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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00:00Il est 11h tout pile, bonjour, soyez les bienvenus, c'est votre mini-news du dimanche.
00:00:04Nous sommes ensemble jusqu'à 13h et à 11h très précisément, nous commençons par un tour complet de l'information avec vous, Michael Dorian, bonjour.
00:00:10Bonjour Thierry, bonjour à tous. Pour Annie Gennevar, l'accord entre l'Union Européenne et le Mercosur n'est pas équilibré.
00:00:17La ministre de l'Agriculture était il y a quelques minutes l'invité du grand rendez-vous CNews, Europe 1, Les Echos.
00:00:22Elle a d'abord rappelé que cet accord avait été initié il y a 25 ans, à un moment où la concurrence internationale n'était pas aussi féroce
00:00:29et qu'aujourd'hui il choisit de sacrifier certaines filières au bénéfice d'autres.
00:00:35Donald Trump annonce de nouveaux droits de douane de 10% à la France et 7 autres pays européens, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont également concernés.
00:00:42Le président américain prévient que ces droits de douane seront appliqués jusqu'à la vente totale du Groenland
00:00:48et qu'ils pourraient s'envoler à 25% à partir du 1er juin.
00:00:52Des propos qui ont fait réagir les dirigeants des pays concernés, Emmanuel Macron les qualifie d'inacceptables.
00:00:57Un appartement s'est effondré cette nuit à Paris, ça s'est passé rue Hamelot dans le 11e arrondissement.
00:01:0220 personnes ont été blessées, dont une grièvement.
00:01:05Elles étaient réunies lors d'une soirée lorsque le cinquième étage de l'immeuble s'est effondré sur celui du dessous.
00:01:11Un effondrement qui serait selon les premières constatations structurelles et qui ne serait donc pas lié à une fuite de gaz.
00:01:17Quelques 145 sapeurs-pompiers et 45 véhicules étaient mobilisés cette nuit.
00:01:21En Syrie, les forces kurdes se sont retirées ce matin du plus grand champ pétrolifère du pays,
00:01:28situé dans la province de Deirézor, à l'est de la Syrie.
00:01:32Un retrait qui intervient au moment où les forces gouvernementales étendent leur emprise sur plusieurs régions contrôlées par les Kurdes.
00:01:39Cette nuit, l'armée a affirmé avoir pris le contrôle de Taka, localité stratégique située dans la province de Raqqa,
00:01:45une ville qui, selon les combattants Kurdes, ne faisait pas partie de l'accord de retrait qu'ils avaient accepté.
00:01:51En Indonésie, les secours annoncent avoir localisé des débris de l'avion ayant disparu hier.
00:01:57L'appareil qui avait décollé depuis l'île de Java transportait 10 personnes au moment où il a disparu des radars.
00:02:02Trois passagers et sept membres d'équipage.
00:02:04Les équipes dépêchées ont identifié ce qui semble être le fuselage, la partie arrière et les hublots de l'avion.
00:02:10Au total, plus de 1000 personnes ont pris par aux recherches.
00:02:13La finale de la Coupe d'Afrique des Nations Maroc-Sénégal, c'est ce soir à 20h, à Rabat.
00:02:18Mais à Paris, la préfecture de police ne veut prendre aucun risque.
00:02:22Un arrêté a été publié ce vendredi.
00:02:23Il interdit tout rassemblement de supporters, notamment autour des Champs-Elysées.
00:02:28Des mesures déjà en vigueur depuis hier 15h et elles resteront appliquées jusqu'à lundi, 2h du matin.
00:02:35Et puis, cinq départements du sud sont toujours maintenus en vigilance orange.
00:02:39Pluie, inondation et crues.
00:02:40Il s'agit de l'Hérault, l'eau de l'Aveyron, la Haute-Corse et la Corse du Sud.
00:02:45Sur le département de l'Hérault, les pluies vont se poursuivre toute la journée avant de s'atténuer en soirée en s'évacuant vers le sud du département.
00:02:52En Corse, en revanche, les fortes pluies vont gagner en intensité et se maintiendront jusqu'à mardi matin.
00:02:58Et c'était le mot final.
00:02:59Absolument.
00:03:00Merci, à tout à l'heure.
00:03:01Allez, présentation, midi, midi, on sera là.
00:03:04Présentation de notre équipe du dimanche.
00:03:05Karima Brouille qui est avec nous, bonjour Karima.
00:03:08Catherine Rambert, journaliste et coprésidente de l'Association pour les Femmes dans les médias.
00:03:13Soyez la bienvenue, ravie de vous accueillir.
00:03:15Alain Destex, sénateur honoraire belge.
00:03:18Soyez la bienvenue, c'est la première fois que je vous accueille dans cette émission.
00:03:21Merci d'être avec nous.
00:03:22Naïma M. Fadel, essayiste, bonjour.
00:03:24Bonjour Thierry.
00:03:24Et nous sommes dimanche, l'actualité politique est riche et chargée.
00:03:28Maxime Leguay est avec nous pour nous accompagner.
00:03:30Bonjour mon cher Maxime.
00:03:31On va commencer, si vous le voulez bien, en évoquant cette une du journal du dimanche consacrée à notre président
00:03:38et à ce titre qui symbolise sans doute l'état de notre France, notre affaiblissement.
00:03:43Macron s'en va en guerre, titre nos confrères du journal du dimanche, du Groenland à Gaza,
00:03:49de la guerre en Ukraine, au traité du Mercosur.
00:03:51Emmanuel Macron multiplie les postures martiales sans vraiment peser sur le cours des événements.
00:03:56Dites nos confrères, à force de jouer au chef de guerre, le président expose moins sa puissance
00:04:01que ses limites et l'effacement progressif de la France.
00:04:04Et je trouve qu'il y a une intervention qui résume parfaitement bien cette une de nos confrères du journal du dimanche.
00:04:10On vous l'a sorti avec Aurélie Loucano qui prépare cette émission à mes côtés.
00:04:13Écoutez ce que déclarait Emmanuel Macron au moment des voeux devant nos armées.
00:04:18Et c'est à Istres cette semaine. Ça résume parfaitement cette une de nos journées du dimanche. Regardez.
00:04:24Notre effort de défense va continuer ici comme dans les autres garnisons de France.
00:04:29Oui, il va continuer parce que comme je vous l'annonçais le 13 juillet dernier,
00:04:35l'accélération des périls commande d'accélérer le réarmement de la France.
00:04:41Pour rester libre, il faut être craint.
00:04:47Pour être craint, il faut être puissant.
00:04:50Et pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort.
00:04:57Cela suppose que la nation consente à des efforts à la mesure de notre rude époque.
00:05:02C'est un bon résumé quand même de cette une de nos confrères du journal du dimanche.
00:05:07Parce que cette phrase, ce n'est pas la première fois qu'il la prononce.
00:05:09Mais une fois qu'on a entendu cette phrase et qu'on voit la situation de la France aujourd'hui
00:05:12sur tous les domaines, quels qu'ils soient, on se dit, bon, d'accord.
00:05:17Oui, le président de la République, il nous dit pour être libre, il faut être puissant.
00:05:20On aurait pu ajouter, certes, mais pour être puissant, il faut être crédible.
00:05:24Or, ça fait bien longtemps que la voix de la France sur la scène internationale
00:05:28n'est plus très crédible, notamment du fait des revirements successifs d'Emmanuel Macron.
00:05:33Parce qu'en même temps, sur la scène diplomatique, ça ne fonctionne pas.
00:05:37On se rappelle évidemment d'Emmanuel Macron qui voulait une coalition anti-Hamas
00:05:41qui a fini par reconnaître l'État de Palestine.
00:05:44Au sein même de ses alliés européens, il nous a dit, on l'a vu encore hier sur le Mercosur,
00:05:49le Mercosur c'était génial, finalement le compte n'y est pas, finalement on fait quand même sans lui.
00:05:52Et aussi parce que Thierry, pour être fort à l'extérieur, il faut être fort à l'intérieur.
00:05:57Or, nos interlocuteurs, quand ils regardent l'État de la France, qu'est-ce qu'ils voient ?
00:06:01Ils voient un pays où, au bord de la crise de régime, avec un ministre,
00:06:05les premiers ministres qui sont sur un siège éjectable tous les six mois,
00:06:08la France qui se dote toujours pas de budget, parce que là, Emmanuel Macron nous parle du budget
00:06:13et de l'actualisation de la loi programmation militaire,
00:06:15mais il faudra bien que ça passe par un budget et que ce soit voté.
00:06:17Donc, si vous voulez, il y a un hiatus énorme entre la posture d'Emmanuel Macron,
00:06:23qui, on le sait, aime bien revêtir ce costume du chef des armées,
00:06:27et sa réalité politique intérieure, et vraiment le pouvoir qu'il a
00:06:32et la prise sur l'ordre des choses qui est, en réalité, de plus en plus faible.
