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Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #120minutesInfo du lundi au vendredi
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00:00:00Bonjour à tous, vous allez voir, il y a une très bonne ambiance sur le plateau aujourd'hui.
00:00:03Bonjour mon cher Yvan Lysaï.
00:00:05C'est vous l'ambianceur aujourd'hui, j'ai l'impression.
00:00:07A vos côtés, non moins l'ambianceur, un peu dissipé, Jean-Christophe Gallien, bienvenue.
00:00:13Lucas Jakubowicz, bonjour, je suis ravie de vous accueillir.
00:00:15On va apercevoir votre dernier ouvrage qu'on aura sans doute l'occasion de commenter pour une prochaine émission.
00:00:22Très intéressant, le vote religieux, virgule, un tabou français paru aux éditions de l'Observatoire.
00:00:29Il y aurait tant à dire et effectivement, cette Marianne avec ses trois signes religieux ostentatoires
00:00:35donne un petit peu la teneur de ce que vous racontez dans votre ouvrage.
00:00:40Et puis bien sûr, Mehdi Raïch qui est avec nous, bienvenue également.
00:00:43Et félicité, qui ne quitte que je n'oublie pas.
00:00:45D'ailleurs, on commence avec vous pour le journal, puisque ce mardi 24 février marque le quatrième anniversaire de l
00:00:50'invasion russe en Ukraine.
00:00:52Quatre années d'une guerre aux portes de l'Union européenne,
00:00:55quatre années que l'équilibre européen est bouleversé, des villes entières détruites, des familles séparées,
00:01:01une génération marquée par les combats.
00:01:03Revenons sur l'évolution du front, les bascules militaires et le coût humain considérable de cette guerre qui s'enlise.
00:01:09Valentin Rouillon.
00:01:11Quatre ans de guerre avec des lignes de front qui n'ont cessé de se déplacer.
00:01:16Ces Ukrainiens marquent ici à Kiev une minute de silence.
00:01:20Les visages sont marqués, les larmes asséchées par ces années de conflit.
00:01:27La veille de l'offensive russe, le 23 février 2022, voici à quoi ressemblait l'Ukraine.
00:01:34Un mois plus tard, en mars 2022, l'armée russe était aux portes de Kiev et de Kharkiv.
00:01:40Vladimir Poutine menaçait aussi la ville d'Odessa.
00:01:43La Russie contrôlait près de 30% du territoire ukrainien.
00:01:47Aujourd'hui, la situation est bien différente, mais la carte ressemble à celle de décembre 2022.
00:01:52A l'époque, l'armée ukrainienne avait mené une opération de contre-offensive et réussissait à reprendre 75 000 km²
00:02:01de son territoire.
00:02:02Depuis, de part et d'autre, les positions ont été lourdement fortifiées, bloquant tout réel avancé.
00:02:08Côté russe, la stratégie consiste à progresser lentement, en grignotant progressivement du terrain.
00:02:14En trois ans, près de 2% supplémentaires ont été conquis.
00:02:18Aujourd'hui, la Russie contrôle près de 20% du territoire ukrainien.
00:02:23Depuis 4 ans, des centaines de milliers de soldats des deux camps ont été tués ou blessés.
00:02:28Ce conflit est le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
00:02:33Notez que le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est rendu à son tour aux Allons de l'agriculture.
00:02:38Une visite qui sonne comme un temps d'échange et de proximité pour venir rassurer les agriculteurs à bout de
00:02:44nerfs contre la concurrence déloyale instaurée par le Mercosur
00:02:47et qui, pour certains, ont perdu la moitié de leurs bêtes, abattues dans le cadre du protocole mis en place
00:02:52pour éradiquer la dermatose nodulaire contagieuse.
00:02:54L'actualité tragique aussi qui s'écrit à Bron, tout près de Lyon, avec un mineur qui a été poignardé.
00:03:02L'adolescent âgé seulement de 15 ans est actuellement entre la vie et la mort.
00:03:07Après avoir été attaqué à proximité d'un lycée, l'agresseur, lui, a pris la fuite juste après l'effet.
00:03:13Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte.
00:03:16Reportage d'Olivier Madinier sous le récit de François Tiskevitch.
00:03:20La présence policière est renforcée ce mardi matin aux abords du lycée de l'automobile Émile Béjoui.
00:03:25La veille, en pleine après-midi, un lycéen de 15 ans a été grièvement blessé au niveau de l'aisselle
00:03:32par une arme blanche à proximité de cet établissement.
00:03:35Un témoin raconte.
00:03:50La victime a été transportée à l'hôpital en urgence absolue vers 15h30.
00:03:55L'agresseur, lui, a pris la fuite.
00:03:59Selon des sources policières, un opinel numéro 10 présentant des traces de sang a été découvert devant le lycée automobile.
00:04:07Un second couteau a par ailleurs été retrouvé sur la victime par les sapeurs-pompiers.
00:04:11Certains élèves sont inquiets.
00:04:13C'est beaucoup de stress parce que c'est juste là, j'ai envie de vous dire.
00:04:19En dehors du lycée, c'est dangereux, surtout dans le secteur où on est.
00:04:23On fait avec, on est obligé.
00:04:25Ce n'est pas arrivé au temps grave, mais on fait avec.
00:04:29Un signalement a été fait pour retrouver l'agresseur, âgé de 16 ou 17 ans.
00:04:33Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour tentative de meurtre.
00:04:38Et puis un mot avant de refermer cette édition sur la lente des crues qui se poursuit dans l'ouest.
00:04:43Toutefois, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire restent en vigilance rouge pour les crues.
00:04:47Et la vigilance orange, elle est également maintenue par Météo France pour trois autres départements.
00:04:52Il s'agit de la Sarthe, la Charente et la Loire-Atlantique.
00:04:55En cause, le risque d'inondations est encore bien présent.
00:04:58Les habitants sont appelés à maintenir une grande prudence sur l'ensemble des tronçons concernés par ces crues.
00:05:03Merci beaucoup, ma chère Félicité.
00:05:04On se retrouve tout à l'heure, bien sûr.
00:05:05Prochaine édition autour de 16h.
00:05:08J'allais dire 14h30, mais pas du tout.
00:05:10À 16h.
00:05:10Nos invités qui ont pris place pour le débat.
00:05:13On sera beaucoup à l'Assemblée nationale cet après-midi parce qu'il va évidemment être question de cette date
00:05:17anniversaire,
00:05:18ces quatre ans de guerre entre l'Ukraine et la Russie, après l'invasion russe initiale, bien entendu.
00:05:26On en parlera parce que ça fera l'objet de nombreuses questions au gouvernement dans l'hémicycle.
00:05:30Mais bien sûr, on pense aussi à la famille de Quentin de Ranque qui va inhumer son fils,
00:05:36mort il y a dix jours d'un coup de pied dans la tête, comme vous le savez, à Lyon.
00:05:43Et il sera inhumé cet après-midi.
00:05:45Et Olivier Madigny, en ce moment, les obsèques du jeune homme ont lieu en l'église Saint-Jus de Lyon.
00:05:52Une église bien connue, bien sûr, des Lyonnais.
00:05:54Mais dans la plus stricte intimité, la famille n'a pas voulu, évidemment, qu'il y ait trop de monde
00:05:59ou de représentants de la presse tout autour.
00:06:04Oui, effectivement, une cérémonie qui a démarré il y a un peu plus de 30 minutes.
00:06:09Alors, vous le disiez, nous sommes face dans l'essai d'une cérémonie qui a lieu à l'église Saint
00:06:14-Jus de Lyon.
00:06:15Nous sommes sur les hauteurs de Lyon, pas très loin de la basilique de Fourvière.
00:06:19Nous avons vu arriver tout à l'heure le cercueil en bois clair de Quentin.
00:06:24Et puis, quelques amis, sa famille.
00:06:27En tout, pas plus d'une trentaine de personnes assistent à cette cérémonie.
00:06:32Vous le disiez que la famille a voulu, dans la plus stricte intimité,
00:06:36alors une cérémonie avec une liturgie en latin.
00:06:40Cette église que fréquentait Quentin, avec aussi l'église Saint-Georges.
00:06:46Et Quentin sera inhumé dans les jours qui viennent.
00:06:50Là encore, la famille garde le secret sur la date de l'inhumation de Quentin.
00:06:55Merci beaucoup, mon cher Olivier, de nous avoir retranscrit ces instants d'émotion,
00:07:00évidemment, avec une pensée pour cette famille endeuillée.
00:07:03Mais l'actualité, c'est bien sûr l'enquête qui progresse.
00:07:05Vous le savez, il y a sept personnes qui ont été mises en examen après ce meurtre.
00:07:10Toutes, d'ailleurs, affichent une proximité assumée avec le groupuscule d'ultra-gauche La Jeune Garde.
00:07:16Et dans son édition de demain, le JD News révèle en exclusivité le contenu de leur déclaration en garde à
00:07:22vue,
00:07:22qui est assez éclairant tout de même.
00:07:24Alors, que faut-il en retenir ?
00:07:25C'est Michael Dos Santos qui nous en fait le résumé.
00:07:28Face aux enquêteurs, les sept suspects n'ont pas tous adopté la même stratégie.
00:07:33Certains ont reconnu avoir participé de près ou de loin au meurtre de Quentin.
00:07:37C'est le cas de Jacques-Élie Favreau.
00:07:39L'attaché parlementaire de Raphaël Arnaud admet avoir incité ses camarades à lyncher le jeune homme de 23 ans.
00:07:45Allez, Lyon Antifa, on tient, butez-le, tuez-le, aurait-il scandé au moment des faits.
00:07:51Autre fiché S, Alexis C.
00:07:53Selon les informations du JD News, l'homme de 24 ans fait partie des agresseurs les plus virulents.
00:07:59Pourtant, il n'a admis avoir porté que deux ou trois coups de pied à un homme au sol qui
00:08:04se protégeait le visage.
00:08:06A l'inverse, Paul L, lui, s'est montré bien plus bavard.
00:08:09Le plus jeune des suspects, 20 ans, a reconnu sa présence sur les lieux.
00:08:13Il aurait même filmé le lâchage de Quentin.
00:08:15Cette vidéo, possiblement supprimée, n'a pas été retrouvée pour le moment.
00:08:19Enfin, les autres suspects, eux, sont restés plus discrets, voire muets.
00:08:24Et ce, malgré l'épreuve à charge, Adrien B, ancien collaborateur du député insoumis Raphaël Arnaud,
00:08:31est resté silencieux pendant près de 48 heures de garde à vue.
00:08:34Il aurait pourtant porté plusieurs coups à Quentin, selon les enquêteurs.
00:08:39Dimitri V lui a reconnu être présent le jour du meurtre, sans donner plus de détails.
00:08:43Il est notamment cité dans plusieurs plaintes des militantes du collectif Némésis.
00:08:48Enfin, reste le cas de Jules Charles P, le seul des sept suspects à avoir nié toute responsabilité dans le
00:08:55meurtre de Quentin.
00:08:57Pourtant, là aussi, les témoignages sont plus qu'accablants.
00:09:00– Accablants, édifiants quand même. Tuez-le, bon, l'ordre est très clair.
00:09:05Ça n'empêche pas, je vais vous faire commenter tout ça, mais ça n'empêche pas à LFI de réécrire
00:09:09l'histoire de sa mort,
00:09:10à l'image du leader Maximo, Jean-Luc Mélenchon, qui insinue qu'au fond,
00:09:14mourir ainsi, ça fait partie des risques du métier pour un néo-nazi, comme il le décrit dans cet extrait.
00:09:20– Choses qui ne sont pas, comme on dit à Bompard, là vous n'avez pas exprimé de compassion, M.
00:09:25Bompard,
00:09:25on ne voit pas les larmes couler sur vos joues quand vous abordez ce sujet.
00:09:29C'est incroyable, et il faut dire, oui, oui, pardon, nous avons beaucoup de compassion.
00:09:33Qu'est-ce que ça veut dire que tout ça ?
00:09:35Et il y a des choses qu'il est interdit de dire.
00:09:37Par exemple, on ne peut pas parler des raisons pour lesquelles le jeune homme à Lyon était présent ce jour
00:09:45-là.
00:09:46Il passait dans la rue après avoir été une partie de carte, sans doute.
00:09:50Il est impossible de dire qu'il préparait un traquenard contre d'autres, et ainsi de suite, et que c
00:09:57'est un néo-nazi.
00:09:58– En effet, je crois que dans ce contexte, je vais reprendre ces termes,
00:10:01il y a des choses qu'il est interdit de dire, y compris ce qu'il vient de dire là,
00:10:04parce qu'il s'allie aussi la mémoire de ce mort en disant, au fond,
00:10:07si on va vraiment au bout du raisonnement, il l'a bien cherché.
00:10:11– Il ne s'interdit rien Jean-Luc Mélenchon, bien au contraire, lui, tout est permis,
00:10:15et surtout ce qu'il vient dire à notre réel que le réel.
00:10:19C'est-à-dire que sa narration est celle de quelqu'un qui à la fois manie l'ironie glaçante,
00:10:26le cynisme, j'ose pas le dire, sanguinaire, mais c'est pas très loin quand même,
00:10:30parce qu'il incite, il continue, il assume.
00:10:33Et au-delà de quelque chose qu'on aurait pu croire comme étant un moment défensif,
00:10:37il en fait une période d'attaque, d'attaque systématique de toutes celles et tous ceux qui sont contre lui.
00:10:43Et là-dedans, qu'est-ce qu'il fait ?
00:10:44Il lynche à nouveau, il s'allie à nouveau la mémoire d'un jeune homme
00:10:48qui, certes, avait des engagements politiques,
00:10:50mais qui, pour autant, méritait certainement pas la mort qu'on lui a causée.
00:10:56Donc, ce qui veut dire qu'on est face à quelque chose qui est une confirmation,
00:10:59le fait d'assumer et d'attaquer encore et encore et encore.
00:11:03Lucas, comment vous analysez les propos de Jean-Luc Mélenchon ?
00:11:05Et après, on peut peut-être aussi revenir à l'enquête,
00:11:07parce que les témoignages, en tout cas, ce qu'ils ont dit en audition,
00:11:11ça sera accablant contre ce bras droit
00:11:13que constitue Jacques-Élie Favreau envers Raphaël Arnaud quand même.
00:11:17Pour moi, ce qui s'est passé depuis l'affaire Quentin,
00:11:19c'est une rupture dans l'histoire de la République.
00:11:20Tout simplement, en réalité, il y a toujours eu des groupes extrémistes et violents
00:11:24à gauche et à droite de l'échiquier politique.
00:11:27Mais ces groupes-là ont toujours été, dans la majeure partie des cas, marginalisés.
00:11:31Aujourd'hui, on voit qu'ils sont alliés à un parti dit de gouvernement.
00:11:35On voit qu'ils font partie d'une stratégie,
00:11:37qu'ils ont des post-parlementaires qui sont notabilisés.
00:11:40C'est ça, en fait, la principale rupture de l'histoire,
00:11:42c'est qu'aujourd'hui, la violence est, en fait, totalement institutionnalisée.
00:11:47Et alors, le plus fou, moi, je trouve, dans l'affaire,
00:11:50c'est qu'en réalité, on va avoir probablement des deuxièmes,
00:11:53ou des troisièmes, ou des quatrièmes, Quentin.
00:11:55Est-ce que vous savez pourquoi ?
00:11:57Dites-nous, vas-y, allez-y.
00:11:58Parce qu'il ne se passe rien.
00:11:59Si vous regardez les alliés à gauche, est-ce qu'ils ont rompu vraiment ?
00:12:04C'est la porte ouverte à tous les excès.
00:12:06En fait, c'est normal.
00:12:07Quand on laisse passer quelque chose,
00:12:08la tentation est d'aller toujours plus loin dans l'extrême.
00:12:11Et en réalité, les autres parties de gauche ont laissé passer,
00:12:14par exemple, les tropes antisémites, après le 7 octobre.
00:12:17Ça n'a pas empêché de transformer la NUPS en NFP.
00:12:20Regardez les résultats.
00:12:21Il y a encore plus d'antisémitisme.
00:12:23Aujourd'hui, si la violence est considérée comme une simple divergence politique,
00:12:28comme le taux de TVA, etc.
00:12:29Ça ne change rien aux fondations des alliances qui ont été scellées.
00:12:33C'est ça que vous nous dites ?
00:12:34On n'a pas l'impression.
00:12:34Et puis, quand on regarde les études d'opinion,
00:12:37en réalité, à gauche, on a quand même une majorité de la population
00:12:39qui n'y voit pas grand-chose à redire,
00:12:42qui va se dire, oui, nous, on apportera la violence.
00:12:44Mais quand même, il y a des dangers plus importants.
00:12:46Mais dis-moi, je suis toujours frappée d'entendre
00:12:49beaucoup de députés à l'EFI depuis plusieurs jours dire
00:12:51« Mais Raphaël Arnaud n'a rien à voir avec ça.
00:12:53Pardon, mais s'il est avéré que l'ordre indirectement
00:12:56peut être émané de lui, pourquoi pas ? »
00:12:58Via des échanges de SMS, parce qu'on n'a pas encore tout épluché dans l'affaire.
00:13:01Enfin, je veux dire, on a l'impression que parce que le procureur de la République
00:13:03a pris la parole une fois, l'enquête est terminée
00:13:05et s'arrête à ces 7 personnages-là.
00:13:07Ça peut aller beaucoup plus loin, en réalité.
00:13:08Oui, parce qu'il y a l'association de l'EFI qui a été retenue,
00:13:11donc ça peut avoir des ramifications absolument énormes.
00:13:12Mais l'intérêt des l'EFI aujourd'hui, c'est de contrôler le narratif.
00:13:15Il faut absolument contrôler
00:13:16tout ce qui se dit autour de la situation de Quentin
00:13:19et il faut absolument se faire passer pour une victime.
00:13:21Donc c'est aussi une inversion.
00:13:23En fait, aujourd'hui, on est...
00:13:24C'est exactement ce que dit Jean-Luc Mélenchon.
00:13:26Au final, quelque part, il l'a bien cherché.
00:13:28Et ça va plus loin, c'est aussi une forme de déshumanisation.
00:13:31Puisque l'adversaire est qualifié de nazi,
00:13:33eh bien le nazi, vous le tuez.
00:13:34Donc c'est une déshumanisation.
00:13:35Je reviens sur ce qu'a dit Lucas, je suis parfaitement d'accord.
00:13:37C'est que, quelque part, on est en train de tester des seuils.
