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Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #120minutesInfo du lundi au jeudi
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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans 120 minutes. Il faut cher vite vous accueillir pour cette édition du jeudi.
00:00:05Maxime Leguet, remplacé à Nusaï aujourd'hui. Bonjour Maxime, merci d'être là pour le service politique.
00:00:10Bonjour Nelly, c'est un plaisir d'être là.
00:00:11On a beaucoup de choses à dire, on va beaucoup parler évidemment des suites de LFI et de la perspective
00:00:15des municipales,
00:00:16comment se positionnent les différentes formations politiques qui leur étaient d'ordinaire proches.
00:00:22Bonjour Jean-Christophe Gallien, merci d'être avec nous aujourd'hui.
00:00:24Axel Ronde, merci pour représenter la police et bien sûr Judith Vintrop qui est grand reporter au Figaro Magazine.
00:00:32Dans un instant, le journal avec Valérie Acknin.
00:00:35Mais regardez déjà de quoi nous allons parler pour cette émission.
00:00:38On vous montrera des images assez effrayantes, glaçantes, d'expéditions punitives, de règlements de comptes.
00:00:45Alors on a coutume de parler de ce qui se passe dans la cité fosséenne ou aux alentours.
00:00:49Et bien là, ça se passe dans l'agglomération lyonnaise, des vidéos qui ont été tournées par les auteurs même
00:00:56de ces expéditions punitives
00:00:57pour mettre au pas les gants grivaux et ces hommes vêtus noirs, vous voyez, mettent le feu à des habitations
00:01:06avec de l'essence.
00:01:07Voilà, on est vraiment dans une cartélisation, à défaut peut-être de mexicanisation,
00:01:12quoique certains de nos spécialistes nous disent on finira par y venir.
00:01:14C'est ce qui nous attend dès le début du débat, juste après le journal de Valérie Acknin.
00:01:19On commence évidemment avec le sacro-saint salon de l'agriculture.
00:01:22C'est l'incontournable pour quiconque a une ambition politique.
00:01:26C'était le cas pour Marine Le Pen et Jordan Bardella, vu côte à côte ce matin.
00:01:30Ça fait plusieurs mois d'ailleurs qu'ils ne s'étaient pas affichés ensemble.
00:01:32Et le président du Rassemblement national assure qu'il continuera de travailler main dans la main avec Marine Le Pen.
00:01:38On va tout de suite retrouver Dunia Tengour, journaliste politique sur place pour CNews.
00:01:42Dunia, bonjour, racontez-nous cette journée.
00:01:44Le Rassemblement national est en visite politique au salon de l'agriculture.
00:01:51Exactement, bonjour Valérie, bonjour Nelly.
00:01:53C'est une visite très politique, vous l'avez dit.
00:01:55Beaucoup de monde ici dans ce salon, journalistes, visiteurs.
00:01:58Il était quasi impossible de circuler.
00:02:00Alors là, je me trouve devant le stand de la coordination rurale où vont s'apprêter à arriver.
00:02:05Jordan Bardella et Marine Le Pen, il a eu des poignées de main, des visites de stands, des selfies, des
00:02:09échanges appuyés avec les éleveurs.
00:02:11L'objectif est clair pour Jordan Bardella et Marine Le Pen, c'est surtout de s'afficher unis et en
00:02:16soutien au monde agricole.
00:02:17Lors du micro tendu avec les journalistes, d'autres sujets aussi d'actualité se sont invités ici.
00:02:22Et lorsque j'ai interrogé le président du Rassemblement national sur ce fameux cordon sanitaire, vous vous souvenez, contre la
00:02:29France insoumise,
00:02:29Jordan Bardella réitère ses propos.
00:02:32Il appelle même un front républicain contre, je cite, un parti qui se serait mis hors de la République selon
00:02:38ses propres mots.
00:02:39Et pour l'instant, vous le voyez, le duo politique reste sur la même position pour 2027.
00:02:44Comme si rien n'avait changé, Jordan Bardella s'est même dit prêt à devenir chef de gouvernement,
00:02:50à entendre donc que Marine Le Pen reste la candidate pour la présidentielle.
00:02:53Merci ma chère Dunia et merci évidemment Charles Pousseau qui vous accompagne aujourd'hui dans les allées du salon.
00:02:59La politique toujours avec Rachida Dati qui a donc quitté son poste au ministère de la Culture
00:03:03pour s'engager dans la course à la mairie de Paris, ce qu'elle qualifie de combat de sa vie.
00:03:06Exactement Nelly, la candidate Les Républicains qui compte bien batailler face à son concurrent Emmanuel Grégoire.
00:03:13Le candidat de l'Union de la Gauche et des écologistes a déclaré que Paris était menacée par une alliance
00:03:18de la droite extrême et de l'extrême droite.
00:03:20Rachida Dati lui a répondu et l'accuse de racisme social.
00:03:24Elle ajoute, la gauche a beaucoup perdu en s'éloignant de ses valeurs d'égalité, d'émancipation et de liberté.
00:03:30Elle s'allie à une gauche radicale, communautariste et pour ne pas dire séparatiste.
00:03:34Un mot de l'actualité sur la scène internationale aussi avec cette troisième session pour parler indirecte à Genève
00:03:41entre l'Iran et les Etats-Unis en présence de l'agence internationale de l'énergie atomique.
00:03:45Il en sera question d'ailleurs, je vous préviens déjà, avec Pierre Lelouch dans son Face à Lelouch.
00:03:49On parlera évidemment beaucoup de cette séquence sans doute décisive.
00:03:52Ces discussions qui sont actuellement en pause mais devraient reprendre plus tard dans la journée.
00:03:56L'Iran espère des progrès lors de la reprise de ses pourparlers.
00:03:59De son côté, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio demande plus de clarté à l'Iran.
00:04:04Concernant leur programme de missiles balistiques, de plus le président iranien affirme qu'il ne possède pas l'arme nucléaire.
00:04:11Écoutez.
00:04:12Trump a déclaré que l'Iran devait affirmer qu'il ne posséderait pas d'arme nucléaire.
00:04:17Notre guide suprême a déjà déclaré que nous n'aurons pas du tout d'arme nucléaire.
00:04:22Mais le chef de la société, le chef religieux de la société ne peut mentir.
00:04:26Lorsqu'il déclare que nous n'aurons pas d'arme nucléaire, cela signifie que nous n'en aurons pas.
00:04:31Même si je voulais aller dans cette direction, je ne le pourrais pas.
00:04:34D'un point de vue doctrinal, je n'y serais pas autorisé.
00:04:37Je n'aurais même pas le droit d'y penser.
00:04:39Et puis au même moment, la justice en France a rendu son verdict concernant l'Iranienne Madhye Esfandirich.
00:04:46Et c'est une condamnation à un an de prison ferme pour apologie du terrorisme,
00:04:50une peine assortie d'une interdiction définitive du territoire
00:04:53et un espoir qui renaît de voir les Français Cécile Colleur et Jacques Paris revenir en France.
00:04:58Les autorités iraniennes avaient en effet émis le souhait de procéder à un échange lors de la fin de cette
00:05:03procédure.
00:05:05Merci beaucoup et sans plus tarder, l'espoir toujours en votre accompagnée.
00:05:17Et le Paris Saint-Germain qui se qualifie pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.
00:05:22Les Parisiens et les Monégasques se sont quittés sur un match nul.
00:05:25Deux buts partout, ce qui fait les affaires des hommes de Louis-Henriquet.
00:05:28Retour sur le match avec Marco Marissic.
00:05:33Le Paris Saint-Germain partait avec l'avantage d'un but dans ses 16e de finale.
00:05:38Mais Monaco rattrape l'écart juste avant la fin de la première période
00:05:42grâce à un superbe but de Marnes à Kliouche.
00:05:45Au retour des vestiaires, les Monégasques subissent
00:05:48et Mamadou Koulibaly écope de deux cartons jaunes.
00:05:51A 11 contre 10, les Parisiens en profitent deux minutes plus tard.
00:05:55Égalisation de Marquinhos.
00:05:57Kvarras Relia en renard des surfaces double la mise et pense sceller la qualification.
00:06:02C'était sans compter sur le sursaut d'orgueil des rouges et blancs.
00:06:05Dans le temps additionnel, Jordan Thézé fait renaître un espoir de courte durée.
00:06:10Paris se qualifie dans la douleur en 8e de finale de Ligue des Champions
00:06:14et affrontera Chelsea ou Barcelone.
00:06:22Vous avez regardé votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:06:28De retour avec nos invités.
00:06:30On va pouvoir entamer le débat.
00:06:31Je vous rappelle leur nom.
00:06:32Jean-Christophe Gallien, Maxime Leguet, Axel Ronde et bien sûr Judith Vintrobe.
00:06:38Regardez ces images qui ont été diffusées sur un compte Twitter ce mercredi
00:06:43qui sont glaçantes.
00:06:44On voit des hommes masqués, vêtus de noir évidemment pour ne pas qu'on les reconnaisse
00:06:48et qui aspergent des sens des habitations.
00:06:51On a dit mettre le feu.
00:06:52Tout cela se passe dans la métropole lyonnaise.
00:06:54Le commentaire est signé, Chloé Tarkin.
00:06:58Des vidéos glaçantes relayées sur les réseaux sociaux.
00:07:02Sur cette séquence, tournée selon la légende le 14 février dans le 8e arrondissement de Lyon,
00:07:09un homme encagoulé et vêtu de noir fait le tour d'une maison,
00:07:14asperge les murs d'un liquide inflammable, puis allume un briquet immédiatement.
00:07:19Les flammes gagnent toute la façade.
00:07:21Deux jours plus tard, sur une autre vidéo,
00:07:24un individu place son téléphone dans une cage d'escalier
00:07:27avant de mettre volontairement le feu.
00:07:30La même nuit, un véhicule médical ainsi que la devanture d'un immeuble
00:07:35sont également incendiés.
00:07:37Sur la dernière séquence, on distingue un homme agenouillé,
00:07:41arme automatique à la main, tirant à plusieurs reprises sur la porte d'un appartement.
00:07:48Des actes revendiqués par la réfé-mafia,
00:07:51comme on peut le lire en légende de la vidéo.
00:07:54Selon nos confrères d'actu Lyon,
00:07:56une enquête a été ouverte par le service interdépartemental
00:07:59de la police judiciaire de Lyon.
00:08:01Les pistes privilégiées par les enquêteurs n'ont pour l'heure pas été précisées.
00:08:08Axel Ronde, des images chocs bien évidemment, mais pas totalement inédites,
00:08:11parce que des images d'intimidation comme ça,
00:08:13quoique peut-être moins violentes, en tout cas visuellement moins impactantes,
00:08:17on en a vu notamment à Marseille avec la DZ Mafia
00:08:19qui n'hésitait pas à aller intimider caméra à l'appui également ses adversaires,
00:08:24jusque dans les halls d'immeubles pour dire ça c'est notre territoire,
00:08:27c'est une manière de marquer le territoire.
00:08:28Mais c'est vrai que quand on voit ces images, et sans faire de raccourcis non plus,
00:08:31on ne peut pas ne pas penser à ce qui se passe en ce moment au Mexique,
00:08:35parce qu'il y a eu des explosions de violences en plusieurs points,
00:08:39alors évidemment dans une proportion autre,
00:08:41mais il y a quelque chose de cet ordre-là qui est en train de se passer,
00:08:44peut-être un peu des copicates aussi.
00:08:46Mais il y a des germes en tous les cas de cette mexicanisation
00:08:50qui arrive en France, il ne faut pas se leurrer,
00:08:53ce sont des actes de guérilla.
00:08:55Mais là on fait quoi ? On est chez un adversaire,
00:08:58on y met le feu pour dire voilà maintenant c'est chez nous,
00:08:59donc vous laissez tomber ?
00:09:00Bien sûr, ça c'est de la propagande,
00:09:01ils font de la propagande, d'ailleurs comme les islamistes,
00:09:03on ne va pas se mentir, ils calquent sur la même chose,
00:09:06quand vous avez des islamistes qui vont massacrer des gens dans des pays étrangers,
00:09:11et là sur notre territoire national,
00:09:13ils font cette même propagande en montrant,
00:09:15voilà notre capacité d'action,
00:09:18nous avons la capacité de vous atteindre où on veut, quand on veut,
00:09:22nous avons des armes, nous les utilisons, on voit bien,
00:09:26on tire dans des portes de domicile avec des armes de guerre.
00:09:31Alors là le domicile a l'air vide quand même, la maison a l'air vide,
00:09:34peut-être que c'est juste une mise en scène.
00:09:35Je ne sais pas si elle est arrivée, mais en tous les cas on voit la capacité
00:09:38qu'ils sont capables de mettre en place en disant un avertissement,
00:09:41et puis on va toucher une ambulance,
00:09:43encore une fois c'est pour finalement intimider l'ensemble du tissu social,
00:09:49de ne plus venir dans ces zones-là.
00:09:51Si vous ne payez pas votre dû, vous ne pouvez pas rentrer,
00:09:55c'est ça la réalité.
00:09:56Il faut savoir que beaucoup de raquettes sont mises en place
00:09:58dans beaucoup de zones en France.
00:10:01Quand vous avez par exemple une société d'H&M
00:10:03qui a une incapacité de réparer un ascenseur,
00:10:06parce que si vous ne payez pas le réparateur,
00:10:09vous ne rentrez pas, tout simplement.
00:10:11Voilà, énième illustration de ce qui est en train de prendre,
00:10:15de ces graines qui sont en train de germer en France,
00:10:18d'une cartélisation.
00:10:19Donc j'aimerais qu'on revienne évidemment à la politique
00:10:22et à ce qui s'est passé à Lyon il y a maintenant deux semaines.
00:10:26Elle est dissoute certes, mais peut-être reconstituée.
00:10:29En tout cas, c'est ce que l'enquête qui a été lancée hier
00:10:31va tenter d'établir à propos de la jeune garde
00:10:34et c'est ce dont nous allons parler pour commencer.
00:10:37Écoutez ce que nous racontait à ce propos Mathieu Devez.
00:10:40L'étau se resserre autour de la jeune garde
00:10:43avec cette enquête ouverte par le parquet de Paris
00:10:45sur une possible reconstitution de ce groupuscule d'ultra-gauche.
00:10:49Groupuscule, on le rappelle, fondé en 2018 par Raphaël Arnaud,
00:10:53aujourd'hui député insoumis.
00:10:54Mais groupuscule dissous.
00:10:56Ça, c'était en juin 2025.
00:10:58Donc sur le papier, la jeune garde n'existe plus.
00:11:00Mais le groupe aurait continué à agir.
00:11:03Et à agir violemment.
00:11:04Les 7 personnes mises en examen dans la mort de Quentin
00:11:07ont toutes été membres ou proches de la jeune garde.
00:11:10Et les services de renseignement avaient identifié
00:11:13bien avant la mort de Quentin.
