dijon a débouté les deux élus insoumis ce mercredi.
00:08:19Dans les motivations de son jugement, le tribunal précise, je cite,
00:08:23« La liberté de conscience d'un membre élu d'un conseil municipal doit être conciliée avec le principe de
00:08:29laïcité qu'il y est tenu de respecter. »
00:08:32Bon, voilà qui en dit long, évidemment, sur Yohann, les intentions communautaristes
00:08:38et l'avancée toujours de ces idées, de cette religiosité qui ne va pas du tout dans le sens de
00:08:44la République.
00:08:45Bon, on peut reprocher, et j'ai beaucoup de choses à reprocher à la France insoumise, vous le savez,
00:08:49mais il faut lui faire crédit d'une fée de ne pas avancer masqué.
00:08:53Leur projet est connu de tous.
00:08:55Ils n'avancent pas masqué.
00:08:56Tout est clair.
00:08:57Non mais ils mettent en œuvre ce qu'ils proposent.
00:09:01La France insoumise est main dans la main avec les islamistes.
00:09:04Elle est alliée aux frères musulmans.
00:09:05Donc, elles mettent en œuvre le projet des frères musulmans, naturellement.
00:09:10Il y a des mairies qui vont basculer du côté de la France insoumise.
00:09:12C'est déjà le cas à Saint-Denis.
00:09:14Roubaix va basculer.
00:09:15On peut en parler là, de Roubaix.
00:09:16Dimanche prochain.
00:09:17D'autres villes en Seine-Saint-Denis.
00:09:19Il faudra regarder ce que vont faire ces maires.
00:09:21Moi, je pense que la mixité est en danger dans ces villes-là.
00:09:23Est-ce que ces maires ne vont pas vouloir, sous la pression des islamistes, réserver, par exemple, des horaires de
00:09:29piscine municipale pour les femmes ?
00:09:31Que va-t-il advenir des repas dans les cantines, les cantines de l'école primaire, puisque ça s'est
00:09:37géré par la municipalité ?
00:09:38Que va-t-il se passer là au niveau des repas dans les cantines ?
00:09:41Il y a effectivement un très grand nombre de risques pour le vivre ensemble, effectivement, dans les villes et pour
00:09:47la laïcité, naturellement, dans les villes qui vont tomber dans l'escarcelle de la France insoumise.
00:09:51Sabrina, il y a en effet un risque qu'on se dirige vers une forme de sécessionnisme, en fait, dans
00:09:57ces communes.
00:09:58Alors, c'est un sécessionnisme qui est installé depuis fort longtemps en France, à travers notamment les concentrations de quartiers
00:10:04communautaires de la politique de la ville,
00:10:06à travers les subventions mirobolantes octroyées précisément à ces associations politisées, certaines islamistes.
00:10:15Donc, ce n'est pas quelque chose qui est un phénomène ex nihilo.
00:10:18LFI ne fait en réalité que prolonger une politique de communautarisme et d'islamisme qui a été instillée depuis et
00:10:26qui est ancrée depuis fort longtemps.
00:10:28La surprise, c'est qu'aujourd'hui, les islamistes ont, comme disait très justement Johan, ils ont un drapeau institutionnel
00:10:36qui s'appelle la France insoumise.
00:10:37La France insoumise a reçu, je le rappelle, à l'Assemblée nationale, à l'initiative de M. Raphaël Arnaud, le
00:10:43CCIE, au sein même de l'Assemblée nationale.
00:10:46Et Mme Anand Mansouri et M. Charallon, qui étaient allés avertir Mme Broun-Pivet, se sont fait maurigéner au lieu
00:10:52de Raphaël Arnaud,
00:10:54qui, en toute impunité, a fait entrer les islamistes à l'Assemblée nationale.
00:10:58Un député du Modem avait ramené également des fillettes voilées à l'Assemblée nationale.
00:11:02Donc, aujourd'hui, les islamistes ont une courte échelle, une courte échelle qui se trouve principalement, qui concerne principalement la
00:11:10France insoumise.
00:11:11Et nous voyons aujourd'hui ce qui va advenir, c'est-à-dire qu'une fois que les islamistes auront
00:11:15le pouvoir,
00:11:16je peux vous assurer, l'histoire l'a montré en Iran avec le Today, l'histoire l'a montré récemment
00:11:20aux États-Unis avec l'élection Adam Stark,
00:11:22qui s'était allié au vote de la communauté LGBT.
00:11:27Et une fois élu, il a interdit justement, mais précisément, d'Amstrad dans Michigan, il a interdit les Gay Pride
00:11:34au sein de Saïd.
00:11:35Donc, ce qui va advenir, c'est exactement ce qu'a dit Johan.
00:11:38C'est un projet d'apartheid social, c'est un projet de sécession anthropologique, c'est un projet de séparatisme
00:11:44sexuel.
00:11:45C'est exactement là où les islamistes veulent emmener la République française.
00:11:49– Mehdi, il est heureux que le tribunal n'ait pas cédé, n'ait pas plié, alors que trop souvent
00:11:54on dit,
00:11:55les tribunaux sont soit dans le renoncement, soit dans une forme de complaisance.
00:12:00Donc là, c'est un peu le contre-exemple de ce qu'on a pu voir dans d'autres exemples
00:12:03un petit peu en France.
00:12:04– Alors, heureusement que les tribunaux ont pris cette décision,
00:12:08mais l'objectif quand on est dans une situation d'islamisme ou d'islamisme et politique,
00:12:12c'est que peu importe la décision des tribunaux, ils auront toujours raison à la fin.
00:12:15Le contexte, la méthode est toujours la même. Vous prenez le religieux tel que le voile,
00:12:19j'ai déjà précisé ici, c'est la séparation de la femme mine de la femme esclave,
00:12:22et c'est précisément pour cette raison que c'est une sexualisation du corps de la femme.
00:12:25C'est pour cette raison que l'on voile les enfants, c'est-à-dire qu'on considère que ce
00:12:29sont des objets de prédation.
00:12:31– Des enfants prépubères, c'est-à-dire que je ne sais pas qui voit le mal là-dedans, mais
00:12:36voilà.
00:12:36– On prend cet objet de religieux et on en fait un totem politique.
00:12:39C'est précisément ici qu'on va viser les mairies, on va viser les petites associations,
00:12:43et c'est là que la France insoumise, elle est complètement mouillée.
00:12:46Mais là, le sujet est beaucoup plus important, c'est qu'à partir du moment où vous avez accès à
00:12:50des mairies,
00:12:50que vous entrez dans les conseils municipaux ou que vous voulez faire ce type de choses,
00:12:54peu importe si la décision est positive ou négative, vous allez transformer le voile comme un objet de résistance.
00:12:58– Exactement.
00:12:59– Et c'est le but qui est recherché.
00:13:00Donc les femmes vont prendre cet objet-là pour souder la communauté.
00:13:05On va faire en sorte de souder les gens, ça va devenir le moyen de fédérer autour d'un sujet
00:13:09qui est celui de l'islam.
00:13:11Donc c'est profondément identitaire, donc l'objet, qu'on l'interdise ou pas, ils seront gagnants à tous les
00:13:15coups.
00:13:16Donc c'est précisément pour cette raison qu'on s'est désarmés idéologiquement.
00:13:18– Et le paravent de ce que dit Mehdi pour corroborer, c'est cette fameuse islamophobie transformée en racisme,
00:13:24ce qui tétanise également les élus et les personnes même de confession musulmane
00:13:28qui voudraient aller à l'encontre de ce projet-là d'islamisation de la société
00:13:32et qui ont peur finalement de se faire accuser d'islamophobie et donc de racisme.
00:13:37Donc c'est le jeu malheureux de ce poison idéologique.
00:13:40– C'est le parfait idéal quoi.
00:13:41– C'est très drôle parce qu'au fond, à gauche, on dit que le corps de la femme est
00:13:44éminemment politique.
00:13:45C'est vrai qu'à travers l'islam, on a toujours instrumentalisé le corps de la femme,
00:13:48mais là, il n'y a pas plus politique que ça.
00:13:49C'est-à-dire qu'on utilise la femme comme un objet politique pour arriver à ses fins.
00:13:52– Je vous propose d'avancer parce qu'effectivement, c'est un exemple assez parlant
00:13:55de ce qui se joue aussi derrière ces municipales, sur la société qu'on veut voir apparaître
00:14:01ou la contre-société que d'autres veulent effectivement mettre en avant.
00:14:04Mais vous parliez de Roubaix.
00:14:05J'aimerais effectivement qu'on évoque le cas de Roubaix avec une quadrangulaire
00:14:09et le député LFI David Guiraud qui est largement en tête à l'issue du premier tour.
00:14:13Comme vous le disiez, Yohann, il ne devrait pas y avoir trop de suspense.
00:14:16Mais Roubaix, c'est aussi un laboratoire.
00:14:18D'ailleurs, on le rappelle du communautarisme,
00:14:19puisqu'il avait fait l'objet de reportages sur une sécession religieuse assumée
00:14:23là aussi dans certains commerces du centre de cette ville du Nord.
00:14:28Et là, pourquoi je voulais vous parler de ça aujourd'hui ?
00:14:29Parce qu'il y a un autre j'accuse de la candidate RN cette fois
00:14:33qui dénonce une tentative du maire sortant LAR d'évincer sa liste
00:14:37avec des propositions d'arrière-boutique, dit-elle.
00:14:40D'ailleurs, elle s'en est fondue dans un communiqué et même sur Twitter.
00:14:45Là, c'est la version un peu raccourcie de Céline Saïa qui nous dit
00:14:48« Face au danger de l'extrême-gauche à Roubaix,
00:14:50M. Garcin préfère le sectarisme au courage politique
00:14:53et refuse toute union avec les patriotes sincères soutenus par des milliers d'électeurs.
00:14:56Ce dimanche, voter pour la seule alternative crédible,
00:14:59celle qui défendra enfin vos intérêts. »
00:15:00Un mot sur ces LR qui se sont souvent aussi compromis pour un plat de lentilles
00:15:06ou qui n'assument pas leurs idées ou qui veulent absolument sauver leur siège.
00:15:11Il y a quelque chose de l'ordre.
00:15:12On pourrait faire un parallèle assez facile avec le PS dans la manière de procéder.
00:15:17– Bon, il est navrant que face au véritable danger
00:15:21que représente l'élection d'un maire de la France insoumise,
00:15:24pour les raisons que nous venons de décrire dans les dix dernières minutes,
00:15:28face à ce danger-là, il serait bon que l'ensemble des partis
00:15:31puissent s'unir dans un second tour pour faire face et battre ce danger-là.
00:15:36Là, en l'occurrence, ça n'est pas le cas
00:15:38parce qu'effectivement, la droite dite républicaine,
00:15:40les républicains font preuve d'un grand sectarisme
00:15:42et ont peur d'être jugés surtout.
00:15:44Ils ont peur d'être nazifiés par la gauche,
00:15:46ils ont peur d'être nazifiés par les médias.
00:15:49Donc, ils sont soumis au magistère moral de la gauche.
00:15:52Encore, cette droite-là est toujours soumise au magistère moral de la gauche.
00:15:55Ça avantage, naturellement, les élus de la France insoumise.
00:15:59Après, en l'occurrence, là, à Roubaix,
00:16:01le score de premier tour de David Guiraud est tel
00:16:03qu'ils ont de toute façon manifestement considéré
00:16:06qu'il n'y avait rien à faire pour lui barrer la route.
00:16:09Ce qui fait également qu'aucune liste ne s'est retirée.
00:16:13Alors, Paris.
00:16:15On va évoquer aussi le cas de Paris.
00:16:17Trois candidatures, un fauteuil disputé, vous le savez,
00:16:19entre Rachida Dati, essentiellement, et Emmanuel Grégoire.
00:16:23Et le candidat du PS accuse directement Emmanuel Macron.
00:16:28Vous allez voir, c'est un feuilleton en plusieurs épisodes.
00:16:30On va commencer par écouter Emmanuel Grégoire.
00:16:32C'est la première fois, historiquement, que l'extrême droite dépasse les 10% à Paris,
00:16:39sur le scrutin central.
00:16:40Première fois.
00:16:41Et comme par hasard, la première fois où ils les dépassent,
00:16:46et où ils avaient donc la possibilité de se maintenir, ils se retirent.
00:16:50Pourquoi ils se sont retirés ?
00:16:52Pour mettre en œuvre ce qu'ils appellent l'union des droites.
00:16:58Emmanuel Macron est intervenu, c'est beaucoup de vos confrères qui nous l'ont relayé,
00:17:03pour faire en sorte que l'extrême droite se retire au profit de sa candidate.
00:17:10Je considère que dans un moment de vérité du pays,
00:17:13sur le plan international, sur le plan économique,
00:17:17que le président de la République ait du temps à perdre à s'occuper de ce type de sujet.
00:17:21D'abord, est un peu incongru au regard de la charge qui est la sienne,
00:17:25mais deuxièmement, traduit une faute morale majeure,
00:17:29qui est en politique quelque chose d'assez central.
00:17:31Pourtant, excusez-moi, mais hier...
00:17:32En politique, quelque chose d'assez central,
00:17:34c'est que d'une certaine manière, tout est bon pour gagner.
