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Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #120minutesInfo du lundi au vendredi
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00:00:00Bonjour et bienvenue à tous, je suis ravie de vous accueillir pour ce nouveau format 120 minutes info.
00:00:04On est ensemble pour deux heures l'après-midi désormais avec nos invités.
00:00:08Bonjour Naïma M. Fadel, merci d'être là.
00:00:10En ce lundi, Johan Nuzay, toujours fidèle au nouveau rendez-vous.
00:00:15Yvan Réofol également, Olivier Vial qui nous accompagnera.
00:00:19Et dans un instant, j'irai vers vous, Margot Siffer pour le journal.
00:00:22On va beaucoup parler de cette mort de Quentin de Ranck,
00:00:26avec l'enquête toujours en cours et déjà l'affaire prend une tournure politique.
00:00:32Chacun s'attribuant évidemment la légitimité des manifestations.
00:00:38La gauche, l'extrême gauche se victimisant au passage avec une inversion des valeurs
00:00:43dont on parlera bien évidemment tout au long de l'après-midi.
00:00:46Il est 15h, c'est donc l'heure du journal et on commence avec les intempéries ma chère Margot.
00:00:51Trois départements sont toujours en vigilance rouge pour des crues.
00:00:54La Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire.
00:00:57Deux autres en vigilance orange, la Sarthe et la Charente.
00:01:00Les cours d'eau en cru dans l'ouest ont commencé à baisser légèrement ce week-end,
00:01:04ce qui a permis aux écoliers d'effectuer une rentrée scolaire presque normale ce matin.
00:01:08Et qui dit des crues dit aussi nettoyage, recensement des dégâts et aussi réparation à venir.
00:01:14Et c'est notamment le cas en Gironde qui a été balayé non pas par une mais par deux tempêtes.
00:01:19Nils et Pedro, un reportage signé Julia Ferrand.
00:01:24Après 40 jours de pluie consécutif, l'heure est désormais au nettoyage.
00:01:29A Langon, la décrue s'amorce lentement.
00:01:32Le niveau de la Garonne s'élevait encore à 8,28 mètres samedi à 15h contre 8,68 mètres la
00:01:38veille à la même heure.
00:01:39Les sinistrés vident leur maison touchée par la montée des eaux
00:01:43et peuvent compter sur la solidarité de la commune dans ces moments éprouvants.
00:01:47On vient de terminer un gros travail de nettoyage, décapage des sols.
00:01:52On a sorti énormément de choses de la maison, y compris les souvenirs.
00:01:58Mais c'est bien parce que du coup aussi on n'est pas seul.
00:02:02Non seulement pour le travail physique mais également pour le travail émotionnel on va dire.
00:02:05Cette crue, la plus importante depuis 1981 pour cette commune, a privé d'électricité.
00:02:11Près de 700 foyers et une soixantaine ont été coupées d'eau potable pendant plusieurs jours.
00:02:1616 rues de la ville ont été fermées simultanément selon la mairie où le nettoyage continue.
00:02:21Il y a énormément de boue, la Garonne et le Brillant laissent énormément de limon.
00:02:26Donc tant que c'est, je vais dire mou, il faut nettoyer parce que ça part, ça s'évaquit plus
00:02:31facilement,
00:02:31parce que ça durcit très très vite et après c'est beaucoup plus compliqué pour intervenir et c'est beaucoup
00:02:36beaucoup plus long.
00:02:37La commune a engagé une demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle des inondations
00:02:42pour permettre une évaluation précise des dégâts et indemniser les agriculteurs qui ont perdu leur récolte.
00:02:50La politique et le retour des motions de censure, deux, ont été déposées ce matin contre le gouvernement,
00:02:55l'une part et les filles, l'autre par le RN.
00:02:57Ils protestent contre la publication par décret de la stratégie énergétique de la France d'ici à 2035.
00:03:03Le RN dénonce un acte illibéral contre le Parlement.
00:03:06Il pointe également du doigt une politique qui ment sur le nucléaire et fait peser un risque majeur sur les
00:03:11finances publiques.
00:03:12Et puis notez ce nouveau rebondissement à Bruxelles puisque le Parlement va suspendre la mise en œuvre de l'accord
00:03:17commercial
00:03:17entre l'Union Européenne et les Etats-Unis.
00:03:19Une décision suite au revers infligé ce week-end par la Cour suprême à Donald Trump.
00:03:24Elle, je le rappelle, invalidait ses droits de douane, ce qui rend cadu que le texte conclut l'été dernier.
00:03:29Il avait permis à l'Union Européenne de limiter les surtextes douanières à 15% contre les 30% initialement
00:03:35brandis par Washington.
00:03:36Voici un thème dont on va beaucoup parler cet après-midi.
00:03:39C'est le Mexique qui est secoué par une vague de violence après la mort du chef d'un de
00:03:42ses principaux cartels.
00:03:43Des affrontements armés, des barrages routiers, des incendies de véhicules ont été signalés.
00:03:48Des opérations de sécurité sont en cours pour tenter d'éviter une aggravation des troubles.
00:03:52La France et les Etats-Unis appellent leurs ressortissants à la plus grande prudence et leur demande pour l'heure
00:03:57de rester confinés.
00:03:58Mais l'actualité, ce sont aussi les sports. Allez, c'est parti !
00:04:10Et du rugby avec le 15 de France qui s'est très largement posé hier face à l'Italie.
00:04:15C'était l'heure du tournoi des 6 nations.
00:04:17Score finale 33 à 8. Prochaine rencontre pour les Bleus le 7 mars prochain contre l'Ecosse.
00:04:24Un sujet de Grégoire Alain.
00:04:27Pour continuer à rêver du grand Chelem, après deux succès face à l'Irlande et au Pays de Galles,
00:04:32les hommes de Fabien Galtier devaient braver l'obstacle italien à Lille.
00:04:36Dès le début du match, l'éclair à Louis Bielbiaré déchire la nuit lilloise
00:04:39pour inscrire son quatrième essai en trois rencontres du tournoi.
00:04:43Après un essai tout en puissance du colosse Emmanuel Méafou,
00:04:46c'est Omar Amos, porteur du numéro 10 en l'absence de Mathieu Jalibert,
00:04:49qui fait se lever le stade Pierre-Moroy de Lille.
00:04:51En fin de match, les Bleus accélèrent.
00:04:54Gaël Dréant inscrit son premier essai en bleu pour sa première cape.
00:04:57Un bonus offensif sécurisé par un dernier essai, le troisième en autant de matchs.
00:05:01La rencontre se termine sur le score de 33 à 8.
00:05:04Les Bleus sont désormais tournés vers l'Ecosse,
00:05:07où le 15 du Chardon, dans son antre de Murrayfield, promet une réception piquante.
00:05:14Vous avez regardé votre programme avec le parfum Montblanc Explorer Extrême.
00:05:20Merci beaucoup ma chère Margot.
00:05:22Allez, on entame le débat sans plus tarder.
00:05:24Donc avec Naïma, Yvan, Olivier et bien sûr Johan.
00:05:28La mort de Quentin, de Ranck et tous qui s'en est suivi nous placent, vous l'aurez compris,
00:05:33un point de bascule de polarisation extrême de la vie politique
00:05:37qui aura fatalement des conséquences dans les urnes, à commencer par les municipales,
00:05:41à condition que chacun évidemment se positionne clairement.
00:05:43Il va beaucoup en être question cet après-midi.
00:05:45Alors même François Hollande le dit lui-même à propos de ce qui s'est passé
00:05:48de la mobilisation de la marche pour Quentin ce week-end.
00:05:51Malgré tout ce qui a été mis en avant sur la présence de certains membres de l'ultra-droite,
00:05:55il n'y a pas eu d'incident ou de dégâts à cette marche occasionnée,
00:05:59alors qu'on a l'habitude des dégâts occasionnés par les Black Blocs.
00:06:03Écoutez l'ancien président de la République.
00:06:06Il n'y avait pas eu d'incidence, ce qui était quand même l'essentiel,
00:06:10et que chacun avait compris qu'il fallait apaiser après la tragédie qui s'était produite
00:06:16concernant le jeune Quentin.
00:06:18Ensuite, il y a eu dans le cortège des signes, des mots qui laissent penser,
00:06:26on n'avait pas de doute d'ailleurs, que ceux qui ont défilé étaient pour beaucoup
00:06:31des femmes et des hommes, surtout des hommes de l'ultra-droite.
00:06:34Je pense qu'en démocratie, il est normal qu'il y ait la liberté de manifester.
00:06:43Au moins, il parle de la liberté de manifester.
00:06:45Je sais que vous voulez réagir, mais attendez.
00:06:46On est loin du discours de LFI qui dit
00:06:49« La rue ne sera jamais à ceux qui ne pensent pas comme nous ».
00:06:51Je vous rappelle quand même que Mathilde Pannot est allée jusqu'à dire
00:06:54qu'elle ne laisserait pas le RN l'emporter, y compris par les urnes.
00:06:58Ça suppose quoi ? Ça suppose un climat séditieux, ça suppose des soulèvements dans la rue.
00:07:02Regardez, on est sur un deux salles, deux ambiances.
00:07:04Parce que pendant ce temps-là, ce week-end à Rennes,
00:07:07voilà ce que ça a donné du côté de l'ultra-gauche.
00:07:23Voilà comment on récupère la mort de quelqu'un à son propre profit
00:07:26pour relancer encore et mettre encore une pièce dans la machine, c'est ça en fait ?
00:07:30Bien sûr, naturellement. Vous parliez de Mathilde Pannot.
00:07:34Ses propos sont naturellement irresponsables, ce sont des propos incendiaires,
00:07:37mais nous y sommes habitués.
00:07:39Jean-Luc Mélenchon ne gagnera jamais l'élection présidentielle.
00:07:41C'est impossible. C'est un journaliste politique qui vous le dit.
00:07:44Je ne dis pas cela.
00:07:46Si je vous le dis, c'est parce que j'en suis absolument convaincu
00:07:48que tous les sondages le montrent,
00:07:50que le barrage républicain est en train de s'opérer autour de la France insoumise,
00:07:55que des responsables politiques comme François Hollande,
00:07:57comme M. Cazeneuve, qui a été Premier ministre,
00:07:59qui est un homme respecté au sein de la gauche sociale-démocrate.
00:08:03Cette gauche-là dit que la France insoumise ne doit jamais arriver au pouvoir.
00:08:07Jean-Luc Mélenchon ne peut plus arriver au pouvoir.
00:08:09Il l'a sans doute compris naturellement.
00:08:11Et c'est pour ça qu'il va continuer à se radicaliser.
00:08:14Parce que ce qu'il ne pourra pas obtenir dans les urnes,
00:08:16il voudra l'obtenir dans la rue.
00:08:18Et ces milices d'extrême-gauche qui sont à son service,
00:08:21je vais vous dire, il faudra que le successeur d'Emmanuel Macron
00:08:23les mette au pas.
00:08:25Les mettre au pas, ça veut dire quoi ?
00:08:26Ça veut dire faire en sorte qu'ils respectent les lois de la République.
00:08:29Et s'ils ne respectent pas ces lois,
00:08:31s'ils font preuve de violence, s'ils cassent tout,
00:08:33eh bien il faudra que la justice les condamne sévèrement.
00:08:36Voilà ce que doit être un État respecté,
00:08:38ce qui n'est pas le cas depuis 9 ans maintenant.
00:08:39Donc se faisant en disant ça, Mathilde Panot, Olivier Vial,
00:08:42elle nous prépare à des soulèvements de rue.
00:08:45Je rappelle, vous parlez de dissolution.
00:08:47Le gouvernement va procéder à les dissolutions de deux groupes d'ultra-droite.
00:08:50Je n'ai pas entendu parler de la dissolution de tous les groupes d'ultra-gauche.
00:08:52Non mais surtout sur les dissolutions, ce qui est très intéressant,
00:08:55c'est qu'à chaque fois qu'il y a une dissolution d'un groupe d'ultra-droite,
00:08:58on voit que l'extrême-droite, soi-disant, le Rassemblement national,
00:09:01ne se porte pas à leur défense
00:09:04et en gros accepte tout à fait le verdict de la justice.
00:09:07Déjà, ils sont écartés de la mobilisation.
00:09:09Alors qu'à chaque fois qu'on a une dissolution d'un groupe d'ultra-gauche,
00:09:11on a toute la gauche autour de LFI qui se mobilise,
00:09:15qui fait des recours devant le Conseil d'État
00:09:16et qui en gros accuse l'État de ne pas être en dehors de son rôle.
00:09:21Donc c'est vrai qu'il y a déjà une vraie différence.
00:09:23Et effectivement, je suis tout à fait d'accord avec Johan,
00:09:25aujourd'hui ce qui est en train de se préparer,
00:09:28c'est une sorte de...
00:09:29Vous vous rappelez cette phrase de Lionel Jospin du petit théâtre antifasciste ?
00:09:33On a l'impression d'avoir un petit théâtre antifasciste survitaminé,
00:09:37scénarisé par les meilleurs scénaristes de Netflix
00:09:39où en gros tout est devenu beaucoup plus gros.
00:09:42L'idée c'est de faire croire qu'il y a une vraie menace d'extrême droite
00:09:44pour mobiliser les deux électorats sur lesquels mise Jean-Luc Mélenchon.
00:09:49Il mise sur la jeunesse et les quartiers,
00:09:51deux électorats qui d'habitude sont abstentionnistes,
00:09:53le seul moyen de les faire voter.
00:09:55Et il y a un très bon livre qui vient de sortir sur le vote religieux
00:09:58fait par Jacobi Vitsch et qui montre qu'effectivement ça fonctionne.
00:10:03Il a réussi grâce à ça à surmobiliser cet électorat-là.
00:10:06Mais ça ne permettra sans doute pas l'élection.
00:10:09Mais par contre ça permet effectivement d'avoir des endroits de contestation
00:10:12et des viviers pour justement nourrir une contestation.
00:10:14Juste un mot, vous n'êtes pas d'accord ?
00:10:16Non, je ne suis pas d'accord.
00:10:17Parce qu'en fait c'est vrai qu'on a tendance à dire
00:10:19qu'aujourd'hui l'électorat cible de l'Enefi,
00:10:24c'est l'électorat des quartiers.
00:10:26Comme s'il votait comme un seul homme.
00:10:27Alors qu'on sait que le profil, vraiment le profil aujourd'hui
00:10:31de ceux qui sont avec l'Enefi, c'est pour tous des bourgeois,
00:10:33ce n'est pas des...
00:10:34Les cadres, je suis d'accord.
00:10:35C'est des cadres, c'est des bourgeois, urbains,
00:10:37ce qu'on appelle les bobos repus.
00:10:39Vous pouvez même regarder par rapport à la jeune garde,
00:10:42vous avez vraiment le profil.
00:10:43Ils veulent effectivement aujourd'hui embrigader les jeunes des quartiers,
00:10:47mais le nombre de votants dans les quartiers,
00:10:49il est à peine de 10, 15.
00:10:50Oui, enfin, ça fait deux ans qu'ils ont des sections aussi au niveau de l'Enefi
00:10:55qui sont, je pense que Johan me conforterait,
00:10:58qui sont à la manœuvre, qui vont les encourager,
00:11:01qui procèdent à des encouragers.
00:11:03Je ne peux pas regarder Thomas Porte quand il a fait la déclaration,
00:11:05il a fait un tweet en disant, attention à Lyon,
00:11:07il va y avoir des ratonnades contre les racisés,
00:11:10contre les personnes...
00:11:11Mais ça c'est un esprit, ça, pardon.
00:11:12Oui, mais c'est une volonté.
00:11:14Thomas Porte, par exemple, à Roubaix,
00:11:16dans certains bureaux de vote,
00:11:18il fait 86%, justement,
00:11:20et je vous invite vraiment à lire le livre,
00:11:23c'est le vote religieux, c'est le vote français.
00:11:25Mais écoutez, Olivier, vraiment, regardez ces élections.