00:06:37Alors, mesdames, si ça ne vous dérange pas, puisque nous avons le plaisir d'avoir Alain Destex avec nous,
00:06:41et qu'il est belge, quel est votre regard, justement, sur cette posture de notre président ?
00:06:46Votre regard m'intéresse.
00:06:47Mais malheureusement, plus personne ne craint le président Macron
00:06:50et plus personne ne craint la France.
00:06:52Le bilan de ces deux mandats est absolument catastrophique.
00:06:55Il a changé d'avis sur Israël.
00:06:56Rappelez-vous, il voulait d'abord une coalition contre le Hamas,
00:06:59puis finalement, il reconnaît la Palestine.
00:07:01La France a malheureusement été sous son mandat complètement évincée
00:07:06de tout le Sahel et de toute l'Afrique de l'Ouest.
00:07:09En Ukraine, il a d'abord voulu dialoguer avec Poutine,
00:07:11puis finalement, il s'est présenté comme le principal opposant,
00:07:14et puis maintenant, il vaut de nouveau dialoguer avec Poutine.
00:07:17Il a tenté d'établir un dialogue personnel avec Trump,
00:07:21mais Trump, finalement, s'est moqué de lui à plusieurs reprises.
00:07:23Donc, le bilan est absolument catastrophique.
00:07:25Et comme ça vient d'être dit, effectivement, d'un côté, il joue au chef de guerre,
00:07:28mais de l'autre côté, il n'est même pas capable de bloquer le Mercosur
00:07:33et de montrer, par exemple, comme l'a fait le général de Gaulle en 1965,
00:07:37pratiquer la politique de la chaise vide pour protester contre la signature du Mercosur.
00:07:41Donc, on est purement dans de la gestuelle, dans de la logorée verbale.
00:07:45Et effectivement, si la France, ce que j'espère de tout cœur, veut redevenir une forte puissance,
00:07:50elle doit d'abord mettre de l'ordre dans ses finances et dans son budget,
00:07:54parce que la base de la puissance, c'est quand même d'avoir des finances équilibrées.
00:07:58Et avec un budget qui va probablement passer avec 5% de déficit, on en est très loin.
00:08:04Naïma ?
00:08:06Je vais rebondir sur ce que vous avez dit, parce que je trouve que tous les deux,
00:08:09vous avez été remarquables.
00:08:10Je vais rebondir parce que vous avez tout résumé.
00:08:14Et je trouve même que c'en est triste, en fait.
00:08:16Parce que vous avez beaucoup parlé de la France.
00:08:18Et c'est vrai que le président, lui, il a oublié la France.
00:08:21Il a justement sacrifié tout ce qui fait notre souveraineté.
00:08:25À la différence du Donald Trump, qu'on peut ne pas apprécier.
00:08:28Mais en tout cas, lui, il a le souci de son pays.
00:08:30Il a le souci des intérêts de son pays.
00:08:33Et c'est vrai qu'il y va.
00:08:35Alors, quand le président de la République est voté en guerre,
00:08:37c'est-à-dire qu'il est voté en guerre dès le premier jour
00:08:39où Donald Trump devait rencontrer notamment les représentants du Danemark et du Groen-Irlande,
00:08:48il devait les rencontrer concernant cette question du Groen-Irlande,
00:08:51rapidement, sans attendre, sans attendre, il a montré les gros bras.
00:08:55Et d'ailleurs, rappelez-vous que Maude Bréjohn, sa porte-parole,
00:08:58enfin la porte-parole du gouvernement, a clairement dit,
00:09:01ce matin, le président de la République nous a dit que les réactions seront inédites.
00:09:07Non mais, on se calme.
00:09:09C'est quand même les États-Unis.
00:09:11C'est quand même un membre de l'OTAN.
00:09:13Et quand on envoie quelques pèlerins, soldats,
00:09:16excusez-moi, j'ai du respect pour les armées,
00:09:18mais on envoie quelques-uns, ça fait quoi ?
00:09:20Une cinquantaine à peu près.
00:09:22Alors que les États-Unis ont 10 000 soldats,
00:09:25ont 10 000 soldats au Groen-Irlande.
00:09:27Donc, il faut un peu se calmer et ne pas être va-t-en-guerre.
00:09:30Et peut-être, effectivement, pour ne pas risquer le retour de Boomerang,
00:09:34de Donald Trump, aujourd'hui, avec l'augmentation des droits de douane,
00:09:39eh bien, tout simplement, prendre le temps de la réflexion
00:09:41et essayer de discuter, essayer de négocier.
00:09:44Et c'est ce qu'il n'a pas fait, d'ailleurs, même vis-à-vis de l'Ukraine.
00:09:47Et vous avez aussi rappelé ce qui s'est passé pour le Proche-Orient.
00:09:50Allez, je termine mon tour de table,
00:09:52parce que je voyais qu'on parle des droits de douane.
00:09:53Et on a beaucoup de sujets évoqués dans ce Medi-News.
00:09:57Je vais... On ne tire pas sur une ambulance.
00:09:59Merci. Au revoir, casse-t-il. Bonne intervention efficace.
00:10:02Juste un mot, si Macron, moi, j'ai pas...
00:10:04Je trouvais qu'il était assez bon dans son discours,
00:10:06de n'obstant toutes les réserves que vous avez parfaitement émises,
00:10:08tous les trois.
00:10:09Dans le discours face aux armées ?
00:10:11Face aux armées, ce qui était plutôt bon.
00:10:13Mais s'il peut faire un peu le vat en guerre,
00:10:16pour reprendre le titre du JDD,
00:10:19il peut dire un grand merci au général de Gaulle,
00:10:21à qui l'on doit d'avoir nos propres rafales aujourd'hui,
00:10:24et de ne pas être dépendants de l'armée américaine.
00:10:26Je vous rappelle qu'on avait quitté l'OTAN.
00:10:28Merci, général de Gaulle.
00:10:29C'est là qu'on sait...
00:10:30Souvent, on se dit, c'est quoi être gaulliste ?
00:10:31On a oublié que c'était...
00:10:32Hop, là que tu nous le rappelles.
00:10:33Eh bien, c'était ça, être gaulliste,
00:10:35avoir une haute idée de la France.
00:10:36Donc, c'est grâce à ça qu'il peut faire un peu le vat en guerre.
00:10:39Et puis, j'ajoute aussi, moi, j'ai découvert qu'il n'y avait que trois pays européens
00:10:43qui étaient équipés par nos rafales.
00:10:45Donc, je crains que ce soit un général qui n'ait pas d'armée derrière lui.
00:10:48C'est ça.
00:10:48Kariba, dernier mot.
00:10:50Oui.
00:10:50Bon, il faut quand même mettre en contexte
00:10:52que la situation est plus complexe avec les États-Unis.
00:10:54Les États-Unis qui continuent de financer l'OTAN à plus de 50 %.
00:10:59Le rapport aussi avec ce nouvel ordre du monde, si vous voulez,
00:11:03est quand même peut-être déstabilisant pour l'Europe.
00:11:06Mais ce que je trouve triste, en fait, pour la France,
00:11:08c'est qu'on oublie à quel point c'est une puissance qui est militaire,
00:11:11qui est une puissance qui est nucléaire.
00:11:13Et c'est comme si cet état de fait n'existait plus aujourd'hui.
00:11:16Parce que cette perte de souveraineté, à travers l'Europe d'aujourd'hui,
00:11:21la France a acté de cette perte de cette souveraineté.
00:11:24On l'a vu avec le Mercosur.
00:11:25Donc, pour des ententes économiques,
00:11:27la voie de la France n'a pas réussi à s'imposer là-dessus.
00:11:31On le voit sur la question de la souveraineté.
00:11:32Vous l'avez mentionné, la souveraineté intérieure sur l'immigration,
00:11:35sur les flux migratoires.
00:11:37Elle a confié une partie de sa souveraineté aussi à l'Europe.
00:11:40On l'a vu dans son rapport aussi avec l'Algérie,
00:11:42dans le cas avec Boilem Sansal,
00:11:43pour la libération de Boilem Sansal.
00:11:45On a dû passer par l'Allemagne pour être capable de libérer Boilem Sansal.
00:11:50Donc, à un moment donné, la voie de la France, effectivement,
00:11:53c'est un peu perdue.
00:11:54On a vu son influence aussi du côté de l'Afrique
00:11:57qui s'est perdue au cours des dernières années.
00:12:00Donc, à un moment donné, un peu crier au loup,
00:12:02crier au loup, c'est ce qui se passe aujourd'hui.
00:12:05Il y a un tel décalage entre ce discours,
00:12:06même si vous l'avez apprécié, j'ai bien noté, ma chère Catherine Rombert.
00:12:09Le discours à l'heure.