00:11:14Il y a plusieurs mois, des tentatives de reconstitution
00:11:17sur au moins 5 territoires.
00:11:19L'enquête doit désormais déterminer
00:11:22qui est à l'initiative de la reconstitution de la jeune garde.
00:11:25Le député insoumis Raphaël Arnaud est-il impliqué ?
00:11:28Les personnes concernées en cours jusqu'à 3 ans de prison
00:11:31et 45 000 euros d'amende.
00:11:34Maxime, ça met un peu en dédicatesse à les filles
00:11:36quoique je ne suis pas sûre que ça les gêne tant que ça.
00:11:38Mais en tout cas, ça bat en brèche leur argumentaire
00:11:40de ces derniers jours qui consistait à dire
00:11:42de toute façon, elle est dissoute.
00:11:43Donc nous, on n'a rien à voir avec eux.
00:11:45Et ça ne peut pas être eux sous cette forme-là
00:11:47puisqu'elle est dissoute.
00:11:48Sous-entendu, ces 3 hommes impliqués
00:11:51proches de Raphaël Arnaud,
00:11:52ils l'auraient fait à titre individuel.
00:11:54Or, l'enquête dira peut-être le contraire.
00:11:56Oui, et c'était évidemment un sophisme
00:11:58qui était utilisé par la France insoumise.
00:12:00Ces gens-là n'ont rien à voir avec la jeune garde.
00:12:03D'ailleurs, la jeune garde n'a rien à voir avec nous.
00:12:05Bon, évidemment, la belle affaire.
00:12:07On comprend bien que cette ligue dissoute ou pas dissoute,
00:12:11il y avait des agrégats qui continuaient à exister.
00:12:14Sinon, pourquoi les collaborateurs de Raphaël Arnaud
00:12:16se trouvaient à Lyon ce soir-là,
00:12:18alors même que Raphaël Arnaud
00:12:19n'est pas du tout député de cette circonscription-là ?
00:12:23C'est à Avignon.
00:12:24Enfin bref, on a très bien compris ce qu'il en était
00:12:26et la stratégie de défense de la France insoumise
00:12:28que l'enquête est en train de battre en brèche.
00:12:31Et ça dit aussi beaucoup sur la complaisance
00:12:33qu'il y avait de la part de l'État aussi,
00:12:36parce que c'est Bruno Retailleux
00:12:36qui a insisté pour cette dissolution
00:12:38sur ce qu'était la jeune garde,
00:12:40sur ce qu'étaient ces ramifications
00:12:41et sur ce qu'étaient ces groupes très, très violents.
00:12:44On a pu le voir dernièrement
00:12:45et on continue à le constater.
00:12:47Il y a un recours qui a été déposé
00:12:48auprès du Conseil d'État,
00:12:50sauf que là, ça coupe un peu l'herbe
00:12:52sous le pied de ceux qui ont déposé ce recours précisément.
00:12:56S'il est établi que de toute façon...
00:12:58Et qu'elle s'appelle ou qu'elle ne s'appelle pas,
00:13:00qu'elle s'appelle Nouvelle Garde,
00:13:01peu importe comment,
00:13:02en réalité l'enjeu n'est plus là.
00:13:05Il est énorme.
00:13:05Mais c'était reconstitué sous le logo
00:13:07de génération antifasciste.
00:13:08Elle existe.
00:13:09Elle existe dans les faits,
00:13:11elle existe dans l'activisme politique,
00:13:13elle existe dans son rôle
00:13:13qui a été planifié par la France insoumise
00:13:15dans ce cadre de son organisation générale.
00:13:18Elle existe parce qu'elle a fait le lien
00:13:20entre différentes, en tout cas,
00:13:22troupes de groupes antifas à travers la France.
00:13:25Elle existe parce qu'elle est destinée
00:13:27à avoir un rôle politique
00:13:28dans le cadre de la future élection présidentielle législative.
00:13:31Et donc la question, c'est même plus celle-là.
00:13:32C'est de savoir comment on fait face à cet activisme
00:13:35qui ressemble parfois à une milice,
00:13:37qui n'est pas tout à fait une milice constituée,
00:13:38mais qui n'est pas loin de ce travail-là.
00:13:40Justement, puisque vous faites cette précision sémantique,
00:13:42et je vous fais réagir à ça aussi,
00:13:44on va insérer et intégrer dans ce débat Sébastien Chenu,
00:13:47qui dit exactement ça à propos de la jeune garde.
00:13:50C'est la milice de la France insoumise.
00:13:52Le chef de la milice, c'est Raphaël Arnaud.
00:13:54Donc il faut appeler un chat, un chat.
00:13:56Il poursuit.
00:13:56D'autant qu'il était déjà fiché S pour violence.
00:13:59Il était déjà un délinquant, un voyou.
00:14:01Sous-entendu, comment on peut recruter quelqu'un
00:14:03dans ces conditions ?
00:14:05Et puis, dernier extrait de Sébastien Chenu,
00:14:09je ne dis pas que la France insoumise est un parti violent,
00:14:11mais je dis qu'ils encouragent les pratiques violentes.
00:14:13Et c'est ce que devra tenter de déterminer aussi l'enquête,
00:14:18si elle tient compte de l'association de malfaiteurs
00:14:21qu'a évoqué le procureur.
00:14:22Oui, ça me paraît difficile de ne pas en tenir compte,
00:14:25dès lors que le procureur l'a mentionné.
00:14:28Et les manifestations de cette alliance,
00:14:32puisque Jean-Luc Mélenchon a lui-même parlé d'alliés
00:14:35à propos de la jeune garde,
00:14:37sont extrêmement nombreuses.
00:14:38En mai, à Paris, Jean-Luc Mélenchon a tenu un meeting
00:14:42contre la dissolution de la jeune garde,
00:14:45au cours de laquelle il a harangué le public en disant
00:14:47« Engagez-vous, enrôlez-vous chez les antifas ».
00:14:50En août, quand il y a eu les universités d'été
00:14:53de la France insoumise, il y avait un stand,
00:14:56non pas de la jeune garde, mais de soutien,
00:14:59ou plutôt d'opposition à la dissolution de la jeune garde.
00:15:01Je crois même qu'il y a des images de Raphaël Arnaud
00:15:06pliés de rire en disant
00:15:07« Haha, on les a bien eus, on contourne la dissolution ».
00:15:11Donc les preuves sont absolument multiples
00:15:14de cette collusion.
00:15:16Et cette collusion, c'est ce qui installe aussi
00:15:19la jeune garde dans le paysage français.
00:15:24Parce qu'évidemment, l'argument rituel contre la dissolution,
00:15:27c'est qu'on aura beau les dissoudre,
00:15:28c'est les mêmes gens, les mêmes méthodes, les mêmes idées.
00:15:30Et on n'arrivera pas à emmener à vous.
00:15:32Oui, mais ils ont des soutiens, des appuis,
00:15:34de la logistique et puis des parrains.
00:15:36Là, vraiment, j'utilise à dessein le vocabulaire des mafieux.
00:15:41Jean-Luc Mélenchon, c'est le parrain de la jeune garde.
00:15:43Et je vous propose aussi d'écouter,
00:15:44on ne l'avait pas beaucoup entendu quand même
00:15:45depuis le début de cette séquence,
00:15:46l'ancien garde des Sceaux, Éric Dupond-Moréthier,
00:15:49qui dit « Oui, LFI porte une responsabilité morale
00:15:52dans cette affaire ».
00:15:55Ce n'est pas LFI qui a tué Quentin Doranque.
00:15:57Ils ont une responsabilité morale absolument évidente
00:15:59parce qu'ils sont associés avec ceux qui ont tué la jeune garde.
00:16:06Et il aura fallu ça pour qu'on se rende compte.
00:16:08Il dit « Celui qui n'a jamais été tendre non plus vis-à-vis du RN ».
00:16:14Si Dupond-Moréthier dit, alors franchement,
00:16:17il ne reste plus grand monde pour soutenir
00:16:19ou pour défendre l'indéfendable.
00:16:21Quoique, vous serez surpris du communiqué
00:16:23du syndicat de la magistrature tout à l'heure,
00:16:25« Je vous réserve le meilleur pour la fin ».
00:16:26Ou pas.
00:16:28En tous les cas, on voit que ces jeunes gardes ou pas jeunes gardes
00:16:32sont des groupuscules extrêmement dangereux.
00:16:36Une chose, ils s'imaginent, si vous voulez,
00:16:39défenseurs de la République contre le fascisme.
00:16:43Ce qu'on est en train de constater, nous,
00:16:45à chaque fois qu'on a affaire à eux,
00:16:47c'est que ce sont eux les nouveaux fascistes.
00:16:49On ne va pas se mentir.
00:16:50Quand ils emploient des méthodes de miliciens extrémistes
00:16:54qui vont jusqu'à passer à tabac leur adversaire politique
00:16:58et qu'ils les tuent,
00:17:00on n'est plus dans un mouvement démocratique.
00:17:03Alors, je vous coupe parce que j'imagine
00:17:05que ce sont des termes qui vous parlent.
00:17:06Eux, ils font référence, quand ils en parlent,
00:17:08y compris du côté de LFI,
00:17:09à ce terme d'autodéfense populaire.
00:17:11Oui, mais ça, c'est une facilité.
00:17:12Ils s'appuient sur ça.
00:17:14Bien sûr, je sais, mais c'est ce qu'ils nous disent.
00:17:15Mais ce n'est pas parce que vous vous appuyez comme quoi
00:17:18vous êtes une autodéfense,
00:17:20que vous avez le droit de faire tout ce que vous voulez.
00:17:21Il y a des lois dans la République
00:17:23et vous devez les appliquer.
00:17:26Vous ne pouvez pas faire n'importe quoi
00:17:28comme ils sont en train de faire
00:17:29parce qu'il faut savoir qu'ils ont quand même
00:17:31une capacité énorme.
00:17:33Ils ont un service de renseignement.
00:17:34Ils fichent énormément de personnes.
00:17:36Il faut le savoir.
00:17:37Ces groupuscules d'ultra-gauche
00:17:40ont une capacité...
00:17:40Oui, on a eu des témoignages
00:17:41où ils épluchaient les réseaux sociaux
00:17:42pour voir qui postait quoi.
00:17:43Complètement. Ils fichent les gens.
00:17:44Ils catégorisent les gens.
00:17:45Ils ont des moyens d'action.
00:17:47Ils vont frapper là où ils doivent frapper.
00:17:49Ils ont des vrais commandos.
00:17:51Et ils s'entraînent.
00:17:52Ce sont les services de renseignement
00:17:53qui ont détecté cela,
00:17:55qui ont donné des rapports
00:17:56au ministère de l'Intérieur.
00:17:57Et c'est pour ça qu'actuellement,
00:17:58la jeune garde fait l'objet d'une dissolution
00:18:01qui va être ou pas confirmée
00:18:03par le Conseil d'État.
00:18:04C'est pour ça qu'on pourrait avoir des surprises
00:18:05s'agissant de Raphaël Arnaud.
00:18:06Ils ont très vite évacué sa responsabilité
00:18:08du côté de LFI.
00:18:09Ils se sont beaucoup avancés.
00:18:11C'est pire que ça.
00:18:11Mathilde Panot a encore réitéré
00:18:12qu'elle était très fière
00:18:13d'avoir Raphaël Arnaud
00:18:14dans ses rangs
00:18:15et qu'il pouvait revenir
00:18:16quand il voulait.
00:18:17Sans parler de l'affection
00:18:18et même de l'amitié.
00:18:19Évidemment, réitéré par Jean-Luc Mélenchon.
00:18:21Ce n'est pire que ça.
00:18:22Ils ne disent même pas
00:18:23« fais-toi petit »
00:18:24et on ne parle plus de toi.
00:18:25Ils le célèbrent.
00:18:27Et pour revenir sur la rhétorique,
00:18:28et vous avez raison de parler
00:18:29de l'autodéfense de Jean-Luc Mélenchon,
00:18:30quel paradoxe incroyable
00:18:31celui de Jean-Luc Mélenchon
00:18:33qui refuse, dénie aux policiers
00:18:36tout acte de défense
00:18:37lorsqu'ils sont dans une situation
00:18:39de danger incroyable
00:18:40et qui légitime en revanche
00:18:42la violence de l'antifasciste
00:18:43sous couvert d'autodéfense.
00:18:45Et puis, pour les propos
00:18:46d'Éric Dupond-Moretti,
00:18:48moi je ne peux pas m'empêcher
00:18:48de dire à l'ancien garde des Sceaux
00:18:50mais allez au bout
00:18:50de votre raisonnement.
00:18:51Vous nous dites
00:18:52« LFI a une faute morale
00:18:53dans le meurtre de Quentin ».
00:18:55Mais vous continuez à nous dire
00:18:57« ni LFI, ni RN ».
00:18:59Mais encore un petit effort,
00:19:01monsieur l'ancien garde des Sceaux
00:19:02parce que vous êtes sur le bon chemin.
00:19:04Mais c'est lui aussi
00:19:05qui a participé à une diabolisation
00:19:07à outrance du Rassemblement national
00:19:09et qui a eu les yeux
00:19:09grands fermés
00:19:10sur la France insoumise.
00:19:13Un sondage que je trouve
00:19:14assez éclairant
00:19:16sur ce que les Français pensent
00:19:19ou les électeurs pensent
00:19:20de Raphaël Arnaud
00:19:21et est-ce qu'il doit démissionner
00:19:23dans les conditions actuelles.
00:19:26Regardez, 81% des sondés
00:19:29estiment que oui,
00:19:30il doit partir,
00:19:31il devrait remettre sa démission.
00:19:32Alors qu'on précise,
00:19:33ça fait un certain nombre de jours
00:19:34qu'il se terre,
00:19:35enfin on ne sait pas s'il se terre,
00:19:36mais en tout cas il est aux abonnés absents
00:19:37en tout cas dans l'hémicycle,
00:19:38ce qui est censé être
00:19:39son travail premier quand même.
00:19:41Donc il ne siège pas.
00:19:42Je ne sais pas d'ailleurs
00:19:43ce que ça induit en termes de salaire
00:19:45à une non-représentation
00:19:46sur votre lieu de travail,
00:19:47mais bon, peu importe.
00:19:48Il peut dire qu'il est en circonscription
00:19:49ou on ne l'a pas vu par ailleurs.
00:19:51Raphaël Arnaud a-t-il démissionné ?
00:19:52Regardez aussi en fonction
00:19:53des sympathies
00:19:55ou des proximités politiques,
00:19:56c'est ça qui est toujours
00:19:57plus éclairant à mon sens,
00:19:58c'est que même à gauche,
00:20:00c'est une gauche qui englobe
00:20:01toute la gauche,
00:20:02donc sous-entendu
00:20:03les socialistes, les écolos,
00:20:04on dit à 73%,
00:20:06il doit partir quoi,
00:20:07Jean-Christophe Gallien.
