Passer au playerPasser au contenu principal
Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:01Bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition de votre mini-news du
00:00:06vendredi, votre mini-news week-end.
00:00:08Je vous présente l'équipe qui m'accompagne dans quelques instants, mais tout de suite, on commence par un premier
00:00:13tour d'horizon de l'information.
00:00:14Et aujourd'hui, en ce vendredi, c'est Adrien Fontenot que je salue. Bonjour Adrien.
00:00:18Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:00:20OG7, la chef de la diplomatie britannique, accuse l'Iran de prendre l'économie mondiale en otage.
00:00:27Les ministres des affaires étrangères concernés sont arrivés à cerner la ville dans les Yvelines.
00:00:31L'Allemagne, le Canada, le Royaume-Uni, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé leur souhait de
00:00:37trouver une issue diplomatique au conflit.
00:00:39Une guerre qui a donc des répercussions économiques mondiales, en raison notamment du blocage du détroit d'Hormuz.
00:00:44L'armée israélienne mène des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne.
00:00:48Téhéran, Tsaal, continue de viser des infrastructures du régime terroriste dans un communiqué.
00:00:53Il est précisé que ces sites sont utilisés pour produire des armes, principalement des missiles balistiques, des lanceurs de missiles
00:00:59et des sites de stockage qui constituaient une menace pour Israël, ont aussi été ciblés dans l'ouest de l
00:01:05'Iran.
00:01:06Et puis la signature de Donald Trump va figurer sur les futurs billets de banque américains.
00:01:09Les premiers billets de 100 dollars seront imprimés en juin.
00:01:12Elle sera ensuite élargie aux autres coupures.
00:01:15Depuis 1861, seule la signature du ministre des Finances et du Trésorier des Etats-Unis figurait sur les billets verts.
00:01:21Ce sera donc une première pour un président des Etats-Unis en exercice.
00:01:24Merci Adrien.
00:01:25On se retrouve dans 30 minutes comme d'habitude.
00:01:28Allez, 13h15, votre mini-news, c'est parti.
00:01:30Voici le sommaire.
00:01:31A la une pour commencer, on va vous parler encore du nouveau maire de Saint-Denis, Abali Bakayoko.
00:01:37Ses propos tenus à l'égard des agents municipaux ne passent décidément pas.
00:01:40Je vous rappelle qu'il a déclaré en substance qu'il ne retenait pas les agents municipaux qui ne partagent
00:01:45pas sa politique.
00:01:46L'exécutif l'a rappelé à l'ordre.
00:01:47Côté police municipale, vous le savez sans doute, il veut les désarmer.
00:01:51On sera avec Thierry Colomar dans quelques instants, président de la Fédération Nationale des Policiers Municipaux de France.
00:01:57Il va être très intéressant de l'entendre sur ce qui se passe en ce moment à Saint-Denis.
00:02:01On évoquera également la guerre au Moyen-Orient.
00:02:0428e jour de guerre, Donald Trump a décidé de reporter de 10 jours son ultimatum à l'Iran.
00:02:09Mais selon une information du Pentagone, 10 000 soldats américains supplémentaires vont être expédiés au Moyen-Orient.
00:02:16Par Corubio, le chef de la diplomatie américaine est arrivé en France pour rejoindre le sommet du G7.
00:02:21On sera avec Sébastien Boussois, grand spécialiste de Donald Trump.
00:02:24Il va nous aider à comprendre la stratégie de Donald Trump sur ce conflit.
00:02:29Et puis dans notre deuxième heure, on évoquera la mort de Loana.
00:02:32La mort de la première star de la télé-réalité française ne laisse personne indifférent qu'on l'ait adhéré
00:02:38d'ailleurs ou pas à ce programme de télé.
00:02:40Cette mort dans l'anonymat nous dit sans doute quelque chose de notre société.
00:02:44On en parlera bien sûr avec nos invités, mais on en parlera également avec Virginie Spiès, sémiologue et analyste des
00:02:50médias.
00:02:50Enfin, on reviendra sur cette affaire qui fait beaucoup, beaucoup de bruit en Espagne.
00:02:54Une jeune femme de 25 ans, paraplégique, a été euthanasiée.
00:02:58C'était son souhait absolu après deux ans de bataille juridique.
00:03:01Elle avait décidé, il avait été victime d'un viol.
00:03:04Cette histoire est terrible.
00:03:05On sera avec notre correspondant permanent en Espagne, Nico Salvador.
00:03:09Et on sera avec Jean Dorido, psychologue.
00:03:11Voilà, et on va tout vous raconter.
00:03:13Je vous présente l'équipe qui m'accompagne en ce vendredi.
00:03:16Sabrina Medjemmer, bonjour.
00:03:18Bonjour Thierry.
00:03:18Ravi de vous retrouver, essayiste et sociologue.
00:03:20Bernard Cohen Haddad, président du cercle de réflexion.
00:03:22Etienne Marcel est avec nous.
00:03:24Bonjour Thierry.
00:03:24Bonjour.
00:03:24Hélène Bidard, adjointe du Parti communiste à la mairie de Paris.
00:03:28Soyez la bienvenue Hélène.
00:03:30Philippe David, animateur de Sud Radio.
00:03:32Bonjour.
00:03:33Et j'en profite également pour celui de Vincent Abarettier, historien militaire.
00:03:37Soyez le bienvenu.
00:03:39On va commencer évidemment par prendre la direction de Saint-Denis.
00:03:42Décidément, sans aucune surprise, il se passe beaucoup de choses.
00:03:45Hélène Bidard, je vous attends avec impatience sur la situation de Saint-Denis dans quelques instants.
00:03:50Et je rappelle que l'exécutif a rappelé le maire.
00:03:54LFI, Bali Bakayoko, le maire de Saint-Denis, suite à ses propos sur les agents municipaux.
00:03:59J'en profite également pour saluer notre invité Thierry Colomar, qui doit être déjà connecté, le président de la Fédération
00:04:05nationale des policiers municipaux.
00:04:07Je le salue.
00:04:08J'ai beaucoup de choses à vous poser également, beaucoup de questions à vous poser.
00:04:10Mais d'abord, le sujet d'Analyse Baucher sur l'ambiance à Saint-Denis.
00:04:15C'est une mise en garde ferme du gouvernement, envoyée à l'intention du nouveau maire de Saint-Denis, Bali
00:04:20Bakayoko.
00:04:21La raison, ses propos tenus à l'encontre des agents municipaux, mardi dernier à notre micro.
00:04:27Celles et ceux qui sont capables d'adapter, en fin de compte, leur approche professionnelle au regard des nouveaux programmes,
00:04:32bien sûr que nous allons faire un bout de chemin ensemble et que nous allons réussir ce mandat-là.
00:04:35Celles et ceux qui, pour des tas de raisons qui peuvent les regarder d'ailleurs, ne sont pas en phase
00:04:39avec le projet informatif, forcément ils partiront.
00:04:41Mais ce n'est pas le fait qu'on les mettra dehors, c'est parce qu'ils feront une mobilité
00:04:44qui est complètement naturelle.
00:04:45Le ministre de l'Action et des Comptes Publics, David Amiel, a condamné ses propos ce matin.
00:04:50Ses propos sont scandaleux. Un agent public, il est au service de l'intérêt général, pas d'un parti politique.
00:04:56On n'a pas à lui demander de partager les opinions d'un maire ou d'un élu.
00:05:00Et moi, je pense à tous ces agents, à des policiers municipaux, à des agents de mairie, à des travailleurs
00:05:06sociaux
00:05:06qui, quand ils entendent ce genre de sous-entendus, se demandent s'ils vont demain perdre leur emploi.
00:05:12David Amiel avait déjà envoyé un courrier à l'édile, lui rappelant les principes fondamentaux qui protègent la fonction publique
00:05:18en France.
00:05:19Un avertissement repris par le ministre de l'Intérieur, à l'intention de tous les maires.
00:05:23Les propos qui ont pu être tenus sur des agents municipaux qui auraient vocation à prendre la porte,
00:05:28parce qu'ils n'ont pas partagé telle ou telle option, sont tout à fait inappropriés
00:05:32et seront scrutés avec la plus grande attention par les préfets.
00:05:35Bali Bagayoko a reçu une deuxième mise en garde de la part du préfet de Seine-Saint-Denis
00:05:39concernant la délocalisation du prochain conseil municipal prévu sur le parvis de l'hôtel de ville le 8 avril prochain.
00:05:46Le préfet lui a rappelé les risques encourus en matière de troubles à l'ordre public.
00:05:51Voilà, avant de faire réagir mes invités du jour, évidemment, Hélène Bida, en premier lieu, en tant qu'élu du
00:05:57Parti communiste,
00:05:58on est avec Thierry Colomar, président de la Fédération nationale des policiers municipaux de France.
00:06:03Merci.
00:06:03Avant de vous faire réagir sur, justement, cette stratégie de vouloir désarmer les policiers municipaux,
00:06:08d'abord, cette réaction sur cette prise de position, si vous ne partagez pas mes idées politiques,
00:06:13« on n'est qu'à partir », et donc, en premier chef, ça peut concerner tous les policiers municipaux,
00:06:19évidemment.
00:06:20Quelle est votre réaction, vous ?
00:06:22Oui, tout à fait.
00:06:23Alors, c'est vrai que la loi de 84 sur la fonction publique impose que les fonctionnaires doivent obéir.
00:06:29Il y a un devoir d'obéissance, forcément, mais on n'est pas obligé de penser comme le maire.
00:06:33L'important, c'est que si on veut rester, on l'assume, et à ce moment-là, on sert avec
00:06:38fidélité.
00:06:39Mais on ne peut pas imposer à quelqu'un d'avoir les mêmes pensées.
00:06:43Voilà.
00:06:43Maintenant, effectivement, ceux qui ne sont pas en phase avec la politique du maire,
00:06:49eh bien, évidemment, peuvent partir, puisque de toute façon, la mobilité existe.
00:06:52Il y a déjà d'ailleurs des policiers municipaux qui recherchent des communes.
00:06:55D'autres ont déjà fait les entretiens d'embauche pour quitter la commune.
00:06:59Et fort à parier que ça va se fortifier.
00:07:03Alors, justement, sur le désarmement, je vous propose d'écouter le témoignage
00:07:07d'un policier municipal de Saint-Denis.
00:07:09Et puis, vous réagirez juste après, puisque la volonté, sans aucune surprise,
00:07:13du nouveau maire de Saint-Denis, c'est de désarmer les policiers municipaux.
00:07:16Et quand on connaît Saint-Denis, on se dit qu'à mon avis,
00:07:19les trafics en drogue doivent un petit peu rigoler et sourire.
00:07:23Mais d'abord, on écoute ce policier municipal. Écoutez-le.
00:07:26Est-ce qu'on aura le soutien de la municipalité ?
00:07:28C'est une grosse question qu'on se pose, forcément.
00:07:30Parce que pour l'instant, on sait que plus d'interventions dans les quartiers.
00:07:34sauf, je le rappelle, les réquisitions des administrés en appelant le CSU.
00:07:39C'est aussi plus de récupération de marchandises,
00:07:43pourtant récupérées par centaines de kilos,
00:07:47aussi bien sur les ventes sauvettes de cigarettes
00:07:49que sur les ventes sauvettes en provenance,
00:07:51qu'à 10 brochettes, etc., qu'on pouvait retrouver sur la gare.
00:07:54L'intervention sans armement contre des vendeurs sauvettes,
00:07:57ils n'hésitent pas à se mettre des grands coups de couteau.
00:08:00Sans armement, je ne comprends pas.
00:08:01Je plains les collègues de la police nationale
00:08:03qui vont voir leur activité se multiplier
00:08:05avec le départ de dizaines de policiers municipaux.
00:08:09Forcément, ça va beaucoup jouer sur la sécurité de sa année.
00:08:12Au sein de la police municipale, il y a un sentiment de gâchis, forcément.
00:08:15C'est plusieurs années de travail pour essayer de rendre
00:08:18la vie plus douce aux habitants des quartiers
00:08:21gangrénés par les points stupes.
00:08:22Un travail acharné pour réduire les nuisances
00:08:24qui étaient dues au trafic de stupéfiants,
00:08:26des nuisances aussi bien de regroupement,
00:08:28des nuisances sonores, les cris des chouffes, etc.
00:08:31Voilà, témoignage évidemment anonyme, on s'en doute,
00:08:34de ce policier municipal.
00:08:35Thierry Colomarque, quel est votre ressenti sur cette situation
00:08:40sans aucune surprise, je le disais ?
00:08:42Oui, déçu, mais pas surpris.
00:08:44Effectivement, je suis en contact avec beaucoup de policiers municipaux
00:08:48de Saint-Denis qui m'expliquent un petit peu leur quotidien.
00:08:51Et depuis lundi, en fait, les délinquants, les trafiquants reprennent le tas,
00:08:57tout simplement.
00:08:58Ils se remettent en place dans les quartiers,
00:09:00des chaises sont mises en place pour les chouffes,
00:09:02tout ça, ça avait disparu.
00:09:04Les rodeos urbains reviennent, ça avait disparu.
00:09:07Près de la gare de Saint-Denis, les trafiquants de tabac, de drogue,
00:09:11de téléphones volés ou tout autre objet d'ailleurs,
00:09:13les ventes à la sauvette, etc. sont revenus sur place.
00:09:16Et le paradoxe, c'est que certains se plaignent de la non-présence des policiers municipaux
00:09:20parce que des trafiquants plus aguerris ou, on va dire, en tout cas plus déterminés
00:09:25viennent essayer de les déloger avec le couteau.
00:09:27Il y a eu quand même trois attaques au couteau, trois agressions au couteau
00:09:30à cet endroit entre eux, voilà, pour les déloger.
00:09:33Et les anciens ennemis, on va dire, entre guillemets,
00:09:35qui étaient les policiers municipaux, sont réclamés par les délinquants sur place
00:09:40parce qu'ils ont peur de ce qui peut leur arriver
00:09:42si d'autres viennent essayer de prendre leur place.
00:09:44C'est une situation totalement lunaire.
00:09:46Merci pour votre témoignage parce que je sais que vous avez un rendez-vous juste après
00:09:49donc je ne vous regarde pas davantage.
00:09:52Juste si je peux rajouter une chose,
00:09:54hier le maire de Saint-Denis est allé avec une patrouille de police municipale
00:09:58pour prendre un peu de température, la température, pardon, vers la gare.
00:10:03Les policiers municipaux se sont sentis humiliés par ce qui s'est passé.
00:10:07Alors, je ne dis pas que le maire l'a fait exprès,
00:10:09mais il est allé faire la bise et des selfies avec des trafiquants sur place
00:10:16et certains, dont un surtout, avait déjà agressé physiquement l'un des agents sur place.
00:10:21Il l'a très très mal pris.
00:10:22Il l'a rapporté à ses collègues qui m'en ont parlé.
00:10:25Attendez, vous êtes en train de dire que le nouveau maire de Saint-Denis
00:10:27est allé faire la bise à des trafiquants, c'est ça que j'ai bien compris ?
00:10:30Oui, alors en fait, les trafiquants, les vendeurs à la sauvette qui étaient sur place,
00:10:35qui l'ont applaudi quand ils sont arrivés,
00:10:37quand il est arrivé, il y a eu des embrassades, il y a eu des selfies de fait.
00:10:41Encore une fois, je ne dis pas que le maire voulait oublier ses policiers municipaux,
00:10:46parce que c'est des gens qui ont voté pour lui, donc il est allé les voir.
00:10:48Mais les policiers municipaux, de leur côté, se sont sentis...
00:10:53Ils se sont dit, c'est des gens qu'on arrête tous les jours,
00:10:55c'est des gens que l'on fait plaçant en garde-bue,
00:10:58que l'on présente à les officiers de police judiciaire.
00:10:59Et là, ils sont en train d'embrasser le maire, de prendre des selfies avec lui.
00:11:04Et nous, on est là, et qu'est-ce qu'on fait ?
00:11:06C'est terrible. En fait, ils ont très très très mal vécu.
00:11:09Cet épisode-là a vraiment été très très mal vécu.
00:11:11Bon, écoutez, je peux vous dire que sur le plateau, ça suscite des réactions, évidemment.
00:11:17Et je pense que nos téléspectateurs qui nous regardent fidèlement
00:11:20doivent bondir en regardant notre émission.
00:11:23Merci pour ce témoignage et cette information que nous n'avions pas, évidemment.
00:11:27Alors, je commence avec vous, Hélène Bidard, adjointe PC à la mairie de Paris.
00:11:30Il y a deux informations.
00:11:32Déjà, cette dernière information, que le maire de Saint-Denis a embrassé
00:11:37des vendeurs à sauvet, des trafiquants potentiels, etc.
00:11:41Et aille voir les policiers municipaux.
00:11:43Mais je comprends que les policiers municipaux soient totalement révoltés.
00:11:46Ça vous inspire quoi, vous ?
00:11:48Il est probable que le maire salue tous les gens qui croient dans la rue
00:11:52sans faire de distinction et sans savoir précisément qui il salue ou pas.
00:11:59Donc, je pense qu'il faut vérifier.
00:12:01Là, c'est Thierry Colomar qui nous donne l'information.
00:12:03Oui, mais d'ailleurs, il nuanceait justement en disant peut-être que le maire ne savait pas.
00:12:07Mais donc, il y a plein de choses différentes.
00:12:09D'abord, je veux dire sur le fond que nous partageons avec le Parti communiste
00:12:16l'idée que certaines armes devraient être d'abord et avant tout et uniquement
00:12:23dans les mains de la police nationale et pas dans les mains des policiers municipaux.
00:12:29Que pour nous, il y a eu un grand renoncement qui a été fait à la présence de la police
00:12:33nationale
00:12:34sur un cadre justement sur tout le territoire national
00:12:36et qu'on a déchargé les enjeux de sécurité sur les municipalités.
00:12:42Et puis, il y a des armes.
00:12:43C'est le défenseur des droits Jacques Toubon qui a demandé d'interdire les LBD
00:12:48après les manifestations des Gilets jaunes en 2019.
00:12:51Donc, sur le fond, sur ça, Bali Bagayoko, il est élu avec un programme municipal
00:12:56qui dit plus de LBD, c'est cohérent, c'est avec Jacques Toubon
00:13:01une préconisation du défenseur des droits.
00:13:03Moi, je partage.
00:13:05Après, là où il y a un gros enjeu, c'est que quand même, je défends
00:13:09et nous défendons avec le Parti communiste français
00:13:10le statut des fonctionnaires de la fonction publique,
00:13:14le statut partout, tout le temps, quels que soient les élus.