00:17:37Tout est bon pour gagner, y compris les plus grandes forfaitures morales.
00:17:40Je dis clairement qu'Emmanuel Macron a désormais l'habitude de montrer son double discours
00:17:44entre les grands principes qu'il énonce et les petites manœuvres qu'il met en œuvre.
00:17:48Et vraiment, je le dis, Emmanuel Macron porte une responsabilité immense
00:17:54dans l'effondrement moral et politique du pays.
00:17:58Immense. Immense.
00:17:59Tout se résume dans ses dernières phrases.
00:18:01Alors évidemment, ça n'a pas échappé à Emmanuel Macron.
00:18:03Qui lui répond ?
00:18:06Ces propos n'ont aucun sens.
00:18:07Ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça à l'emporte-pièce,
00:18:10parce que c'est... Bon, c'est pas sérieux.
00:18:13Donc non, je ne connais pas Mme Knaffo à titre personnel
00:18:15et je n'interviens pas du tout dans ces municipales.
00:18:17La discussion que nous sommes en train d'avoir montre que j'ai largement autre chose à faire.
00:18:22Donc les municipales doivent se tenir dans le cadre le plus respectueux, le plus républicain.
00:18:26Mais tout ça est strictement faux et je crois n'est pas à la hauteur.
00:18:31Et pour conclure la saga, ce ne serait pas complète sans une réaction de Sarah Knaffo
00:18:35qui dit, Emmanuel Grégoire, non mais vous êtes complètement complotiste.
00:18:41Monsieur Grégoire, vous sortez d'un débat, vous vous êtes montré calamiteux.
00:18:44Ça commence bien, première salve.
00:18:45Alors vous paniquez et vous sombrez dans le complotisme.
00:18:48Emmanuel Macron n'arrive même plus à se faire respecter de ses propres alliés
00:18:51mais il va avoir une influence sur ses opposants.
00:18:52Et bim, la deuxième à l'adresse du président de la République qui conclut
00:18:56« Soyons sérieux ». C'est un peu cocasse mais c'est vrai que ça devrait nous faire pleurer
00:19:01si ça ne faisait pas un peu rire.
00:19:03Alors il y a deux choses à dire sur ce sujet.
00:19:07La première c'est qu'Emmanuel Macron a quand même dénoncé il y a quelques jours.
00:19:11Il a fustigé les extrêmes et les petits arrangements en partie.
00:19:14Donc dire qu'Emmanuel Macron est distancié de la campagne des municipales, c'est une erreur.
00:19:19En tout cas il donne son avis sur le fait qu'il aurait comploté avec Mme Sarah Knaffo
00:19:24pour essayer d'évincer Emmanuel Grégoire de la course.
00:19:29Déjà vous vous demandez comment il s'appelle.
00:19:32Ça démontre une certaine panique chez Emmanuel Grégoire.
00:19:36Pourquoi ? Parce que compte tenu du refus de s'allier avec Mme Chikirou dès le départ,
00:19:42compte tenu aujourd'hui du positionnement de Mme Chikirou qui souhaite se singulariser
00:19:47à gauche en essayant d'écarter Emmanuel Grégoire, il sait que d'un point de vue arithmétique
00:19:52il ne peut pas en réalité gagner cette mairie sans les électeurs de Mme Chikirou
00:19:57sauf que le premier adjoint de M. Grégoire, Ariel Veil, avait précisément dit que s'il fusionnait avec la liste
00:20:06de la France insoumise, il s'en irait.
00:20:07Donc Emmanuel Grégoire aujourd'hui est dans une nasse arithmétique absolument qui l'oblige aujourd'hui à dénoncer
00:20:15parfois des propos complètement sortis du contexte et un peu à côté de la plate.
00:20:19Au moins il a eu le mérite, vous qui dénoncez les petits accords entre amis, il a eu le mérite
00:20:23de dire non quand même ?
00:20:24Non mais les socialistes sont morts de trouille. Emmanuel Grégoire sent qu'il est en train de se faire distancer
00:20:29par Rachida Dati.
00:20:30Il a peur de perdre les socialistes pour garder la mairie de Paris. Ils sont prêts à tout.
00:20:35Ils sont prêts à mentir. Ils sont prêts à calomnier. Ils nazifient Rachida Dati en permanence du matin au soir.
00:20:43Il la traite de fasciste. Il la traite de nazi. M. Grégoire, il ne peut pas parler de son bilan,
00:20:48de son projet ?
00:20:49Non, évidemment ça le gêne parce que s'il doit parler de sa gestion du périscolaire alors qu'il y
00:20:53a eu combien d'agressions sexuelles,
00:20:55combien de viols parce que les socialistes à la mairie de Paris ont été incapables de gérer ce dossier-là.
00:20:59Il a eu bien du mal d'ailleurs dans le débat cette semaine.
00:21:01Alors je comprends qu'il cherche à détourner l'attention. Il détourne l'attention en nazifiant l'adversaire pour ne
00:21:07pas avoir à rendre de compte.
00:21:08La réalité est celle-ci, ils sont morts de trouille.
00:21:10M. Médier Raich ?
00:21:11Deux points. Sur le débat qui s'est tenu hier, effectivement il a été très mauvais.
00:21:15Je l'ai dit de toute façon en rentaine avec Johan, pour moi je l'ai vu en premier adjoint
00:21:18et je n'ai pas vu un maire.
00:21:19J'ai vu deux postures de maire qui étaient celles de Sofia Chikirou et je suis loin de la porter
00:21:22dans mon cœur face à Rachida Dati
00:21:24et j'ai vu deux personnes qui étaient capables d'incarner la ville de Paris.
00:21:27Vous savez ce qui était le plus frappant ? Pardon, je ne vais pas vous couper dans votre démonstration mais
00:21:30c'était les expressions du visage.
00:21:33Il s'est beaucoup trahi par sa communication non-verbale et par son body language.
00:21:38Il a vraiment été très mauvais, bien sûr.
00:21:39Je ne veux vraiment pas faire d'éloge de Sofia Chikirou mais j'ai trouvé que les deux personnalités de
00:21:43Rachida Dati et de Sofia Chikirou
00:21:45incarnaient des lignes et elles étaient vraiment prontes à incarner ce qu'était Paris.
00:21:49Sur le second point c'est que quand on écoute ce que dit Emmanuel Grégoire, il est en train de
00:21:53nazifier, je reviens sur ce qu'a dit Yann,
00:21:54il est en train de nazifier totalement tout le monde, c'est-à-dire qu'on ne peut pas être
00:21:56de droite.
00:21:56A partir du moment où vous êtes opposé à lui, vous êtes forcément nazi, vous êtes forcément fasciste.
00:22:00Il est en train de pourrir le débat et la seule technique possible c'est de ne jamais parler de
00:22:04son bilan.
00:22:04Au final il a été quand même aux responsabilités avec Yann Hidalgo, il se présente comme le chef de file,
00:22:09il est la personne qui vient après Yann Hidalgo et on ne parle plus de son bilan,
00:22:12on ne parle uniquement de sa manière de nazifier ses ennemis.
00:22:14Donc franchement c'est pitoyant.
00:22:15Bon alors justement on va écouter Sofia Chikirou qui n'a pas renoncé, elle pense qu'elle peut encore l
00:22:20'être.
00:22:22On va laisser faire les électeurs, c'est eux qui vont décider.
00:22:24Vous pensez aujourd'hui, ce matin vous nous dites je peux être maire de Paris.
00:22:27Oui je peux être maire de Paris parce que vous savez qu'il va y avoir une élection du conseil
00:22:32de Paris.
00:22:32Oui bien sûr.
00:22:33Du conseil de Paris qui vont voter pour un maire.
00:22:35Moi je pense que je suis convaincante dans le rôle à la fois de la candidate pour la mairie de
00:22:39Paris.
00:22:40J'ai un superbe programme que j'ai pu présenter hier, j'ai pu argumenter sur ce programme.
00:22:45Et je pense que je peux le défendre.
00:22:46Mais là-dessus vous êtes sérieuse, vous pensez pouvoir être maire de Paris avec 11,72.
00:22:52Écoutez, vous avez vu le match de rugby la semaine dernière à France-Angleterre.
00:22:55Jusqu'à la dernière minute, moi je l'ai regardé, il était passionnant, c'était génial.
00:22:59Vous savez bien que ça ne marche pas comme ça.
00:23:01Mais si ça marche comme ça, les électeurs décideront.
00:23:04Et moi je ne dis pas, je ne sais pas ce que les électeurs vont décider.
00:23:08Mais je suis dans la course, il se trouve que je suis au deuxième tour.
00:23:11J'y suis.
00:23:11Comme l'était Sébastien Delogou.
00:23:14Une réaction, tiens, en direct.
00:23:16On est avec Éric Chial.
00:23:16Bonjour, secrétaire général de l'UDI.
00:23:18Merci beaucoup de nous joindre cet après-midi.
00:23:20Enfin, de nous laisser vous joindre, si je puis dire.
00:23:24L'alliance de l'hypocrisie à gauche, vous l'aviez vu venir.
00:23:27La pudeur de gazelle d'un Olivier Faure, ça vous paraissait un petit peu suspect ?
00:23:33C'est exactement la discussion qu'on a eue la semaine dernière.
00:23:35Si vous vous souvenez de nos échanges, je vous avais dit que la question ne se posait même pas.
00:23:38À 20h, ils jurent qu'ils ne s'allieront pas.
00:23:41Et à 21h, ils font les négociations.
00:23:42Et à 22h, ils annoncent les listes.
00:23:43Ils ont fait ça partout, France entière.
00:23:45Il y a 60 villes où il y avait des accords immédiatement au premier tour.
00:23:48Il y a toutes les villes, comme Paris, où ils n'ont eu pas besoin de faire l'accord
00:23:51parce qu'ils ont digéré des candidats LFI.
00:23:54Ils les ont digérés en candidats d'hiver gauche, mais c'était des candidats LFI,
00:23:57comme Daniel Simonnet et d'autres sur la liste d'Emmanuel Grégoire.
00:24:01Il y a tous les endroits où ils font des listes de deuxième tour.
00:24:04Et ça finit toujours pareil à la fin.
00:24:05Les socialistes, celui qui en parle le mieux, c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:24:09L'alliance LR-RN dans plusieurs localités, est-ce que ça vous choque ?
00:24:13On a vu ce sondage montrant qu'une petite majorité de Français étaient pour.
00:24:18Dans les faits, les électeurs LR dans leur ensemble sont quand même largement pour.
00:24:23Je sais bien que ce n'est pas votre formation LR, mais vous avez peut-être un mot à dire
00:24:26là-dessus.
00:24:27Je vais vous dire que j'ai plutôt le sentiment l'inverse au soir de ce premier tour.
00:24:32Il s'est passé l'inverse.
00:24:32Tout le monde avait annoncé que les digues allaient tomber, qu'il y aurait partout des alliances.
00:24:36En réalité, je crois qu'il y a une ville de France hier où ça s'est produit.
00:24:40Ce n'est même pas exactement directement une alliance RN-LR, c'est un RN-UDR.
00:24:44Je crois au contraire que ça a tenu.
00:24:45Vous avez dans toutes les villes de France, depuis 2014, en 2014, en 2020 et aujourd'hui,
00:24:50des majorités qui unissent la droite et le centre.
00:24:53Ça tombe bien.
00:24:53Nous, à l'UDI, on est le centre-droit.
00:24:54On est ce trait du lieu entre la droite et le centre.
00:24:57Ces majorités-là, elles existent.
00:24:58Elles dirigent la très grande majorité des régions de France.
00:25:01Elles dirigent la très grande majorité des départements et la plupart des villes de France.
00:25:05Donc, plutôt que d'annoncer que les gens attendent l'union des droites,
00:25:09moi, je vous dis que ce dont on a besoin, c'est cette union de la droite et du centre.
00:25:12On le fait et quand on le fait, ça fonctionne très bien.
00:25:15Et là où ça n'a pas été fait au premier tour, comme à Paris, on le fait maintenant au
00:25:18deuxième tour.
00:25:19Et vous allez voir que ça va fonctionner.
00:25:21C'est ça qui règle le problème des gens.
00:25:23Alors, justement, Eric, comment se profile le deuxième tour pour votre formation ?
00:25:25Vous avez engrangé au premier tour, comme vous l'espériez ?
00:25:28Écoutez, oui, ça se passe plutôt très bien pour nous.
00:25:31Il y a une continuité.
00:25:32Vous savez, l'UDI, c'est un parti d'élus locaux, d'élus enracinés dans les territoires.
00:25:36Donc, on a eu un très bon premier tour.
00:25:38Alors, je n'ai pas...
00:25:39J'entendais Mme Chiquiro qui faisait un parallèle sportif.
00:25:42Donc, je ne compte pas les oeufs à la mi-temps, mais à la fin.
00:25:45Il y a encore un deuxième tour dans beaucoup d'endroits.
00:25:47Mais on a eu de grands succès, notamment des succès au premier tour.
00:25:50Inattendu, je pense à la ville de Mayenne, dans le département de la Mayenne,
00:25:53qui était depuis 55 ans à gauche.
00:25:55On a eu beaucoup de succès comme ça.