00:11:28Parce que moi, je les ai regardées attentivement.
00:11:30C'est 86% des votants.
00:11:32D'une infime...
00:11:33D'une infime...
00:11:34Vous savez que Clémentine Autain a été élue,
00:11:38et donc ça pose aussi la question de la légitimité du vote aujourd'hui,
00:11:41elle a été élue avec moins de 12% de votants
00:11:46qui se sont déplacés, vous voyez ?
00:11:48Oui, mais...
00:11:49Bon, on va avancer un tout petit peu.
00:11:50Le cas Raphaël Arnaud, c'est là-dessus que je vais vous faire agir,
00:11:52mon cher Yvan.
00:11:53Non seulement, il est toujours fréquentable
00:11:56et éligible sous la bannière LFI,
00:11:58on a bien compris les lieutenants d'LFI
00:11:59tout au long du week-end,
00:12:01mais en plus, la jeune garde est dissoute,
00:12:03donc tout va bien.
00:12:04C'est un peu facile de se retrancher derrière ce discours.
00:12:06On a bien compris que c'est les éléments de langage maintenant de LFI,
00:12:10mais je vous propose d'écouter ce témoignage assez édifiant
00:12:12de quelqu'un qui a agi pour lui et avec lui dans le passé.
00:12:19Est-ce que, par exemple, tu as vu Raphaël Arnaud, d'autres,
00:12:24procéder à cet abassage ?
00:12:26En vrai, c'est déjà arrivé.
00:12:27Moi, j'y suis déjà... J'ai déjà assisté.
00:12:29Je me rappelle d'une soirée
00:12:32où on était trois.
00:12:37Raphaël sur son scooter,
00:12:39moi et un autre collègue en voiture,
00:12:43on l'avait suivi
00:12:44et on a vérifié sur Facebook
00:12:48s'il likait un post ou une page Facebook.
00:12:55et on l'a frappé.
00:13:03Moi, en vrai, j'étais même patient
00:13:04qu'il soit vraiment un faif.
00:13:06Parce que moi, je n'ai pas regardé.
00:13:07C'est Raphaël qui a regardé.
00:13:09Il nous a regardés tous les deux.
00:13:11Et ensuite, on y allait.
00:13:13Raphaël Arnaud, le député, il a mis des coups.
00:13:17J'ai mis le premier.
00:13:21La personne est tombée.
00:13:23Et Raphaël l'a tapé au sol.
00:13:24Il lui a mis un coup de pied dans la tête.
00:13:28Voilà.
00:13:29Il est tombé au sol.
00:13:30Il lui a mis un coup de pied dans la tête.
00:13:31Même Modus operandi, en fait.
00:13:32C'est-à-dire que c'est un exercice
00:13:34auquel, visiblement,
00:13:35ces membres de la Jeune Garde étaient rompus, Yvan.
00:13:38On ne découvre pas la Lune.
00:13:39On sait que la France insoumise était protégée.
00:13:42Là, il met en cause directement Raphaël Arnaud.
00:13:43Oui, bien sûr.
00:13:44Mais tout le monde fait renard autour de lui.
00:13:46Raphaël Arnaud est mis directement en cause.
00:13:48Parce que Raphaël Arnaud a été créateur de la Jeune Garde.
00:13:50Et la Jeune Garde est cette milice qui a tué Quentin
00:13:53et cette milice qui a été adoubée par Jean-Luc Mélenchon.
00:13:56Donc, il y a un lien.
00:13:57Est-ce qu'on peut reprocher à Jean-Luc Mélenchon ?
00:13:59C'est de ne pas avoir rompu le lien.
00:14:00Mais ce qui est très intéressant à observer aujourd'hui
00:14:02dans tout ce déroulé,
00:14:04c'est de voir à l'œuvre le mécanisme de la pensée totalitaire,
00:14:07le mécanisme de la pensée stalinienne
00:14:09qui va nier jusqu'au bout
00:14:11les évidences que l'on aura sous les yeux
00:14:13et qui va diaboliser l'adversaire
00:14:15en se présentant soi-même
00:14:16comme étant la force de l'apaisement.
00:14:18Mais comment voulez-vous être une force d'apaisement
00:14:20quand vous dites de quiconque vous contredit
00:14:23qu'il est aujourd'hui un fasciste et un nazi ?
00:14:25Vous poussez donc à la guerre civile.
00:14:26Et quand vous entendez tous ces responsables politiques
00:14:29dont Manon Ombrouis ce matin qui dit
00:14:30« Cetiez-moi un mot ou une phrase
00:14:33où j'ai pu appeler à la violence. »
00:14:34Et dans la même phrase dire
00:14:35qu'en effet, ceux qui étaient dans la rue étaient des fascistes,
00:14:38elle pousse donc naturellement
00:14:40à tuer des fascistes, à la limite,
00:14:42si on doit poursuivre son raisonnement,
00:14:43puisque la bête immonde était à abattre.
00:14:44Or, ils sont dans cet enfermement intellectuel-là.
00:14:46Et moi, ce que je remarque surtout,
00:14:48ce qui n'a pas été remarqué,
00:14:49c'est que non seulement cette manifestation
00:14:51n'était pas une manifestation fasciste,
00:14:53ici, on va perdre du temps à le démontrer,
00:14:55mais elle a été ouverte par des jeunes femmes de Ménésis.
00:14:58Et vous savez, il faut relire le livre de Humberto Eco,
00:15:01quelqu'un qui décrit les mécanismes du fascisme.
00:15:03Et dans les mécanismes du fascisme,
00:15:05il y a une résonance qui revient toujours,
00:15:06c'est le machisme.
00:15:07Où voyez-vous du machisme
00:15:09quand cette réunion, quand cette marche-là
00:15:11a été ouverte par des jeunes femmes
00:15:12qui, précisément, voulaient protéger les jeunes femmes
00:15:15de tout ce machisme, en tout cas,
00:15:17islamo-gauchiste,
00:15:18qui, effectivement, tabasse les femmes, en l'occurrence.
00:15:20Donc, non seulement il n'y a pas de machisme,
00:15:21mais en plus, il y a une réduction de la pensée,
00:15:23une faillite intellectuelle
00:15:25qui montre que ce totalitarisme-là
00:15:28a envahi toute l'intelligentsia, dans le fond.
00:15:30Alors, je voudrais qu'on écoute Manon Aubry,
00:15:32ce matin.
00:15:33Alors, elle s'avance un peu, quand même,
00:15:34parce que l'enquête ne fait que débuter.
00:15:36Et écoutez ce qu'elle dit
00:15:38à propos de Raphaël Arnaud.
00:15:40Je ne cautionne pas le fait
00:15:41que des collaborateurs parlementaires
00:15:42soient impliqués,
00:15:43Laurence Ferrari,
00:15:44mais ça ne vous a pas échappé
00:15:45qu'ils ne sont plus sous contrat
00:15:46de Raphaël Arnaud
00:15:47et que, pénalement comme moralement,
00:15:50il est compliqué de tenir responsable
00:15:52les employeurs vis-à-vis des attitudes
00:15:54de leurs employés.
00:15:55En tant qu'employeur,
00:15:56nous avons suspendu le contrat.
00:15:57En l'occurrence, Raphaël Arnaud
00:15:58a suspendu le contrat.
00:15:59Pour le reste,
00:16:00il ne peut pas être tenu responsable.
00:16:02Et je veux le dire assez solennellement,
00:16:03l'espèce de cabale médiatique
00:16:04à laquelle on a assisté.
00:16:06Ces derniers jours,
00:16:07qui consistent à faire porter
00:16:08la responsabilité à la France insoumise
00:16:10pour des faits
00:16:11que nous n'avons jamais soutenus,
00:16:13que nous avons condamnés
00:16:14de la plus grande fermeté,
00:16:15est extrêmement dangereux.
00:16:17Alors, pourquoi je dis
00:16:18elle s'avance un peu ?
00:16:18Parce qu'elle dit oui
00:16:19avec sa respectabilité
00:16:21supposée de député.
00:16:22Maintenant, évidemment,
00:16:24il n'a rien à voir avec tout ça.
00:16:25Mais il a quand même
00:16:26une influence morale.
00:16:27Et puis, par ailleurs,
00:16:27il y a un certain nombre
00:16:28de questions à éclaircir.
00:16:29Rien ne dit que l'enquête
00:16:30qui a été lancée,
00:16:31y compris du chef
00:16:32de l'association de malfaiteurs,
00:16:33ne va pas remonter.
00:16:35C'est-à-dire qu'elle est fille,
00:16:36ils parlent,
00:16:37et après, ils attendent
00:16:38que les faits leur donnent tort.
00:16:39Souvenez-vous d'Alma Dufour
00:16:40qui disait
00:16:41« Je vous mets mes deux mains
00:16:41à couper, manque de bol pour elle. »
00:16:43Cinq minutes après,
00:16:44la jeune garde était impliquée
00:16:46dans la mort de Quentin Neuron.
00:16:47Non, mais la France insoumise,
00:16:49tout ce qu'a pu dire
00:16:49la France insoumise
00:16:50depuis maintenant dix jours
00:16:51a été démenti par les faits.
00:16:53Tout ce qu'ils ont dit,
00:16:54ça a été démenti.
00:16:56Raphaël Arnaud,
00:16:57l'enquête commence.
00:16:58Elle va être longue.
00:16:59Elle va durer des années,
00:17:00probablement, l'enquête.
00:17:01Donc, il y a le temps judiciaire
00:17:02qui n'est évidemment pas
00:17:03le temps politique
00:17:03ni le temps médiatique.
00:17:04Cette enquête va être très longue.
00:17:06Rien ne dit que M. Arnaud
00:17:08ne sera pas incriminé pénalement.
00:17:10Ça n'est pas à exclure.
00:17:11Nous n'en savons rien.
00:17:12Cela va prendre du temps.
00:17:14Ça ne prendra pas des années
00:17:14pour savoir s'il y a eu des SMS échangés,
00:17:17des missions officieuses lancées.
00:17:19Ça va prendre quelques mois, sans doute.
00:17:20Mais en tout cas, ce sera long.
00:17:22Nous ne le saurons pas immédiatement.
00:17:23Et la France insoumise
00:17:24compte précisément jouer sur ce temps.
00:17:27Mais encore une fois,
00:17:28il y a à minima
00:17:29une responsabilité morale et politique.
00:17:31Mais entre-temps,
00:17:32elle réécrit le discours quand même.
00:17:33Puisque c'est bien la France insoumise
00:17:34qui a ouvert grand les portes
00:17:35de ces milices ultra-violentes,
00:17:37ouvert grand les portes
00:17:38de l'Assemblée nationale.
00:17:39Par ailleurs,
00:17:39si M. Arnaud est fréquentable,
00:17:41s'ils sont extrêmement fiers
00:17:43de l'avoir dans leur rang,
00:17:44mais pourquoi se cachent-ils ?
00:17:45Pourquoi se tairent-ils même ?
00:17:47Où est-il, M. Arnaud,
00:17:48s'ils en sont fiers ?
00:17:49Pourquoi est-ce qu'il n'ose
00:17:50même pas revenir dans l'hémicycle ?
00:17:51Pourquoi est-ce qu'il ne prend pas
00:17:52la parole dans les médias ?
00:17:54Pour s'expliquer,
00:17:55on aimerait bien avoir
00:17:56la version de Raphaël Arnaud.
00:17:57Cette version-là,
00:17:58il la doit à ses électeurs,
00:17:59il la doit aux Français,
00:18:00il est élu.
00:18:01Pourquoi est-ce qu'il se taire ?
00:18:02Pourquoi est-ce qu'il se cache
00:18:03s'ils sont tellement fiers
00:18:04d'avoir un si grand député
00:18:06que M. Arnaud ?
00:18:07Parce que peut-être
00:18:07que tout ce qu'il pourrait dire
00:18:08publiquement serait contredit
00:18:09par l'enquête qui suivrait,
00:18:10que ce serait peut-être
00:18:11une circonstance aggravée.
00:18:12C'est une bonne hypothèse,
00:18:13voyez-vous.
00:18:13C'est une hypothèse.
00:18:14C'est pour ça que moi,
00:18:14je voudrais revenir
00:18:16sur ce qu'a dit Johan.
00:18:18Effectivement,
00:18:18il est certain
00:18:19que Jean-Luc Mélenchon
00:18:20n'a aucune chance
00:18:22d'être élu,
00:18:22mais en attendant,
00:18:23il va faire beaucoup,
00:18:24beaucoup,
00:18:25beaucoup de mal
00:18:26justement à ce pays,
00:18:27à la cohésion.
00:18:28Et ce qu'ils veulent,
00:18:29eux, tout simplement,
00:18:30c'est installer le chaos.
00:18:32Et vous avez vu leur posture,
00:18:33leur posture,
00:18:34elle est abjecte.
00:18:35C'est-à-dire qu'à un moment,
00:18:36ils auraient pu dire
00:18:36« Mais à coup le pas,
00:18:37dès le début,
00:18:38on reconnaît le lynchasse
00:18:40de ce gamin,
00:18:41etc. »
00:18:42Quelles que soient d'ailleurs
00:18:43ses opinions, etc.
00:18:44Non,
00:18:45ils n'ont fait qu'excuser
00:18:47justement ce qu'ils appellent
00:18:49l'antifascisme
00:18:50alors que moi,
00:18:50j'appelle le fascisme.
00:18:51Aujourd'hui,
00:18:52en France,
00:18:53et les filles,
00:18:54la jeune garde
00:18:55se drape,
00:18:56se drape de l'habit
00:18:58de l'antifascisme
00:18:59alors que c'est du fascisme
00:19:00aujourd'hui.
00:19:01Pire encore,
00:19:01elles ont dit,
00:19:02du côté de les filles,
00:19:03« Ah, il n'y avait pas
00:19:04assez de policiers. »
00:19:05Non, mais on marche sur la tête
00:19:06parce que quand même,
00:19:07Olivier Vielle,
00:19:08ce sont eux qui disent toujours
00:19:09que les policiers
00:19:10sont le danger
00:19:11et sont la menace
00:19:12perpétuelle de ce pays.
00:19:13Vous l'avez vu, Anne.
00:19:13Et alors là,
00:19:14quand il s'agit de protéger
00:19:15Rima Hassan,
00:19:16ils n'étaient pas présents.
00:19:17On voit qu'effectivement,
00:19:19tout le débat aujourd'hui,
00:19:21pour eux,
00:19:21c'est un vrai combat
00:19:22de récits narratifs
00:19:23qui est beaucoup plus important
00:19:25que la recherche de la vérité
00:19:26et de la réalité.
00:19:27Mais ça prend.
00:19:28Je suis sûre que ça prend.
00:19:29Ça prend parce qu'ils ont mis
00:19:30en place une vraie stratégie
00:19:32depuis mercredi
00:19:33de la semaine dernière.
00:19:34Il y a eu une galaxie
00:19:36de sites internet
00:19:36d'influenceurs
00:19:37qui en gros
00:19:38jouent la carte
00:19:39de si on soutient,
00:19:41si on est ému
00:19:42par la mort de Quentin,
00:19:43c'est que finalement,
00:19:43on est plutôt sympathisant
00:19:46avec le fascisme.
00:19:47C'est gros,
00:19:47mais en gros,
00:19:48ça fonctionne
00:19:49à tel point que
00:19:50même Hugo Clément
00:19:51qui est un influenceur
00:19:53écologiste
00:19:53qui était un compagnon de route
00:19:54parce qu'il a simplement dit
00:19:56qu'il trouvait
00:19:57que l'antifascisme
00:19:58avait tué
00:19:59et que c'était grave,
00:20:00il est aujourd'hui
00:20:01traité de militant d'extrême droite.
00:20:02Bien sûr,
00:20:03bien sûr.
00:20:03Mais tout ce qui est
00:20:03un tout petit peu à gauche
00:20:05de Jean-Luc Mélenchon,
00:20:05maintenant,
00:20:05c'est l'extrême droite.