00:13:17Les fonctionnaires, ils ont un devoir de réserve.
00:13:20Donc, eux-mêmes n'expriment pas leur avis.
00:13:23D'ailleurs, c'est pour ça que la voix était dissimulée,
00:13:26que la personne était dissimulée, à juste titre.
00:13:28Ils ont ce devoir de réserve.
00:13:29Mais le statut de la fonction publique les protège aussi, quoi qu'il arrive.
00:13:33Donc, ils doivent mettre en œuvre les politiques qui ont été choisies par les citoyens.
00:13:38Ils sont protégés.
00:13:39Et pour cela, il y a d'ailleurs les syndicats.
00:13:41Juste une chose, quand même, justement sur le cadre national.
00:13:45On voit bien là les problèmes que posent les politiques de police municipale
00:13:50au lieu des politiques de police nationale.
00:13:53C'est que du coup, en fonction des élus, que ce soit à Béziers ou ailleurs,
00:13:57en fonction des élus, on fait des choix.
00:13:59Et du coup, la politique de sécurité est à la carte sur le territoire national.
00:14:03Et ça, c'est un gros problème.
00:14:04J'entends ce que vous dites, mais moi, j'en tiens deux points quand même.
00:14:07C'est que là, c'est lui qui dit que si vous n'êtes pas d'accord, je résume, évidemment.
00:14:10Si vous n'êtes pas d'accord, en gros, vous dégagez.
00:14:12C'est un peu ça qu'il dit.
00:14:13Si vous n'êtes pas d'accord avec ma politique, et j'entends qu'il y a un devoir de
00:14:16réserve.
00:14:16Je n'ai pas de souci avec ça.
00:14:17En gros, c'est le statut de la fonction publique qu'il faut préserver à vous.
00:14:20Oui, mais ce qu'il dit, si vous n'êtes pas d'accord avec ma politique, vous partez.
00:14:23Ça ne peut pas exister.
00:14:23Et c'est pour ça qu'il est sanctionné.
00:14:25Donc, vous contestez ça quand même.
00:14:27Ça ne peut pas exister.
00:14:28On ne vire pas les fonctionnaires pour leur avis.
00:14:30Et heureusement, c'est que c'est leur avis politique.
00:14:32Ça vous choque quand même, Hélène.
00:14:33Mais ça me choque que n'importe quel élu le dise.
00:14:36Évidemment, je suis et je pense que tout élu républicain est pour préserver ce statut de la fonction publique.
00:14:44C'est évident.
00:14:45Donc, je pense qu'il se positionnera pour préserver les fonctionnaires très prochainement, à mon avis.
00:14:50Bon, on verra.
00:14:51Mais c'est mal parti pour le moment.
00:14:52Philippe David, tour de table parce que je suis sûr que vous avez tous des choses à dire.
00:14:54J'ai un doute.
00:14:55Le maire de Saint-Denis s'appelle Bali Bagayoko ou Joseph McCarthy.
00:14:59Parce que là, il y a un fumet de McCarthyisme New Look près de 80 ans après.
00:15:06Parce que vous savez, rappelez-vous la phrase de Chevènement.
00:15:07Un ministre, ça ferme sa gueule et ça démissionne.
00:15:09Là, on est descendu de pas mal de crans parce qu'on est au simple employé municipal.
00:15:14Un employé municipal, ça ferme sa gueule ou ça démissionne.
00:15:17Bon, cependant, on va raisonner un peu par l'absurde comme nous vivons en absurdie.
00:15:22J'ai entendu ce qu'a dit Thierry Colomar.
00:15:24C'est très intéressant puisque les policiers municipaux se plaignent de la dégradation de leurs conditions de travail
00:15:29quelques jours après l'arrivée du nouveau maire.
00:15:31Mais il y a une bonne nouvelle.
00:15:32Les chouffes ont pu se remettre sur les chaises.
00:15:34C'est une belle auguration des conditions de travail de certains.
00:15:37Et les rodéos, etc.
00:15:39Et c'est ça la problématique, Sabouina.
00:15:41Évidemment.
00:15:42Il y a deux sujets là.
00:15:43Il y en a même plusieurs.
00:15:44Oui, il y en a plusieurs.
00:15:45Cher Thierry, mais sur la déclaration de ce fonctionnaire de police, la réalité, elle est crue.
00:15:51C'est-à-dire que c'est un élu qui chasse l'État en son sein.
00:15:56C'est la triste réalité, c'est le triste constat.
00:15:59Et paradoxalement, dans un des territoires les plus criminogènes de France,
00:16:03où il y a un taux de pauvreté et un taux d'insécurité endémique qui touchent les plus vulnérables.
00:16:09Alors moi, je m'étonne qu'au lieu de vouloir désarmer la police,
00:16:11justement, il ne souhaite pas plus de prérogatives de prévention
00:16:16afin de protéger les personnes, encore une fois, qui sont les plus fragilisées
00:16:20dans des territoires qui sont des territoires sociaux de sinistrose.
00:16:24Donc c'est déjà le premier paradoxe.
00:16:26Le second, c'est que, enfin c'est pas un paradoxe, c'est un constat,
00:16:29c'est qu'en réalité, ce que nous voyons aujourd'hui, c'est quoi ?
00:16:33Eh bien, c'est 40 ans de politique de la ville.
00:16:35Je suis désolée de le dire.
00:16:37Et madame adjointe PCF pour en témoigner,
00:16:39puisque la politique de la ville a enjoint le fameux communisme municipal
00:16:43dans les années 50-60, où précisément,
00:16:46Georges Marchette, dont vous êtes l'héritière,
00:16:48protégeait les catégories les plus vulnérables,
00:16:51aidait les personnes qui étaient socialement défavorisées
00:16:54et outillait précisément les quartiers.
00:16:57Et je me souviens même d'une déclaration de Georges Marchette
00:16:58qui disait, nous, on ne veut pas que la jeunesse touche à la drogue.
00:17:02Aujourd'hui, le maire de la France Insoumise parle d'allégeance.
00:17:06Il souhaite que certains fonctionnaires de police
00:17:09qui ne sont pas en accord avec sa politique,
00:17:11qui ne sont pas forcément d'accord avec sa politique,
00:17:15eh bien, ils n'ont qu'à partir.
00:17:16Résultat des courses, il y a eu 90 demandes de mutations.
00:17:19Ce qui va donc se passer, puisque la nature est en horreur du vide,
00:17:22on va se retrouver dans un territoire complètement anomique,
00:17:24où effectivement, là, il y aura une vraie prise de pouvoir,
00:17:28un vrai état de siège de la part de ce caïda identitaire à la fois,
00:17:33parce qu'il faut également lire la superbe enquête
00:17:36qu'a menée Nadja Djiriki sur la Seine-Saint-Denis,
00:17:39parce qu'il n'y a pas simplement le narcotrafic,
00:17:40il y a aussi l'intégrisme religieux qui cloisonne
00:17:42les interactions sociales et les rapports sociaux en Seine-Saint-Denis.
00:17:45Eh bien, aujourd'hui, puisque l'État ne sera plus en capacité
00:17:49d'exercer ses prérogatives de puissance publique,
00:17:51que va-t-il se passer ?
00:17:52La ville va tomber entre les mains des narcos et des islamistes.
00:17:56C'est ça, le danger.
00:17:57Et je m'étonne que cette personne, soi-disant de gauche,
00:18:00n'essaye pas de protéger, encore une fois,
00:18:01les personnes les plus vulnérables dans ces quartiers.
00:18:03Mais vous avez vu ce qu'a dit Thierry Golomar.
00:18:05Ça y est, tout le monde a rempli sa place.
00:18:08Mais c'est la fin de l'État-nation.
00:18:08Et les trafics reprennent, etc.
00:18:10C'est la fin de l'État-nation.
00:18:10Le corps social va être émietté.
00:18:12Et l'État-nation va finir par devenir un nationalisme de quartier.
00:18:15C'est cela à quoi nous annonçons, nous assistons aujourd'hui.
00:18:18Bernard Cohen-Halade.
00:18:19Mais je pense que Hélène Bidard a des choses à dire aussi.
00:18:23C'est la première fois qu'en si peu de temps,
00:18:26après une élection municipale, l'élection d'un maire,
00:18:28l'État, à travers un ministre et un préfet,
00:18:31interviennent pour appeler à l'élu municipal
00:18:34ses obligations en matière de respect du droit du travail
00:18:41dans le cadre de la fonction publique territoriale.
00:18:43Il faut aussi le reconnaître.
00:18:45C'est extrêmement grave.
00:18:46Et imaginez si cela avait été le cas dans le cadre d'une entreprise,
00:18:50qu'un entrepreneur avait tenu ce discours en matière de spoil-système.
00:18:55Ce n'est pas acceptable en matière de relation d'un patron.
00:18:59Fût-il un élu vis-à-vis de ses collaborateurs ?
00:19:02Et un élu doit avoir encore plus d'attention, de respect du droit
00:19:07parce qu'il est censé beaucoup mieux le connaître
00:19:09qu'un certain nombre de patrons.
00:19:09Ça, c'est le premier point.
00:19:11Deuxième point, c'est qu'en France,
00:19:13il n'y a pas de spoil-système, mon cher Thierry.
00:19:15Ce n'est pas parce qu'une administration
00:19:16ou une équipe municipale vient,
00:19:18qu'elle doit mettre dehors l'ensemble des collaborateurs,
00:19:22quel que soit leur engagement, leurs origines
00:19:25ou tout simplement leur façon de voter ou leur façon de passer.
00:19:28Ce n'est pas comme ça.
00:19:29Il y a une certaine indépendance,
00:19:31une certaine réserve de l'administration.
00:19:34Et je suis sûr que les policiers,
00:19:35mais il n'y a pas uniquement les policiers,
00:19:37les personnels des crèches,
00:19:38les personnels qui font aussi le nettoyage de la ville,
00:19:41ne pensent pas forcément tous comme M. Bakayoko.
00:19:44Et ils ont le droit d'avoir le respect et la sécurité de leur travail.
00:19:48Enfin, moi je comprends que la gauche,
00:19:50mais ce n'est pas nouveau,
00:19:51n'a jamais été favorable à l'armement de la police municipale.
00:19:57C'est pour ça que Mme Hidalgo à Paris n'avait pas voulu.
00:20:00Qu'Emmanuel Grégoire, aussi pendant sa campagne,
00:20:03signalait cela.
00:20:04Mais plus que cela,
00:20:06moi je comprends pourquoi M. Grégoire
00:20:07n'a pas souhaité faire alliance au premier tour
00:20:09avec la France insoumise.
00:20:10C'est tout simplement pour éviter ce type de débordement,
00:20:13parce que ce sont le type de débordement
00:20:15qui créent du désordre et de l'inquiétude chez la population.
00:20:19Vincent Abarettier, je vous donne la parole.
00:20:21Je vais insister sur le débat très intéressant,
00:20:23c'est sur le rôle de la police et la nature des policiers.
00:20:27En Europe,
00:20:29je prends le cas de pays,
00:20:30l'Allemagne,
00:20:32l'Albanie,
00:20:34et la police,
00:20:35elle n'est pas fédérale.
00:20:37Il y a une police fédérale,
00:20:38mais la police de proximité,
00:20:40elle dépend de la couleur politique du maire.
00:20:42C'est-à-dire qu'à chaque fois,
00:20:44je parle bien de l'Europe,
00:20:45je ne parle pas des États-Unis,
00:20:47le maire,
00:20:47il change d'obédience,
00:20:49il n'y a pas la notion de devoir de réserve,
00:20:53il n'y a pas la notion de fonction publique,
00:20:55mais les gens sont du bord du maire,
00:20:58plus ou moins,
00:20:58ou alors ils font avec.
00:21:00Donc c'est intéressant,
00:21:00parce qu'on est quand même dans l'Europe.
00:21:02On est certes un État-nation,
00:21:04mais on est un État-nation
00:21:05parmi d'autres États-nations européens.
00:21:07Et donc le problème qui est posé,
00:21:08et je finirai là-dessus,
00:21:09c'est le problème de la nature
00:21:11et du rôle de la police.
00:21:13Est-ce que le rôle de la police,
00:21:13c'est d'obéir au maire,
00:21:15bien sûr,
00:21:16avec des limites,
00:21:16avec des limites étatiques,
00:21:17ou bien est-ce que c'est un fonctionnaire
00:21:19de l'État ?
00:21:20Vous voyez,
00:21:20c'est le souci,
00:21:21et c'est bien le problème.
00:21:23dans les États-Unis,
00:21:24c'est vrai pour les juges,
00:21:25c'est vrai pour toutes sortes de fonctions,
00:21:27mais c'est le vrai débat,
00:21:28le fond du débat.
00:21:29C'est-à-dire que,
00:21:29voilà,
00:21:30on change d'opinion.
00:21:31Aux USA,
00:21:32les juges où les marshals sont élus,
00:21:33par exemple,
00:21:34un chérif est nommé,
00:21:35mais un marshall est élu.
00:21:35Bien sûr,
00:21:36et c'est là le souci,
00:21:37c'est de savoir,
00:21:37et en Europe,
00:21:38il y a différents statuts
00:21:39qu'il va falloir peut-être
00:21:40un jour harmoniser
00:21:41d'un pays à l'autre.
00:21:42Mais là,
00:21:42c'est le maire qui a devancé,
00:21:43en disant,
00:21:43si vous n'êtes pas d'accord,
00:21:44vous partez.
00:21:44Oui, oui, oui.
00:21:44Monsieur Marretier,
00:21:45permettez-moi de simplement,
00:21:47enfin,
00:21:47je ne vais pas m'opposer à vous,
00:21:48mais apporter une nuance,
00:21:49vous avez évidemment raison,
00:21:51sur le statut
00:21:52et sur la fonction,
00:21:53en tout cas,
00:21:54prérogative statutaire
00:21:55et fonctionnelle
00:21:55du policier,
00:21:56mais il y a la réalité,
00:21:58la Seine-Saint-Denis
00:21:59est un territoire,
00:22:00mais qui est
00:22:01un des plus criminogènes
00:22:02de France,
00:22:03la réalité,
00:22:04l'expansion
00:22:04du narcotrafic,
00:22:06elle,
00:22:06elle n'est pas
00:22:08ex-Nilo,
00:22:09elle n'arrive pas comme ça,
00:22:10ex-Nilo,
00:22:10il y a bien des territoires
00:22:12aujourd'hui
00:22:12où de jeunes délinquants
00:22:13sont lourdement armés,
00:22:14il y a un moment donné
00:22:15où il faut,
00:22:16je pense,
00:22:16établir la correspondance,
00:22:18la passerelle
00:22:18entre effectivement
00:22:19les prérogatives statutaires
00:22:21et la réalité de terrain,
00:22:23comment vivent
00:22:23les personnes
00:22:24qui habitent
00:22:24dans ces quartiers
00:22:25qui sont cloisonnées
00:22:26entre ces barres d'immeubles
00:22:27qui assistent chaque jour
00:22:28à des règlements de comptes,
00:22:29les personnes qui habitent
00:22:30par exemple
00:22:30à la cité des Francs-Moisins,
00:22:31c'est tous les jours,
00:22:33les attaques au commissariat
00:22:34via les mortiers,
00:22:35c'est tous les jours,
00:22:37si le maire
00:22:37ne comprend pas
00:22:38cette réalité criminogène,
00:22:39endémique,
00:22:40hémiplégique dans sa ville
00:22:42et qu'il ne nous tient pas
00:22:43par voie de conséquence
00:22:44les policiers
00:22:44afin de protéger
00:22:45les premières victimes,
00:22:47les premières victimes
00:22:48de cette délinquance
00:22:49expansionniste,
00:22:50alors là je ne comprends
00:22:51vraiment plus rien.
00:22:51Le mot de la fin,
00:22:52juste avant la première pause pub,
00:22:53Hélène Billard.
00:22:55Je vous rejoins
00:22:56complètement sur ça,
00:22:56les premières victimes
00:22:57de l'insécurité
00:22:58ce sont les quartiers populaires,
00:23:00les gens qui travaillent,
00:23:01qui habitent
00:23:02dans les quartiers populaires,
00:23:03qui sont les premières victimes
00:23:04de l'insécurité
00:23:05et notamment
00:23:05des narcotrafiques,
00:23:07c'est extrêmement clair,
00:23:08on l'a vu d'ailleurs
00:23:09à Marseille
00:23:09et ce n'est pas pour rien
00:23:10si cet enjeu
00:23:10de narcotrafique monte.
00:23:12Ce qui est intéressant,
00:23:13ce qui a été dit,
00:23:13c'est que ceux qui tenaient
00:23:15avec des chaises,
00:23:16les dealers,
00:23:16sont revenus immédiatement.
00:23:18Mais c'est qu'ils n'avaient pas,
00:23:19ils n'avaient pas disparu.
00:23:21La police municipale...
00:23:22Ah non mais ça, bien sûr !
00:23:22Là, ils ont des raisons
00:23:23de revenir encore plus.
00:23:24Ça, c'est la dynamique classique.
00:23:25C'est pourquoi
00:23:26la police nationale
00:23:27est importante aussi.
00:23:28Parce qu'il ne s'agit pas
00:23:28juste de les déplacer,
00:23:29les déplacer,
00:23:30ça soulage les habitants,
00:23:31tant mieux.
00:23:31Mais il s'agit aussi
00:23:34à un moment
00:23:34d'intervenir directement
00:23:35sur les réseaux
00:23:36et ça, on a besoin
00:23:37de la police nationale,
00:23:38on a besoin de moyens
00:23:39de parquer
00:23:39qui puissent intervenir
00:23:40parce qu'il ne suffit pas
00:23:42de déplacer,
00:23:42il faut aussi démanteler
00:23:43les réseaux
00:23:44et on a besoin
00:23:44d'une fonction publique
00:23:45très forte pour ça.
00:23:46Et vous le savez très bien,
00:23:47on en a souvent parlé
00:23:48sur ce plateau,
00:23:49cette puissance de feu
00:23:50des narcotrafiquants
00:23:52qui, pour reprendre
00:23:53un élément,
00:23:54puisque Philippe David
00:23:55est passionné de sport,
00:23:57les narcotrafiquants
00:23:58jouent la Coupe d'Europe
00:23:59et les policiers
00:24:01jouent en Ligue 2
00:24:02et en tant que des gentils,
00:24:03c'est de la division d'honneur.
00:24:04C'est plus compliqué
00:24:07et que l'intérêt,
00:24:08c'est peut-être
00:24:08qu'il y a une synergie
00:24:09justement entre la police municipale
00:24:10et les policiers.
00:24:12Et c'est ça.