00:20:08Ce n'est pas du tout anodin ?
00:20:09Non, je crois que ce n'est pas anodin,
00:20:12c'est évidemment battu en brèche,
00:20:14pour reprendre votre expression,
00:20:15sur le terrain politique
00:20:16par la technique habituelle
00:20:18de la France insoumise,
00:20:19qui est évidemment,
00:20:19comme tous ces mouvements,
00:20:21de ne jamais évidemment se renier,
00:20:23de toujours affirmer,
00:20:24de contre-attaquer.
00:20:24C'est un parti d'attaque,
00:20:25c'est un parti de défense.
00:20:27Donc la France insoumise,
00:20:27elle est incapable
00:20:28de faire autre chose
00:20:29que d'attaquer,
00:20:29et donc elle est en position
00:20:30de vouloir attaquer.
00:20:31Là, en l'occurrence,
00:20:31c'est une vraie question,
00:20:33parce qu'on voit bien
00:20:34qu'il y a, oui,
00:20:35cette opinion-là,
00:20:35mais il y a aussi
00:20:36une grande prudence politique
00:20:37autour de cet enjeu.
00:20:38On attend sur tous les bancs,
00:20:40hormis certains,
00:20:41de l'Assemblée nationale,
00:20:43y compris la présidence,
00:20:44qu'il y ait quelque chose
00:20:45qui le rattrape
00:20:46sur le terrain judiciaire.
00:20:47On ne peut pas tout de suite
00:20:49intervenir sur ce terrain-là,
00:20:50parce qu'on sent bien
00:20:51que politiquement,
00:20:51malgré tout,
00:20:52c'est un sujet sensible,
00:20:53même si on sent
00:20:54que le fil que vous tirez
00:20:55va l'amener petit à petit
00:20:57vers ce terrain judiciaire,
00:20:58ou en tout cas
00:20:58se rapprocher de ça.
00:20:59Il y a le judiciaire,
00:21:00il y a la morale.
00:21:02Il y a l'examen de conscience.
00:21:03Oui, mais ça, c'est vrai.
00:21:04Pour l'instant,
00:21:05du point de vue
00:21:05de la France insoumise,
00:21:06et encore une fois,
00:21:06ce n'est pas du tout
00:21:07dans leur ADN.
00:21:08L'ADN, c'est d'attaquer,
00:21:09de toujours attaquer,
00:21:10de toujours pousser plus loin,
00:21:11de nier,
00:21:11et de l'envoyer le tort.
00:21:12Ça ne peut pas être autrement.
00:21:13Et sur les résultats
00:21:14en termes d'opinion,
00:21:15évidemment, ce sondage-là
00:21:16sur Arnaud dit bien
00:21:18ce que vous êtes en train
00:21:18d'exprimer,
00:21:19c'est beaucoup moins vrai
00:21:20sur la France insoumise,
00:21:21notamment en termes
00:21:22d'état de l'opinion
00:21:24par rapport à leur popularité
00:21:25ou pas.
00:21:25Judith, on va commenter.
00:21:26J'aimerais bien qu'on voit encore,
00:21:28on a parlé des 73% de la gauche
00:21:30où elle part partie.
00:21:31Je trouve que c'est pas mal aussi.
00:21:33C'est très intéressant.
00:21:3390% à droite.
00:21:34Il y a deux hypothèses.
00:21:36Ou alors,
00:21:38l'état-major LFI
00:21:39est déconnecté
00:21:41de ses électeurs.
00:21:42Après tout,
00:21:42c'est un phénomène
00:21:43assez classique
00:21:44dans la vie politique
00:21:45que les états-majors
00:21:46soient beaucoup plus durs,
00:21:48beaucoup plus crispés
00:21:49que leur électorat.
00:21:50Ou alors,
00:21:51autre hypothèse,
00:21:52et que moi,
00:21:53je privilégierais
00:21:55en l'état actuel des choses,
00:21:57c'est que Jean-Luc Mélenchon
00:21:58a fait une croix
00:21:59sur la présidentielle,
00:22:00qu'il pense que
00:22:02le RN
00:22:02a de fortes chances
00:22:04de l'emporter
00:22:04et que dans ce cas-là,
00:22:05il va y avoir
00:22:06des troupes dans la rue,
00:22:07des relais dans la rue,
00:22:08une milice.
00:22:09Il n'y a qu'à voir
00:22:10les propos de Mathilde Pannot.
00:22:11Évidemment,
00:22:11c'est ce que j'allais dire
00:22:12et Mathilde Pannot
00:22:13a déjà préparé le terrain
00:22:14en disant qu'elle a refusé
00:22:15l'arrivée en 2027 du RN
00:22:17même via les urnes.
00:22:19Après,
00:22:19on est défendus
00:22:20avec qu'on avait déformé
00:22:21ses propos.
00:22:21Elle a dit
00:22:21vous n'avez pas compris
00:22:22ce que j'ai dit.
00:22:23Elle ne parlait pas du RN
00:22:23et refusait de ne vous l'avez pas dire.
00:22:25Évidemment,
00:22:26et tout le monde avait compris
00:22:27le sous-texte.
00:22:27Mais c'est évident
00:22:28qu'il y a un hiatus incroyable
00:22:29entre les partis politiques
00:22:31et les électeurs
00:22:32parce que même
00:22:33sur la question
00:22:33des alliances électorales,
00:22:35lorsque vous sondez
00:22:35les électeurs du Parti Socialiste,
00:22:37ils sont peu ou prou
00:22:38à 70% aussi pour dire
00:22:40on ne veut plus d'alliances
00:22:41avec la France Insoumise
00:22:42pour des municipales.
00:22:43Donc eux,
00:22:43ils sont extrêmement gênés
00:22:44dans leurs consignes aujourd'hui.
00:22:45Évidemment.
00:22:46Qu'est-ce que nous dit
00:22:46Pierre Jouvet,
00:22:47secrétaire national du PS ?
00:22:48Oui,
00:22:49alors il y aura quand même
00:22:50des alliances.
00:22:51C'est assez rare
00:22:52et puis il faudra quand même
00:22:53qu'ils disent
00:22:53que ce n'est pas bien
00:22:55la violence.
00:22:56La brutalité,
00:22:57la violence,
00:22:57c'est vraiment pas bien.
00:22:58C'est ce qu'a dit Grégory Doucet
00:23:01à Lyon.
00:23:02Non, pas du tout Grégory Doucet.
00:23:03Il a dit que de toute façon
00:23:05il y aurait accord
00:23:07avec la France Insoumise.
00:23:08Oui, mais à condition
00:23:09qu'ils ne soient pas violents.
00:23:10À condition de rien du tout.
00:23:11Il clarifie leur position
00:23:12sur la violence
00:23:13mais Jean-Luc Mélenchon
00:23:13a clarifié la position
00:23:15sur la violence.
00:23:16Il a dit que c'était
00:23:16de l'autodéfense
00:23:17et que c'était salutaire.
00:23:18Donc évidemment...
00:23:19Alors après,
00:23:19vous vous souvenez
00:23:20de sa longue sortie
00:23:21devant les nouveaux médias
00:23:22triés sur le volet évidemment
00:23:24où il a dit
00:23:27nous sommes devenus
00:23:28des non-violents
00:23:29de mémoire
00:23:29la plupart du temps.
00:23:32Franchement,
00:23:34les bras m'en tombent.
00:23:35Autant que possible.
00:23:37Autant que possible.
00:23:38C'est-à-dire que parfois
00:23:38ce n'est pas possible
00:23:39de ne pas être violent.
00:23:40Donc il justifie
00:23:41d'une certaine manière
00:23:41la violence.
00:23:42Je trouve que
00:23:42de toute façon
00:23:43c'est un homme
00:23:44qui manie la langue française
00:23:46à merveille.
00:23:46On ne peut pas...
00:23:48À merveille,
00:23:48il ne faut pas non plus...
00:23:49Non mais si,
00:23:49c'est quelqu'un de lettré.
00:23:50Vous ne pouvez pas lui enlever ça.
00:23:52Et il connaît très bien
00:23:53les nuances des mots
00:23:54et le sens des mots.
00:23:55Pas quand il attaque
00:23:56la police en tout cas.
00:23:56Et puis en tout cas,
00:23:57il est assez toujours
00:23:59dans la ligne la même.
00:24:01C'est-à-dire que
00:24:01les urnes ou la rue,
00:24:02c'est lui
00:24:03qui l'a théorisée.
00:24:04Ce n'est pas
00:24:04Mathilde Panot
00:24:05qui fait juste
00:24:06que répéter
00:24:06cette espèce
00:24:07de doctrine Mélenchon.
00:24:09Donc dans la doctrine Mélenchon,
00:24:10oui,
00:24:11il y a
00:24:12l'affaire politique,
00:24:13le développement politique classique
00:24:15mais qui est toujours
00:24:15très proche
00:24:16d'une forme de violence.
00:24:17La violence,
00:24:18ça peut être
00:24:18de l'agressivité verbale,
00:24:20ça peut être
00:24:20effectivement attaquer
00:24:21des symboles
00:24:21qu'on veut mettre à bas,
00:24:23ça peut être
00:24:23parfois frapper les gens,
00:24:24on l'a vu.
00:24:25Et puis on voit bien
00:24:25que dans certains cas,
00:24:26ça peut aller plus loin
00:24:27si tant est qu'on puisse
00:24:27faire le lien final
00:24:28judiciairement avec eux.
00:24:30Mais c'est une réalité concrète
00:24:31et moi,
00:24:32bien sûr qu'il y a cette hypothèse
00:24:33qui a toujours été imaginée.
00:24:35Je ne suis pas certain
00:24:35de gagner le deuxième tour
00:24:36de l'élection présidentielle
00:24:37mais ce que je sais,
00:24:38c'est que je prépare
00:24:39le soir de cette élection.
00:24:41Qu'il soit victorieux
00:24:42ou pas,
00:24:43qu'il soit dans la rue
00:24:45ou dans les urnes,
00:24:46ils l'ont préparé.
00:24:47Ils l'ont préparé
00:24:47effectivement à travers
00:24:48ces organisations
00:24:48qui sont des proxys
00:24:51miliciens ou pas miliciens,
00:24:52qui sont des proxys
00:24:52de contrôle politique
00:24:53des propres, parfois
00:24:54des territoires de gauche
00:24:55dans lesquels ils travaillent.
00:24:56Et puis aussi parce qu'ils ont
00:24:57mis un flingue
00:24:59sur la tête du Parti socialiste
00:25:00parce qu'aujourd'hui
00:25:00pour l'instant municipal,
00:25:01vous êtes le PS.
00:25:02Qu'est-ce que vous faites
00:25:02au deuxième tour ?
00:25:03Où vous mourrez ?
00:25:04Où vous alliez ?
00:25:05Alors, on va faire marquer
00:25:06une pause, vous entendez le jingle.
00:25:07Un petit avant-goût quand même
00:25:08de ce qui nous attend
00:25:09pour la deuxième partie.
00:25:10Je voulais juste l'intituler
00:25:12du communiqué
00:25:13du syndicat de la magistrature
00:25:15à propos de l'affaire Quentin
00:25:16et qui est paru
00:25:17pas il y a une semaine
00:25:18mais hier
00:25:20quand les digues
00:25:20contre le fascisme cède
00:25:23virgule
00:25:23un silence complice.
00:25:25Et alors, vous allez voir,
00:25:26on l'a décortiqué
00:25:27et on a mis en avant
00:25:29les termes
00:25:29qui nous paraissaient
00:25:31assez troubles.
00:25:33Voilà, je soumettrai ça
00:25:34à votre avis.
00:25:35Je pense que vous avez
00:25:35une petite idée
00:25:36de ce qui comporte
00:25:37ce communiqué
00:25:38en forme de lettre.
00:25:38A tout de suite.
00:25:41De retour avec nos invités
00:25:43pour débriefer
00:25:44l'actualité très politique
00:25:45et dans la politique
00:25:46les magistrats
00:25:47parfois donnent leur avis
00:25:49figurez-vous
00:25:50sur des faits
00:25:51comme la mort de Quentin.
00:25:53Ainsi, ce communiqué de presse
00:25:55qui a été divulgué hier
00:25:56par le syndicat
00:25:57de la magistrature
00:25:58et qui nous dit
00:25:59quand les digues
00:26:00contre le fascisme cèdent
00:26:01un silence complice.
00:26:03Et regardez,
00:26:04on a extrait
00:26:04trois passages.
00:26:05Le 14 février,
00:26:06un militant lié
00:26:07à l'extrême droite
00:26:07donc déjà
00:26:08il parle de Quentin
00:26:10en ces termes
00:26:11est décédé
00:26:12à la suite
00:26:12d'un affrontement.
00:26:13Donc ils auraient pu
00:26:15le substituer à Rix.
00:26:17Rien ne le dit
00:26:17pour l'instant
00:26:18dans l'enquête.
00:26:19Les circonstances
00:26:20de cet événement
00:26:20d'une violence intolérable
00:26:21sont encore à déterminer
00:26:22par le travail d'enquête
00:26:23sous la direction
00:26:23des juges d'instruction.
00:26:24Ce qui me frappe
00:26:25c'est les circonstances
00:26:26d'un tel événement
00:26:26pas les circonstances
00:26:27d'un tel drame.
00:26:28Alors que les magistrats
00:26:29ont besoin
00:26:31de sérénité
00:26:32pour oeuvrer,
00:26:33nombre de responsables
00:26:34politiques se sont
00:26:35empressés de désigner
00:26:36des coupables
00:26:37avant l'heure.
00:26:39Sous-entendu
00:26:40rien ne dit
00:26:40que la jeune garde
00:26:41ne soit impliquée.
00:26:43Alors eux ils diront
00:26:43qu'ils jouent
00:26:44sur la chronologie
00:26:45sur le fait que
00:26:45on l'a dit
00:26:46avant le procureur
00:26:47de la République de Lyon
00:26:48bon peut-être.
00:26:49D'ailleurs il s'en prend
00:26:50et aux gardes des Sceaux
00:26:51dans ce même communiqué
00:26:53et aux ministres de l'Intérieur.
00:26:54Le syndicat de la magistrature
00:26:56et si on pouvait voir
00:26:56juste le dernier fait
00:26:57j'ai pas eu le temps
00:26:57mais je l'ai sous les yeux aussi.
00:26:58Le syndicat de la magistrature
00:27:00continuera de dénoncer
00:27:01les compromissions
00:27:03face aux dangers
00:27:04que représente
00:27:05l'extrême droite
00:27:06et s'inquiète
00:27:07de l'effacement croissant
00:27:08des garants
00:27:09de la démocratie.