00:20:07Et le PS dans tout ça
00:20:08parce qu'on va faire
00:20:09des sous-thèmes,
00:20:09évidemment.
00:20:10Vous allez voir
00:20:11que la distanciation
00:20:12devient plus nette
00:20:13quand même ces jours-ci.
00:20:13Il a fallu un petit peu de temps
00:20:14et surtout concernant
00:20:16Jérôme Gage.
00:20:16Alors écoutez
00:20:17ses propos du jour.
00:20:19Je le dis
00:20:19et je le redis
00:20:20mais ça ne date pas
00:20:21du drame
00:20:22de l'affaire Quentin.
00:20:23Il ne doit plus avoir
00:20:24le moindre contact
00:20:25politique, électoral,
00:20:26programmatique
00:20:27avec la France insoumise.
00:20:28Qu'est-ce que vous faites
00:20:29en cas de duel ?
00:20:29Mais attendez,
00:20:30je fais en sorte
00:20:31que ce duel
00:20:32n'existe pas
00:20:33parce que si ce duel existe,
00:20:35c'est perdu d'avance.
00:20:36Le RN aura gagné.
00:20:38Mais non,
00:20:38il n'existe pas
00:20:40de duel
00:20:40de deuxième tour
00:20:41entre le Rassemblement National
00:20:42et la France insoumise
00:20:43et pour éviter ça,
00:20:44je porte la voix
00:20:46de la gauche républicaine.
00:20:48Donc vous votez en touche,
00:20:50Jérôme Gage.
00:20:50Non, je ne vote pas en touche.
00:20:51Je dis que
00:20:52si je réponds
00:20:53à cette question,
00:20:54j'accrédite
00:20:55ce que les deux veulent.
00:20:56Ils veulent cette polarisation
00:20:57et donc des millions de gens
00:20:58ne se retrouvent pas
00:20:59dans cette situation.
00:21:00Pourtant,
00:21:01il y a trois jours encore,
00:21:02il disait ça.
00:21:03On a retranscrit
00:21:04ses propos
00:21:04c'était il y a trois jours
00:21:06ou quatre jours,
00:21:07allez, le 19.
00:21:09Je refuserai toujours
00:21:10et je ferai toujours tout
00:21:11pour empêcher
00:21:11que l'extrême droite
00:21:12arrive au pouvoir
00:21:12parce que je ne mets pas
00:21:13un signe égal
00:21:15entre le RN
00:21:18et LFI.
00:21:19Alors qu'aujourd'hui,
00:21:19il dit
00:21:20plus de contacts.
00:21:22Là,
00:21:23il faudrait savoir.
00:21:24Il n'est pas très clair
00:21:25dans l'escro.
00:21:25Alors,
00:21:26ça pensait à évoluer
00:21:27de manière étrange
00:21:29et pris d'une subite lucidité.
00:21:31C'est très bien
00:21:31la déroute intellectuelle
00:21:33de ce que l'on a appelé
00:21:34l'intelligentsia.
00:21:35L'intelligentsia,
00:21:35c'était tout ce corpus
00:21:37intellectuel de la gauche
00:21:38qui, effectivement,
00:21:39imposait sa pensée,
00:21:40la pensée dominante
00:21:41qui était reprise
00:21:41par la droite.
00:21:42Aujourd'hui,
00:21:42cette pensée de gauche,
00:21:43cette pensée intellectuelle
00:21:44s'est effondrée
00:21:45parce qu'elle ne produit plus rien
00:21:46sinon des anathèmes
00:21:47pour dire qu'un tel et un tel
00:21:48sont des fascistes
00:21:50ou sont des nazis.
00:21:51Et donc,
00:21:51quand vous voyez
00:21:52Gage qui se contredit,
00:21:53je ne vais pas reprendre
00:21:54de démonstration,
00:21:55ce n'est pas simplement lui
00:21:56qui se contredit,
00:21:56c'est toute la gauche
00:21:57parce que toute la gauche
00:21:58est en train de dire
00:21:58jamais, effectivement,
00:22:00nous nous élirons maintenant
00:22:01avec cet odieux
00:22:02la France insoumise
00:22:03qui a tué
00:22:04ou qui est responsable
00:22:05indirectement d'un jeune homme.
00:22:06Mais en même temps,
00:22:06vous les entendez dire
00:22:07que jamais ils ne laisseront
00:22:08le fascisme arriver.
00:22:09Or, c'est précisément
00:22:10parce que, effectivement,
00:22:11le fascisme a été
00:22:13un permis de tuer
00:22:13concernant ce jeune homme.
00:22:15Le fascisme,
00:22:16cette prétendue fasciste,
00:22:17ce fascisme d'opérette
00:22:18sera également le prétexte
00:22:20pour toute cette gauche
00:22:20de se rallier au dernier moment
00:22:22afin de faire corps
00:22:23contre une menace
00:22:24du Rassemblement national.
00:22:26C'est pour ça qu'aujourd'hui,
00:22:27les partis ne sont plus crédibles
00:22:28et que moi,
00:22:29je mets tout mon espoir
00:22:30dans le réveil
00:22:31de la société civile elle-même.
00:22:32Je regrette que la société civile
00:22:33n'ait pas été aussi nombreuse
00:22:35à manifester à Lyon.
00:22:36Ils étaient 3500.
00:22:37Ils auraient pu être
00:22:38beaucoup plus
00:22:38si tous les Lyonnais...
00:22:39Moi, si j'avais été Lyonnais,
00:22:40je me serais joint
00:22:41à cette manifestation
00:22:42parce que cette manifestation
00:22:43n'était pas celle
00:22:43des fascistes.
00:22:44Il y a eu un noyau dur
00:22:47d'imbéciles.
00:22:48Je les vois bien.
00:22:49Mais tout le reste
00:22:50était une société civile...
00:22:51Compliqué d'écarter tout le monde.
00:22:52Je veux dire,
00:22:53compliqué de faire le ménage
00:22:54et l'écarter le monde.
00:22:56Si l'ensemble
00:22:56de la société lyonnaise
00:22:58était venu dans la rue
00:22:59ou même si l'ensemble
00:23:00de la société française
00:23:01descendait dans la rue
00:23:02pour maintenant dénoncer
00:23:04les véritables fascistes,
00:23:05les véritables nazis
00:23:06qui sont à gauche,
00:23:07cela me rassurerait.
00:23:08Je vois que le PNOR
00:23:09est encore un peu pétrifié
00:23:10par les intimidations
00:23:12de la gauche.
00:23:12On l'entendra un petit peu plus tard.
00:23:14C'est Bernard Cazeneuve.
00:23:15Lui, il dit...
00:23:16On l'entendra tout à l'heure.
00:23:17Au moins, il faut rompre
00:23:18avec LFI.
00:23:19Un dernier mot peut-être
00:23:20avant de...
00:23:21Je veux dire ce que j'ai dit Yvan,
00:23:22et je suis bien évidemment
00:23:24d'accord avec lui,
00:23:24mais ce qui m'agace
00:23:25c'est qu'à chaque fois
00:23:26qu'il va y avoir
00:23:27des manifestations
00:23:28de la droite,
00:23:29on va être dans la supputation
00:23:31que ça ne peut être
00:23:31que l'ultra-droite,
00:23:32les nazis, etc.
00:23:33Il faut passer où ?
00:23:34Il faut passer où ?
00:23:36Et pour reprendre ce que vous avez dit,
00:23:37vous avez raison,
00:23:38mais beaucoup de gens
00:23:39n'ont pas été à cette manifestation
00:23:41parce qu'ils se sont retrouvés
00:23:42même dans une posture
00:23:43où ils devaient même justifier.
00:23:45D'ailleurs, regardez,
00:23:46même quand nous,
00:23:47sur les plateaux,
00:23:48on parlait de ce pauvre Quentin,
00:23:50on en oubliait
00:23:51que c'est un gamin
00:23:51de 23 ans
00:23:52qui a été lynché à mort
00:23:54et on en finissait
00:23:55par lui dire
00:23:55mais non,
00:23:56ce n'est pas un nazi,
00:23:57mais non,
00:23:57ce n'est pas un identitaire,
00:23:58mais non.
00:23:59Et combien même...
00:23:59On lui a collé ce...
00:24:00Combien même...
00:24:01Et regardez le tweet abject.
00:24:04Abject de Ségolène Royal,
00:24:06PS,
00:24:07qui souhaitait être
00:24:08présidente de la République.
00:24:10Madame Ségolène Royal,
00:24:11vous avez vu le tweet abject.
00:24:13Présumé néo-nazis.
00:24:16Ségolène Royal,
00:24:17depuis son passage en Algérie,
00:24:19on a compris
00:24:19de quel bois
00:24:20elle chauffait désormais.
00:24:21Mais Nélie,
00:24:22ça va loin
00:24:23parce que ça rejoint aussi
00:24:24ce qu'a dit Yoann,
00:24:25c'est qu'elle appelait
00:24:26quelque part aussi
00:24:27en découdre.
00:24:28Finalement,
00:24:29ce n'est pas grave
00:24:30si on s'attaque à quelqu'un
00:24:31parce qu'il est supposé
00:24:32être néo-nazis.
00:24:34Et puis,
00:24:34il y a un sous-texte,
00:24:34si vous me permettez,
00:24:35juste pour compléter,
00:24:36je suis tout à fait d'accord
00:24:37avec ce que vous dites,
00:24:37mais il y a un sous-texte à cela,
00:24:38c'est que,
00:24:39également à travers Quentin,
00:24:40ce n'est pas simplement
00:24:40le militant patriote
00:24:42que l'on attaque,
00:24:42c'est également
00:24:43le catholique militant.
00:24:45Et cet affrontement
00:24:49face à une religion
00:24:50au nom d'une autre religion,
00:24:51parce que,
00:24:51quand Ségolène Royal
00:24:52va s'incliner en Algérie
00:24:53ou quand Villepin
00:24:54fait ses génuflexions
00:24:55également devant l'islam radical,
00:24:57ce n'est pas innocent.
00:24:58On verra quand même aussi...
00:24:58Et là, pour le coup,
00:24:59les musulmans,
00:24:59on n'a rien demandé.
00:25:00Ça l'engage qu'elle.
00:25:01On verra aussi tout à l'heure,
00:25:02et peut-être qu'on pourra l'évoquer,
00:25:03que le discours victimaire
00:25:06et d'inversion des valeurs,
00:25:07malheureusement,
00:25:08il est repris par certains médias aussi,
00:25:09qui ont foncé,
00:25:11tête baissée
00:25:12dans cette logique-là.
00:25:13C'est l'autre grand scandale.
00:25:18Allez, de retour
00:25:18et la suite du débat.
00:25:19On va changer de thème,
00:25:20évidemment.
00:25:21Vous vous souvenez
00:25:22de cet affrontement violent,
00:25:23vous avez vu les images peut-être
00:25:24au sein même
00:25:25du Salon de l'agriculture,
00:25:26ce lieu où,
00:25:27je le rappelle,
00:25:27on vient quand même en famille
00:25:29pour arpenter les allées
00:25:30des représentants
00:25:31de nos terroirs.
00:25:32Donc, normalement,
00:25:33il y règne une ambiance
00:25:34plutôt bon enfant,
00:25:35même en l'absence des vaches
00:25:36cette année,
00:25:36je le rappelle.
00:25:38Mais regardez encore
00:25:39l'extrême violence
00:25:40qui a régné hier
00:25:41après la provocation
00:25:42d'un groupe sur un étal.
00:25:43À l'arrivée,
00:25:44ça a donné 15 interpellations.
00:25:45Regardez à nouveau.
00:25:46...
00:25:50...
00:27:21Justement ce stand de vente de nougat qui a été l'objet de cette rixe hier.
00:27:26La préfecture de police parle en tout cas d'une rixe.
00:27:30L'un des témoins de la scène nous a plutôt parlé d'une agression
00:27:33justement qui s'est produite avec d'un côté une vingtaine de personnes alcoolisées
00:27:39issues de la communauté des gens du voyage qui s'en sont pris à ce stand et aux exposants.
00:27:44L'un des témoins de la scène nous l'a décrit.
00:27:47Je vous propose de l'écouter.
00:27:49L'un des gens du voyage juste derrière, pris d'alcool, pris de confiance en lui, a attrapé un couteau
00:27:55pour couper le nougat
00:27:56qui heureusement, messieurs-dames, ne sont pas affûtés.
00:27:59Heureusement.
00:28:00Et là on voyait dans la jambe, d'abord à menacer, bras levés comme ça.
00:28:04Et heureusement ça n'a pas coupé.
00:28:05Donc il a regardé tout de suite.
00:28:07Il a eu peur, c'est normal.
00:28:09Et ensuite tous les gens du voyage, ils ont attrapé les planches, les machins.
00:28:13Et puis ça a commencé à voler dans tous les sens.
00:28:15On s'est même dit, est-ce qu'on ne va pas en recevoir ?
00:28:17Donc ça arrivait, ça a éclaté sur les têtes, les planches cassaient net.
00:28:21Heureusement, sinon on partait sur un trauma crânien.
00:28:2515 interpellations s'en sont suivies, vous l'avez dit.
00:28:27Et puis ce que nous a dit la préfecture de police aussi, c'est qu'un policier et un gendarme
00:28:32ont été légèrement blessés.
00:28:34Merci beaucoup Tancred pour toutes ces précisions.
00:28:38Moi ce que je trouve, et avec Excel Rebo pour les images bien sûr, on ne l'oublie pas.
00:28:41Moi ce que je trouve incroyable, c'est que la police continue de parler de Rix.
00:28:44Alors que les témoins oculaires et les images montrent clairement qu'il y a le type du stand qui défend
00:28:50son biftec, en l'occurrence son nougat.
00:28:53Et les autres qui sont en surnombre et qui lui foncent dessus avec des armes.
00:28:57Je ne comprends pas pourquoi il y a toujours cette espèce de pudeur à ne pas parler d'agression sauvage.
00:29:02Une Rix normalement ça oppose le même nombre de participants non ?
00:29:05Non mais comment voulez-vous que les enquêteurs mettent les bons mots sur les bons faits quand le président de
00:29:12la République lui-même n'est pas capable de le faire ?
00:29:15Il n'a pas été capable de décrire précisément ce qui s'est passé à Lyon.
00:29:19Il n'a pas été capable de dire qu'une milice, en l'occurrence les jeunes gardes, milice disons-le
00:29:25de la France insoumise, a tué, a tué, probablement tué Quentin sur entretoir à Lyon.
00:29:30Et c'est d'ailleurs pour cela que 7 membres de l'ultra-gauche sont aujourd'hui en détention provisoire,
00:29:346 en l'occurrence.
00:29:36Mais excusez-moi, il n'a pas été capable de dire ça le président de la République.
00:29:39Il a renvoyé le Rassemblement national et la France insoumise dos à dos.
00:29:45Le président de la République, il est censé montrer l'exemple.
00:29:47Or, depuis 9 ans, il fait absolument tout le contraire.
00:29:51Là, ce qui se passe, c'est pardon, mais nous assistons progressivement à une contre-société qui est en train
00:29:57de gagner du terrain dans notre pays.
00:29:59Une contre-société avec sa contre-culture, avec ses codes.
00:30:03Eh bien, il ne faut pas s'étonner que quand on n'a pas lutté contre cela depuis 9 ans,
00:30:07nous assistions de plus en plus à ce genre de scène.
00:30:10Oui, et je pense que les gens vont commencer par déserter ce genre d'événements publics, populaires, bon enfants.
00:30:18Enfin, c'est ça la crainte à avoir. Je ne sais pas qui veut réagir, Yvon.
00:30:21Il y a une jurisprudence, si je puis dire, une jurisprudence idéologique qui a été imposée par précisément le culte
00:30:27de la société multiculturelle,
00:30:29la culte du vibre ensemble, et cette jurisprudence veut que l'on ne touche pas un cheveu des minorités les
00:30:34plus agressives.