00:12:10Oui, ce discours.
00:12:12C'était un beau discours.
00:12:14Déconnecté des réalités de notre pays,
00:12:15mais c'était un beau discours.
00:12:16On ne peut pas reconnaître ça.
00:12:17C'est important ce que vous dites,
00:12:18parce qu'en fait, c'est vrai que c'était au début,
00:12:21moi j'y croyais, il fait toujours des discours.
00:12:24Il y a des envolées, etc., en phase, etc.
00:12:28Et vous y croyez.
00:12:29Mais en fait, on se rend compte que les actes ne suivent pas.
00:12:31Et en fait, on a envie de le répondre pipeau.
00:12:34Alors moi, je veux dire,
00:12:35c'était un beau discours auquel on ne croyait pas,
00:12:38parce qu'on sait bien,
00:12:39dans l'état lequel il a mis la France,
00:12:40on connaît son absence de colonne vertébrale,
00:12:43donc derrière, on savait que ça ne serait pas suivi
00:12:46d'effet quelconque.
00:12:47Mais le discours était, moi j'ai trouvé,
00:12:48plutôt réussi et plutôt de circonstance.
00:12:50Allez, je n'essaie pas de vous convaincre, évidemment,
00:12:52et ce n'est pas mon rôle, en tant que modérateur.
00:12:53Sinon, on serait tous d'accord, ce serait dommage.
00:12:55Évidemment, évidemment.
00:12:56Allez, le Groenland, vous en avez parlé.
00:12:58Là, c'est Donald Trump qui mène la danse, évidemment,
00:13:00qui a menacé huit pays, dont nous, encore une fois, la France.
00:13:03On fait partie du lot,
00:13:05ce qui provoque évidemment l'indignation des Européens,
00:13:07qui vont chercher normalement ce dimanche une solution
00:13:09pour répondre face à cette volonté de Donald Trump.
00:13:14C'est Pauline Trefzer qui nous raconte tout ça,
00:13:16et on poursuit nos échanges.
00:13:17Sur ces images, les forces européennes présentent au Groenland
00:13:22les premières diffusées vendredi dans le cadre de l'exercice militaire
00:13:27arctique-endurance.
00:13:29Une démonstration d'unité européenne sur ce territoire
00:13:32convoité par le président des Etats-Unis.
00:13:35Seulement, quatre jours après le début des tensions,
00:13:39Donald Trump contre-attaque et accuse les pays européens
00:13:42de jouer à un jeu dangereux, avec comme représailles
00:13:45une nouvelle guerre commerciale.
00:13:48Le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne,
00:13:51le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande
00:13:53se sont rendus au Groenland dans un but inconnu.
00:13:55Ces pays qui se livrent à ce jeu très dangereux
00:13:57ont pris un risque inacceptable.
00:13:59Il est donc impératif, afin de protéger la paix et la sécurité mondiale,
00:14:03de prendre des mesures fortes pour que cette situation périlleuse
00:14:06prenne fin rapidement.
00:14:07Et pour que cette situation prenne fin,
00:14:09Donald Trump menace les pays européens concernés
00:14:13avec des droits de douane.
00:14:15Concrètement, à partir du 1er février,
00:14:18la France, le Danemark, la Norvège, la Suède, l'Allemagne,
00:14:21le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou encore la Finlande
00:14:25se verront appliquer une surtaxe de 10%
00:14:27sur leurs marchandises envoyées aux Etats-Unis.
00:14:30Puis le 1er juin, les droits de douane seront portés à 25%
00:14:34jusqu'à ce qu'un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale
00:14:39du Groenland aux Etats-Unis.
00:14:41Face à ces menaces, Emmanuel Macron a rapidement réagi.
00:14:45Les menaces tarifaires sont inacceptables
00:14:47et n'ont pas leur place dans ce contexte.
00:14:49Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée
00:14:51si elles étaient confirmées.
00:14:53Nous saurons faire respecter la souveraineté européenne.
00:14:56Donald Trump continue, lui, de marteler sa volonté
00:14:59d'acquérir ce territoire de l'Arctique
00:15:01pour contrer les avancées russes et chinoises,
00:15:04affirmant que la paix mondiale est en jeu.
00:15:07Je vois que ça vous fait réagir, ce sujet.
00:15:10Ça vous fait sourire.
00:15:12Écoutez, la souveraineté européenne,
00:15:14non, il n'y a pas de souveraineté européenne sur le Groenland.
00:15:16D'ailleurs, le Groenland n'est même pas membre.
00:15:19Le Groenland n'est même pas.
00:15:20On dit qu'on dit Groenland.
00:15:21Le Groenland...
00:15:22Je vous ai pas repris, d'ailleurs.
00:15:24Oui, oui, mais merci.
00:15:24Mais le Groenland, donc, ne fait pas partie de l'Union européenne.
00:15:28Mais surtout, on voit ici la différence entre une puissance,
00:15:31le monde de puissance, l'impérialisme,
00:15:32il faut appeler les choses par leur nom,
00:15:34et puis une Europe totalement impuissante.
00:15:36Mais qu'est-ce qui est en jeu, là, derrière, si vous voulez ?
00:15:38C'est surtout...
00:15:39Alors, évidemment, il y a les matières premières,
00:15:41les métaux rares, etc.
00:15:42Mais il y a surtout le Golden Dome,
00:15:45le Dome d'or.
00:15:46Alors, avec Trump, il y a toujours de l'or partout,
00:15:48dans ses discours, comme dans sa salle de bain.
00:15:50Mais, donc, que veut-il faire ?
00:15:53Il reprend, en fait, une vieille idée stratégique
00:15:55qui date des années 80 de Ronald Reagan,
00:15:58qui consiste à dire,
00:15:59on va faire une protection contre les missiles intercontinentaux
00:16:02russes ou chinois,
00:16:04parce qu'aujourd'hui,
00:16:05la dissuasion repose sur la destruction mutuelle assurée,
00:16:08la mate,
00:16:09qui veut aussi dire fou en anglais,
00:16:11c'est-à-dire qu'il n'y a pas de protection du territoire,
00:16:14mais on ne va pas attaquer l'autre,
00:16:15parce qu'on risque des représailles.
00:16:17Et Trump estime, je ne suis pas expert militaire,
00:16:20qu'il a besoin du Groenland
00:16:22pour pouvoir intercepter
00:16:24les missiles russes et chinois intercontinentaux.
00:16:27Donc, il faut quand même bien comprendre
00:16:28sa logique avant de crier au loup
00:16:31et de condamner comme ça,
00:16:33sans réfléchir.
00:16:34Alors, avant de vous faire agir les uns les autres,
00:16:36je vais vous faire écouter
00:16:37le général De Villiers,
00:16:39qui est invité de notre ami Gautier Le Bray de cette semaine.
00:16:41C'était mardi, si je m'appuie,
00:16:42mardi soir.
00:16:42Et justement, ça va enrichir nos débats.
00:16:46Écoutez ce que disait le général De Villiers.
00:16:49Un pays qui attaque un autre pays de l'OTAN,
00:16:54on déclenche l'article 5
00:16:55et tous les autres pays sont chargés de protéger
00:16:57celui qui est menacé.
00:16:59Donc, ça voudrait dire qu'on déclencherait l'article 5
00:17:02face aux Etats-Unis,
00:17:03qui fournissent plus de 50% des crédits de l'OTAN
00:17:06et que l'OTAN sait les Etats-Unis.
00:17:09Donc, c'est impossible.
00:17:11Deuxième remarque,
00:17:12je ne vois pas l'intérêt
00:17:16pour le président Trump
00:17:18de faire une action militaire
00:17:20là où il pourrait arriver
00:17:22sans difficulté majeure.
00:17:23Il a déjà une base.
00:17:25Je ne vois pas qu'il y ait des troupes
00:17:27suffisamment costauds
00:17:28pour résister à une quelconque arrivée.
00:17:30Donc, il va chercher à dealer.
00:17:32Là, on est dans la phase de deal.
00:17:33C'est un dealer.
00:17:34C'est un dealer professionnel.
00:17:36Rapport de force.
00:17:37Et la troisième remarque,
00:17:40c'est que,
00:17:40quitte à ce que ce pays
00:17:42soit contrôlé par quelqu'un,
00:17:44je préfère, à titre personnel,
00:17:46que ce soit les Etats-Unis
00:17:47plutôt que la Russie ou la Chine.
00:17:49Intéressant,
00:17:50ce que dit le général Demi et Naïman Fadel.
00:17:52Vous comprenez pourquoi je voulais
00:17:53vous le faire réécouter.
00:17:54Oui, et vous aviez raison.
00:17:56Merci.
00:17:57Je vous remercie de me donner raison.
00:17:58Ce qui gêne dans cette affaire,
00:17:59c'est le ton.