00:27:10Ce n'est pas une blague
00:27:12ils ont vraiment écrit ça
00:27:13ce sont des magistrats
00:27:14alors ils ne représentent pas
00:27:15toute la magistrature
00:27:16d'ailleurs c'est un
00:27:17juste un gros tiers
00:27:18un syndicat
00:27:19puis encore minoritaire
00:27:20mais enfin c'est quand même
00:27:21un tiers
00:27:22mais pas une seule fois
00:27:23ça fait à peu près
00:27:24allez
00:27:24un feuillet et demi
00:27:26deux feuillets
00:27:26en jargon journalistique
00:27:29il n'y a pas une fois
00:27:30le terme d'ultra gauche
00:27:31ou d'extrême gauche
00:27:32qui est prononcé
00:27:33Maxime
00:27:33le syndicat de la magistrature
00:27:35comme s'il avait été tué
00:27:36par les siens
00:27:37d'une certaine manière
00:27:38et c'est devenu
00:27:39la boussole
00:27:39qui indique le sud
00:27:40parce que dans ce communiqué
00:27:41si je comprends bien
00:27:42donc Quentin est lié
00:27:43à l'extrême droite
00:27:44mais en revanche
00:27:44les auteurs des faits
00:27:45ne sont aucunement liés
00:27:46à l'extrême gauche
00:27:47ça n'existe pas
00:27:48il n'y a pas la jeune guerre
00:27:49vous avez eu raison
00:27:50de souligner
00:27:50ces arcubussies juridiques
00:27:53et sémantiques
00:27:54pour ne rien dire
00:27:55en réalité
00:27:55si ce n'est indiquer le sud
00:27:57et mener un combat politique
00:27:59parce que c'est ce que fait
00:28:00le syndicat de la magistrature
00:28:02on rappelle le mur des cons
00:28:03on rappelle l'appel
00:28:04pendant les législatives
00:28:06l'entre-deux-tours
00:28:06à faire barrage
00:28:07au rassemblement national
00:28:08et bien le syndicat
00:28:09de la magistrature
00:28:10continue avec ce communiqué
00:28:11à faire de la politique
00:28:13et continue aussi
00:28:14à faire grimper
00:28:15la défiance
00:28:16vis-à-vis de la justice
00:28:18qui est tout à fait légitime
00:28:19pour nos citoyens
00:28:20lorsqu'on voit de tels communiqués
00:28:21par des magistrats
00:28:22donc c'est délétère
00:28:23à tous les niveaux
00:28:24je vous disais
00:28:24qu'il s'en prenait
00:28:26à deux ministres
00:28:27il dit aussi
00:28:27le garde des Sceaux
00:28:28s'est à nouveau permis
00:28:28de s'exprimer
00:28:29dans une affaire en cours
00:28:30alors que sa fonction
00:28:30lui impose le silence
00:28:32rappelons qu'il est
00:28:33l'autorité hiérarchique
00:28:34des magistrats du parquet
00:28:34qui ont eu à connaître
00:28:35et qui connaîtront encore
00:28:36de la procédure
00:28:37et alors s'agissant
00:28:38du ministre de l'Intérieur
00:28:39Laurent Nunez
00:28:40il s'est autorisé
00:28:41à établir des responsabilités
00:28:42avant même
00:28:43la prise de parole
00:28:44du procureur de la République
00:28:45bon d'accord
00:28:46en violation
00:28:47du secret des investigations
00:28:48je pense que
00:28:49Laurent Nunez
00:28:49qui est assez bien renseigné
00:28:51disait pas n'importe quoi
00:28:51non plus
00:28:52ça a juste été validé
00:28:53dans l'heure qui a suivi
00:28:54non mais à propos
00:28:56à propos des devoirs
00:28:57de la fonction
00:28:58il me semble
00:28:59qu'un magistrat
00:29:01ne doit pas
00:29:02s'exprimer
00:29:03sur une affaire
00:29:05que ce soit
00:29:06sur le présumé coupable
00:29:07ou sur la victime
00:29:08pendant l'instruction
00:29:10or que fait d'autre
00:29:12le syndicat
00:29:13de la magistrature
00:29:14que de désigner
00:29:15Quentin
00:29:17par une étiquette politique
00:29:21à ses yeux
00:29:22affamante
00:29:23donc quelque part
00:29:24de dire qu'il l'avait bien cherché
00:29:27de mettre en cause
00:29:28les institutions
00:29:30bref
00:29:31de se départir
00:29:32de toute la réserve
00:29:35normalement
00:29:36liée à sa mission
00:29:37mais c'est le syndicat
00:29:37de la magistrature
00:29:38le syndicat de la magistrature
00:29:39est en guerre
00:29:40contre notre système
00:29:43institutionnel
00:29:43et contre ceux
00:29:44qui l'incarnent
00:29:45rappelez-vous
00:29:46cette fête de l'UMA
00:29:48c'était il y a
00:29:48deux ou trois ans
00:29:49ils ont régulièrement
00:29:50un stand là-bas
00:29:51où ils avaient fait
00:29:53le procès
00:29:54des comparutions immédiates
00:29:55parce que pour eux
00:29:56les comparutions immédiates
00:29:57c'est le diable
00:29:58évidemment
00:29:58c'est le truc
00:29:59le plus efficace
00:30:00pour empêcher
00:30:01de nuire
00:30:02les délinquants
00:30:03ils sont en guerre
00:30:04contre notre système
00:30:05ils considèrent
00:30:07qu'une politique
00:30:08répressive
00:30:09est une politique
00:30:10illégitime
00:30:12ils sont peut-être
00:30:12trompés de métier
00:30:13alors
00:30:13s'ils veulent pas
00:30:14rendre le français
00:30:15non non
00:30:16ils sont pas trompés
00:30:16ils s'engagent
00:30:17autrement
00:30:17c'est là qu'il faut être
00:30:19pour saboter
00:30:19toute
00:30:21quand on est syndicaliste
00:30:23normalement
00:30:23on est là
00:30:23pour défendre
00:30:24son métier
00:30:25son travail
00:30:26au vu de l'état
00:30:27de la justice
00:30:28on aimerait bien
00:30:28plutôt les entendre
00:30:30demander des moyens
00:30:31supplémentaires
00:30:31de l'argent
00:30:33vous inquiétez pas
00:30:34ils le feront aussi
00:30:34en tout cas
00:30:35ce qu'on retient
00:30:36c'est des prises
00:30:37de position
00:30:38qui me paraissent
00:30:39un petit peu
00:30:40en tous les cas
00:30:41il faut qu'ils regardent
00:30:43autrement
00:30:43parce qu'à force
00:30:44de voir des fascistes
00:30:45partout
00:30:46ils ne voient pas
00:30:46forcément
00:30:47les nouveaux fascistes
00:30:48qui sont en train
00:30:48d'arriver
00:30:49et qui sont
00:30:49extrêmement violents
00:30:50la seule boussole
00:30:51qu'ils doivent avoir
00:30:52c'est celle
00:30:52de la république
00:30:53et c'est celle
00:30:54de ce que
00:30:55notre état de droit
00:30:56à un moment donné
00:30:58il faut arrêter
00:30:59de se voiler la face
00:31:01et de trouver
00:31:01des boucs émissaires
00:31:03qui n'existent plus
00:31:04on est au XXIème siècle
00:31:05c'est fini ça
00:31:06à un moment donné
00:31:08il faut réellement
00:31:09se poser
00:31:10les bonnes questions
00:31:10et je pense que
00:31:11ce syndicat devrait le faire
00:31:12aucune surprise
00:31:13en fait
00:31:14ils assument
00:31:15de la même manière
00:31:15que LFI assume tout
00:31:16en fait
00:31:16il y a une espèce
00:31:17de stratégie
00:31:18d'affirmer
00:31:19et de montrer
00:31:20ses vrais coups
00:31:21je crois qu'on a
00:31:22une clarification
00:31:23c'est vraiment
00:31:23une chambre d'écho
00:31:24de la narrative
00:31:25d'LFI
00:31:25on avait la chambre
00:31:26d'écho médiatique
00:31:27on avait la chambre
00:31:28d'écho politique
00:31:29celle maintenant
00:31:30du syndicat
00:31:31de la magistrature
00:31:31donc c'est quand même
00:31:32quelque chose
00:31:32d'assez important
00:31:33parce que
00:31:33ça relie très précisément
00:31:35dans un acte politique
00:31:36dans une déclaration politique
00:31:38une ligne politique
00:31:40affirmée
00:31:40qui dit bien
00:31:40là aussi
00:31:41on est en combat
00:31:42on est en combat
00:31:42contre un certain nombre
00:31:43d'adversaires
00:31:43et les adversaires
00:31:45sont les mêmes
00:31:45donc la chambre d'écho
00:31:46là pour le coup
00:31:47ça dit bien que
00:31:48LFI n'est pas si isolé
00:31:49que ça
00:31:49et je le redis
00:31:50dans le cadre du déploiement
00:31:51qu'ils ont
00:31:52il y a un élément
00:31:52que je ne décrivais pas
00:31:53tout à l'heure
00:31:53c'est beaucoup de syndicats
00:31:55dans un certain nombre
00:31:55de métiers
00:31:56notamment des métiers
00:31:57du service public
00:31:57ils ont encore une fois
00:31:59des alliés très forts
00:32:00et dans le cadre
00:32:00du grand soir
00:32:01qui est celui
00:32:03éventuellement
00:32:03d'un 2027
00:32:04ça ne suffit pas
00:32:05de faire la rue
00:32:05il faut aussi être capable
00:32:06d'être à l'intérieur
00:32:07du service public
00:32:08et des services publics
00:32:09alors parlons à nouveau
00:32:10des alliances politiques
00:32:11puisqu'on est à un peu
00:32:12plus de 15 jours
00:32:12du premier tour
00:32:13des municipales
00:32:14on a beaucoup entendu
00:32:16la gauche s'exprimer
00:32:17parfois se contredire
00:32:18enfin bon bref
00:32:19très peu ont été
00:32:20clairs en la matière
00:32:21sur l'idée
00:32:22d'accordons sanitaires
00:32:23Jordan Bardella
00:32:24était aux côtés
00:32:25de Marine Le Pen
00:32:25ce matin
00:32:26aperçu ensemble
00:32:27au salon de l'agriculture
00:32:28et je vous propose
00:32:29d'écouter ce qu'il dit
00:32:30précisément sur
00:32:31le cordon sanitaire
00:32:32qui était applicable
00:32:32à eux
00:32:33précédemment
00:32:35il faut un cordon sanitaire
00:32:37contre la France insoumise
00:32:38et il faut que les formations
00:32:39il faut que les formations
00:32:40républicaines
00:32:41toutes les formations
00:32:42républicaines
00:32:43et notamment le parti socialiste
00:32:44rompent avec ce syndrome
00:32:46de Stockholm
00:32:46qu'ils ont aujourd'hui
00:32:47à l'égard de gens
00:32:48qui sont des gens dangereux
00:32:49et qui cherchent encore une fois
00:32:51à briser la cohésion sociale
00:32:53à abîmer la paix civile
00:32:54pour importer
00:32:55dans le débat public
00:32:56et dans le débat démocratique
00:32:57à la fois une forme
00:32:58de violence désormais physique
00:33:00mais aussi
00:33:02un désaccord
00:33:03avec le processus électoral
00:33:04et le processus institutionnel
00:33:05j'appelle moi
00:33:06l'ensemble des formations républicaines
00:33:08à tenir à l'écart
00:33:09de la vie politique
00:33:10à commencer par
00:33:10les partis politiques de gauche
00:33:11qui se sont alliés
00:33:13et monsieur Hollande
00:33:13en tête
00:33:14avec la France insoumise
00:33:15et avec le logo
00:33:16de la jeune garde
00:33:17sur les documents
00:33:18de campagne
00:33:19notamment sur le site internet
00:33:20du nouveau front populaire
00:33:21donc ce qui se passe
00:33:22est extrêmement grave
00:33:23et le Rassemblement national
00:33:25est aujourd'hui
00:33:26et sera toujours
00:33:26un bouclier
00:33:27pour protéger le pays
00:33:29et les institutions
00:33:30de la République
00:33:30contre l'importation
00:33:33de la violence
00:33:33et contre toute forme
00:33:34de violence
00:33:35dans le débat politique
00:33:36la République c'est nous
00:33:37et Maxime
00:33:38je rappelle que
00:33:39Marine Le Pen
00:33:39qu'on voit là
00:33:40et qui a donné
00:33:40une longue interview
00:33:41hier à une chaîne
00:33:42concurrente
00:33:42à une autre chaîne
00:33:45répond à Aurore Berger
00:33:46qui lui demandait
00:33:47de retirer des candidats
00:33:48RN
00:33:50en cas de risque
00:33:52de victoire de LFI
00:33:53elle a précisé
00:33:54quelque chose
00:33:55d'assez clair
00:33:55et qui montre
00:33:56peut-être la méconnaissance
00:33:57aussi de ce genre
00:33:58de scrutin
00:33:59par Aurore Berger
00:34:00ah non
00:34:01parce que nous
00:34:01l'idée c'est d'envoyer
00:34:02des conseillers municipaux
00:34:03on ne siège pas
00:34:04de la même manière
00:34:06il n'y a pas de perdant
00:34:07vous gagnez
00:34:07vous gagnez
00:34:07c'est ce qu'elle a dit
00:34:08je crois
00:34:08elle dit tout simplement
00:34:10qu'elle veut jouer
00:34:11le jeu de la démocratie
00:34:12à savoir
00:34:13effectivement
00:34:14peser
00:34:14sur les décisions