00:25:57Mais je ne viens pas parler individuellement de nos succès.
00:25:59Simplement vous dire que lorsque nous sommes unis, le centre et la droite, ça gagne.
00:26:04Merci beaucoup, Eric Schall, de votre participation cet après-midi.
00:26:07Allez, on va marquer une petite pause.
00:26:08On reparle de l'Iran, du Moyen-Orient et de la menace qui plane sur les champs pétrolifères et gaziers.
00:26:15Également, avec évidemment des grosses répercussions sur l'économie mondiale.
00:26:22De retour avec vous, il est 15h30.
00:26:24On retrouve Valérie Acnin pour le journal de l'après-midi,
00:26:27avec cette information en matière judiciaire.
00:26:31Deux frères qui ont été condamnés pour avoir coupé un arbre planté en hommage à Ilan Halimi,
00:26:36condamnés en appel sans que l'infraction antisémite ait été retenue par le tribunal cette fois.
00:26:42Exactement, Nelly. Et pour rappel, nous sommes à l'été 2025.
00:26:46Deux frères jumeaux, âgés de 19 ans, tronçonnent l'Olivier à la mémoire d'Ilan Halimi.
00:26:51Le jeune homme de confession juive avait été torturé, puis assassiné en 2006 par le gang des barbares.
00:26:57Les détails du jugement rendu hier par la Cour d'appel de Paris avec Mathieu Deveille.
00:27:03Le caractère antisémite n'a pas été retenu par la Cour d'appel de Paris.
00:27:07Elle confirme donc le jugement rendu en première instance.
00:27:11Et selon la présidente de la Cour, aucun élément ne permet de caractériser la connaissance par les prévenus
00:27:17du nom et de l'histoire d'Ilan Halimi, ni l'existence d'une intention de porter atteinte à sa
00:27:22mémoire
00:27:23en raison de son appartenance religieuse.
00:27:25Revenons sur les faits. Nous sommes le 14 août 2025 à Épinay-sur-Seine.
00:27:30Un Olivier dédié à la mémoire d'Ilan Halimi a été tronçonné dans la nuit.
00:27:34Et quelques jours plus tard, deux frères jumeaux sont interpellés, Brahim et Ismaël K.
00:27:39Ils ont 19 ans tous les deux. Ce sont deux Tunisiens sans papier, SDF et illettrés.
00:27:44Dans le téléphone d'Ismaël, les enquêteurs découvrent une vidéo de son frère
00:27:48qui joue avec une tronçonneuse à proximité de la stèle.
00:27:51Et à côté du tronc de l'arbre, les deux frères avaient abandonné les restes d'une pastèque.
00:27:56C'est un fruit qui est le symbole de la résistance palestinienne.
00:28:00Des éléments insuffisants selon la Cour pour retenir le caractère antisémite.
00:28:04Les deux frères ont été condamnés pour destruction du bien d'autrui aggravé.
00:28:08Huit mois de prison ferme pour Brahim avec interdiction du territoire français pendant cinq ans.
00:28:13Huit mois avec sursis pour son frère Ismaël, même interdiction du territoire français pendant cinq ans.
00:28:18Rappelons que depuis le début de cette affaire, au mois d'août 2025,
00:28:22plusieurs arbres, en mémoire à Ilan Halimi, ont été abattus.
00:28:26Un mot des municipales à nouveau à Nice.
00:28:29Juliette Chanel-Leroux qui est arrivée troisième à l'issue du premier tour.
00:28:32On n'a pas répondu à l'appel de Christian Estrosi.
00:28:34La candidate écologiste refuse de se retirer du second tour.
00:28:38Et concernant Christian Estrosi et Éric Ciotti,
00:28:41elle estime qu'aucun des deux ne mérite de remporter l'élection.
00:28:45On l'écoute.
00:28:46Les Niçois et les Niçoises le savent.
00:28:48Éric Ciotti et Christian Estrosi, c'est les mêmes.
00:28:50Ils ont travaillé ensemble pendant 30 ans.
00:28:52C'est la même politique qu'ils défendent.
00:28:54Ils le défendent d'une façon différente, en s'exprimant de façon différente.
00:28:57Mais c'est la même politique.
00:28:59Et donc Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez l'ont bien dit.
00:29:01Ils ne prennent pas partie entre les deux.
00:29:03Et on ne va pas commencer à négocier juste pour gagner quelques places.
00:29:06Ça, ce n'est pas notre objectif.
00:29:08Pour nous, faire de la politique, c'est servir les Niçois.
00:29:10Faire de la politique, ce n'est pas nous proposer des postes de président de commission ou de présidence de
00:29:15l'Opéra de Nice.
00:29:16Le reste de l'actualité s'avait beaucoup fait parler lors de l'ouverture de la boutique au BHV Paris.
00:29:22La plateforme en ligne de Chine ne sera pas suspendue.
00:29:24C'est une victoire pour le vendeur asiatique attaqué par l'État français.
00:29:27Il était reprocès à Chine d'avoir laissé commercialiser sur sa plateforme des produits illicites.
00:29:33Une vive polémique avait d'ailleurs été suicidée concernant des poupées pédopornographiques.
00:29:38Le retrait de ces objets litigieux a conduit la justice française à considérer que le blocage de la plateforme n
00:29:44'était plus justifié.
00:29:46Et puis, actualité internationale, les quatre joueuses de l'équipe féminine de football d'Iran sont de retour dans leur
00:29:52pays.
00:29:52Elles ont retiré leur demande d'asile déposée en Australie.
00:29:55Et elles ont donc choisi de regagner Téhéran.
00:29:57Seules deux joueuses sont restées en Australie.
00:30:00Et parmi ces quatre joueuses qui sont retournées en Iran, la capitaine de l'équipe est un membre de l
00:30:05'encadrement.
00:30:06Pour rappel, ces joueuses de football iraniennes avaient été menacées et qualifiées de traîtresses par le régime iranien
00:30:12pour avoir refusé de chanter l'hymne national avant un match.
00:30:17Merci beaucoup.
00:30:18Et merci à l'écho qui nous accompagne sur le plateau.
00:30:21Merci. On se retrouve tout à l'heure, 16h, votre prochain rendez-vous de l'actualité.
00:30:24Et d'autres invités qui nous ont rejoints pour cette demi-heure, outre Mehdi Raïch, Sabrina Medjeber, que je remercie
00:30:30d'être restée,
00:30:31Yohann Uzaï, bien sûr, Dora Abdel Razik, notre consultante pour les questions internationales.
00:30:36Et on accueille également Mathieu Gallieri. Bonjour.
00:30:38Bonjour, Mme.
00:30:39Alors, vous êtes ancien agent de la DST.
00:30:41Vous êtes également auteur de l'expérience que vous avez pu tirer de votre travail aussi sur le terrain
00:30:48et dans d'autres conditions qui s'appellent notre agent iranien, qu'on va peut-être voir apparaître à l
00:30:56'écran.
00:30:56Donc voilà, il nous met dans le cœur du sujet.
00:30:59Vous pourriez peut-être nous en dire un petit mot.
00:31:01C'est craque à demain avec Stéphane Jouani.
00:31:04On ne va pas non plus l'oublier.
00:31:06Un mot peut-être, Dora, sur ce qu'on a entendu à propos des Iraniennes de retour dans leur pays.
00:31:12C'est à l'issue de pression, on imagine ?
00:31:14Oui, on imagine qu'elles ont reçu des menaces.
00:31:16On a menacé leur famille.
00:31:18On a vu qu'elles avaient été accueillies en héroïne par les Iraniens.
00:31:22En tout cas, c'est des images de propagande, encore une fois, que l'Iran a voulu montrer au monde.
00:31:28Donc oui, on imagine sûrement qu'elles ont reçu des menaces.
00:31:32Bon, qu'est-ce que ça vous...
00:31:33Vous pensez qu'il faut craindre peut-être pour leur avenir ?
00:31:36Ou que justement, c'est une manière pour le régime de montrer qu'il maîtrise encore le discours, le narratif
00:31:42de tout ce qui se passe ?
00:31:42Vous savez, cette guerre est un peu particulière et a ses particularités.
00:31:48C'est une guerre, la seule guerre depuis la Deuxième Guerre mondiale, un peuple qui est bombardé et qui accueille
00:32:00favorablement.
00:32:01C'est-à-dire, pour la majorité des Iraniens, c'est les libérateurs.
00:32:08Ça, c'est très important.
00:32:11Parce que chaque guerre a deux faces.
00:32:13Il y a la face militaire, renseignement, le rôle des services de renseignement.
00:32:17Puis, il y a également la face politique.
00:32:19Si vous permettez, en tant que franco-iranien, je vais juste d'abord parler de la face politique.
00:32:26Les Iraniens sont favorables pour ces bombardements.
00:32:31Parce que c'est la seule façon de se libérer de ce régime barbare et qui est un danger pour
00:32:37tout le monde.
00:32:38Et ils disent aux gauchistes qui crient au viol du droit international, ils disent que le mois de janvier, la
00:32:50République islamique a fait venir des étrangers pour tuer 40 000 de nos enfants.
00:32:56Donc, cette fois-ci, les étrangers sont venus pour les libérer, premièrement.
00:33:02Deuxièmement, moi, je pense que le président Trump a commis une erreur politique.
00:33:08C'est-à-dire, j'ai l'impression qu'il n'a pas entendu le cri du peuple iranien.
00:33:14Mais alors, qu'est-ce qu'il peut faire de plus ? Parce que là, les bombardements se multiplient.
00:33:17Ça n'arrête pas.
00:33:18C'est continu, je veux dire.
00:33:21Qu'est-ce qu'il peut faire de plus ?
00:33:22Vous voulez qu'ils envoient des troupes au sol ?
00:33:23Vous savez que le peuple américain est contre.
00:33:24Les Iraniens, ils savent ce qu'ils veulent.
00:33:28Et pour eux, la seule alternative, dès la chute de ce régime, parce que tout au tard, ce régime va
00:33:34tomber, qu'on le veuille ou pas.
00:33:36Donc, la seule personne qui est capable d'assurer la continuité, c'est l'alternative du prince Reza Pahlavi.
00:33:45Et la dernière chose que je voudrais dire, c'est que les Iraniens, ils n'ont pas la mémoire courte.
00:33:50Vous savez, demain, dans l'Iran libre, démocratique et laïque, ils se rappelleront cette phrase.
00:33:59Ce n'est pas notre guerre.
00:34:01Et moi, je pense que les premières victimes, ça seraient les entreprises européennes, parce qu'ils ne seront pas privilégiés
00:34:09dans l'Iran de demain.
00:34:11Alors justement, cette guerre qui est en train de devenir une guerre mondiale énergétique, c'est assez inédit.
00:34:15Les champs pétroliers et gaziers qui sont frappés de part et d'autre, avec des ressources qui partent en fumée
00:34:20par milliers de tonnes chaque heure qui passe.
00:34:23On entrevoit à peine, d'ailleurs, je pense, les conséquences de ces nouvelles frappes.
00:34:27Bonjour, Juliette Sadat.
00:34:28On va tenter de comprendre.
00:34:30Au Qatar, en Iran, en Arabie Saoudite, le Moyen-Orient regorge, évidemment, de pétrole et de gaz.
00:34:34Depuis le début, ces champs pétroliers sont devenus des cibles.
00:34:38Ce matin, c'est un site de production de gaz qataris qui a été visé, touché de plein fouet.
00:34:43Oui, effectivement, ça s'est passé à Ras Lafane, dans le nord du Qatar.
00:34:47Vous allez bientôt voir la carte s'afficher.
00:34:50C'est le plus grand pôle de liquéfaction de gaz au monde.
00:34:54Voilà, c'est au nord du pays du Qatar.
00:34:57Voilà, il a été pris pour cible à plusieurs reprises par l'Iran depuis le début de la guerre.
00:35:01Et tôt ce matin, la société Qatar Énergie a fait état de dégâts considérables après plusieurs vagues de frappes iraniennes
00:35:09et qui ont déclenché de nombreux, de violents incendies que vous allez voir bientôt sur ces images.
00:35:16Ces frappes, elles répondent à celles menées par Israël hier contre le gisement offshore de South Park.
00:35:23Vous allez voir sur la carte, c'est le plus grand champ de gaz naturel au monde qui fournit environ
00:35:2870% du gaz consommé en Iran.
00:35:32Voilà, South Park, c'est vraiment à équidistance entre l'Iran et le Qatar.
00:35:39Certaines parties de ce gisement ont été incendiées par les bombes.
00:35:42Aujourd'hui, Donald Trump a assuré que les États-Unis n'étaient pas au courant des attaques israéliennes,
00:35:47mais il a quand même menacé de détruire tout le gisement de South Park si l'Iran continuait de frapper
00:35:54le Qatar.
00:35:55Le problème, c'est que le gisement de South Park, il est aussi exploité par le Qatar dans sa partie
00:36:00sud.
00:36:00D'ailleurs, la partie exploitée par les Qataris abriterait environ 10% des réserves mondiales connues de gaz naturel.
00:36:07Ils sont en train de prendre des proportions incroyables, Dora.