00:13:40Si la réponse politique n'est pas claire de la totalité de la gauche
00:13:42sur ce que fait l'EFI et la manière dont agit l'EFI,
00:13:45ce type de cas peut absolument se répéter.
00:13:46Oui, on a mis un seuil très très bas, finalement.
00:13:49Et maintenant, on sait à quoi s'en tenir.
00:13:51Regardez ce qui se passe à l'Assemblée nationale.
00:13:52Il y a des questions qui sont posées dans le cadre,
00:13:54évidemment, de cette enquête.
00:13:55Et aujourd'hui, il y avait cette réunion à l'Elysée
00:13:57autour de la dissolution de certains groupes.
00:13:59Écoutez la réponse de Laurent Nunez à un député LFI.
00:14:01Monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:14:04Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés,
00:14:07Monsieur le député Hugo Bernalassi,
00:14:08je vais vous répondre en républicain.
00:14:09Je vais vous répondre en républicain en deux temps.
00:14:12D'abord, concernant la manifestation.
00:14:13La manifestation, elle avait été déclarée.
00:14:15Elle avait été déclarée par des personnes.
00:14:17Et elle a été déclarée comme un hommage en la mort dramatique de Quentin.
00:14:21Hommage en Quentin.
00:14:22Et cette manifestation, évidemment, je ne l'ai pas autorisée.
00:14:25Je ne l'ai pas interdite.
00:14:27Pourquoi ?
00:14:27Parce que vous le savez très bien.
00:14:29Et vous êtes bien placé pour le savoir.
00:14:30Je ne peux interdire des manifestations
00:14:31que quand il y a des risques de troubles à l'ordre public.
00:14:33Et qu'en plus, je ne suis pas en mesure de les contenir.
00:14:36Donc j'ai apprécié en conscience.
00:14:39Et j'ai considéré qu'il n'y avait pas lieu d'interdire ce rassemblement.
00:14:44Pour autant, est-ce que cela veut dire
00:14:45que nous partageons les gestes et les propos inacceptables ?
00:14:48Gestes qui ont été tenus.
00:14:50Les propos inacceptables qui ont été entendus, évidemment non.
00:14:53Puisque la justice a été saisie.
00:14:55Vous savez que la préfète du Rhône a exercé un article 40.
00:14:58Et que des enquêtes judiciaires ont été ouvertes.
00:15:00Et que ces gestes et ces propos seront poursuivis.
00:15:02Et seront punis.
00:15:04Concernant la dissolution d'un certain nombre de structures.
00:15:07Vous avez parlé, vous avez parlé notamment de Némésis.
00:15:10Moi je suis un républicain.
00:15:11Je suis un ministre de l'Intérieur républicain.
00:15:12Il n'y a aucune, il n'y a aucun groupe qui échappe au contrôle et à la vigilance des
00:15:19services qui sont placés sous mon autorité.
00:15:22Vous savez que les règles de dissolution elles sont très claires.
00:15:24Elles sont très claires.
00:15:25En police administrative, tout groupement qui appelle à la violence, qui appelle à la discrimination, à la haine,
00:15:31est susceptible de faire l'objet d'une procédure de dissolution.
00:15:35Aucune structure n'y échappe.
00:15:36Aucune structure n'y échappe.
00:15:38Y compris les groupuscules de la mouvance identitaire à laquelle appartient Némésis.
00:15:45Que les choses soient claires.
00:15:46Que les choses soient claires dans l'esprit du ministre de l'Intérieur que je suis, c'est le cas.
00:15:49Et ensuite j'analyserai, comme je le fais pour tous les groupes d'ultra droite comme d'ultra gauche,
00:15:53s'ils rentrent dans le cadre de la dissolution ou pas.
00:15:56Concernant la saisine de la justice, il y a une enquête judiciaire qui est en cours sur les faits de
00:16:01Lyon.
00:16:01Et je ne doute pas que si elle le devait, les magistrats n'hésiteront pas à étendre leurs investigations là
00:16:09où elles le doivent.
00:16:09Peut-être même dans vos rangs, comme dans d'autres rangs.
00:16:12Merci monsieur le ministre.
00:16:15Merci beaucoup monsieur le ministre.
00:16:16Faites le prolongement ce que je venais de vous dire.
00:16:17Ça pourrait toucher Raphaël Arnaud.
00:16:18Juste une petite précision et remise en contexte.
00:16:2024 dissolutions de groupuscules ont été prononcées depuis 2017.
00:16:23Il y aura une saisine de la justice sur cette dissolution de la jeune garde qui entre temps a été
00:16:27reconstituée et dissoute.
00:16:29Et puis en l'état, en cours de dissolution, il y a trois groupes d'ultra droite et un groupe
00:16:33d'ultra gauche.
00:16:34Voilà, on s'interrompt quelques instants.
00:16:35Il sera aussi beaucoup question de l'Ukraine et de cette date anniversaire.
00:16:39Mais drôle d'anniversaire puisque évidemment on compte les morts par centaines de milliers de parts et d'autres.
00:16:45A tout de suite.
00:16:49De retour avec vous, avec Xenia Fenoreva qui nous a rejoint.
00:16:53Bonjour Xenia.
00:16:53Évidemment, on va parler de cet anniversaire parce qu'il va en être question dans quelques instants dans l'hémicycle
00:16:58à l'Assemblée nationale.
00:16:59On parle de ces quatre ans de guerre, quatre ans depuis l'invasion russe de l'Ukraine.
00:17:03Avec un front qui ne bouge pas beaucoup, à vrai dire.
00:17:06Un enlisement sur 1000 kilomètres de territoire, âprement disputé.
00:17:09Des centaines de milliers de morts de part et d'autre.
00:17:12Et puis une paix qui tarde à arriver.
00:17:14Voici la situation en cette fin février.
00:17:18D'ailleurs, ça n'a pas échappé à Emmanuel Macron qui n'est pas très optimiste sur la perspective d
00:17:22'obtenir une paix à court terme.
00:17:23On va écouter le président de la République.
00:17:27Je suis très sceptique, c'est le moins que l'on puisse dire, sur le fait de pouvoir aboutir à
00:17:31une paix à court terme.
00:17:33Il est bon de poursuivre ces initiatives mais il faut être lucide.
00:17:36Il n'y a pas de volonté côté russe d'aboutir à la paix.
00:17:42Voilà où on en est si on doit se résumer.
00:17:44Je vous ferai réagir juste après parce qu'il va y avoir une question.
00:17:46Ça va être l'objet d'une question évidemment de la majorité, enfin de l'ex-majorité présidentielle dans l
00:17:51'hémicycle au gouvernement.
00:17:54Priscatevno dans un instant va s'adresser à l'hémicycle et aux autres députés pour poser des questions précisément sur
00:17:59la manière d'obtenir cette paix.
00:18:01Il y a beaucoup de questions qui se posent.
00:18:02Le coût de la guerre réelle, le coût de la reconstruction, on l'évoquera aussi sur le plateau tout à
00:18:06l'heure.
00:18:07Et puis, quid de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE alors que Volodymyr Zelensky presse les Européens de
00:18:15lui donner ce qu'on appelle une date claire ?
00:18:18C'est ainsi qu'il l'a dit.
00:18:19Écoutons Priscatevno.
00:18:23Merci Madame la Présidente, Monsieur le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
00:18:28Il y a quatre ans, jour pour jour, la Russie envahissait l'Ukraine.
00:18:32Quatre ans après, l'Ukraine tient toujours.
00:18:35Elle tient sous les frappes massives.
00:18:38Elle tient malgré les destructions.
00:18:40Elle tient parce qu'elle défend sa liberté.
00:18:43Et en défendant sa liberté, elle protège aussi notre sécurité collective, notre modèle démocratique et l'idée même que la
00:18:48force ne fait pas le droit sur notre continent.
00:18:52Dans ce combat, la France a toujours été au rendez-vous et elle l'est plus encore aujourd'hui.
00:18:56La coalition des volontaires à l'initiative du Président de la République l'a démontré.
00:19:01Notre pays ne subit pas les événements, il organise la riposte européenne.
00:19:05Car oui, quatre ans après, le moment est décisif.
00:19:07L'Ukraine a besoin d'un soutien massif et immédiat.
00:19:10Or, le fait de soutenir les Ukrainiens ne fait toujours pas l'unanimité au sein de la classe politique française.
00:19:18Aussi bien ici à l'Assemblée nationale qu'au Parlement européen.
00:19:22Un prêt de 90 milliards d'euros a été décidé au niveau européen.
00:19:25Mais ce prêt est désormais bloqué par la hombrie d'Orban, amie de Mme Le Pen et de M. Bardella.
00:19:30Oui, M. Tanguy.
00:19:32D'ailleurs, le RN a voté contre ce prêt au Parlement européen.
00:19:35Si l'extrême droite continue en réalité d'être le soutien de M. Poutine, l'extrême gauche n'a rien
00:19:40à lui envier.
00:19:41La France insoumise a annoncé son opposition à la stratégie d'aide.
00:19:44Pendant que les extrêmes bloquent, les soldats et les civils ukrainiens meurent.
00:19:49L'heure n'est plus au blocage mais à l'action.
00:19:51Et aujourd'hui, le choix de l'action est clair.
00:19:53C'est la raison pour laquelle Gabriel Attal et des députés de notre groupe sont aujourd'hui en Ukraine.
00:19:57Ce déplacement n'est pas symbolique.
00:19:59Il incarne la constance et la lucidité de ma famille politique.
00:20:03Des dizaines de milliards d'euros d'actifs russes sont aujourd'hui gelés dans les banques européennes
00:20:07alors que l'Ukraine se reconstruit sous les bombes.
00:20:09La proposition portée par Gabriel Attal est juste et de bon sens.
00:20:13Il revient à la Russie d'assumer le coût financier de cette guerre.
00:20:17Alors, M. le ministre, que comptez-vous faire pour lever les blocages qui existent
00:20:20et permettre l'utilisation de ces avoirs gelés ?
00:20:23Je vous remercie.
00:20:24Merci, Mme la députée.
00:20:26La parole est à M. Jean-Noël Barraud, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
00:20:30Merci, Mme la présidente, d'avoir rendu hommage tout à l'heure
00:20:33au courage et à la résistance héroïque du peuple ukrainien depuis maintenant 4 ans.
00:20:424 ans qui s'ajoutent à 8 années, qui font 12 années de cette révolution pacifique, démocratique et européenne
00:20:49qui commença en 2014 sur le Maïdan
00:20:52et que Vladimir Poutine tente en vain d'étouffer par sa guerre d'agression.
00:20:58Je veux saluer aussi la présence de Gabriel Attal, le président du groupe et des députés qui l'accompagnent,
00:21:03comme celle de chef de parti, Olivier Faureyé également,
00:21:08qui manifeste par leur présence le soutien indéfectible de la France et des Français à la cause de l'Ukraine.
00:21:15Une cause qui est juste, mais qui est une cause qui touche aussi à nos intérêts directs,
00:21:21puisque le combat des Ukrainiens, c'est aussi un combat pour la sécurité et la paix sur le continent européen.
00:21:28C'est la raison pour laquelle la France, vous l'avez parfaitement rappelé,
00:21:31s'est tenue aux côtés de l'Ukraine dès le premier jour.
00:21:34Et qu'aujourd'hui, le président de la République a réuni la coalition des volontaires
00:21:38qui, sans attendre le cessez-le-feu, prépare les conditions d'une paix juste et durable
00:21:43par des garanties de sécurité permettant de dissuader toute nouvelle agression à l'avenir.
00:21:50Alors oui, nous avons décidé au mois de décembre dernier,
00:21:53nouvelle décision historique prise par les Européens,
00:21:56de consacrer 90 milliards d'euros,
00:21:58de les apporter à l'Ukraine pour mettre le pays à l'écart de toute difficulté financière
00:22:03dans les deux ans qui viennent.
00:22:05Je n'ai aucun doute sur le fait que ce prêt sera définitivement adopté dans les jours qui viennent.
00:22:11La question n'est pas de savoir s'il sera adopté, la question est de savoir quand.
00:22:15Et je veux saluer le Parlement européen qui, dans sa quasi-intégralité,
00:22:19s'est mobilisé en soutien de ce prêt.
00:22:21Mais vous l'avez dit, il manquait des voix pour faire l'humanité.
00:22:24Et ces voix, c'était celle du Rassemblement national et celle de la France insoumise.
00:22:29Merci beaucoup, Monsieur le Ministre.
00:22:32La parole est à présent à Monsieur Maxime.
00:22:34Voilà pour cet échange concernant la date anniversaire de ces quatre ans de guerre en Ukraine.
00:22:40Il y a quelque chose que je ne comprends pas toujours,
00:22:42c'est que quand les États-Unis pressent un Volodymyr Zelensky,
00:22:46visiblement, d'aller à la table des négociations,
00:22:48parce qu'on a l'impression quand même que Trump lui reproche
00:22:51soit d'être trop gourmand, soit de ne rien vouloir lâcher,
00:22:53alors que lui est pressé de parvenir à cette paix,
00:22:57l'Europe à rebours lui dit, et on l'a encore entendu dans la question de Prisca Teveno,
00:23:01l'Ukraine tient et nous tiendrons à vos côtés.
00:23:03Alors, est-ce qu'il faut comprendre que les Européens,
00:23:06et en écoutant Emmanuel Macron qui se dit sceptique,
00:23:08tiennent à ce que cette guerre se poursuive pour des gains territoriaux encore ?
00:23:11Et à ce compte-là, on risque de ne pas y arriver.
00:23:13Oui, je pense que c'est exactement ça, je pense que l'Union Européenne est toujours dans l'idée
00:23:18qu'accepter une paix, c'est-à-dire qu'accepter une défaite,
00:23:23donc une défaite, c'est-à-dire qu'une défaite à l'Ukraine, c'est une victoire à la Russie,
00:23:28que l'Union Européenne ne peut pas se permettre de donner aussi,
00:23:31parce que l'Union Européenne, depuis le début, a investi énormément d'argent, des armements.
00:23:36On se souvient d'Ursula von der Leyen, qui a dit au début de la guerre
00:23:40que l'armée russe n'avance pas et qu'en fait, elle laisse s'enfondre,
00:23:43que l'économie russe, c'était Bruno Le Maire qui dit qu'on va le mettre en genoux.
00:23:48Et en fait, aujourd'hui, l'Union Européenne, l'Europe, voit que la Russie continue à avancer,
00:23:52l'économie résiste les sanctions, et en fait, l'Ukraine est en train de perdre cette guerre.
00:23:57Il y a eu plusieurs tentatives d'un accord d'épée, même en 2022, en Istanbul,
00:24:02c'était Boris Johnson à l'époque qui a appelé Vladimir Zelensky,
00:24:05qui peut dire qu'on va vous soutenir, continuer.
00:24:08Mais c'était l'époque où encore les États-Unis soutenaient beaucoup l'Ukraine.
00:24:13En fait, c'était les États-Unis derrière le changement des régimes en Ukraine,
00:24:17le changement des pouvoirs, on peut dire.
00:24:18Cette Maïdan, on a vu dans le discours de Jean-Noël Barraud,
00:24:22qui a dit que c'était pacifique, mais en fait, c'était pas pacifique du tout.
00:24:26Souvenez-vous, la maison des syndicats à Dessa, où les russophones étaient brûlés vifs.
00:24:30Donc, il y a eu beaucoup de choses à partir de 2014 avec le soutien des États-Unis.
00:24:36Et aujourd'hui, quand Donald Trump prend une position différente,
00:24:39il faut plutôt trouver un accord d'épée, parler avec la Russie.
00:24:42L'Union européenne reste toujours en sorte de déni,
00:24:45et elle ne peut pas se permettre de perdre la face.
00:24:47– Alors, Lucas Jakubowicz, je crois, veut vous répondre sur ce plan.
00:24:52Est-ce qu'en effet, il y a, comment dire, une volonté des Européens
00:24:58de faire gagner à l'Ukraine cette guerre que coûte ?
00:25:02Et est-ce que, vraiment, avec l'aide uniquement militaire des Européens,
00:25:05l'Ukraine a les moyens de renverser la situation sur le terrain ?
00:25:08– Là, je ne pourrais pas répondre précisément à la question,
00:25:10parce que je ne suis pas spécialiste militaire,
00:25:12et c'est des enjeux qui touchent vraiment le sujet militaire.
00:25:15J'aimerais quand même répondre à Mme Fedorova.
00:25:18Moi, je trouve que la Russie, c'est un pays que je connais bien.
00:25:20J'y suis allé quatre ou cinq fois depuis le début de la guerre en Ukraine.
00:25:25Ce qui est très intéressant, c'est qu'en réalité,
00:25:27le discours de Mme Fedorova est exactement le même que dans les médias russes.
00:25:31On retrouve exactement le même narratif.
00:25:33En réalité, la situation sur place, en tout cas dans la société russe,
00:25:37est plus complexe.
00:25:39Ce n'est pas vrai de dire que les sanctions n'ont aucun impact.
00:25:42Ce n'est pas forcément vrai.
00:25:43quand on est en Russie au quotidien,
00:25:45de dire que l'économie se porte hyper bien.
00:25:48– Ce n'est pas ce que j'ai dit.
00:25:49– Non, mais vous dites que la Russie résiste à la sanction.
00:25:53Et l'économie marche toujours.
00:25:54– Alors, ça dépend de ce qu'on appelle l'économie.
00:25:57Moi, encore une fois, j'aimerais, entre guillemets,
00:25:58dire aux gens qui nous regardent comment ça se passe en Russie,
00:26:00pour y aller plusieurs fois.
00:26:02Concrètement, les sanctions économiques, elles n'ont aucun effet.
00:26:05Il n'y a plus de voitures européennes,
00:26:06il y a des voitures chinoises à la place.
00:26:08Les rayons sont toujours pleins.
00:26:10Il n'y a plus de légaux, mais ça s'appelle des guélos.
00:26:12Donc, sur ça, en fait, sur la consommation au quotidien,
00:26:15il n'y a aucun changement.
00:26:16– Oui, il n'y a pas d'impact direct sur le...
00:26:18– En revanche, ce que je sais, c'est que, par exemple,
00:26:20j'ai beaucoup de Russes que je connais, qui vont avoir à peu près mon âge,
00:26:23qui ne font pas d'enfants parce qu'ils ne peuvent pas se loger.
00:26:25Le nombre de constructions est quasiment au point mort.
00:26:29Pourquoi ? Parce que les gens qui peuvent travailler sur les champs...
00:26:30– Oui, il y a une insécurité sur l'avenir, quoi.