00:18:00Je vais vous faire résumer
00:18:00au niveau du général.
00:18:02Et moi, je voudrais juste rappeler
00:18:03que là, on cible Trump
00:18:05et on oublie que les démocrates
00:18:08aussi voulaient justement
00:18:10que le Groenland fasse partie
00:18:12des Etats-Unis
00:18:13parce qu'ils ont vu ici
00:18:14effectivement que c'était pour eux
00:18:16plus de sécurité.
00:18:19Et n'oublions pas
00:18:19que d'autres territoires
00:18:21qui font aujourd'hui partie
00:18:22des Etats-Unis
00:18:23et qu'on ne remet absolument pas
00:18:24en compte,
00:18:25ont fait l'objet aussi de deals.
00:18:27L'Alaska,
00:18:28la Nouvelle-Luisiane,
00:18:31le Mexique,
00:18:31enfin les Texac,
00:18:33le Texas.
00:18:34Il y avait d'autres.
00:18:35Attendez,
00:18:35je peux vous les donner.
00:18:37J'ai pu en faire.
00:18:38Vous avez pu, Alice.
00:18:38Merci.
00:18:39Mais en fait,
00:18:40plusieurs pays ont fait partie
00:18:41de deals qui ont été vendus.
00:18:42Nous, par exemple,
00:18:43la France a vendu la Nouvelle-Luisiane.
00:18:46Et bon, voilà,
00:18:47il y a d'autres territoires
00:18:48qui font partie
00:18:49d'une manière intégrale
00:18:51des Etats-Unis
00:18:51et qui ont été achetés
00:18:52par les Etats-Unis.
00:18:53Oui, mais excusez-moi.
00:18:55Non, mais par exemple,
00:18:56je veux bien...
00:18:57Carima,
00:18:58le débat social.
00:18:59Autant on peut saluer,
00:19:01par exemple,
00:19:02Donald Trump,
00:19:03il dit,
00:19:04en fait,
00:19:05il fait ce qu'il dit
00:19:06et puis,
00:19:06en termes de politique intérieure,
00:19:08quand il a voulu renforcer
00:19:09la sécurité
00:19:10sur la question des frontières,
00:19:12sur l'immigration,
00:19:12sur l'économie.
00:19:13oui, il parle comme étant
00:19:15une grande puissance,
00:19:16c'est « America first »,
00:19:17on comprend sa logique,
00:19:19comme vous dites.
00:19:19Mais en même temps,
00:19:20quand on se place
00:19:21de l'autre côté,
00:19:22on se dit,
00:19:22on est dans une reconfiguration
00:19:24du monde
00:19:24avec des puissances
00:19:25qui se veulent justement
00:19:26de plus en plus impériales.
00:19:28Et si on parle
00:19:30à longueur de journée
00:19:31de protéger
00:19:32nos souverainetés,
00:19:34nos frontières
00:19:35ou quoi que ce soit,
00:19:36à un moment donné,
00:19:37si on est dans cette logique,
00:19:38la prochaine étape,
00:19:38c'est quoi?
00:19:39C'est « Ah, bien,
00:19:40pourquoi pas le Québec?
00:19:41Pourquoi pas le Canada?
00:19:42Pourquoi pas? »
00:19:43Dans cette logique-là aussi,
00:19:44je pense que,
00:19:45pour moi,
00:19:46ça représente quand même
00:19:47un vrai problème.
00:19:48Oui, vous êtes bien placé
00:19:49pour l'affirmé d'ailleurs,
00:19:51Karima.
00:19:51On est d'accord avec Karima,
00:19:52sauf que moi,
00:19:53je répondais par rapport
00:19:54à ce que dit
00:19:54le général de Villiers,
00:19:56qui me semble sensé.
00:19:58Catherine,
00:19:59vous vouliez prendre la parole.
00:19:59Le problème de cette affaire,
00:20:01c'est la façon
00:20:01dont Trump formule
00:20:02ses exigences
00:20:03et ce ton agressif
00:20:05qu'il a à l'encontre
00:20:06de ses supposés alliés.
00:20:08Jusqu'à plus ample à former,
00:20:09l'Europe est a priori
00:20:11plutôt un allié
00:20:11des États-Unis
00:20:12et c'est le côté
00:20:14un peu voyou de Trump
00:20:15qui, par ailleurs,
00:20:16parce qu'il y aura
00:20:16un compromis forcément
00:20:17sur le Groenland,
00:20:18on finira par trouver
00:20:19un accord
00:20:19et évidemment
00:20:20qu'on préfère tous
00:20:21que ce soit
00:20:23les États-Unis
00:20:24qui y soient
00:20:24plutôt que la Russie
00:20:25ou la Chine.
00:20:26D'ailleurs,
00:20:26ça serait amusant
00:20:26que Poutine dise aujourd'hui
00:20:28« Tiens, moi aussi,
00:20:28je le veux le Groenland
00:20:29et là,
00:20:29on ira en courant
00:20:30dire à Trump
00:20:30« D'accord, d'accord,
00:20:31venez ».
00:20:32Ce qui est inquiétant
00:20:33chez Trump là,
00:20:34c'est que pour moi
00:20:34j'ai l'impression
00:20:35qu'il change de dimension,
00:20:37il devient un petit peu
00:20:38incontrôlable,
00:20:39je pense qu'on en parlera
00:20:40tout à l'heure
00:20:40avec le Conseil de paix
00:20:41qui l'a mis en place
00:20:42pour Gaza
00:20:43sans consulter Israël,
00:20:44donc ça fait plaisir,
00:20:44on n'est pas les seuls
00:20:45avec Blacklisté.
00:20:46Donc il y a un changement
00:20:47de tropisme là
00:20:48chez Trump
00:20:48qui voit sans doute
00:20:49se profiler
00:20:50dans pas très longtemps
00:20:51finalement la fin du mandat
00:20:52et qui veut absolument
00:20:54marquer des choses fortes
00:20:55quitte à bousculer
00:20:56ses alliés.
00:20:57Ah ben ça,
00:20:57ça bouscule,
00:20:58c'est pas compliqué,
00:20:58ça c'est la méthode Trump.
00:20:59La chose rassurante
00:21:00si je puis dire
00:21:01c'est qu'on n'est pas les seuls,
00:21:02même Israël
00:21:02qui est un grand allié
00:21:03des Etats-Unis,
00:21:04là on n'est pas du tout
00:21:05pour autant.
00:21:06Non mais je voudrais
00:21:07juste rappeler
00:21:07qu'on parle juste
00:21:08d'un président de la République,
00:21:11Donald Trump
00:21:11qui a quand même amené
00:21:13un cessez-le-feu
00:21:14au Proche-Orient,
00:21:15qui a permis aussi
00:21:16de libérer des otages
00:21:17et qui a proposé
00:21:18un plan de paix
00:21:19qui a fait l'unanimité,
00:21:21je dis bien
00:21:22l'unanimité
00:21:22des pays arabes.
00:21:23On parle juste de ça.
00:21:25C'est vrai.
00:21:25C'est pour ça
00:21:25qu'il y a un hubris
00:21:26qui se développe
00:21:27en ce moment
00:21:27et qui à mon avis
00:21:28est un peu incontrôlable.
00:21:29L'Europe justement
00:21:32elle a toujours eu
00:21:33cette posture
00:21:33extrêmement condescendante
00:21:35et justement
00:21:36il n'y a pas de condescendance
00:21:37dans ce que tu dis.
00:21:38Non je ne dis pas ça pour vous.
00:21:39Il n'y a pas de condescendance.
00:21:40Il n'empêche
00:21:41qu'elle n'a jamais rien réussi
00:21:42au niveau du Proche-Orient
00:21:43et même le président
00:21:44de la République
00:21:44effectivement
00:21:45qui a dit
00:21:46je vais réagir
00:21:47quand il y a eu
00:21:48le programme du 7 octobre
00:21:49et qui après
00:21:50a fait marche arrière
00:21:50pour...
00:21:51Maxime.
00:21:52Il y a quand même
00:21:52quelque chose d'ironique
00:21:53en entendant le président
00:21:55de la République
00:21:55qu'il allait préserver
00:21:58la souveraineté européenne
00:21:59alors même
00:22:00qu'il n'a pas su préserver
00:22:01la simple souveraineté alimentaire
00:22:03française
00:22:04au sein de ses mêmes
00:22:05alliés européens.
00:22:05Ça c'est juste
00:22:06pour la petite parenthèse
00:22:07Emmanuel Macron.
00:22:09Décalage.
00:22:10Évidemment décalage
00:22:11et évidemment
00:22:11que le général de Villiers
00:22:12a raison de dire
00:22:13qu'il n'y aura pas
00:22:14de conflit
00:22:15avec les Etats-Unis
00:22:16et pas de déclenchement
00:22:18de l'article 5.