00:34:15qui seront prises
00:34:16dans la ville
00:34:17et donc
00:34:17avoir des conseillers
00:34:19municipaux
00:34:19et qu'il n'y ait pas
00:34:20dans une logique
00:34:21d'alliance
00:34:22en réalité
00:34:22elle n'est pas tombée
00:34:23dans le piège
00:34:24que voulait lui tendre
00:34:26Aurore Berger
00:34:26qui est dans une stratégie
00:34:28maintenant
00:34:29de vouloir
00:34:30vis-à-vis de la France
00:34:31insoumise
00:34:31prendre ses distances
00:34:32faire un pas
00:34:33vers le Rassemblement
00:34:34national
00:34:34pas que vous pouvez
00:34:35être certain
00:34:36elle refera
00:34:37et rediabolisera
00:34:38le Rassemblement
00:34:38national
00:34:39le moment venu
00:34:40évidemment que
00:34:41Jordan Bardella
00:34:42lui prend un malin plaisir
00:34:43à utiliser la sémantique
00:34:44du cordon sanitaire
00:34:45qui a été appliqué
00:34:47depuis plus de 30 ans
00:34:4940 ans
00:34:50au Rassemblement national
00:34:51pour l'empêcher
00:34:52toujours
00:34:53d'arriver
00:34:54le théâtre
00:34:55de l'antifascisme
00:34:56comme disait
00:34:57l'autre
00:34:58et puis
00:34:58il y a
00:34:59est-ce que la gauche
00:35:00elle
00:35:01va prendre
00:35:02ses responsabilités
00:35:03parce que
00:35:03encore une fois
00:35:04il n'y a pas
00:35:05de position claire
00:35:06et arrêtée
00:35:07au moment où je vous parle
00:35:08la gauche
00:35:08est toujours prête
00:35:09à faire des alliances
00:35:10avec la France insoumise
00:35:12aux élections municipales
00:35:13même si on nous dit
00:35:15que c'est au cas par cas
00:35:15après ce qui s'est passé
00:35:17qu'est-ce qu'il faudra
00:35:18on avait eu l'antisémitisme
00:35:20de Jean-Luc Mélenchon
00:35:21et maintenant
00:35:21on a quelqu'un
00:35:22qui est mort
00:35:23qu'est-ce qu'il faudra
00:35:24pour que la gauche
00:35:24prenne ses responsabilités
00:35:25deuxième clin d'œil sémantique
00:35:26quand il dit
00:35:26il y a l'idée du corps
00:35:27sanitaire
00:35:28et puis à la fin
00:35:28évidemment ça ne vous a pas échappé
00:35:29il dit la République
00:35:29c'est nous
00:35:30évidemment
00:35:30en référence à Jean-Luc Mélenchon
00:35:33un sondage
00:35:34et vous pouvez commenter
00:35:35c'est lié
00:35:35vous allez le voir Judith
00:35:37on aime bien les sondages
00:35:3878%
00:35:42des Français
00:35:42estiment que la gauche
00:35:44la gauche
00:35:46doit rompre
00:35:46avec la France insoumise
00:35:48c'est pas mal
00:35:49déjà
00:35:4978%
00:35:50qu'est-ce que ça vous inspire
00:35:52comme ratio
00:35:53ça m'inspire
00:35:54que le cordon sanitaire
00:35:56je comprends bien
00:35:57que Jordan Bardella
00:35:58utilise ça avec malice
00:36:00parce que ça a tellement
00:36:01été utilisé contre le RN
00:36:02que c'est une douce vengeance
00:36:03de l'utiliser à son tour
00:36:06c'est pas du tout la question
00:36:08parce qu'effectivement
00:36:09le cordon sanitaire
00:36:10ça consiste à utiliser
00:36:11tous les recours
00:36:13du mode de scrutin
00:36:15qui ne sont pas
00:36:16le vote
00:36:17stricto sensu
00:36:18pour empêcher
00:36:19quelqu'un que vous avez désigné
00:36:21comme le mal absolu
00:36:22d'arriver au pouvoir
00:36:23non
00:36:23il faut la clarté
00:36:24et la clarté
00:36:25c'est
00:36:25on ne s'allie pas
00:36:27avec la France insoumise
00:36:29point final
00:36:30il n'y a pas
00:36:31à faire de cordon
00:36:32on va utiliser
00:36:33des subterfuges
00:36:35il aurait fallu
00:36:36que ce soit plus gros
00:36:38comme proportion
00:36:39que 78%
00:36:40c'est déjà pas mal
00:36:41c'est déjà pas mal
00:36:42par ailleurs
00:36:43moi je trouve ça très bien
00:36:44qu'il y ait des gens de gauche
00:36:46qui nous annoncent
00:36:46comme Grégory Doucet à Lyon
00:36:48qu'ils vont s'allier
00:36:49avec la France insoumise
00:36:50je suis toujours
00:36:51pour la clarté
00:36:52bon
00:36:52une petite analyse politique
00:36:54je crois que le sondage
00:36:56je dis une tendance
00:36:57effectivement liée
00:36:57à cet événement
00:36:58qui est un basculement
00:36:59encore une fois
00:36:59ça a été dit
00:37:00tout à l'heure
00:37:01je pense que
00:37:02la réalité
00:37:03de cette opinion
00:37:04si vous voulez
00:37:05qui tient lieu
00:37:06à un événement
00:37:07dramatique
00:37:08revenir ensuite
00:37:09au local
00:37:11c'est parfois
00:37:11plus complexe
00:37:12c'est pas simplement
00:37:12complexe dans les alliances
00:37:13politiques
00:37:14c'est aussi complexe
00:37:14dans la réalité
00:37:15de ce que les citoyens
00:37:16éprouvent
00:37:16c'est-à-dire
00:37:17qui connaissent
00:37:17parfois
00:37:18des élus
00:37:19la France insoumise
00:37:20qui travaillent
00:37:20plutôt pas mal
00:37:21avec le PS
00:37:21ou inversement
00:37:22peu importe
00:37:22et donc il y a
00:37:23des situations locales
00:37:25où on est très au-delà
00:37:26du politique
00:37:27on est dans la manière
00:37:28dont on vit
00:37:28comment on a eu son logement
00:37:30comment on travaille
00:37:31dans la ville
00:37:31et ainsi de suite
00:37:32donc vous savez
00:37:32les municipales
00:37:33je pense qu'il faudra
00:37:35attendre la fin
00:37:36du deuxième tour
00:37:37des municipales
00:37:37pour savoir
00:37:37ce qui peut se passer
00:37:38éventuellement
00:37:39parce que d'ici là
00:37:40je le redis
00:37:41je ne vois pas
00:37:41le parti socialiste
00:37:42ni les verts
00:37:43et même les communistes
00:37:44se dissocier
00:37:45de quelque chose
00:37:46qui les priverait
00:37:46de victoire potentielle
00:37:47ou de siège potentiel
00:37:48simplement
00:37:49Jean-Luc Mélenchon
00:37:50décidément
00:37:50l'homme de la semaine
00:37:51en tout cas
00:37:51il a trouvé une tribune
00:37:53superbe pour lui-même
00:37:54et son grand discours
00:37:56il se rend ce soir
00:37:57au meeting
00:37:57de la candidate LFI
00:37:58à Lyon
00:38:00fragilisée quand même
00:38:01par toute la séquence
00:38:02Quentin Doran
00:38:03Bonjour Olivier Madiné
00:38:04vous êtes sur place
00:38:04avec Florian Doré
00:38:05ça se passe à 19h30
00:38:07et je pense
00:38:08qu'il y aura
00:38:09une sécurité
00:38:09évidemment adéquate
00:38:11parce que
00:38:11les esprits
00:38:13sont quand même
00:38:13assez échaudés
00:38:14dans cette ville
00:38:18Oui absolument
00:38:19alors même si
00:38:20à ce stade
00:38:21aucune menace
00:38:22particulière
00:38:23aucune volonté
00:38:25de rassemblement
00:38:25n'a été détectée
00:38:27par les services
00:38:28de l'Etat
00:38:29mais vous le disiez
00:38:29la présence
00:38:30des forts
00:38:30forces de l'ordre
00:38:32sera très importante
00:38:33autour des lieux
00:38:34du meeting
00:38:35une compagnie
00:38:36de CRS
00:38:37sera déployée
00:38:38et les accès
00:38:39notamment par les transports
00:38:41en commun
00:38:41seront contrôlés
00:38:42par la police
00:38:43nationale
00:38:44alors il faut dire
00:38:44que ce meeting
00:38:46de Jean-Luc Mélenchon
00:38:48arrive deux semaines
00:38:49jour pour jour
00:38:50après la mort
00:38:51de Quentin
00:38:52quelques jours
00:38:53à peine
00:38:53après
00:38:54la marche blanche
00:38:56dans les rues de Lyon
00:38:57la marche blanche
00:38:57en hommage
00:38:58à Quentin
00:38:59alors ce meeting
00:39:00était prévu
00:39:01de longue date
00:39:01c'est un meeting
00:39:02de soutien
00:39:04à la candidate
00:39:04LFI
00:39:05à la mairie de Lyon
00:39:06Anaïs
00:39:07Belouassa
00:39:08Cherifi
00:39:09mais tout le monde
00:39:09va scruter
00:39:10quelle va être
00:39:11la tonalité
00:39:12du discours
00:39:14de Jean-Luc Mélenchon
00:39:15ce soir
00:39:15alors meeting
00:39:16à 19h
00:39:17et Jean-Luc Mélenchon
00:39:18devrait prendre la parole
00:39:19à la bourse du travail
00:39:20à Lyon
00:39:20aux alentours
00:39:21de 20h
00:39:22Merci beaucoup
00:39:22mon cher Olivier
00:39:24on vous y retrouvera
00:39:24dans la soirée
00:39:26évidemment il ne va rien se passer
00:39:27parce que là
00:39:28on a tout prévu
00:39:28pour que justement
00:39:29ça ne déborde pas
00:39:30c'est pas ce soir
00:39:31qu'il y a un risque
00:39:32autour de ce meeting
00:39:32Non absolument pas
00:39:34et encore une fois
00:39:35on voit bien
00:39:35que les fonctionnaires
00:39:36de police
00:39:37vont être encore
00:39:37pleinement mobilisés
00:39:38à cela
00:39:39pour éviter
00:39:40qu'il y ait
00:39:40des débordements
00:39:41mais on voit bien
00:39:42que la LFI
00:39:42qui aime bien taper
00:39:43sur les forces de l'ordre
00:39:44ont besoin quand même
00:39:46des forces de l'ordre
00:39:46pour les protéger
00:39:47donc c'est quand même
00:39:50assez cocasse
00:39:51cette situation
00:39:51où ils demandent
00:39:53des protections
00:39:53que ce soit
00:39:54des protections rapprochées
00:39:55pour certains députés
00:39:57qui ont pris
00:39:58des prises de position
00:40:00contraires
00:40:01aux valeurs
00:40:02et qu'ils se sentent
00:40:03attaqués
00:40:03et menacés
00:40:04et encore une fois
00:40:05la police nationale
00:40:06répondra présente
00:40:07c'est pas
00:40:08c'est pas le sujet
00:40:09donc quand ils disent
00:40:10que la police tue
00:40:11tue partout
00:40:12ben je pense que
00:40:13il faut qu'ils arrêtent
00:40:15parce qu'ils ont
00:40:16besoin de la police
00:40:17partout au final
00:40:18et on voit bien
00:40:19d'ailleurs on pourrait
00:40:20faire ce parallèle
00:40:20ils disent
00:40:22les milices
00:40:22d'autodéfense
00:40:23qu'ils soutiennent
00:40:24leur violence
00:40:25et finalement
00:40:26ils nous accusent
00:40:27nous policiers
00:40:27d'utiliser la violence
00:40:28alors que nous avons
00:40:29la violence légitime
00:40:31de l'état
00:40:31puisque nous sommes
00:40:33la république
00:40:34nous sommes dans la république
00:40:35et nous respectons
00:40:36les valeurs
00:40:37et les lois de la république
00:40:38c'est nous le bras armé
00:40:39de l'état
00:40:40pas eux
00:40:40un mot juste
00:40:41sur la tenue de ce meeting
00:40:42c'était prévu à l'agenda
00:40:43c'était prévu
00:40:44de longue date
00:40:45c'est vrai
00:40:45mais il y a évidemment
00:40:46une forme d'indécence
00:40:48et de provocation
00:40:49pour Jean-Luc Mélenchon
00:40:49de venir soutenir
00:40:50sa candidate
00:40:51qui n'a aucune chance
00:40:52Anaïs Belbois
00:40:52qui est crédité de 5%
00:40:55dans les sondages
00:40:55donc ce n'est pas comme si
00:40:57il fallait aller
00:40:59insuffler le souffle
00:41:00de la victoire
00:41:00donc évidemment
00:41:01qu'il y a une provocation
00:41:02de la part de Jean-Luc Mélenchon
00:41:03qui aurait pu décider
00:41:04de ne pas venir
00:41:05mais qui va venir
00:41:05et qui va en faire le théâtre
00:41:06pour encore électriser
00:41:09et attiser les haines
00:41:10Bon on n'a plus beaucoup de temps
00:41:12sur cette partie-là
00:41:13mais merci beaucoup
00:41:14Axel Ron
00:41:14d'être venu
00:41:17vous restez
00:41:18oui à 16h
00:41:18tout le monde reste à 16h
00:41:19parce qu'à 16h30
00:41:20vous jouez les prolongations
00:41:22aujourd'hui
00:41:23on va regarder
00:41:24quelque chose
00:41:24que vous avez mis en boîte
00:41:25avec Julia Ferrand
00:41:26justement sur ces alliances
00:41:27ou le tour d'horizon
00:41:28de ces alliances municipales
00:41:30Julia Ferrand
00:41:31et donc Maxime Leguay
00:41:32c'est parti
00:41:35La classe politique française
00:41:37se divise face à cette question
00:41:38peut-on s'allier
00:41:39à la France insoumise ?