00:36:10Vous avez un petit peu travaillé sur ce sujet, sur ce gisement qu'on connaît peu, évidemment,
00:36:18et on voit la manne que ça représente.
00:36:20Si on détruit ça, on met un peu la planète en péril pour la suite de son économie.
00:36:25On met en péril l'Iran d'un côté et le reste du monde parce que la partie iranienne est
00:36:31très importante.
00:36:32C'est le cœur neuvralgique du gaz iranien.
00:36:36Juliette l'a dit, près de 70% du gaz qui est consommé par les Iraniens.
00:36:40Les Iraniens qui se chauffent avec ce gaz, qui cuisinent avec ce gaz.
00:36:44Donc, c'est vraiment une ligne rouge pour l'Iran, d'où la frappe ensuite sur les installations du Qatar
00:36:51pour dire, écoutez, on a encore quand même beaucoup de capacités de nuisances
00:36:56et on peut également faire mal à tous les intérêts des États-Unis, à Israël, mais aussi au monde entier.
00:37:03On va rejoindre une de nos envoyées spéciales à Dubaï.
00:37:06Bonjour Pauline Trevzer, vous êtes avec Stéphanie Rouquier.
00:37:09L'Iran, on le rappelle, frappe les installations de pétrole et de gaz du Qatar, mais également des Émirats.
00:37:15Et je pense que ça ne va pas s'arrêter là d'ailleurs.
00:37:19Oui, tout à fait Nelly.
00:37:21L'Iran vient d'annoncer entrer dans une nouvelle phase de cette guerre.
00:37:24Le régime islamique affirme que ses opérations sur les infrastructures énergétiques vont se poursuivre
00:37:30alors que ces dernières heures, on l'a entendu, les monarchies du Golfe ont déjà été lourdement attaquées.
00:37:35Et notamment au Qatar, où Téhéran a frappé le complexe gazier de Ras Lafane.
00:37:40Des dommages considérables sont à déplorer.
00:37:43C'est l'un des plus grands sites de GLN au monde, qui est désormais partiellement à l'arrêt.
00:37:48Le cœur de l'économie qatarie, qui a été attaquée ici aux Émirats, où nous sommes avec Stéphanie Rouquier.
00:37:54Les installations gazières d'Asbaan ont également été attaquées cette nuit.
00:37:59Au Koweït, ce sont deux raffineries qui ont été attaquées dans la journée.
00:38:02Et même attaques du côté de Riyad, en Arabie Saoudite.
00:38:06L'Arabie Saoudite, justement, qui n'est pas épargnée, loin s'en faut.
00:38:12Oui, tout à fait Nelly.
00:38:13Et l'évolution majeure dans ce conflit, alors que les six monarchies du Golfe n'ont jusqu'à présent pas
00:38:19riposté,
00:38:20c'est que l'Arabie Saoudite a affirmé s'accorder le droit de répliquer militairement vers l'Iran.
00:38:26On sent donc que les tensions s'accentuent clairement dans la région.
00:38:30Et en parallèle, Nelly Doha a déclaré que les personnes attachées militaires et sécuritaires iraniens de leur pays
00:38:38devaient partir dans les 24 heures.
00:38:41Du côté des Émirats, il n'y a pas encore eu de déclaration officielle sur une possible riposte.
00:38:47Merci beaucoup, en tout cas, merci à vous et à Stéphanie Ronquier qui vous accompagne.
00:38:52Mehdi, Raich, on voit bien, alors à chaque fois on dit, bon, est-ce qu'on peut aller plus loin
00:38:56?
00:38:58Chacun est en train de perdre des munitions.
00:38:59On le dit des Américains aussi en disant que, bon, leur capacité n'est pas non plus extensible à l
00:39:03'infini,
00:39:04que ça coûte très cher de renouveler un stock et que peut-être à un moment donné, il va falloir
00:39:07freiner
00:39:07parce que ça implique d'avoir des crédits supplémentaires.
00:39:11On voit bien ce qui se joue en ce moment entre le Pentagone et le Congrès américain.
00:39:15Mais on ne pensait pas que ça prendrait une telle ampleur.
00:39:18Chaque semaine nous apporte de nouvelles sur son lot de surprises dans cette guerre.
00:39:21Déjà, il faut bien penser que le régime iranien a plein de ressources de ce type.
00:39:24Donc s'il faut entrer dans une guerre totale, ils ne vont pas se gêner.
00:39:27Il y a déjà eu plus ou moins des précédents.
00:39:29Par le passé, en 1979, le premier choc pétrolier engage la guerre Iran-Irak jusqu'en 88, de 80 à
00:39:3488.
00:39:34Il y a une petite séquence dans la guerre qui dure quatre ans qu'on appelle la guerre des pétroliers.
00:39:38Et durant cette guerre des pétroliers, les Etats-Unis ont dû escorter plus de 400 pétroliers dans le détroit d
00:39:42'Ormuz
00:39:42pour assurer la circulation du pétrole mondial et du gaz.
00:39:45Donc on est peut-être dans une configuration qui va ressembler beaucoup à cet épisode-là
00:39:49qu'on a appelé l'opération Eastern Wheel.
00:39:51Et du coup, là, si on attaque la circulation qui est déjà grandement entamée,
00:39:55on va peut-être s'attaquer aux capacités de production.
00:39:58C'est l'arme véritablement nucléaire iranienne, c'est s'attaquer aux capacités productives.
00:40:03On va voir aussi ce qui se passe du côté Tel Aviv avec une de nos équipes, Valentin Rouillon.
00:40:06Bonjour, merci d'être en direct avec nous cet après-midi, enfin début de soirée pour vous.
00:40:10Donc on rappelle qu'hier, la soirée a été meurtrière après des représailles qu'avait promis d'ailleurs Téhéran.
00:40:15Et aujourd'hui, encore des alertes et des frappes, toujours au même degré d'intensité ou dans une moindre mesure
00:40:21?
00:40:25Oui, on peut dire, Nelly, absolument, que c'est toujours au même degré d'intensité.
00:40:28Et vous le voyez, regardez, on voulait vous montrer, il y a une alerte en cours, alerte préventive.
00:40:32Donc vous voyez que ces gens attendent devant ce parking, donc abri officiel, comme on les appelle,
00:40:38les mi-clats qui sont des abris publics.
00:40:40Et ces alertes, eh bien, elles sont assez continues.
00:40:42Il y en a eu en pleine nuit, 3h du matin, 1h du matin d'abord, 3h du matin, puis
00:40:46aussi en début de matinée.
00:40:49Là, la journée qui s'achève, vous l'avez dit, il y a encore une alerte.
00:40:53Et l'Iran qui continue son offensive.
00:40:56L'utilisation de ces bombes à défragmentation qui sont très dangereuses.
00:40:59Avant-hier, donc il y a moins de 48 heures, c'était plus de 40 zones qui ont été touchées
00:41:04par les bombes à défragmentation.
00:41:06Donc tout intercepté, mais c'est ces débris qui sont très dangereux et qui ont tué un couple de septuagénaires,
00:41:13qui ont tué dans la nuit précédente un travailleur dans une ferme en banlieue de Tel Aviv.
00:41:19Donc là, vous le voyez, alerte préventive, les gens donc assez calmes.
00:41:23On attend cette deuxième alerte parce que là, sur notre téléphone, nous avons reçu ce qu'on appelle,
00:41:28donc c'est écrit, alerte extrêmement grave.
00:41:30Voilà ce qu'on reçoit sur notre téléphone.
00:41:32On patiente et là, on vient d'entendre à l'instant une détonation qui paraît assez loin dans le ciel.
00:41:37Et donc là, les gens commencent à se diriger.
00:41:40On va peut-être entendre avec vous en direct cette alerte qui confirme que nous sommes bien dans la zone.
00:41:48Je vous propose, vous voyez sur les images de Fabrice Cessner, on peut avancer.
00:41:51Les gens n'ont pas l'air trop inquiets parce que, vous savez, ils ont l'habitude d'être soumis
00:41:56à ces alertes.
00:41:56C'est vraiment rythmé, vous voyez, je vous ai dit, cette nuit, très compliquée de se réveiller.
00:42:01On est assez lassé par ces alertes.
00:42:04En tout cas, c'est ce que nous disent les Israéliens.
00:42:05Mais pour l'instant, voilà, vous le voyez, et on entend à l'instant une deuxième détonation.
00:42:10Donc visiblement, ce ne serait pas dans la zone où nous sommes.
00:42:13Mais on entend, c'est donc les détonations des interceptions des missiles.
00:42:18On ne sait pas pour l'instant si c'est un missile à défragmentation ou juste un simple missile balistique
00:42:22qui est envoyé sur Israël.
00:42:25Mais en tout cas, les autorités sont très claires.
00:42:28Il faut donc se protéger.
00:42:30C'est important de se protéger dans ces abris.
00:42:33Vous voyez, quelques personnes qui hésitent, en fait, à rentrer.
00:42:36On n'est pas sûr parce qu'hier, avant-hier, pardonnez-moi, le couple de Septuagénaires qui est décédé,
00:42:43la voisine nous disait que l'alerte préventive avait retenti.
00:42:46Et qu'en fait, on entend encore une troisième détonation.
00:42:51Mais l'alerte préventive qui a été déclenchée, eh bien, le débris est tombé directement sur l'appartement
00:42:56sans déclencher la deuxième alerte qui confirme la présence.
00:42:59Et là, vous voyez des gens qui s'agitent un petit peu.
00:43:02Mais on voit que les gens rentrent plus par sécurité pour se protéger des abris.
00:43:06Mais ça reste quand même assez calme.
00:43:08Voilà.
00:43:08Donc pour l'instant, pas de deuxième alerte, pas de scinderie dans la ville, Nelly.
00:43:11Tout va bien.
00:43:12Mais les gens qui préfèrent quand même se protéger, c'est important.
00:43:14Il faut éviter vraiment tout débris au maximum, Nelly.
00:43:18Dans un parking souterrain, juste pour qu'on comprenne votre quotidien à vous aussi,
00:43:22parce que j'imagine que c'est difficile de pouvoir avoir une activité soutenue dans le temps.
00:43:27Si vous êtes constamment soumis à des alertes, quel numéro, quel nombre d'alertes aujourd'hui vous avez eues ?
00:43:37Alors cette nuit, si je me souviens bien, Nelly, on a eu trois alertes.
00:43:41Une aux alentours d'une heure du matin, une à 3h30 du matin, une autre en début de matinée aux
00:43:46alentours de 7h.
00:43:48Donc c'est assez continu.
00:43:49C'est vrai que les alertes, on se doute aussi de l'intensivité des Iraniens.
00:43:54Ils savent très bien que l'objectif, c'est aussi d'user les populations.
00:43:58Donc à chaque fois, une alerte se déclenche.
00:44:00Il y a une alerte cette nuit, il me semble que c'était celle de 3h, qui n'a pas
00:44:04été confirmée.
00:44:05On a entendu, comme là, ça vient de se passer, des détonations au loin.
00:44:10Mais sur les applications, les zones sont très précises.
00:44:13Et au début, vous le voyez, ces gens qui étaient garés dans ce parking, qui patientent dessous.
00:44:20Mais c'est vrai que c'est assez intense.
00:44:22Les nuits sont très courtes parce qu'il faut se lever.
00:44:24Et ce qui est intéressant d'ailleurs aussi, Nelly, pour vous raconter un petit peu dans l'abri où nous
00:44:30sommes,
00:44:30c'est-à-dire le Micat, qui est un Micat public dans l'hôtel où nous nous trouvons.
00:44:34On a donc tous les habitants autour qui viennent se réfugier dans cet abri.
00:44:38Et chacun a son habitude.
00:44:40Chacun s'assoit toujours à la même place pour continuer sa nuit, continuer de dormir.
00:44:46Avec des familles aussi qui habitent le coin, qui s'arrêtent et qui réveillent leur enfant.
00:44:51On voit aussi des clients de l'hôtel qui toquent parce qu'on reçoit une alerte aussi en plus dans
00:44:56l'hôtel au microphone pour réveiller.
00:44:59Parce que c'est difficile aussi de se créer cette habitude d'alerte et de se dire qu'il faut
00:45:04se réveiller.
00:45:05Il y en a qui ne l'entendent pas.
00:45:07Donc l'hôtel fait le maximum pour que les gens puissent se réveiller.
00:45:11Et là, en tout cas, pour l'instant, il n'y a pas d'alerte qui confirme que le missile
00:45:17va atterrir ici dans la zone.
00:45:19Mais évidemment, les gens, vous voyez, derrière Fabrice Elzner, s'abritent quand même.
00:45:24S'abritent pour éviter que n'importe quel débris parce qu'on ne sait pas évidemment où ça va tomber.
00:45:29Merci beaucoup Valentin.
00:45:30Et merci à Fabrice Elzner qui vous accompagne dans ce parking souterrain.
00:45:33Tandis qu'une alerte vient de retentir.
00:45:35Donc on l'a compris, a-t-elle la vive ?
00:45:37Conséquence économique aussi.
00:45:39Le prix du carburant flambe à nouveau.
00:45:41On était repassé sous la barre des 100.
00:45:42On est repassé au-dessus.
00:45:43Bon, il y a des fluctuations.