00:30:36On parle là des gens du voyage, donc on les désigne malgré tout.
00:30:38On est devant un communautarisme avec des signes d'agressivité qui sont ceux d'un communautarisme.
00:30:43Alors, parfois, c'est le couteau, parfois c'est la machette, aujourd'hui c'est le crachat,
00:30:47mais c'est la signe également qu'elle est effectivement...
00:30:49Mais regardez, il y a des espèces de décivilisations.
00:30:51C'est une espèce de bâton de bois qui sont rendus.
00:30:53C'est une espèce de décivilisation qui menace aujourd'hui la société française dans sa cohérence.
00:30:56Et effectivement, le drame, c'est qu'il n'y a personne pour pouvoir les désigner.
00:30:59Sauf que quand vous les désignez, vous risquez vous-même, je risque moi-même d'être traité aujourd'hui de
00:31:04raciste
00:31:05ou de discriminer une communauté, une communauté.
00:31:07Donc cela devient insupportable, il faut se libérer tout à fait et tout de suite de ce conformisme intellectuel.
00:31:12De ce confort intellectuel.
00:31:14Non mais parce qu'en réalité, Yvan, s'il y a des décivilisations, c'est parce que l'État le
00:31:19veut bien.
00:31:20Je veux dire, la France, elle veut bien qu'il n'y ait plus de cadres, justement, qui imposent les
00:31:24codes socioculturels,
00:31:26les codes de civilisation qui doivent être imposés à tous pour justement favoriser cette cohésion sociale et nationale
00:31:33et ce fameux vivre ensemble.
00:31:35Parce qu'en faisant ça, en niant la réalité, en étant dans le déni, qu'est-ce qu'ils font
00:31:41?
00:31:41Ils amalgament justement la grande majorité qui n'aspire qu'à vivre paisiblement dans ce pays.
00:31:47Et on laisse faire une minorité qui, aujourd'hui, met à mal, justement, cette cohésion nationale dont on parlait.
00:31:54Après, ça ne vous a pas échappé que ce qui s'est passé hier s'est pondu sur fond d
00:31:59'alcoolémie.
00:32:00Malheureusement, ça reste un problème majeur aussi au Salon de l'Agriculture.
00:32:04On va vous faire en fin de réagir.
00:32:05Je vais vous montrer ce petit sujet qui répertorie tout ce qui se passe
00:32:10et pourquoi les gens sont quand même imbibés à partir d'une certaine heure.
00:32:12Parce que voilà, on peut consommer à foison, à loisir.
00:32:16Corentin Alonzo, Audrey Legret et Sarah Varny pour le reportage.
00:32:21L'altercation entre visiteurs et exposants d'un stand de Nougat ce dimanche soir
00:32:25est un exemple des dérives causées par les visiteurs venus s'enivrer au Salon de l'Agriculture.
00:32:30Des agressions sous fond d'alcool de plus en plus régulières.
00:32:33Ce matin, avec mon époux, on a dit que ça devient dramatique.
00:32:38Malheureusement, un jour, il faudra tout interdire parce que les gens ne sont pas raisonnables.
00:32:42Les visiteurs profitent des dégustations des produits vendus sur les différents stands
00:32:46mais certains ne viennent que pour consommer de l'alcool à outrance
00:32:49et les esprits finissent bien souvent par s'échauffer.
00:32:52La direction du salon a donc pris des mesures pour limiter les comportements excessifs.
00:32:56Le hall des Domtoms où il y avait beaucoup d'alcool fort,
00:32:59ils l'ont dispatché sur les trois étages du hall 7 avec les régions
00:33:02ce qui permet d'avoir différents spots d'alcool à différents endroits
00:33:06et pas de recentrer toutes les personnes qui vont être alcoolisées au même endroit.
00:33:10On est là pour faire découvrir nos produits
00:33:12et si chacun prend ses responsabilités, il ne devrait pas y avoir de problème.
00:33:17Le salon de l'agriculture a multiplié les messages de prévention
00:33:20et deux équipes de désoiffeurs proposent de l'eau dans les allées du salon.
00:33:24Une charte a même été imposée aux exposants,
00:33:26les invitant à ne plus servir de pinte le week-end ni de vendre de bouteilles ouvertes.
00:33:31Des mesures nécessaires pour garder l'esprit convivial et familial du salon de l'agriculture.
00:33:37C'est sûr que ça va vous faire réagir.
00:33:38Je vous rappelle qu'on amène des enfants normalement dans le salon.
00:33:41Donc c'est dommage parce qu'on y va pour leur donner un petit avant-goût
00:33:44de ce qui se passe à l'affaire, mais maintenant ça devient un peu la beuverie.
00:33:47Oui, mais effectivement, il y a toujours eu ce problème au salon.
00:33:51Ça fait plus de 20 ans que j'y vais plusieurs fois par an.
00:33:56Mais c'est vrai qu'il y avait eu très longtemps un nocturne qui était proposé par le salon.
00:34:02Une fois par le salon, il a été supprimé il y a 5 ans,
00:34:05justement à la demande de la préfecture à cause des bagarres liées à l'alcool.
00:34:11Après, depuis 5 ans, les organisateurs ont mis des gros moyens.
00:34:15Il y a des gens qui passent même au sein des allées pour distribuer de l'eau
00:34:19quand ils voient des gens qui sont un peu trop alcoolisés.
00:34:21Donc il y a un vrai travail qui a été fait par les organisateurs.
00:34:25Mais après, effectivement, l'alcool n'explique pas tout.
00:34:27Et la violence n'est pas excusable par l'alcool.
00:34:30Mais effectivement, il y a toujours eu ce souci-là.
00:34:33Et il s'est un peu aggravé parce qu'on a notamment des gens qui abusent très rapidement.
00:34:38Je sais ce que Johan va dire, c'est que même s'ils n'avaient pas besoin d'alcool pour
00:34:42aller...
00:34:42Oui, non mais excusez-moi, l'alcool a bon dos.
00:34:47Moi, quand j'ai un peu bu, excusez-moi, je ne m'en pars pas d'un couteau
00:34:50pour aller agresser le premier venu.
00:34:51Vous vous trouvez par terre, vous.
00:34:52Non mais pardon.
00:34:53Non mais excusez-moi, quand je vous dis que c'est révélateur d'une contre-société
00:34:56qui veut nous imposer une contre-culture dans le pays,
00:34:59je le maintiens et je constate que ça se vérifie encore une fois au Salon de l'Agriculture.
00:35:05Mais Olivier a dit quelque chose de très juste.
00:35:07On a supprimé les nocturnes, qui était pourtant quelque chose de très populaire au Salon.
00:35:10Bon, ça se déroulait, me semble-t-il, dans l'allée, dans le hall des Outre-mer.
00:35:15Et on a supprimé ça parce que quelques-uns mettaient le bazar pour parler poliment.
00:35:21Donc on a puni tout le monde au lieu de punir avec une très grande sévérité
00:35:25ceux qui s'adonnaient à ce genre d'acte.
00:35:27Parce que vous venez au Salon et que vous commencez à boire à 8h du matin pour venir avant 2h.
00:35:31Non mais excusez-moi.
00:35:32Forcément, l'alcool est un danger pour la santé.
00:35:35Il ne faut pas non plus profiter de chaque opportunité.
00:35:38Je trouve que ce qui s'est passé avec la suppression des nocturnes au Salon de l'Agriculture
00:35:42est révélateur de la politique qui est menée dans ce pays.
00:35:45Parce qu'on n'arrive pas à sanctionner suffisamment, sévèrement,
00:35:47ceux qui justement mettent en œuvre cette contre-société,
00:35:51eh bien on punit l'ensemble des Français.
00:35:53La réalité est celle-ci.
00:35:54Vous venez de le dire, Johan, c'est quelques-uns.
00:35:57Donc c'est quelques-uns.
00:35:59Il faut être très ferme et sanctionner fortement.
00:36:02Parce qu'encore une fois, ça jette l'anathème sur l'ensemble.
00:36:05Et c'est ça, moi, que je regrette.
00:36:07Bon, Villeurbanne, c'est dans le quartier de Grand-Clément
00:36:11qu'il y a eu lieu, qu'on se sont produit des tirs ce week-end.
00:36:15Deux hommes ont été grièvement blessés par balle avec un pronostic vital engagé.
00:36:19On retrouve Marie-Victoire, Dieudonné, sur place.
00:36:21Bonjour Marie-Victoire.
00:36:22On va peut-être revenir sur les faits.
00:36:23Je voudrais peut-être savoir où en est l'enquête.
00:36:29Oui, alors bonjour Nelly.
00:36:31L'enquête, en effet, est en cours.
00:36:34Les auteurs des tirs sont activement recherchés.
00:36:37Des tirs qui ont donc eu lieu depuis l'immeuble que vous voyez derrière nous.
00:36:42Des tirs qui surviennent ce samedi vers 23h.
00:36:46Les riverains vont d'abord entendre plusieurs détonations.
00:36:50Ils vont ensuite constater que deux individus ont donc été grièvement blessés.
00:36:55Ces individus, ils ont 19 et 20 ans.
00:36:57Ils sont blessés à la fois au thorax, mais aussi à l'aisselle.
00:37:01Et ils vont donc devoir être hospitalisés en urgence.
00:37:04Leur pronostic vital est engagé.
00:37:06Alors, Nelly, c'est une enquête, évidemment, qui a été immédiatement ouverte.
00:37:10L'objectif, c'est bien sûr de comprendre et d'éclairer les circonstances de cette fusillade.
00:37:15Une fusillade qui a lieu donc devant cet immeuble qui est connu pour abriter un point de deal.
00:37:21À ce stade, c'est donc la piste du règlement de compte qui est envisagée.
00:37:25Neuf douilles avaient été retrouvées sur les lieux.
00:37:29Les effectifs de police ont en tout cas été particulièrement renforcés à Villeurbanne.
00:37:35Et il y a quelques instants, nous avons vu une voiture de police déambuler autour, justement, de cette fameuse immeuble.
00:37:42Merci à Godéry Boubet, à qui on doit ce duplex.
00:37:46Olivier, aujourd'hui Villeurbanne, demain Rennes, après-demain Marseille, malheureusement.
00:37:52Ce scénario est amené à se répéter parce qu'ils tiennent la rue, en fait.
00:37:56Ils tiennent les halls d'immeubles, ils tiennent tout.
00:37:58Donc forcément...
00:37:59Il y a cette volonté d'imposer leur propre ordre.
00:38:01Donc la fusillade, c'est un moyen pour eux de faire régner leur ordre vis-à-vis de leurs concurrents,
00:38:06vis-à-vis des habitants qui seraient justement un peu récalcitrants à obéir aux narcotrafiquants.
00:38:13Et malheureusement, on l'a vu, la cartographie des points de deal s'est considérablement élargie.
00:38:18Aujourd'hui, c'est plus que certains quartiers.
00:38:20On le retrouve un peu partout.
00:38:22Et à chaque fois, en plus, on a un autre problème.
00:38:25C'est qu'on a aujourd'hui beaucoup plus de cocaïne qui arrive en France qu'on n'en a
00:38:28jamais eu.
00:38:29On parle de tsunami blanc.
00:38:30Et donc face à cette masse-là, il y a des volontés de se trouver de nouveaux points de deal.
00:38:37Et donc à chaque fois, il y a de la concurrence.
00:38:38Et quand il y a de la concurrence, il y a encore plus de violence qui se fait.
00:38:41Et sauf que vous allez voir, habitants et commerçants sont excédés, évidemment,
00:38:44puisque plus rien ne fonctionne, y compris l'économie classique,
00:38:47puisque c'est l'économie parallèle qui a pris le pas sur tout.
00:38:50Je vous propose de regarder ce sujet, ce qui est assez édifiant,
00:38:53avec quelques témoignages précieux à l'intérieur.
00:38:59C'est dans cette rue que s'est déroulée la fusillade.
00:39:01Samedi soir, aux alentours de 23h, des coups de feu ont retenti devant un immeuble de ville urbaine,
00:39:06connu pour être un point de deal.
00:39:08Blessant grièvement deux hommes.
00:39:10Une violence qui ne surprend plus les habitants.
00:39:12C'est pas nouveau.
00:39:13Ils sont sur leur chaise, ça fait des années déjà.
00:39:15Il y a un climat de toute façon.
00:39:16Ça fait déjà bien longtemps que c'est déjà le cas.
00:39:18Deux individus auraient ouvert le feu sur les victimes avant de s'enfuir en trottinette.
00:39:22Ces derniers ont été hospitalisés en urgence absolue.
00:39:24Face au narcotrafic très présent à ville urbaine,
00:39:27notamment dans le quartier de Grand Clément où s'est déroulée l'attaque,
00:39:29les habitants dénoncent un climat de peur omniprésent.
00:39:32Jusqu'à temps qu'on y était, on est presque obligé de les chasser
00:39:35pour ne pas avoir un problème, pour ne pas qu'ils s'installent chez nous.
00:39:38Demain, si dans la rue, je vous dis, allez, pousse-toi de là, laisse-moi passer,
00:39:42il y en a un qui peut descendre et vous dire dessus.
00:39:44C'est toujours pareil.
00:39:45Quoi qu'il arrive, dès qu'on est en ville, etc.,
00:39:47les regards ne trompent pas, malheureusement.
00:39:49La division de la criminalité territoriale a été saisie, contactée.
00:39:53La préfecture a annoncé qu'elle allait renforcer la présence policière dans ville urbaine,
00:39:57en ciblant particulièrement le quartier prioritaire de Grand Clément.
00:40:00Je disais d'excédé, en fait, moi je trouve quand même dans le ton qu'ils sont presque désabusés.
00:40:05Surtout ce couple au début qui dit, non, mais ça fait des années qu'on vit ça.
00:40:08Il y a de quoi se lamenter, en effet.
00:40:10Tout a été dit 20 fois, on risque de se réciter.
00:40:12Mais ceux qui n'ont pas les moyens de se loger ailleurs, c'est ça qui est terrible.
00:40:15Ce que j'observe, c'est qu'une fois de plus, l'État de droit dont on nous rebat les
00:40:19oreilles
00:40:19est incapable d'imposer ses normes quand il s'agit effectivement d'entrer dans les détails
00:40:23et de protéger des populations.
00:40:24L'État de droit protège les citoyens parfois, mais il protège aussi les délinquants.
00:40:29Il protège maintenant plus les délinquants que les citoyens.
00:40:32Ça, c'est la première observation.
00:40:32La deuxième observation, c'est que si l'on ne fait rien, là ce sont encore des situations
00:40:36qui sont maîtrisables, ce sont des petits feux si je puis dire, mais si l'on ne fait rien
00:40:40à échéance de quelques années, 5 ans, 10 ans, je ne sais pas, on pourrait avoir
00:40:43effectivement les phénomènes de mexicanisation que l'on observe déjà en certains points
00:40:48d'un territoire, en certains points des contre-sociétés, comme vous les avez décrites,
00:40:52qui sont des véritables séparatismes où se sont installés des États dans l'État.
00:40:56Et si l'on ne fait rien aujourd'hui, effectivement, il pourrait y avoir ces pieuvres tentaculaires
00:41:00qui font qu'au Mexique aujourd'hui, vous avez la population qui,
00:41:02qui se mobilise en soutien à des trafiquants qui ont été arrêtés, parce qu'effectivement
00:41:07ces trafiquants-là, par leurs oeuvres sociales, il y a des oeuvres sociales qui s'installent
00:41:11au cœur de ces cités et qui permettent maintenant une solidarité de l'environnement.
00:41:15C'est-à-dire que l'environnement est passif, parce que l'environnement, souvent,
00:41:17pas toujours, mais gagne également les redistributions de l'argent d'argent.
00:41:21Et souvenez-vous, souvenez-vous, pour ceux qui ont vécu cette époque,
00:41:25oui, tous, tant qu'on est là, Pablo Escobar, en Colombie, c'est exactement ce qu'il faisait.