00:26:32– Non, mais en tout cas, dire que la Russie résiste aux sanctions
00:26:34et que tout se passe bien,
00:26:36ce n'est pas forcément vrai.
00:26:37Il ne faut pas voir les choses en tout blanc et en tout noir.
00:26:39– D'accord, un petit mot...
00:26:40– Pardon, juste une chose.
00:26:41– Répondez-lui, vous devez faire.
00:26:42– Je pense que les sanctions plutôt font un impact sur l'Europe,
00:26:47qui est plus qu'en Russie.
00:26:48C'est l'Europe qui souffre, en fait, ces sanctions.
00:26:51Aujourd'hui, il n'y a plus de gaz bon marché.
00:26:53Vous êtes obligés d'acheter les gaz trois fois plus cher.
00:26:57– Là, encore une fois, il faut demander aux téléspectateurs,
00:27:00aujourd'hui, de regarder le prix du gaz,
00:27:02par rapport au prix du gaz, par exemple, au moment du début de la guerre.
00:27:06Le prix a baissé.
00:27:06Donc, encore une fois, vous êtes dans un arrêtif...
00:27:08– C'est en France.
00:27:08– Oui ?
00:27:09– Ah, d'accord.
00:27:10– Oui, mais après, peut-être pas à l'échelle de toute l'Union européenne.
00:27:13On ne connaît pas assez précisément pour affiner le tiers.
00:27:17Un mot sur la philosophie générale de qui est pro-paix dans cette histoire
00:27:22et qui est encore va-t-en-guerre et jusqu'à quel point aussi ?
00:27:26Parce qu'on va parler du coût de ces guerres.
00:27:27– Il faut dire le réel.
00:27:29Le réel, c'est que plus personne n'est pour une paix.
00:27:32La Russie, ça fait longtemps qu'elle ne l'est pas.
00:27:34Il faut être clair, Mme Fedorova, là, pour le coup, c'est assez affirmé.
00:27:37L'Europe l'a été pendant un certain temps aujourd'hui.
00:27:40Il y a des intérêts très divergents qui varient,
00:27:42mais qui ont conscience qu'on est sur une guerre longue.
00:27:45Et je dirais une partie de l'économie européenne
00:27:47comme une partie de l'économie internationale
00:27:48a même presque intérêt à ce que le conflit dure, soyons clairs.
00:27:51Et puis après, vous avez les États-Unis qui se sont lassés.
00:27:56En tout cas, les États-Unis de Donald Trump se sont lassés.
00:27:58C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand vous êtes au cœur de la conversation,
00:28:01vous voyez qu'il n'y a plus beaucoup vraiment de pression.
00:28:03Parce que finalement, on est passé à autre chose.
00:28:06On est passé à Gaza, on est passé à d'autres univers
00:28:08dans lesquels il y a vraiment des performances potentielles
00:28:11pour notamment l'environnement autour de Donald Trump et des États-Unis.
00:28:14Donc oui, il y a quelque chose qui est aujourd'hui une certitude,
00:28:16c'est que le conflit va durer.
00:28:18Alors après, comment on fait dans ce conflit qui va durer pour se positionner ?
00:28:21Et c'est toute la question d'ailleurs pour tous les parties prenantes.
00:28:23Que ce soit la Russie qui est dans une économie de guerre
00:28:25et qui elle-même a fait un énorme effort
00:28:27pour être capable de soutenir effectivement ce qui est en train de se dérouler.
00:28:30Mais qui a culturellement l'habitude aussi d'être dans une économie de subsistance.
00:28:33Oui, il y a plein de raisons.
00:28:34Pour des raisons historiques.
00:28:36Mais qui voit déjà, ça et là,
00:28:37quelques réalités de la relation qu'elle a avec la Chine,
00:28:41être complexifiées.
00:28:42Il y a d'ailleurs une volonté russe de ne pas devenir un vassal de la Chine totalement.
00:28:45Donc ce qui exige aussi une conversation différente.
00:28:48Donc l'Europe aussi est en train de chercher des voies de conversation avec la Russie.
00:28:50On voit que les choses sont en train de bouger.
00:28:52Non, non, mais on voit que les choses sont en train de bouger.
00:28:54Maintenant, la caricature...
00:28:55L'Europe n'a pas de droit de citer avec Donald Trump.
00:28:59Non, non, mais justement.
00:29:00Justement, c'est-à-dire qu'à la fois côté russe,
00:29:01on a besoin de trouver des interlocuteurs peut-être un peu différents
00:29:04parce que c'est en train de bouger et ça bouge tout le temps
00:29:05parce que c'est un contexte qui est évidemment très localisé
00:29:08mais qui a aussi des perspectives plus globales.
00:29:11Et donc à partir de là, je crois qu'on ne peut pas dire aujourd'hui
00:29:13que les choses soient...
00:29:16Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés,
00:29:18Madame la députée, je veux une nouvelle fois saluer la présence
00:29:20d'Olivier Faure à Kiev, accompagné par la députée européenne.
00:29:25Vous avez dit deux choses très importantes.
00:29:27La première, c'est que cette guerre est une guerre coloniale.
00:29:31et elle part d'un fantasme impérialiste, celui de Vladimir Poutine
00:29:35qui se solde aujourd'hui par un échec cuisant, j'y reviendrai.
00:29:37Mais c'est une guerre coloniale.
00:29:39Et il y a des forces politiques qui passent leur temps
00:29:42à vouloir accuser la France de sa relation
00:29:47ou de la relation qu'elle entretient avec son passé colonial.
00:29:50Elle ferait mieux, ses forces politiques,
00:29:52de diriger leurs critiques et leurs attaques
00:29:54sur la Russie de Vladimir Poutine
00:29:56qui est lancée dans cette guerre injustifiée, injustifiable
00:30:00depuis quatre ans.
00:30:01Eh bien oui, cher monsieur.
00:30:03La deuxième des choses importantes que vous avez dites,
00:30:06c'est qu'il y a une guerre contre l'Ukraine,
00:30:09mais c'est aussi une guerre contre l'Europe et contre la démocratie.
00:30:12Puisque tout ça a commencé par des manifestations pacifiques
00:30:16menées par des Ukrainiens qui aspiraient à la liberté
00:30:19et qui le disaient en chantant l'hymne européen
00:30:22et en brandissant le drapeau européen.
00:30:24Et au fond, c'est cela qui a conduit Vladimir Poutine
00:30:27à envahir une première fois, puis une deuxième fois,
00:30:30et puis le 24 février, à grande échelle,
00:30:33a lancé son opération spéciale.
00:30:35L'opération spéciale qui se solde par un échec cuisant
00:30:38puisqu'aujourd'hui, Poutine contrôle la moitié des territoires
00:30:43qu'il occupait illégalement au printemps 2022
00:30:46au prix de pertes humaines sans équivalent dans l'histoire de la Russie.
00:30:50Plus d'un million de pertes humaines depuis le début de la guerre,
00:30:53c'est-à-dire un nombre supérieur à toutes les pertes russes et soviétiques
00:30:56depuis 1945.
00:30:58Et c'est aujourd'hui mille soldats russes
00:31:00qui perdent la vie sur le front
00:31:02pour une progression qui est microscopique.
00:31:04Et pendant ce temps-là, l'économie russe entre en récession,
00:31:08l'essence est rationnée,
00:31:10les caisses de l'État sont vides
00:31:12et ce sont désormais les communications qui sont coupées.
00:31:14Donc oui, madame les députés,
00:31:15nous allons continuer d'exercer pression sur la Russie
00:31:18avec le 20e paquet de sanctions
00:31:19et soutien à l'Ukraine avec ses 90 milliards d'euros.
00:31:22Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:31:25La parole est à présent.
00:31:26On a parlé juste avant.
00:31:27Vous réfutez tout ce qu'il dit sur les pertes économiques,
00:31:30les pertes humaines aussi.
00:31:32Est-ce qu'on a un bilan vraiment chiffré ?
00:31:33Et surtout, moi j'aimerais que vous réagissiez aussi
00:31:35à ce qu'il dit sur cette guerre qu'il qualifie de coloniale
00:31:38et cette volonté impérialiste de Vladimir Poutine.
00:31:41Il y a une volonté impérialiste chez cet homme ?
00:31:43Je pense que Jean-Noël Barraud,
00:31:45encore enfant, il fait une communication
00:31:47parce que soit c'est un vrai déni de la diplomatie française
00:31:50sur la réalité des terrains,
00:31:52soit c'est une communication pour cacher en fait
00:31:54tous les problèmes économiques et sociaux en France
00:31:57pour dire voilà, on est en train de gagner en guerre contre la Russie.
00:32:00Tout ce qu'il dit sur la réalité de l'économie russe, c'est faux en fait.
00:32:02Je pense qu'on va voir dans quelques années
00:32:05s'il avait raison ou pas.
00:32:06Mais à mon avis, comme ils sont déclarés au début de la guerre
00:32:09qui c'était la fin de la Russie,
00:32:10on va voir exactement la même chose.
00:32:12Après, je n'ai pas le niveau des sanctions
00:32:18qui sont suffisamment graves,
00:32:20mais ça ne va pas laisser l'économie russe tomber.
00:32:23Une autre chose, c'est une guerre.
00:32:25Il dit que c'est une guerre coloniale,
00:32:26c'est une guerre par procuration,
00:32:28c'est une guerre qui était commencée par les États-Unis
00:32:30avec les mains des Ukrainiens.
00:32:32C'est un sénateur américain qui a dit
00:32:35jusqu'à dernier ukrainien,
00:32:37c'est le meilleur investissement qu'on pouvait faire.
00:32:39C'est le sénateur McCain qui était à Maïdan
00:32:41pour regarder comment ils sont en train de renverser
00:32:44le gouvernement de Yanukovitch.
00:32:46C'était Victoria Nolan.
00:32:48Donc aujourd'hui, avec Donald Trump,
00:32:50tout est changé parce que Donald Trump
00:32:52ne veut plus investir dans cette guerre.
00:32:55Il veut bien vendre les armements à l'Union européenne.
00:32:58Et vous avez mentionné, messieurs,
00:32:59que l'Union européenne cherche peut-être
00:33:01à reprendre les dialogues avec la Russie.
00:33:03Il faut se poser la question pourquoi.
00:33:04Mais parce qu'il sait très bien
00:33:05qu'il est toute seule.
00:33:07L'Europe ne peut pas continuer cette guerre contre la Russie.
00:33:09Justement, on va s'interroger avec Bérénice de Villeflorio
00:33:13qui est avec nous, qui est journaliste économique,
00:33:16du coût de la reconstruction de l'Ukraine.
00:33:19Parce que là, il s'agit de produire des armements
00:33:21encore aux Ukrainiens.
00:33:22Mais jusqu'à quel point ?
00:33:24Parce qu'après, une fois que la paix sera scellée,
00:33:27on l'espère un jour quand même,
00:33:29la reconstruction viendra.
00:33:30Et est-ce qu'on sait combien ça coûte ?
00:33:32Oui, on le sait, le chiffre est sorti cette semaine.
00:33:36500 milliards d'euros, quasiment, sur 10 ans.
00:33:41C'est le fruit d'un rapport conjoint de Kiev,
00:33:43de la Banque mondiale, de l'Union européenne
00:33:46et des Nations unies, qui vient de sortir.
00:33:48C'est près de trois fois le PIB de l'Ukraine en 2025.
00:33:52Alors concrètement, cet argent, il servirait à quoi sur le terrain ?
00:33:55Eh bien, Nelly, à remettre le pays debout.
00:33:58Il faut savoir que différents secteurs, vous l'imaginez,
00:34:00ont été touchés.
00:34:01Déjà, le premier secteur, c'est les transports,
00:34:03puisque les routes, les ponts, les voies ferrées
00:34:05ont été bombardées.
00:34:0782 milliards d'euros, c'est la somme nécessaire
00:34:09pour remettre le pays en circulation.
00:34:12Ensuite, l'énergie.
00:34:13On le sait, les Russes ont ciblé les centrales,
00:34:16les réseaux électriques.
00:34:17Il faudrait 77 milliards d'euros
00:34:20pour remettre ça sur pied.
00:34:22Enfin, ensuite, le logement a été fortement impacté.
00:34:25Des villes entières ont été rasées.
00:34:27De nombreux Ukrainiens n'ont plus de logement.
00:34:29Il faudrait 77 milliards d'euros également
00:34:33pour remettre des logements.
00:34:36Enfin, le commerce et l'industrie nécessitent 54 milliards d'euros.
00:34:41Et l'agriculture, 47 milliards d'euros.
00:34:44Mais ces chiffres vont continuer à augmenter ?
00:34:46Parce qu'évidemment, la guerre n'est pas finie.
00:34:48Donc on a...
00:34:49Oui.
00:34:49Alors ce rapport, il faut savoir qu'il calcule
00:34:52les pertes sur 46 mois,
00:34:54donc depuis l'invasion russe.
00:34:56Et chaque mois qui passe, forcément, la facture s'agourdit
00:34:58parce que les Russes continuent à détruire l'Ukraine.
00:35:00Donc on n'en a pas forcément vu la fin.
00:35:02Merci beaucoup de nous avoir remis en tête tous ces chiffres.
00:35:03Je vais juste quand même faire réagir Mehdi
00:35:05parce qu'on ne l'a pas encore entendu.
00:35:07Évidemment, la question qu'on se pose tous,
00:35:08c'est qui va payer ?
00:35:09Le chiffre le plus marquant, c'est bien sûr,
00:35:11c'est 500 milliards d'euros.
00:35:12L'enveloppe globale, parce qu'après,
00:35:13on fait le décompte par secteur, évidemment.
00:35:15C'est assez parlant.
00:35:17Il y a tout à refaire, en fait.
00:35:18On l'a bien compris.
00:35:19Mais qui va payer la facture ?
00:35:20Parce que...
00:35:22Les Européens, les Ukrainiens vont rembourser.
00:35:24Avec quel argent ? Quelle économie ?
00:35:25Ça sera des prêts.
00:35:26Donc la facture, ça sera essentiellement les Européens
00:35:28qui vont la payer une partie des États-Unis.
00:35:30Mais ce sera un argent qui viendra de l'Europe.
00:35:31Donc là-dessus, il n'y a pas de doute à se faire.
00:35:34Même si à la fin, les Ukrainiens devront quand même
00:35:35investir économiquement,
00:35:36ça sera quand même à l'Europe de prendre en grande partie
00:35:38ce sujet-là.
00:35:40Je reviens sur ce qu'a dit Jean-Christophe tout à l'heure
00:35:41et sur le propos de Jean-Noël De Haro,
00:35:43lorsqu'il parle de guerre coloniale,
00:35:44il y a quand même dans l'espace des relations internationales
00:35:46un retour des empires, qu'on le veuille ou non.
00:35:48Il y a ce que fait la Chine,
00:35:49il y a ce que fait les États-Unis avec le Venezuela.
00:35:51Et donc ça ne choque pas de dire que,
00:35:52effectivement, la Russie peut être dans une entreprise coloniale.
00:35:55Par contre, je reviens sur le point qu'a développé Jean-Christophe
00:35:58sur le fait qu'il y a aussi des intérêts économiques.
00:35:59Lorsqu'il y a une guerre,
00:36:00il y a forcément des intérêts économiques qui se font.
00:36:02Donc il y a aussi un intérêt pour de grandes puissances.
00:36:04C'est quand même fabuleux.
00:36:05On a oublié de parler du sujet des terres rares.
00:36:07Pendant un très long moment,
00:36:09on parlait des terres rares en Ukraine.
00:36:10C'était devenu un énorme sujet côté américain.
00:36:12Donc oui, il y a un intérêt.
00:36:14Et pour moi, les conditions aujourd'hui de la paix
00:36:16ne sont pas forcément réunies.
00:36:17Ils restent au vers le Groenland.
00:36:18Donc ils ont trouvé un substitut.
00:36:19Il y a un substitut.
00:36:20Mais il y a quand même un sujet.
00:36:22C'est que pour moi, la guerre, je rejoins,
00:36:24la paix n'est pas encore aujourd'hui probable.
00:36:26C'est pas un sujet pour moi qu'on peut être encore sur la paix.
00:36:29Même si c'est du côté des civils.
00:36:30Pour moi, je suis désolé,
00:36:30ce sont les civils qui paient quoi qu'il arrive.
00:36:31C'est un très bon point qu'il y a en train de faire
00:36:34parce que le ressource est crucial.
00:36:36Mais c'est pas comme ils sont trouvés en notre chemin.
00:36:38C'est qu'il y a déjà signé d'accord avec Trump.
00:36:41Tout est aux Etats-Unis.
00:36:43Et pour les reconstructions,
00:36:44qui peut être semble un bel projet
00:36:46pour les entreprises françaises,
00:36:47ça ne sera pas les entreprises françaises.
00:36:48Donc vous dites que la balle est dans son corps.
00:36:50C'est à lui de signer.
00:36:51Non, non, non.
00:36:51C'est pas ce que je dis.
00:36:52Je dis que Black Rock,
00:36:53c'est une grande interprise américaine,
00:36:56va prendre tous les contrats.
00:36:58Et je pense qu'attendre que l'Europe
00:37:01peut gagner beaucoup d'argent
00:37:02avec la reconstruction de l'Ukraine,
00:37:04c'est une naïveté.
00:37:06Alors, Yohann, on ne vous a pas encore entendu.
00:37:08Après, on parlera de l'intégration à l'UE
00:37:09parce que ça aussi,
00:37:10il a l'air assez pressé d'y aller.
00:37:12Il faut voir ce que ça induit aussi pour l'Ukraine.
00:37:14Non, moi, je ne suis pas spécialiste
00:37:15de ce dossier en particulier, naturellement.
00:37:17Tout ce que je peux commenter éventuellement,
00:37:19ce sont les chiffres du Fonds monétaire international.
00:37:22500 milliards.
00:37:23500 milliards, mais sur l'économie russe,
00:37:24puisqu'on en parlait à l'instant,
00:37:27le FMI prévoit pour l'année en cours,
00:37:29l'année 2026,
00:37:30une croissance qui sera inférieure à 1%,
00:37:31ce qui est une croissance quand même
00:37:33extrêmement faible pour la Russie,
00:37:34qui a été plutôt portée par l'effort de guerre
00:37:36les dernières années
00:37:37et qui a connu une croissance
00:37:38beaucoup plus forte.
00:37:39Et c'est surtout l'inflation
00:37:40qui est très forte en Russie.
00:37:41Le FMI estime qu'on sera autour
00:37:43de 10% d'inflation pour l'année 2026,
00:37:46ce qui est absolument colossal,
00:37:48avec des taux d'emprunt
00:37:49qui sont au-delà de 20%.