00:24:13Et là,
00:24:13quand vous commencez
00:24:14à désarmer
00:24:14les policiers municipaux,
00:24:16à un moment donné,
00:24:17vous affaiblissez
00:24:18le pouvoir de la police,
00:24:19indiscutablement.
00:24:20La drogue,
00:24:21chiffre d'affaires en France
00:24:21estimé 7 milliards d'euros,
00:24:23chiffre d'affaires mondial
00:24:24de Dassault,
00:24:257 milliards d'euros.
00:24:26Allez,
00:24:27on embarque une première pause,
00:24:28les débats sont animés,
00:24:28on a beaucoup de choses
00:24:29à évoquer,
00:24:29restez-nous fidèles,
00:24:31évidemment.
00:24:33C'est News,
00:24:33première chaîne d'information
00:24:34comme il se doit.
00:24:35A tout de suite.
00:24:3813h30,
00:24:38merci de nous accueillir.
00:24:39C'est la poursuite
00:24:40de votre Midi News
00:24:41du vendredi
00:24:41de votre Midi News week-end.
00:24:43Je vous présente l'équipe
00:24:44dans quelques instants,
00:24:45mais tout de suite,
00:24:45nouveau tour de l'info
00:24:46avec Adrien Fontenot.
00:24:48Des cibles militaires
00:24:49et énergétiques
00:24:50en Israël
00:24:51et dans les pays du Golfe
00:24:52visés par les gardiens
00:24:53de la révolution iranien.
00:24:55L'armée idéologique
00:24:56de la République islamique
00:24:57a détaillé
00:24:58ses tirs de missiles
00:24:59et de drones
00:24:59dans un communiqué.
00:25:01Israël ciblé,
00:25:01des bases américaines
00:25:02également donc
00:25:03aux Émirats arabes unis,
00:25:04au Qatar,
00:25:05au Koweït
00:25:05et à Bahreïn,
00:25:06notamment sur un hangar
00:25:08de maintenance
00:25:08de systèmes de défense
00:25:09anti-aérien.
00:25:11Des tests génétiques
00:25:12de féminité
00:25:13vont faire leur retour
00:25:13à compter des Jeux olympiques
00:25:152028
00:25:15et ça ne plaît pas
00:25:16à la France.
00:25:17La ministre des Sports,
00:25:18Marina Ferrari,
00:25:18exprime sa grande préoccupation
00:25:20et déplore un retour en arrière.
00:25:22Ces tests
00:25:22avaient été mis en place
00:25:24à partir de 1967
00:25:25et arrêtés en 1999.
00:25:27Le comité international olympique
00:25:29va donc bannir
00:25:30de fait
00:25:30du sport féminin
00:25:31les athlètes transgenres
00:25:33et une grande partie
00:25:33des athlètes intersexes
00:25:35pour les Jeux d'été
00:25:36de Los Angeles.
00:25:37Et puis la 32e édition
00:25:39du CIDAction,
00:25:39ça débute aujourd'hui
00:25:40et jusqu'à dimanche.
00:25:41S'il est possible
00:25:42de vivre avec le VIH
00:25:43quand on est sous traitement,
00:25:44on n'en guérit toujours pas.
00:25:45Le CIDAction a donc besoin
00:25:46de dons pour la recherche.
00:25:48Quelques chiffres.
00:25:49En France,
00:25:49environ 180 000 personnes
00:25:51vivent avec le VIH.
00:25:52Elles sont près
00:25:52de 41 millions dans le monde
00:25:54et quasiment 600 000
00:25:55meurent chaque année
00:25:56des suites de la maladie.
00:25:58Et c'est la raison
00:25:58pour laquelle vous portez
00:25:59le petit ruban rouge
00:26:01que je porte également.
00:26:02et c'est important
00:26:03de le rappeler.
00:26:04Merci beaucoup.
00:26:04A tout à l'heure.
00:26:05Je vous présente l'équipe
00:26:06qui m'accompagne.
00:26:06Sabouina Madjammer
00:26:07est avec nous.
00:26:07Philippe David,
00:26:08Bernard Kouanadad,
00:26:09Hélène Bidard,
00:26:10adjoint de PC à l'Amérique de Paris,
00:26:11Vincent Barrettier
00:26:12et Juliette Saadad
00:26:12qui nous a rejoint,
00:26:13notre spécialiste police-justice.
00:26:15Puisque nous étions
00:26:16à Saint-Denis
00:26:17en commençant cette émission,
00:26:18je voulais que l'on revienne
00:26:19sur les propos tenus
00:26:20par Emmanuel Macron.
00:26:21On en a parlé rapidement
00:26:22en débutant cette émission
00:26:24au Conseil des ministres.
00:26:25C'était donc mercredi.
00:26:26Il a dénoncé
00:26:27les scènes d'humiliation
00:26:28dont étaient victimes
00:26:30certains maires sortants
00:26:32battus dans les urnes.
00:26:33Ce n'est pas ça la France.
00:26:35Ce n'est pas la démocratie.
00:26:37Il n'y a pas de sédition possible
00:26:39dans les communes de la République
00:26:40a déclaré le chef de l'État
00:26:41selon les propos rapportés
00:26:42à nos confrères du Figaro.
00:26:44La République est partout
00:26:45chez elle
00:26:46et l'État de droit
00:26:47s'applique partout
00:26:48a également martelé
00:26:49Emmanuel Macron.
00:26:51Je vais vous faire réagir
00:26:51évidemment sur ses propos
00:26:52mais Gabriel Attal
00:26:54est lui sur le terrain.
00:26:55Il participe aujourd'hui
00:26:56à la foire au fromage
00:26:57et au vin de Coulombier.
00:26:59Il avait de la chance d'ailleurs.
00:27:01Mais il a été interrogé
00:27:02justement sur cet aspect-là
00:27:03des choses
00:27:04ce qui s'est passé
00:27:05dans certaines municipalités.
00:27:07On l'écoute.
00:27:07Il a réagi.
00:27:09Les images qu'on a vues
00:27:10sont absolument choquantes.
00:27:12On ne peut pas accepter
00:27:12de l'intimidation
00:27:13de la violence
00:27:14dans les mots
00:27:15ou physiquement
00:27:17contre qui que ce soit en France
00:27:18et a fortiori
00:27:18contre des maires
00:27:19et des élus de la République.
00:27:21Je suis ici
00:27:21à côté d'un maire
00:27:23qui a été élu
00:27:24dans ses élections municipales
00:27:25Franck Riester.
00:27:27Moi j'ai le plus grand respect
00:27:28pour les élus locaux en France.
00:27:29Je suis moi-même
00:27:30élu local.
00:27:31Ces scènes qu'on a vues
00:27:32et ces images
00:27:33c'est tout simplement
00:27:34le fruit d'années
00:27:35de radicalisation
00:27:35du débat public
00:27:36par Jean-Luc Mélenchon
00:27:37et par la France Insoumise.
00:27:39La violence en politique
00:27:40elle déteint ensuite
00:27:42sur la société.
00:27:43Et donc il y a une responsabilité
00:27:45éminente
00:27:45de la France Insoumise
00:27:46dans cette situation.
00:27:48Je commence avec vous.
00:27:50Évidemment
00:27:51vous cautionnez
00:27:52les scènes
00:27:53qu'on a pu montrer
00:27:55dans certaines...
00:27:56Quel est votre regard ?
00:27:58C'est totalement lunaire quand même.
00:27:59Je pense que personne
00:28:00ne peut cautionner ça.
00:28:01Évidemment
00:28:01que c'est lunaire.
00:28:02En effet
00:28:03c'est l'aboutissement
00:28:04de plusieurs années
00:28:05de détérioration
00:28:06du débat politique.
00:28:08Entre 2020
00:28:09et 2026
00:28:10c'est 2500
00:28:11agressions
00:28:12contre des élus.
00:28:13C'est 3000 élus
00:28:14qui ont démissionné
00:28:15entre 2020
00:28:16et 2026
00:28:17des maires.
00:28:18C'est 4 fois plus
00:28:20que le mandat précédent.
00:28:22Donc il y a une brutalisation
00:28:23extrêmement claire
00:28:25qui est dans les mots
00:28:27dans les propos
00:28:27c'est sûr.
00:28:28Les gestes.
00:28:29Dans les gestes.
00:28:30C'est un continuum.
00:28:31Donc si des élus
00:28:32de la République
00:28:33se permettent
00:28:34des propos
00:28:34et une violence
00:28:35et une brutalisation
00:28:36forcément
00:28:36c'est autorisé
00:28:38aussi au passage
00:28:39à l'acte
00:28:40quelque part.
00:28:41C'est évidemment cela.
00:28:42Après je trouve ça
00:28:43un petit peu gonflé
00:28:44de la part
00:28:46des macronistes
00:28:47de mettre
00:28:48la responsabilité
00:28:48uniquement
00:28:49sur la France insoumise.
00:28:51Je pense qu'il faut
00:28:52être un peu plus
00:28:52humble que ça.
00:28:54Et puis s'il y a des gens
00:28:55qui n'ont pas voulu
00:28:56non plus écouter
00:28:57les élus locaux
00:28:59écouter leurs revendications
00:29:01sous la dernière
00:29:02mandature
00:29:03c'est aussi
00:29:03le gouvernement Macron
00:29:04parce que
00:29:05beaucoup d'élus
00:29:05se sont retrouvés
00:29:07en première ligne
00:29:08face aux habitants
00:29:09avec des politiques
00:29:10d'austérité
00:29:10mis en oeuvre
00:29:11et des budgets
00:29:12de l'État
00:29:13qui ont ponctionné
00:29:14sur les collectivités
00:29:15locales.
00:29:16Donc si les élus locaux
00:29:17s'en sont pris plein
00:29:18la figure sous la dernière
00:29:18mandature
00:29:19c'est aussi à cause
00:29:20des choix politiques
00:29:21qui ont été faits
00:29:21par le gouvernement.
00:29:22Moi j'ai un certain âge
00:29:24ça ne vous a pas échappé
00:29:25j'écouvre
00:29:25l'actualité politique
00:29:27depuis un grand nombre
00:29:29d'années
00:29:29et sincèrement
00:29:30Le Brun
00:29:30oui tout à fait
00:29:32mais trêve de plaisanterie
00:29:34il y a toujours
00:29:35une espèce d'élégance
00:29:36quand même
00:29:36quand un candidat
00:29:37a été battu
00:29:39ça se passait
00:29:39voilà
00:29:40là il n'y a plus
00:29:41le respect
00:29:41et on peut comprendre
00:29:42l'exaspération des français
00:29:43le dégoût des français
00:29:44pour la politique
00:29:45et quand on voit
00:29:45le maire de Saint-Denis
00:29:46faire un bras d'honneur
00:29:47quand il grimpe
00:29:48les marges de sa mairie
00:29:49sincèrement
00:29:50il y a des gestes
00:29:51plus élégants que ça
00:29:52vous êtes d'accord ?
00:29:53Mon candidat
00:29:54Emmanuel Grégoire
00:29:55ses premiers mots
00:29:56ont été pour saluer
00:29:57Rachida Dati
00:29:58lui dire que sa porte
00:29:59de son bureau
00:30:00était ouverte
00:30:01et qu'il la recevrait
00:30:02en tant qu'opposition
00:30:04et dire aussi
00:30:06aux gens qui étaient là
00:30:06de ne pas la huer
00:30:08et de respecter l'opposition
00:30:09et je pense que
00:30:10tout républicain démocrate
00:30:11doit en effet
00:30:12agir comme cela
00:30:13il faut que les politiques
00:30:14Vous condamnez
00:30:15les attitudes des filles
00:30:17Non seulement ça
00:30:17mais je pense qu'il faut
00:30:18que ça change
00:30:18Maintenant il faut
00:30:19que tous ceux
00:30:19qui sont en place
00:30:20parce qu'il n'est pas trop tard
00:30:20pour que ça change
00:30:21Non
00:30:22Il n'est jamais trop tard
00:30:23mais absolument pas
00:30:24Je pense vraiment
00:30:25qu'il faut au contraire
00:30:26qu'il y ait
00:30:26une grande prise de conscience
00:30:28et que les politiques
00:30:29en reviennent
00:30:30à des paroles
00:30:30d'apaisement
00:30:32et de respect
00:30:33y compris des oppositions
00:30:34Philippe rapidement
00:30:35parce qu'on va aller à Nanterre
00:30:36avec Julien Tzadat
00:30:37Même si souvent
00:30:38les politiques
00:30:38quand ils disent
00:30:39ma porte est ouverte
00:30:40etc
00:30:40vous savez que j'adore le rugby
00:30:42c'est un peu comme
00:30:43quand vous perdez
00:30:43contre les anglais
00:30:44et qu'ils vous disent
00:30:45avec un sourire
00:30:45en vous serrant la main
00:30:46Sorry Good Game
00:30:47C'est ça
00:30:49Bon on va aller à Nanterre
00:30:51Autre ambiance
00:30:52à Nanterre
00:30:53ma chère Juliette
00:30:54on va voir votre reportage
00:30:55donc c'est une immersion
00:30:57au coeur du fameux
00:30:58quartier de la cité
00:30:59Pablo Picasso
00:31:01donc vous avez suivi
00:31:02le préfet de police
00:31:03de Paris
00:31:03Patrice Faure
00:31:04lors d'un déplacement
00:31:05sous haute surveillance
00:31:06on voit le reportage
00:31:07que vous avez réalisé
00:31:07avec Laurent Serrailly
00:31:08puis vous avez nous raconté
00:31:09l'ambiance
00:31:10Autre ambiance
00:31:11autre décor
00:31:12on voit ça
00:31:1418 tours emblématiques
00:31:165000 habitants
00:31:17et des points d'île
00:31:18toujours plus nombreux
00:31:19la cité Pablo Picasso
00:31:21est considérée
00:31:22comme la plus grosse
00:31:23plaque tournante
00:31:24du département
00:31:24On a de beaux résultats
00:31:26de belles saisies
00:31:27des interpellations
00:31:27des écrous
00:31:28mais qui se reconstituent
00:31:30régulièrement
00:31:31sur lesquels
00:31:32notamment
00:31:33le flux
00:31:34de produits stupéfiants
00:31:35est quasi constant
00:31:37on n'arrive pas
00:31:37à stopper le flux
00:31:38des policiers
00:31:40sur le terrain engagés
00:31:41et des moyens
00:31:42mis en place
00:31:42pour gêner les dealers
00:31:43dans leur business
00:31:44notamment avec ces caméras
00:31:46Dès la mi-janvier
00:31:48elles étaient opérationnelles
00:31:49avec des mains
00:31:49ultra renforcées
00:31:51donc bétonnées
00:31:52etc
00:31:53Objectif fixé
00:31:54à la fin de l'année
00:31:54couvrir l'entièreté
00:31:56de ce labyrinthe
00:31:57par la vidéosurveillance
00:31:58Autre priorité
00:32:00redonner de la sérénité
00:32:01aux habitants du quartier
00:32:03contraints de cohabiter
00:32:04avec les trafiquants
00:32:05parfois jusque
00:32:06dans leur hall d'immeubles
00:32:14Le préfet s'est félicité
00:32:15du bilan
00:32:16des opérations récentes
00:32:1795 interventions
00:32:19ont été menées
00:32:19en 2025
00:32:21143 personnes
00:32:22interpellées
00:32:23dont 22 écrouées
00:32:25Des dizaines
00:32:26de kilos
00:32:26de stupéfiants
00:32:27ainsi que des armes
00:32:28ont également
00:32:28été saisies
00:32:30Je vais vous dire
00:32:30quand on veut
00:32:31on peut
00:32:31c'est un peu ça
00:32:33la résumée de l'histoire
00:32:34Juliette
00:32:34Oui c'est ce qu'a voulu montrer
00:32:36le préfet de police
00:32:37de Paris
00:32:37On était la seule caméra
00:32:38autorisée
00:32:40pour couvrir ce déplacement
00:32:41C'était un déplacement
00:32:42vous l'avez dit
00:32:42placé sous haute sécurité
00:32:45et protection policière
00:32:46Je ne vais pas vous mentir
00:32:47ça s'est passé très tôt
00:32:48le matin
00:32:48pour que le quartier
00:32:51soit calme
00:32:52et ne pas faire
00:32:52de mauvaises rencontres
00:32:53Mais enfin
00:32:53c'était important
00:32:54pour le préfet de police
00:32:56de montrer un petit peu
00:32:57tous les dispositifs
00:32:59mis en place
00:33:00dans le cadre
00:33:01de l'opération
00:33:02PlaceNet
00:33:02des dispositifs
00:33:03qui ont été
00:33:05possibles
00:33:05grâce à la loi
00:33:06narcotrafic
00:33:07de juin 2025
00:33:09de Gérald Darmanin
00:33:10du ministre de la Justice
00:33:11Donc voilà
00:33:12il a mis l'accent
00:33:14sur le dispositif
00:33:16de vidéosurveillance
00:33:18en plein développement
00:33:19à Nanterre
00:33:20ça va continuer
00:33:21l'objectif
00:33:22c'est vraiment
00:33:22de quadriller
00:33:22toute la zone
00:33:24Il a d'ailleurs eu
00:33:25un petit mot
00:33:25pour les mairies
00:33:26qui s'opposeraient
00:33:27à la vidéosurveillance
00:33:29dans les communes
00:33:29c'est pas le cas
00:33:30dans les Hauts-de-Seine
00:33:31mais il a eu son petit mot
00:33:33et c'est peu compréhensible
00:33:35pour lui
00:33:35qu'on puisse s'opposer
00:33:36à ce dispositif
00:33:37de sécurité
00:33:39Le commissaire divisionnaire
00:33:41qui s'occupe
00:33:41un petit peu
00:33:41de la zone
00:33:42a passé en revue
00:33:43toutes les opérations
00:33:46et ils ont parlé
00:33:49avec leur saisie
00:33:50quand ils arrivent
00:33:51dans les appartements
00:33:52dans les halls d'immeubles
00:33:53pour saisir
00:33:54toujours plus de drogue
00:33:55ça gêne énormément
00:33:56le business des trafiquants
00:33:58ça gêne aussi
00:33:59leur recrutement
00:34:00avant le recrutement
00:34:01se faisait en bas
00:34:02de l'immeuble
00:34:02et vous trouviez
00:34:04un gamin
00:34:05qui rentre du collège
00:34:05ou du lycée
00:34:06et vous lui proposez
00:34:07200 euros par jour
00:34:08pour faire le chouffre
00:34:09là apparemment
00:34:09ils doivent recruter
00:34:10sur les réseaux sociaux
00:34:11même des jeunes
00:34:13qui viennent
00:34:14de bien plus loin
00:34:15donc voilà
00:34:15ils ont un peu passé
00:34:17en revue
00:34:18toutes leurs opérations
00:34:21le préfet de police
00:34:22a dit qu'il fallait continuer
00:34:24il a annoncé
00:34:24des effectifs
00:34:26supplémentaires
00:34:27et puis
00:34:27des opérations
00:34:28qui vont continuer
00:34:29en 2026
00:34:302027
00:34:31merci beaucoup
00:34:32pour ce reportage
00:34:33exclusif
00:34:34CNews
00:34:34avec Laurent
00:34:35c'est là
00:34:36il y a un mot rapide
00:34:37c'est un reportage
00:34:38série extrêmement
00:34:38indifiant
00:34:39on comprend
00:34:40l'intervention
00:34:41de Laurent Nunez
00:34:42le ministre de l'Intérieur
00:34:44il y a 2-3 jours
00:34:44qui a réaffirmé
00:34:46cette volonté
00:34:47de lutter
00:34:47contre le narcoctafrique
00:34:49dans certains départements
00:34:50bien entendu
00:34:51là ça fait partie
00:34:53d'une plaque tournante
00:34:53et puis
00:34:54le préfet de police
00:34:55a ajouté
00:34:56effectivement
00:34:57un soutien
00:34:58aussi vis-à-vis
00:34:59des fonctionnaires
00:35:00mais si
00:35:01l'Etat
00:35:02fait tout ça
00:35:02c'est une attente
00:35:04des riverains
00:35:05ce que veulent
00:35:06les habitants
00:35:08de la cité
00:35:09Pablo Picasso
00:35:09c'est de vivre
00:35:10en toute tranquillité
00:35:11de pouvoir rentrer
00:35:12chez eux
00:35:12le soir
00:35:13et de pouvoir
00:35:13tout simplement
00:35:14accompagner l'école
00:35:15vous avez oublié
00:35:16Thierry
00:35:16vous n'avez pas oublié
00:35:17plutôt
00:35:17que cet été
00:35:18il y a des trafiquants
00:35:20qui sont
00:35:22réfugiés
00:35:23dans l'école
00:35:24de la dalle
00:35:25Pablo Picasso
00:35:26c'est vrai
00:35:26on en a parlé
00:35:27on en a parlé
00:35:29on avance
00:35:30parce qu'il y a beaucoup
00:35:30de sujets
00:35:31à évoquer
00:35:32on va prendre
00:35:32la direction de Nantes
00:35:34voilà
00:35:34c'est une ville
00:35:35qui m'est chère
00:35:36évidemment
00:35:36puisque c'est la rentrée
00:35:38des classes
00:35:38pour un certain nombre
00:35:39de conseils municipaux
00:35:40et ce matin
00:35:42c'était la rentrée
00:35:42des classes
00:35:43à Nantes
00:35:44on va retrouver
00:35:44un autre Nantais
00:35:45qui connaît bien
00:35:45cette ville
00:35:46Augustin Denadio
00:35:46ô combien
00:35:47vous êtes devant
00:35:48la mairie de Nantes
00:35:49que je connais bien
00:35:49effectivement
00:35:50mon cher Augustin
00:35:51donc comment s'est déroulée
00:35:53cette rentrée
00:35:54des classes
00:35:54entre Johanna Roland
00:35:56et Foulque Chambard
00:35:57de l'eau
00:35:58puisque c'était
00:35:59la rentrée
00:35:59racontez-nous
00:36:00j'ai hâte de savoir
00:36:03écoutez Thierry
00:36:04au risque de vous décevoir
00:36:06ou pas d'ailleurs
00:36:06et bien cela s'est bien passé
00:36:08alors il y avait
00:36:09beaucoup de monde
00:36:09ici à l'hôtel
00:36:10de ville de Nantes
00:36:11il y avait
00:36:11beaucoup d'habitants
00:36:13ils ont dû
00:36:13la mairie a dû ouvrir
00:36:14une deuxième salle
00:36:15pour retransmettre
00:36:16ce conseil municipal
00:36:17qui était grandement suivi
00:36:19par les habitants
00:36:20de la cité des Ducs
00:36:21il y avait également
00:36:22dans la salle
00:36:22beaucoup d'agents
00:36:23de sécurité
00:36:24et c'est assez inédit
00:36:25pour vous planter
00:36:26un petit peu le décor
00:36:28il y avait oui
00:36:29beaucoup d'agents
00:36:29de sécurité
00:36:30ce qui est sûr
00:36:31c'est qu'à partir de maintenant
00:36:32Johanna Roland
00:36:33va devoir marcher
00:36:34sur des oeufs
00:36:34ça va être différent
00:36:35de ces deux précédents mandats
00:36:36pourquoi ?