00:41:29Et que vous avez vu toutes les séries d'Arcos, etc., qui sont consacrées.
00:41:32– Oui, mais… – C'était un robin des bois.
00:41:34Il distribuait tellement que la population lui était acquise.
00:41:36– Non, mais c'est… en fait…
00:41:40– Enfin, c'est vieux comme le monde, cette technique-là.
00:41:42– Non, mais effectivement, comme on dit, la nature a horreur du vide.
00:41:46Dans ces quartiers, quand vous avez mis en place des interventions extrêmement importantes
00:41:52en termes de financement, de subventions pour la rénovation urbaine,
00:41:56pour tout ce qui est action sociale, pratiquement le tout gratuit,
00:41:59mais sans changer de paradigme par rapport à ce trafic de drogue
00:42:02qui gangrène ces quartiers, avec l'OMERTA qui s'est installé,
00:42:06et effectivement un écosystème, un écosystème où on achète aussi la paix sociale,
00:42:11mais aussi la question des mineurs qui sont embrigadés,
00:42:15et l'État ferme les yeux.
00:42:16Donc c'est effectivement, comme a dit Yvan, c'est la faillite de l'État aujourd'hui.
00:42:20Mais moi, je suis extrêmement inquiète aussi, parce que ces habitants, aussi la majorité,
00:42:26qui ne peuvent pas, comme vous l'avez dit, déménager, ils sont pris aussi en étage.
00:42:30C'est eux qui subissent aussi toute cette délinquance, ces agressions.
00:42:33Le petit Salahadine, c'était il y a une semaine,
00:42:36qui s'est fait tuer par un chauffard de 17 ans, multirécidiviste,
00:42:42et qui n'avait pas le permis.
00:42:44C'est dans un quartier que ça s'est passé.
00:42:45Vous voyez, la petite Soukaina qui faisait ses leçons dans sa chambre,
00:42:49elle s'est fait tuer, justement, parce qu'il y avait un règlement de compte.
00:42:53Yvan, je dis ça, la paix sociale, les œuvres sociales, charité, etc.,
00:42:59ça rappelle une autre méthode aussi.
00:43:00C'est celle des frères musulmans.
00:43:01Oui, bien sûr.
00:43:02Parce que pour s'acheter les services ou le silence d'une population,
00:43:07ou l'embrigader, on passe aussi par ça dans différentes strates de la société,
00:43:13y compris religieuses.
00:43:14Oui, et c'est particulièrement vrai, effectivement, dans certains quartiers
00:43:16où les frères musulmans ont mis en place une aide aux devoirs
00:43:20pour embrigader la jeunesse après l'école,
00:43:23ont mis en place des clubs de sport pour, là aussi, embrigader la jeunesse.
00:43:28Donc, les frères musulmans manient très, très bien cette arme,
00:43:31qui est véritablement une arme pour embrigader une partie de la jeunesse.
00:43:34Et on voit que ça fonctionne.
00:43:35Oui, des subventions publiques.
00:43:37Puisque tous les sondages le montrent.
00:43:39Mais moi, je m'étonne qu'on en soit encore à diffuser ce genre de reportage.
00:43:43Parce qu'Emmanuel Macron nous a dit qu'il était fier de son bilan.
00:43:47Emmanuel Macron, quand il est allé à Marseille, il nous a dit
00:43:49qu'on est en train de marquer des points dans la lutte contre les stupéfiants.
00:43:53Donc, manifestement, la réalité dément le président de la République
00:43:55qui devrait ouvrir les yeux.
00:43:57Bon, on va faire un parallèle aussi, parce que ce sera la suite logique
00:44:01dans l'heure qui suit.
00:44:02Là, vous avez rendez-vous avec...
00:44:05Non, j'allais dire l'heure des livres, pas du tout.
00:44:07Je suis encore restée coincée.
00:44:09Regardez ce qui se passe au Mexique.
00:44:10Alors, le Mexique a carrément basculé dans un climat de terreur
00:44:13qui est incompréhensible pour nous, Européens.
00:44:16J'espère qu'on ne verra jamais ça chez nous, mais sait-on jamais.
00:44:18On a un grand spécialiste du Mexique qui viendra,
00:44:20qui a écrit un ouvrage, qui a vécu là-bas,
00:44:22qui était correspondant pour de nombreux quotidiens français.
00:44:25Frédéric Saliba va nous rejoindre et va nous dire
00:44:27qui était ce El Mancho, ce chef du puissant cartel Jalisco Nueva Génération
00:44:34qui a été éliminé et qui a donné lieu à ces scènes de représailles.
00:44:38A tout de suite.
00:44:43De retour avec vous, il est 16h.
00:44:45C'est l'heure du journal avec Margot Siffer.
00:44:47On parle de ces trois départements qui sont toujours en vigilance rouge
00:44:50pour les crues.
00:44:51La Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire,
00:44:54deux autres en vigilance orange, la Sarthe et la Charente.
00:44:58Les cours d'eau en cru dans l'Ouest ont commencé à baisser légèrement ce week-end,
00:45:02ce qui a permis aux écoliers d'effectuer une rentrée scolaire presque normale ce matin.
00:45:06Des écoliers qui ont par endroits été déposés à l'école par les 4x4 de la gendarmerie.
00:45:11C'est notamment le cas dans la commune de Courcoury, en Charente-Maritime.
00:45:15Un ramassage scolaire particulier pour le plus grand bonheur des élèves.
00:45:20En sujet de Viviane Hervier.
00:45:246h30 ce lundi matin, le 4x4, un peu bruyant de la gendarmerie,
00:45:28fait son entrée à Courcoury.
00:45:30Il fait encore nuit, pourtant une certaine agitation règne dans les rues
00:45:33de cette petite commune de 730 habitants.
00:45:36En ce jour de rentrée des classes, une trentaine d'élèves vont devoir emprunter
00:45:40ce moyen de locomotion assez inhabituel pour rejoindre leur établissement.
00:45:45Allez, c'est parti.
00:45:47Pour les gens qui partent à 6h45, il y aura le TRM qui est devant.
00:45:51L'embarquement se fait dans la bonne humeur.
00:45:54Certains parents sont du voyage.
00:45:56Ah ben, vous allez à l'école, vous !
00:45:57Ben oui, mais vous accompagnez la fille !
00:46:00Avec 37 jours de pluie consécutifs, la crue de la Charente n'en finit pas et la ville est cernée
00:46:05par les eaux.
00:46:06On se trouve sur une crue exceptionnelle et avec, bien sûr, une particularité,
00:46:11c'est de faire sortir et de faire rentrer nos habitants.
00:46:14Toute la journée, de 5h30 jusqu'à 20h30.
00:46:17Seuls les véhicules rehaussés de la gendarmerie ont une chance de passer sans noyer leur moteur.
00:46:22Grâce à leurs 4 roues motrices, ils sont capables de traverser des zones inondées à plus de 1 mètre de
00:46:27hauteur.
00:46:28J'ai amené mon garçon qui va au collège.
00:46:31Comme ça, après, il va arriver de l'autre côté.
00:46:33On va avoir une navette qui l'amène au bus, qui l'amènera au collège.
00:46:36Donc, ça lui allonge un peu le temps de trajet, mais au moins, il peut aller à l'école.
00:46:38Donc, ça, c'est déjà un gros plus.
00:46:40Un temps de trajet un peu rallongé, mais à l'arrivée, l'impression d'avoir vécu une petite aventure, un
00:46:46peu hors du commun.
00:46:47L'opération devrait durer toute la semaine.
00:46:51Qui dit décru, dit aussi nettoyage, recensement des dégâts et, bien sûr, les réparations à venir.
00:46:56Oui, c'est notamment le cas en Géronde qui a été balayé, non pas par une, mais par deux tempêtes,
00:47:00Nils et Pedro.
00:47:01Un reportage signé Julia Ferrantz.
00:47:06Après 40 jours de pluie consécutif, l'heure est désormais au nettoyage.
00:47:11A Langon, la décrue s'amorce lentement.
00:47:14Le niveau de la Garonne s'élevait encore à 8,28 mètres samedi à 15h, contre 8,68 mètres la
00:47:20veille à la même heure.
00:47:21Les sinistrés vident leur maison touchée par la montée des eaux et peuvent compter sur la solidarité de la commune
00:47:28dans ces moments éprouvants.
00:47:29On vient de terminer un gros travail de nettoyage, décapage des sols.
00:47:34On a sorti énormément de choses de la maison, y compris les souvenirs.
00:47:40Mais c'est bien parce que du coup aussi on n'est pas seul, non seulement pour le travail physique,
00:47:45mais également pour le travail émotionnel.
00:47:46Cette crue, la plus importante depuis 1981 pour cette commune, a privé d'électricité près de 700 foyers et une
00:47:55soixantaine ont été coupées d'eau potable pendant plusieurs jours.
00:47:5816 rues de la ville ont été fermées simultanément selon la mairie, où le nettoyage continue.
00:48:03Il y a énormément de boue, la Garonne et le Brillant laissent énormément de limon.
00:48:08Donc tant que c'est, je vais dire mou, il faut nettoyer parce que ça part, ça s'évaquit plus
00:48:13facilement, parce que ça durcit très très vite.
00:48:15Après c'est beaucoup plus compliqué pour intervenir et c'est beaucoup beaucoup plus long.
00:48:19La commune a engagé une demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle des inondations
00:48:24pour permettre une évaluation précise des dégâts et indemniser les agriculteurs qui ont perdu leur récolte.
00:48:32Notez que deux motions de censure ont été déposées ce matin contre le gouvernement, l'une par LFI et l
00:48:38'autre par le RN.
00:48:39Il proteste contre la publication par décret de la stratégie énergétique de la France d'ici à 2035.
00:48:46Le RN dénonce un acte illibéral contre le Parlement.
00:48:50Il pointe également du doigt une politique qui ment sur le nucléaire et fait peser un risque majeur sur les
00:48:56finances publiques.
00:48:57En parlant de finances, sachez que vos données bancaires ont peut-être été piratées.
00:49:01Depuis fin janvier, les données d'1,2 million de comptes bancaires ont été consultées illégalement.
00:49:08Si vous êtes concerné, vous avez déjà reçu ou bien vous allez recevoir une alerte sur votre téléphone portable.
00:49:14Alors que faire dans ce cas ? Les explications de Viviane Hervé.
00:49:19Si vous avez reçu ce mail de la part de la Direction Générale des Finances Publiques,
00:49:24c'est que vous faites partie des 1,2 millions de personnes dont les données bancaires risquent d'avoir été
00:49:29piratées.
00:49:30La cyberattaque d'une ampleur inédite a visé le fichier FICOBA qui regroupe l'ensemble des comptes bancaires ouverts en
00:49:38France.
00:49:38Voici les données susceptibles d'avoir été récupérées.
00:49:41Votre nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance, vos coordonnées bancaires, IBAN et RIB, ainsi que votre identifiant fiscal.
00:49:50Bonne nouvelle, ces informations ne permettent pas d'accéder directement à votre compte bancaire ni à votre carte de crédit.
00:49:56En revanche, ces données sont très intéressantes pour des fraudeurs professionnels.
00:50:01Leur tentative d'extorsion va être beaucoup plus pertinente dans le sens où elle a des informations qui sont correctes,
00:50:07elles sont vraies.
00:50:08C'est-à-dire, demain, on vient vous contacter avec votre nom, numéro fiscal, votre adresse, votre numéro de téléphone,
00:50:15avec tout ça.
00:50:15Et on va vous dire, finalement, vous n'avez pas payé une amende de tant de centaines d'euros, allez
00:50:21la payer sur ce site.
00:50:22Et en général, ce sera un site frauduleux détenu par des cybercriminels.
00:50:26Autre arnaque possible à partir d'un IBAN ou d'un RIB, de faux créanciers peuvent falsifier des mandats CEPA,
00:50:32imiter votre signature et demander l'exécution de prélèvements sur votre compte.
00:50:36Il est donc recommandé de mettre à jour auprès de votre banque la liste des créanciers autorisés
00:50:41et de vérifier régulièrement les opérations par prélèvement débitées sur votre compte.
00:50:48Un mot à présent de cette tempête de neige historique qui est en train de balayer l'état de New
00:50:54York en ce moment même.
00:50:55Avec jusqu'à 70 cm de neige attendue et des rafales de vents glaciales qui pourraient atteindre les 80 km
00:51:01par heure.
00:51:02L'état d'urgence a été décrété avec des déplacements interdits jusqu'à midi, heure locale et la fermeture des
00:51:08établissements scolaires.
00:51:10200 000 foyers sont privés d'électricité et tout le nord-est du pays est en état d'alerte maximale.
00:51:15Et puis toujours dans l'actualité internationale, ces nouvelles frappes russes qui se sont exercées ce lundi en Ukraine.
00:51:21Trois personnes ont été tuées, deux dans la région d'Odessa, une autre dans celle de Zaporizhia.
00:51:27Une énième attaque à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine.
00:51:32Emmanuel Macron appelle l'Union Européenne à avancer pour adopter de nouvelles sanctions contre Moscou.
00:51:37Merci beaucoup ma chère Margot.
00:51:39On vous retrouve à 16h30 avec d'autres infos ou des infos réactualisées, notamment en ce qui concerne peut-être
00:51:44les intempéries.
00:51:45Nos invités pour cette deuxième heure d'émission, Johan Izaï qui est resté parmi nous, ainsi que Naïma M. Fadel
00:51:50et Amory Brelet qui nous a rejoints.
00:51:52Et puis on va aussi retrouver dans un instant Vincent Farandège et Bérénice de Villeflorio.
00:51:59Bonjour Bérénice, vous êtes journaliste économie pour CNews.
00:52:03Pourquoi je vous ai fait venir ? Parce qu'on va parler du Mexique.
00:52:05Le Mexique qui a basculé dans un climat de terreur incompréhensible pour nous Européens.
00:52:10L'armée a abattu dimanche le baron de la drogue, Nemesio Oseguera, alias El Mencho.
00:52:15C'est le chef d'un puissant cartel pour lequel les Etats-Unis offraient une récompense allant jusqu'à 15
00:52:20millions de dollars.
00:52:23Je vous propose de voir ce qui s'est passé en plusieurs points du pays.
00:52:26Et puis on y revient dans le détail avec Vincent Farandège.
00:52:29Le sujet est signé Corenta Alonso avec Marine Sabourin.
00:52:33La panique s'empare de l'état de Ralisco.
00:52:36Les hommes armés du cartel Ralisco-Nueba Génération mettent littéralement le feu à la région.
00:52:41Ils s'en prennent aux stations essence, attaquent des bus et des véhicules, bloquent les routes, foncent sur les centres
00:52:49commerciaux et pillent les banques.
00:52:53Nous vivons des heures critiques lors desquelles plusieurs incidents se sont produits dans différents endroits de l'Etat.
00:53:00L'objectif principal pendant cette journée a été de sauvegarder la vie des personnes.
00:53:06L'armée mexicaine a abattu hier le chef du cartel, Nemesio Oseguera.
00:53:11Les Etats-Unis offraient 15 millions de dollars pour sa capture.
00:53:15Les habitants sont invités à la plus grande prudence.
00:53:18La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, appelle au calme.
00:53:22L'ambassade américaine adresse un message à ses concitoyens.
00:53:26En raison des opérations de sécurité en cours, des barrages routiers et des activités criminelles,
00:53:31les citoyens américains se trouvant dans les lieux mentionnés doivent se mettre à l'abri jusqu'à nouvel ordre.
00:53:35Dans quatre mois, le stade de Guadalajara doit accueillir quatre matchs de la Coupe du Monde de football.
00:53:42Pour comprendre tous les tenants et aboutissants de cette vague de terreur,
00:53:46bonjour Vincent Farandage, vous êtes penché sur la carte du Mexique
00:53:49pour comprendre quelles étaient les régions concernées et saisir l'ampleur du phénomène.