00:41:41Ce n'est pas une option
00:41:42pour Olivier Faure
00:41:43qui s'indigne et balaie
00:41:45toute alliance avec LFI
00:41:46Nous n'avons jamais été
00:41:48à quelque moment que ce soit
00:41:49dans une situation
00:41:50où nous avons été sommés
00:41:52de nous aligner
00:41:53sur les insoumis
00:41:54nous ne l'avons jamais fait
00:41:55nous ne le ferons jamais
00:41:56autrement nous serions déjà insoumis
00:41:58nous ne le sommes pas
00:41:58nous ne le serons jamais
00:41:59la question
00:42:00et donc la question des alliances
00:42:02c'est une question
00:42:03que je trouve par ailleurs
00:42:04de façon indécente
00:42:06on est en train de traiter
00:42:07de la question
00:42:08de la violence en politique
00:42:09de la mort d'un homme
00:42:10et je vois que tout le monde
00:42:12se jette
00:42:13sur la question de savoir
00:42:14ce que seront les alliances
00:42:15je vous l'ai dit
00:42:16il n'y a pas eu d'alliance
00:42:17au plan national
00:42:18ni au premier tour
00:42:20il n'y en aura pas d'avantages
00:42:20au second tour
00:42:21Le porte-parole du parti socialiste
00:42:24Romain Eskenazi
00:42:25semble partager ses déclarations
00:42:27notamment à l'approche
00:42:28des élections municipales
00:42:30Je fais partie des socialistes
00:42:31si je parle à titre individuel
00:42:33ou peut-être au nom du courant
00:42:34auquel j'appartiens
00:42:35qui a fait un score
00:42:36non négligeable au dernier congrès
00:42:37nous on plaide depuis longtemps
00:42:38effectivement pour qu'il y ait
00:42:39une clarification de ligne
00:42:40avec la France insoumise
00:42:41et qu'il n'y ait plus de fusion
00:42:42et plus d'alliance
00:42:43ça n'est pas tout à fait
00:42:44la ligne du parti
00:42:45au niveau de sa direction
00:42:46mais très franchement
00:42:47sur 35 000 communes de France
00:42:49on va pouvoir compter
00:42:50sur les doigts de demain
00:42:51je pense
00:42:52le nombre de villes
00:42:53où il y aura des fusions
00:42:54ou des listes communes
00:42:55pour Prisca Thévenot
00:42:56une alliance avec LFI
00:42:57n'est pas envisageable
00:42:58la députée Renaissance
00:43:00affiche clairement
00:43:01sa volonté
00:43:01de combattre
00:43:02le parti dans les urnes
00:43:03dès la semaine dernière
00:43:04en question au gouvernement
00:43:05quelle est la famille politique
00:43:07qui s'est levée
00:43:08pour expliquer
00:43:08qu'il ne fallait pas
00:43:09dissoudre la jeune garde
00:43:10je vous le donne en mille
00:43:11c'est la France insoumise
00:43:12donc à un moment
00:43:13oui
00:43:13il faut se lever
00:43:14les dénoncer
00:43:14les dénoncer aujourd'hui
00:43:15mais aussi les combattre
00:43:16dans les urnes
00:43:17et sauf erreur de ma part
00:43:18et bien souvent
00:43:19nous avons été un peu seuls
00:43:20sur ce phénomène là
00:43:21nous avons mis des stratégies
00:43:22en place pour empêcher
00:43:23les extrêmes d'accéder au pouvoir
00:43:24nous avons été directement
00:43:25sur le terrain
00:43:26pour regarder
00:43:28droit dans les yeux
00:43:28Raphaël Arnaud
00:43:29avec Gabriel Attal
00:43:30pour l'empêcher
00:43:31d'être élu
00:43:32mais finalement
00:43:33ça s'est quand même fait
00:43:34en ce qui concerne
00:43:35le mouvement démocrate
00:43:37une entente
00:43:38n'apparaît pas concevable
00:43:39pour la députée
00:43:40du Puy-de-Dôme
00:43:41Delphine Langeman
00:43:42la France insoumise
00:43:43a brisé
00:43:44certaines barrières démocratiques
00:43:46je ne pense pas
00:43:47que la France insoumise
00:43:48fasse partie
00:43:48de ces partis
00:43:50qui respectent
00:43:52les institutions
00:43:53je dénonce
00:43:53depuis plusieurs années
00:43:54l'entrisme universitaire
00:43:56et notamment
00:43:57dans les grandes écoles
00:43:58mais aussi
00:43:59dans les universités
00:44:00et ça me dérange
00:44:02énormément
00:44:02qu'une partie
00:44:03de notre jeunesse
00:44:04soit soumise
00:44:05à ces injections
00:44:06idéologiques
00:44:07la France insoumise
00:44:08pour moi
00:44:09c'est mis quand même
00:44:10en dehors
00:44:11de beaucoup
00:44:11de barrières
00:44:13démocratiques
00:44:14il me semble
00:44:15à l'approche
00:44:16des élections municipales
00:44:18cette question
00:44:19est au coeur du débat
00:44:20le secrétaire général
00:44:21du parti socialiste
00:44:22Pierre Jouvet
00:44:23a estimé
00:44:24que des rapprochements
00:44:25avec la France insoumise
00:44:26pourraient se produire
00:44:27dans de rares cas de figure
00:44:29seulement si
00:44:30les candidats insoumis
00:44:31clarifiaient
00:44:31leur position
00:44:32sur le rapport
00:44:33de leur mouvement
00:44:34à la violence politique
00:44:36Voilà qui conclut
00:44:37notre page politique
00:44:38on va s'interrompre
00:44:39quelques instants
00:44:39et puis quand on reviendra
00:44:40à tout autre dossier
00:44:41mais je vous ferai réagir
00:44:42évidemment à Axel Ronde
00:44:43cette note
00:44:44du procureur de Grasse
00:44:46adressée aux forces de l'ordre
00:44:47et qui dit maintenant
00:44:48on met fin au garde à vue
00:44:50pour certains délits routiers
00:44:51l'objectif affiché
00:44:52étant de désengorger
00:44:54désengorger
00:44:55pardon les tribunaux
00:44:55et libérer du temps
00:44:57pour vous
00:44:57mais j'ai pas l'impression
00:44:58que ce soit
00:44:58la bonne manière
00:44:59de s'y prendre
00:45:00on se rend direct
00:45:01avec le procureur de Grasse
00:45:02et puis Julien Zadat
00:45:03pour le service
00:45:04pour les justices
00:45:05viendra nous dire
00:45:05quels sont les délits concernés
00:45:07parce qu'évidemment
00:45:07il y a certains délits
00:45:08où on imagine bien
00:45:09qu'on va pas vous laisser
00:45:10dans la nature
00:45:11à tout de suite
00:45:14Il est 16h
00:45:15on est ravis
00:45:16de vous retrouver
00:45:16dans 120 minutes info
00:45:17pour le journal
00:45:18de Valérie Akhnin
00:45:19parce que le jeudi
00:45:20c'est Valérie
00:45:21à la une
00:45:22les émissaires ukrainiens
00:45:23et américains
00:45:24qui entament des discussions
00:45:25à Genève
00:45:26en amont
00:45:26de nouvelles rencontres
00:45:27trilatérales
00:45:28avec la Russie
00:45:29et en plus du volet économique
00:45:31de l'après-guerre en Ukraine
00:45:32Kiev et Washington
00:45:33doivent synchroniser
00:45:34leur position
00:45:34et leur discours
00:45:35avant de rencontrer
00:45:36la Russie
00:45:37Moscou de son côté
00:45:38déclare n'avoir
00:45:38aucune échéance
00:45:40pour mettre fin
00:45:40à la guerre
00:45:43Toujours dans l'actualité
00:45:44internationale
00:45:44l'Inde et Israël
00:45:45sont déterminés
00:45:46à s'opposer
00:45:47côte à côte
00:45:48au terrorisme
00:45:48à travers le monde
00:45:49c'est le premier ministre
00:45:51indien
00:45:51Narendra Modi
00:45:52qui l'a dit
00:45:53au terme d'une visite
00:45:53à Jérusalem
00:45:54Exactement Nelly
00:45:55l'Inde affirme
00:45:56se tenir fermement
00:45:57aux côtés d'Israël
00:45:58lors d'une conférence
00:45:59de presse
00:45:59avec Benyamin Netanyahou
00:46:00le premier ministre indien
00:46:01a déclaré
00:46:02que le terrorisme
00:46:03ne serait pas toléré
00:46:04et qu'à l'avenir
00:46:04il s'y opposerait toujours
00:46:06l'humanité ne doit jamais
00:46:07devenir une victime
00:46:08de conflits
00:46:09a-t-il ajouté
00:46:10une visite de deux jours
00:46:12extraordinairement productive
00:46:13selon le premier ministre
00:46:14israélien
00:46:14Les suites
00:46:15de l'affaire Epstein
00:46:17avec Hillary Clinton
00:46:17qui témoigne à huis clos
00:46:19devant une commission parlementaire
00:46:20L'ancienne première dame
00:46:22des Etats-Unis
00:46:22sera interrogée
00:46:23sur les liens passés
00:46:24entre son mari
00:46:25l'ex-président Bill Clinton
00:46:26et le criminel sexuel
00:46:28Jeffrey Epstein
00:46:28Bill Clinton
00:46:29qui sera entendu
00:46:30à son tour demain
00:46:31Enfin sachez que
00:46:32Borge Brand
00:46:32patron du Forum économique mondial
00:46:34de Davos
00:46:35vient d'annoncer sa démission
00:46:36alors qu'il fait l'objet
00:46:37d'une enquête interne
00:46:38sur ses liens
00:46:39avec Jeffrey Epstein
00:46:40La justice en France
00:46:42avec le procès en appel
00:46:43de l'assassinat
00:46:44de Samuel Paty
00:46:44qui a été déplacé
00:46:45sur le terrain procédural
00:46:47et politique
00:46:47après un volte-face
00:46:49de Laurent Nunez
00:46:49Le ministre de l'Intérieur
00:46:51a en effet provoqué
00:46:52sa propre réaudition
00:46:53en corrigeant par mail
00:46:54une déclaration jugée
00:46:55favorable à la défense
00:46:56On va tout de suite
00:46:57retrouver Tanguy Hamon
00:46:59journaliste poli-justice
00:47:00de CNews
00:47:00à la cour d'assises
00:47:02d'appel spécial de Paris
00:47:03Tanguy, bonjour
00:47:04La journée qui devait être
00:47:06dédiée aux plaidoiries
00:47:06des partis civils
00:47:07a donc été considérablement retardée
00:47:12Oui et c'est peu dire
00:47:13que ces derniers jours
00:47:14d'audience sont chaotiques
00:47:15des points de procédure
00:47:17à régler
00:47:17des incidents d'audience
00:47:18ce matin par exemple
00:47:20alors que les plaidoiries
00:47:21des partis civils
00:47:22devaient débuter
00:47:23il a fallu réécouter
00:47:24pendant plusieurs heures
00:47:25la bande son
00:47:26de l'audience
00:47:27d'il y a deux jours
00:47:28pourquoi ?
00:47:29Parce que la défense
00:47:30a estimé qu'elle n'avait
00:47:31alors pas pu réagir
00:47:32à la nouvelle réponse
00:47:34de Laurent Nunez
00:47:34pas pu débattre
00:47:35sur ce qu'il avait
00:47:36apporté de nouveau
00:47:38qu'elle en avait été empêchée
00:47:39par la présidente
00:47:40qui avait suspendu
00:47:41à ce moment-là
00:47:42l'audience à 23h
00:47:43le tout
00:47:44alors que Laurent Nunez
00:47:45il faut le rappeler
00:47:46n'était pas présent physiquement
00:47:47il était absent
00:47:48et de toute façon
00:47:49il n'aurait pas pu
00:47:50être interrogé
00:47:51dans la salle d'audience
00:47:52mais tout cela
00:47:53à chaque fois
00:47:54il faut le retranscrire
00:47:55pour le notifier
00:47:56au débat
00:47:57comme incident d'audience
00:47:58et le but
00:47:59de la défense
00:48:00derrière tout ça
00:48:01évidemment
00:48:01c'est de mettre
00:48:02en difficulté
00:48:03la cour
00:48:03mais aussi
00:48:04et c'est ce qu'on ressent
00:48:06ici depuis
00:48:07plusieurs jours
00:48:08de commencer
00:48:09en fin de compte
00:48:10à préparer
00:48:11un possible pourvoi
00:48:13en cassation
00:48:13une fois que le jugement
00:48:15en appel
00:48:16sera rendu
00:48:16lundi prochain
00:48:17Merci beaucoup
00:48:19mon cher Tanguy
00:48:20la météo
00:48:20avec une vigilance rouge
00:48:22pour des crues
00:48:23et inondations
00:48:23qui est levée
00:48:24bien sûr depuis hier
00:48:25dans le Maine-et-Loire
00:48:25ce retour au calme
00:48:27permet aux riverains
00:48:28de s'organiser
00:48:29et de constater
00:48:30malheureusement
00:48:31l'ampleur
00:48:31des légats matériels
00:48:32et direction
00:48:33Béhuard
00:48:33seule commune
00:48:34à être située
00:48:35sur la Loire
00:48:36et en zone inondable
00:48:37Jean-Michel Decaze
00:48:38est allé à la rencontre
00:48:39d'Armel
00:48:39chef d'un restaurant
00:48:41où l'eau est montée
00:48:42à plus de 80 cm
00:48:43regardez
00:48:45On est plus dans le courant
00:48:46là
00:48:47on me tient au bateau
00:48:48C'est avec bateau
00:48:50bottes et cuissardes
00:48:51qu'on entre
00:48:52dans le restaurant
00:48:52d'Armel Fourgeau
00:48:53la terrasse
00:48:54est devenue
00:48:55une piscine
00:48:56mais depuis deux jours
00:48:57la Loire
00:48:57a commencé à descendre
00:48:59un centimètre
00:49:00par heure
00:49:00de la cuisine
00:49:01à la salle
00:49:02de restaurant
00:49:03c'est la désolation
00:49:04Tout ça c'est des frigos
00:49:06donc les pieds dans l'eau
00:49:07les moteurs dans l'eau
00:49:10ça a béni
00:49:11pendant des jours
00:49:12Armel
00:49:12a ouvert en 2019
00:49:14elle avait échappé
00:49:15aux inondations
00:49:16il y a 6 ans
00:49:17à 20 cm près
00:49:18quand on lui demande