00:36:37puisqu'elle a face à elle
00:36:38deux oppositions
00:36:39si je puis dire
00:36:40elle a évidemment
00:36:41sa majorité
00:36:42sa majorité socialiste
00:36:43elle a en face d'elle
00:36:44l'opposition
00:36:45de la droite
00:36:46et du centre
00:36:47menée par Foulque
00:36:48Chambardelot
00:36:49vous l'avez dit
00:36:50qui est arrivé
00:36:50deuxième du scrutin
00:36:52et il y a également
00:36:53la liste
00:36:54des élus
00:36:55de la France insoumise
00:36:56qui sont aussi
00:36:58selon les mots
00:36:59de William O'Cante
00:37:00celui qui est arrivé
00:37:01troisième lors de ses municipales
00:37:03dans l'opposition
00:37:04face à Johanna Roland
00:37:05il est bien décidé
00:37:06à ramener la maire de Nantes
00:37:08sur sa gauche
00:37:09dit-il
00:37:09disant qu'elle a pris
00:37:11un virage sécuritaire
00:37:12et pour vous montrer
00:37:14un petit peu
00:37:14l'ambiance
00:37:15c'est au moment
00:37:15de l'officialisation
00:37:17de la nomination
00:37:18de la maire de Nantes
00:37:19Johanna Roland
00:37:19la majorité
00:37:21s'est levée
00:37:22l'a applaudie
00:37:22les bancs
00:37:23de la France insoumise
00:37:24eux sont restés assis
00:37:25et l'ont applaudie
00:37:27timidement
00:37:28c'est pour vous dire
00:37:28un petit peu
00:37:29l'ambiance
00:37:30qu'il y a eu ici
00:37:31à l'hôtel de ville
00:37:32de Nantes
00:37:32mais il n'y a pas eu
00:37:33de violence
00:37:34ou de scène
00:37:35de chaos
00:37:35comme on a pu le voir
00:37:36notamment dans la ville
00:37:37de Saint-Denis
00:37:38quelques échanges
00:37:39un petit peu musclés
00:37:40notamment entre la sénatrice
00:37:41et conseillère municipale
00:37:42Laurence Garnier
00:37:43de la droite
00:37:44qui a interpellé
00:37:45directement William O'Cante
00:37:46lui rappelant
00:37:47les propos du président
00:37:49de son parti
00:37:49notamment au sujet
00:37:50de Raphaël Glucksmann
00:37:51avec les relents antisémites
00:37:53que l'on connaît
00:37:54et Johanna Roland
00:37:55qui s'est empressée
00:37:56de recadrer le débat
00:37:57en disant qu'ici
00:37:58on parlait de Nantes
00:37:59et que le débat politique
00:38:01n'avait pas sa place
00:38:02et qu'ici c'était
00:38:02les préoccupations
00:38:04des Nantais
00:38:04qui dominaient
00:38:04Merci beaucoup
00:38:06Augustin Deneux
00:38:07de Nantais
00:38:07et de l'Original de l'État
00:38:08je serais tenté
00:38:09de dire
00:38:10ça promet
00:38:10pour Johanna Roland
00:38:12à quel prix
00:38:13cet accord
00:38:14et quel effet
00:38:14ça ne va pas être
00:38:15un mandat facile
00:38:16me semble-t-il
00:38:17Très rapidement
00:38:18on est avec
00:38:19Sébastien Boussois
00:38:20on va ouvrir
00:38:21une page internationale
00:38:22puisqu'on va parler
00:38:23de la guerre
00:38:23au Moyen-Orient
00:38:24nous en sommes
00:38:25au 27ème jour
00:38:26de guerre
00:38:27Sébastien Boussois
00:38:28spécialiste des Etats-Unis
00:38:29et auteur du livre
00:38:30Donald Trump
00:38:31retour vers le futur
00:38:32aux éditions
00:38:33Mareuil
00:38:34j'aimerais
00:38:35qu'on évoque
00:38:36très rapidement
00:38:36avec vous
00:38:37la stratégie
00:38:38de Donald Trump
00:38:40parce qu'en fait
00:38:40d'un côté
00:38:41il a dit
00:38:43qu'il avait reporté
00:38:44de 10 jours
00:38:45son ultimatum
00:38:46à l'Iran
00:38:47et puis de l'autre côté
00:38:48on apprend également
00:38:49via le Pentagone
00:38:50qu'il y aurait
00:38:5110 000 hommes
00:38:52qui seraient prêts
00:38:52à partir
00:38:53à ce que pouvait
00:38:54éclairer notre lanterne
00:38:55sur la stratégie
00:38:56de Donald Trump
00:38:57et puis j'interrogerai
00:38:58Vincent Barrettier
00:38:59évidemment aussi
00:38:59sur le sujet
00:39:00et mes autres invités
00:39:01C'est vrai qu'elle est
00:39:02parfois compliquée
00:39:02à comprendre
00:39:03la stratégie de Trump
00:39:04mais on est face
00:39:05à un dossier
00:39:05quand même
00:39:05particulièrement compliqué
00:39:06depuis des années
00:39:08on sait que l'Iran
00:39:08est menaçant
00:39:09à la fois pour Israël
00:39:10mais pour tous les pays
00:39:10de la région
00:39:11donc Donald Trump
00:39:12est dans une sorte
00:39:13de strike and talk
00:39:14à la fois il combat
00:39:15et à la fois il discute
00:39:17il continue à essayer
00:39:18de peser
00:39:19dans le rapport de force
00:39:20pour avoir le plus
00:39:21d'atouts possibles
00:39:22qui pourraient faire plier
00:39:24davantage l'Iran
00:39:25et que l'Iran
00:39:25accepte à un moment
00:39:26ou un autre
00:39:27de renoncer définitivement
00:39:28à son nucléaire
00:39:29civil et militaire
00:39:31il faudra voir ensuite
00:39:33évidemment dans le fameux
00:39:34plan des 15 points
00:39:35que Donald Trump
00:39:35a proposé
00:39:36lesquels l'Iran
00:39:37serait véritablement
00:39:38capable d'accepter
00:39:38mais pour ça
00:39:39il faut avoir
00:39:40véritablement
00:39:41la démonstration
00:39:42de force
00:39:42que les Etats-Unis
00:39:43sont en train
00:39:44de mettre en place
00:39:44depuis un mois
00:39:45au niveau du Golfe
00:39:46pas uniquement l'armada
00:39:47mais également
00:39:48la pression
00:39:49et les bombardements
00:39:50et puis les fameux
00:39:52GIs en route
00:39:53les fameux
00:39:55commandos amphibies
00:39:56s'il y a besoin
00:39:57de sécuriser Hormuz
00:39:58je pense que
00:39:59Donald Trump
00:39:59est dans un double mouvement
00:40:01à la fois de préparer
00:40:02une sorte de retrait
00:40:04progressif
00:40:04à la fois sur les bombardements
00:40:05mais également
00:40:06sur la présence
00:40:07tout en espérant
00:40:08pouvoir compter
00:40:08sur les monarchies du Golfe
00:40:10certaines
00:40:10comme l'Arabie Saoudite
00:40:11et les Émirats
00:40:12ont clairement dit
00:40:12qu'ils étaient potentiellement
00:40:14prêts à entrer en guerre
00:40:15avec l'Iran
00:40:16ça veut dire en fait
00:40:17aussi assurer le relais
00:40:18et dans le même temps
00:40:19je crois que Donald Trump
00:40:20a fait le deuil
00:40:21d'un renversement rapide
00:40:23du régime
00:40:24d'une capitulation
00:40:25donc pendant que
00:40:26Benjamin Netanyahou
00:40:27est plutôt dans la perspective
00:40:28d'essayer d'aller jusqu'au bout
00:40:30ce fameux bout
00:40:30dont on ne sait exactement pas
00:40:31forcément toujours
00:40:32ce que ça contient
00:40:34Donald Trump
00:40:34se prépare une porte de sortie
00:40:36en essayant d'avoir
00:40:37un accord à minima
00:40:38et puis ensuite
00:40:38se reconcentrer
00:40:39sur les Etats-Unis
00:40:40et sur son électorat
00:40:41parce qu'il aura bien du boulot
00:40:42jusqu'aux élections
00:40:44de midterms
00:40:44Merci beaucoup Sébastien Boussois
00:40:46c'est toujours un plaisir
00:40:47de vous entendre
00:40:48d'éclipter la situation
00:40:49et évidemment
00:40:50vous connaissez bien
00:40:51Donald Trump
00:40:52pour lui avoir consacré
00:40:53un livre
00:40:53Vincent Baratier
00:40:54quel est votre regard
00:40:56sur cette stratégie
00:40:56de Donald Trump
00:40:57c'est intéressant
00:40:58de voir ces deux approches
00:41:00La stratégie de Donald Trump
00:41:01c'est de gagner la guerre
00:41:02le problème
00:41:03c'est que
00:41:04comme le disait
00:41:05j'ai dit sur une autre chaîne
00:41:07le général Molke
00:41:09quand on ouvre
00:41:11le tonneau de poudre
00:41:11on ne sait pas
00:41:12si c'est pour 7 ans
00:41:13ou pour 30 ans
00:41:14il y a référence
00:41:14à la guerre de 7 ans
00:41:15la guerre de 30 ans
00:41:16le problème
00:41:16c'est que la guerre
00:41:17elle échappe
00:41:18à celui qui l'a initié
00:41:19si vous voulez
00:41:20elle dépend
00:41:21de la résistance
00:41:21de l'adversaire
00:41:22et il se trouve
00:41:24que le gouvernement
00:41:25démola est plus résistant
00:41:26qu'il m'y semblait
00:41:27au départ
00:41:28c'est un peu
00:41:28un peu comme
00:41:30Poutine
00:41:30qui a envahi
00:41:31l'Ukraine
00:41:32et qui pensait
00:41:32faire tomber
00:41:33Zelensky
00:41:33en 8 jours
00:41:345 ans
00:41:354 ans après
00:41:35on y est toujours
00:41:36et il y a autre chose
00:41:37aussi qui est importante
00:41:38c'est que
00:41:39finalement
00:41:39le duel
00:41:40de Donald Trump
00:41:41il n'est pas
00:41:41face à l'Iran
00:41:42il est face à la Chine
00:41:44et face à la Russie
00:41:44et alors il veut s'arranger
00:41:46et c'est peut-être là
00:41:47le dénouement
00:41:48de la situation
00:41:48il va s'arranger
00:41:50certainement un jour
00:41:50avec la Russie
00:41:51parce qu'il y a
00:41:51ce fameux
00:41:52great game
00:41:53ce grand jeu traditionnel
00:41:55entre initialement
00:41:56les britanniques
00:41:57et les russes
00:41:57et ensuite
00:41:58les américains
00:41:58et les soviétiques
00:41:59et il ne faut pas oublier
00:42:00que le jour
00:42:01où il y aura
00:42:03peut-être
00:42:03le régime renversé
00:42:05ou peut-être
00:42:05pas renversé d'ailleurs
00:42:06il y aura un jour
00:42:07un arrangement régional
00:42:08avec la Russie
00:42:10qui est quand même
00:42:10à son rôle à jouer
00:42:11c'est la Russie
00:42:12qui soutient l'Iran
00:42:13et qui lui permet
00:42:14de résister
00:42:14et à moindre niveau
00:42:15c'est la Chine
00:42:15alors évidemment
00:42:16avec la question particulière
00:42:17du détroit d'Hormuz
00:42:18qu'il faudra bien
00:42:19un jour rétablir
00:42:20et là
00:42:21les marines
00:42:22ils sont en route
00:42:22c'est pas
00:42:23ils sont prêts
00:42:23ils sont déjà en route
00:42:24et là
00:42:25comme je l'avais dit
00:42:26en début de semaine
00:42:27chez vous
00:42:27c'est qu'en fait
00:42:28il y a aussi
00:42:29une nécessité
00:42:29de pause stratégique
00:42:30pour permettre
00:42:31à la logistique
00:42:32de se recompléter
00:42:33et en fait
00:42:34le fait de faire
00:42:35de la diplomatie
00:42:36ça permet en même temps
00:42:38d'alterner
00:42:39les phases de combat
00:42:40très durs
00:42:41et les phases
00:42:42entre guillemets
00:42:42de diplomatique
00:42:43plus ou moins réelles
00:42:44ou virtuelles d'ailleurs
00:42:45parce qu'on ne sait pas
00:42:46trop à qui il parle
00:42:47et puis ensuite
00:42:47de dire
00:42:48je vais frapper encore plus fort
00:42:49si ça ne marche pas
00:42:49parce que derrière
00:42:50il y a des tonnes
00:42:51et des tonnes
00:42:52de munitions qui arrivent
00:42:53pour ensuite
00:42:53être utilisées
00:42:54mais 10 000 hommes
00:42:55c'est peut-être plus
00:42:56pour les deux
00:42:56alors 10 000 hommes
00:42:57il y a les 10 000 hommes
00:42:58il y a les marines
00:42:59ça fait à peu près
00:43:007 500 hommes
00:43:01il y a 3 mioux
00:43:02mais il y a aussi
00:43:02les 10 000 parachutistes
00:43:04en fait bon
00:43:04il y a des plans
00:43:05qui ont été explicités
00:43:06sur vos confrères
00:43:07de la BBC
00:43:08notamment ce matin
00:43:08en disant
00:43:09soit on fait
00:43:11l'effort
00:43:11sur l'île de Car
00:43:12pour réouvrir
00:43:13et pas simplement
00:43:14réouvrir
00:43:14les Trois d'Ormouz
00:43:15mais c'est pour être
00:43:16le pompiste
00:43:17qui va alimenter
00:43:18les pétroliers
00:43:19donc ce ne seront plus
00:43:20les Iraniens
00:43:22qui auront
00:43:22alors là c'est un coup
00:43:23de mafieux
00:43:24et ils récupèrent
00:43:25le pétrole
00:43:25en même temps
00:43:26qu'ils gagnent la guerre
00:43:26la deuxième possibilité
00:43:28c'est la région
00:43:30d'Isparan
00:43:30où serait
00:43:31entre guillemets
00:43:32d'après certains experts
00:43:34entreposer
00:43:34les fameux 400 kg
00:43:36d'uragnement enrichi
00:43:37donc ça c'est
00:43:37un autre type d'opération
00:43:39et puis la dernière opération
00:43:40ça pourrait être
00:43:42une aide
00:43:42un changement de régime
00:43:44alors
00:43:45je parlais encore
00:43:46d'un communiste
00:43:47il y a peut-être
00:43:47un colonel Fabien
00:43:49à Téhéran
00:43:50avec un mouvement
00:43:51de résistance
00:43:51avec les FFI
00:43:53iraniennes
00:43:54qui attendent quelque part
00:43:55et donc
00:43:57les américains
00:43:59feraient
00:44:00un focus
00:44:02sur les institutions
00:44:03pour renverser
00:44:04le gouvernement iranien
00:44:05alors
00:44:06les trois options
00:44:07sont ouvertes
00:44:07ensuite
00:44:07ce sont les circonstances
00:44:10qui commandent
00:44:10la planification
00:44:11là la guerre
00:44:12elle se déroule
00:44:13vous voulez dire un mot
00:44:14vous entendez la petite musique
00:44:15donc c'est rapide
00:44:16très rapide
00:44:17une guerre
00:44:18on sait toujours
00:44:18quand elle se commence
00:44:19c'est jamais quand elle se termine
00:44:20rappelons-nous
00:44:2014-18
00:44:21on devait être à la maison
00:44:23à Noël
00:44:23pour fêter la Noël
00:44:26ça s'est terminé
00:44:27le 11 novembre
00:44:27quatre ans plus tard
00:44:28peut-être qu'on n'a pas
00:44:29bien estimé
00:44:29la force
00:44:30et la puissance
00:44:31de frappe
00:44:32de l'Iran
00:44:32le but des américains
00:44:33Thierry et des israéliens
00:44:33c'est de gagner cette guerre
00:44:35le plus rapidement possible
00:44:36en limitant néanmoins
00:44:38des pertes humaines
00:44:38et surtout
00:44:39permettre
00:44:40une évolution de ce régime
00:44:42dans l'intérêt des iraniens
00:44:43parce que c'est peut-être ça
00:44:43nous ne l'oublions pas
00:44:44cette opération
00:44:45elle n'est pas uniquement
00:44:46pour faire
00:44:47de la vente d'armes
00:44:48et balancer
00:44:49des missiles
00:44:52elle est d'abord
00:44:53pour aider le peuple iranien
00:44:54à sortir de ce jour
00:44:55de 47 ans
00:44:57d'oppression
00:44:58d'Emola
00:44:59et donc aussi
00:45:00d'obscurantisme
00:45:01et on reviendra
00:45:02sur ce 27ème jour de guerre
00:45:04dans la deuxième partie
00:45:05de notre émission
00:45:06on commencera avec Loana
00:45:07je ne sais pas
00:45:08si vous étiez fan
00:45:09ou pas à l'époque
00:45:10du love story
00:45:10mais une chose est sûre
00:45:11une chose est sûre
00:45:13cette disparition tragique
00:45:14de Loana
00:45:15touche la France
00:45:16je faisais mes courses
00:45:17tous les commerçants
00:45:18m'ont parlé
00:45:18etc
00:45:19qu'on aime ou n'aime pas
00:45:20ce type d'émission
00:45:21mais on en parlera
00:45:22ça sera un sujet
00:45:23très intéressant
00:45:24on sera notamment
00:45:24avec Virginie Spies
00:45:25qui est sémiologue
00:45:26et analyste des médias
00:45:27et oui
00:45:28parce que souvent
00:45:29les gens
00:45:30qui participent
00:45:31à ce type d'émission
00:45:32sont issus
00:45:32de milieux
00:45:34pas très favorisés
00:45:35c'est le mot qu'on puisse dire
00:45:36et se retrouvent
00:45:37sous les fous des projecteurs
00:45:38et c'est parfois
00:45:39très difficile à vivre
00:45:40et on le voit
00:45:41avec Loana
00:45:42et on va vous en parler
00:45:43restez avec nous
00:45:44restez-nous fidèles
00:45:45à tout de suite
00:45:48il est 14h
00:45:49merci de nous accueillir
00:45:50c'est déjà la deuxième partie
00:45:51de votre mini-news
00:45:52du vendredi
00:45:53je vous présente l'équipe
00:45:54dans quelques instants
00:45:54mais tout de suite
00:45:55il est là
00:45:56fidèle au poste
00:45:56nouveau tour d'horizon de l'information
00:45:57avec Adrien Fonto
00:45:58que je re-salue
00:45:59Adrien
00:45:59re-bonjour Thierry
00:46:00bonjour à tous
00:46:01Gabriel Attal
00:46:02est à Coulomiers
00:46:03aujourd'hui
00:46:03aux côtés du maire
00:46:04Franck Riester