00:45:44Les plus pessimistes disent, attention, si ça dure longtemps et qu'on continue à détruire systématiquement comme ça,
00:45:50on pourrait s'approcher des 200 dollars le baril.
00:45:53Et puis le gaz aussi, Dora, plus 35%.
00:45:56En quelques jours, on sait que le gaz et l'électricité sont directement corrélés.
00:46:01Donc de toute façon, même avec des tarifs négociés, des plans de 3 mois, 6 mois,
00:46:05il y aura de facto une incidence sur votre facture énergétique.
00:46:09Ah oui, l'incidence, par exemple, les frappes d'hier, ça s'est ressenti directement, tout de suite, sur le
00:46:16gaz.
00:46:17Donc sur le long terme, bien évidemment, on va le ressentir.
00:46:20Là, pour l'instant, le gaz, pas encore parce qu'évidemment, on est en été.
00:46:23Mais là, quand on veut rentrer en hiver, en tout cas pour les Européens, là, ça va faire mal.
00:46:28Je ne peux pas écouter Georgia Mélanie.
00:46:29Parce que si on a reproché aux autorités françaises de ne pas faire un petit geste
00:46:32et de donner un coup de pouce aux consommateurs français,
00:46:34visiblement, en Italie, on a décidé de prendre d'autres mesures.
00:46:37Écoutez.
00:46:41Premièrement, nous réduisons le prix du carburant d'environ 25 centimes par litre pour tous.
00:46:47Deuxièmement, nous introduisons un crédit d'impôt en faveur des transporteurs routiers,
00:46:52équivalent à l'augmentation des coûts du carburant qu'ils supportent,
00:46:55afin d'éviter que la hausse du gasoil ne se répercute sur les prix des biens de consommation.
00:47:01Cette mesure est également prévue pour les pêcheurs.
00:47:04Emmanuel Macron, lui, souhaite des discussions entre Américains et Iraniens.
00:47:08Écoutons.
00:47:10J'espère qu'en tout cas, tout le monde reviendra à la raison,
00:47:12parce que tout cela, évidemment, a un impact.
00:47:15Un impact pour tous les pays qui sont touchés.
00:47:17C'est un impact sur le marché mondial.
00:47:19On le sait, depuis le début de cette guerre,
00:47:22les prix du gaz et du pétrole ont augmenté,
00:47:25parce qu'on parle de 20% de ce qui alimente le marché mondial,
00:47:29qui passe par Ormuz.
00:47:30Mais si les capacités de production elles-mêmes sont détruites,
00:47:34il y aura un impact beaucoup plus durable de cette guerre.
00:47:37Donc, nous allons continuer de nous mobiliser.
00:47:39Et évidemment, nous avons passé aussi ce message aux Iraniens.
00:47:43Et je souhaite, c'est pour ça qu'il y ait des discussions aussi directes
00:47:45qui puissent s'établir entre Américains et Iraniens sur ce point.
00:47:48Mathieu, je sais que vous êtes franco-iranien.
00:47:50Quand vous voyez qu'il y a une destruction quand même des ressources iraniennes,
00:47:53vous n'avez pas peur sur le long terme que ça pénalise le peuple iranien,
00:47:56même en cas d'arrêt ou de régime qui tomberait ?
00:48:01Vous savez, aujourd'hui, nous avons atteint le point de nos retours.
00:48:05Donc, la question qui se pose partout, et tout le monde se pose,
00:48:08c'est comment mettre fin à cette guerre ?
00:48:12La réponse est très simple.
00:48:14Il faut qu'on fasse tomber ce régime.
00:48:17Si on fait tomber ce régime, tous ces problèmes dont nous parlons là,
00:48:23sur le plateau, le prix du gaz, du pétrole, tout ça, ça va être réglé.
00:48:29Donc, il suffit que tout le monde s'y mette pour rembourser ce régime.
00:48:35Bon.
00:48:35Il y a un autre aspect que je voulais vous voir commenter pour finir en guise de conclusion.
00:48:39Juliette Sadat est revenue avec nous.
00:48:40La fortune des Mollahs.
00:48:42On en a beaucoup parlé avec le fils d'Ali Ramenei l'autre jour,
00:48:46et tous ces hôtels et ces complexes immobiliers à l'étranger.
00:48:50Qu'est-ce que ça représente aujourd'hui, Juliette ?
00:48:52Alors, la guerre, évidemment, a un impact réel sur le pays,
00:48:56mais pas forcément comme on l'entend.
00:48:58L'économie du pays est fragilisée.
00:49:00Les sanctions internationales ont été renforcées.
00:49:03L'inflation a explosé.
00:49:04Et les grands perdants sont de cette histoire.
00:49:05C'est comme d'habitude, les Iraniens, le peuple iranien,
00:49:08qui s'approuvrit.
00:49:09Regardez la différence de produits intérieurs bruts des Iraniens.
00:49:1320 000 dollars par an.
00:49:16Quand on compare avec les autres pays producteurs de pétrole dans le Golfe,
00:49:20la différence est démentielle.
00:49:22Donc, on voit bien que l'argent du pétrole,
00:49:23elle va dans certaines poches et pas dans celle du peuple.
00:49:27Car la fortune des Mollahs, elle leur vient à la fois des richesses
00:49:30récupérées après la révolution en 1979,
00:49:33et surtout de cette mainmise sur les ressources du pays,
00:49:36dont le pétrole.
00:49:37Merci beaucoup.
00:49:39La fortune des Mollahs, qui se comptent en plusieurs dizaines de milliards,
00:49:43c'est une spoliation évidemment du peuple.
00:49:45Et ça a commencé dès les années 70, 80 pour le coup,
00:49:48puisque la République a été en 79.
00:49:51Ils ont commencé à investir massivement dans l'immobilier en Europe.
00:49:57Et ce qu'on ne comprend pas,
00:50:00c'est qu'ils frappent même les Émirats,
00:50:04les Émirats arabes,
00:50:05où il y a des centaines de milliards de dollars des Mollahs là-bas.
00:50:10C'est-à-dire, ce régime est devenu complètement fou, incontrôlable.
00:50:16Donc, ça fait 46 ans qu'on dit que c'est des voleurs,
00:50:21ils financent le terrorisme international,
00:50:23ils volent le peuple iranien,
00:50:25et tout le monde voulait négocier.
00:50:28Et voilà le résultat.
00:50:29Je suis désolé.
00:50:29Merci beaucoup.
00:50:30Je rappelle votre ouvrage,
00:50:32peut-être qu'on va voir apparaître un agent iranien, c'est ça ?
00:50:37Notre agent iranien, Mathieu Gadiri.
00:50:40Je vous encourage à le lire,
00:50:42parce que ça doit nous éclairer aussi sur la situation du moment.
00:50:44Je garde les autres invités.
00:50:46Merci, Dora, évidemment, pour votre participation,
00:50:48comme tous les jours.
00:50:48Vous êtes notre référente en la matière.
00:50:51On va parler politique d'après une petite pause.
00:50:53Et puis, bien sûr, le retour de Valérie Acnain pour le journal.
00:50:55A tout de suite.
00:50:5916h pile, bienvenue si vous nous rejoignez.
00:51:01À l'instant, on retrouve Valérie Acnain
00:51:03pour l'Essentiel de l'actualité cet après-midi.
00:51:05Bonjour à tous.
00:51:06Ça a eu nos 20e jours de conflit au Moyen-Orient.
00:51:09Des images de l'armée de l'air israélienne.
00:51:12Regardez, Tzahal a détruit un hélicoptère iranien.
00:51:15Dans une vidéo publiée sur le compte X,
00:51:17cela s'est passé à l'aéroport de Sanandaj à Hamadan en Iran.
00:51:22Et dans ce contexte, le Pentagone déclare ne pas avoir de calendrier défini
00:51:26pour la fin de la guerre en Iran.
00:51:28Information du ministre américain de la Défense.
00:51:31Pitt ex-7 ajoute que la décision de mettre fin à cette guerre
00:51:35appartient uniquement au président américain, Donald Trump.
00:51:38Dans le reste de l'actualité, direction le sud-est de l'Angleterre.
00:51:42L'épidémie de méningite qui frappe le pays de façon inédite continue de se répandre.
00:51:48Et le nombre de cas signalés est passé de 20 à 27,
00:51:51dont 15 confirmés et 12 toujours sous surveillance.
00:51:55Cette épidémie a déjà fait deux morts
00:51:57et touche le campus de l'université de Kent.
00:52:01Merci beaucoup. Je vous dis à très bientôt.
00:52:04On vous retrouve demain, évidemment, avec Julien Pasquet pour l'édition du Vendredi.
00:52:08Toujours en compagnie de nos chroniqueurs et décrypteurs politiques cet après-midi,
00:52:13Sabrina Medjeber, Mehdi Raich et Yohan Uzay.
00:52:16La perspective de victoire pour LFI est bien réelle dimanche prochain.
00:52:21Dans des villes d'ailleurs de taille assez importante.
00:52:22Mais j'aimerais qu'on s'arrête sur le cas de Chalons-sur-Saône
00:52:24parce qu'au moment où il y a eu d'ailleurs la réélection du maire LR Gilles Platret,
00:52:31il avait pris un arrêté pour interdire tous signes religieux ostensibles.
00:52:35Entre-temps, des élus insoumis ont saisi le tribunal administratif
00:52:40parce qu'ils voulaient permettre le port du voile pendant les conseils municipaux.
00:52:45Eh bien, ils ont été retoqués.
00:52:47C'est François Tiskevitch qui nous raconte ça.
00:52:53Dimanche dernier, le maire sortant de Chalons-sur-Saône, Gilles Platret,
00:52:57est réélu dès le premier tour avec plus de 61% des suffrages.
00:53:01Quelques heures plus tard, deux élus municipaux de la France insoumise,
00:53:05Damien Salet et Sabrina Sari, décident de saisir la justice
00:53:08pour faire modifier le règlement intérieur du conseil municipal.
00:53:11Sabrina Sari porte le voile et souhaite le garder lors des conseils municipaux.
00:53:16Élu dans l'opposition, il se sent visé par un arrêté pris par le maire de la ville en janvier
00:53:21dernier,
00:53:22interdisant tous signes religieux ostensibles.
00:53:24L'un est le leader chalonnais de LFI et l'autre, la numéro 2,
00:53:29est représentant d'une organisation qui s'appelle Libawat.
00:53:32Libawat, c'est une organisation dite de femmes musulmanes
00:53:35qui est là pour faire du communautarisme,
00:53:37qui est alliée à l'alliance citoyenne de Grenoble,
00:53:39elle-même liée aux frères musulmans,
00:53:40donc vous voyez un petit peu la généalogie et le périmètre de tout cela.
00:53:43Et donc ils ont essayé de faire casser ce règlement intérieur qui disait quoi ?
00:53:47Qui disait simplement, nous ne voulons pas que les tenues vestimentaires
00:53:50défendent une religion plutôt qu'une autre,
00:53:52un parti politique plutôt qu'un autre,
00:53:54ou même des logos commerciaux.
00:53:56Donc on était vraiment sur une neutralité.
00:53:58Le tribunal administratif de Dijon
00:54:00a débouté les deux élus insoumis ce mercredi.
00:54:03Dans les motivations de son jugement,
00:54:05le tribunal précise, je cite,
00:54:07« La liberté de conscience d'un membre élu d'un conseil municipal
00:54:10doit être conciliée avec le principe de laïcité
00:54:14qu'il y ait tenu de respecter. »
00:54:18Évidemment, ce jugement,
00:54:19bon, ça c'est une histoire de calendrier,
00:54:20on connaît les calendriers de la justice,
00:54:22parfois on ne les maîtrise pas toujours,
00:54:24mais pour LFI, ça a tombé à point nommé,
00:54:26pour tenter de rallier encore quelques voix
00:54:29du communautarisme
00:54:30qu'ils ont instillé un peu partout quand même.
00:54:33Oui, en effet, c'est le projet de la France insoumise.
00:54:36Je rappelle par exemple que lors de la commission d'enquête
00:54:39établissant précisément les liens entre l'islamisme
00:54:42et la France insoumise,
00:54:43M. Aurélien Saint-Toul a indiqué en commission parlementaire
00:54:47que l'islam des musulmans de France
00:54:53était le bon islam,
00:54:54c'est-à-dire l'islam des frères musulmans.
00:54:55Donc LFI est acoquiné officiellement
00:54:59avec l'islam des frères musulmans,
00:55:01c'est-à-dire l'islam politique.
00:55:03Et ce que l'on voit avec ces élus voilés
00:55:06et qui tentent encore une fois
00:55:07de grignoter davantage et d'année en année
00:55:09plus de pouvoir
00:55:11pour l'affirmation de cet islam identitaire,
00:55:14eh bien c'est grâce à la courte échelle
00:55:17qu'offre la France insoumise
00:55:18une vitrine officielle de l'islamisme.
00:55:21Donc ces élus le font dans le cheminement,
00:55:24dans la cohérence du projet de la France.
00:55:25insoumise qui, je le rappelle,
00:55:27pardon, parce que si on revient en arrière
00:55:29longtemps, il y a même quelques années,
00:55:31depuis 1989,
00:55:32le parti socialiste lui-même soutenait,
00:55:34après l'affaire du voile de Creil,
00:55:36le port du voile des jeunes femmes.