00:22:18Et on voit sa déclaration
00:22:19à l'intérieur.
00:22:20Et on voit cette déclaration
00:22:21du président de la République
00:22:22qui peut prêter
00:22:23à sourire
00:22:24si ce n'était pas
00:22:25aussi grave.
00:22:27Et puis évidemment
00:22:27que le parapluie américain
00:22:29et que l'OTAN
00:22:30c'est les Etats-Unis.
00:22:31Donc il n'y aura pas
00:22:31lorsque le Danemark
00:22:33vous savez
00:22:33les avions de chasse
00:22:35danois
00:22:36ce sont des avions
00:22:36américains.
00:22:38La France envoie
00:22:39une quinzaine
00:22:39de chasseurs alpins.
00:22:41Nos autres
00:22:41c'est pas avec
00:22:42c'est pas avec
00:22:43les Pays-Bas
00:22:44c'est un.
00:22:44Oui mais vous voyez bien
00:22:45que tout cela
00:22:46c'est de l'ordre
00:22:47de la gesticulation
00:22:48diplomatique militaire
00:22:49mais qu'en aucun cas
00:22:51il n'y aura
00:22:51un conflit
00:22:52avec les Etats-Unis
00:22:53c'est pour ça
00:22:53qu'il faut trouver
00:22:54une manière
00:22:55de négocier
00:22:55comme le disait
00:22:56Neymar.
00:22:57Allez on marque
00:22:58une première pause
00:22:58dans ce Médinews
00:22:59week-end
00:23:00on se retrouve
00:23:00dans quelques instants
00:23:01tiens donc
00:23:01on va parler du budget
00:23:02encore les Français
00:23:04en ont peut-être assez
00:23:05mais c'est le PS
00:23:06qui mène la danse
00:23:07Olivier Faure
00:23:08invité hier soir
00:23:08du 20h de TF1
00:23:09on va y revenir
00:23:10comme depuis le début
00:23:11comme depuis le début
00:23:12on le rappellera
00:23:12oui on le rappellera
00:23:14tout à l'heure
00:23:141.75
00:23:151.75
00:23:15aux dernières élections
00:23:161.75
00:23:17qui fait sourire
00:23:18notre ami belge
00:23:19sur ce plateau
00:23:20à tout de suite
00:23:21mais merci de votre
00:23:22grande fidélité
00:23:2211h30
00:23:25merci de nous accueillir
00:23:26c'est la suite
00:23:27de nos débats
00:23:28dans ce Médinews
00:23:29du dimanche
00:23:30on va parler
00:23:31du budget
00:23:32Maxime Leguet
00:23:32je ne sais pas
00:23:33si ça passionne
00:23:33les Français
00:23:34sincèrement
00:23:35chaque fois qu'on évoque
00:23:36ce thème
00:23:36c'est un feuilleton
00:23:37qui s'éternise
00:23:38350 heures
00:23:39disait Sébastien Lecornu
00:23:41pour arriver
00:23:41à un tel résultat
00:23:43maintenant on le sait
00:23:44et il va falloir
00:23:45attendre mardi
00:23:46ordonnance
00:23:4749-3
00:23:48plutôt 49-3
00:23:49plutôt 49-3
00:23:50se dirige plutôt
00:23:51vers un 49-3
00:23:52tout ça pour ça
00:23:53pourrait dire certains
00:23:54parce que Sébastien Lecornu
00:23:55s'était engagé
00:23:56pour dire pas de 49-3
00:23:58et finalement
00:23:59c'est semble
00:24:00tout le scénario
00:24:02privilégié
00:24:02on a effectivement
00:24:03entendu Olivier Faure
00:24:05dire hier
00:24:06qu'il ne comptait pas
00:24:08censurer ce budget
00:24:09on va peut-être
00:24:11l'écouter peut-être
00:24:11écoutons-le
00:24:12on l'écoute
00:24:13c'était hier soir
00:24:14chez nos confrères
00:24:15de TF1 au 20h
00:24:16et je vous donne la parole
00:24:16à notre ami Balch
00:24:17qui a beaucoup de choses
00:24:17à dire sur la France
00:24:18désidément
00:24:19vous êtes un fin observateur
00:24:20de notre pays
00:24:20Monsieur Faure
00:24:22hier soir
00:24:22j'ai écouté hier soir
00:24:25le Premier Ministre
00:24:26et ce soir
00:24:26à mon tour
00:24:27je lui dis
00:24:28je lui pose simplement
00:24:28deux conditions
00:24:29la première condition
00:24:31c'est d'avoir la copie complète
00:24:32qu'il n'y ait pas de flou
00:24:33on le sait
00:24:33quand il y a un flou
00:24:34c'est que potentiellement
00:24:35il y a un loup
00:24:36la deuxième
00:24:37c'est que le financement
00:24:38de toutes ces victoires
00:24:39obtenues et annoncées
00:24:40hier soir
00:24:41ne se fasse pas
00:24:42sur le dos des Français
00:24:42qu'on ne prenne pas d'une main
00:24:44ce qu'on donne de l'autre
00:24:45à ces conditions-là
00:24:46je propose aux socialistes
00:24:47de ne pas censurer
00:24:48le gouvernement
00:24:49je vois que ça fait réagir
00:24:53Olivier Faure
00:24:53il nous dit
00:24:54qu'il ne va pas censurer
00:24:55le budget
00:24:55normal
00:24:56c'est quasiment son budget
00:24:58évidemment
00:25:00on se retrouve
00:25:00dans une situation paradoxale
00:25:01où Olivier Faure
00:25:02a peut-être davantage
00:25:04obtenu
00:25:04en étant dans l'opposition
00:25:05que s'il avait été nommé
00:25:06à Matignon
00:25:07c'est une copie
00:25:08évidemment
00:25:09teintée de socialisme
00:25:11il a achevé
00:25:11de convaincre
00:25:12cet accord de non-censure
00:25:13dernièrement
00:25:14Sébastien Lecornu
00:25:16avec ce repas universitaire
00:25:17à 1 euro
00:25:18ces bourses étudiantes
00:25:18400 millions
00:25:19pour les barrières sociaux
00:25:20mais en réalité
00:25:20la copie était déjà
00:25:22socialiste
00:25:23en tout
00:25:23c'est 7 milliards d'euros
00:25:25de concessions
00:25:26dans ce budget
00:25:27donc évidemment
00:25:28qu'Olivier Faure
00:25:29arrive triomphant
00:25:30en disant
00:25:31le pouce levé
00:25:32tel un empereur romain
00:25:33on ne va pas
00:25:34couper la tête
00:25:35de Sébastien Lecornu
00:25:36combien de députés
00:25:36à l'Assemblée ?