00:46:05pour inaugurer la foire au fromage
00:46:07et au vin
00:46:07il n'a pas été question
00:46:08que de gastronomie
00:46:09l'ex-premier ministre
00:46:10est aussi revenu
00:46:11sur les agressions subies
00:46:12par certains élus
00:46:13après les élections municipales
00:46:15réaction recueillie
00:46:16par Charles Pousseau
00:46:18les images qu'on a vues
00:46:19sont absolument choquantes
00:46:21on ne peut pas accepter
00:46:22de l'intimidation
00:46:23de la violence
00:46:24dans les mots
00:46:25ou physiquement
00:46:26contre qui que ce soit
00:46:27en France
00:46:28et a fortiori
00:46:28contre des maires
00:46:29et des élus de la République
00:46:30je suis ici
00:46:31à côté d'un maire
00:46:32qui a été élu
00:46:34dans ses élections municipales
00:46:35Franck Riester
00:46:36moi j'ai le plus grand respect
00:46:37pour les élus locaux en France
00:46:38je suis moi-même
00:46:39élu local
00:46:40ces scènes qu'on a vues
00:46:42et ces images
00:46:43c'est tout simplement
00:46:44le fruit d'années
00:46:44de radicalisation
00:46:45du débat public
00:46:46par Jean-Luc Mélenchon
00:46:47et par la France insoumise
00:46:48la violence en politique
00:46:50elle déteint ensuite
00:46:51sur la société
00:46:52et donc il y a une responsabilité
00:46:54éminente de la France insoumise
00:46:56dans cette situation
00:46:58Au chapitre économique
00:46:59le déficit public
00:47:01de la France
00:47:01moins élevé que prévu
00:47:02en 2025
00:47:045,1%
00:47:05du produit intérieur brut
00:47:07contre une prévision
00:47:08de 5,4%
00:47:09les recettes françaises
00:47:10ont accéléré
00:47:11grâce à la hausse
00:47:12des impôts
00:47:12selon l'INSEE
00:47:13la réduction du déficit
00:47:14jugé indispensable
00:47:15par le gouvernement
00:47:17pour contenir
00:47:17la hausse
00:47:18de la dette publique
00:47:18de la France
00:47:19une dette colossale
00:47:20qui se situait toujours
00:47:21à plus de 3460 milliards d'euros
00:47:24en fin d'année dernière
00:47:25et pour y remédier
00:47:26un peu plus
00:47:26le Premier ministre
00:47:27Sébastien Lecornu
00:47:28a identifié une faille
00:47:29des arrêts maladie
00:47:30J'aimerais bien qu'on affine
00:47:32évidemment le pilotage sécu
00:47:34c'est pour ça que la ministre
00:47:34de la Santé
00:47:35et le ministre des Solidarités
00:47:36sont ici
00:47:38on a déjà tenu une réunion
00:47:39il y a de cela quelques jours
00:47:40sur les arrêts maladie
00:47:42on voit bien que là
00:47:43on a un agrégat macro
00:47:46je ne parle pas des situations
00:47:47individuelles
00:47:47évidemment des Françaises
00:47:48et des Français
00:47:49qui sont touchés
00:47:49par la maladie
00:47:50enfin en macro
00:47:51on a une dérive
00:47:52très préoccupante
00:47:53sur le terrain budgétaire
00:47:55des arrêts maladie
00:47:56ça fait partie des points
00:47:57si on les traite trop tard
00:47:58dans l'année
00:47:58on ne pourra pas avoir
00:47:59d'actions possibles
00:48:01utiles et efficaces
00:48:02donc ça c'est évidemment
00:48:03un des points
00:48:03sur lesquels je veux revenir
00:48:05Et au chapitre international
00:48:06l'Iran est un partenaire stratégique
00:48:09à qui Moscou
00:48:09a fourni du matériel militaire
00:48:11c'est ce qu'a reconnu hier
00:48:12Sergei Lavrov
00:48:13le chef de la diplomatie russe
00:48:15l'un des plus proches conseillers
00:48:16Vladimir Poutine
00:48:17en a profité
00:48:18pour critiquer
00:48:19la position de Donald Trump
00:48:20et sa gestion
00:48:21des conflits extérieurs
00:48:22écoutez
00:48:24Le Venezuela
00:48:25est un exemple flagrant
00:48:26des intentions déclarées
00:48:27des Etats-Unis
00:48:28de dominer les marchés
00:48:29mondiaux de l'énergie
00:48:30Ils ont affirmé
00:48:31que le régime
00:48:32des trafiquants de drogue
00:48:33devait être renversé
00:48:34En fin de compte
00:48:35les Etats-Unis
00:48:36prennent le contrôle
00:48:36de l'industrie pétrolière
00:48:37vénézuélienne
00:48:38et la même chose
00:48:39se produit avec l'Iran
00:48:40Le président américain
00:48:42Donald Trump
00:48:42a clairement déclaré
00:48:43qu'il souhaitait
00:48:44en collaboration avec l'Iran
00:48:46contrôler le détroit d'Hormuz
00:48:47et l'ensemble des transports
00:48:48d'hydrocarbures
00:48:49qui transitent par ce détroit
00:48:52Voilà Thierry
00:48:52c'est à vous pour la suite
00:48:53de Midi News Weekend
00:48:54Et la suite avec vous
00:48:55c'est dans une demi-heure
00:48:56C'est dans une demi-heure
00:48:57Exactement
00:48:58A tout à l'heure
00:48:59On va parler économie
00:49:00comme d'habitude
00:49:01dans cette émission
00:49:02à 14h03
00:49:03Eric Durig-Matten
00:49:04dans quelques instants
00:49:23Encore une crise
00:49:24une de plus
00:49:24après l'instabilité politique
00:49:26de l'an dernier
00:49:27après l'absence de mesures
00:49:29solides et durables
00:49:30pour soutenir le marché
00:49:31de l'immobilier
00:49:32Eh bien désormais
00:49:33le problème majeur
00:49:33c'est le possible retour
00:49:35de l'inflation
00:49:35avec la hausse des coûts
00:49:36des matériaux
00:49:37Et cela
00:49:37me disait Loïc Quentin
00:49:39qui est président
00:49:39de la Fédération de l'immobilier
00:49:41c'est un poison lent
00:49:42Pourquoi ?
00:49:43Parce que derrière tout cela
00:49:43il faut se dire
00:49:44que la BCE
00:49:45finira par augmenter
00:49:46les taux d'intérêt
00:49:47On s'y attend
00:49:47Les taux vont augmenter
00:49:49Ce pourrait être
00:49:49un emprunt plus cher
00:49:51pour ceux qui achèteront
00:49:52de l'immobilier
00:49:52et peut-être même
00:49:53un accès plus compliqué
00:49:55au crédit pour les jeunes
00:49:56Actuellement
00:49:57on le voit déjà
00:49:58on constate une hausse
00:49:59précise le courtier
00:50:01Meilleur taux
00:50:02C'est déjà à 3,3%
00:50:03pour emprunter sur 20 ans
00:50:04hors assurance
00:50:053,5% sur 25 ans
00:50:07alors que l'an dernier
00:50:08c'était 3,1%
00:50:10Et du coup
00:50:11selon la profession
00:50:12il y a ceux
00:50:13qui vont se dire
00:50:13on y va
00:50:14car les taux vont grimper
00:50:15ça c'est positif
00:50:16mais il y a aussi
00:50:17les autres acquéreurs possibles
00:50:19inquiets de perdre leur emploi
00:50:21de voir leurs revenus baisser
00:50:22et qui vont mettre
00:50:23en stand-by
00:50:24leurs projets
00:50:24Et c'est cela
00:50:25qui inquiète
00:50:25le secteur de l'immobilier
00:50:27car l'attentisme
00:50:28est de retour
00:50:29et c'est vraiment dommage
00:50:30parce que sur les 12 derniers mois
00:50:31la situation commençait à s'améliorer
00:50:33les ventes de logements
00:50:34avaient progressé
00:50:35les prix étaient stables
00:50:36et on ne parlait pas
00:50:37d'inflation
00:50:38ni de hausse de taux
00:50:39On voit que les français
00:50:40sont donc de nouveau
00:50:41dans une situation d'attente
00:50:43et même inquiets
00:50:44me disait
00:50:45le porte-parole
00:50:46des professionnels
00:50:47de l'immobilier
00:51:16Allez, je vous représente
00:51:18Philippe, Bernard Quenada
00:51:20le président du cercle de réflexion
00:51:21Etienne Marcel
00:51:21est toujours avec nous
00:51:22évidemment pour cette deuxième heure
00:51:24Bonjour Hélène Bidard
00:51:25adjointe PC à la mairie de Paris
00:51:27est avec nous
00:51:27Bonjour Hélène Bidard
00:51:28Vincent Barrettier
00:51:30historien militaire
00:51:31est avec nous
00:51:31Rebonjour Vincent
00:51:33et Célia Barot
00:51:34notre spécialiste
00:51:35police-justice
00:51:37Je le disais tout à l'heure
00:51:38on va commencer cette deuxième heure
00:51:40en évoquant la mort
00:51:42mystérieuse ou pas
00:51:43vous allez nous le dire
00:51:44évidemment
00:51:45la mort de Loana
00:51:46qu'on aime ou qu'on n'aime pas
00:51:47Love Story
00:51:48indiscutablement
00:51:49ça touche tout le monde
00:51:50et j'en profite pour saluer
00:51:51Virginie Spiès
00:51:52sémiologue et analyste des médias
00:51:55Bonjour Virginie
00:51:56merci d'avoir accepté
00:51:57notre invitation
00:51:58j'ai beaucoup de questions
00:51:59à vous poser évidemment
00:52:01sur Loana
00:52:01mais je voudrais qu'on fasse
00:52:02avant de vous interroger
00:52:03un point complet
00:52:04sur l'enquête
00:52:06qui se déroule
00:52:07sur cette mort de Loana
00:52:10Oui, le parquet de Nice
00:52:11a communiqué
00:52:12et a bien confirmé
00:52:13que c'est un voisin
00:52:14de Loana
00:52:15qui était inquiet
00:52:16de ne plus la voir
00:52:17depuis plusieurs jours
00:52:17qui a alerté
00:52:18les pompiers
00:52:19les secours sont entrés
00:52:21dans l'appartement
00:52:22de Loana
00:52:22en passant par une fenêtre
00:52:24car la porte était verrouillée
00:52:25de l'intérieur
00:52:26sur place
00:52:27ils ont donc bien découvert
00:52:28le corps inanimé
00:52:28de Loana
00:52:29ils ont également trouvé
00:52:30celui d'un chien
00:52:32et les premières constatations
00:52:33confirment un décès
00:52:34remontant à plusieurs jours
00:52:36le parquet a détaillé
00:52:37qu'il y avait
00:52:39la présence d'une plaie
00:52:40à l'arrière du crâne
00:52:41de Loana
00:52:41et des échymoses
00:52:42en région lombaire
00:52:43cela permettait d'envisager
00:52:45que le décès
00:52:45puisse être lié
00:52:46à une chute en arrière
00:52:48le corps de Loana
00:52:49a été transporté
00:52:50à l'institut médico-légal
00:52:51en vue d'une autopsie
00:52:52son appartement
00:52:54a été placé
00:52:55sous scellé
00:52:55par mesure de sécurité
00:52:57pour les besoins
00:52:58de l'enquête
00:52:58mais aussi pour éviter
00:52:59tous les curieux
00:53:00puisque cette affaire
00:53:01elle fait beaucoup
00:53:01beaucoup de bruit
00:53:02notamment à Nice
00:53:04des analyses toxicologiques
00:53:05et anatomopathologiques
00:53:07ont été ordonnées
00:53:08et à ce stade
00:53:09des investigations
00:53:10aucun élément
00:53:11selon le parquet
00:53:11permet d'envisager
00:53:13l'intervention
00:53:13d'une autre personne
00:53:14en lien avec le décès
00:53:15de Loana
00:53:15Merci pour ce point
00:53:17très précis
00:53:18avant de faire agir
00:53:18mes invités de ce jour
00:53:20Virginie Spiès
00:53:21je le dis
00:53:21vous êtes sémiologue
00:53:23et analyste
00:53:24des médias
00:53:25je le disais
00:53:26en commençant
00:53:26cette disparition tragique
00:53:29d'une des premières stars
00:53:30de la télé-réalité
00:53:31nous touche
00:53:32tous
00:53:32et toutes
00:53:33qu'on ait aimé ou pas
00:53:34d'ailleurs
00:53:34le love story
00:53:35mais ça laisse
00:53:35personne indifférent
00:53:36pourquoi
00:53:37et effectivement
00:53:38selon vous
00:53:39ça nous touche autant
00:53:40ça nous touche autant
00:53:41pour plusieurs raisons
00:53:42d'abord je crois
00:53:43que c'est une histoire
00:53:44de télévision
00:53:44et que les gens
00:53:45sont attachés
00:53:46à la télévision
00:53:46même si on dit
00:53:47qu'on ne la regarde plus
00:53:48ou qu'on la regarde moins
00:53:49on la regarde quand même
00:53:50donc la télé
00:53:51elle fait partie de nos vies
00:53:53quel que soit notre âge
00:53:54déjà
00:53:54et ensuite
00:53:55c'est 2001
00:53:562001
00:53:56c'est un moment de bascule
00:53:57en fait en France
00:53:58pour la télévision
00:53:59avec l'arrivée
00:54:00de la télé-réalité
00:54:01qui est balbutiante
00:54:02dans le monde
00:54:03et donc qui arrive en France
00:54:04et donc ça devient
00:54:06un phénomène de société
00:54:07vraiment ça
00:54:07il faut le rappeler
00:54:08en avril 2001
00:54:10les gens se disputent
00:54:11il y a trois couvertures
00:54:13du journal Le Monde
00:54:14à ce propos là
00:54:15ça touche les plus vieux
00:54:16les plus jeunes
00:54:17ça fait beaucoup de polémiques
00:54:19on se dit
00:54:19mais pourquoi
00:54:20il y a cette émission
00:54:20où c'est que des jeunes
00:54:22qui ne font rien
00:54:22dans un loft
00:54:23donc c'est la vacuité
00:54:25c'est la fin de la télévision
00:54:27et il y a cette Loana
00:54:28qui devient la star
00:54:30à ce moment là
00:54:30et donc aussi
00:54:31cette prétention
00:54:32de la télé je crois
00:54:33d'affirmer son pouvoir
00:54:34qui serait
00:54:35entre autres choses
00:54:36de pouvoir
00:54:37rendre les gens
00:54:38célèbres
00:54:39et avec Loana
00:54:40c'est une sorte
00:54:41de combo parfait
00:54:42pour la télévision
00:54:44puisque c'est quelqu'un
00:54:45qui est entre
00:54:46Cendrillon
00:54:47et Marilyn Monroe
00:54:48finalement
00:54:48et c'est quelqu'un
00:54:50auquel on va pouvoir
00:54:50s'identifier
00:54:51et qui va devenir
00:54:53une star
00:54:53alors qu'elle part de rien
00:54:54et qu'à l'époque
00:54:55elle est gogo danseuse
00:54:56à Nice
00:54:57donc c'est plein de choses
00:54:58c'est un mythe
00:54:59en fait
00:54:59au sens de Roland Barthes
00:55:01pour ainsi dire
00:55:01Loana
00:55:02c'est pour ça
00:55:03qu'on est touché
00:55:04Personne n'a oublié
00:55:05évidemment
00:55:05cette fameuse scène
00:55:06de la piscine
00:55:07qui l'a rendue célèbre
00:55:09qui avait fait
00:55:10beaucoup jaser
00:55:11à l'époque
00:55:12c'était une véritable
00:55:14révolution
00:55:14et ce qui est terrible
00:55:16aujourd'hui
00:55:16c'est qu'elle était
00:55:17sous les feux de la rampe
00:55:18vous l'avez dit
00:55:18issue d'un milieu modeste
00:55:20starifié
00:55:20et puis
00:55:21elle disparaît
00:55:22de manière tragique
00:55:23vraiment tragique
00:55:24on a le sentiment
00:55:26qu'elle était
00:55:26un peu abandonnée
00:55:27sauf Alexia
00:55:28La Roche-Joubert
00:55:30l'a aidée
00:55:31jusqu'au bout
00:55:31et je salue
00:55:32d'ailleurs Alexia
00:55:33parce que peu de personnes
00:55:34le savaient
00:55:35et on a le sentiment
00:55:36qu'elle était
00:55:38littéralement abandonnée
00:55:39et j'allais même dire
00:55:39broyée par le système
00:55:41médiatique
00:55:42Oui alors là
00:55:42je crois comme le disait
00:55:43Stéphane Joffre hier
00:55:44sur votre antenne
00:55:45je crois qu'en fait
00:55:46il faut savoir un peu
00:55:47essayer de trier
00:55:48un peu toutes ces choses là
00:55:50en effet elle a été
00:55:51abandonnée
00:55:51mais je crois que d'abord
00:55:52elle a été abandonnée
00:55:52ce dernier mois
00:55:53par ses amis
00:55:54comme l'a dit
00:55:55Jordan Deluxe
00:55:56hier également
00:55:57dans les médias
00:55:58c'est qu'elle est peut-être
00:55:59décédée depuis une douzaine
00:56:00de jours
00:56:01et là c'est pas la télé
00:56:02qui doit s'inquiéter
00:56:03d'elle à ce moment là
00:56:04c'est plutôt ses amis
00:56:05et ses proches
00:56:05qui apparemment
00:56:06ont peut-être fait des choses
00:56:07mais c'est pas si évident
00:56:08en tout cas pour l'instant
00:56:09c'est pas prouvé
00:56:11après ce qui s'est passé
00:56:12en effet
00:56:13là où on peut éventuellement
00:56:15réfléchir à ce que doit
00:56:15faire la télé
00:56:16ce que peuvent faire
00:56:17les médias
00:56:17c'est une question de casting
00:56:18c'est que clairement
00:56:20Loana a été choisie
00:56:21parce qu'elle était magnifique
00:56:23parce que c'était
00:56:23l'archétype de la bimbo
00:56:25et de cendrillon
00:56:26comme je le disais tout à l'heure
00:56:27mais aussi parce que
00:56:28c'était une personnalité fragile
00:56:29à laquelle on pouvait
00:56:31aussi s'identifier
00:56:33et qui est devenue célèbre
00:56:34en ne faisant rien d'autre
00:56:36qu'être elle-même
00:56:36et c'est toute la différence
00:56:38entre les stars