00:55:38Mitterrand disait qu'il les trouvait charmantes
00:55:40ces petites filles avec le voile.
00:55:41Jacques-Lanc trouvait que c'était un voile très saillant,
00:55:44que ça leur allait très bien.
00:55:46Monsieur Lenech-Jospin devant Elisabeth Schemla.
00:55:47On parle de 1989.
00:55:48Absolument.
00:55:49Et Monsieur Lenech-Jospin devant Elisabeth Schemla,
00:55:53grande reporter au Nouvelle-Homme,
00:55:54ce qui était d'ailleurs une des rares
00:55:55à s'être opposée au voile des collégiennes
00:55:58de l'affaire de Creil,
00:55:59avait dit « Je me fiche que la France s'islamise ».
00:56:01Donc c'est une congrégation,
00:56:03c'est une constellation idéologique
00:56:04à laquelle s'est greffée la France insoumise,
00:56:07qui porte aujourd'hui officiellement
00:56:08le projet de l'islam politique en France.
00:56:10Mais parce qu'on l'a laissé s'installer.
00:56:12Mais avant même,
00:56:13elle raconte bien la genèse,
00:56:16avant même,
00:56:18la LFI,
00:56:19il y avait le Parti Socialiste,
00:56:21et cette complaisance.
00:56:22Oui, mais l'époque n'était pas la même.
00:56:24Cette ignorance.
00:56:25L'époque n'était pas la même,
00:56:26et les problèmes auxquels nous étions confrontés
00:56:28n'étaient pas la même.
00:56:29On peut leur laisser le bénéfice du doute.
00:56:30On peut dire,
00:56:31ils n'ont pas vu venir les choses.
00:56:33Ce qui est déjà une erreur en politique,
00:56:35parce que le rôle d'un responsable politique,
00:56:36c'est d'anticiper les faits,
00:56:38et de préparer la France de demain.
00:56:39À l'époque, ils disaient,
00:56:39ça va rester à la marge.
00:56:40Mais à l'époque, c'était marginal.
00:56:42Aujourd'hui, ce n'est pas marginal.
00:56:44Aujourd'hui, l'islamisme,
00:56:46l'islam des frères musulmans,
00:56:47est un projet politique
00:56:48qui est repris par la France insoumise.
00:56:50Et c'est d'ailleurs manifeste
00:56:52à Chalon-sur-Saône,
00:56:54puisque là, effectivement,
00:56:55le port du voile
00:56:56est une revendication
00:56:58des frères musulmans
00:56:59portée devant le tribunal
00:57:00par la France insoumise.
00:57:02Mais l'avantage avec la France insoumise,
00:57:04c'est qu'ils n'avancent pas masqués.
00:57:06Ils disent ce qu'ils vont faire.
00:57:07Leur projet est extrêmement clair.
00:57:09Nous savions qu'une fois élus,
00:57:10ils allaient demander cela.
00:57:12Et une fois élus à Roubaix,
00:57:14David Guiraud,
00:57:15une fois élus dans d'autres villes
00:57:16en Seine-Saint-Denis,
00:57:17que vont-ils faire ?
00:57:19Moi, je pense que la mixité
00:57:21est en danger, par exemple.
00:57:22Parce que je soupçonne ces maires
00:57:23de vouloir, par exemple,
00:57:25réserver des horaires
00:57:27à la piscine municipale aux femmes.
00:57:29Je les soupçonne éventuellement
00:57:30de vouloir changer le programme alimentaire
00:57:32dans les cantines,
00:57:33puisque vous savez que
00:57:34la municipalité a la main
00:57:36sur les cantines des écoles primaires.
00:57:38Que vont-ils faire dans ces cantines ?
00:57:40Il y a un risque, effectivement,
00:57:41que nos valeurs soient remises en cause,
00:57:44que ce qu'ils font de la société,
00:57:45notre vie, vivre ensemble,
00:57:47soit remise en cause,
00:57:48naturellement, bien sûr.
00:57:49Alors, on parle de Roubaix,
00:57:50c'est intéressant,
00:57:51parce qu'il pourrait,
00:57:52effectivement, aussi,
00:57:52David Guiraud,
00:57:54faire l'inverse de Gilles Platret,
00:57:55c'est-à-dire autoriser
00:57:56le port du voile
00:57:57dans les conseils municipaux.
00:57:59L'opposition pourrait s'en saisir
00:58:02et, là aussi,
00:58:03porter l'affaire
00:58:04à contrario devant le tribunal administratif.
00:58:12Sauf que,
00:58:12si on en croit la candidate Rennes
00:58:14qui dénonce la tentative
00:58:16du sortant LR
00:58:17d'évincer sa liste
00:58:18en lui faisant des marchandages
00:58:20et des petites propositions
00:58:21comme elle l'écrit
00:58:22dans son communiqué
00:58:22d'arrière-boutique,
00:58:25ce n'est pas sûr
00:58:26que l'opposition
00:58:28ou les membres
00:58:29du conseil municipaux LR
00:58:30aillent jusqu'à se saisir
00:58:32du droit du tribunal administratif
00:58:33puisque, visiblement,
00:58:34ils sont eux-mêmes
00:58:35dans la compromission
00:58:36et la trouille
00:58:37qui les chevillent au corps.
00:58:39D'autant plus que pour l'LR,
00:58:40c'est une question vitale
00:58:41de vie ou de mort
00:58:41puisque s'ils disparaissent
00:58:42des municipales,
00:58:43le second tour des municipales,
00:58:45c'est le premier tour
00:58:45des sénatoriales.
00:58:46Donc, ils ont intérêt
00:58:47à avoir un ancrage local
00:58:48très fort.
00:58:49Donc, ça,
00:58:49c'est la première problématique
00:58:50à la fois pour l'LR
00:58:51mais aussi pour l'EPS
00:58:52d'où le fait
00:58:54des compromissions
00:58:55ou des alliances techniques.
00:58:56On appelle ça.
00:58:58Sur ce qui s'est passé
00:58:59avec Chalon-Sourceau
00:59:00n'est pas intimement
00:59:01lié à Roubaix
00:59:01et je reviens sur ce qu'a dit Sabrina.
00:59:03Lorsque Jean-Luc Mélenchon
00:59:04s'est présenté
00:59:05en commission d'enquête
00:59:06sur les rapports
00:59:07entre les frères musulmans
00:59:08et les partis politiques,
00:59:09il a mentionné un mot maliquite.
00:59:10Maliquite,
00:59:11c'est une école de jurisprudence
00:59:11très importante dans l'islam.
00:59:13Dans l'école maliquite,
00:59:14le voile est obligatoire
00:59:15et surtout,
00:59:15on excise les petites filles.
00:59:16Oui.
00:59:17C'est comme ça.
00:59:18Donc, quand vous avez
00:59:19un homme politique
00:59:21de cette importance
00:59:22qui utilise ce terme
00:59:22sans savoir ce qu'il y a derrière
00:59:23en disant en France
00:59:25l'islam il est maliquite,
00:59:26désolé mais moi
00:59:27ça me pose problème.
00:59:28Donc, non seulement
00:59:28ça veut dire
00:59:29qu'on instrumentalise
00:59:29ce sujet de l'islam,
00:59:31de l'islamisme
00:59:32et on réduit momentanément
00:59:33les musulmans
00:59:34au fait qu'ils soient maliquites
00:59:35sans prendre en compte
00:59:36qu'il peut y avoir des gens
00:59:37qui sont juste musulmans
00:59:38par culture,
00:59:39ils n'ont pas forcément
00:59:40des pratiques très différentes.
00:59:42Donc, on réduit
00:59:43ces gens à ces choses-là.
00:59:44Ça, c'est un énorme problème.
00:59:45Et moi, ce qui me fait rire
00:59:46c'est que l'islam
00:59:47a 1400 ans.
00:59:48L'islamisme,
00:59:48c'est l'application de l'islam.
00:59:50Il est aussi vieux que l'islam.
00:59:51Vous pensez sincèrement
00:59:52que dans toute l'histoire
00:59:53de l'islam,
00:59:54des gens les clanchants
00:59:55ils n'en ont pas croisé ?
00:59:56Vous ne pensez pas
00:59:56qu'il y a des gens
00:59:57qui ont déjà cherché
00:59:58à utiliser un véhicule politique
01:00:00comme l'islam
01:00:00pour faire de la politique ?
01:00:01Bien sûr que si.
01:00:02Et à chaque fois,
01:00:03ils sont perdants.
01:00:03Donc, faire ce type de technique
01:00:05je trouve ça sincèrement
01:00:06assez risible
01:00:07mais c'est surtout
01:00:08avoir un sens politique
01:00:09qui, à mon sens,
01:00:09il manipule des forces
01:00:11et des choses
01:00:11qu'il ne comprenne pas
01:00:12et ça met en danger profondément
01:00:14les valeurs de la République
01:00:15et son socle républicain.
01:00:16J'aimerais qu'on parle aussi
01:00:17de Paris.
01:00:18Trois candidatures.
01:00:20C'est très disputé
01:00:22évidemment entre
01:00:22Rachida Dati
01:00:23et Emmanuel Grégoire
01:00:24même s'il y a un espoir
01:00:25qui renaît
01:00:25avec le désistement
01:00:27de Sarah Knafou
01:00:27pour la candidate
01:00:29Rachida Dati
01:00:30et le candidat PS
01:00:32lui dit
01:00:32écoutez,
01:00:33je pense qu'Emmanuel Macron
01:00:34est intervenu directement.
01:00:35Une attaquade hominem
01:00:36dont il s'explique
01:00:38ici dans cet extrait.
01:00:40Première fois,
01:00:41historiquement,
01:00:42que l'extrême droite
01:00:43dépasse les 10%
01:00:45à Paris
01:00:46sur le scrutin central.
01:00:47Première fois.
01:00:48Et comme par hasard,
01:00:49la première fois
01:00:50où il les dépasse
01:00:52et où ils avaient
01:00:54donc la possibilité
01:00:55de se maintenir,
01:00:56ils se retirent.
01:00:57Pourquoi ils se sont retirés ?
01:01:00Pour mettre en oeuvre
01:01:02ce qu'ils appellent
01:01:03l'union des droites.
01:01:05Emmanuel Macron
01:01:06est intervenu,
01:01:07c'est beaucoup de vos confrères
01:01:08qui nous l'ont relayé,
01:01:10pour faire en sorte
01:01:13que l'extrême droite
01:01:14se retire
01:01:15au profit
01:01:16de sa candidate.
01:01:17Je considère
01:01:18que dans un moment
01:01:19de vérité du pays,
01:01:20sur le plan international,
01:01:22sur le plan économique,
01:01:24que le président
01:01:25de la République
01:01:25ait du temps à perdre
01:01:26à s'occuper
01:01:27de ce type de sujet.
01:01:28D'abord,
01:01:29est un peu incongru
01:01:31au regard de la charge
01:01:32qui est la sienne,
01:01:32mais deuxièmement,
01:01:34traduit une faute morale
01:01:35majeure,
01:01:36qui est en politique
01:01:37quelque chose
01:01:37d'assez central.
01:01:38Pourtant, excusez-moi,
01:01:39mais hier...
01:01:39En politique,
01:01:39quelque chose
01:01:40d'assez central,
01:01:41c'est que d'une certaine manière,
01:01:42tout est bon pour gagner.
01:01:44Tout est bon pour gagner,
01:01:45y compris les plus grandes
01:01:46forfaitures morales.
01:01:47Je dis clairement
01:01:48qu'Emmanuel Macron
01:01:49a désormais l'habitude
01:01:49de montrer son double discours
01:01:51entre les grands principes
01:01:53qu'il énonce
01:01:53et les petites manœuvres
01:01:55qu'il met en œuvre.
01:01:56Et vraiment,
01:01:57je le dis,
01:01:57Emmanuel Macron
01:01:59porte une responsabilité
01:02:00immense
01:02:01dans l'effondrement
01:02:02moral et politique
01:02:03du pays.
01:02:05Immense.
01:02:06Immense.
01:02:06Est-ce que ce n'est pas
01:02:07un peu l'œuvre
01:02:08ou le discours
01:02:09de quelqu'un
01:02:09qui n'a pas grand-chose
01:02:10à dire ?
01:02:10Non, mais c'est surtout
01:02:11indécent,
01:02:11d'entendre une chose
01:02:12pareille, pardon.
01:02:13Il dit
01:02:14qu'Emmanuel Macron
01:02:15se compromette
01:02:16à ce point-là.
01:02:17C'est indécent,
01:02:18c'est une faute morale.
01:02:19Qu'est-ce qui lui fait dire ça ?
01:02:20Il n'en a pas la preuve.
01:02:21Non, mais pardon.
01:02:21D'abord,
01:02:22ça vient de quelqu'un
01:02:24qui est membre
01:02:25d'un parti
01:02:25qui s'est compromis
01:02:27avec l'antisémitisme
01:02:28et avec l'islamisme.
01:02:30Nous venons d'évoquer
01:02:31ce que fait courir
01:02:36à un parti
01:02:37qui est main dans la main
01:02:38avec les ennemis
01:02:39de notre pays.