00:53:54C'est assez simple, c'est la grande majorité des états mexicains qui ont été touchés hier par ces violences.
00:54:00En témoigne cette carte non exhaustive, puisqu'en tout, 20 états sur les 32 que compte le Mexique
00:54:05ont été touchés par ces violences, avec au moins 250 blocages signalés.
00:54:12Cela se traduit par des voitures, des camions, des bus brûlés, incendiés à même la route,
00:54:17principalement sur les axes principaux, sur les autoroutes par exemple.
00:54:20Les médias, les touristes et les habitants sur place ont également constaté plusieurs actions violentes
00:54:26qui avaient été menées, notamment des attaques de banques, des attaques de pharmacies ou encore des magasins.
00:54:32L'état le plus touché par ces violences, c'est l'état de Jalisco,
00:54:35contrôlé justement par ce fameux cartel que dirigeait El Mencho.
00:54:38C'est un secteur très touristique, notamment les villes de Guadalajara et de Puerto Vallarta,
00:54:43où beaucoup de touristes sont actuellement coincés, notamment américains.
00:54:47Dans cet état justement de Jalisco, l'alerte rouge a été déclenchée.
00:54:51C'est l'équivalent de l'état d'urgence pour nous en France, c'est-à-dire pas de transport
00:54:55public.
00:54:56Les événements ou rassemblements de personnes ont été annulés.
00:54:59Alors, selon le gouvernement mexicain, la majorité de ces blocages ont été levés, évacués, du moins hier soir.
00:55:06Néanmoins, on l'a appris il y a quelques minutes, 2500 soldats supplémentaires ont été déployés dans l'ouest du
00:55:11pays,
00:55:11c'est-à-dire dans ce secteur.
00:55:12Alors, on va essayer de proposer ce El Mencho et pourquoi il pesait autant finalement ?
00:55:17De son vrai nom, Nemesio Osegara Cervantes, c'est lui qui a fondé en 2009 ce cartel,
00:55:23le cartel Jalisco Nueva Generation, le CJNG.
00:55:27C'est tout simplement l'organisation la plus puissante au Mexique,
00:55:30connue pour son ultra-violence, notamment contre les autorités,
00:55:33avec des opérations meurtrières, contre des procureurs, contre l'armée mexicaine,
00:55:37ou encore contre les policiers.
00:55:39El Mencho a fait partie, une partie en tout cas de sa jeunesse aux Etats-Unis,
00:55:44desquelles il a été expulsé pour trafic d'héroïne.
00:55:47Mais de retour au Mexique, il a été brièvement policier,
00:55:50avant de s'engager très rapidement avec un autre cartel, le cartel Del Millenio.
00:55:55Puis sur les cendres de ce cartel, il va créer celui que l'on connaît désormais, le CJNG,
00:56:00qui a d'ailleurs été placé sur la liste des organisations terroristes aux Etats-Unis,
00:56:04parce que principal producteur de fentanyl et de méthamphétamines.
00:56:08Enfin, Washington avait mis sur sa tête une prime de 15 millions de dollars pour sa capture.
00:56:14Merci beaucoup.
00:56:15Bérénice, on va se pencher avec vous, tandis que Frédéric Saliba, je vous le présente tout de suite, nous a
00:56:18rejoint.
00:56:19Bonjour Frédéric, merci.
00:56:20Parce que vous, vous êtes un spécialiste incontestable de ce pays.
00:56:23Je rappelle que vous avez passé, je pense, une vingtaine d'années au Mexique.
00:56:26Vous y avez été correspondant pour de grands quotidiens nationaux.
00:56:29Vous avez même écrit un livre qu'on va découvrir qui s'intitule « Cartel ».
00:56:32Vous vous êtes penchés évidemment sur ce phénomène que nous, on saisit mal en France.
00:56:36C'est pour ça que vous allez nous éclairer.
00:56:37Vous voyez, c'est paru aux éditions du Rocher avec ce sous-titre « Voyage au pays des narcos ».
00:56:44Et donc cette une et cette image qui se passe de commentaires évidemment sur cette déferlante blanche finalement
00:56:52et qui commence à affluer aussi en Europe.
00:56:54Mais j'aimerais quand même justement qu'on se penche avec vous, Bérénice, sur l'économie du narcotrafic.
00:56:59Et à quel point ça pèse sur l'économie du Mexique aujourd'hui ?
00:57:02Alors déjà, il y a un effet très brutal, très immédiat depuis ce week-end,
00:57:07après l'annonce de la mort d'El Mancho.
00:57:09On a vu des représailles directes, on en parlait justement.
00:57:11250 blocages, en tout cas répertoriés.
00:57:14Des barrages, des véhicules incendiés, des banques pillées.
00:57:18Donc tout ça, des vols suspendus, tout ça a un impact direct.
00:57:22Quand vous bloquez des routes, vous fermez une ville, vous coupez l'activité en temps réel.
00:57:28Ensuite, à l'échelle macro, on parle d'un coût massif, un coût économique massif.
00:57:34Alors, les derniers chiffres qu'on a datent de décembre de l'année dernière.
00:57:38L'Institut pour l'économie et la paix estime l'impact de la violence liée au crime organisé à 245
00:57:45milliards de dollars en 2024.
00:57:48C'est 18% du PIB mexicain.
00:57:52Alors, attention, parce que quand on dit 18% du PIB, on ne parle pas d'un secteur qui produit
00:57:5818% du PIB,
00:57:59mais d'un coût total, sécurité, justice, santé, perte de revenus futurs, consommation et investissement sacrifié,
00:58:07donc qui est à hauteur de 18% du PIB.
00:58:10Alors, il y a un exemple concret qui était sorti dans la presse en fin d'année.
00:58:14C'était la ville, Frédéric me dira si je prononce bien, Sinaloa au Culiacan.
00:58:23C'était un exemple.
00:58:24Le Culiacan, c'est la ville et le Sinaloa, c'est l'État.
00:58:27C'était dans la série Narcos d'ailleurs.
00:58:28Oui.
00:58:29Sur le Mexique.
00:58:30Merci pour cette précision.
00:58:32Alors, cette ville, en fait, on a vu qu'elle affichait, donc elle était sous emprise de ces narcotrafiquants,
00:58:37elle affichait déjà une prospérité très visible avec des centres commerciaux, des boutiques haut de gamme,
00:58:42des cliniques de chirurgie esthétique dopées par le blanchiment dans la restauration, l'immobilier et certaines activités de service.
00:58:49Et puis, on a vu que cet argent facile, c'était ça le problème, crée une inflation locale, une distorsion
00:58:56des prix.
00:58:57Tout devient cher, les salaires ne suivent pas derrière et l'économie se spécialise dans des services alimentés par le
00:59:03cash.
00:59:04Cette ville a été victime d'insécurité puisque la bulle s'est installée.
00:59:10Et là, on a vu que l'activité a été vraiment impactée, c'est-à-dire que les commerces, les
00:59:15restaurants fermaient tôt à 19h, les locaux se vidaient.
00:59:17Évidemment, les touristes ne venaient plus dans cette ville.
00:59:22Résultat, on a un résultat chiffré.
00:59:24L'union des commerçants évoque près de 2000 commerces fermés, 20 000 emplois supprimés en moins d'un an.
00:59:31Et on a vu sur la même période, les investissements chutés de 86%.
00:59:38L'économie locale est revenue au niveau de 2018.
00:59:40Merci beaucoup.
00:59:41On a un peu pris par le temps, donc on n'aura pas le temps de se pencher pour le
00:59:44comparatif avec la France.
00:59:46On sait qu'en France, le marché de stupéfiants génère à peu près, à la louche, 6 à 7 milliards
00:59:51d'euros de chiffre d'affaires.
00:59:53Donc, c'est évidemment sans commune mesure.
00:59:54Alors, Frédéric, on va profiter de votre expertise, bien évidemment.
00:59:57Je lui disais, vous avez passé 20 ans là-bas.
00:59:59Évidemment, ce n'est pas la première fois qu'on est confronté quand même à des vagues de violence.
01:00:02Mais j'imagine que c'est sans commune mesure avec tout ce que vous avez pu vivre à titre personnel,
01:00:05là.
01:00:06Oui, alors, on avait déjà vu des choses comme ça.
01:00:08Vous l'avez parlé à Culiacán, c'est déjà arrivé.
01:00:10El Mancho était particulièrement un narcotrafiquant connu pour sa violence.
01:00:15Et c'était un peu sa technique, ces narcos.
01:00:18Le gouvernement mexicain avait essayé de l'arrêter.
01:00:21Et ses hommes avaient même tiré au lance-roquette contre un hélicoptère, je me souviens.
01:00:24Donc, il y a eu comme ça des choses importantes.
01:00:26Ce qu'on n'avait jamais vu, c'est une telle couverture géographique sur 20.
01:00:29C'est quand même 20 des 32 États mexicains.
01:00:31Donc, on voit un peu la force.
01:00:32Attention, El Mancho, c'est le narcotrafiquant le plus important de tout le continent américain,
01:00:38voire du monde.
01:00:40Puisque aujourd'hui, on sait très bien que le cartel Radisco Nouvelle Génération fournit en cocaïne la France.
01:00:45Et donc, il est présent en Europe, il est présent en Océanie, il est présent en Asie.
01:00:48Donc, il surclasse les Colombiens, si j'ai bien compris.
01:00:50Complètement.
01:00:51Les Mexicains, d'ailleurs, ont pris la main sur tout le continent et travaillent avec les Colombiens.
01:00:55Et les Colombiens sont des prestataires des Mexicains.
01:00:58On ne peut pas faire de comparaison hasardeuse, évidemment, avec ce qui se passe en France.
01:01:02Mais quel langage, vous, vous utiliseriez pour décrire ce qui se passe ici, chez nous,
01:01:08en comparaison, on parlait d'économie, mais dans la proportion que ça prend,
01:01:12pour reprendre les termes de certains ministres ?
01:01:14Est-ce que vous voulez reprendre à votre compte ?
01:01:15Bruno Retailleau a parlé de mexicanisation.
01:01:17Moi, je ne partage pas ce point de vue.
01:01:18D'abord, parce que le Mexique ne se limite pas au narcotrafic.
01:01:21C'est un grand pays qui a d'autres choses.
01:01:23Moi, je parlerais plutôt de cartélisation.
01:01:26Parce qu'en effet, il y a une structuration du narcotrafic français
01:01:29qui s'explique assez naturellement avec l'explosion de la cocaïne.
01:01:31Et cette explosion de la cocaïne a créé des liens entre les mafias latinas,
01:01:36colombiennes, mexicaines, et nos organisations françaises et européennes.
01:01:40Et donc, en effet, il y a une structuration de notre crime organisé.
01:01:43Et puis, il y a aussi, vous parliez de cette série narcos,
01:01:46enfin narcos, mais il y a d'autres séries qui ont énormément influencé
01:01:49nos narcotrafic en français.
01:01:51Il y en a même certains qui reprennent des surnoms type Ralisco ou Nemezio,
01:01:57qui est le prénom d'El Mancho, qui a été assassiné.
01:02:00Et donc, nous avons, notamment dans la DZ Mafia,
01:02:03des dirigeants de la DZ qui se sont inspirés de la croissance mafieuse absolument énorme d'El Mancho.
01:02:08Ce qu'on n'a pas dit, c'est qu'El Mancho est devenu le leader,
01:02:11en tout cas le narcotrafiquant le plus important de tout le continent,
01:02:15en une quinzaine d'années à peu près, et en utilisant notamment la violence.
01:02:18Et c'est cette violence comme mode de gestion
01:02:21qui est en train de venir, toute proportion gardée avec la France.
01:02:25Au Mexique, on parle d'à peu près 30 000 homicides par an.
01:02:28En France, on est à une centaine liée au narcotrafic.
01:02:31Donc, on n'est pas du tout dans la même proportion.
01:02:32Il y a un successeur désigné, ce El Mancho ?
01:02:35Alors, il y en a trois qui circulent là, un peu des noms.
01:02:38Il y avait un successeur désigné qui était son fils,
01:02:40mais il se trouve qu'il a été arrêté et il a été condamné à perpétuité aux Etats-Unis,
01:02:43assez récemment d'ailleurs.
01:02:44Et donc, là, aujourd'hui, c'est plutôt des lieutenants.
01:02:47Et ce qu'on peut imaginer, et ce qui est d'ailleurs assez inquiétant,
01:02:49c'est qu'on peut imaginer une guerre intestine
01:02:51à l'intérieur du cartel de Jalisco Nouvelle Génération
01:02:55pour la succession d'El Mancho.
01:02:56Ça, c'est possible.
01:02:57Alors, je vais vous faire écouter un général mexicain.
01:02:59Je crois qu'on avait aussi le son de la présidente du Mexique
01:03:01pour faire réagir à comment ça pourrait se finir, toute cette histoire.
01:03:09Depuis hier soir, on a rassemblé et on continuera de le faire aujourd'hui
01:03:12des militaires supplémentaires en provenance du centre de la République
01:03:16et des Etats limitrophes de Jalisco
01:03:20pour un total de 2 500 soldats en renfort.
01:03:27C'est la force de frappe de ce cartel réel versus l'armée.
01:03:32Est-ce que l'armée est en mesure de reprendre la main rapidement ?
01:03:34Oui, alors, l'Etat mexicain est plus puissant que les cartels.
01:03:37Il ne faut pas penser non plus que les cartels.
01:03:38Les cartels sont puissants sur un plan local, régional.
01:03:41Et c'est d'ailleurs ce qui se passe dans la banlieue de Guadalajara,
01:03:43qui est la deuxième ville du pays,
01:03:44et on voit justement ce qui peut se passer.
01:03:46Localement, oui, en effet, les forces peuvent se tenir quand même.
01:03:50D'où le fait de déployer des nouveaux militaires.
01:03:53Le problème de développer des nouveaux militaires,
01:03:54c'est que vous pouvez rentrer dans une spirale de violence
01:03:57en enflammant le pays.
01:03:58Donc, il faut un peu gérer ça avec un peu de tact.
01:04:01Cela dit, les informations que j'ai actuellement,
01:04:04c'est que les narco-barrages sont en train de se calmer pour l'instant.
01:04:07Ce qui ne veut pas dire que dans les jours à venir,
01:04:09on ne peut pas avoir de nouveau des explosions de violence
01:04:14par rapport au fait qu'il y a en fait une confrontation maintenant directe
01:04:18entre le cartel Ralisco Nouvelle Génération et le gouvernement mexicain.
01:04:22Le gouvernement mexicain était très tolérant vis-à-vis de ce cartel
01:04:24quand même pendant pas mal de temps.
01:04:25Et c'est sous la pression de Donald Trump qu'on voit ce type d'action.
01:04:29Donc là, il y a une réplique, une représaille du cartel
01:04:32en direction du gouvernement mexicain.
01:04:33On peut faire de surenchères, mais est-ce qu'il pourrait y avoir
01:04:35une tentation à la boucler aussi au Mexique
01:04:38d'enfermer comme ça tous les opposants de manière un peu arbitraire
01:04:42ou de faire des coups de filet massifs pour tenter de résoudre le problème ?
01:04:44Alors, ça a été fait un petit peu dans le passé,
01:04:46mais en fait la politique de la présidente mexicaine,
01:04:48qui est une présidente de gauche, est à l'inverse.
01:04:50C'est-à-dire que c'était l'idée d'arrêter cette guerre,
01:04:53d'arrêter cette confrontation frontale qui en fait met le feu aux poudres
01:04:57et qui était justement de faire la paix.
01:04:59La présidente mexicaine ne parlait plus de guerre.
01:05:01Et c'est sous la pression de Donald Trump
01:05:03qu'elle se plie sous la menace de représailles douanières
01:05:08qui pourraient nuire à l'économie mexicaine.
01:05:11Alors, il y a quand même une question qui nous intéresse au premier chef.