00:56:40qui étaient décrites
00:56:41par Edgar Morin
00:56:42en sociologie
00:56:43les stars de cinéma
00:56:44ou les stars de la musique
00:56:45qui avaient d'abord
00:56:46un propos artistique
00:56:47avant de devenir célèbres
00:56:48et aujourd'hui
00:56:49les people
00:56:50qui pour moi
00:56:51n'ont que comme
00:56:52première vertu
00:56:53que d'être passées
00:56:54ou à la télé
00:56:54ou sur les réseaux
00:56:55ou dans la presse people
00:56:56et qui n'ont pas d'autre propos
00:56:58que le propre récit
00:56:59de leur vie
00:57:00or toutes les vies
00:57:01ne sont pas
00:57:02des vies qui sont intéressantes
00:57:04pour les médias
00:57:05et ça devient dangereux
00:57:06et je crois qu'elle est tombée
00:57:07là-dedans
00:57:07malheureusement
00:57:08merci pour ce regard
00:57:10et cette analyse
00:57:10je rappelle que vous êtes
00:57:12sémiologue
00:57:12et analyste des médias
00:57:14merci beaucoup
00:57:14c'était très intéressant
00:57:15de vous entendre
00:57:16j'aimerais faire un petit tour
00:57:16de plateau
00:57:18je disais
00:57:19ça vous touche
00:57:20la mort de Loana
00:57:22bon c'était il y a 20 ans
00:57:24le loft
00:57:25comme le disait
00:57:25Virginie
00:57:2625 ans
00:57:2725 ans
00:57:31bonjour ou dame
00:57:32merci
00:57:32je n'étais pas sûre
00:57:33peut-être que des historiens militaires
00:57:35veulent parler de l'honneur
00:57:37mais je me lance
00:57:39non moi j'ai été très très émue
00:57:40parce que
00:57:42moi j'avais 20 ans
00:57:44je me rappelle des débats
00:57:45d'abord le débat
00:57:45c'était est-ce qu'on regarde
00:57:46le loft ou pas
00:57:47ou pas
00:57:47c'est vrai
00:57:48il y avait des gros débats
00:57:49là-dessus
00:57:49et moi je fais partie
00:57:51des jeunes qui ont regardé
00:57:53qui ont regardé passionnément
00:57:54qui ont tout regardé
00:57:55je me rappelle très bien
00:57:56ne pas avoir voté
00:57:57pour Loana
00:57:58en finale
00:58:00parce que je vais vous dire
00:58:01à l'époque
00:58:01j'étais une jeune fille
00:58:02et je la trouvais
00:58:03tellement hyper sexualisée
00:58:06que je n'adhérais pas
00:58:07à ce personnage là
00:58:08parce que
00:58:09moi
00:58:09j'avais une fibre féministe
00:58:12et je me dis
00:58:12ah non quand même
00:58:13c'est trop d'hyper sexualisation
00:58:15je ne me reconnais pas
00:58:16dans cette fille là
00:58:17et je dois dire
00:58:18que maintenant
00:58:19avec le recul
00:58:19je suis très émue
00:58:21j'ai été très émue
00:58:22d'apprendre son décès
00:58:23et puis très émue aussi
00:58:25quand on apprend
00:58:26toute sa vie
00:58:26parce que oui
00:58:27c'était cendrillon
00:58:28sauf qu'elle dit
00:58:29qu'elle n'avait pas d'argent
00:58:30qu'elle n'avait pas de sous
00:58:31son seul patrimoine
00:58:32c'était son corps
00:58:33et en fait
00:58:33ça a été ça
00:58:34toute sa vie
00:58:34et elle a été victime
00:58:35de violences
00:58:37d'incestes
00:58:38d'hyper sexualisation
00:58:40de grossophobie
00:58:41beaucoup après
00:58:42dans le business
00:58:43elle était victime
00:58:45de toutes
00:58:46les humiliations possibles
00:58:48pendant le loft
00:58:49déjà
00:58:49avec des propos
00:58:50si on le regardait maintenant
00:58:51je pense que ça a très mal vieilli
00:58:53les propos qui étaient tenus
00:58:54à l'époque
00:58:55et donc oui
00:58:56c'est cendrillon
00:58:57sauf qu'elle ne s'en sort pas
00:58:59à la fin
00:58:59et donc c'est extrêmement triste
00:59:00de voir ce destin là
00:59:03et je pense que tout le monde
00:59:04a une responsabilité collective
00:59:06donc je me suis permis
00:59:07de parler d'un féminicide politique
00:59:09d'un féminicide de société
00:59:11parce qu'on a tous vu malheureusement
00:59:13ce qui avait pu
00:59:14ce qui a pu arriver
00:59:16à cette Loana
00:59:18et donc on pense beaucoup
00:59:19je pense à ses proches
00:59:20et à sa famille évidemment
00:59:21et ses amis pour
00:59:22voilà
00:59:23et des vrais amis
00:59:24parce qu'il y a les faux aussi
00:59:25Sabrina
00:59:27alors moi je ne regardais pas le loft
00:59:30parce que
00:59:30j'étais dérangée
00:59:32par cette rupture
00:59:33entre l'intime et l'extime
00:59:34c'est une nature qui est la mienne
00:59:36certains
00:59:38sont devenus effectivement
00:59:40très
00:59:41je ne vais pas dire
00:59:44addictifs
00:59:44à cette nouveauté
00:59:46télévisuelle
00:59:47parce que c'était la première fois
00:59:48qu'effectivement
00:59:48on assistait à cette espèce
00:59:50de laboratoire
00:59:51sociologique
00:59:52où des personnes
00:59:52qui ne se connaissent pas
00:59:53apprennent à se connaître
00:59:54dans le but
00:59:55de gagner la victoire
00:59:57alors dans le parcours de Loana
00:59:59Madame Bidard l'a bien rappelé
01:00:01c'est une fille
01:00:02qui a toujours été en souffrance
01:00:04depuis petite
01:00:05et ce qu'on retient
01:00:06en réalité
01:00:07c'est ce qu'expliquait très bien
01:00:08la sémiologue
01:00:09c'est-à-dire que
01:00:10ça a été finalement
01:00:11le levier
01:00:12de ce que
01:00:13Guillaume Herner
01:00:14qui écrit un super ouvrage
01:00:15qui s'appelle
01:00:15La souveraineté du people
01:00:17et Love Story
01:00:18et l'histoire de Loana
01:00:19a été un levier
01:00:20à ce qu'il appelle
01:00:21dans cet ouvrage
01:00:22le capitalisme immatériel
01:00:23c'est-à-dire
01:00:24le capitalisme
01:00:25de sa société
01:00:26d'ailleurs
01:00:26ce n'est pas pour rien
01:00:27que consécutivement
01:00:28au loft
01:00:28il y a eu énormément
01:00:29de télé-réalité
01:00:31parce que
01:00:31très précisément
01:00:33auparavant
01:00:34c'était le pouvoir
01:00:35qui engendrait la notoriété
01:00:37désormais
01:00:37c'est la notoriété
01:00:38qui engendre le pouvoir
01:00:39et ce que
01:00:40le cycle de Love Story
01:00:41et l'histoire de Loana
01:00:42et d'ailleurs
01:00:43c'est plus qu'une histoire
01:00:44c'est une tragédie
01:00:45elle amène précisément
01:00:47cette superficialité
01:00:48de l'image
01:00:50que l'on renvoie
01:00:51de ce que l'on incarne
01:00:52en tant que femme
01:00:53dans les médias
01:00:55précipitamment
01:00:55ou pas
01:00:56et le dessin
01:00:58qui peut
01:00:58malheureusement
01:01:00s'ouvrir
01:01:01à une voie
01:01:01à la fois tragique
01:01:02comme celle de Loana
01:01:03mais à une voie
01:01:04également
01:01:05d'enrichissement
01:01:06incroyable
01:01:07parce que moi
01:01:08je prends par exemple
01:01:09Nabila
01:01:09qui a fait
01:01:11les anges
01:01:12je crois
01:01:12les anges de la télé-réalité
01:01:13elle a prononcé
01:01:14une phrase
01:01:15à l'autre
01:01:16à Pachampo
01:01:17et elle est devenue
01:01:19multimillionnaire
01:01:19elle a une vie
01:01:20tout à fait structurée
01:01:21elle est très éloignée
01:01:22des dommages collatéraux
01:01:24qu'a subi
01:01:24cette malheureuse
01:01:25Loana
01:01:27Bernard
01:01:28vous êtes tous très bavards
01:01:29sur le sujet
01:01:29mais j'en doutais pas
01:01:30évidemment
01:01:30parce que ça touche tout le monde
01:01:31oui bien sûr
01:01:32je crois qu'il faut
01:01:33faire attention
01:01:34de pas trop intellectualiser
01:01:37cette période du love
01:01:38je crois qu'on a tendance
01:01:39à réécrire un peu
01:01:40l'histoire média
01:01:41l'histoire
01:01:42moi ce que je vois
01:01:42c'est le désespoir
01:01:44d'abord de Loana
01:01:45bien sûr
01:01:45moi j'avais
01:01:47j'étais étudiant
01:01:48et quand je l'ai vue arriver
01:01:49je l'ai vue arriver
01:01:50comme de l'air frais
01:01:52elle était superbe
01:01:53on l'a rappelé
01:01:53elle était
01:01:55touchante
01:01:55touchante
01:01:56attachante
01:01:56et c'était aussi
01:01:58la réussite
01:01:59de quelqu'un
01:02:00qui avait une vie
01:02:01difficile avant
01:02:02et elle a alterné
01:02:03sa vie
01:02:04entre lumière
01:02:05et ténèbre
01:02:06et c'est ça
01:02:06que je retiendrai
01:02:07et puis
01:02:09elle a été broyée
01:02:10par la lumière
01:02:11parce que
01:02:12lorsque vous n'êtes pas
01:02:13entouré
01:02:14lorsque nous vous encadrer
01:02:15lorsque vous n'avez pas
01:02:15de background
01:02:16comme on le dit
01:02:17et bien on se brûle
01:02:18à ce qui n'est que
01:02:19de l'apparence
01:02:20mais sa misère
01:02:22parce qu'elle a vécu
01:02:22un moment dans la misère
01:02:23et c'est pour ça
01:02:24et ce qu'on retient
01:02:25du Loft
01:02:26et de ses émissions
01:02:27il n'y en a pas 36
01:02:29d'Eloana Thierry
01:02:30il n'y en a qu'une
01:02:30moi je reste
01:02:33émerveillé
01:02:33par cette spontanéité
01:02:36qu'elle avait
01:02:36quand j'étais jeune
01:02:37et je regrette
01:02:38la façon
01:02:39dont elle termine
01:02:40dans la misère
01:02:41et c'est très attachant
01:02:43Philippe, David et Vincent
01:02:44je vais parler plus
01:02:45de la télé-réalité
01:02:46que de Loana
01:02:47je pense qu'il y a eu
01:02:47un avant et un après
01:02:48bien sûr
01:02:49alors j'avoue
01:02:49je n'ai jamais regardé
01:02:51un épisode du Loft
01:02:52je n'ai jamais regardé
01:02:53la Starac
01:02:53je n'ai jamais regardé
01:02:54une émission de télé-réalité
01:02:56peut-être que
01:02:57j'ai été éduqué
01:02:58dans un quartier populaire
01:02:59et on avait regardé
01:03:00obligatoirement
01:03:01Alain Deco raconte
01:03:02et les dossiers de l'écran
01:03:03avec mes parents
01:03:03donc évidemment
01:03:05c'était peut-être pour ça
01:03:06que je n'ai pas viré
01:03:07dans ce domaine
01:03:08mais ce que je trouve terrible
01:03:10c'est par exemple
01:03:10l'utilisation du mot star
01:03:12à l'époque
01:03:13pour être une star
01:03:14il fallait avoir fait
01:03:1415 films
01:03:15avoir fait 15 cubes
01:03:16etc
01:03:16là vous étiez
01:03:17intronisé star
01:03:18il y a une seule chose
01:03:20qui me faisait rire
01:03:20dans la télé-réalité
01:03:21alors je l'avoue
01:03:22c'est peut-être pas gentil
01:03:23c'est quand ceux
01:03:24qui pensaient que
01:03:25l'herbe provençale
01:03:26qu'on appelait le thym
01:03:27s'appelait le thym
01:03:28par exemple
01:03:29là j'ai compris
01:03:30à quel point
01:03:31l'éducation nationale
01:03:32était une faillite complète
01:03:33parce que c'était
01:03:34totalement désastreux
01:03:35et quand je vois
01:03:37moi j'ai fait une émission
01:03:37à la foire de Marseille
01:03:39il y a quelques années
01:03:40avec les Marseillais
01:03:41ils étaient à Cancun
01:03:42ou à Miami
01:03:43je ne sais pas où
01:03:43peu importe
01:03:44mais c'était l'émeute
01:03:46ben oui
01:03:46mais attendez
01:03:47mais ils étaient
01:03:47on était assis
01:03:48ils étaient avec nous
01:03:49en plateau
01:03:50à la foire de Marseille
01:03:51les gens se jetaient
01:03:52pour les toucher
01:03:53moi je veux dire
01:03:54je suis fan de tennis
01:03:55ou de foot
01:03:55j'ai agulé
01:03:57Edberg ou McEnroe
01:03:58j'irais pas les toucher
01:03:59comme le roi
01:04:00touchait les écrouelles
01:04:01c'est complètement fou
01:04:03ça donne des réactions
01:04:04complètement
01:04:05et je le dis
01:04:06franchement
01:04:06la télé-réalité
01:04:07ça abétit
01:04:09complètement
01:04:10la population
01:04:10il n'y a pas que
01:04:11mais en grande partie
01:04:12Vincent le mot de la fin
01:04:13au-delà de la télé-réalité
01:04:16en fait le problème
01:04:17c'est que c'est
01:04:18le problème de la femme objet
01:04:19et autant il y a
01:04:21Brigitte Bardot
01:04:22qui a su mener sa carrière
01:04:23à un certain moment
01:04:24mais qui n'était pas
01:04:25du même milieu social
01:04:26aussi
01:04:26qui a été aidée
01:04:27et quand vous avez
01:04:28une jeune femme
01:04:29comme ça
01:04:30qui est extraite
01:04:31d'un milieu social
01:04:32défavorisé
01:04:32elle devient complètement
01:04:34la propriété
01:04:34de gens qui l'utilisent
01:04:36et qui la jettent après
01:04:37et c'est terrible
01:04:39mais une chose est sûre
01:04:40c'est que tout le monde
01:04:41ça touche tout le monde
01:04:42indiscutablement
01:04:42même si ceux
01:04:43qui n'ont pas regardé
01:04:45Love Story à l'époque
01:04:46dont Philippe David
01:04:48fait partie
01:04:49mais indiscutablement
01:04:50il s'est passé quelque chose
01:04:52il y avait déjà quitté
01:04:54l'antenne en 2000
01:04:54il y avait déjà quitté
01:04:55Alain Decourt
01:04:56mais qu'est-ce que c'était
01:04:57bien Alain Decourt
01:04:58Allez on marque une pause
01:04:59on prend la réaction
01:05:00de l'Espagne
01:05:01avec une affaire
01:05:02dramatique également
01:05:05moi qui m'a touché
01:05:06c'est cette jeune
01:05:07paraplégique de 25 ans
01:05:08qui a été euthanasier
01:05:0925 ans
01:05:10on va vous raconter
01:05:11tout cela
01:05:12reste avec nous
01:05:13on se retrouve
01:05:13dans quelques instants
01:05:14à tout de suite
01:05:17Il est presque 14h30
01:05:19c'est la dernière ligne droite
01:05:21de votre mini-news
01:05:22de ce vendredi
01:05:22nouveau tour d'horizon
01:05:23de l'info
01:05:24avec Adrien Fontenot
01:05:25que je re-salue
01:05:26Un cyclone majeur
01:05:28longe les côtes
01:05:28de l'Australie occidentale
01:05:30avec des vents allant
01:05:31jusqu'à 200 km heure
01:05:33et les répercussions
01:05:34sont importantes
01:05:343 des plus grands sites
01:05:36de production
01:05:36de gaz naturel
01:05:38liquéfié au monde
01:05:38sont touchés
01:05:39par des coupures
01:05:40l'Australie
01:05:41en est l'un des plus grands
01:05:42exportateurs mondiaux
01:05:43principal fournisseur
01:05:44des pays d'Asie
01:05:45notamment
01:05:45une crise du gaz
01:05:47après celle des hydrocarbures
01:05:48provoquée par le blocage
01:05:49du détroit d'Hormuz
01:05:50L'Ukraine
01:05:51et l'Arabie Saoudite
01:05:52signent un accord
01:05:53de coopération
01:05:54Kiev va partager
01:05:55son expérience
01:05:55de lutte contre
01:05:56les attaques
01:05:57de drones Shahed
01:05:58venus d'Iran
01:05:59Volodymyr Zelensky
01:05:59est en visite surprise
01:06:00en Arabie Saoudite
01:06:01depuis hier
01:06:02avec la guerre
01:06:02contre la Russie
01:06:03qui dure depuis février 2022
01:06:05l'Ukraine est devenue
01:06:06l'un des pays
01:06:06les plus avancés au monde
01:06:07en matière de drones militaires
01:06:09et puis l'Iran interdit aux équipes
01:06:11nationales et clubs sportifs
01:06:12de voyager dans des pays
01:06:13considérés comme hostiles
01:06:14une annonce
01:06:15suite à la polémique
01:06:16autour de l'équipe féminine
01:06:17de football iranienne
01:06:18en Australie
01:06:19pour la coupe d'Asie
01:06:20Canberra
01:06:20avait provoqué
01:06:21la colère de Téhéran
01:06:22en accordant l'asile
01:06:22à six joueuses
01:06:23et une membre
01:06:24de l'encadrement
01:06:24ces dernières avaient été
01:06:25qualifiées de traîtresses
01:06:26en Iran
01:06:27après avoir refusé
01:06:28de chanter
01:06:28l'hymne national
01:06:29avant un match
01:06:30la menace
01:06:31plane maintenant
01:06:32sur l'équipe masculine
01:06:33à moins de trois mois
01:06:34du mondial 2026
01:06:35ce sera en Amérique du Nord
01:06:36Merci beaucoup Adrien
01:06:37merci mille fois
01:06:38on va parler d'un sujet
01:06:39sensi qui moi
01:06:40m'a touché profondément
01:06:42on va prendre la direction
01:06:43de l'Espagne
01:06:44avec une affaire
01:06:45qui fait énormément de bruit
01:06:47vous allez réagir
01:06:47sur cette affaire
01:06:48on va retrouver
01:06:49Nico Salvado
01:06:50notre correspondant