00:25:3769
00:25:38on est d'accord
00:25:39Alain
00:25:40en fait comme ça vient d'être dit
00:25:42ce sera probablement
00:25:43le 49-3
00:25:43parce qu'il ne faut pas oublier
00:25:44que si c'est par ordonnance
00:25:46il est obligé
00:25:47de passer le PLF
00:25:48le projet de loi des finances
00:25:49initial
00:25:50donc ça voudrait dire
00:25:51que tout le travail
00:25:53qui a été fait au Parlement
00:25:54pendant 3 mois
00:25:55ne sert à rien
00:25:56donc il est probable
00:25:57que ce soit par 49-3
00:25:58mais aussi
00:25:59on va avoir
00:26:00un déficit supérieur
00:26:01à 5%
00:26:02très probablement
00:26:03et ça par rapport
00:26:04à notre discussion précédente
00:26:05c'est très grave
00:26:06ça veut dire que
00:26:07la France
00:26:08ne retrouve pas
00:26:11de marge de manœuvre
00:26:12au niveau international
00:26:13notamment
00:26:14pour se réarmer
00:26:15mais en fait
00:26:16en réalité Alain
00:26:17ce n'est pas l'objectif
00:26:18ce qu'ils veulent
00:26:18tout simplement
00:26:19c'est sauver leur
00:26:20leur siège
00:26:22tout simplement
00:26:23ils ne veulent pas retourner
00:26:24que ce soit
00:26:25les socialistes
00:26:26ou le LR
00:26:27les LR
00:26:28ne veulent pas retourner
00:26:29justement
00:26:29pour que les électeurs
00:26:32que nous sommes
00:26:32puissent aussi
00:26:33donner leur avis
00:26:34donc c'est pour ça
00:26:35que c'est un peu
00:26:36le bal des faux-culs
00:26:37excusez-moi de dire ainsi
00:26:38ils ne pensent
00:26:40qu'à leur intérêt
00:26:41ils n'en ont rien à faire
00:26:43en fait de la France
00:26:43mais le pire
00:26:44c'est que c'est nous
00:26:45qui payons par la suite
00:26:46à la fin
00:26:46c'est les Français
00:26:46qui train
00:26:47qui nous regardent
00:26:48d'impôts
00:26:49là il n'y a pas de solution
00:26:50sur les recettes
00:26:51évidemment
00:26:51il n'y a aucune solution
00:26:53et justement
00:26:53vous vous rappelez
00:26:54que M. Lecornu
00:26:55avait fait tout un discours
00:26:56en disant
00:26:56je vais effectivement
00:26:58revoir toutes les dépenses
00:27:00et faire des économies
00:27:02tous les agences
00:27:03les comités théodules
00:27:04etc
00:27:05c'est fini
00:27:05vous allez voir
00:27:06ce que vous allez voir
00:27:07aujourd'hui tout ça
00:27:08c'est oublié
00:27:08vous savez recevez
00:27:09vendredi M. Panifousse
00:27:10sympa d'ailleurs
00:27:11comme ministre
00:27:11avec le Parlement
00:27:13très sympa
00:27:15c'est lui d'ailleurs
00:27:15qui a sifflé
00:27:16la fin de la mi-temps
00:27:17à l'Assemblée
00:27:18l'autre jour
00:27:19il était notre invité
00:27:20vendredi
00:27:20il le disait
00:27:21bon on va essayer
00:27:21d'avoir un budget
00:27:22il le disait lui-même
00:27:23ça ne sera pas
00:27:24le budget du siècle
00:27:24mais ça on avait compris
00:27:25je pense que les Français
00:27:26avaient compris aussi
00:27:27ça fait longtemps
00:27:28qu'on avait compris
00:27:28mais bon
00:27:29ça avait le mérite
00:27:30d'être clair
00:27:30je propose d'écouter
00:27:31Annie Gennevard
00:27:31qui était l'invité
00:27:32du grand rendez-vous
00:27:32politique Europe 1 Cnew
00:27:34ce matin
00:27:34les échos
00:27:34écoutez ce qu'elle dit
00:27:35sur le budget
00:27:36et je poursuis
00:27:36mon tour de table
00:27:37la situation
00:27:39dans laquelle se trouve
00:27:40le pays
00:27:40est quand même
00:27:40gravissime
00:27:41parce que
00:27:42beaucoup de politiques
00:27:44publiques
00:27:44sont en attente
00:27:45de délivrance
00:27:46d'un budget
00:27:46et ceux qui l'ont pris
00:27:49en otage
00:27:50par l'obstruction
00:27:51par le dépôt
00:27:52des raisonnables
00:27:53d'amendements
00:27:53puisque c'est
00:27:53l'arme obstructive
00:27:55majeure
00:27:56mette en réalité
00:27:58en difficulté
00:27:59notre pays
00:28:00le Premier ministre
00:28:02cherche
00:28:02et il faut l'en féliciter
00:28:04qui ferait mieux
00:28:05à sa place
00:28:05le compromis
00:28:07le cotage
00:28:07oui
00:28:09mais depuis le début
00:28:10c'est le PS
00:28:12Olivier Faure
00:28:12et Boris Vallaud
00:28:13qui mènent la danse
00:28:14rappelez-vous quand même
00:28:14que le corps nu
00:28:16démarre en revenant
00:28:18sur la suspension
00:28:18de la réforme des retraites
00:28:19qui était peut-être
00:28:20la seule réforme structurelle
00:28:22du deuxième mandat
00:28:23d'Emmanuel Macron
00:28:23donc évidemment
00:28:24du côté de la majorité
00:28:27ex-majorité présidentielle
00:28:28on a avalé
00:28:29beaucoup de couleuvres
00:28:30ça ressent même
00:28:31de plus en plus
00:28:31à des boas
00:28:32si je puis me permettre
00:28:33et donc effectivement
00:28:34on veut juste
00:28:34que le budget atterrisse
00:28:36et qu'on en ait un
00:28:37et qu'on finisse
00:28:37cette séquence budgétaire
00:28:38c'est ce qui explique aussi
00:28:39cette prise de parole
00:28:40d'Annie Gennevar
00:28:41j'irais même jusqu'au bas au bab
00:28:43moi
00:28:43si je me permets
00:28:44Catherine
00:28:46l'expression c'est
00:28:48la montagne
00:28:48accouche d'une souris
00:28:49ben là on a accouché
00:28:50une petite fourmi
00:28:51une petite fourmi
00:28:52on a accouché
00:28:53tout ça pour ça
00:28:54c'était assez prévisible
00:28:55je fais partie de ceux
00:28:56je vous rappelle
00:28:56l'avoir dit
00:28:57à l'antenne de CNews
00:28:58qui avaient dit
00:28:59que ça finirait
00:28:59par en 49.3
00:29:00et effectivement
00:29:03mais je n'étais pas la seule
00:29:03mais voilà
00:29:04parce que je ne croyais pas
00:29:05je ne croyais pas
00:29:06à ces discussions
00:29:06qui allaient s'enliser
00:29:08comme on l'a vu
00:29:08de façon dramatique
00:29:09au mépris de toutes
00:29:11les contingences françaises
00:29:12au mépris de toutes
00:29:12les urgences françaises
00:29:13vous l'avez bien dit
00:29:14les socialistes
00:29:15n'ont que faire
00:29:16et pensent qu'à
00:29:16leurs petits intérêts
00:29:18tout ça pour faire alliance
00:29:20avec LFI
00:29:20et se déculotter
00:29:21quand le moment sera venu
00:29:22parler des municipales
00:29:24prochaines
00:29:24à mon avis
00:29:25voilà vous allez voir
00:29:25vous allez voir
00:29:26donc ça ne sert pas
00:29:27à grand chose
00:29:27qu'à faire perdre du temps
00:29:28à la France
00:29:28vous avez fini là
00:29:30je pensais que vous aviez
00:29:34non non
00:29:34je continue
00:29:34faites court Catherine
00:29:36et là je fais court
00:29:37et je pour allonge
00:29:38non non
00:29:38Karima pardonnez-moi
00:29:39vous avez parlé
00:29:40des urgences
00:29:41mais je pense que
00:29:42la première urgence
00:29:43pour Sébastien Lecornu
00:29:44c'était de gagner du temps
00:29:46de faire en sorte
00:29:47que ce gouvernement tienne
00:29:48et de le faire tenir
00:29:50jusqu'à temps
00:29:51que ce ne soit plus possible
00:29:52justement d'aller
00:29:53on va se rendre finalement
00:29:55au municipal
00:29:56et tout ça
00:29:57donc de protéger
00:29:57si vous voulez
00:29:58la fonction présidentielle
00:30:00de protéger le gouvernement
00:30:01ce qui fait que
00:30:02pour le budget
00:30:03et pour d'autres choses aussi
00:30:05pour finalement
00:30:06toutes les choses essentielles
00:30:07on va se retrouver
00:30:08à être tout simplement
00:30:08dans des politiques
00:30:09de bricolage
00:30:10de concession
00:30:11de courbettes
00:30:13on fait ce qu'on peut
00:30:13on gagne du temps
00:30:14pendant ce temps-là
00:30:15donc c'est exactement
00:30:16ce qui va passer
00:30:17et on refile la facture
00:30:19à la prochaine génération
00:30:20exactement
00:30:21et ceux qui nous regardent
00:30:22hélas
00:30:22et que nous saluons
00:30:23qui sont très nombreux
00:30:24à nous regarder
00:30:24Alain
00:30:26en fait on exprime toujours
00:30:28le déficit
00:30:29en pourcentage du PIB
00:30:30donc 5%
00:30:32dans ce cas
00:30:32mais en réalité
00:30:33le critère pertinent
00:30:34c'est les recettes
00:30:36de l'État
00:30:36par rapport
00:30:37aux dépenses de l'État
00:30:38et si on prend
00:30:39le budget général
00:30:40de l'État