00:49:19si elle a une idée
00:49:20de la date de réouverture
00:49:22J'en ai aucune idée
00:49:23C'est aussi les assurances
00:49:25qui vont nous le dire
00:49:26parce que
00:49:27ça va dépendre
00:49:27des travaux
00:49:28dont on considère
00:49:31s'il y a des travaux
00:49:32à faire
00:49:33et quels travaux
00:49:33il y a à faire
00:49:33J'espère que
00:49:35les assurances
00:49:36vont prendre
00:49:37la perte d'exploitation
00:49:38qui va avec
00:49:39etc
00:49:40j'ai annulé
00:49:40jusqu'à fin mai
00:49:42en me disant
00:49:43comme ça
00:49:43je me donnais le temps
00:49:44au moins pour les chambres
00:49:45parce qu'évidemment
00:49:46nous ici
00:49:46on reçoit beaucoup
00:49:47beaucoup de touristes étrangers
00:49:48et je ne veux pas
00:49:50leur donner l'image
00:49:51d'un lieu
00:49:52qui est désolé
00:49:53et tout ça
00:49:53parce que c'est surtout pas
00:49:55ça
00:49:56la patronne
00:49:57ne manque pas
00:49:58de courage
00:49:58elle s'est lancée
00:49:59après une reconversion
00:50:00professionnelle
00:50:01formée à l'institut Bocuse
00:50:03son restaurant
00:50:04s'appelle
00:50:04l'audacieuse
00:50:06et puis avant de refermer
00:50:07ce journal
00:50:08évidemment
00:50:08la grande messe
00:50:09du cinéma français
00:50:10ce soir
00:50:1151ème édition
00:50:12de la cérémonie
00:50:13des Césars
00:50:14oui
00:50:14et ce sera en clair
00:50:15à partir de 20h30
00:50:16sur Canal Plus
00:50:17ainsi que sur CNews.fr
00:50:19la cérémonie
00:50:20sera présidée
00:50:21par Camille Cotin
00:50:22et orchestrée
00:50:22par Benjamin Laverne
00:50:23et c'est l'acteur américain
00:50:25Jim Carrey
00:50:26qui sera l'invité d'honneur
00:50:27Merci beaucoup
00:50:28ma chère Valérie
00:50:29et je vous dis à très bientôt
00:50:30on vous retrouve demain
00:50:30avec Julien Pasquet
00:50:32bien évidemment
00:50:33de retour sur le plateau
00:50:34et le débrief de l'actualité
00:50:35en compagnie
00:50:36toujours de
00:50:37Jean-Christophe Gallien
00:50:38Maxime Leguay
00:50:39pour le service politique
00:50:40Axel Ronde
00:50:41CFTC Police
00:50:42et Judith Vintrop
00:50:43grand reporter
00:50:44au Figaro Magazine
00:50:47Juliette Sadat
00:50:48nous a rejoint
00:50:49parce qu'on s'intéresse
00:50:50à cette note interne
00:50:52du procureur de Grasse
00:50:53qui a été adressé
00:50:54en fin d'année dernière
00:50:56aux forces de l'ordre
00:50:57qui met fin
00:50:58au garde à vue
00:50:59pour certains délits routiers
00:51:00alors il se trouve
00:51:00qu'on sera avec Eric Camus
00:51:01dans un instant
00:51:02il va nous expliquer
00:51:02de quoi il s'agit
00:51:04et pourquoi ils ont procédé
00:51:06il a procédé
00:51:06à cette directive
00:51:08mais peut-être rappeler
00:51:09quand même avant toute chose
00:51:09ce qu'est un délit routier
00:51:11ce que constitue
00:51:12un délit routier
00:51:12un délit routier
00:51:13c'est une infraction
00:51:15au code de la route
00:51:16plus grave
00:51:17qu'une contravention
00:51:18ça peut être
00:51:18la conduite
00:51:19sous l'emprise
00:51:20de l'alcool
00:51:20ou de stupéfiants
00:51:21la conduite
00:51:22sans permis
00:51:23mais aussi
00:51:23les délits de fuite
00:51:25et les refus
00:51:25d'obtempérer
00:51:26constituent également
00:51:27des délits routiers
00:51:28c'est jugé
00:51:29par le tribunal correctionnel
00:51:30et ça peut entraîner
00:51:31des peines lourdes
00:51:32des grosses amends
00:51:32la suppression
00:51:33voire l'annulation
00:51:34du permis
00:51:35voire la prison
00:51:36la garde à vue
00:51:38dans ce type d'infraction
00:51:39n'est pas automatique
00:51:40elle intervient
00:51:41selon des règles précises
00:51:43liées aux circonstances
00:51:44de l'infraction
00:51:45tout ça c'est dicté
00:51:45par le code de procédure pénale
00:51:47elle intervient
00:51:49soit si la personne
00:51:51représente un danger
00:51:52soit parce qu'elle peut
00:51:53faire pression
00:51:54sur des victimes
00:51:55soit parce qu'elle n'a pas
00:51:56de garantie de représentation
00:51:57et tout ça finalement
00:51:58quand on regarde
00:51:59un petit peu
00:51:59les règles de la garde à vue
00:52:01on s'aperçoit qu'en effet
00:52:02dans le cadre
00:52:03des délits routiers
00:52:04les moins graves
00:52:05entre guillemets
00:52:06en tout cas ceux qui sont
00:52:08pointés du doigt
00:52:09par le procureur de grâce
00:52:10en effet les conditions
00:52:12ne sont pas forcément réunies
00:52:15ce qui est évidemment
00:52:16différent pour les délits graves
00:52:17comme les homicides routiers
00:52:19ou les refus d'obtempérer
00:52:20aggravés
00:52:21où là évidemment
00:52:22le placement en garde à vue
00:52:23s'impose
00:52:23Merci beaucoup
00:52:24pour cette mise en contexte
00:52:27je vous le disais
00:52:28Eric Camou est avec nous
00:52:29procureur de la république de grâce
00:52:30bonjour monsieur le procureur
00:52:31merci de nous accorder ce temps
00:52:32en direct sur notre antenne
00:52:34évidemment première question
00:52:35quels sont les délits routiers
00:52:37qui sont concernés
00:52:39par cette directive
00:52:40et au fond
00:52:41pourquoi avez-vous pris
00:52:41cette initiative
00:52:42dans quel objectif
00:52:44et partant de quel constat
00:52:45peut-être
00:52:47Alors d'abord
00:52:47je vous remercie
00:52:48de me donner la parole
00:52:48parce que je pense
00:52:49qu'en effet
00:52:49il y a beaucoup de choses
00:52:50à préciser
00:52:51compte tenu
00:52:52de l'émotion
00:52:53qu'a créée cette note
00:52:54qui renvoie quand même
00:52:55à une pratique
00:52:56qui est assez régulière
00:52:58au sein du ministère public
00:53:01la première chose
00:53:02c'est que
00:53:02votre journaliste
00:53:03l'a très bien expliqué
00:53:04c'est-à-dire que
00:53:05la garde à vue
00:53:07alors d'abord
00:53:07aucune garde à vue
00:53:08n'est obligatoire
00:53:09ça c'est quelque chose
00:53:10qu'il faut bien avoir à l'esprit
00:53:11ce n'est qu'un moment
00:53:12dans la procédure
00:53:14qui doit ensuite
00:53:14aboutir à ce qu'une personne
00:53:16réponde de ses actes
00:53:16devant la justice
00:53:17donc c'est un temps
00:53:18pendant lequel on doit
00:53:19entendre la personne
00:53:20et la garder à vue
00:53:21à cet effet
00:53:22et comme vous l'avez
00:53:24très bien expliqué
00:53:25pour des infractions
00:53:26en matière routière
00:53:27qui sont des infractions graves
00:53:28il ne faut surtout pas
00:53:29se méprendre
00:53:30il ne s'agit nullement
00:53:31de dire
00:53:32ce ne sont pas
00:53:33des infractions graves
00:53:33par rapport à d'autres
00:53:34qui sont plus graves
00:53:35ce sont des infractions graves
00:53:37il y a juste que
00:53:38dans la temporalité
00:53:39de la procédure
00:53:40cette garde à vue
00:53:42d'abord
00:53:42n'est pas indispensable
00:53:44elle n'est pas non plus
00:53:46utile
00:53:47parce que
00:53:47de toute façon
00:53:48quand vous avez des personnes
00:53:49qui sont interpellées
00:53:49pour conduite
00:53:50sous l'emprise
00:53:51de stupéfiants
00:53:51mais il faudra attendre
00:53:53qu'on ait le retour
00:53:54de l'expertise
00:53:55pour pouvoir à nouveau
00:53:56les entendre
00:53:57et puis surtout
00:53:58ce que j'avais pointé
00:53:59du doigt
00:54:00à plusieurs reprises
00:54:01c'est que cela permet
00:54:02aux services
00:54:03de police et de gendarmerie
00:54:04de disposer
00:54:05de beaucoup plus de temps
00:54:07à la fois pour s'organiser
00:54:08et surtout
00:54:09pour réaliser
00:54:10ces contrôles
00:54:11quand par exemple
00:54:12vous avez un contrôle
00:54:13qui est réalisé
00:54:13par 12 ou 15 policiers
00:54:15que vous avez 3-4 personnes
00:54:16qui sont interpellées
00:54:17si vous les placez toutes
00:54:18en garde à vue
00:54:19votre dispositif
00:54:19il disparaît
00:54:20or ce dont nous avons besoin
00:54:22surtout sur la côte d'Azur
00:54:23le ressort de grâce
00:54:25c'est 570 000 habitants
00:54:27l'hiver
00:54:28et c'est
00:54:28près d'un million
00:54:29l'été
00:54:30c'est que ces contrôles
00:54:31et lieux
00:54:31et surtout
00:54:32ils s'inscrivent
00:54:33dans le temps
00:54:33et pour éviter
00:54:35qu'on ne lève
00:54:36trop rapidement
00:54:36le contrôle
00:54:37et à ce moment-là
00:54:38il est important
00:54:39que les personnes
00:54:40soient reconvoquées
00:54:40mais j'ai bien précisé
00:54:42elles seront reconvoquées
00:54:43sauf lorsqu'elles sont
00:54:44passées en garde à vue
00:54:45elles seront reconvoquées
00:54:45mais par exemple
00:54:46il y a plein de choses
00:54:47à commenter
00:54:48dans ce que vous dites
00:54:50dans le cas d'une conduite
00:54:51sous l'emprise
00:54:51de stupéfiants
00:54:52comme vous dites alors
00:54:53peut-être qu'elles n'iront pas
00:54:53en garde à vue
00:54:54vous avez expliqué pourquoi
00:54:56néanmoins
00:54:57vous les reconduisez
00:54:58chez elles
00:54:58ou vous les laissez
00:54:58dans la nature
00:54:59parce qu'il y a quand même
00:55:00à un moment donné
00:55:00une obligation
00:55:01à ne pas constituer
00:55:03un danger
00:55:04sur la voie publique
00:55:05donc ce temps
00:55:06de raccompagnement
00:55:07à la maison
00:55:07est-ce qu'au fond
00:55:08ce n'est pas le même temps
00:55:08que vous auriez consacré
00:55:09une garde à vue
00:55:10ou une conduite
00:55:12vers le commissariat
00:55:13vous voyez ce que je veux dire
00:55:13dans la temporalité
00:55:16alors pas du tout
00:55:17pour trois raisons
00:55:18la première
00:55:19vous avez lu la note
00:55:20il est bien inscrit
00:55:21que la personne
00:55:22est raccompagnée
00:55:22à partir du moment
00:55:23où elle est domiciliée
00:55:24à proximité
00:55:25la deuxième chose
00:55:26c'est que quand vous placez
00:55:27en garde à vue
00:55:27une personne
00:55:28son premier droit
00:55:29c'est de voir un médecin
00:55:30alors toutes les personnes
00:55:32placées en garde à vue
00:55:32ne le demandent pas
00:55:33mais quand à 2h du matin
00:55:35la personne le demande
00:55:36et que vous êtes
00:55:37sur un commissariat de police
00:55:38comment vous faites
00:55:39pour transporter
00:55:40cette personne
00:55:41auprès d'un hôpital
00:55:43qui exige un transport
00:55:45de 20, 30
00:55:46parfois une heure
00:55:48parce qu'il y a
00:55:49le temps d'attente
00:55:49avec toutes les personnes
00:55:50qui viennent aux urgences
00:55:51la nuit
00:55:51et bien vous démobilisez
00:55:53un service
00:55:54de la brigade anticriminalité
00:55:55ou un service
00:55:56de police
00:55:57qui patrouille
00:55:58pendant la nuit
00:55:59ce qui veut dire
00:55:59que finalement
00:56:00vous désengagez
00:56:01des équipages
00:56:02qui sont là
00:56:03pour assurer
00:56:03la sécurité des personnes
00:56:05et l'interpellation
00:56:06des auteurs en flagrance
00:56:07pour qu'ils prennent en charge
00:56:09une personne en garde à vue
00:56:10et l'amènent à l'hôpital
00:56:11alors que comme vous l'avez
00:56:12entendu
00:56:13une personne pour conduite
00:56:14en état de stupéfiants
00:56:16pour avoir fait usage
00:56:17de stupéfiants
00:56:17de toute façon
00:56:18il faudra la reconvoquer
00:56:20de toute façon
00:56:20la garde à vue
00:56:21va s'achever le matin
00:56:22pour qu'ensuite
00:56:23elle soit reconvoquée plus tard
00:56:25vous voyez bien
00:56:26que l'objectif
00:56:26c'est de rationaliser
00:56:27l'idée c'est de laisser
00:56:28un maximum de policiers
00:56:29en patrouille
00:56:30en permanence
00:56:30sur le terrain
00:56:31mais il se trouve
00:56:31qu'on a un policier
00:56:32sur le plateau
00:56:33en l'occurrence
00:56:34Axel Ronde
00:56:34que vous connaissez peut-être
00:56:35pour l'avoir aperçu
00:56:36sur les écrans
00:56:37c'est la FTC Police
00:56:37j'aime bien tout préciser
00:56:39est-ce que vous avez
00:56:40peut-être une question
00:56:40à poser à monsieur le procureur
00:56:41alors évidemment
00:56:42grâce c'est pas votre région
00:56:43vous intervenez pas là-bas
00:56:44mais quand on vous dit
00:56:45ça vous libère du temps
00:56:46pour vos opérations
00:56:47est-ce que c'est quelque chose
00:56:48que vous pouvez entendre ?