01:05:13On s'inquiète un peu pour nos ressortissants
01:05:14parce que déjà il y a des consignes qui ont été données par Quai d'Orsay.
01:05:17Cette violence aveugle, on sait qu'elle frappe n'importe où.
01:05:20Elle s'en prend aux civils.
01:05:20Moi, j'ai vu des stations-service en feu, des bus incendiés.
01:05:24Il y a beaucoup de Français au Mexique, en tout cas dans les régions concernées ?
01:05:27Oui, il y a beaucoup de Français, notamment à Guadalajara.
01:05:29Il y a une grande communauté française.
01:05:32Et d'ailleurs, le gouvernement français a fait un appel à faire attention.
01:05:35Pourquoi ? Parce que c'est particulièrement les transports
01:05:38qui sont en fait les routes, les aéroports.
01:05:42Et pour l'instant, ce qui est quand même très important,
01:05:44c'est qu'il n'y a pas de victime civile.
01:05:45Depuis hier, rien ne s'est passé.
01:05:47On n'a pas déclaré un seul mort.
01:05:49Donc on est face à un développement de la violence qui est visuel, médiatique.
01:05:53Et c'est pour ça que c'est un message de narco-terreur pour faire peur.
01:05:57Mais on n'est pas encore dans une confrontation sanguinaire
01:06:00entre le gouvernement et les narcotrafiquants.
01:06:03Cela dit, dans les jours à venir, on ne sait pas ce qui peut se passer.
01:06:06Une dernière question.
01:06:08Est-ce qu'il agissait à El Mancho comme un robin des bois ?
01:06:11Comme on a pu le voir en son temps, Pablo Escobar qui faisait des offres caritatives,
01:06:15qui distribuait de l'argent justement pour acheter la paix civile
01:06:17et pour acheter aussi les quartiers.
01:06:19Oui, alors c'est le grand mythe.
01:06:20Et d'ailleurs, vous parliez des pertes d'argent, mais il faut parler aussi des gains.
01:06:23Le narcotrafic générait entre 20 et 40 milliards de dollars par an au Mexique.
01:06:28Et que cet argent est aussi utilisé dans des communautés pauvres
01:06:31avec des distributions de vivres, des stades de foot, des terrains de football, etc.
01:06:37Mais attention, c'est toujours un peu l'idée de l'armée de réserve,
01:06:40c'est que le narcotrafic et les cartels ont besoin de pauvreté.
01:06:43C'est la pauvreté qui fait le lit de la criminalité.
01:06:45Donc les cartels de la drogue ne résoudront jamais la question de la pauvreté dans un pays.
01:06:48Ils ont besoin de pauvres pour pouvoir avoir des recrudes.
01:06:51Parce que c'est de la chair à canon.
01:06:51Voilà, exactement.
01:06:52Merci beaucoup de nous avoir éclairés sur ces questions.
01:06:55C'était un plaisir de vous recevoir.
01:06:56On vous laisse filer parce que vous êtes un homme très demandé en ce moment,
01:06:59pour votre expertise précisément.
01:07:01On a marqué une petite pause.
01:07:01Et on vient à d'autres sujets d'actualité,
01:07:04notamment la mort de Quentin et la tournure politique
01:07:06que c'est en train de prendre en France,
01:07:08avec sans doute un climat qui va peser en vue des municipales
01:07:12et bien sûr de la présidentielle à suivre.
01:07:13A tout de suite.
01:07:16Nous sommes de retour à 16h30.
01:07:18C'est bien sûr l'heure du journal avec vous, Margot Siffer.
01:07:21Trois départements sont toujours en vigilance rouge pour les crues.
01:07:24Attention.
01:07:24La Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Manet-Loire.
01:07:28Deux autres en vigilance orange.
01:07:29La Sarthe et la Charente.
01:07:31Les cours d'eau encru dans l'ouest ont commencé à baisser légèrement ce week-end,
01:07:35ce qui a permis aux écoliers d'effectuer une rentrée scolaire presque normale ce matin.
01:07:39La politique.
01:07:40Et on a appris aujourd'hui que l'ambassadeur américain était convoqué à 19h au Quai d'Orsay.
01:07:44Une convaincation après les propos de l'administration Trump sur la mort de Quentin Deran,
01:07:49qu'elle avait pointé du doigt l'extrémisme violent de gauche.
01:07:53Jean-Noël Barraud y refusait toute instrumentalisation politique de ce drame.
01:07:57Et puis on se souvient du jeune Théo, 18 ans, poignardé à mort pour une facture télécom.
01:08:01C'était en 2021.
01:08:02L'accusé déclarait finalement irresponsable.
01:08:06Verdict vendredi dernier de la cour d'assises de Seine-et-Marne.
01:08:10Il provoque évidemment la tristesse et la colère de la mère de la victime.
01:08:14Un sujet signé Sharon Camara.
01:08:17C'est un verdict difficile à accepter pour la famille de Théo.
01:08:21Près de 5 ans après le meurtre du jeune homme de 18 ans,
01:08:24la justice a rendu sa décision après 4 jours de procès.
01:08:29Ousmane Diallo, 67 ans, a été déclarée pénalement irresponsable de son acte.
01:08:34Dans les colonnes du Figaro, la mère de Théo exprime son indignation.
01:08:38Nous avons attendu 4 ans et demi pour nous entendre dire que M. Diallo est coupable mais pas responsable.
01:08:43C'est difficile à entendre et impossible à accepter.
01:08:46C'est de la faute de qui alors ?
01:08:48Ce verdict nous a dévastés.
01:08:49On peut tuer en France sans rien avoir.
01:08:52Il avait par ailleurs déjà commis des faits de violence en 2003.
01:08:55Pourquoi son titre de séjour a-t-il été renouvelé ?
01:08:58Selon la cour d'assises de Seine-et-Marne,
01:09:00le discernement du meurtrier était aboli au moment du passage à l'acte.
01:09:04Mais pour la mère de Théo, l'homme était bien conscient des faits
01:09:07et aurait même prémédité son acte.
01:09:10Il a proféré des menaces dans la boutique la veille.
01:09:12Il a aussi pris la peine de prendre un couteau et de le cacher.
01:09:15Il avait l'air de très bien comprendre tout ce qu'il faisait.
01:09:18Désabusé par le verdict, la famille de la victime ne compte pas en rester là.
01:09:23Notre colère envers Ousmane Diallo s'est transférée vers la société et la justice.
01:09:26Nous allons faire parler de cette histoire afin de nous faire entendre.
01:09:30La cour a ordonné l'hospitalisation contrainte d'Ousmane Diallo
01:09:33en unité pour malades difficiles dans un service psychiatrique.
01:09:37Enfin, un mot de ces nouvelles frappes russes qui ont eu lieu ce lundi en Ukraine.
01:09:40Trois personnes ont été tuées, deux dans la région d'Odessa,
01:09:44une autre dans celle de Zaporizhia.
01:09:46Une énième attaque à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine.
01:09:50Emmanuel Macron appelle l'Union Européenne à avancer pour adopter de nouvelles sanctions contre Moscou.
01:09:55Merci beaucoup, ma chère Margot.
01:09:56On se retrouve demain pour un nouveau rendez-vous de l'info.
01:10:01Neymah M. Fadel, Amaury Brelet, Johan Uzaï sont toujours avec moi.
01:10:04Et on accueille Marc Menand.
01:10:05Salut Marc.
01:10:06Salut, heureuse d'être là.
01:10:07Moi aussi, figurez-vous.
01:10:09Et j'imagine aux téléspectateurs aussi de vous voir dans un autre exercice.
01:10:13Vous allez nous parler de la philosophie derrière Jean-Luc Mélenchon
01:10:15parce qu'évidemment on va revenir à la mort de Quentin de Ranck
01:10:17et de tout ce qui sont les suivis qui nous placent désormais à un point de bascule,
01:10:21de polarisation extrême évidemment de la vie politique.
01:10:24Ça aura fatalement des conséquences dans les yeux.
01:10:26On a commencé par les municipales qui se profilent.
01:10:29Jérôme Guède qui a tenu un discours parfois ambivalent sur le rapport à LFI et ou au RN.
01:10:36En tout cas, il fait preuve d'une certaine forme de lucidité sur LFI.
01:10:39Je vous propose de l'écouter.
01:10:41Il y a les paroles et il y a les actes.
01:10:44Quand encore une fois, on fait appel à ces mouvements pour assurer son service d'ordre
01:10:50mais que ce mouvement est lui-même mis en cause dans des événements problématiques.
01:10:55Et je trouve que l'inversion accusatoire aujourd'hui de la France insoumise
01:10:59est un petit peu confortable.
01:11:00Cette espèce de victimisation qui veut les dédouaner
01:11:03de ce qui est au cœur de l'engagement politique, assumer ses responsabilités.
01:11:07Il n'y a pas besoin que les politiques surfent sur ce drame.
01:11:09La France insoumise, toute seule, décide de tendre les bâtons pour se faire battre.
01:11:16C'est une responsabilité politique et donc une responsabilité morale.
01:11:20Et quand on est engagé dans le débat public, il faut assumer les conséquences de ces actes.
01:11:25Mais ça marche parce qu'ils auraient presque réussi à faire oublier qu'un homme est mort
01:11:29par la faute de l'ultra-gauche.
01:11:31Marc Mélenchon, on le rappelle quand même, c'est un admirateur de Robespierre.
01:11:36On dit qu'il s'en inspire dans la philosophie, il l'a souvent cité dans ses discours.
01:11:40Au fond, l'idée c'est quoi ? C'est la terreur au nom de la vertu ?
01:11:43Comme le disait Robespierre en son temps ?
01:11:44C'est l'incarnation de la vertu.
01:11:46C'est-à-dire que c'est un homme qui est imprégné d'une sorte de mystique.
01:11:51C'est assez incroyable parce que dans l'esprit collectif, on se dit
01:11:55« Oui, Robespierre, c'est l'homme qui était contre l'Église. »
01:11:59Il était contre l'Église, mais en revanche, c'était un homme de foi, l'être suprême.
01:12:05Il n'arrêtait pas dans ses discours d'en appeler à l'être suprême.
01:12:08Et pour lui, c'était une sorte de moine républicain.
01:12:12Il fallait que la nouvelle république qui était en train de naître
01:12:17soit une république d'êtres vertueux.
01:12:20Et il était le parangon de cette vertu.
01:12:22À partir de là, on ne transige pas.
01:12:25Toute personne qui a le moindre mot contre les décisions qui étaient les siennes,
01:12:32contre les aspirations qui étaient les siennes,
01:12:35mais c'est un traître, c'est un être à éliminer.
01:12:38Et petit à petit, alors ce qui est extraordinaire,
01:12:40c'est qu'au départ, avant la Révolution,
01:12:44cet homme qui est né dans une famille d'avocats,
01:12:49tout gamin, malheureusement, il perd sa maman quand il a 6 ans,
01:12:52il se retrouve élevé par son grand-père,
01:12:55car le père, après le décès de son épouse,
01:12:57a laissé la marmaille à la famille,
01:13:00et il est pris en charge par les curés.
01:13:03Et les curés dont l'abbé de Vasse.
01:13:06L'abbé de Vasse sera tellement fasciné par l'intelligence du môme
01:13:10qu'il fera en sorte qu'il ait à disposition des bourses
01:13:15pour suivre tout le cursus qui le conduira à Louis le Grand.
01:13:19Et à Louis le Grand à l'époque, alors qu'on est encore sous la royauté,
01:13:23qu'est-ce qui fermente ?
01:13:25Eh bien, fermente l'esprit rousseauiste.
01:13:28C'est-à-dire cette idéalisation de l'être humain.
01:13:32L'être humain n'a été pourri que par la société,
01:13:36donc il faut que la société devienne verteuse.
01:13:39Vous voyez quand même que même si on est là avec une sorte de psychopathe,
01:13:43ça n'a rien à voir avec Mélenchon.
01:13:46Mélenchon est celui qui utilise l'image d'Eureuse Bespierre
01:13:51pour que les incultes autour de lui entrent dans une fascination.
01:13:55Parce que ce qui est extraordinaire,
01:13:57c'est que cet homme qui avait une toute petite voix,
01:13:59là encore on est loin de Mélenchon,
01:14:01ce n'était pas un orateur.
01:14:02Et pour autant, par sa simple présence,
01:14:05cet homme qui était là tout pâle,
01:14:08qui avait une telle aura que les femmes lui écrivaient
01:14:14pour le demander en mariage.
01:14:17Dans la famille du Père, on était là.
01:14:19Il incarnait la bonté.
01:14:21Vous voyez que Mélenchon n'a rien à voir avec tout ça.
01:14:24Il y a beaucoup de choses qui les distinguent.
01:14:25Mais en tout cas, il a voulu s'inspirer.
01:14:26C'est très intéressant ce que vous dites.
01:14:28Amaury, petite réaction sur le discours de Jean-Luc Mélenchon.
01:14:32C'est le lieutenant aussi qui reprenne en cœur tout ce qu'il dit.
01:14:35Et on voit très bien qu'ils sont rompus à l'exercice.
01:14:39Et finalement, ils ont réussi à faire la bascule
01:14:42et à se transformer la version des valeurs
01:14:45au point que le traitement médiatique
01:14:47qu'il y a eu autour de la marche pour Quentin,
01:14:49il était absolument incroyable de la part de certains de nos confrères.
01:14:52C'est une stratégie politique totalement assumée
01:14:54qui est celle de la violence assumée à la fois dans les mots.
01:14:58Jean-Luc Mélenchon l'a dit, c'était dès 2012.
01:15:00Il a dit qu'il faut tout conflictualiser.
01:15:02Depuis, ça a été révélé notamment dans le livre-enquête
01:15:06rédigé par des journalistes du Monde et de Libération,
01:15:08donc ils ne sont pas suspects d'extrême-droitisme,
01:15:10où il a lancé en 2022, lors de la campagne,
01:15:13à un groupe de jeunes insoumis, je cite,
01:15:15« Moi, à votre place, à votre âge, les fachos,
01:15:17j'irai les cogner, les chercher, manu militari ».
01:15:21Donc il soutient non seulement, il banalise de fait la violence dans les mots,
01:15:25mais y compris dans les actes, en soutenant de fait la jeune garde
01:15:29depuis des années, il l'a dit il y a un an,
01:15:32la jeune garde est liée et alliée au mouvement insoumis.
01:15:36La jeune garde a servi de bras musclés, pour ne pas dire de bras armés,
01:15:41service d'ordre au mouvement insoumis.
01:15:44Le mouvement insoumis, lui, a dénoncé la dissolution de la jeune garde
01:15:48par le gouvernement.
01:15:49Donc ces gens-là sont totalement alliés.
01:15:51Et la France insoumise est totalement, malheureusement,
01:15:55impliquée, c'est une évidence, dans ce discours ambiant de violence
01:15:58qui produit, malheureusement on l'a vu, la semaine dernière,
01:16:01un meurtre sur un trottoir à l'île.
01:16:02Il leur a même rappelé leur affection après la mort de Quentin.
01:16:06Que dire aussi de Mathilde Panot, qui dit,
01:16:08« On combattra le RN, et même s'il gagne dans les urnes ».
01:16:11Ça veut dire quoi en fait ?
01:16:12Ça veut dire que ce sera des combats de rues ?
01:16:14Ça veut dire qu'ils sont anti-démocratie.
01:16:18Mais il y a de quoi s'interroger sur les méthodes
01:16:19qu'ils comptent employer quand même ?
01:16:20C'est ça qui est effrayant en fait.
01:16:22Moi je trouve que nos gouvernants, nos politiques,
01:16:25et notamment le gouvernement,
01:16:28n'ont pas le souci justement de regarder de plus près
01:16:31le discours de LFI, puisqu'ils renvoient dos à dos
01:16:34l'extrême droite et l'extrême gauche.
01:16:36Alors qu'aujourd'hui, on sait bien que c'est l'extrême gauche
01:16:38qui pose effectivement problème,
01:16:40et que le discours est un discours extrêmement de révolution.