01:06:51permanent en Espagne
01:06:52bonjour Nico
01:06:53je veux évoquer
01:06:55évidemment cette affaire
01:06:56cette jeune femme
01:06:57paraplégique
01:06:58à 25 ans
01:06:59qui a donc été euthanasiée
01:07:01elle a fait cette demande
01:07:02après avoir été victime
01:07:03de viol
01:07:04l'affaire est terrible
01:07:05il y a eu deux ans
01:07:06de bataille judiciaire
01:07:08c'est bien cela
01:07:08et une affaire
01:07:10qui fait beaucoup de oui
01:07:11en Espagne
01:07:11mais pas qu'en Espagne
01:07:12d'ailleurs
01:07:13Nico
01:07:13racontez-nous
01:07:14oui elle fait du bruit
01:07:16cette histoire
01:07:16puisque le destin
01:07:17est tragique
01:07:18de Noelia
01:07:19elle avait uniquement
01:07:2025 ans
01:07:21elle commençait à peine
01:07:22sa vie
01:07:23mais sa vie
01:07:23est un puissant fond
01:07:24de tristesse
01:07:25et de détresse
01:07:26elle a été maltraitée
01:07:27par son père
01:07:28durant son enfance
01:07:29ce qui l'a obligée
01:07:30à alterner
01:07:31les séjours
01:07:32en hôpitaux psychiatriques
01:07:33et les tentatives
01:07:34de suicide
01:07:34comme vous l'avez dit
01:07:35le récit devient
01:07:37encore plus tragique
01:07:38quand elle est victime
01:07:38d'un viol collectif
01:07:40et là
01:07:41elle s'est jetée
01:07:42du cinquième étage
01:07:43d'un immeuble
01:07:44elle a survécu
01:07:44mais elle est devenue
01:07:45paraplégique
01:07:46les violeurs
01:07:46eux s'en tirent bien
01:07:47puisque dans une dernière
01:07:48interview télévisée
01:07:49elle a expliqué
01:07:50qu'elle a préféré
01:07:51se suicider
01:07:51plutôt que de porter plainte
01:07:53alors après deux ans
01:07:54de souffrance physique
01:07:55psychologique
01:07:56et judiciaire
01:07:57puisque son père
01:07:57s'est opposé
01:07:58à cette euthanasie
01:07:59elle a finalement
01:08:00quitté notre monde
01:08:02hier à 18h
01:08:03habillée de sa plus belle robe
01:08:04elle a expliqué
01:08:05dans son interview télé
01:08:06maquillée
01:08:07elle voulait partir seule
01:08:08mais belle
01:08:09alors ce dénouement
01:08:10intervient après
01:08:11un périple judiciaire
01:08:12comme on l'a vu
01:08:13avec l'opposition du père
01:08:14elle a vu
01:08:1532 médecins
01:08:17avant de prendre
01:08:17sa décision
01:08:19avant de confirmer
01:08:19plutôt sa décision
01:08:20puisqu'ici
01:08:21le droit d'euthanasie
01:08:22existe depuis 2021
01:08:24mais il est très encadré
01:08:25il doit venir directement
01:08:26du patient
01:08:27un patient
01:08:27qui doit être
01:08:28dans une situation
01:08:29de souffrance
01:08:30psychologique
01:08:31et physique
01:08:31et le débat
01:08:32s'est un peu animé
01:08:33ici avec des associations
01:08:34religieuses
01:08:35qui considèrent
01:08:36que l'euthanasie
01:08:36est un suicide
01:08:38assisté
01:08:38et d'ailleurs
01:08:39ces associations
01:08:40sont venues
01:08:40devant la clinique
01:08:42hier
01:08:42pour prier
01:08:43pour chanter
01:08:44pour faire changer
01:08:44d'avis
01:08:45Noelia
01:08:46ce qui n'a évidemment
01:08:47pas été le cas
01:08:47Merci beaucoup
01:08:49Nico
01:08:49Salvador
01:08:50merci pour le récit
01:08:52de cette dramatique affaire
01:08:53on est avec Jean Dorido
01:08:54psychologue
01:08:55merci
01:08:55Jean
01:08:56désolé pour le retard
01:08:57mais l'actualité est très chargée
01:08:59en ce vendredi
01:09:00quel est votre regard
01:09:01sur cette affaire
01:09:03et ça nous renvoie évidemment
01:09:04à ce dossier de l'euthanasie
01:09:06ô combien sensible
01:09:07chez nous en France
01:09:08et cette volonté
01:09:09de cette jeune femme
01:09:11où l'histoire est dramatique
01:09:13oui oui
01:09:14l'histoire est absolument dramatique
01:09:15et bien sûr
01:09:17on ne peut avoir qu'une pensée
01:09:18et pour cette jeune femme
01:09:19pour le repos de son âme
01:09:21et pour son entourage
01:09:22et notamment son père
01:09:24qui s'opposait
01:09:25à cette décision
01:09:26et cette histoire tragique
01:09:29est un cas d'école
01:09:30des dérives
01:09:33que peuvent entraîner
01:09:34précisément
01:09:35des lois
01:09:36concernant l'euthanasie
01:09:38bien sûr que les experts
01:09:40de toute discipline
01:09:41psychologie
01:09:42spiritualité
01:09:43philosophie
01:09:45sociologie
01:09:46bien sûr discutent
01:09:48de ces questions
01:09:50abyssales
01:09:52quand il s'agit
01:09:53de souffrance inouïe
01:09:54là il n'est pas question
01:09:55de questionner
01:09:57la souffrance
01:09:57de cette jeune femme
01:09:58simplement
01:09:59cette jeune femme
01:10:00est marquée
01:10:01par des épreuves terribles
01:10:02elle est
01:10:03en bonne santé physique
01:10:06certes
01:10:07paraplégique
01:10:07maintenant il y a plein
01:10:08de paraplégiques
01:10:09qui vivent des vies heureuses
01:10:10sur cette terre
01:10:11elle est bien sûr
01:10:13poly
01:10:13traumatisée
01:10:15depuis son enfance
01:10:16jusqu'à ce viol
01:10:17sordide
01:10:18et
01:10:19aujourd'hui
01:10:20avec cette histoire
01:10:22l'euthanasie
01:10:23apparaît comme
01:10:23une solution
01:10:25parmi d'autres
01:10:26dans l'arsenal
01:10:27thérapeutique
01:10:28ça apparaît
01:10:30comme une solution
01:10:30parmi d'autres
01:10:31alors que
01:10:31tout le reste
01:10:32est là pour aider
01:10:33la personne
01:10:34à guérir
01:10:35autant que possible
01:10:36en tout cas
01:10:36à apaiser
01:10:38les souffrances
01:10:39et là on a
01:10:40une solution
01:10:41si j'ose dire
01:10:42absolument radicale
01:10:44puisque cette jeune femme
01:10:45met fin à ses jours
01:10:46dans le cadre
01:10:48le plus légal
01:10:49qui soit
01:10:49Merci Jean
01:10:50pour votre regard
01:10:51et votre analyse
01:10:52c'est un sujet
01:10:53au combien sensible
01:10:53Sabrina
01:10:54quel est votre regard
01:10:55parce que
01:10:56oui elle était
01:10:57paraplégique
01:10:58et comme l'a dit Jean
01:11:00certains paraplégiques
01:11:01vivent une autre vie
01:11:03mais vivent
01:11:04voilà
01:11:04là il y a une volonté
01:11:05d'une jeune fille
01:11:06qui n'en peut plus
01:11:08avec ses blessures
01:11:09se viole
01:11:09et qui décide
01:11:11de disparaître
01:11:13tout simplement
01:11:14et le sujet
01:11:15n'est pas
01:11:15n'est pas facile
01:11:16et débattre là-dessus
01:11:17n'est pas facile
01:11:18non plus
01:11:19Cette histoire
01:11:20révèle
01:11:21selon moi
01:11:22un glossaire
01:11:23de l'échec
01:11:25civilisationnel
01:11:26et anthropologique
01:11:28en Europe
01:11:28cette jeune femme
01:11:30il faut rappeler
01:11:31qu'elle a été placée
01:11:32dans un centre
01:11:34pour mineurs
01:11:35qu'elle a été violée
01:11:35par des mineurs
01:11:38étrangers
01:11:38donc elle a subi
01:11:39un viol collectif
01:11:41ce que les élites
01:11:42n'arrivent pas
01:11:43à comprendre
01:11:43c'est qu'il y a
01:11:44des jeunes
01:11:46issus de l'immigration
01:11:47qui arrivent sur notre territoire
01:11:48avec des représentations
01:11:49des allégeances
01:11:50et notamment
01:11:51des représentations
01:11:52du rapport
01:11:53homme-femme
01:11:53et qui n'ont pas hésité
01:11:54à la violer
01:11:55donc ça a été
01:11:55un premier traumatisme
01:11:56pour elle
01:11:57ensuite elle s'est jetée
01:11:58du haut du cinquième étage
01:12:00elle est devenue
01:12:00paraplégique
01:12:01et ensuite
01:12:02elle a demandé
01:12:03justement
01:12:04à être
01:12:06euthanasiée
01:12:07et l'état espagnol
01:12:08qui accueille encore
01:12:09récemment
01:12:10500 000 personnes
01:12:11et bien
01:12:12n'a pas su protéger
01:12:13justement
01:12:14cette jeune fille
01:12:14de l'immigration
01:12:16prédatrice
01:12:16de certains hommes
01:12:17qui arrivent sur notre territoire
01:12:18d'une part
01:12:18et d'autre part
01:12:20à octroyer
01:12:21l'Espagne
01:12:21ainsi que la CEDH
01:12:22l'accord
01:12:24justement
01:12:24de ce suicide assisté
01:12:25j'étais en train de regarder
01:12:26là ce que disait
01:12:27son avocate
01:12:28elle expliquait
01:12:29que l'hôpital
01:12:30avait déjà
01:12:31préparé ses dons
01:12:32ses organes
01:12:33pardon
01:12:33pour des dons d'organes
01:12:34donc l'hôpital a accéléré
01:12:35finalement
01:12:36par la procédure
01:12:37donc c'est selon moi
01:12:38l'échec
01:12:40abyssal
01:12:41abyssal
01:12:42d'une civilisation
01:12:43qui ne sait pas répondre
01:12:44aux souffrances
01:12:45des jeunes femmes
01:12:47qui occupent
01:12:48l'espace
01:12:48occidental
01:12:49Hélène
01:12:50Hélène Billard
01:12:52alors je partage pas
01:12:53sur
01:12:54je pense pas que l'enjeu soit
01:12:55est-ce que les auteurs
01:12:57avaient
01:12:58été d'origine étrangère
01:12:59ou pas
01:13:00parce que malheureusement
01:13:01il y a plein de
01:13:02de femmes victimes de viol
01:13:03qui est en réalité
01:13:04l'enjeu c'est comment
01:13:05on accompagne
01:13:06les femmes victimes
01:13:07de viol
01:13:07de violence
01:13:08en général
01:13:08quelle que soit
01:13:09l'origine
01:13:11des agresseurs
01:13:13et comment surtout
01:13:15on empêche
01:13:15que tout cela arrive
01:13:17donc c'est sûr
01:13:17qu'il y a un enjeu
01:13:18de prise en charge
01:13:19des femmes victimes
01:13:21de violence
01:13:21on dit souvent
01:13:22que l'Espagne
01:13:23est un exemple
01:13:24et ça l'est pour
01:13:25certaines choses
01:13:26pour les lois
01:13:27mais il y a beaucoup
01:13:29ça n'a pas empêché
01:13:31cela
01:13:31il y a beaucoup
01:13:31de choses encore
01:13:32à faire
01:13:34après il y a
01:13:35l'enjeu
01:13:35suicide assisté
01:13:37alors moi je pense
01:13:38que ça doit vraiment
01:13:39alerter les parlementaires
01:13:41alerter les législateurs
01:13:42là dans la période
01:13:43parce qu'on n'est pas
01:13:44je vous ai le parallèle
01:13:45à la situation en France
01:13:45
01:13:46oui on en parle
01:13:47depuis longtemps
01:13:48c'est un débat difficile
01:13:49il faut être
01:13:50très renseigné
01:13:51parler de
01:13:52de suicide assisté
01:13:54c'est pas la même chose
01:13:55enfin voilà
01:13:56il faut faire attention
01:13:57aux différents termes
01:13:58et je crois beaucoup
01:13:59consulter les professionnels
01:14:00mais ce qu'on voit là
01:14:01quand même
01:14:01c'est qu'on n'est pas du tout
01:14:03sur le cas des maladies de charcot
01:14:04qui ont pu être évoquées
01:14:05pour parler de cette loi
01:14:07et qu'il est clair pour moi
01:14:09qu'en plus de réfléchir bien
01:14:11à la formulation des lois
01:14:12il faut aussi beaucoup
01:14:14regarder les décrets d'application
01:14:15et moi je suis
01:14:16très très
01:14:18je fais très attention à ça
01:14:19parce qu'en tant qu'élu local
01:14:20j'ai pu voir
01:14:21l'énorme différence
01:14:22entre une loi votée
01:14:24l'intérêt
01:14:24les débats
01:14:25des députés
01:14:26des sénateurs
01:14:27et ensuite
01:14:28les décrets d'application
01:14:29et ce qu'on voit après
01:14:30sur le terrain
01:14:31donc attention
01:14:32à ce que la loi
01:14:33puisse écarter
01:14:34toute possibilité
01:14:36de suicide assisté
01:14:38pour des personnes
01:14:40qui seraient
01:14:40en dépression
01:14:42pour des polytraumatisés
01:14:43etc
01:14:43parce qu'on doit pouvoir
01:14:44au contraire
01:14:45mettre les moyens
01:14:45pour les accompagner
01:14:47pour qu'ils puissent vivre
01:14:48dans de bonnes conditions
01:14:49écarter toutes les dérives
01:14:51et également
01:14:52les dérives
01:14:52qui peuvent être
01:14:53des dérives commerciales
01:14:55des dérives marchandes
01:14:57vous parlez peut-être
01:14:58de la question des organes
01:14:59mais il y a des pays
01:14:59où ça devient
01:15:01un business
01:15:02et donc il faut vraiment
01:15:03que le législateur
01:15:05prenne toutes ses précautions
01:15:06y compris dans les décrets
01:15:07d'application
01:15:08très rapidement
01:15:09Philippe
01:15:10et peut-être Vincent
01:15:13ça me rappelle
01:15:14évidemment une pensée
01:15:16pour Noelia
01:15:16qui a quand même
01:15:17une vie tragique
01:15:18a priori
01:15:19déjà un cadre familial
01:15:20pas sympathique
01:15:23un premier viol
01:15:24par son premier compagnon
01:15:26un viol en groupe
01:15:27tentative de suicide
01:15:29où elle reste paraplégique
01:15:31bref
01:15:32cette histoire est terrible
01:15:33cette histoire est terrible
01:15:34alors c'est vrai
01:15:35je suis bien d'accord
01:15:36avec Hélène Bidard
01:15:37ça n'a rien à voir
01:15:38avec les maladies de Charcot
01:15:39etc
01:15:40mais ça me rappelle
01:15:40un film espagnol
01:15:41qui racontait une histoire vraie
01:15:42qui se passait à l'autre bout du pays
01:15:44parce que là on est en Catalogne
01:15:46c'était en Galice
01:15:47je regarde toujours les films en VO
01:15:49je ne connais pas le titre en français
01:15:50c'est Maradentro
01:15:51c'est un cas qui devient paralysé
01:15:55en faisant un plongeon qu'il rate
01:15:57c'est Javier Bardem l'acteur
01:15:58et qui devient lui carrément tétraplégique
01:16:01et qui est arrivé à obtenir
01:16:04le moyen de se suicider
01:16:05avec X recours etc
01:16:08et ça met
01:16:09moi quand je vois la destinée
01:16:11de cette pauvre fille
01:16:12je me dis que c'est absolument terrifiant
01:16:15terrifiant
01:16:15mais que ça n'a rien à voir
01:16:17avec le débat en France
01:16:18et évidemment il faut
01:16:19alors là par contre
01:16:20je termine très court
01:16:22pour les problèmes de souffrance psychologique
01:16:24là il y a en plus une paralysie
01:16:25évidemment ça ne doit pas
01:16:27pas se rentrer dans le cadre
01:16:28à mon avis
01:16:29du suicide assisté
01:16:31ou de l'euthanasie
01:16:31Vincent vous êtes de moi dire
01:16:32oui
01:16:33le problème qui est posé
01:16:34au delà de tout ce qui a été déjà expliqué
01:16:36c'est le problème du rôle de l'Etat
01:16:37dans la mort
01:16:38on est de la plupart des pays
01:16:40de la totalité des pays occidentaux
01:16:42sauf les Etats-Unis
01:16:43le Japon n'est pas un pays occidental
01:16:45on abolit les peines de mort
01:16:46donc évidemment
01:16:47et là on arrive
01:16:49à un vrai problème
01:16:51qui est le problème de la mort légale
01:16:52parce qu'évidemment
01:16:53un privé
01:16:54un individu
01:16:55peut toujours se suicider
01:16:56c'est son
01:16:56c'est son idée personnelle
01:16:58c'est sa décision personnelle
01:17:00mais lorsque l'Etat
01:17:02autorise la mort
01:17:03et la met en oeuvre
01:17:04ça pose toujours un problème
01:17:05et notamment
01:17:06un problème d'éthique collective
01:17:08et d'éthique politique
01:17:09nouvelle affaire
01:17:11mes amis
01:17:11on change de sujet
01:17:12après ce sujet terrible
01:17:14on évoquait
01:17:16la sortie de certains élus
01:17:17difficiles
01:17:18après les municipales
01:17:19nouvel exemple
01:17:19tiens donc
01:17:20on va prendre la direction
01:17:21de Creil
01:17:21où la maire socialiste
01:17:23sortante
01:17:24Sophie Doury-Lénaire
01:17:26dénonce les violences
01:17:28qu'elle a subies
01:17:29le soir du second tour
01:17:30après sa défaite
01:17:31je vous propose
01:17:31de l'écouter
01:17:33et petite réaction
01:17:34et on terminera
01:17:35on ira
01:17:36en Israël
01:17:37à la toute fin
01:17:37de cette émission
01:17:38mais d'abord
01:17:38la maire socialiste
01:17:40sortante
01:17:40écoutez-la
01:17:41ce que j'ai vécu
01:17:44lors de ce deuxième tour
01:17:45qu'est-ce qui s'est passé ?