00:30:40donc celui qui va être voté
00:30:42la semaine prochaine
00:30:43on est dans un ratio
00:30:44de 1 pour 1
00:30:461 euro de recettes
00:30:47pour 1 euro
00:30:48et demi
00:30:49de dépenses
00:30:50donc autrement dit
00:30:51chaque fois que l'État
00:30:52reçoit 1 euro
00:30:55il dépense
00:30:551 euro et demi
00:30:56et donc
00:30:5750 cents
00:30:58vont à l'endettement
00:31:00et à la dette publique
00:31:01c'est terrible
00:31:02quand vous y pensez
00:31:03quel ménage
00:31:04quel ménage
00:31:05mais non pas quel ménage
00:31:06quelle entreprise
00:31:07qui pourrait gérer
00:31:09le chef d'entreprise
00:31:10qui est à ce rythme là
00:31:12met la question de la porte
00:31:12il s'en va
00:31:13il licencie tout le monde
00:31:13c'est ça la réalité
00:31:15c'est ça la réalité économique
00:31:16oui c'est ça
00:31:16mais ce que je veux dire
00:31:17c'est que le critère du PIB
00:31:18minimise un peu
00:31:19la réalité de la discussion
00:31:21ce qui compte
00:31:21c'est ce qu'on gagne
00:31:22par rapport à ce qu'on dépense
00:31:23allez deux mots
00:31:23je rajoutais juste
00:31:25que même les collectivités
00:31:26les collectivités par exemple
00:31:27ont l'obligation
00:31:29de faire des budgets
00:31:30équilibrés
00:31:31pourquoi l'État
00:31:32ne le fait pas en fait
00:31:33et puis je rajouterais aussi
00:31:34autre chose
00:31:35il faut que les Français
00:31:35sachent maintenant
00:31:36qu'on ait gouverné
00:31:37par des socialistes
00:31:38jusqu'en 2027
00:31:39clairement
00:31:391.75
00:31:41vos dernières élections présidentielles
00:31:42représentées par madame Hidalgo
00:31:43faut-il le rappeler
00:31:44un mot de Gawiy Alattal
00:31:46chez nos confrères du Parisien
00:31:47c'est important
00:31:47si c'est quand même
00:31:48un ancien Premier ministre
00:31:49rapide certes
00:31:50qui est assez inquiet quand même
00:31:52oui
00:31:52ancien socialiste d'ailleurs
00:31:53et qui se retrouve
00:31:55fort dépourvu
00:31:56par le budget
00:31:56quand la bise fut venue
00:31:57quand la bise fut venue
00:31:58en l'occurrence
00:31:59la bise d'Olivier Faure
00:32:00effectivement
00:32:01Gabriel Alattal
00:32:01qui nous dit
00:32:02un peu ce qu'on disait
00:32:03sur le plateau
00:32:04il est temps d'en finir
00:32:05avec ce budget
00:32:06il faut que la France
00:32:07se dote d'un budget
00:32:08c'est évidemment
00:32:09pas le sien
00:32:10pas celui de ses troupes
00:32:11la politique d'offre
00:32:13a été détruite
00:32:14par le PS
00:32:15je le disais tout à l'heure
00:32:16la réforme des retraites
00:32:17donc effectivement
00:32:18du côté de Renaissance
00:32:19on essaye de faire
00:32:20pas trop de bruit
00:32:21on essaye de pas être
00:32:22une entrave supplémentaire
00:32:23pour Sébastien Lecornu
00:32:25on a fait beaucoup
00:32:26de renoncements
00:32:27l'important c'est désormais
00:32:28qu'il y a un budget
00:32:28ce qui est intéressant aussi
00:32:29dans les mots
00:32:30de Gabriel Alattal
00:32:31c'est qu'il dit quand même
00:32:32dans cette interview
00:32:33que la faute originelle
00:32:34c'est la dissolution
00:32:35et donc il remet
00:32:36la responsabilité
00:32:38une nouvelle fois
00:32:38sur le président
00:32:39de la République
00:32:40on pourrait dire
00:32:41je pense que c'est
00:32:42le morceau le plus important
00:32:43de cette idée
00:32:44évidemment
00:32:44et on pourrait dire
00:32:45si on était un peu taquin
00:32:46on pourrait dire aussi
00:32:47que Gabriel Alattal
00:32:48elle a bon dos
00:32:48cette dissolution
00:32:49parce que lui
00:32:49lors du deuxième tour
00:32:50des élections législatives
00:32:51il a appelé à voter LFI
00:32:53pour faire barrage au RN
00:32:54donc il a aussi
00:32:54une part de responsabilité
00:32:56si j'ose dire
00:32:56dans la fracturation
00:32:57et la composition
00:32:58de l'hémicycle
00:32:59ça c'est si on est taquin
00:33:01le souffle des enjeux
00:33:02des futures élections
00:33:03n'est-ce pas
00:33:04il faudra trancher
00:33:05avant 2027
00:33:05Neymar et Karima
00:33:06l'ont bien dit
00:33:07la France va être
00:33:09sous perfusion socialiste
00:33:10jusqu'à 2027
00:33:11voilà c'est un peu acté
00:33:12c'était le travail
00:33:13la mission de Sébastien Lecornu
00:33:15ne pas tomber
00:33:15avant les municipales
00:33:16et maintenant
00:33:17le grand choix
00:33:18il sera vraiment tranché
00:33:19en 2027
00:33:19ça va être long
00:33:20jusqu'en 2027
00:33:21comment ça va se passer
00:33:22pour M. Lecornu
00:33:23s'il veut se présenter
00:33:24face aux Français
00:33:25ça ça va être intéressant
00:33:27parce qu'il se dit
00:33:28paraît-il
00:33:29qu'il errait
00:33:31vous avez des informations
00:33:32il se raconte que
00:33:34bon écoutez
00:33:35on en reparlera
00:33:36on a le temps
00:33:37oui
00:33:38il va se passer des choses
00:33:39d'ici là
00:33:40enfin on ose espérer
00:33:41enfin pour les Français
00:33:42qui vont garder
00:33:43je pense que les Français
00:33:46vont manger
00:33:47on va manger
00:33:47oui parce que
00:33:48ce sont les Français
00:33:49qui vont payer
00:33:51allez
00:33:51toujours là
00:33:52on en a parlé
00:33:53un peu rapidement
00:33:53symbole de cette impuissance
00:33:55de la France
00:33:56et de la voix
00:33:58de la France
00:33:58qui ne se fait pas entendre
00:33:59c'est cette signature
00:34:00du Mercosur
00:34:01hier
00:34:01évidemment
00:34:02on avait vu déjà
00:34:03la présidente
00:34:05Van der Leyen
00:34:05tout sourire
00:34:06avec M. Lula
00:34:07déjà ça avait commencé
00:34:08comme ça
00:34:09donc on avait interrogé
00:34:11un certain nombre
00:34:11d'agriculteurs
00:34:12pour qui le sourire
00:34:13n'était pas au rendez-vous
00:34:14on le comprend aisément
00:34:15écoutez ce que disait
00:34:17hier
00:34:17Ursula Van der Leyen
00:34:18il paraît que c'est
00:34:19un bon accord
00:34:19dit-elle
00:34:20on ne va pas se contredire
00:34:21cet accord envoie
00:34:25un message très fort
00:34:26au monde
00:34:27il reflète un choix
00:34:30clair
00:34:30et délibéré
00:34:31nous préférons
00:34:33un commerce
00:34:34juste au droit
00:34:35de douane
00:34:35nous optons
00:34:38pour un partenariat
00:34:39productif
00:34:40sur le long terme
00:34:41plutôt que l'isolement
00:34:42et surtout
00:34:43nous entendons
00:34:44offrir des avantages
00:34:44réels et concrets
00:34:45à nos populations
00:34:46et à nos entreprises
00:34:47voilà
00:34:49on va écouter
00:34:51et je vous fais réagir
00:34:52évidemment
00:34:53mais Annie Gennevard
00:34:53donc je vous le disais
00:34:55ministre de l'agriculture
00:34:55qui était l'invité
00:34:56du grand rendez-vous
00:34:57ce matin
00:34:57ça paraît de l'accord
00:35:00c'est un accord
00:35:01pas très équilibre
00:35:03dit-elle
00:35:03bah oui
00:35:03on peut-elle dire autre chose
00:35:05on l'écoute
00:35:06vous savez que ma position
00:35:08a été constante
00:35:09sur l'accord
00:35:10avec les pays du Mercosur
00:35:11c'est un accord
00:35:13d'abord
00:35:13qui a été initié
00:35:15il y a 25 ans
00:35:16à un moment
00:35:16où on était 15
00:35:17dans l'Union Européenne
00:35:18à un moment
00:35:19où la concurrence
00:35:20internationale
00:35:20n'était pas aussi féroce
00:35:22et à un moment
00:35:23où l'on créait l'OMC
00:35:24je pense qu'un bon accord
00:35:26n'est pas un accord
00:35:26qui est choisi
00:35:27de sacrifier
00:35:28certaines filières
00:35:29au bénéfice d'autres
00:35:29voilà
00:35:30c'est un accord équilibré
00:35:31et or
00:35:32il ne l'est pas
00:35:33et c'est la raison
00:35:34pour laquelle
00:35:34tout en disant non
00:35:35la France
00:35:36a pris l'initiative
00:35:37de mesures correctives
00:35:38de cet accord
00:35:39et on ne peut pas
00:35:40les passer sous silence
00:35:41c'est terrible
00:35:42je me mets à la place
00:35:44des agriculteurs
00:35:44qui nous écoutent
00:35:45leurs ministres
00:35:46en train de dire
00:35:46bah oui
00:35:46bon c'est pas un bon accord
00:35:48c'est un accord non équilibré
00:35:49Alain on fait quoi ?