00:37:50On va écouter une autre réponse
00:37:51à une question très importante sur cette guerre.
00:37:53Merci, Madame la Présidente.
00:37:54Mesdames et Messieurs les députés,
00:37:56Monsieur le député Laurent Mazory,
00:37:57le gouvernement vous a écouté.
00:38:00Et c'est la raison pour laquelle
00:38:01il a proposé
00:38:02que nous puissions geler
00:38:04ces actifs russes
00:38:06qui sont localisés en Europe
00:38:08en précisant de manière très claire
00:38:09au mois de décembre dernier
00:38:11qu'ils ne seraient dégelés
00:38:13qu'à la condition
00:38:14que Vladimir Poutine
00:38:16mette fin à sa guerre d'agression
00:38:17et qu'à la condition
00:38:18qu'ils versent des réparations à l'Ukraine.
00:38:22Cependant qu'en même temps,
00:38:23nous élaborions ce prêt
00:38:25de 90 milliards d'euros
00:38:27qui va placer l'Ukraine
00:38:29à l'écart de toute difficulté financière
00:38:30pendant deux ans,
00:38:32lui permettre aussi
00:38:33d'engager ses discussions,
00:38:35ses négociations de paix
00:38:36en position de force
00:38:37et lui permettre de financer
00:38:39son effort militaire
00:38:41aussi longtemps que nécessaire.
00:38:43Et donc au fond,
00:38:44même si ce n'est pas exactement
00:38:46ce qui était prescrit
00:38:47dans votre texte,
00:38:48c'est bien l'esprit
00:38:49et l'intuition
00:38:50que vous avez porté ici
00:38:51et sur la base
00:38:52de laquelle nous nous sommes appuyés
00:38:54pour entraîner en Europe
00:38:55ce consensus
00:38:56qui nous a permis
00:38:57de faire aboutir
00:38:59ce prêt historique
00:39:01de 90 milliards d'euros.
00:39:03Prisca Tevenot
00:39:04rappelait tout à l'heure
00:39:04qu'il n'est pas encore
00:39:06définitivement adopté,
00:39:07la Hongrie ayant placé
00:39:08quelques conditions.
00:39:09Je lui ai répondu
00:39:10que ça n'est qu'une question
00:39:12de jour
00:39:13et que le dialogue
00:39:14est engagé
00:39:14avec la Commission européenne
00:39:15pour que tout blocage
00:39:19résiduel
00:39:19puisse être levé.
00:39:21Le soutien,
00:39:22je veux le dire aussi,
00:39:24ce n'est pas uniquement
00:39:25le soutien budgétaire
00:39:26apporté par le gouvernement.
00:39:28C'est celui
00:39:28qui a été apporté
00:39:29tout au long de cette guerre
00:39:30depuis 4 ans
00:39:31et les Ukrainiens
00:39:32et leurs ambassadeurs
00:39:33le savent
00:39:33par les parlementaires français
00:39:35qui en grand nombre
00:39:36se sont rendus en Ukraine
00:39:38pour témoigner
00:39:38de notre soutien.
00:39:39C'est aussi le soutien
00:39:41des collectivités territoriales
00:39:42qui ont accueilli
00:39:43plus de 100 000 réfugiés ukrainiens
00:39:46et leurs familles
00:39:46quand au début de la guerre
00:39:48ils sont partis
00:39:49par milliers
00:39:49pour fuir
00:39:51les violences
00:39:52et la guerre.
00:39:54Et puis ce sont
00:39:54un certain nombre
00:39:55de dispositifs
00:39:56qui ont été mis en place
00:39:57au fil de l'eau
00:39:57comme celui
00:39:58qu'avec le ministre
00:39:59de l'économie et des finances
00:40:00nous avons rechargé
00:40:01l'année dernière
00:40:01la semaine dernière
00:40:0271 millions d'euros
00:40:03pour les entreprises françaises
00:40:05installées en Ukraine.
00:40:06Merci monsieur le député.
00:40:07C'est l'objet
00:40:08de beaucoup de questions
00:40:09évidemment
00:40:10et de commentaires
00:40:11et puis j'aimerais quand même
00:40:12qu'on écoute
00:40:12je vous le disais
00:40:13Volumisar Zelensky
00:40:14qui lui demande
00:40:14une date claire
00:40:15pour pouvoir intégrer
00:40:16l'Union Européenne
00:40:17il veut un accélérateur
00:40:18de calendrier écouté.
00:40:22Il est important pour nous
00:40:24d'avoir une date claire
00:40:25de notre accession
00:40:26à l'Union Européenne.
00:40:32C'est très important
00:40:33dans le cadre
00:40:34du processus diplomatique
00:40:35en cours
00:40:35de tous les efforts
00:40:36diplomatiques
00:40:37pour mettre fin
00:40:37à la guerre.
00:40:38Ce n'est pas un simple souhait
00:40:39c'est une compréhension claire
00:40:41de la façon
00:40:42dont Poutine agira.
00:40:49S'il n'y a pas de date
00:40:50s'il n'y a pas
00:40:50une telle garantie
00:40:51il trouvera le moyen
00:40:52de bloquer l'adhésion
00:40:53de l'Ukraine
00:40:54pour des décennies
00:40:55en vous divisant
00:40:56en divisant l'Europe.
00:40:57Nous devons nous protéger
00:40:58de cela.
00:41:02Qu'est-ce qu'il veut dire
00:41:03l'adhésion ?
00:41:04De l'adhésion
00:41:05dépendra l'attitude
00:41:06de Poutine derrière.
00:41:07Ça veut dire
00:41:07qu'il pourrait déclarer
00:41:08la guerre aux Européens ?
00:41:09Non, pas forcément.
00:41:10De toute façon
00:41:11il y a déjà des mécanismes
00:41:13de solidarité.
00:41:14Par exemple
00:41:14quand un pays membre
00:41:15de l'OTAN est attaqué
00:41:16il est censé être défendu
00:41:17par les autres membres
00:41:18de l'OTAN
00:41:18sans forcément être
00:41:20dans l'Union Européenne
00:41:20et aussi des traités bilatéraux
00:41:22entre l'Ukraine
00:41:23et d'autres pays occidentaux.
00:41:25Donc en réalité
00:41:25que l'Ukraine entre ou pas
00:41:27dans l'Union Européenne
00:41:28ça ne sert pas à grand chose.
00:41:30Après
00:41:30chaque dirigeant politique
00:41:31a entre guillemets
00:41:32des objectifs de guerre
00:41:33à long terme
00:41:33des promesses à faire
00:41:35à sa population
00:41:35pour tenir
00:41:36en l'occurrence
00:41:37le fait d'avoir
00:41:38une date même hypothétique
00:41:39d'entrée
00:41:40dans l'Union Européenne
00:41:41serait une victoire
00:41:43symbolique pour Zelensky
00:41:44mais ce qu'il faut dire aussi
00:41:45c'est que ce n'est pas
00:41:46parce qu'on a
00:41:46des ouvertures
00:41:47de négociations
00:41:48qui s'ouvrent
00:41:49qu'un pays va
00:41:50automatiquement entrer
00:41:51dans l'Union Européenne.
00:41:52C'est ce qui s'est passé
00:41:53avec la Turquie
00:41:54il y a eu des négociations
00:41:55qui ont été ouvertes
00:41:55et la Turquie
00:41:56n'est jamais rentrée.
00:41:57C'est une réaction
00:41:57à cette cadence
00:42:00que Zelensky
00:42:01veut voir accélérer
00:42:03pour se mettre
00:42:03sous le parapluie européen
00:42:04en fait de protection.
00:42:05Vous savez
00:42:06en 2014
00:42:07pendant le Maïdan
00:42:08c'était exactement
00:42:09les promesses
00:42:09à la population ukrainienne
00:42:11qu'elles peuvent
00:42:11rentrer dans l'Union Européenne.
00:42:14Aujourd'hui
00:42:14on voit que c'est loin
00:42:15et c'est
00:42:16Frédéric Merz
00:42:17je pense
00:42:18qui a dit
00:42:18que c'est impossible
00:42:19que l'Ukraine rentre
00:42:21en 2027.
00:42:22En tous les cas
00:42:22je pense que c'est
00:42:23le wishful thinking
00:42:24et ça ne va pas arriver.
00:42:26en revanche
00:42:27cette idée
00:42:28de garantie de sécurité
00:42:30où l'Ukraine
00:42:32sera considérée
00:42:32comme s'il était
00:42:33à l'OTAN
00:42:34par exemple
00:42:34qu'il puisse envoyer
00:42:35les forces
00:42:36de troubles l'OTAN
00:42:37après la signature
00:42:39de cessez-le-feu
00:42:40etc.
00:42:41ça c'est quelque chose
00:42:42qui peut en fait
00:42:43amener
00:42:44à une sorte d'escalade
00:42:45parce que
00:42:45c'est exactement ça
00:42:48parce que la Russie
00:42:49ne veut pas avoir
00:42:50les forces de l'OTAN
00:42:51à côté
00:42:52des frontières
00:42:54de la Russie
00:42:54donc c'est en ligne rouge
00:42:55et s'il y a par exemple
00:42:57un échange de feu
00:42:59comment on peut être sûr
00:43:00qu'il n'y aura pas
00:43:01un déclenchement
00:43:02de la troisième guerre mondiale
00:43:04autour de l'Ukraine
00:43:04donc ça c'est évidemment
00:43:05quelque chose
00:43:06une question très sérieuse.
00:43:07A la décharge de Moscou
00:43:10ce discours-là
00:43:10il a toujours été clair
00:43:11même pour les détracteurs
00:43:12il a toujours dit
00:43:13je ne veux pas
00:43:14de l'OTAN
00:43:15à ma frontière
00:43:16parce que ça pourrait être
00:43:18or on a vu aussi
00:43:19les Etats-Unis
00:43:19qui commençaient
00:43:20à se retirer de l'OTAN
00:43:20donc c'est plus
00:43:21les mêmes rapports
00:43:21non plus
00:43:22l'OTAN d'aujourd'hui
00:43:23n'est plus que l'OTAN
00:43:24où l'Alliance Atlantique
00:43:25était hier
00:43:26ça c'est encore trop tôt
00:43:27pour le dire aujourd'hui
00:43:28en tout cas
00:43:28il y a des engagements
00:43:29nets de Trump
00:43:30il y a quelques semaines
00:43:31des midterms aux Etats-Unis
00:43:32vous savez ça peut changer
00:43:33très vite aux Etats-Unis
00:43:34où il y a des rotations
00:43:35électorales
00:43:35et donc politiques
00:43:36plus rapides
00:43:37que dans d'autres pays
00:43:38qui sont engagés
00:43:39dans ce conflit
00:43:40oui Merz a dit non
00:43:41pour 2027
00:43:42et sincèrement
00:43:42pouvoir diriger
00:43:43la campagne d'adhésion
00:43:44de la Roumanie
00:43:44il y a très longtemps
00:43:45dans l'Union Européenne
00:43:46c'est clair que le temps
00:43:47qui est nécessaire
00:43:48pour fabriquer une adhésion
00:43:49est beaucoup trop court
00:43:51dans cette perspective-là
00:43:52maintenant la différence
00:43:53de ce qui se passe
00:43:54pour la Turquie
00:43:54où il y avait vraiment
00:43:55une opposition très centrale
00:43:57d'une partie des pays européens
00:43:58contre cette adhésion
00:43:59là sur l'Ukraine
00:44:00c'est effectivement
00:44:01un message de négociation
00:44:02géopolitique
00:44:03qui est en cours
00:44:04c'est-à-dire qu'une date
00:44:05serait effectivement
00:44:06un moyen de converser
00:44:07différemment
00:44:07dans l'après-conflit
00:44:08voire dans l'avant-conflit
00:44:10ça c'est très clair
00:44:11maintenant c'est moins
00:44:12une barrière
00:44:13une barrière géopolitique
00:44:14forte pour la Russie
00:44:15que l'OTAN
00:44:15ça c'est très clair
00:44:16on va vous laisser
00:44:16le répondre
00:44:17dans les mots
00:44:18oui il y a des questions
00:44:19des corruptions aussi
00:44:20parce que c'est quelque chose
00:44:21ça a toujours existé
00:44:22dans tous les pays
00:44:22qui ont adhéré à l'Union Européenne
00:44:23ça a été le cas
00:44:24pour l'Union Européenne
00:44:25c'est quand même
00:44:25un grand problème
00:44:26je le connais par cœur
00:44:27pour l'avoir dirigé
00:44:28parce que le niveau
00:44:28des corruptions
00:44:29en Ukraine
00:44:30autour des Zelenskis
00:44:31c'est quand même
00:44:32très très très élevé
00:44:33il y a des milliards
00:44:35d'euros
00:44:35qui étaient détournés
00:44:36les milliards d'euros
00:44:38qui sont envoyés à l'Ukraine
00:44:38c'est incomparable
00:44:40ce sont d'argent
00:44:41des Européens
00:44:42il y a les corruptions
00:44:44en Russie aussi
00:44:45mais on ne détend pas
00:44:46les fonds européens
00:44:47aux Américains
00:44:48mais en Européenne
00:44:49c'est exactement ça
00:44:51il vous dit
00:44:52c'est pas un frein
00:44:53elle vous dit
00:44:54ça a atteint
00:44:55de tels sommets
00:44:56en Ukraine
00:44:56que ça sera compliqué
00:44:57on ne va pas vous réconcilier
00:44:58sur cette question
00:44:59mais de toute façon
00:45:00comme la peine
00:45:00n'est pas encore scellée
00:45:01on aura le temps de parler
00:45:02merci beaucoup Zania
00:45:02d'être venue nous donner
00:45:04votre sentiment
00:45:05sur l'issue de cette guerre
00:45:06aujourd'hui
00:45:07on marque une petite pause
00:45:08et puis on se retrouve
00:45:08bien sûr pour évoquer
00:45:09l'enquête autour de la mort
00:45:10de Quentin
00:45:10avec des témoignages
00:45:11et des solutions
00:45:11visiblement accablantes
00:45:13pour plusieurs des suspects
00:45:14qui sont mis en cause
00:45:15dans cette enquête
00:45:15et puis bien sûr
00:45:16on parlera aussi
00:45:17d'autres attaques
00:45:18qui ont visé des adolescents
00:45:20à Brom
00:45:21notamment
00:45:21un adolescent poignardé
00:45:23de 15 ans
00:45:24et son état
00:45:25est toujours préoccupant
00:45:25à tout à l'heure
00:45:29De retour dans
00:45:30120 minutes info
00:45:31c'est l'heure du journal
00:45:32avec vous
00:45:32félicité
00:45:33ce mardi
00:45:34marque le 4ème anniversaire
00:45:36de l'invasion russe
00:45:36de l'Ukraine
00:45:374 années
00:45:38d'une guerre
00:45:39aux portes
00:45:39de l'Union Européenne
00:45:414 années
00:45:41que l'équilibre européen
00:45:43est bouleversé
00:45:44des villes entières détruites
00:45:45des familles séparées
00:45:47une génération marquée
00:45:48par les combats
00:45:49et malgré les pourparlers
00:45:50engagés avec la Russie
00:45:51le président Emmanuel Macron
00:45:52se dit sceptique
00:45:53sur la possibilité
00:45:54d'une paix à court terme
00:45:55écoutez-le
00:45:59je suis très sceptique
00:46:00c'est le moins
00:46:00que l'on puisse dire
00:46:01sur le fait
00:46:02de pouvoir aboutir
00:46:03à une paix à court terme
00:46:04il est bon
00:46:05de poursuivre
00:46:06ces initiatives
00:46:06mais il faut être lucide
00:46:08il n'y a pas
00:46:08de volonté
00:46:09côté russe
00:46:10d'aboutir à la paix
00:46:13l'actualité internationale
00:46:15c'est aussi le Mexique
00:46:16plongé dans le chaos
00:46:17vous le savez depuis dimanche
00:46:18et qui pourrait connaître
00:46:18dans les prochaines heures
00:46:19de nouvelles scènes de guérilla
00:46:2010 000 soldats
00:46:22ont été déployés
00:46:23sur le terrain
00:46:23pour défendre
00:46:25le pays
00:46:26face aux troubles
00:46:26menés par des cartels de drogue
00:46:28après la mort de Nemezio
00:46:29au Seguera Cervantes
00:46:30surnommé El Mancho
00:46:32l'homme abattu par l'armée
00:46:34était à la tête
00:46:34de l'un des cartels
00:46:35les plus puissants du Mexique
00:46:37à présent
00:46:38une question demeure
00:46:39qui pourrait remplacer
00:46:40le dernier parrain
00:46:41du narcotrafic mexicain
00:46:43un reportage
00:46:43de Pauline Trevzer
00:46:45sur ces images
00:46:46les forces armées
00:46:47mexicaines déployées
00:46:49prêtes à intervenir
00:46:50c'est ici
00:46:51dans l'état
00:46:52de Jalisco
00:46:53qu'El Mancho
00:46:54a été tué samedi
00:46:55par un raid militaire
00:46:56avec l'aide
00:46:57du renseignement américain
00:46:59Mexico a annoncé
00:47:00le déploiement
00:47:01de 2500 soldats supplémentaires
00:47:03dans l'ouest du pays
00:47:04car des membres
00:47:05du cartel
00:47:06qu'El Mancho
00:47:07dirigeait
00:47:07l'un des plus puissants
00:47:09a rapidement répondu
00:47:11dès dimanche
00:47:12les habitants
00:47:13ont assisté
00:47:13à des scènes
00:47:14de guérilla urbaine
00:47:15des affrontements
00:47:19à larmes lourdes
00:47:20et des villes entières
00:47:21saccagées
00:47:22depuis
00:47:23la situation
00:47:24se serait apaisée
00:47:25sur ces images
00:47:27à Guadalajara
00:47:28hier soir
00:47:29le calme
00:47:30semble revenu
00:47:31mais à Morelia
00:47:32dans le centre
00:47:33du pays
00:47:33les habitants
00:47:34sont eux
00:47:35toujours inquis
00:47:36en ce moment
00:47:37on ne peut même plus sortir
00:47:38ni être dans la rue
00:47:39à certaines heures
00:47:40puisqu'il y a toujours
00:47:41un enlèvement
00:47:42ou un accident
00:47:42j'ai décidé
00:47:43qu'il était plus sûr
00:47:44de rester à la maison