01:02:40Et il vient donner
01:02:41des leçons
01:02:42à Rachida Dati
01:02:43qui, elle,
01:02:44est finalement
01:02:45droit dans ses bottes
01:02:46puisqu'elle a une liste
01:02:47des alliances
01:02:48qui sont à peu près
01:02:49les mêmes qu'au premier tour
01:02:50à l'exception
01:02:51de Pierre-Yves Bournagelle
01:02:52qui a rejoint Rachida Dati.
01:02:54Donc, la nazification
01:02:55de l'adversaire
01:02:56par M. Grégoire
01:02:58montre en fait
01:02:59qu'il est en train
01:02:59de paniquer totalement.
01:03:01Il sent la défaite
01:03:02approcher
01:03:03et il a peur.
01:03:03Il a peur,
01:03:04non pas pour les Parisiens
01:03:05parce qu'il sait bien
01:03:06que Rachida Dati
01:03:06ne représente pas du tout
01:03:07une menace pour Paris.
01:03:08Il a peur de perdre son siège.
01:03:10Ils ont peur
01:03:11de perdre leurs avantages
01:03:12parce que tous ces gens-là,
01:03:13depuis des années,
01:03:15des décennies,
01:03:15ils ne font que de la politique.
01:03:17Ils ne savent vivre
01:03:17que de cela.
01:03:18Donc, ils ont peur,
01:03:19effectivement,
01:03:20de perdre leur rente.
01:03:21Ils paniquent pour eux.
01:03:22Voilà la réalité.
01:03:23Emmanuel Macron aussi
01:03:24trouve ça indécent
01:03:25et complètement stupide.
01:03:27Il s'en est expliqué
01:03:27depuis Bruxelles.
01:03:30Ces propos n'ont aucun sens.
01:03:32Il déshonore un peu
01:03:32la personne qui les dit
01:03:33comme ça à l'emporte-pièce
01:03:34parce que ce n'est pas sérieux.
01:03:37Je ne connais pas
01:03:38Mme Cnafot
01:03:39à titre personnel
01:03:40et je n'interviens pas
01:03:40du tout dans ces municipales.
01:03:42La discussion
01:03:42que nous sommes en train
01:03:43d'avoir montre
01:03:44que j'ai largement
01:03:45autre chose à faire.
01:03:46Donc, les municipales
01:03:47doivent se tenir
01:03:47dans le cadre
01:03:48le plus respectueux,
01:03:49le plus républicain.
01:03:50Mais tout ça
01:03:51est strictement faux
01:03:53et je crois
01:03:54n'est pas à la hauteur.
01:03:55Il a raison.
01:03:56Il n'a pas toujours tort
01:03:57non plus.
01:03:59Là, il a raison.
01:04:00Ça déshonore
01:04:01le candidat socialiste.
01:04:04Comme dirait
01:04:04Sarah Knafot
01:04:05on va voir son tweet
01:04:05tout à l'heure
01:04:06c'est même complotiste.
01:04:07Mais ça ne va pas.
01:04:09Bien sûr,
01:04:10Emmanuel Macron
01:04:10a raison
01:04:11de disqualifier
01:04:13M. Emmanuel Grégoire.
01:04:14En même temps,
01:04:14a-t-il besoin
01:04:14du président de la République
01:04:15pour se disqualifier
01:04:16puisque comme l'a dit
01:04:17justement Johan,
01:04:19lui qui se drape
01:04:20comme ça
01:04:20de vertu,
01:04:21de morale,
01:04:21sous les oripos
01:04:23de la posture
01:04:25moralisante
01:04:26qui oeuvre
01:04:27justement
01:04:28dans le bon sens
01:04:29des parisiens
01:04:29et qui fascise
01:04:30à tout bout de champ
01:04:31ses adversaires
01:04:32sans aucun
01:04:33mais sans
01:04:34la moindre once
01:04:35d'un prémisse
01:04:37d'un balbutiement
01:04:37d'un argument politique
01:04:39en faveur des parisiens.
01:04:40Son pensif
01:04:41s'avulgate
01:04:42c'est le fascisme
01:04:43l'extrême droite
01:04:43Rachida Dati
01:04:44l'union des droites
01:04:45le fascisme
01:04:46etc.
01:04:46avec effectivement
01:04:47ce qu'il a dit
01:04:48au sujet du président
01:04:49de la République.
01:04:49Mais la réalité
01:04:50Johan l'a très bien souligné
01:04:51la réalité c'est quoi
01:04:52c'est que ça lui permet
01:04:53d'escamoter
01:04:53tous les problèmes
01:04:54de la ville
01:04:55Johan parlait tout à l'heure
01:04:55du périscolaire
01:04:56mais on peut également
01:04:57parler du scandale
01:04:58lié à Paris Habitat
01:04:59je rappelle quand même
01:05:00que M. Yann Brossat
01:05:01pour essayer précisément
01:05:02d'escamoter ce problème
01:05:03de corruption
01:05:04lié à Paris Habitat
01:05:05est allé visiter
01:05:06des personnes
01:05:07en leur disant
01:05:08que si la droite
01:05:09arrive au pouvoir
01:05:10vous serez expulsé
01:05:11de votre logement social
01:05:12donc ils sont prêts
01:05:13à toutes les combines
01:05:14pour essayer justement
01:05:15l'évitement
01:05:18de l'approche
01:05:19justement
01:05:20de leur bilan
01:05:21il est catastrophique
01:05:22plus de 52%
01:05:23de hausse
01:05:23de taxes foncières
01:05:24toutes les gabegies
01:05:25qui sont liées
01:05:26au bilan
01:05:27de Mme Hidalgo
01:05:28et de M. Grégoire
01:05:29étant son premier adjoint
01:05:30et en effet
01:05:31quand on veut noyer son chien
01:05:32il illuse parfaitement
01:05:34le proverbe suivant
01:05:35quand on veut noyer son chien
01:05:36on dit qu'il a la rage
01:05:37mais les parisiens
01:05:38ne sont pas dupes
01:05:39bon c'est vrai
01:05:40que c'est un scandale
01:05:40et d'ailleurs
01:05:41elle s'en est bien expliquée
01:05:42Rachid Alati
01:05:43elle a dit
01:05:43mais à quel moment
01:05:44vous croyez que je veux
01:05:44vendre le parc
01:05:46du logement social
01:05:47M. Brossat
01:05:48qui est l'adjoint
01:05:49au maire chargé
01:05:49du logement
01:05:50à aucun moment
01:05:51il n'a parlé
01:05:52de son bilan
01:05:52qui est piteux
01:05:53il a un bilan
01:05:54qui est piteux
01:05:54le périscolaire
01:05:55c'est accuser les autres
01:05:56pour qu'on les dit
01:05:57c'est que tu vas voir
01:05:58la paille dans l'oeil de l'autre
01:06:03plutôt que la poutre
01:06:03dans la sienne
01:06:04au verbe cato
01:06:06ils ne veulent pas parler
01:06:07de leur raison
01:06:07et si j'étais à leur place
01:06:08je ferais pareil
01:06:09leur bilan est calamiteux
01:06:10donc effectivement
01:06:11ils passent leur temps
01:06:12à nazifier l'adversaire
01:06:13pour occuper les médias
01:06:14ça marche d'ailleurs
01:06:15plutôt pas mal
01:06:15puisque vous constatez
01:06:16que les questions
01:06:17qui se sont posées
01:06:17tournent autour toujours
01:06:19de l'extrême droite
01:06:19alors que l'extrême droite
01:06:20est complètement absente
01:06:22à Paris
01:06:22ça n'a aucun sens
01:06:23mais voilà
01:06:23ça les occupe
01:06:24comme ça au moins
01:06:25ils ne parlent pas
01:06:25de leur bilan
01:06:26mais Sabrina a dit
01:06:27quelque chose de très juste
01:06:28elle dit
01:06:29ils ont peur
01:06:30de perdre leur poste
01:06:31etc
01:06:31vous avez parlé
01:06:32de M. Brossat
01:06:33M. Brossat
01:06:34qui a menti
01:06:34qui est allé mentir
01:06:36les yeux dans les yeux
01:06:36aux parisiens
01:06:37en tractant
01:06:38en leur disant
01:06:38si Rachida Dati
01:06:40est élu
01:06:40vous n'aurez plus de HLM
01:06:41vous vous rendez compte
01:06:44de quoi il est capable
01:06:45M. Brossat
01:06:46de mentir à ce point-là
01:06:47mais il faut les comprendre
01:06:48parce que M. Brossat
01:06:49au fond
01:06:50c'est un apparatchit
01:06:51du parti communiste
01:06:52lorsqu'il n'est pas
01:06:53en villégiature en Corse
01:06:54il est un sénateur pantouflard
01:06:56dont on n'entend jamais parler
01:06:57il est adjoint au maire
01:06:59il n'a jamais travaillé
01:07:00de sa vie
01:07:00M. Brossat
01:07:00vous l'avez rhabillé
01:07:01pour le printemps
01:07:03l'été et l'autonomiaire
01:07:04c'est très juste
01:07:05c'est important
01:07:05que les parisiens comprennent
01:07:06il n'a jamais travaillé
01:07:07de sa vie
01:07:08il a toujours vécu
01:07:09de la politique
01:07:10donc il joue sa vie
01:07:11M. Brossat
01:07:12dimanche prochain
01:07:13c'est pas le seul
01:07:13c'est pas le seul
01:07:14non mais comprenez bien
01:07:15que s'il perd
01:07:16il ne saura plus quoi faire
01:07:18donc c'est leur vie
01:07:19qu'il joue
01:07:19c'est exactement ce phénomène-là
01:07:21mais en fait
01:07:22on a moralisé la vie politique
01:07:23autrement dit
01:07:24dans ce que dit Emmanuel Grégoire
01:07:25c'est que je suis le bien
01:07:26vous êtes le mal
01:07:27et comme je suis le bien
01:07:29et on peut parler
01:07:29du logement
01:07:30on peut parler du sujet
01:07:31de la violence
01:07:31dans les transports en commun
01:07:32l'augmentation
01:07:33normalement
01:07:33c'est un sujet
01:07:34tout à l'heure
01:07:35on parlait du voilement
01:07:36mais c'est un sujet
01:07:36qui est très cher normalement
01:07:37à la gauche
01:07:39quand vous avez une augmentation
01:07:40qui est incroyable
01:07:42dans les transports en commun
01:07:43ça a même été un sujet énorme
01:07:44parce qu'on disait
01:07:45qu'il y avait beaucoup
01:07:45une multiplication de faits divers
01:07:46qu'a fait la gauche parisienne
01:07:47sur ce sujet
01:07:48absolument rien
01:07:49donc quand vous avez
01:07:50une optique
01:07:51qui est très manichéenne
01:07:52sur ce sujet
01:07:52et que vous moralisez le débat
01:07:54vous n'êtes plus en capacité
01:07:55d'assumer votre bilan
01:07:56en revanche
01:07:57vous faites en sorte
01:07:57que l'adversaire lui
01:07:58est responsable
01:07:59de vos propres fautes
01:08:00ça c'est inadmissible
01:08:01bon les alliances
01:08:02alors les alliances
01:08:04LRN
01:08:04est-ce que ça marche
01:08:05et bien écoutez
01:08:06il y a une courte majorité
01:08:08qui trouve que
01:08:09ce serait bien
01:08:10en fait
01:08:10quand on sonde tout le monde
01:08:12que ce serait bien
01:08:13que les LR
01:08:14s'associent
01:08:15avec les RN
01:08:17en vue du deuxième tour
01:08:18quand je dis court
01:08:19c'est-à-dire
01:08:20c'est du 53-46
01:08:22avec un qui ne se prononce pas
01:08:25en revanche
01:08:27ça ne prend pas en compte
01:08:28évidemment
01:08:28le vote des LR
01:08:29dont on sait
01:08:30que c'est à 70%
01:08:31voilà
01:08:31ça c'est
01:08:32ceux qui sont
01:08:34déjà
01:08:36en proximité politique
01:08:37de droite
01:08:38donc sous-entendu
01:08:39l'électorat
01:08:40LR
01:08:40la droite classique
01:08:42traditionnelle
01:08:42donc il y a quand même
01:08:43une large proportion
01:08:45de gens de droite
01:08:45qui voudraient
01:08:46celer des alliances
01:08:46là où il y a encore
01:08:47beaucoup d'élus de droite
01:08:49effectivement
01:08:49qui se serrent le nez
01:08:51qui se bouchent le nez
01:08:52et qui ne veulent pas
01:08:53aller dans ce sens
01:08:54parce que la peur du jugement
01:08:56on peut revenir
01:08:56à ce qu'on disait tout à l'heure
01:08:57à propos du maire
01:08:58de Roubaix
01:08:59en effet
01:09:00un petit commentaire
01:09:00peut-être sur ce sondage
01:09:02c'est à dire que
01:09:02les électeurs de droite
01:09:04eux
01:09:05évidemment qu'ils veulent
01:09:06l'alliance des droites
01:09:07mais le problème
01:09:08de l'alliance des droites
01:09:09c'est que
01:09:10comme on dit
01:09:11un peu
01:09:12de manière très prosaïque
01:09:13les chefs à plumes
01:09:15eux la refusent
01:09:16c'est à dire que
01:09:17et en même temps
01:09:17tout est très