00:56:50non je pense pas
00:56:51que ça nous libère
00:56:52des effectifs de police
00:56:54après grâce
00:56:54n'est pas la réalité
00:56:55d'un fonction plus
00:56:56on est d'accord
00:56:57maintenant il faudrait revoir
00:56:58si vous voulez
00:56:59cette prise en charge
00:57:00par médical par exemple
00:57:02avec des médecins
00:57:03qui se déplaceraient
00:57:04dans les commissariats
00:57:06il y a certaines zones
00:57:07où c'est possible
00:57:09il faut une réorganisation
00:57:11des services de police
00:57:12et de la justice
00:57:13je pense qu'il faut
00:57:14une réforme générale
00:57:15au final sur cela
00:57:17je pense pas que ça soit
00:57:18au niveau d'un parquet
00:57:20en tous les cas
00:57:21nous on voit
00:57:22c'est un mauvais signal
00:57:24envoyer
00:57:24c'est ça le problème
00:57:25c'est qu'il faut laisser
00:57:26la latitude
00:57:27aux officiers de police judiciaire
00:57:28de décider ou pas
00:57:29bien évidemment
00:57:30en informant le parquet
00:57:32si le placement
00:57:33en garde à vue
00:57:34est nécessaire ou pas
00:57:35bien évidemment
00:57:36on ne met pas tout le monde
00:57:37en garde à vue
00:57:37et les officiers de police judiciaire
00:57:38n'ont pas spécialement
00:57:40envie de mettre tout le monde
00:57:41en garde à vue
00:57:41c'est pas le but
00:57:42encore une fois
00:57:43il faut donner cette latitude
00:57:46sinon on va donner
00:57:46un mauvais signal
00:57:48après je comprends
00:57:49que les difficultés
00:57:50de la justice
00:57:51parce qu'effectivement
00:57:52il y a du manque de moyens
00:57:53au niveau de la justice
00:57:54et grâce
00:57:56bien évidemment
00:57:57en fait partie
00:57:58mais je pense que
00:57:58monsieur le procureur
00:57:59serait d'accord pour dire
00:58:00que évidemment
00:58:00la directive
00:58:01n'est pas forcément
00:58:02une injonction absolue
00:58:03c'est-à-dire que ça reste
00:58:04quand même à la discrétion
00:58:05de l'OPJ sur le terrain
00:58:06et à sa capacité
00:58:08de discernement
00:58:09de prendre l'initiative
00:58:10ou est-ce qu'il n'a pas
00:58:12de latitude de choix
00:58:13en la matière
00:58:16je vous avoue
00:58:17que je suis très surpris
00:58:18par de telles remarques
00:58:20ça fait 25 ans
00:58:21que je fais ce métier
00:58:22et ça fait 25 ans
00:58:23que je constate
00:58:24parce que les magistrats
00:58:25du parquet
00:58:25sont systématiquement amenés
00:58:27à se rendre sur les lieux
00:58:28à discuter avec
00:58:29les officiers de police judiciaire
00:58:32les premiers à être
00:58:33avoir été
00:58:34à exprimer leur satisfaction
00:58:35sur cette directive
00:58:36ce sont les chefs de service
00:58:37qui m'ont dit tout simplement
00:58:38ça y est
00:58:39on va enfin pouvoir
00:58:41réorganiser
00:58:42nos services
00:58:42pour être au plus près
00:58:43des populations
00:58:45la deuxième chose
00:58:46c'est que
00:58:46contrairement à ce qu'il a dit
00:58:47c'est pas un problème
00:58:48de manque de moyens
00:58:48de la justice
00:58:49ou de manque de moyens
00:58:50de la police
00:58:50c'est juste qu'il nous est demandé
00:58:52de nous organiser correctement
00:58:54et de faire en sorte
00:58:55que l'engagement
00:58:56de nos forces
00:58:57soit à la mesure
00:58:58de nos moyens
00:58:59mais aussi de nos besoins
00:59:00et le besoin premier
00:59:01moi les premiers
00:59:02auxquels je pense
00:59:03ce sont les victimes
00:59:04les victimes
00:59:05qui à 2h du matin
00:59:06ou à 3h du matin
00:59:07ont besoin
00:59:08qu'un effectif BAC
00:59:09intervienne
00:59:09et qu'est-ce qu'on leur dit
00:59:10à ces victimes
00:59:11quand la BAC
00:59:12est mobilisée
00:59:13pour accompagner
00:59:13des personnes
00:59:15qui sont placées
00:59:16en garde à vue
00:59:16et puis dernière chose
00:59:18le procureur de la République
00:59:20il n'envoie pas
00:59:21de signal
00:59:21il applique la loi
00:59:23vous l'avez dit vous-même
00:59:24en début de reportage
00:59:25vous avez listé
00:59:26les conditions
00:59:26de la garde à vue
00:59:27et reconnu vous-même
00:59:27que finalement
00:59:29ces conditions
00:59:29n'étaient quasiment pas réunies
00:59:31sauf
00:59:32je le rappelle encore une fois
00:59:33pour les infractions
00:59:34les plus graves
00:59:34comme le refus
00:59:35d'obtempérer
00:59:35comme les homicides
00:59:37involontaires
00:59:37qui sont absolument
00:59:38catastrophiques
00:59:39pour les victimes
00:59:39donc je vous avoue
00:59:40que d'entendre le fait
00:59:41que c'est un mauvais signal
00:59:42qui est envoyé
00:59:43alors que le signal
00:59:44que j'envoie
00:59:45c'est au contraire
00:59:46grâce à ce nouveau dispositif
00:59:49de pouvoir tout simplement
00:59:50être au mieux
00:59:50au plus près des populations
00:59:52là ça m'interroge
00:59:54quand même
00:59:55merci en tout cas
00:59:55on est un petit peu
00:59:57pris par le temps
00:59:57parce qu'on doit
00:59:58passer à une autre
00:59:58partie du débat
00:59:59mais merci beaucoup
01:00:00d'avoir répondu
01:00:00à nos questions
01:00:01cet après-midi
01:00:02bon voilà
01:00:02visiblement
01:00:03tout le monde
01:00:04n'est pas au diapason
01:00:04au sein de la police
01:00:05puisqu'il vous disait
01:00:05il est surpris
01:00:06par la remarque
01:00:07sur
01:00:07mes collègues sur place
01:00:08aussi sont surpris
01:00:09mais bon
01:00:09il y a autant de sensibilité
01:00:11peut-être dans la police
01:00:12que de directives
01:00:14j'aimerais qu'on parle
01:00:15de ce qui s'est passé
01:00:15lors de la commission
01:00:17d'enquête
01:00:17sur l'audiovisuel public
01:00:18Charles Aloncle
01:00:19qui est quand même
01:00:20très méticuleux
01:00:22ce rapporteur
01:00:22qui épluche les dossiers
01:00:24enfin qui en a fait
01:00:25une mission
01:00:25assez retentissante
01:00:27c'est plein
01:00:28d'avoir été pris
01:00:29à partie
01:00:30verbalement
01:00:31et même menacé
01:00:32par un autre député
01:00:33qui était auditionné
01:00:35le député Erwan Balanant
01:00:36c'est un député
01:00:37modem du Finistère
01:00:38je propose de regarder
01:00:39cette séquence
01:00:40pour commencer
01:00:41t'inquiète
01:00:42on va te régler
01:00:43c'est quoi
01:00:43c'est une menace
01:00:44monsieur Balanant
01:00:45c'est une menace
01:00:46monsieur Balanant
01:00:47t'inquiète
01:00:47on va te régler
01:00:48en partant
01:00:49en quittant la salle
01:00:50t'inquiète
01:00:52t'inquiète
01:00:52monsieur le président
01:00:53simplement
01:00:53si vous pouvez me laisser
01:00:54et un petit peu plus tard
01:00:56il revient
01:00:57avec un petit peu plus
01:00:58d'explications
01:00:59sur ce qu'il s'est passé
01:01:02t'inquiète
01:01:03on va te régler
01:01:04ce sont des menaces
01:01:05des intimidations
01:01:07qui sont
01:01:08parfaitement
01:01:09inacceptables
01:01:10dans le cadre
01:01:11de travaux parlementaires
01:01:12d'une telle commission
01:01:13je ne sais pas
01:01:14ce que me vaut d'ailleurs
01:01:15ces menaces
01:01:15et ces intimidations
01:01:16de monsieur Balanant
01:01:17je ne sais pas
01:01:18ce que me vaut
01:01:18ce tutoiement
01:01:19je ne sais pas
01:01:20ce que me vaut
01:01:20cette violence verbale
01:01:22qu'il exprime
01:01:23en tout cas
01:01:23ce que je sais
01:01:24c'est que c'est
01:01:24parfaitement intolérable
01:01:26j'espère que le bureau
01:01:27de l'Assemblée Nationale
01:01:28sera convoqué
01:01:29j'espère que des sanctions
01:01:30seront prises
01:01:32parce que
01:01:33j'en ai marre
01:01:34depuis plusieurs semaines
01:01:35de ces intimidations
01:01:36de ces menaces
01:01:37qui se font de plus en plus
01:01:38pressantes
01:01:38qui maintenant
01:01:39sont même plus cachées
01:01:41dans l'enceinte
01:01:41de l'Assemblée Nationale
01:01:42ce sont des comportements
01:01:44de voyous
01:01:46alors je ne sais pas
01:01:46s'il y aura une suite
01:01:48à propos de m'en parler
01:01:48mais en tout cas
01:01:49Erwan Balanant
01:01:49lui il a déjà donné une suite
01:01:50puisqu'il a apporté sa réponse
01:01:53au président
01:01:54et au rapporteur
01:01:55voilà
01:01:55vous voyez ce message
01:01:56ils ont passé de longues heures
01:01:58à écouter les questions
01:01:59avant d'avoir un temps très court
01:02:00pour poser les nôtres
01:02:02ensuite monsieur le rapporteur
01:02:02comme à toutes les auditions
01:02:03s'est levé
01:02:04pour sortir au moment de nos questions
01:02:05après ma question
01:02:06j'ai fait un signe au président
01:02:07pour le remercier
01:02:08il signifie que je partais
01:02:08car je devais honorer
01:02:09un rendez-vous
01:02:10le rapporteur a alors fait un geste
01:02:12que j'ai trouvé obscène
01:02:14et irrespectueux
01:02:14à mon égard
01:02:15sous-entendu
01:02:16il justifie
01:02:17le fait d'avoir
01:02:18peut-être d'être sorti
01:02:20de ses gonds
01:02:22à ce moment-là
01:02:22je lui ai répondu verbalement
01:02:24et mes propos à ce moment-là
01:02:25sans pour autant
01:02:26parler des propos
01:02:27qu'il a vraiment tenus
01:02:28concernaient évidemment
01:02:29son rapport
01:02:30et les propositions concrètes
01:02:31que nous serons nombreux à faire
01:02:32pour rappeler
01:02:33l'importance
01:02:34de l'audiovisuel public
01:02:35alors j'espère avoir mal
01:02:36interprété son geste
01:02:37et je lui demande simplement
01:02:39de ne pas déformer
01:02:39ou surinterpréter mes propos
01:02:42surinterpréter les propos
01:02:43t'inquiète on va te régler
01:02:44s'il a vraiment dit ça
01:02:45je vois pas en quoi
01:02:45il y a surinterprétation
01:02:46mais bon bref
01:02:47dans ce cas
01:02:48je n'ai aucun problème
01:02:49à lui présenter
01:02:50mes excuses
01:02:51à la fin de l'audition
01:02:52et peut-être qu'il pourrait
01:02:53également retirer le fait
01:02:54de m'avoir traité de voyou
01:02:55car en effet nos débats
01:02:56méritent mieux
01:02:57que des querelles inutiles
01:02:59je sais pas si c'est enregistré
01:03:00mais enfin bon voilà
01:03:01elle est vraiment explosive
01:03:02cette commission quand même
01:03:04depuis le début
01:03:05cela est tellement révélateur
01:03:06on pensait que la France insoumise
01:03:07avait le monopole
01:03:08de la violence physique
01:03:09on découvre maintenant
01:03:10que peut-être donc
01:03:11même les députés
01:03:12Modem
01:03:13la famille de François Bayon
01:03:15c'est dire
01:03:16que Charles Lalon
01:03:17est en train de toucher du doigt
01:03:19quelque chose d'explosif
01:03:19parce que là
01:03:20les discussions
01:03:20elles portaient précisément
01:03:21sur MediaOne
01:03:23sur ces boîtes de production
01:03:25lorsqu'il y avait eu
01:03:26une tension
01:03:27entre le président
01:03:29Patrier Lettus
01:03:29et Charles Lalon
01:03:31c'était déjà
01:03:31sur la question
01:03:32des sociétés de production
01:03:33donc manifestement
01:03:34il y a là
01:03:36un sujet qui est très sensible
01:03:37sur les sous-traitants
01:03:38évidemment
01:03:39sur les gens
01:03:40qui participent aussi
01:03:41à cette commission
01:03:42et les députés
01:03:42dont est Erwan Balanant
01:03:44il y a aussi
01:03:45une stratégie
01:03:46il faut le dire
01:03:47de délégitimer
01:03:48le travail
01:03:49que mène
01:03:50Charles Lalon
01:03:50ça a commencé
01:03:51avec Elbron Pivet
01:03:52qui sur la matinale
01:03:53de France Inter
01:03:54venait rappeler
01:03:55à Lord Charles Lalon
01:03:56alors même
01:03:56qu'elle est censée
01:03:57être garante
01:03:57de ses commissions
01:03:59d'enquête
01:04:00ça a continué
01:04:01avec les tribunes
01:04:01qu'on a pu voir
01:04:02dans le monde
01:04:02où on a dit
01:04:03qu'il fallait
01:04:05la peau de Charles Lalon
01:04:06et que c'était
01:04:07un petit procureur
01:04:08et donc évidemment
01:04:09on essaye de délégitimer
01:04:10son travail
01:04:11parce qu'on a peur
01:04:11des conclusions
01:04:12qui pourraient ressortir
01:04:13de ce travail
01:04:14et qu'en fait
01:04:14il fait le job
01:04:15ce député UDR
01:04:16qui était assez
01:04:17relativement inconnu
01:04:18et qui est vraiment
01:04:20sorti de l'ombre
01:04:21à travers cette commission
01:04:22oui parfaitement
01:04:24inconnu même
01:04:25et il pose
01:04:26des questions précises
01:04:27il a visiblement
01:04:29énormément travaillé
01:04:30ses dossiers
01:04:31il est très au courant
01:04:33bon j'ai fait un papier
01:04:34pour le Figuero
01:04:36sur la façon
01:04:37dont il avait
01:04:39préparé ses auditions
01:04:40et comment elles se déroulaient
01:04:42il est victime
01:04:43de pression
01:04:44d'intimidation
01:04:45il n'est pas le seul
01:04:45parce qu'il reçoit
01:04:46énormément de témoignages
01:04:48de salariés
01:04:49de France Télévisions
01:04:50qui lui parlent
01:04:52anonymement
01:04:52dans des endroits
01:04:54y compris
01:04:54des garages
01:04:55de peur
01:04:57d'être
01:04:59identifiés
01:05:00puis soumis
01:05:01à des pressions
01:05:02dans le cadre
01:05:02de leur travail
01:05:03donc sacré boulot
01:05:05bravo Charles Aloncle
01:05:06et j'espère
01:05:07qu'il va pouvoir
01:05:08continuer
01:05:09et en tout cas
01:05:10il peut tenir
01:05:10il a le caractère pour
01:05:12et puis
01:05:13il continue de réclamer
01:05:14des documents
01:05:16qui ne sont toujours
01:05:16pas parvenus
01:05:17il y a beaucoup de choses
01:05:18qui sont un peu
01:05:19nébuleuses
01:05:19quand même
01:05:19dans cette enquête
01:05:22alors il est en mission
01:05:24je pense qu'effectivement
01:05:25et donc il est face
01:05:26à un totem
01:05:27ce totem
01:05:28et là où
01:05:29à chaque fois
01:05:30il y a quand même
01:05:30des vibrations
01:05:33violentes
01:05:33ou négatives
01:05:34c'est lorsqu'on s'approche
01:05:35de l'argent
01:05:36et qu'on touche
01:05:37à l'argent
01:05:37qui sort
01:05:38de cette figure
01:05:39totemique
01:05:40qui est France
01:05:40de télévision
01:05:42et Radiofro
01:05:42et qui s'en va
01:05:43vers l'entreprise privée
01:05:44parallèlement
01:05:45et donc je crois
01:05:45que c'est quand même
01:05:46là où on met le doigt
01:05:47c'est-à-dire améliore
01:05:48on met le doigt
01:05:48quand même
01:05:49sur quelque chose
01:05:49qui est besoin
01:05:50d'être éclairci
01:05:50et qui effectivement
01:05:51pose des questions
01:05:52pour certains
01:05:52et certaines
01:05:53merci à tous
01:05:54d'avoir participé
01:05:55à ce débat
01:05:55je suis ravie
01:05:56de vous avoir
01:05:56tous les quatre
01:05:57autour de la table
01:05:57vraiment
01:05:58dans un instant
01:05:59c'est Pierre Lelouch
01:05:59qui va nous rejoindre
01:06:00on parlait des deux
01:06:01sujets majeurs
01:06:01dans l'actualité internationale
01:06:02bien sûr
01:06:03c'est pour parler
01:06:04indirect à Genève
01:06:05entre les Iraniens
01:06:06et les Américains
01:06:06pour tenter
01:06:07de parvenir à une paix
01:06:07mais ça ne concernera
01:06:08que le nucléaire
01:06:09et pas les missiles
01:06:10et puis bien sûr
01:06:10l'Ukraine
01:06:11quatre ans de guerre
01:06:11que faut-il en retenir
01:06:12et vers où on va surtout
01:06:13à tout de suite
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