00:47:45pour ma propre sécurité
00:47:46cette inquiétude
00:47:47est alimentée
00:47:48par la succession
00:47:49du dernier grand parrain
00:47:50du narcotrafic mexicain
00:47:52son héritier en prison
00:47:54sa succession
00:47:55pourrait donner lieu
00:47:56à une bataille sanglante
00:47:57entre cartels
00:47:58dans ce climat
00:47:59de fortes tensions
00:48:00le quai d'Orsay
00:48:01appelle ses ressortissants
00:48:03à la plus grande prudence
00:48:04ce touriste français
00:48:06témoigne
00:48:06ça réouvre peu à peu
00:48:09et les gens sortent
00:48:10aussi timidement
00:48:11dans la rue
00:48:11mais toujours
00:48:12cette impression
00:48:12d'être
00:48:14pendant le confinement
00:48:15une situation critique
00:48:16alors que le Mexique
00:48:18devrait accueillir
00:48:19dans un peu plus
00:48:19de trois mois
00:48:20la coupe du monde
00:48:21de football
00:48:222026
00:48:24un point à présent
00:48:25sur la tempête
00:48:26de l'année
00:48:26décennie
00:48:27pour les New Yorkais
00:48:28New York qui dans sa robe blanche
00:48:29est frappée de plein fouet
00:48:30par cette tempête
00:48:30de neige en norme
00:48:31il faut le dire
00:48:31une tempête
00:48:32qui met la ville
00:48:33complètement à l'arrêt
00:48:35depuis dimanche
00:48:36près de 600 000 foyers
00:48:37sont privés d'électricité
00:48:39à l'extérieur
00:48:39règne un étrange calme blanc
00:48:41dans cette ville
00:48:42d'ordinaire encombrée
00:48:43de Brooklyn à Manhattan
00:48:44les trottoirs
00:48:45et rues de New York
00:48:45sont quasiment désertes
00:48:47un inconvénient pour les uns
00:48:48mais une joie pour d'autres
00:48:49qui profitent de la poudreuse
00:48:50jusqu'à Central Park
00:48:52et puis
00:48:53on a appris
00:48:54que des boutiques
00:48:54Chine
00:48:55allaient ouvrir
00:48:55dès demain
00:48:55dans 5 BHV
00:48:57situées en région
00:48:57après son ouverture
00:48:59controversée
00:49:00à Paris
00:49:01le géant chinois
00:49:02inaugura dès demain
00:49:03ses boutiques à Limoges
00:49:05Angers
00:49:05Dijon
00:49:06Grenoble
00:49:07et Reims
00:49:08ces ouvertures initialement
00:49:09prévues pour fin 2025
00:49:11découlent d'un partenariat
00:49:12entre l'exploitant du BHV
00:49:14et le géant
00:49:14de la vente en ligne Chine
00:49:16régulièrement accusés
00:49:17de concurrence déloyale
00:49:18et de pollution environnementale
00:49:20voilà pour l'essentiel
00:49:20mais on passe au sport
00:49:21bien sûr
00:49:26vous regardez votre programme
00:49:28avec le parfum Mont-Blanc
00:49:30Explorer Extrême
00:49:32et on fait ensemble
00:49:33un focus
00:49:33à Albertville
00:49:35en Savoie
00:49:35où hier
00:49:36le grand retour
00:49:37de la délégation française
00:49:39des Jeux Olympiques
00:49:40d'hiver
00:49:40de Milan Cortina
00:49:41en Italie
00:49:42était célébré
00:49:43devant plus de
00:49:436000 supporters
00:49:45tricolores
00:49:46absolument ravis
00:49:47de les accueillir
00:49:47alors on fait
00:49:48un petit retour
00:49:49ensemble sur cet événement
00:49:50d'une ampleur inédite
00:49:51avec Marius Noël
00:49:52et Mano Bascoul
00:49:54à Albertville
00:49:55la fête battait son plein
00:49:56pour célébrer
00:49:57les médailles françaises
00:49:58des Jeux Olympiques
00:49:59d'hiver
00:50:00ovationnées
00:50:01pour leurs 23 médailles
00:50:02dont 8 en or
00:50:03les bleus ont été acclamés
00:50:04devant 6500 personnes
00:50:06la soirée revêtait
00:50:07aussi une forte dimension
00:50:08symbolique
00:50:09le drapeau olympique
00:50:11officiellement de retour
00:50:12en France
00:50:13marquant le lancement
00:50:14des Jeux Olympiques
00:50:15d'hiver de 2030
00:50:16dans les Alpes françaises
00:50:17c'est le grand retour
00:50:19c'est le retour
00:50:20des athlètes
00:50:21c'est le retour
00:50:21du drapeau olympique
00:50:23ici
00:50:23c'est aussi
00:50:24le retour
00:50:25de la passion française
00:50:26pour l'olympisme
00:50:27à la maison
00:50:28on va retrouver
00:50:29en 2030
00:50:30nos athlètes
00:50:31et je pense que
00:50:31poussés par leur public
00:50:32ils vont se surpasser
00:50:34ils vont être
00:50:35encore plus forts
00:50:35qu'ils ne l'ont été
00:50:36à Milan
00:50:42vous avez regardé
00:50:43votre programme
00:50:44avec le parfum
00:50:45Mont Blanc
00:50:46Explorer Extrême
00:50:48merci beaucoup
00:50:49félicité
00:50:49et on se retrouve
00:50:50à 16h30
00:50:51bien sûr
00:50:51un nouveau point
00:50:52sur l'actu
00:50:52notre plateau du jour
00:50:53composé de Mehdi Raich
00:50:54Jean-Christophe Gallien
00:50:55Johan Uzaï
00:50:56est complété
00:50:57rejoint pour cette
00:50:58demi-heure
00:50:58par Reda Bellage
00:50:59bonjour Reda
00:51:00je rappelle que vous êtes
00:51:01ici pour Unité
00:51:02Île-de-France
00:51:03on va beaucoup parler
00:51:03de ces rixes
00:51:04et de ces agressions
00:51:06très violentes
00:51:06entre jeunes
00:51:07avec deux occurrences
00:51:08ça ne s'arrête jamais
00:51:09à vrai dire
00:51:10on va commencer
00:51:11par ce garçon
00:51:12qui est entre la vie
00:51:13et la mort
00:51:13à l'âge de 15 ans
00:51:15il a été victime
00:51:15d'une rixe
00:51:16qui aurait dégénéré
00:51:16dans l'Essonne
00:51:18à coup de marteau
00:51:19frappé par plusieurs personnes
00:51:21il y a eu pas moins
00:51:22de 97 rixes
00:51:24dans ce seul département
00:51:26de l'Île-de-France
00:51:27pour la seule année 2025
00:51:29regardez le reportage
00:51:30d'Alexandre Abischoff
00:51:31et Mathilde Couvillier-Flournant
00:51:33c'est devant cette gare
00:51:35que les faits se sont produits
00:51:36aux alentours de 17h
00:51:38vendredi dernier
00:51:39un adolescent de 15 ans
00:51:40est retrouvé au sol
00:51:41blessé à la tête
00:51:42avec une importante
00:51:43perte de sang
00:51:44un marteau brisé en deux
00:51:45est découvert à proximité
00:51:47par les forces de police
00:51:48la victime
00:51:49aurait été frappée
00:51:50au front et à l'arrière
00:51:51du crâne
00:51:51avec un marteau
00:51:52par un groupe
00:51:53de 7 à 8 individus
00:51:54la victime a été plongée
00:51:56dans un coma artificiel
00:51:57son état reste préoccupant
00:51:59cette violence
00:52:00chez les jeunes
00:52:00inquiète ces riverains
00:52:02moi je trouve qu'il y a un problème
00:52:03au niveau des jeunes
00:52:04qu'il y a actuellement
00:52:05il y a un manque de civisme
00:52:08il y a un non-respect des règles
00:52:09c'est inquiétant quand même
00:52:10c'est des jeunes
00:52:11donc c'est assez débile
00:52:12pour l'histoire de rue
00:52:13finir dans le coma
00:52:13à ces âges là
00:52:14d'après les premiers éléments
00:52:16cette rixe aurait éclaté
00:52:18car la victime
00:52:18se serait moquée
00:52:19de son agresseur
00:52:20principal
00:52:21dans un clip de rap
00:52:22une rixe futile
00:52:23mais de plus en plus fréquente
00:52:25en Essonne
00:52:25le département de l'Essonne
00:52:27est tristement connu
00:52:28pour son nombre
00:52:29croissant
00:52:30en tout cas
00:52:30son nombre important
00:52:31de rixes
00:52:32chaque année
00:52:33l'année dernière
00:52:35l'année 2025
00:52:36c'est encore 3
00:52:37malheureusement
00:52:37décès
00:52:38qui sont intervenus
00:52:39sur le département
00:52:41ce dimanche
00:52:42le principal suspect
00:52:43âgé de 15 ans
00:52:44a été placé
00:52:44en détention provisoire
00:52:46la division
00:52:46de la criminalité
00:52:47territoriale de l'Essonne
00:52:49a été saisie
00:52:49de l'enquête
00:52:50des motifs dérisoires
00:52:53on l'entend
00:52:53un mauvais regard
00:52:54une critique
00:52:55c'est la génération
00:52:57de Poinzeau
00:52:58numérique
00:52:59qui se bat
00:53:00pour des choses
00:53:01qui sont absolument futiles
00:53:02comme le dit le reportage
00:53:04le côté juvénile
00:53:06aussi des individus
00:53:07le profil très juvénile
00:53:0815 ans
00:53:08c'est quand même très jeune
00:53:09et puis moi je trouve
00:53:10le modus operandi
00:53:11parce qu'on parlait
00:53:12beaucoup d'attaques
00:53:13ou de batailles
00:53:15coups de poing
00:53:15après il y a eu
00:53:16les couteaux
00:53:16les marteaux
00:53:17c'est un nouveau
00:53:18modus operandi
00:53:18ou on l'envoie
00:53:19de plus en plus ?
00:53:20non ça après
00:53:21ça a été
00:53:21alors il y a une vingtaine
00:53:22d'années
00:53:23c'était du pied-point
00:53:24bâton
00:53:25mais depuis
00:53:26qu'on laisse
00:53:28de plus en plus faire
00:53:29si je puis me permettre
00:53:31maintenant
00:53:31ils viennent avec
00:53:31des couteaux
00:53:33et là des marteaux
00:53:34parce que marteaux
00:53:34quand même
00:53:35il faudrait aller
00:53:35pour casser un marteau
00:53:36des coupes-coupes
00:53:36des machettes zombies
00:53:39maintenant on a évolué
00:53:40en fait
00:53:40quand ces individus
00:53:42parce qu'ils sont très jeunes
00:53:43et le 91 est connu
00:53:44depuis des années
00:53:45pour ça
00:53:45la seule différence
00:53:46c'est qu'aujourd'hui
00:53:47c'est beaucoup
00:53:48beaucoup plus violent
00:53:49et donc il y a
00:53:50je pense que malheureusement
00:53:52le nombre de victimes
00:53:54devrait augmenter
00:53:55que ce soit blessés
00:53:57ou mortellement blessés
00:53:58touchés en tout cas
00:54:00parce qu'on a l'impression
00:54:01qu'au niveau de l'état
00:54:02on a un peu dépassé
00:54:04on a mis des dispositifs
00:54:05en place
00:54:06qui fonctionnent
00:54:07mais au niveau préventif
00:54:09mais puisqu'il y a
00:54:10270 je crois
00:54:11à peu près
00:54:11270 rixes
00:54:12qui ont été évitées
00:54:13en 2025
00:54:14comment on fait
00:54:15pardon je vous coupe
00:54:16mais pour qu'on soit
00:54:16pratico-pratique
00:54:17comment on fait
00:54:18pour éviter une rixe
00:54:19concrètement
00:54:19on en entend parler
00:54:21alors l'Essan s'est connu
00:54:22depuis des années
00:54:23des années pour ça
00:54:24et donc a été mis en place
00:54:26le réseau Tchap
00:54:27c'est un réseau de messagerie
00:54:28qui a été expérimenté
00:54:30et qui fonctionne
00:54:31et qui est maintenant
00:54:32mis en place aussi
00:54:33sur d'autres départements
00:54:34mais qui fonctionne
00:54:35assez bien
00:54:35puisqu'on arrive
00:54:36à éviter les rixes
00:54:36c'est une messagerie
00:54:38qui permet d'avoir
00:54:39un contact
00:54:40entre le personnel
00:54:41du ministère de l'Intérieur
00:54:42le personnel des mairies
00:54:44et les établissements scolaires
00:54:46c'est-à-dire que
00:54:46dès qu'un de ces
00:54:48un de ces
00:54:49un de ces
00:54:50un de ces
00:54:50voilà
00:54:50signale quelque chose
00:54:51c'est on peut
00:54:52commencer à travailler
00:54:53et faire un
00:54:54c'est à l'époque
00:54:55en fait c'est un peu
00:54:56une police
00:54:58de proximité
00:54:59dans le domaine
00:55:00de la rixe
00:55:00c'est ce qu'on demande
00:55:01en fait aujourd'hui
00:55:02si vous utilisez
00:55:02les policiers
00:55:03à revenir au contact
00:55:05des établissements
00:55:06et des
00:55:07et des parents
00:55:08ou des jeunes
00:55:09contrairement à
00:55:10certains politiques
00:55:10qui essayent de creuser
00:55:12le fossé
00:55:12de plus en plus
00:55:13avec les jeunes
00:55:13et bien on montre
00:55:15qu'aujourd'hui
00:55:15ça peut être efficace
00:55:16il dit malheureusement
00:55:17l'état n'est pas
00:55:18au rendez-vous
00:55:19et je pense qu'il parle
00:55:20de l'aspect judiciaire
00:55:21de la chose bien sûr
00:55:22parce qu'on sanctionne pas
00:55:23donc effectivement
00:55:25il n'y a pas d'aspect
00:55:25dissuasif
00:55:26et c'est la porte ouverte
00:55:27à tous les excès
00:55:28puisqu'on n'a pas peur
00:55:29on n'a pas peur
00:55:30et en même temps
00:55:31on fait face à un réel
00:55:32qui est qu'entre 13 et 17 ans
00:55:34la part
00:55:35la part des 13 à 17 ans
00:55:37dans les statistiques
00:55:38de mortalité
00:55:39de meurtre en tout cas
00:55:40ou de blessure
00:55:41qui donne lieu
00:55:43à une mort
00:55:43ont explosé
00:55:45dans les dix dernières années
00:55:45donc on est face
00:55:46à une réalité
00:55:47qui est l'armement
00:55:48qui a été décrit
00:55:49mais aussi
00:55:50jusqu'au boutisme
00:55:51ce qu'on a vu
00:55:52dans l'affaire Quentin
00:55:52le coup de pied à la tête
00:55:53on le voit aussi
00:55:54sur le terrain
00:55:54dans des affaires
00:55:55qui ne sont pas politiques
00:55:55mais qui sont juste
00:55:56de tous les jours
00:55:57comment on fait par rapport à ça
00:55:58c'est la vraie question
00:55:59c'est-à-dire que déjà
00:56:00comment on fait soi-même
00:56:00pour ne pas se retrouver
00:56:01coincé dans une affaire
00:56:02ou pour un mauvais regard
00:56:03ça peut arriver à tout le monde
00:56:04vous vous rendez compte
00:56:04ça c'est du quotidien
00:56:05c'est du quotidien
00:56:06et comment on fait
00:56:07il ne faut pas baisser la tête non plus
00:56:08mais pour autant
00:56:15encore une fois
00:56:15et on laisse les policiers
00:56:17ou des citoyens
00:56:18ou des citoyens
00:56:19faire face à cette question
00:56:19oui et si je ne peux me permettre
00:56:21je suis tout à fait d'accord
00:56:22avec vous pour le coup
00:56:23parce que moi j'ai eu la chance
00:56:24d'être invité une fois
00:56:25dans un club de football
00:56:26sur le 91
00:56:27parce que les parents
00:56:28en fait ils étaient là
00:56:28ils n'en pouvaient plus
00:56:29ils ne savaient plus comment faire
00:56:30ils voulaient désinscrire
00:56:31leurs enfants du club de football
00:56:33donc en fait
00:56:33ceux qui sont impactés
00:56:35et ceux qui doivent faire
00:56:35comme vous l'avez dit
00:56:36des démarches pour s'en sortir
00:56:38au final ce club de football
00:56:39est obligé d'acheter un van
00:56:40pour aller récupérer les enfants
00:56:42limite devant chez eux
00:56:43et c'est pour ça que je vous dis
00:56:44qu'il y a pour moi
00:56:46en tout cas
00:56:46il y a une défaillance
00:56:47de l'état de ce côté là
00:56:48alors on parlait de l'Essonne
00:56:49que dire aussi de Bron
00:56:51là dans l'Essonne
00:56:51ça se passe devant une gare
00:56:53à Bron même profil
00:56:54un adolescent de 15 ans
00:56:55lui est entre la vie
00:56:57et la mort également
00:56:57comme l'autre
00:56:58qui a été placé
00:56:58en coma artificiel
00:57:00parce qu'il a été poignardé
00:57:01à proximité d'un lycée
00:57:03on a identifié son agresseur
00:57:05à ce stade
00:57:06en tout cas
00:57:07jusqu'à nouvel ordre
00:57:08il n'a pas été encore arrêté
00:57:10il y a déjà une enquête
00:57:11pour tentative de meurtre
00:57:12qui a été ouverte
00:57:13Olivier Madigné
00:57:14nous raconte cela
00:57:15avec François Tiskevitch
00:57:17la présence policière
00:57:19est renforcée
00:57:19ce mardi matin
00:57:20aux abords du lycée
00:57:21de l'automobile
00:57:22Émile Béjoui
00:57:23la veille
00:57:24en pleine après-midi
00:57:26un lycéen de 15 ans
00:57:28a été grièvement blessé
00:57:29au niveau de l'aisselle
00:57:29par une arme blanche
00:57:30à proximité
00:57:32de cet établissement
00:57:33un témoin raconte
00:57:34moi j'étais loin
00:57:36je n'ai pas exactement tout vu
00:57:37mais j'ai vu
00:57:38qu'il s'est un peu
00:57:39fait un petit tête
00:57:41et après