01:17:47des accrochages
01:17:49des insultes
01:17:52le fait que je sois une femme
01:17:54évidemment
01:17:54le fait que je ne sois
01:17:55pas musulmane
01:17:57ce qui s'est traduit
01:17:58par des insultes
01:18:00on va traiter de mécréantes
01:18:03voilà
01:18:03ce genre de propos
01:18:04n'a pas sa place
01:18:05dans la république
01:18:07et n'est pas
01:18:08à l'image
01:18:08du vivre ensemble
01:18:09que moi j'ai toujours
01:18:10vécu à Creil
01:18:11puisque c'est la ville
01:18:12qui m'a vu naître
01:18:13c'est la ville
01:18:13où j'ai grandi
01:18:15bon ben ça continue
01:18:16ça continue depuis 37 ans
01:18:18depuis l'affaire du foulard
01:18:19vous savez ce qu'on appelait
01:18:20le voile île samique
01:18:21à Creil
01:18:21en 1989
01:18:24Lionel Jospin
01:18:25était ministre
01:18:26de l'éducation nationale
01:18:27et je crois
01:18:29Michel Rocard
01:18:30premier ministre
01:18:31donc on voit bien
01:18:32que cette langue
01:18:33dégringolade
01:18:34de cette absence
01:18:35de débat républicain
01:18:37d'alternance républicaine
01:18:38et de communautarisation
01:18:40aussi mon cher Thierry
01:18:41parce que c'est là
01:18:41où on en est
01:18:42on a le droit
01:18:43de ne pas être d'accord
01:18:44on a le droit
01:18:44effectivement
01:18:44de voter
01:18:46pour l'alternance
01:18:47ça fait partie
01:18:47de la vie démocratique
01:18:48mais cette communautarisation
01:18:51cette islamisation
01:18:52d'une partie
01:18:53de la société
01:18:54radicale
01:18:55bien entendu
01:18:56fait partie
01:18:57d'une crispation
01:18:58d'un nouvel obscurantisme
01:19:00dans les territoires
01:19:00et là il ne s'agit pas
01:19:01de dire
01:19:01on est de droite
01:19:02on est de gauche
01:19:02on est du centre
01:19:03ou on est là
01:19:04on est tout simplement
01:19:06dans une opposition
01:19:08claire
01:19:09à une alternance
01:19:10à un respect de valeur
01:19:11et c'est peut-être là
01:19:11aujourd'hui
01:19:12on doit s'inquiéter
01:19:12mais le terme
01:19:13c'est mécréante
01:19:14mécréante
01:19:15ça veut dire
01:19:17mécréante
01:19:17et vivre ensemble
01:19:18là c'est vraiment
01:19:19l'oxymore le plus total
01:19:22on va prendre la direction
01:19:24pour terminer
01:19:25cette émission
01:19:27d'Israël
01:19:28nous en sommes
01:19:29au 28ème jour
01:19:30de guerre
01:19:32et non pas de grève
01:19:33on va retrouver
01:19:34l'une de nos équipes
01:19:34Valentin Rouillon
01:19:35et Timothée Forger
01:19:36bonjour Valentin
01:19:38encore une nuit
01:19:39rythmée
01:19:40donc par les alertes
01:19:41et racontez-nous tout
01:19:46oui absolument Thierry
01:19:48plusieurs alertes
01:19:50depuis cette nuit
01:19:51une aux alentours
01:19:51de 3h du matin
01:19:53une aussi dans la journée
01:19:55en ce début d'après-midi
01:19:56on a 2h de décalage
01:19:57par rapport à vous
01:19:58ici
01:19:58il est déjà
01:19:59plus de 16h
01:20:00mais à 14h
01:20:02précisément
01:20:02il y a une alerte
01:20:03qui a été déclenchée
01:20:04et le dôme de fer
01:20:05donc a été franchi
01:20:06par un missile
01:20:07à fragmentation
01:20:08on est à proximité
01:20:09d'un hôtel
01:20:10en fait
01:20:11qui est donc
01:20:12en banlieue nord
01:20:13de Tel Aviv
01:20:14malheureusement
01:20:15on n'a pas l'accès
01:20:15parce que vous voyez
01:20:16des personnes
01:20:16et puis des véhicules
01:20:17de police
01:20:18qui sont garés
01:20:19devant cet hôtel
01:20:20aussi derrière
01:20:20Timothée Forger
01:20:21des véhicules de police
01:20:23de service de déminage
01:20:24des forces spéciales
01:20:25qui viennent inspecter
01:20:26les lieux
01:20:27parce qu'il y a eu
01:20:28un missile
01:20:29à fragmentation
01:20:30un bout de missile
01:20:31qui est tombé
01:20:32dans un des jardins
01:20:32de cet hôtel
01:20:33qui n'a bien heureusement
01:20:34fait aucun blessé
01:20:35mais l'offensive iranienne
01:20:37elle continue
01:20:37et donc la problématique
01:20:39c'est toujours
01:20:40ces missiles
01:20:41à fragmentation
01:20:42à sous-munitions
01:20:43qui sont utilisés
01:20:44par l'Iran
01:20:45qui font beaucoup de dégâts
01:20:46qui ont fait des morts
01:20:46beaucoup de morts
01:20:48exemple encore hier
01:20:48dans le nord du pays
01:20:50un mort
01:20:5125 blessés
01:20:52dont un en est en état grave
01:20:54et donc aussi
01:20:55beaucoup de dégâts
01:20:55des habitations touchées
01:20:57et justement
01:20:57on voulait vous partager
01:20:58un reportage
01:21:00que nous avons tourné
01:21:00avec Timothée Forger
01:21:02en début de semaine
01:21:03nous avons visité
01:21:04une usine
01:21:05de fabrication
01:21:05de Miklat
01:21:06donc ce sont
01:21:07ce qu'on appelle ici
01:21:08ces abris
01:21:09parce qu'ils sont utilisés
01:21:10pour reloger
01:21:11en toute sécurité
01:21:12les familles
01:21:13qui donc doivent être relogées
01:21:15parce qu'un missile
01:21:16a touché leur habitation
01:21:18je vous propose justement
01:21:19de regarder ce reportage
01:21:20que nous avons réalisé
01:21:21avec Timothée Forger
01:21:24avec les nombreuses frappes
01:21:26certains habitants
01:21:27doivent être relogés
01:21:28par mesure de sécurité
01:21:29sur ce site
01:21:31des dizaines d'abris
01:21:32en construction
01:21:34nous sommes ici
01:21:35avec Timothée Forger
01:21:36dans l'une des plus grandes
01:21:37usines de fabrication
01:21:38d'abris du pays
01:21:40regardez
01:21:40400 employés
01:21:42y travaillent
01:21:43chaque jour
01:21:44pour fabriquer
01:21:45en moyenne
01:21:461500 abris par mois
01:21:49nous suivons
01:21:50Ilan
01:21:50sauveteur de Zaka
01:21:52une ONG
01:21:52d'identification
01:21:53des victimes
01:21:54lors de catastrophes
01:21:55ou d'attentats
01:21:56il est aux côtés
01:21:57du responsable
01:21:58de cette usine
01:21:59en plein air
01:22:00nous pénétrons
01:22:01avec eux
01:22:01à l'intérieur
01:22:01d'un de ces Miklat
01:22:03le béton
01:22:04est encore frais
01:22:06et là
01:22:06c'est des abris
01:22:07qui sont fabriqués
01:22:08on va dire
01:22:08en urgence
01:22:09pour permettre
01:22:10aux personnes
01:22:10qui ont été déplacées
01:22:11de se retrouver
01:22:12dans des zones
01:22:13où ils vont se sentir
01:22:13en sécurité
01:22:15nous continuons
01:22:16notre visite
01:22:17et devant nous
01:22:17des dizaines
01:22:18de portes blindées
01:22:19entassées
01:22:20prêtes
01:22:21à être posées
01:22:23vous pouvez voir
01:22:24l'épaisseur
01:22:24des portes
01:22:25c'est de 40 cm
01:22:26c'est vraiment
01:22:27un abri
01:22:28qui est censé
01:22:28nous protéger
01:22:29des missiles
01:22:29c'est ça que vous pouvez voir
01:22:30c'est un brevet israélien
01:22:31et ça permet
01:22:33de protéger
01:22:34tous les civils
01:22:36des abris
01:22:37de toute superficie
01:22:38sont fabriqués
01:22:38sur ce site
01:22:39nous arrivons
01:22:40devant le plus petit
01:22:41nous sommes ici
01:22:43devant cet abri
01:22:44de 6 mètres carrés
01:22:45et regardez
01:22:46il peut contenir
01:22:47ici
01:22:47vous le voyez
01:22:48sur les images
01:22:48de Timothée Forger
01:22:4915 personnes au maximum
01:22:51sa valeur
01:22:5225 000 dollars
01:22:55et merci
01:22:56à Valentin Rouillon
01:22:57qui est accompagné
01:22:58par Timothée Forger
01:23:00et merci
01:23:01à toutes les équipes
01:23:02de CNews
01:23:02qui sont mobilisées
01:23:03depuis le début
01:23:04depuis le début
01:23:05de ce conflit
01:23:06pour vous faire vivre
01:23:07au plus près
01:23:08tous les aspects
01:23:10possibles
01:23:10de ce conflit
01:23:11Vincent Baratier
01:23:13un mot
01:23:14le mot de la fin
01:23:14un peu sur le sujet
01:23:15sur ce sujet
01:23:17c'est le problème
01:23:18des missiles à fragmentation
01:23:19et autant
01:23:20sur les drones
01:23:21il y a des armes
01:23:22anti-drones
01:23:22qui existent
01:23:23le président Zelensky
01:23:24vient de signer
01:23:25un contrat
01:23:25avec l'Arabie Saoudite
01:23:27concernant ces armes
01:23:28mais là
01:23:28sur les missiles à fragmentation
01:23:30il n'y a pas d'armes
01:23:31qui existent réellement
01:23:31parce que le missile
01:23:32je le rappelle
01:23:34explose en altitude
01:23:35et ensuite
01:23:36ce sont des bombes
01:23:37qui vont arroser
01:23:38une zone de 30 km²
01:23:39ou de moins
01:23:41et donc là
01:23:42ça retombe
01:23:42parfois c'est guidé
01:23:44ces bombes
01:23:44à fragmentation
01:23:45et donc
01:23:46si vous voulez
01:23:47c'est au cas par cas
01:23:48qu'il faut détruire
01:23:50ces charges
01:23:50qui mettent très peu de temps
01:23:52à atteindre leur objectif
01:23:53donc le souci
01:23:54de la défense
01:23:55passive israélienne
01:23:56comme on l'a montré
01:23:57le seul moyen
01:23:59d'y parer
01:23:59c'est de construire
01:24:00des abris
01:24:00et puis
01:24:01de faire en sorte
01:24:03évidemment
01:24:03que les missiles
01:24:04soient détruits
01:24:05bien avant
01:24:05que le missile
01:24:07explose
01:24:07en plusieurs
01:24:10trentaines
01:24:10de sous-munitions
01:24:12j'ai une question
01:24:13à vous poser
01:24:13est-ce qu'on a
01:24:13mésestimé
01:24:14la puissance de feu
01:24:14de l'Iran ?
01:24:15non
01:24:16on ne l'a pas mésestimé
01:24:17mais en réalité
01:24:17c'est toujours pareil
01:24:18si vous voulez
01:24:19l'Iran a construit
01:24:20énormément de missiles
01:24:21il est aidé
01:24:22l'Iran n'est pas seul
01:24:23il est aidé par les russes
01:24:24et par les chinois
01:24:25et d'ailleurs
01:24:26ces missiles
01:24:26sont de fabrication russe
01:24:28et les iraniens
01:24:29s'en sont inspirés
01:24:30et les ukrainiens
01:24:31font face
01:24:32actuellement
01:24:33au même souci
01:24:34au même problème
01:24:35mais Thierry
01:24:36on est au-delà
01:24:37de l'Iran
01:24:37on a écouté
01:24:38tout à l'heure
01:24:38le ministre
01:24:39des affaires étrangères
01:24:40russe
01:24:41c'est l'enjeu pétrolier
01:24:42qui est derrière
01:24:42et donc
01:24:43tant qu'on n'aura pas compris
01:24:44que derrière
01:24:48cette guerre
01:24:49Iran-Israël
01:24:50et américain
01:24:51il y a aussi
01:24:51les grandes puissances
01:24:52c'est-à-dire
01:24:52la Russie
01:24:53et la Chine
01:24:54qui souhaitent avoir
01:24:55le contrôle
01:24:57des productions
01:24:58de pétrole
01:24:58on sera vraiment loin
01:24:59du débat
01:25:00uniquement
01:25:01entre l'Iran
01:25:02les Mollah
01:25:03et les Iraniens
01:25:05c'est beaucoup plus là
01:25:06c'est tout simplement
01:25:07la maîtrise
01:25:09de la production de pétrole
01:25:10dans le parti du monde
01:25:11par les grandes puissances
01:25:12ça sera le mot de la fin
01:25:14merci les amis
01:25:14de m'avoir accompagné
01:25:15durant ces deux heures
01:25:16dans ce BD News
01:25:17de ce vendredi
01:25:18merci pour votre très grande fidélité
01:25:20merci à l'équipe
01:25:21qui m'a entouré
01:25:22pour préparer ces deux heures
01:25:23Déborah Spadja
01:25:24Émilie Dubot
01:25:24Louis Vauvre
01:25:25Jean Delacoste
01:25:26Adrien Fonton
01:25:27pour l'information
01:25:28Yona Langlois
01:25:29pour l'information
01:25:30merci bien sûr
01:25:31évidemment aux équipes
01:25:32en régie
01:25:32tout de suite
01:25:33c'est Julien Pasquet
01:25:33et moi j'aurai le plaisir
01:25:35de vous retrouver
01:25:35à 17h pour Punchline
01:25:36à tout à l'heure
Commentaires

Recommandations