01:16:44C'est le chaos.
01:16:45Et je pense que pour 2027, on a des inquiétudes à avoir.
01:16:50Mais vous voyez, ce que je me disais aussi Nelly,
01:16:53c'est que finalement ce drame terrible du lynchage
01:16:55de ce pauvre jeune homme de 23 ans
01:16:58ne va faire que les renforcer.
01:17:00Parce qu'en fait, leur électorat est un électorat extrêmement radical,
01:17:04avec la botte, si je puis dire, d'un gourou.
01:17:07Et le radicalisme de Mélenchon ne fait que susciter
01:17:10encore plus de force à son mouvement.
01:17:12Marc, encore un mot peut-être sur la figure tutélaire de Mélenchon.
01:17:14Oui, mais là, il y a une identification
01:17:18aux méthodes de Robespierre.
01:17:20C'est-à-dire que c'est cette vertu qui le propulse.
01:17:23Et il n'est pas question de déroger
01:17:25au principe, je dirais, lumineux
01:17:28qui doit demain faire un homme nouveau.
01:17:32Et alors, on a oublié dans tout ça,
01:17:34il n'est plus question de liberté.
01:17:35Non, la censure.
01:17:36Parce que ceux qui éventuellement s'expriment
01:17:39sont contre la vérité.
01:17:41Il n'y a plus non plus la fraternité.
01:17:44Parce que la fraternité, on ne peut pas être copain
01:17:46avec ceux qui s'opposent à vos décisions.
01:17:49En revanche, ce qui devient l'emblème,
01:17:52c'est l'égalité.
01:17:54Et une égalité stricte,
01:17:56qui est complètement folle,
01:17:58mais qui permet d'attacher à soi
01:18:01ce peuple qui, à l'époque,
01:18:03est un peuple de crevards,
01:18:05un peuple qui n'a rien
01:18:06et qui est prêt à tout
01:18:07pour essayer d'avoir
01:18:09le petit lueur d'espoir.
01:18:12Et je dirais que c'est la stratégie de Mélenchon.
01:18:14Et tout à l'heure, vous disiez
01:18:15la logique de l'inversion.
01:18:18C'était déjà l'inversion.
01:18:20Puisque tout ce qui était contre eux,
01:18:22ils le reprenaient à l'envers
01:18:24pour dire, vous voyez,
01:18:25l'effet broumourgne.
01:18:26Donc en fait, si on a bien compris,
01:18:27là, on leur vient de leur servir
01:18:28sur un plateau le martyre
01:18:30dont ils avaient besoin
01:18:31pour pouvoir...
01:18:32Bien sûr, mais ceux qui votent
01:18:34pour Mélenchon
01:18:34ne devraient pas oublier
01:18:36que d'abord,
01:18:37il était ce parasite,
01:18:38mais ensuite,
01:18:39quand il devient,
01:18:41qu'il prend la tête
01:18:42du comité public,
01:18:43c'est le tyran
01:18:44et c'est là que l'on entre
01:18:46dans le sang.
01:18:47C'est là que soudain...
01:18:48Comité de salut public.
01:18:49Oui, pardon, excusez-moi.
01:18:50J'ai compris, je l'ai suivi.
01:18:52D'accord.
01:18:53Il y a eu aussi une théorie,
01:18:55enfin, il y a quelque chose
01:18:55qui a été théorisé,
01:18:56puisqu'on parlait de la manière
01:18:57de capter un électoral
01:18:58et de le radicaliser
01:18:59par Manuel Bompard
01:19:01sur un blog
01:19:01que j'ai lu,
01:19:02j'ai parcouru ce week-end,
01:19:03c'est le fameux
01:19:03l'idée du quatrième bloc.
01:19:05C'est-à-dire,
01:19:06cet électorat en déshérence
01:19:08qu'il faut encore aller chercher.
01:19:09C'est vers eux
01:19:10qu'ils vont se tourner maintenant.
01:19:11Oui.
01:19:11Et qui est anti-système.
01:19:13Ils essaient de le faire
01:19:13depuis un certain temps maintenant.
01:19:15Ça ne date pas
01:19:15de la mort de Quentin,
01:19:17mais l'analyse est effectivement juste.
01:19:18Je suis d'accord, grosso modo,
01:19:20avec tout ce qui vient d'être dit.
01:19:21Jean-Luc Mélenchon
01:19:21risque de se radicaliser
01:19:23encore un peu plus.
01:19:24Ça va lui permettre
01:19:24de ressouder son socle.
01:19:27Il aura un socle électoral
01:19:28qui va faire bloc
01:19:30autour de lui.
01:19:31Ça, c'est certain,
01:19:31il ne perdra pas une seule voix
01:19:32parmi les plus radicalisés
01:19:34de l'extrême-gauche.
01:19:35Mais par contre,
01:19:36il risque d'en perdre
01:19:38dans la gauche
01:19:38qui est une gauche modérée.
01:19:40Donc certes,
01:19:41il va ressouder
01:19:41son socle électoral,
01:19:43mais il aura beaucoup plus
01:19:44de mal qu'avant
01:19:45à élargir.
01:19:46Quand on veut se présenter
01:19:47à une élection présidentielle,
01:19:49avoir un socle,
01:19:49c'est bien,
01:19:50c'est même indispensable.
01:19:51Mais élargir,
01:19:52élargir aussi,
01:19:52c'est indispensable.
01:19:54Et ça, pour lui,
01:19:55ça va devenir
01:19:55extrêmement difficile à faire.
01:19:57Donc il aura perdu
01:19:58sur ce tableau-là
01:19:58quand même,
01:19:59me semble-t-il.
01:19:59Écoutons François Hollande
01:20:00qui parle de marginalité
01:20:01politique le concernant.
01:20:04Plutôt que de faire
01:20:05un monde honorable
01:20:06pour essayer
01:20:07de retrouver
01:20:08une forme
01:20:09de responsabilité
01:20:11politique
01:20:12qui lui permette
01:20:13de solliciter
01:20:15le suffrage universel
01:20:16avec quelque chance,
01:20:17il se met
01:20:18dans une position
01:20:19de tortue.
01:20:20on se carapace
01:20:22pour essayer
01:20:22de tenir bon.
01:20:23Eh bien,
01:20:24c'est une faute,
01:20:24c'est une double faute
01:20:26et il la paiera
01:20:26forcément
01:20:27puisqu'il ne peut plus
01:20:29représenter
01:20:30pour la gauche
01:20:31quelques candidats
01:20:32qui puissent arriver
01:20:33au second tour.
01:20:34Il est dans une forme
01:20:35de marginalité politique.
01:20:37Il s'y est maintenant
01:20:38complet,
01:20:39il y restera.
01:20:42Il la veut,
01:20:42enfin,
01:20:43cette marginalité politique,
01:20:44il l'espère,
01:20:45il l'attend de ses voeux.
01:20:46Oui, mais quel résultat électoraux ?
01:20:48Il est là dans une fuite en avant
01:20:49quand on le regarde.
01:20:49Mais lui, il se dit
01:20:50le ticket d'entrée
01:20:51au deuxième tour,
01:20:52il est tellement bas
01:20:53que ça passera
01:20:54et qu'après,
01:20:55les alliés toujours
01:20:56seront forcés
01:20:57parce qu'on rediabolisera
01:20:58l'ERN en son temps.
01:20:59Pour rassembler.
01:21:00Vous pensez que ça prend
01:21:00plus discours ?
01:21:01Pour rassembler,
01:21:02pour renforcer sa base,
01:21:03peut-être,
01:21:04mais s'il s'agit
01:21:05de remporter le second tour,
01:21:06quand vous regardez
01:21:07les sondages,
01:21:07non seulement aujourd'hui
01:21:08Jean-Luc Mélenchon
01:21:09fait partie des politiques
01:21:10les plus rejetées du pays
01:21:11dans le top 3,
01:21:13mais quand vous regardez
01:21:14les sondages
01:21:14au second tour,
01:21:15il est à 30%
01:21:16face à Jordan Bardella
01:21:17ou face à Marine Le Pen.
01:21:18Donc il est très largement battu.
01:21:20Fort heureusement,
01:21:21les Français ont des yeux
01:21:22pour voir
01:21:22et des oreilles
01:21:23pour entendre
01:21:24ce qu'il a répété
01:21:25depuis des années.
01:21:26Ce discours incendiaire,
01:21:27on l'a encore vu
01:21:28à l'occasion du meurtre
01:21:29du jeune Quentin,
01:21:30mais sur la question
01:21:30de l'antisémitisme,
01:21:32sur la question du racialisme,
01:21:33contre les flics,
01:21:34contre les riches,
01:21:35contre les patrons,
01:21:36c'est un discours global
01:21:37de haine et violent
01:21:38qui est parfaitement
01:21:39et profondément antidémocratique.
01:21:41Alors justement,
01:21:42cet effet repoussoir,
01:21:43est-ce que ça signe
01:21:44la fin du NFP ?
01:21:46C'est ce que dit
01:21:47l'ancien ministre Alain Madelin
01:21:49qui était l'invité
01:21:49de CNew ce matin.
01:21:51Moi je pense
01:21:52qu'effectivement
01:21:53ça bouge
01:21:53et que vous aviez
01:21:55une sorte de
01:21:56front antifasciste
01:21:57entre guillemets
01:21:58lors des dernières élections
01:22:00et que là manifestement
01:22:01il y a un retour de bâton
01:22:02et c'est risque
01:22:03d'être Mélenchon
01:22:04qui en est la victime.
01:22:06Le grand changement
01:22:07quel est-il ?
01:22:08Parce que moi
01:22:09je cherche des responsables
01:22:10dans tout ça.
01:22:11Le grand changement
01:22:12c'est le nouveau
01:22:12Front Populaire
01:22:14qui a été fait
01:22:15à l'époque
01:22:16pour faire barrage
01:22:18au fascisme
01:22:19et qui a provoqué
01:22:20une alliance
01:22:20non seulement
01:22:21de la gauche
01:22:22mais aussi
01:22:23de M. Attal
01:22:23etc.
01:22:24avec derrière le NFI.
01:22:26C'est ça le gros problème.
01:22:27Je pense que ça
01:22:28heureusement
01:22:29c'est terminé.
01:22:30J'espère.
01:22:31Le NFI
01:22:31c'est terminé ?
01:22:32Vraiment ?
01:22:32Pour ça
01:22:33il va falloir accepter
01:22:34de sortir des postures
01:22:35idéologiques anti-RN
01:22:36pour certains
01:22:37ou alors assumer
01:22:38de s'abstenir ?
01:22:39D'abord je crois
01:22:40que la France insoumise
01:22:40effectivement est devenue
01:22:41radioactive.
01:22:42C'est une certitude.
01:22:43On entend des déclarations
01:22:44aujourd'hui
01:22:44qu'on n'aurait pas entendues
01:22:45il y a quelques semaines
01:22:47seulement
01:22:47que ce soit de Jérôme Getsch
01:22:49qui le disait quand même
01:22:49assez clairement
01:22:50mais pas de cette manière-là
01:22:51de François Hollande
01:22:52de Bernard Cazeneuve
01:22:53ils sont quand même
01:22:54de plus en plus nombreux
01:22:55à le dire.
01:22:56Il y a la question
01:22:56des alliances
01:22:57effectivement
01:22:57les alliances
01:22:58avec la France insoumise
01:22:59à l'élection présidentielle
01:23:00ça va être très compliqué
01:23:01évidemment il n'y aura pas
01:23:02d'alliance
01:23:02candidat de la gauche unique
01:23:03ça c'est quelque chose
01:23:04qui est rendu impossible.
01:23:06Ensuite
01:23:06ne nous méprenons pas
01:23:07s'il y a un duel
01:23:10Jean-Luc Mélenchon
01:23:11contre le Rassemblement national
01:23:12cette gauche-là
01:23:13appellera à voter
01:23:15pour Jean-Luc Mélenchon
01:23:16ça n'est pas la même chose
01:23:17que les alliances
01:23:17les alliances sont rendues
01:23:19difficiles
01:23:19mais le Front républicain
01:23:21de la part des leaders
01:23:21de gauche
01:23:22se fera toujours
01:23:22contre le Rassemblement national
01:23:24et c'est en cela
01:23:25d'ailleurs que les dirigeants
01:23:26de gauche
01:23:26notamment les dirigeants
01:23:27socialistes
01:23:28les dirigeants des Verts
01:23:29sont en partie
01:23:30en contradiction
01:23:31avec leur socle électoral
01:23:32parce que ce mouvement
01:23:33d'alliance
01:23:34entre guillemets
01:23:35avec la France insoumise
01:23:36au second tour
01:23:36d'une élection présidentielle
01:23:37une partie non négligeable
01:23:39du corps électoral de gauche
01:23:40ne le suivra pas.
01:23:42Il me semble évident
01:23:43qu'il y aura plus d'abstention
01:23:45si on est dans ce cas de figure-là
01:23:46qu'il n'y en aurait eu
01:23:47lors de la dernière élection présidentielle.
01:23:48D'ailleurs c'est pour ça
01:23:49comme ils sont un peu gênés
01:23:49aux entournures
01:23:50qui disent
01:23:50de toute façon Mélenchon
01:23:52il ne sera pas au second tour
01:23:53parce qu'en fait
01:23:53ils n'ont pas de discours
01:23:56à proposer
01:23:56si jamais il y avait
01:23:57une éventualité
01:23:58de Mélenchon au second tour.
01:23:59Ils ne veulent pas répondre
01:23:59à cette question à Maury.
01:24:01Et puis un dernier mot
01:24:01avec vous Marc.
01:24:01Bien sûr.
01:24:02Ce qui est intéressant aussi
01:24:03de noter
01:24:03c'est l'attitude
01:24:04qu'ont et qu'auront
01:24:05on le voit dans les sondages
01:24:06déjà
01:24:07les électeurs du bloc central
01:24:09on le voit bien
01:24:10s'ils ont à choisir
01:24:11au second tour
01:24:12entre Jean-Luc Mélenchon
01:24:13et le candidat du RN
01:24:14Bardella ou Le Pen
01:24:15on les voit bien
01:24:17majoritairement basculer
01:24:18du côté de l'extrême droite
01:24:19entre guillemets
01:24:20telle que la désire
01:24:20les insoumis
01:24:21et là c'est un changement fondamental.
01:24:23Marc Adel
01:24:23Déjà le slogan
01:24:24qu'il a utilisé
01:24:25du grand remplacement
01:24:26c'est un autre peuple
01:24:28qui doit demain
01:24:29s'imposer
01:24:29dans notre nation.
01:24:31Il a signé son arrêt de mort.
01:24:33Vous ne pouvez pas
01:24:34imaginer que des gens
01:24:35qui pouvaient avoir
01:24:36un doute ici ou là
01:24:37soudain se disent
01:24:38mais comment ?
01:24:39Nous n'avons plus demain
01:24:40la possibilité d'envisager
01:24:42de garder
01:24:43cet esprit républicain
01:24:45il nous faut envisager
01:24:46pourquoi pas
01:24:47une partition
01:24:47Il faut se soumettre.
01:24:48Il faut se soumettre.
01:24:49C'est impossible.
01:24:51C'est la solution imposée.
01:24:52Il faut se soumettre
01:24:52il faut disparaître.
01:24:54Il faut disparaître.
01:24:54Non mais se soumettre
01:24:55et disparaître
01:24:55après avec le temps.
01:24:57Merci beaucoup.
01:24:57Merci à tous d'avoir été
01:24:58parmi nous
01:24:59en antenne
01:25:00dans quelques instants
01:25:01parce que c'est Punchline
01:25:02à suivre avec Laurence
01:25:03et je vous dis
01:25:03à demain
01:25:04dès 15h.
01:25:06Sous-titrage Société Radio-Canada
01:25:07Sous-titrage Société Radio-Canada
01:25:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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