00:57:42le mec a commencé
00:57:42à lui mettre
00:57:43des coureurs vers du couteau
00:57:45avec le manche
00:57:46et après
00:57:46il a planté trois fois
00:57:47des coureurs
00:57:47et des vies
00:57:48la victime a été transportée
00:57:50à l'hôpital
00:57:50en urgence absolue
00:57:51vers 15h30
00:57:53l'agresseur
00:57:54lui
00:57:54a pris la fuite
00:57:57selon des sources policières
00:57:58un opinel numéro 10
00:58:00présentant des traces de sang
00:58:01a été découvert
00:58:02devant le lycée automobile
00:58:04un second couteau
00:58:05a par ailleurs été retrouvé
00:58:07sur la victime
00:58:07par les sapeurs-pompiers
00:58:09certains élèves sont inquiets
00:58:11c'est beaucoup de stress
00:58:12parce que c'est juste là
00:58:14j'ai envie de vous dire
00:58:15donc voilà
00:58:16en dehors du lycée
00:58:18c'est dangereux
00:58:18surtout dans le secteur
00:58:19où on est
00:58:20on fait avec
00:58:21on est obligé
00:58:22de toute façon
00:58:23c'est pas arrivé
00:58:24au temps grave
00:58:25mais on fait avec
00:58:26un signalement a été fait
00:58:28pour retrouver l'agresseur
00:58:29âgé de 16 ou 17 ans
00:58:31le parquet de Lyon
00:58:32a ouvert une enquête
00:58:33pour tentative de meurtre
00:58:36donc le Rhône aussi
00:58:37il faut essayer d'aller
00:58:38c'est un foyer de violence
00:58:39moi ce qui me frappe
00:58:40dans les témoignages
00:58:40qu'on entend Reda
00:58:41c'est cet extrême fatalisme
00:58:44en fait
00:58:45des jeunes de cet âge là
00:58:47qui ont appris
00:58:48qui ont intégré les codes
00:58:49qui ont appris
00:58:49à vivre avec le risque
00:58:51c'est propre à cette génération
00:58:52en fait
00:58:52ils ont intégré
00:58:53une nouvelle façon
00:58:54de vivre le quotidien
00:58:55mais excusez-moi
00:58:56on est sur le sujet d'avant
00:58:58mais même nous
00:58:58en fait
00:58:59même nous les policiers
00:59:00nous ça fait des années
00:59:01des années qu'on vit ça
00:59:02en fait
00:59:03on voit les gars
00:59:04le mec il a un couteau
00:59:05il a plompté un autre gars
00:59:06le lendemain
00:59:07comme il est mineur
00:59:08il sort
00:59:08donc en fait
00:59:09on paye à un moment
00:59:10on paye
00:59:11moi je me souviens
00:59:12je ramenais
00:59:12c'est pas pour là
00:59:13parce qu'on a parlé d'opinel
00:59:14mais je ramenais un gars
00:59:15avec un opinel
00:59:16on me disait
00:59:16tu fais quoi
00:59:16il n'y a pas d'accord parquet
00:59:17pas de cran d'arrêt
00:59:19la lame elle est trop courte
00:59:20donc dehors
00:59:21même pas de garde à vue
00:59:22rien
00:59:22même pas de procédure
00:59:23donc en fait
00:59:24on paye tout ça
00:59:24parce qu'à un moment
00:59:26les dirigeants
00:59:26ceux qui sont sommés de l'état
00:59:28peu importe le gouvernement
00:59:30il y en a eu
00:59:31x depuis 28 ans
00:59:32mais en tout cas
00:59:33voilà
00:59:33ils nous ont dit
00:59:34on fait ça
00:59:34on fait ça
00:59:35le résultat
00:59:35il est là aujourd'hui
00:59:36et aujourd'hui
00:59:37il faut agir
00:59:37aujourd'hui il faut agir
00:59:38aujourd'hui il faut réprimer
00:59:40c'est à dire qu'un jeune
00:59:40quand il sait qu'il a un couteau
00:59:41sur lui
00:59:42il faut qu'il sache
00:59:43qu'il risque quelque chose
00:59:44vous êtes d'accord avec moi
00:59:45autour de cette table
00:59:46aujourd'hui
00:59:47un gamin qui a moins de 18 ans
00:59:48et qui a un couteau sur lui
00:59:50il soit interpellé par la police
00:59:51il sait
00:59:52il sait très bien
00:59:53qu'il risque rien
00:59:54et c'est là le problème
00:59:55voilà
00:59:56alors on a essayé de faire des fouilles
00:59:57dans les lycées
00:59:58les collèges
00:59:58on a vu à quel point ça prenait
01:00:00parce que je crois que
01:00:0110% des fouilles
01:00:02avaient donné lieu
01:00:02à des trouvailles de ce type
01:00:04c'est quand même assez hallucinant
01:00:05c'est devenu presque un rite de passage
01:00:07si vous n'avez pas votre couteau
01:00:08vous n'êtes pas digne
01:00:10d'être respecté en fait
01:00:11je pense que le bon mot
01:00:12c'est rite
01:00:12effectivement il y a quelque chose
01:00:13de ritualisé
01:00:14pour ne pas dire sanctuarisé
01:00:16du moins c'est devenu
01:00:17une forme de culture
01:00:18tout à l'heure
01:00:18on parlait du cas
01:00:19à la gare de Juvigny
01:00:21mais c'est aussi un environnement
01:00:22clinique
01:00:22donc ça appartient à une culture
01:00:23et le fait de passer
01:00:24à ce stade de violence
01:00:25je me souviens qu'ici
01:00:26on avait déjà eu un débat
01:00:27avec une pédopsychiatre
01:00:28c'est qu'il n'y a pas de gestion
01:00:29aujourd'hui de la violence
01:00:30chez les jeunes
01:00:30et il y a un véritable problème
01:00:32dans cette jeunesse
01:00:32de forme d'ultra-violence
01:00:33dire qu'aujourd'hui
01:00:34on passe tout de suite à l'acte
01:00:35et quitte à s'armer
01:00:36c'est-à-dire que
01:00:37c'est devenu nécessaire
01:00:38de s'armer
01:00:38et quand on voit ce jeune
01:00:40qui était en plus blanc
01:00:40l'adolescent en dire
01:00:42mais finalement
01:00:42j'ai accepté cette situation
01:00:43et c'est pas que dans l'enceinte du lycée
01:00:45c'est aussi dans la rue
01:00:46c'est-à-dire que la violence
01:00:47elle déborde
01:00:47c'est pas juste institutionnalisé
01:00:49dans l'école
01:00:50c'est que ça déborde ailleurs
01:00:51donc c'est aussi une question d'éducation
01:00:52je pense que là
01:00:53il y a une question d'éducation
01:00:54qui est derrière
01:00:55qui est primordiale
01:00:56qui ne dépend pas forcément de l'Etat
01:00:57mais par contre
01:00:58l'Etat n'a pas joué son rôle
01:00:59et là on en revient
01:01:00soit aux défaillances
01:01:01qui peuvent arriver
01:01:02sur la conception de la loi
01:01:04sur tout ce qui peut arriver
01:01:05mais aussi
01:01:05qu'on a lâché complètement
01:01:06les policiers à ce niveau
01:01:07On profite de votre présence
01:01:08cet après-midi
01:01:08quand même pour faire réagir
01:01:09aussi à l'enquête
01:01:10qui progresse visiblement
01:01:11autour de la mort de Quentin
01:01:12qui est inhumée
01:01:13enfin qui sera inhumée bientôt
01:01:14et dont les obsèques
01:01:15avaient lieu cet après-midi
01:01:16la messe vient de prendre fin
01:01:19sur les 7
01:01:20âgés de 20 à 26 ans
01:01:22il y en a certains
01:01:23qui ont fait des déclarations
01:01:25en garde à vue
01:01:26qui devraient
01:01:27et pour l'un des principaux suspects
01:01:29parce que
01:01:29sa personnalité est plus retentissante
01:01:31vu sa proximité
01:01:32de Raphaël Arnaud
01:01:35des déclarations
01:01:36qui sont assez accablantes
01:01:37que nous résume
01:01:38Michael Dos Santos
01:01:40Face aux enquêteurs
01:01:41les 7 suspects
01:01:42n'ont pas tous adopté
01:01:43la même stratégie
01:01:44certains ont reconnu
01:01:46avoir participé
01:01:47de près ou de loin
01:01:48au meurtre de Quentin
01:01:49c'est le cas
01:01:50de Jacques-Élie Favreau
01:01:51l'attaché parlementaire
01:01:52de Raphaël Arnaud
01:01:53admet avoir incité
01:01:54ses camarades
01:01:55à lyncher
01:01:55le jeune homme de 23 ans
01:01:57à l'élyon antifa
01:01:58on tient
01:01:59butez-le
01:01:59tuez-le
01:02:00aurait-il scandé
01:02:01au moment des faits
01:02:02Autre fiché S
01:02:03Alexis C
01:02:04selon les informations
01:02:06du JD News
01:02:07l'homme de 24 ans
01:02:08fait partie
01:02:08des agresseurs
01:02:09les plus virulents
01:02:10pourtant il n'a admis
01:02:11avoir porté
01:02:12que 2 ou 3 coups de pied
01:02:14à un homme au sol
01:02:15qui se protégeait
01:02:16le visage
01:02:17à l'inverse
01:02:18Paul L
01:02:19lui s'est montré
01:02:19bien plus bavard
01:02:20le plus jeune des suspects
01:02:2220 ans
01:02:22a reconnu sa présence
01:02:24sur les lieux
01:02:24il aurait même filmé
01:02:25le lâchage de Quentin
01:02:27cette vidéo
01:02:28possiblement supprimée
01:02:29n'a pas été retrouvée
01:02:30pour le moment
01:02:31enfin les autres suspects
01:02:33eux sont restés
01:02:34plus discrets
01:02:35voire muets
01:02:36et ce malgré
01:02:37l'épreuve à charge
01:02:38Adrien B
01:02:39ancien collaborateur
01:02:40du député insoumis
01:02:41Raphaël Arnaud
01:02:42est resté silencieux
01:02:44pendant près de 48 heures
01:02:45de garde à vue
01:02:46il aurait pourtant
01:02:47porté plusieurs coups
01:02:48à Quentin
01:02:48selon les enquêteurs
01:02:50Dimitri V
01:02:51lui a reconnu
01:02:52être présent
01:02:52le jour du meurtre
01:02:53sans donner
01:02:54plus de détails
01:02:55il est notamment cité
01:02:56dans plusieurs plaintes
01:02:57des militantes
01:02:58du collectif
01:02:58Némésis
01:02:59enfin reste le cas
01:03:00de Jules Charles P
01:03:02le seul
01:03:03des 7 suspects
01:03:04à avoir nié
01:03:05toute responsabilité
01:03:06dans le meurtre
01:03:07de Quentin
01:03:08pourtant là aussi
01:03:09les témoignages
01:03:10sont plus qu'accablants
01:03:12butez-le
01:03:13tuez-le
01:03:13bon de toute façon
01:03:14c'est vraiment
01:03:16édifiant
01:03:16c'est-à-dire qu'il sera
01:03:17il en court
01:03:18la même peine
01:03:18que les autres
01:03:19on le rappelle
01:03:19pour leur donner
01:03:20les ordres
01:03:20c'est peut-être même pire
01:03:21le donneur d'ordre
01:03:22c'est le chef
01:03:24il l'assume
01:03:25c'est étonnant
01:03:27qu'il reconnaisse tout
01:03:28y compris ce qu'il leur a dit
01:03:29à ce moment-là
01:03:30qui n'a pas été enregistré
01:03:31moi vous savez
01:03:32il n'y a plus rien
01:03:33qui me surprend
01:03:34parce qu'en fait
01:03:34vous savez
01:03:35j'entends
01:03:36je ne fais pas de politique
01:03:38mais je les entends souvent
01:03:39et les filles dire
01:03:39la police-tu
01:03:40la police-tu
01:03:40là ça fait 3-4 jours
01:03:42j'attends
01:03:42il faut laisser la justice passer
01:03:43quand c'est pour les policiers
01:03:44il n'y a pas de justice
01:03:45c'est eux qui jugent
01:03:47on l'a vu dans l'affaire Naël
01:03:48on l'a vu dans beaucoup d'affaires
01:03:50et aujourd'hui
01:03:50c'est eux qui sont confrontés
01:03:51à un problème
01:03:52et qu'ils ont du mal
01:03:53apparemment à assumer
01:03:54voilà
01:03:54ça c'est
01:03:55c'était la petite parenthèse
01:03:57du policier
01:03:58qui en a un peu marre
01:03:58qu'on lui dise
01:03:59ce qu'il doit faire
01:03:59alors que lui
01:04:00il sait ce qu'il faut faire
01:04:01et après
01:04:02au niveau de la violence
01:04:03la violence
01:04:04emmène la violence
01:04:05tout simplement
01:04:05c'est à dire
01:04:06quand vous avez un discours
01:04:07qui est très violent
01:04:08il ne faut pas vous attendre
01:04:10à ce que
01:04:10les membres de l'ultra-gauche
01:04:12aient un discours
01:04:12qui soit beaucoup bien violent
01:04:13ou qui soit plus ou moins violent
01:04:16sur les violences
01:04:17en 2023
01:04:18vous avez eu une manif
01:04:19en septembre
01:04:20contre les violences policières
01:04:21organisées par LFI
01:04:25certains syndicats également
01:04:26et on avait eu
01:04:27ces images
01:04:28qui avaient choqué tout le monde
01:04:29où un black bloc
01:04:30avait attaqué
01:04:31une voiture de police
01:04:31il avait défoncé l'arrière
01:04:33et il avait frappé des policiers
01:04:34j'étais au jugement
01:04:35le monsieur
01:04:36il a pris
01:04:37il a pris 8 mois
01:04:38avec sursis
01:04:39et donc il faisait partie
01:04:41de l'ultra-gauche
01:04:41c'était intégré
01:04:43et bien au final
01:04:44le résultat
01:04:45il est là
01:04:45il est là aujourd'hui
01:04:46vous avez Quentin
01:04:47qui est décédé
01:04:47il dit la violence
01:04:48appelle la violence
01:04:49attention l'enquête
01:04:50n'est pas finie
01:04:50moi je trouve que
01:04:51et on parlera de la politique
01:04:52après
01:04:53beaucoup se retranchent
01:04:54derrière
01:04:55enfin ils se cachent
01:04:56derrière leur petit doigt
01:04:57en disant
01:04:57bon ben finalement
01:04:58nous on n'a rien à voir
01:04:59avec tout ça
01:05:00ni Raphaël Arnaud
01:05:00d'ailleurs attention
01:05:01association de malfaiteurs
01:05:02ça peut remonter
01:05:03y compris jusqu'à Jean-Luc Mélenchon
01:05:04pour son influence morale
01:05:05qu'est-ce que nous avons appris
01:05:06depuis 12 jours maintenant
01:05:08et la mort de Quentin
01:05:09nous avons appris
01:05:10que tout ce qu'a dit
01:05:11la France Insoumise
01:05:12a été démenti
01:05:13par l'enquête
01:05:14qui ne fait que commencer
01:05:15par les propos du procureur
01:05:16voilà
01:05:17toute la défense
01:05:18de la France Insoumise
01:05:19tous leurs arguments
01:05:19ont été démentis
01:05:20contredits par les faits
01:05:22et l'enquête
01:05:22ne fait que commencer
01:05:23vous avez raison de le dire
01:05:24ça va durer des mois
01:05:26et des mois
01:05:26donc quand la France Insoumise
01:05:28dit aujourd'hui
01:05:29et utilise comme argument principal
01:05:31pour sa défense
01:05:32le fait de dire
01:05:33Raphaël Arnaud
01:05:34n'est pas mis en cause
01:05:35pénalement
01:05:36attention
01:05:37l'enquête ne fait que
01:05:39commencer
01:05:39en fait on a l'impression
01:05:40sur les écoutes
01:05:40que ça s'arrête
01:05:41aux 7 mises en examen
01:05:41donc à leur place
01:05:42je serais extrêmement prudent
01:05:43parce qu'il n'est pas impossible
01:05:44qu'il le soit
01:05:45compte tenu des faits
01:05:46qui sont portés
01:05:47à notre connaissance
01:05:48il est même probable
01:05:48qu'il soit interrogé
01:05:49par la justice
01:05:50dans les semaines qui viennent
01:05:51la défense de Jean-Luc Mélenchon
01:05:53c'est ça qui est important
01:05:54Jean-Luc Mélenchon
01:05:56ce que nous apprenons aussi
01:05:57depuis 10 jours
01:05:58et particulièrement
01:05:59depuis sa conférence de presse
01:06:00hier
01:06:01c'est qu'il a acté
01:06:02me semble-t-il
01:06:02qu'il ne pourrait plus gagner
01:06:04l'élection présidentielle
01:06:05on va parler politique après
01:06:08on revient sur l'affaire Quentin
01:06:10après la pause
01:06:11juste pour réagir à ça
01:06:13l'enquête ne fait que commencer
01:06:14on a l'impression effectivement
01:06:15que la page s'est déjà refermée
01:06:17autour des 7 suspects
01:06:17et que c'est circulé
01:06:19il n'y a plus rien à voir
01:06:19c'est que dans l'attitude
01:06:21de la France Insoumise
01:06:22ils anticipent déjà
01:06:23toute accusation
01:06:24et en fait
01:06:25c'est forcément dommageable
01:06:26par la suite
01:06:27parce que si effectivement
01:06:28ils commencent à être condamnés
01:06:29ou qu'on se rend compte
01:06:30que c'est exactement
01:06:31ce qui s'est passé
01:06:32toute la communication s'effondre
01:06:33c'est-à-dire qu'on crée
01:06:34un narratif maintenant
01:06:34mais c'est une anticipation
01:06:35pour la suite
01:06:36mais c'est terriblement dangereux
01:06:37de faire ça
01:06:38si ensuite il y a
01:06:39l'association de malfaiteurs
01:06:40qui est éprouvée
01:06:40ou que la justice
01:06:41commence à enquêter
01:06:42et que ça remonte
01:06:43jusqu'à la hausse de LFI
01:06:44c'est terrible pour la suite
01:06:45Est-ce que vous confirmez
01:06:46qu'ils vont un peu vite en besogne
01:06:47les politiques sur cette affaire ?