01:09:18tout est très aléatoire
01:09:19alors on entend
01:09:20Gérard Larcher
01:09:21qui dit qu'il va sanctionner
01:09:22les élus
01:09:22qui pourraient s'allier
01:09:25avec le Rassemblement National
01:09:26je me souviens quand même
01:09:27que Gérard Larcher
01:09:27disait sur France Inter
01:09:28à propos de Jean-Luc Mélenchon
01:09:30Jean-Luc Mélenchon
01:09:32je te dis un seul mot
01:09:32ferme ta gueule
01:09:33donc Gérard Larcher
01:09:34il est assez particulier
01:09:35assez ambigu aussi
01:09:36sur cette question là
01:09:37du rapprochement
01:09:38et de sa détestation
01:09:39envers l'extrême gauche
01:09:40mais en même temps
01:09:41il refuse l'alliance
01:09:42avec le Rassemblement National
01:09:43et sanctionnerait les élus
01:09:45d'un autre côté
01:09:46vous avez Bruno Retailleau
01:09:47récemment
01:09:47qui s'est illustré
01:09:48avec l'affaire
01:09:50Estrosi-Cioti
01:09:51qui peine justement
01:09:52à indiquer
01:09:55à consigner
01:09:55Mme Vassal
01:09:56dans le vote
01:09:57en faveur
01:09:58justement
01:09:58du Rassemblement National
01:09:59pour faire battre
01:10:00M. Payan
01:10:01ainsi que M. Delogu
01:10:02puisque je rappelle
01:10:03que les électeurs
01:10:03de M. Delogu
01:10:04vont voter pour
01:10:06Bonapayan
01:10:06donc c'est offrir
01:10:07encore une fois
01:10:07malheureusement
01:10:08une vitrine
01:10:08à la gauche
01:10:09à l'extrême gauche
01:10:09à Marseille
01:10:10Marseille étant quand même
01:10:11le laboratoire
01:10:12du narcotrafic
01:10:12et de l'ultra-violence
01:10:13donc les électeurs
01:10:14de droite
01:10:15ne s'y retrouvent pas
01:10:15parce qu'il n'y a pas
01:10:16de consigne claire
01:10:17en revanche
01:10:18ce qui est vrai
01:10:18c'est que
01:10:19les LR aujourd'hui
01:10:20c'est une petite poche
01:10:21de résistance idéologique
01:10:22ils ne portent plus
01:10:23de projet
01:10:23ils ne pèsent plus
01:10:24grand chose
01:10:25et les électeurs
01:10:26eux vont aller
01:10:26vers des projets
01:10:27qui leur semblent
01:10:28beaucoup plus patriotes
01:10:28et beaucoup plus sincères
01:10:29mais ils se drapent
01:10:30toujours dans leur grande morale
01:10:31et ils donnent beaucoup
01:10:31de leçons aux autres
01:10:32quand même
01:10:35Sophia Chikirou
01:10:36on parlait du débat
01:10:38beaucoup disent
01:10:39elle s'est quand même
01:10:39illustrée
01:10:40par son côté vivace
01:10:42quoi qu'elle défende
01:10:43dans ses idées
01:10:44il y avait quelque chose
01:10:45qui prenait plus
01:10:46qu'un Emmanuel Grégoire
01:10:47qui faisait grise mine
01:10:48et qui avait bien du mal
01:10:50à faire valoir ses arguments
01:10:51on va l'écouter
01:10:53on va laisser faire
01:10:54les électeurs
01:10:55c'est eux qui vont décider
01:10:56vous pensez
01:10:56aujourd'hui
01:10:57ce matin
01:10:57vous nous dites
01:10:57je peux être maire de Paris
01:10:58oui je peux être maire de Paris
01:10:59parce que vous savez
01:11:00qu'il va y avoir
01:11:01une élection
01:11:03du conseil de Paris
01:11:04qui vont voter
01:11:05pour un maire
01:11:06moi je pense
01:11:07que je suis convaincante
01:11:08dans le rôle
01:11:09à la fois de la candidate
01:11:10pour la mairie de Paris
01:11:11j'ai un superbe programme
01:11:12que j'ai pu présenter hier
01:11:14j'ai pu argumenter
01:11:15sur ce programme
01:11:15et je pense
01:11:16que je peux le défendre
01:11:18je ne renonce pas
01:11:19à être maire de Paris
01:11:20vous pensez pouvoir
01:11:21être maire de Paris
01:11:21avec 11,72% des voix
01:11:23écoutez
01:11:23vous avez vu le match
01:11:24de rugby
01:11:24la semaine dernière
01:11:25à France-Angleterre
01:11:27jusqu'à la dernière minute
01:11:28moi je l'ai regardé
01:11:29il était passionnant
01:11:30c'était génial
01:11:31j'adore ça
01:11:32mais si ça marche comme ça
01:11:33les électeurs décideront
01:11:35et moi je ne dis pas
01:11:36je ne sais pas
01:11:37ce que les électeurs
01:11:38vont décider
01:11:38mais je suis dans la course
01:11:40il se trouve que je suis
01:11:41au deuxième tour
01:11:42j'y suis
01:11:43comme l'étaient Sébastien Delogou
01:11:45vous dites
01:11:46avec d'autres mots
01:11:47elle sait y faire
01:11:48oui
01:11:49ce que vous venez de dire
01:11:50je trouve qu'elle fait
01:11:51une bonne campagne
01:11:52d'entre deux tours
01:11:53alors bien sûr
01:11:54nous avons des désaccords fondamentaux
01:11:55enfin l'antisémitisme
01:11:56de son parti
01:11:57mais sur la forme
01:11:59sur la forme
01:11:59effectivement je trouve
01:12:00qu'elle fait une bonne campagne
01:12:02de second tour
01:12:02ce qui n'était pas gagné
01:12:03parce que quand même
01:12:04elle est très très loin
01:12:05derrière monsieur Grégoire
01:12:07donc une partie de ses électeurs
01:12:08aurait pu se dire
01:12:09on va se reporter
01:12:10voter utile
01:12:11j'ai le sentiment
01:12:11que ça ne sera pas
01:12:12tout à fait le cas
01:12:13parce qu'elle a un message
01:12:14différent à porter
01:12:15parce qu'effectivement
01:12:16elle nous a bien fait comprendre
01:12:18depuis quelques jours
01:12:19que sa gauche
01:12:20n'était pas la même gauche
01:12:21que celle de monsieur Grégoire
01:12:23donc oui effectivement
01:12:24je trouve que
01:12:25sa présence au second tour
01:12:27n'est pas tout à fait farfelue
01:12:28bon
01:12:29on a aussi un direct
01:12:31avec Guillaume Roubouk-Kouachi
01:12:32qui porte parole du PCF
01:12:34bonjour
01:12:34merci d'être avec nous
01:12:35cet après-midi
01:12:36bon là on a parlé de Paris
01:12:38on a fait un éclairage
01:12:39évidemment sur ce scrutin
01:12:40si particulier
01:12:42parlons quand même
01:12:43au plan national
01:12:44des alliances que vous scellez
01:12:45pour le deuxième tour
01:12:45on voit que
01:12:47dans des grandes villes
01:12:48que sont Toulouse
01:12:48Clermont
01:12:49Limoges
01:12:49Nantes
01:12:50il y a des alliances
01:12:53avec LFI
01:12:54du PS
01:12:55alors vous
01:12:55vous n'en avez jamais
01:12:56trop fait mystère
01:12:56ça vous coûte pas trop
01:12:58ça va
01:12:58depuis les propos
01:12:59de Jean-Luc Mélenchon
01:13:00il y a deux semaines
01:13:01je vais vous répondre
01:13:02mais juste avant
01:13:03je voudrais quand même
01:13:04dire un mot
01:13:04parce que monsieur Hussat
01:13:05il vient de dire
01:13:06des propos qui sont
01:13:07complètement scandaleux
01:13:07par rapport à Yann Brossat
01:13:09Yann Brossat je rappelle
01:13:10c'est peut-être pas son cas
01:13:10qu'il est agrégé de lettres
01:13:11et qu'il a enseigné en collège
01:13:12donc il n'a pas toute sa vie
01:13:13fait de la politique
01:13:14contrairement à ce que vient de dire
01:13:15avec autant d'aplomb
01:13:16que de caractère faux
01:13:18du propos
01:13:18monsieur Hussat
01:13:19il concerne Yann Brossat
01:13:20donc je voulais quand même
01:13:21le rappeler
01:13:21et corriger
01:13:22ce propos d'un journaliste
01:13:23mal renseigné
01:13:24alors maintenant
01:13:24pour répondre à votre question
01:13:26évidemment nous
01:13:27nous condamnons
01:13:28et nous en avons payé
01:13:29le prix le plus lourd
01:13:30l'antisémitisme
01:13:30de manière très forte
01:13:31je rappelle que la loi
01:13:32qui permet justement
01:13:33qu'on ne puisse pas parler
01:13:34de tenir des propos antisémites
01:13:36c'est la loi Guesso
01:13:37du nom de Jean-Claude Guesso
01:13:38qui était député communiste
01:13:39donc évidemment
01:13:39nous nous sommes très attentifs
01:13:41à ces enjeux
01:13:41et c'est un combat
01:13:42pour le présent
01:13:43le combat contre le racisme
01:13:44et contre l'antisémitisme
01:13:45il n'y a aucune contradiction
01:13:46pour nous
01:13:47avec comment dire
01:13:48le fait de vouloir battre
01:13:49la droite et l'extrême droite
01:13:50parce que oui
01:13:52à une échelle beaucoup plus large
01:13:53l'extrême droite
01:13:54est un danger évidemment
01:13:55pour tout le monde
01:13:56bien sûr
01:13:57mais en particulier aussi
01:13:58pour toutes les personnes
01:13:59qui peuvent être victimes
01:14:00du racisme et de l'antisémitisme
01:14:01en tout cas
01:14:02c'est ce que pensent
01:14:02un certain nombre de personnes
01:14:03qui en Allemagne
01:14:04ou en Autriche
01:14:05se défont
01:14:06de la manière très métodique
01:14:07des gens
01:14:08qui sont liés
01:14:10avec l'AFD
01:14:10le parti de CNAFU
01:14:11du coup pourquoi
01:14:12vous vous alliez
01:14:12dans certaines villes
01:14:13avec LFI
01:14:14si vous dénoncez
01:14:15l'antisémitisme
01:14:16et que quand même
01:14:17on ne va pas se mentir
01:14:17les propos de tenue
01:14:20dans plusieurs circonstances
01:14:21en plusieurs circonstances
01:14:22par Jean-Luc Mélenchon
01:14:22étaient condamnables
01:14:23y compris de vous
01:14:25en tout cas
01:14:25ce que je sais
01:14:26non bien sûr
01:14:26que nous les avons condamnés
01:14:27tout ce qui est
01:14:28les propos
01:14:29qui ont la moindre ambiguïté
01:14:30nous les condamnons
01:14:31ce que je sais
01:14:32c'est que M. Picmal
01:14:33à Toulouse
01:14:33ou d'autres
01:14:36personnalités
01:14:36comment dire
01:14:37insoumises
01:14:38à ma connaissance
01:14:39comment dire
01:14:39ils n'en font pas
01:14:40une ligne politique
01:14:42l'antisémitisme
01:14:43n'est pas une ligne politique
01:14:44avec les gens
01:14:44avec lesquels
01:14:45nous nous allions
01:14:45en revanche
01:14:46je dis qu'effectivement
01:14:47l'extrême droite
01:14:49comment dire
01:14:49en particulier
01:14:50celle la plus radicale
01:14:52et bien oui
01:14:53dès qu'on creuse un peu
01:14:55on voit bien
01:14:55des casquettes nazies
01:14:56on retrouve
01:14:57un rapport direct
01:14:58avec le nazisme
01:14:59et avec ces questions
01:15:00d'antisémitisme radical
01:15:01donc effectivement
01:15:02ce denver là
01:15:03nous le combattons
01:15:04et nous sommes cohérents
01:15:05en nous rassemblant à gauche
01:15:06contre la droite
01:15:07et l'extrême droite
01:15:08merci beaucoup
01:15:08d'être intervenu
01:15:09cet après-midi
01:15:10pour nous parler
01:15:11un petit peu
01:15:11de votre philosophie
01:15:12votre état d'esprit
01:15:13avant le second tour
01:15:14et les alliances
01:15:15à gauche
01:15:15voilà qui conclut
01:15:16cette demi-heure
01:15:17merci à tous
01:15:17d'être venus parmi nous
01:15:18dans un instant
01:15:18c'est Pierre Lelouch
01:15:19qu'on va accueillir
01:15:20pour son face
01:15:20à Lelouch du jeudi
01:15:22il sera évidemment
01:15:23question du Moyen-Orient
01:15:24et surtout avec un focus
01:15:25cet après-midi
01:15:26vous allez voir
01:15:26très intéressant
01:15:27autour du détroit d'Hormuz
01:15:28si stratégique
01:15:29si vital
01:15:30pour la planète
01:15:31à tout de suite
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