01:06:48Moi ce qui m'a beaucoup agacé
01:06:50dans cette affaire
01:06:50c'est encore une fois
01:06:51le policier
01:06:52parce que les policiers
01:06:53ils en prennent bien plein
01:06:55la gueule
01:06:55vis-à-vis avec LFI
01:06:58et moi ce qui m'a étonné
01:07:00c'est qu'ils sont pleins
01:07:03au niveau sécurité
01:07:05que c'était nous
01:07:06c'est quand ça les arrange
01:07:07voilà merci
01:07:08quand il faut surveiller
01:07:10parce que là
01:07:10c'est le branle-bas de combat
01:07:11on surveille absolument
01:07:12quasiment toutes les permanences
01:07:13de ce parti
01:07:14ça ne me dérange pas
01:07:15c'est notre travail
01:07:16par contre
01:07:18là on se rend compte
01:07:19que les policiers
01:07:20ils ne font pas
01:07:21que des mauvaises choses
01:07:22ils sont flics
01:07:23on fait leur travail
01:07:23on protège tout le monde
01:07:24et ce n'est pas à nous
01:07:25de décider
01:07:26comment mettre
01:07:27un périmètre de sécurité
01:07:28c'est à eux de gérer
01:07:30s'ils sont sympathisants ou pas
01:07:31l'enquête le dira
01:07:32à eux de gérer leur sympathisant
01:07:33oui les policiers
01:07:34là ils ont bon dos
01:07:35quand même
01:07:36avec LFI
01:07:37mais LFI
01:07:38c'est saturer l'espace
01:07:40politique et médiatique
01:07:41parce que effectivement
01:07:42le vrai suspens
01:07:43c'est du judiciaire
01:07:44en tout cas pour ceux
01:07:44qui sont en dehors
01:07:45eux savent très bien
01:07:46ce qu'est la réalité
01:07:47de la situation
01:07:48maintenant ça ne veut pas dire
01:07:49pour autant
01:07:49qu'ils paieront le prix
01:07:50parce que le temps judiciaire
01:07:51vous l'avez dit
01:07:51il est long
01:07:52il est long
01:07:54merci beaucoup
01:07:54merci Leda
01:07:55d'être venue parmi nous
01:07:56cet après-midi
01:07:56on va s'interrompre
01:07:57quelques instants
01:07:58le journal
01:07:58et puis on continue
01:07:59de parler de l'affaire
01:08:00avec ses ramifications
01:08:01politiques
01:08:02parce que
01:08:03évidemment ça aura
01:08:04des conséquences
01:08:04y compris sur les
01:08:05les accords
01:08:06et puis les socialistes
01:08:06qui doivent se positionner
01:08:07clairement maintenant
01:08:08parfois ils ont un discours
01:08:09ambivalent
01:08:10à tout de suite
01:08:13De retour avec vous
01:08:14dans 120 minutes infos
01:08:15et félicité Kindoki
01:08:16pour le journal
01:08:1610 jours après avoir été
01:08:18lynché à mort
01:08:19les obsèques de Quentin de Roque
01:08:2023 ans ont eu lieu aujourd'hui
01:08:22Une cérémonie
01:08:23que les parents du jeune homme
01:08:25ont voulu dans la plus grande intimité
01:08:27seule une trentaine de personnes
01:08:29étaient attendues
01:08:30pour cet hommage
01:08:31qui a réuni uniquement la famille
01:08:32et les proches
01:08:33très proches de Quentin de Roque
01:08:35Olivier Madigny était sur place
01:08:37Oui absolument
01:08:38une cérémonie qui a démarré
01:08:40il y a un peu plus
01:08:41de 30 minutes
01:08:42alors vous le disiez
01:08:43nous sommes face
01:08:44dans les cérémonies
01:08:46qui a lieu
01:08:46à l'église Saint-Jus de Lyon
01:08:48nous sommes sur les hauteurs de Lyon
01:08:50pas très loin
01:08:50de la basilique de Fourvière
01:08:53nous avons vu arriver tout à l'heure
01:08:54le cercueil en bois clair
01:08:56de Quentin
01:08:57et puis quelques amis
01:08:59sa famille
01:09:00en tout
01:09:01pas plus d'une trentaine de personnes
01:09:03assistent à cette cérémonie
01:09:05vous le disiez
01:09:06que la famille a voulu
01:09:07dans la plus stricte intimité
01:09:09alors une cérémonie
01:09:11avec une liturgie
01:09:12en latin
01:09:13cette église
01:09:14que fréquentait
01:09:15Quentin
01:09:16avec aussi
01:09:17l'église
01:09:18Saint-Georges
01:09:19et Quentin
01:09:21sera inhumé
01:09:22dans les jours
01:09:23qui viennent
01:09:23là encore
01:09:24la famille
01:09:24garde le secret
01:09:26sur la date
01:09:27de l'inhumation
01:09:28de Quentin
01:09:28Sachez que de nombreux politiques
01:09:30ont à nouveau
01:09:31foulé le sol
01:09:32du salon de l'agriculture
01:09:33aujourd'hui
01:09:34au contact
01:09:34des exploitants
01:09:36Le Premier ministre
01:09:37Sébastien Lecornu
01:09:38le ministre de l'Intérieur
01:09:39Bruno Retailleau
01:09:40ou encore
01:09:41Fabien Roussel
01:09:42secrétaire national
01:09:43du parti communiste
01:09:44tous étaient présents
01:09:45notamment
01:09:46pour rassurer
01:09:47et calmer
01:09:48la colère
01:09:48des agriculteurs
01:09:49à bout de nerfs
01:09:50contre la concurrence
01:09:50déloyale
01:09:51instaurée par le Mercos
01:09:52A noter cet appel
01:09:53transpartisan
01:09:54de 42 députés
01:09:55tous bords
01:09:55confondus
01:09:56contre l'euthanasie
01:09:57le vote solennel
01:09:58de la loi
01:09:58sur la fin de vie
01:09:59devrait pouvoir
01:10:00être repoussé
01:10:01Ces députés
01:10:02se lèvent
01:10:02et dénoncent
01:10:03un texte dénaturé
01:10:05selon eux
01:10:05il ne correspond pas
01:10:06à un dispositif
01:10:07strictement encadré
01:10:09et ne serait pas
01:10:10limité aux situations
01:10:11exceptionnelles
01:10:12de toute fin de vie
01:10:13Vincent Fandès
01:10:14vous donne plus d'explications
01:10:16Ils sont 42 députés
01:10:18allant du parti socialiste
01:10:19à la droite républicaine
01:10:20à signer cette tribune
01:10:21Par ce texte
01:10:23ils souhaitent alerter
01:10:24leurs collègues
01:10:24sur la proposition
01:10:25de loi
01:10:26sur la fin de vie
01:10:26qu'ils estiment
01:10:28loin de son objectif
01:10:29initial
01:10:29Le texte soumis
01:10:31à notre vote
01:10:31ne correspond en aucun cas
01:10:33à ce qui avait été
01:10:34initialement présenté
01:10:35comme un dispositif
01:10:36strictement encadré
01:10:37limité aux situations
01:10:39exceptionnelles
01:10:40de toute fin de vie
01:10:41Il s'agit d'un choix
01:10:43de société
01:10:43qui engage
01:10:44durablement
01:10:44notre droit
01:10:45notre conception du soin
01:10:47et la protection
01:10:48due aux plus fragiles
01:10:49Selon les signataires
01:10:50les garanties de ce texte
01:10:52ne sont pas suffisantes
01:10:53et pourraient provoquer
01:10:54des dérives
01:10:55Ce n'est pas une loi
01:10:56de fin de vie
01:10:57mais une loi
01:10:57qui banalise
01:10:58la mort provoquée
01:10:59L'intitulé
01:11:00et la communication
01:11:01gouvernementale
01:11:01ont installé
01:11:02une confusion
01:11:03Cette loi
01:11:04ne concerne pas
01:11:04uniquement les personnes
01:11:05au dernier jour
01:11:06de leur existence
01:11:07Les critères retenus
01:11:08ne se limitent pas
01:11:09aux situations terminales
01:11:11Pour les députés
01:11:11la loi
01:11:12pourra s'appliquer
01:11:13à des maladies chroniques
01:11:14Il ne s'agit donc
01:11:15pas seulement
01:11:16d'un ultime geste
01:11:17face à l'irréversible
01:11:18immédiat
01:11:19Les députés
01:11:19dénoncent des critères
01:11:20trop flous et subjectifs
01:11:22pour qualifier
01:11:22une affection
01:11:23suffisamment avancée
01:11:24Enfin
01:11:25ils regrettent également
01:11:26le fait que la décision finale
01:11:28n'appartiendra dès lors
01:11:30qu'à un seul médecin
01:11:32Merci beaucoup
01:11:33et puis une dernière minute
01:11:34puisqu'on vous parlait
01:11:35de cette affaire
01:11:35de Bron
01:11:36et de ce jeune
01:11:37entre la vie et la mort
01:11:38âgé de 15 ans
01:11:38On a eu la confirmation
01:11:40entre temps
01:11:40de l'interpellation
01:11:41d'un suspect
01:11:42qui avait été identifié
01:11:43je vous le rappelle
01:11:43Il s'est d'ailleurs
01:11:44présenté de lui-même
01:11:45au commissariat
01:11:46de Villeurbanne
01:11:47Les effectifs de Bron
01:11:48sont alors allés
01:11:49le chercher
01:11:50chez leurs collègues
01:11:51de Villeurbanne
01:11:51et il a donc été placé
01:11:52en garde à vue
01:11:53C'est une toute dernière minute
01:11:54donc l'enquête
01:11:55ne fait que commencer
01:11:56On en vient à cette autre enquête
01:11:58autour de la mort
01:11:58de Quentin de Ranque
01:12:00et évidemment
01:12:01toutes les questions
01:12:03qui se posent sur la suite
01:12:03parce qu'on parle
01:12:05beaucoup de Raphaël Arnaud
01:12:05c'est l'homme invisible
01:12:06à vrai dire
01:12:07depuis dix jours maintenant
01:12:09mais il est toujours soutenu
01:12:10à bras-le-corps
01:12:11par son camp
01:12:12par LFI
01:12:13quant à Yael Brun-Pivet
01:12:14la présidente de l'Assemblée nationale
01:12:16elle dit quand même
01:12:16qu'elle est gênée
01:12:17par son passé
01:12:18je vous propose de l'écouter
01:12:19Il n'est pas là
01:12:20et il n'assume peut-être pas
01:12:21devant les parlementaires
01:12:23que nous sommes
01:12:24ce qui s'est passé
01:12:25et les liens qu'il a
01:12:26avec ce groupuscule
01:12:27mais politiquement
01:12:28oui ça me gêne
01:12:29d'avoir des parlementaires
01:12:31qui ont un casier judiciaire
01:12:33qui sont fichés
01:12:35ou qui ont des accointances
01:12:37avec des groupuscules violents
01:12:39voire qui les animent
01:12:40comme c'était le cas
01:12:41oui évidemment ça me choque
01:12:42et ça fait partie
01:12:43et je sais que ça choque
01:12:45les français aussi
01:12:45et ils ont raison d'être choqués
01:12:47donc oui
01:12:48exemplarité
01:12:48et casier judiciaire
01:12:50vierge pour
01:12:51les élus de la République
01:12:52mais Jean-Luc Mélenchon
01:12:54il assume complètement
01:12:55longue logorée hier
01:12:57à la manière d'un Castro
01:12:58ou d'un Chavez
01:12:58devant les médias choisis
01:13:00évidemment très sur le volet
01:13:01parce que c'était
01:13:02des nouveaux médias
01:13:03il soutient sans embâche
01:13:04Raphaël Arnaud
01:13:06nous ne chasserons pas de nos rangs
01:13:09le camarade Raphaël Arnaud
01:13:11parce que vous vous contentez
01:13:14de l'exiger de nous
01:13:15donnez des ordres
01:13:16à vos chaouches
01:13:17à vos domestiques
01:13:18mais vous ne nous donnez pas
01:13:20d'ordre à nous
01:13:21nous nous choisissons
01:13:23cet homme n'est condamné
01:13:24nulle part
01:13:24pour rien
01:13:25il n'est même pas
01:13:26mis en examen
01:13:27sur quoi que ce soit
01:13:29j'ai envie de dire
01:13:30pour l'instant
01:13:31il y a toujours
01:13:32cette précipitation
01:13:33dans le discours
01:13:33en disant
01:13:34allez hop
01:13:34on ferme la porte
01:13:35et c'est fini
01:13:36fin de l'histoire
01:13:36ils ont décrété
01:13:37la fin de l'enquête
01:13:38de même
01:13:38ce n'est pas une précipitation
01:13:40c'est encore une fois
01:13:40saturer l'espace
01:13:41politique et médiatique
01:13:43et ça marche
01:13:44parce que non seulement
01:13:45ils le font
01:13:45mais en plus
01:13:45ils ont des chambres d'écho
01:13:46parce que les médias
01:13:47qui sont là
01:13:48ou d'autres
01:13:49et des politiques
01:13:50des forces politiques
01:13:51avec lesquelles
01:13:51ils sont associés
01:13:52je dirais avec une manière
01:13:54qui est assez claire
01:13:55c'est à dire
01:13:55qu'ils leur mettent
01:13:55un flingue
01:13:56sur la tempe électorale
01:13:57des municipales
01:13:57je pense aux socialistes
01:13:59et bien vous avez quoi
01:13:59comme écho
01:14:00la chambre d'écho
01:14:01elle dit exactement
01:14:01la même chose
01:14:02elle dit la même chose
01:14:03donc ils parient
01:14:04sur ce temps politique
01:14:04qui est plus rapide
01:14:05et qu'ils occupent
01:14:06et un temps judiciaire
01:14:07effectivement
01:14:07qui est plus incertain
01:14:09mais qui est long
01:14:09qui est long
01:14:10ils savent très bien
01:14:10qu'il est long
01:14:11d'abord Jean-Luc Mélenchon
01:14:15ment
01:14:15parce qu'il dit
01:14:16Raphaël Arnaud
01:14:17n'est mis en examen
01:14:18pour rien
01:14:19il n'est pas violent
01:14:19si Raphaël Arnaud
01:14:20est un fiché S
01:14:21qui a été condamné
01:14:22de manière définitive
01:14:24par la justice
01:14:25pour violence en réunion
01:14:27donc Raphaël Arnaud
01:14:27a déjà été condamné
01:14:29par ailleurs
01:14:30ça n'est pas parce
01:14:30qu'il n'est pas mis en examen
01:14:32dans l'enfer Quentin
01:14:33il n'est pas mis en examen
01:14:34aujourd'hui
01:14:34qu'il ne le sera pas demain
01:14:36parce qu'encore une fois
01:14:36l'enquête va être longue
01:14:37mais ce qui est frappant
01:14:38depuis 12 jours
01:14:39et ce qu'il est plus particulièrement
01:14:40depuis cette fausse conférence
01:14:42de presse
01:14:42qu'il a donnée hier
01:14:43non pas devant des journalistes
01:14:44mais devant ses amis
01:14:45devant ses alliés
01:14:47ce qui est frappant
01:14:48c'est qu'il me semble
01:14:49qu'il a acté
01:14:49qu'il ne pouvait plus gagner
01:14:50en 2027
01:14:51il l'a compris
01:14:52et avec ces mots
01:14:54je crois qu'il veut
01:14:57incarner
01:14:58le leader de l'antifascisme
01:15:00comme il l'appelle
01:15:01le bordélisateur du pays
01:15:02à venir
01:15:02la bordélisation
01:15:04il n'y a plus que ça
01:15:05comme ça
01:15:05comprenez-moi
01:15:06il me semble
01:15:07et je trouve que c'est flagrant
01:15:08dans les mots qu'il utilise
01:15:10il me semble
01:15:10qu'il a anticipé
01:15:11l'arrivée du Rassemblement National
01:15:13au pouvoir
01:15:13et en anticipant cela
01:15:15il veut lui
01:15:16incarner
01:15:17ce grand leader
01:15:18qui espère-t-il
01:15:19symbolisera
01:15:20ce qu'ils appellent
01:15:21l'antifascisme
01:15:22après 2027
01:15:23c'est cela
01:15:23qu'il joue désormais
01:15:24c'est votre analyse aussi
01:15:25il a acté cette victoire
01:15:26une petite différence
01:15:27avec UN
01:15:28je suis d'accord
01:15:28sur le leader antifasciste
01:15:29mais au fond
01:15:31je pense que
01:15:31comme c'est un trotskiste
01:15:32un lambertiste
01:15:33il n'a jamais voulu
01:15:34de président
01:15:34c'est pas son objectif
01:15:35par contre
01:15:35il veut faire en sorte
01:15:36que la société
01:15:37arrive à ce point de tension
01:15:39où là
01:15:39il amène le basculement
01:15:41je pense que c'est
01:15:41véritablement quelqu'un
01:15:42et on le voit
01:15:43dans sa séance
01:15:43puisqu'il ne veut pas
01:15:44prendre le pouvoir
01:15:44il veut le basculement
01:15:45de la violence
01:15:45il veut quoi alors
01:15:46l'anarchie
01:15:47non mais qu'est-ce qu'il veut
01:15:48créer comme climat
01:15:49s'il ne veut pas le pouvoir
01:15:50qu'est-ce qu'il veut
01:15:51non il ne veut pas
01:15:52le pouvoir par les urnes
01:15:53c'est pas ça
01:15:53qui l'intéresse
01:15:54au fond ce qui l'intéresse
01:15:55c'est que cette société
01:15:57bascule dans un événement
01:15:58violent
01:15:59où là il peut prendre
01:16:00le pouvoir
01:16:00il est dans cette logique
01:16:02là c'est une logique
01:16:03lambertiste
01:16:03bon alors
01:16:05Mathilde Panot
01:16:06que dire des propos
01:16:06de Mathilde Panot
01:16:07qui dit
01:16:07nous n'accepterons
01:16:09pas que des fascistes
01:16:10soient élus
01:16:11dans les urnes
01:16:12c'est cette logique là
01:16:14dire que nous n'accepterons
01:16:15jamais dans notre pays
01:16:16que le fascisme
01:16:18prenne le pouvoir
01:16:20légalement par les urnes
01:16:21ce que veut faire
01:16:22Marine Le Pen
01:16:22entourée de tous
01:16:23ces groupuscules
01:16:24d'extrême droite
01:16:25qui pullulent autour d'elle
01:16:26et nous
01:16:26nous ne cèderons pas
01:16:27un pouce
01:16:28sur cette question là
01:16:29nous ne cèderons pas
01:16:30d'un maître
01:16:30face à l'extrême droite
01:16:31parce qu'à la fin
01:16:32c'est ce qu'ils veulent
01:16:34alors elle a fait
01:16:35toute une mise au point
01:16:36sémantique etc
01:16:36mais entre les lignes
01:16:38qu'est-ce qu'il faut
01:16:38comprendre de ce qu'elle dit
01:16:39c'est la phrase
01:16:41de Jean-Luc Mélenchon
01:16:43les urnes
01:16:44ou la rue
01:16:44les urnes ou la rue
01:16:46enracinée
01:16:47dans un temps révolutionnaire
01:16:48où encore une fois
01:16:49Jean-Luc Mélenchon
01:16:50puise
01:16:51ses sources
01:16:51davantage encore même
01:16:52que chez les Lambertistes
01:16:53avec une version
01:16:54qui est très claire
01:16:55et c'est-à-dire que
01:16:55ils ont compris
01:16:57ou pas compris
01:16:57ils ont admis
01:16:58ou pas admis
01:16:59et s'ils voulaient
01:17:00ils ne voulaient pas
01:17:00ils veulent être en finale
01:17:01et s'ils ne sont pas en finale
01:17:02de toute manière
01:17:03ils pensent que
01:17:03leur principal adversaire
01:17:05celui qui symbolise
01:17:06finalement ce fascisme
01:17:09auquel pratiquement
01:17:10toute la classe politique
01:17:10a donné les clés
01:17:11puisque quand il traite
01:17:12Emmanuel Macron
01:17:13de pétainiste
01:17:13et finalement
01:17:14de dire
01:17:14vous leur avez donné
01:17:15les clés
01:17:16et nous on sera
01:17:16ceux qui en face
01:17:17feront gagner
01:17:18la société française
01:17:19c'est ça dont il parle
01:17:19et qu'est-ce que c'est
01:17:20faire gagner la société française
01:17:20en tout cas
01:17:21c'est de la violence
01:17:23qui le soir même
01:17:24d'une élection potentielle
01:17:25pourrait sortir
01:17:27et alors ça se passera
01:17:28avec les proxys violents
01:17:29la jeune garde
01:17:30parce que Raphaël Arnaud
01:17:31il a coordonné
01:17:32la jeune garde
01:17:32c'est pas des milliers
01:17:34de personnes non plus
01:17:34non mais c'est un certain
01:17:35nombre d'associations
01:17:36qu'ils ont fédérées
01:17:37il a été mandaté
01:17:38pour le faire
01:17:39mais c'est aussi
01:17:39un certain nombre
01:17:40de syndicalistes
01:17:40à l'intérieur de services publics
01:17:42c'est beaucoup
01:17:42c'est beaucoup de réseaux
01:17:43qui sont animés
01:17:45et coordonnés
01:17:45attention à cette coordination
01:17:46qui est parfois écrite
01:17:48parfois pas écrite
01:17:49parce qu'elle est différente
01:17:50dans certains quartiers
01:17:51et vous avez cette préparation
01:17:52là qui est faite
01:17:53il ne faut pas le regarder
01:17:54comme quelque chose
01:17:55qui est simplement du verbe
01:17:56adresser à des fidèles
01:17:58c'est quelque chose
01:17:59qui est encore une fois
01:17:59annoncée
01:18:00décrite
01:18:01documentée
01:18:02et qui ne cherche
01:18:04qu'une chose
01:18:04c'est de pouvoir s'exécuter
01:18:05un jour d'élection
01:18:06Justement vous parlez de violence
01:18:07on va écouter
01:18:08parce qu'il était en verve
01:18:09hier Jean-Luc Mélenchon
01:18:10si je puis dire
01:18:11qui dit
01:18:12nous sommes des non-violents
01:18:13la plupart du temps
01:18:15la plupart du temps
01:18:17Qu'est-ce qui nous sépare
01:18:18de l'extrême gauche
01:18:19que nous considérons
01:18:20comme membre à part entière
01:18:22de la famille idéologique
01:18:23à laquelle nous appartenons
01:18:24qu'est-ce qui nous sépare
01:18:25il croit
01:18:26à des méthodes
01:18:27de conquête du pouvoir
01:18:29auquel nous ne croyons pas
01:18:30et ce n'est pas une affaire
01:18:32de morale
01:18:33je le redis
01:18:34pour que les choses
01:18:35soient bien claires
01:18:36et qu'on me voit
01:18:37dans toute ma méchanceté
01:18:39ce n'est pas une affaire
01:18:40de morale
01:18:41c'est une affaire
01:18:41d'efficacité politique
01:18:43nous croyons
01:18:44que la violence
01:18:45nous rabougrit
01:18:46nous croyons
01:18:47que les méthodes
01:18:47de la violence
01:18:48écartent de la participation
01:18:50à la lutte
01:18:50des tas de gens
01:18:51qui pourtant
01:18:51y seraient disponibles
01:18:53nous croyons
01:18:54que si nous nous abandonnons
01:18:55nous-mêmes
01:18:55à la violence
01:18:56alors nous devenons
01:18:58des proies faciles
01:18:58pour ceux qui
01:19:00prétendent la réprimer
01:19:01comme ça les intéresse
01:19:03donc nous sommes devenus
01:19:04des non-violents
01:19:05autant que possible
01:19:08c'est le autant que possible
01:19:10pourquoi il rajoute
01:19:11autant que possible
01:19:11nous sommes devenus
01:19:12des non-violents
01:19:13point
01:19:13point de la phrase
01:19:14autant que possible
01:19:15pourquoi autant que possible
01:19:16non mais voyez
01:19:17ça se laisse toujours
01:19:17il y a toujours des petites choses
01:19:18en suspens
01:19:19dans son discours
01:19:20on va te réduire
01:19:20en langage plus simplifié
01:19:22nous sommes devenus
01:19:22comme si avant
01:19:23ce n'était pas le cas
01:19:23nous ne sommes pas violents
01:19:24par contre
01:19:25nous pouvons faire en sorte
01:19:26d'attiser cette violence
01:19:27donc on la délègue
01:19:28on répondra à votre violence
01:19:29c'est une violence déléguée
01:19:31et la violence déléguée
01:19:32elle est pour les proxys
01:19:34enfin voilà
01:19:35moi je ne suis pas violent
01:19:36par contre
01:19:37je vais tout faire
01:19:37pour faire en sorte
01:19:38qu'elle arrive
01:19:38c'est tout à fait ça
01:19:39c'est une délégation
01:19:40il n'est pas responsable
01:19:41et c'est pour cela
01:19:42qu'il a besoin
01:19:43de s'entourer de milices
01:19:43parce que la jolie garde
01:19:44n'est rien d'autre
01:19:45que la milice
01:19:45de la France insoumise
01:19:46d'ailleurs il a fait entrer
01:19:47cette milice
01:19:48au sein même
01:19:49de l'Assemblée nationale
01:19:49il a ouvert grand les portes
01:19:51de l'Assemblée nationale
01:19:52à sa milice
01:19:53qu'est la jeune garde
01:19:53incarnée par Raphaël Arnaud
01:19:55mais il lui a réitéré
01:19:56toute son amitié
01:19:57il y a un autre extrait
01:19:58justement
01:19:59s'agissant de la jeune garde
01:20:00et de la dissolution
01:20:01de la jeune garde
01:20:02il dit en gros
01:20:03c'est un complot
01:20:04pour ce qui est
01:20:05de la jeune garde
01:20:06nous ne permettrons pas
01:20:09alors qu'ils ont
01:20:10qu'ils ont été dissous
01:20:11sans aucun motif vérifiable
01:20:14onze raisons de dissolution
01:20:15ont été avancées
01:20:16sur les onze
01:20:17il y a huit événements
01:20:19auxquels ils n'ont
01:20:20même pas participé
01:20:22c'est donc
01:20:24un complot
01:20:25un montage
01:20:26ils se sont dit
01:20:27d'abord on attrape
01:20:28la jeune garde
01:20:28et demain on attrapera
01:20:29les insoumis
01:20:31il le dit
01:20:32mais comme il n'y a pas
01:20:32de contradicteur en face
01:20:33en fait on ne sait pas
01:20:34trop qu'en penser
01:20:34sur les huit occurrences
01:20:37qu'il réfute là
01:20:38pas de contradicteur
01:20:39verticalisé par des médias
01:20:41classiques
01:20:41horizontalisé par
01:20:42un certain nombre
01:20:43de réseaux
01:20:44digitaux et sociaux
01:20:45et en plus de la performance
01:20:47de la performance
01:20:48c'est une grosse partie
01:20:49de l'opinion publique
01:20:51qu'ils visent
01:20:51et qu'ils cherchent
01:20:52à en tout cas impacter
01:20:54et je crois qu'il faut
01:20:54le regarder avec
01:20:55beaucoup de prudence
01:20:56et beaucoup
01:20:57de non pas de version
01:20:58défensive
01:20:59mais de contre-attaque
01:21:00parce qu'en fait
01:21:00en réalité
01:21:01tout ça est une offensive
01:21:02qui s'est presque
01:21:03encore plus déclarée
01:21:05depuis la mort terrible
01:21:06de Quentin
01:21:07c'est-à-dire qu'il y a
01:21:07une espèce d'accélération
01:21:08si vous voulez
01:21:09du processus
01:21:09des séquences de prise
01:21:11de parole
01:21:11d'affirmation
01:21:12d'une liberté
01:21:13absolue
01:21:14les termes
01:21:14qu'on utilise
01:21:15et qui sont
01:21:16diffusés
01:21:17sont énormes
01:21:17entre néo-nazis
01:21:19violence s'il en faut
01:21:21la rue
01:21:22plutôt que les urnes
01:21:23et si on nous attaque
01:21:24vous vous rendez compte
01:21:24où on a rendu ?
01:21:25Je pense qu'on a compris
01:21:25le message là
01:21:26que dire des socialistes
01:21:28Raphaël Glucksmann
01:21:29il a le mérite
01:21:30d'être clair
01:21:31il nous dit
01:21:32pas d'alliance
01:21:33avec LFI
01:21:34c'est un des rares
01:21:34à se positionner
01:21:35ainsi écoutez
01:21:36J'ai adopté
01:21:38des positions
01:21:39très claires
01:21:39sur la France insoumise
01:21:41il n'y aura pas
01:21:42d'alliance possible
01:21:43avec la France insoumise
01:21:44il y a une responsabilité
01:21:46évidente dans la brutalisation
01:21:47du débat public
01:21:48de Jean-Luc Mélenchon
01:21:49et des élus insoumis
01:21:52Déjà il va falloir faire
01:21:52le ménage dans ses propres troupes
01:21:54parce que
01:21:54chez Place Publique
01:21:55pour commencer
01:21:56parce que
01:21:57Oral-Laluc
01:21:57elle a dit
01:21:58moi je voterais pour une chèvre
01:21:59plutôt que
01:22:01pour le rassemblement national
01:22:02il faudrait savoir
01:22:03ils ne sont pas en face
01:22:03ou quoi ?
01:22:04Non mais
01:22:04l'ADN de la gauche
01:22:06fait qu'ils lutteront
01:22:08d'abord
01:22:08et avant tout
01:22:09contre le rassemblement national
01:22:10c'est dans leur ADN
01:22:12même si
01:22:13même si
01:22:13la plupart d'entre eux
01:22:14et je pense à François Hollande
01:22:16notamment
01:22:16il le sait
01:22:18François Hollande
01:22:18que la France insoumise
01:22:19est bien plus dangereuse
01:22:20que le rassemblement national
01:22:21bien sûr qu'il en a conscience
01:22:22seulement pourquoi
01:22:23est-ce qu'il dit
01:22:24qu'en cas de second tour
01:22:25RN à la fi
01:22:26il votera pour
01:22:27Jean-Luc Mélenchon
01:22:27parce que lui
01:22:28il anticipe le fait
01:22:29qu'il sera peut-être
01:22:30lui François Hollande
01:22:31au second tour
01:22:32de l'élection présidentielle
01:22:33et à ce moment-là
01:22:34il aura besoin
01:22:35des votes des insoumis
01:22:36donc évidemment
01:22:37il ne va pas s'aliéner
01:22:38Jean-Luc Mélenchon
01:22:39et le vote insoumis
01:22:40parce qu'il espère
01:22:41lui-même
01:22:41être au second tour
01:22:42de l'élection
01:22:43et faire appel
01:22:44à Jean-Luc Mélenchon
01:22:45donc c'est stratégique
01:22:46mais évidemment
01:22:47qu'en tant
01:22:48ancien président de la République
01:22:49en tant qu'homme d'État
01:22:50parce que François Hollande
01:22:51est un homme d'État
01:22:52quoi qu'on en pense
01:22:52évidemment qu'il sait
01:22:53que la France insoumise
01:22:55représente un immense danger
01:22:56et que le rassemblement national
01:22:58lui est un parti
01:22:59qui s'inscrit
01:22:59dans l'arc républicain
01:23:00Alors il se trouve
01:23:01qu'aujourd'hui
01:23:02dans le calendrier
01:23:02il y a aussi cette réunion
01:23:03à l'Elysée
01:23:04qui s'est tenue ce matin
01:23:05sur les groupes violents
01:23:06dans l'optique
01:23:06de prononcer des dissolutions
01:23:08et à l'arrivée
01:23:09Célia Barot
01:23:10a recueilli ces informations
01:23:12Eh bien nous avons appris
01:23:14de la part d'un participant
01:23:15à cette réunion
01:23:15que le gouvernement
01:23:16a saisi la justice
01:23:17au sujet
01:23:18d'une possible reconstitution
01:23:20du groupe antifasciste
01:23:22La Jeune Garde
01:23:22officiellement dissous
01:23:24après l'agression mortelle
01:23:26de Quentin de Ranque
01:23:27Emmanuel Macron
01:23:28a aussi demandé
01:23:29au ministère de l'Intérieur
01:23:31pendant cette réunion
01:23:32de lancer
01:23:33des procédures
01:23:34de dissolution
01:23:34contre 5 émanations locales
01:23:36de La Jeune Garde
01:23:37Enfin le chef de l'Etat
01:23:39a exprimé
01:23:39sa préoccupation
01:23:41au sujet
01:23:41de possibles violences
01:23:43émaillant
01:23:43la campagne
01:23:44pour les élections municipales
01:23:45organisées en mars prochain
01:23:47et il a également
01:23:48demandé à l'exécutif
01:23:50de veiller
01:23:50à ce que cette campagne
01:23:51se déroule sereinement
01:23:52Alors c'est intéressant
01:23:54parce qu'ils veulent
01:23:55revenir quand même
01:23:57alors attendez
01:23:57je vais retrouver
01:23:58ils veulent saisir la justice
01:24:00sur la dissolution
01:24:01de la Jeune Garde
01:24:01reconstituée
01:24:02et dissoute
01:24:03qu'est-ce qu'il faut comprendre
01:24:04qu'est-ce que vous en comprenez
01:24:05de ça
01:24:06Non rien du tout
01:24:07Sur le fait pardon
01:24:08Ils veulent saisir la justice
01:24:10sur la dissolution
01:24:10de la Jeune Garde
01:24:11reconstituée
01:24:11et dissoute
01:24:13c'est-à-dire qu'en fait
01:24:13ils estiment qu'elle s'est
01:24:14reconstituée
01:24:15après sa dissolution
01:24:15Ah mais c'est une évidence
01:24:17attendez
01:24:17quand Jean-Luc Mélenchon
01:24:18Non mais ils en disent
01:24:19alors que le discours
01:24:20de LFI c'est dire
01:24:20non mais ils n'existent plus
01:24:21Non mais voilà
01:24:21Non mais d'accord
01:24:22Quand Jean-Luc Mélenchon
01:24:24dit Raphaël Arnaud
01:24:26ne peut pas être à la tête
01:24:27de la Jeune Garde
01:24:28parce que la Jeune Garde
01:24:29n'existe plus
01:24:29c'est prendre les français
01:24:30pour des demeurés
01:24:31pardon de parler
01:24:32de cette manière-là
01:24:33les membres de la Jeune Garde
01:24:34ont gardé des contacts
01:24:35entre eux
01:24:36ont gardé la même organisation
01:24:38et d'ailleurs
01:24:38ils se sont organisés
01:24:40pour aller lyncher
01:24:41à mort Quentin
01:24:42sur un trottoir
01:24:43à Lyon
01:24:44et Raphaël Arnaud
01:24:45reste le leader
01:24:46de la Jeune Garde
01:24:47c'est une évidence
01:24:48Oui
01:24:48Et puis
01:24:49Là c'est pour contrer
01:24:50un peu le discours
01:24:51de LFI qu'on dit ça
01:24:52On va saisir la justice
01:24:53parce qu'on va se pencher
01:24:54sur les ramifications
01:24:55qui perdurent
01:24:56Malgré la dissolution
01:24:57C'est aussi un petit peu tard
01:24:58parce que au final
01:24:59un meurtre est arrivé
01:25:00donc cette chose-là
01:25:01s'ils étaient déjà au courant
01:25:02précédemment
01:25:04de ce type de problématiques
01:25:05Ils se mettent un peu
01:25:05en délicatesse
01:25:06C'est un peu une délicatesse
01:25:07par contre je reviens
01:25:07c'est que vous avez beau
01:25:08dissoudre la Jeune Garde
01:25:09ils sont toujours en contact
01:25:10sur les messageries cryptées
01:25:11vous ne savez pas
01:25:11comment ils agissent
01:25:12ThinkCulture
01:25:12ils ont leur réseau
01:25:14ils ont leur lieu commun
01:25:15ils savent où se rejoindre
01:25:16ils se connaissent tous
01:25:17On dissout une association
01:25:19mais on ne va pas dissoudre
01:25:20évidemment ceux qui composent
01:25:21cette association
01:25:21et on ne va pas dissoudre
01:25:22non plus leur idéologie
01:25:25en tant que l'organisation
01:25:28elle perdure
01:25:29et leur chef
01:25:30reste à la tête
01:25:31de cette milice
01:25:32C'est la performance
01:25:33de cette organisation
01:25:34qui ne se dit pas
01:25:35elle n'est pas un parti politique
01:25:36c'est un mouvement
01:25:37C'est un mouvement
01:25:38avec encore une fois
01:25:39j'appelle ça les proxys
01:25:40mais il y en a
01:25:41de différentes cultures
01:25:42Oui mais pas seulement
01:25:43parce que très actifs
01:25:44sur le terrain
01:25:44encore une fois
01:25:44des rues physiques
01:25:45ça on l'avait oublié
01:25:46les autres partis sont plus
01:25:48Parti Socialiste
01:25:49on en parlait
01:25:49François Hollande
01:25:50excusez-moi
01:25:50Raphaël Luxemann
01:25:51il n'est pas dans la rue
01:25:52et encore moins dans la rue digitale
01:25:54ou presque
01:25:55Merci beaucoup
01:25:56Merci à tous
01:25:57de nous avoir rejoints
01:25:58pour ces deux heures
01:25:58dans un instant
01:25:59on laisse la place
01:25:59à Punchline
01:26:00Laurence Ferrari
01:26:00je vous dis à demain
01:26:01dès 15h
01:26:01Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:05Merci à tous
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