00:35:49Madame Van der Leyen
00:35:50elle est allemande
00:35:51n'oublions pas
00:35:52donc ces problèmes-là
00:35:53ne la touchent pas
00:35:53et cet accord
00:35:55du Mercosur
00:35:55qui aurait pu être acceptable
00:35:58si on avait pris en compte
00:35:59les intérêts
00:35:59des éleveurs français
00:36:00et des agriculteurs français
00:36:01il va être très profitable
00:36:03à l'Allemagne
00:36:03qui va vendre beaucoup
00:36:04de machines
00:36:05elle avec ses 34 000 euros
00:36:07par mois
00:36:08tout ça ne la regarde pas
00:36:09elle plane au-dessus
00:36:10dans une sphère
00:36:10voilà
00:36:11et il y a une espèce
00:36:13d'indifférence
00:36:14à ce qui se passe
00:36:16voilà
00:36:17ça lui paraît
00:36:17de la petite
00:36:18ces gens-là savent
00:36:19ils savent
00:36:20ils savent où il faut
00:36:21amener le pays
00:36:22et les petits gens
00:36:23n'ont qu'à suivre
00:36:24eux ils savent
00:36:24ils ont une vision
00:36:25voilà
00:36:25au revoir
00:36:26je me mets à la place
00:36:27des agriculteurs
00:36:28alors si la ministre
00:36:30de l'agriculture
00:36:30trouve que c'est
00:36:31un mauvais accord
00:36:32mais elle peut aussi
00:36:33démissionner
00:36:33pour marquer son désaccord
00:36:35avec cet accord
00:36:36elle part de mesures
00:36:38correctrices
00:36:39en réalité
00:36:39il n'y a quasiment
00:36:40eu aucune mesure
00:36:41correctrice
00:36:43non
00:36:43l'Allemagne les a balayées
00:36:45donc il n'y aura pas
00:36:46de mesures correctrices
00:36:47et surtout ce qu'on voit
00:36:48dans cette affaire
00:36:49c'est Ursula von der Leyen
00:36:51devenir en quelque sorte
00:36:52la présidente de l'Europe
00:36:53alors que ce n'est jamais
00:36:55qu'une haute fonctionnaire
00:36:56qui n'est pas élue
00:36:57elle se mêle de tout
00:36:58alors l'agriculture
00:36:59c'est dans ses compétences
00:37:00mais elle se mêle de défense
00:37:01donc maintenant
00:37:02il y a un commissaire
00:37:03à la défense
00:37:03ce n'est pas prévu
00:37:04c'est un vrai danger
00:37:05dans les traités
00:37:05il y a un commissaire
00:37:07on en a parlé hier
00:37:08donc elle se mêle de tout
00:37:09le logement aussi
00:37:10elle veut régulariser
00:37:11vos logements
00:37:12les performances énergétiques
00:37:13etc
00:37:13et elle est en train
00:37:14de s'imposer
00:37:15comme la figure dominante
00:37:17de l'Europe
00:37:17il se trouve en plus
00:37:18qu'elle est allemande
00:37:19excusez-moi
00:37:20mais ça rappelle quand même
00:37:21certains des mauvais souvenirs
00:37:23et elle forme un duo
00:37:24avec le chancelier Mertz
00:37:26qui est en train
00:37:27de reprendre
00:37:27la direction de l'Europe
00:37:29et malheureusement
00:37:30et nous on est où ?
00:37:31la France
00:37:31on est où ?
00:37:32on est où ?
00:37:32on est le premier
00:37:34en agriculture
00:37:36en Europe
00:37:37et voilà
00:37:37on s'est fait
00:37:38totalement dépasser
00:37:40par les événements
00:37:41par manque de constance
00:37:42encore une fois
00:37:43et on essaie quand même
00:37:44de jouer les durs
00:37:44et de bomber le torse
00:37:46et de montrer nos muscles
00:37:46mais nos muscles
00:37:48qui sont en place
00:37:48c'est bon qu'on puisse dire
00:37:50Naïma
00:37:50Alain soulignait
00:37:52finalement au nom de quoi
00:37:53mais elle se permet
00:37:55parce qu'on lui a donné
00:37:56la permission en fait
00:37:57on lui a donné autorité
00:37:58d'être comme ça
00:37:59finalement
00:38:00j'allais dire
00:38:03le maître de l'Europe
00:38:04de décider pour nous
00:38:06vous avez souligné
00:38:07toutes les
00:38:08même dans nos vies quotidiennes
00:38:09maintenant c'est l'Europe
00:38:10qui décide
00:38:11moi je voudrais juste rappeler
00:38:12parce que vous avez parlé
00:38:13tout à l'heure
00:38:13du général de Gaulle
00:38:14et je suis d'accord avec vous
00:38:16parce que le général de Gaulle
00:38:17par exemple
00:38:18quand il a eu la PAC
00:38:19en 1964
00:38:20lui
00:38:20il a défendu
00:38:22la paysannerie française
00:38:24il a justement
00:38:24fait en sorte
00:38:25que cette PAC
00:38:26cette politique agricole commune
00:38:28favorise justement
00:38:29nos paysans
00:38:30permettent aussi
00:38:31de favoriser
00:38:32la productivité
00:38:33le développement
00:38:35et on était
00:38:36en 92 par exemple
00:38:37les maîtres du monde
00:38:38on était souverains
00:38:39on avait une autosuffisance
00:38:41alimentaire
00:38:41et comme par hasard
00:38:43un an avant
00:38:44on commence les négociations
00:38:45du Mercosur
00:38:47et comme par hasard
00:38:48la nouvelle PAC
00:38:49à partir de 92
00:38:50qu'est-ce qu'elle décide ?
00:38:52que justement
00:38:53il fallait la décroissance
00:38:54il fallait produire moins
00:38:56et il fallait subventionner
00:38:58en contrepartie
00:39:00alors que nos paysans
00:39:01ce qu'ils voulaient
00:39:01c'était avant tout
00:39:03vivre du fruit
00:39:03de leur labeur
00:39:04qu'est-ce qu'on a aujourd'hui ?
00:39:05et bien on n'est plus
00:39:06autosuffisant
00:39:07on importe 70%
00:39:09des fruits
00:39:1030 à 50%
00:39:12des légumes
00:39:13et je ne vous raconte pas
00:39:14les poulets
00:39:15élevés aux hormones
00:39:17etc
00:39:18et ce qu'elle disait
00:39:20Madame Genevard
00:39:21je voudrais juste
00:39:21souligner ça
00:39:22parce qu'elle dit
00:39:22les clauses miroirs
00:39:24etc
00:39:24vous allez voir
00:39:25et elle dit
00:39:25on va avoir 100 agents
00:39:26pour vérifier
00:39:28si les produits
00:39:29qui sont importés
00:39:30n'ont pas été
00:39:32n'ont pas été utilisés
00:39:34justement
00:39:35des produits
00:39:36phytosanitaires
00:39:37je voudrais juste
00:39:37souligner ça
00:39:38et par exemple
00:39:39Madame Genevard
00:39:40elle pourrait juste
00:39:40mettre un moratoire
00:39:41sur tout ce qui est
00:39:43surtransposition
00:39:44des normes
00:39:45qui font qu'on a
00:39:46une concurrence déloyale
00:39:47donc vous voyez
00:39:48juste ça
00:39:49au lieu de venir
00:39:50faire
00:39:50un autre exprès
00:39:52qu'on vous a sélectionné
00:39:54avec Aurélie Lucano
00:39:55qu'on va écouter
00:39:55dans quelques instants
00:39:56mais d'abord
00:39:56la réaction de Jordan Bardella
00:39:57réaction de Jordan Bardella
00:39:59par rapport à cet accord
00:40:00que dit Jordan Bardella
00:40:01avec la signature aujourd'hui
00:40:02du traité du libre-échange
00:40:03entre l'Union Européenne
00:40:04et le Mercosur
00:40:05c'est un jour extrêmement sombre
00:40:06pour l'agriculture française
00:40:07c'est aussi le symbole
00:40:08et oui d'une suite d'échecs
00:40:09d'une série d'abandons
00:40:10de la part d'un président
00:40:11de la République
00:40:12incapable de défendre
00:40:13les intérieurs supérieurs
00:40:15de la nation
00:40:16après deux mandats
00:40:17d'Emmanuel Macron
00:40:18la voix de la France
00:40:19ne porte plus
00:40:19et c'est un peu la une
00:40:20du journal du dimanche
00:40:21aujourd'hui
00:40:21alors on disait
00:40:23comment peuvent réagir
00:40:25les agriculteurs français
00:40:26on les connaît
00:40:26on connaît leur réaction
00:40:28mais écoutez ce qu'elle dit
00:40:29elle est brosse dans le sens du poil
00:40:30écoutez cette réaction
00:40:32qu'on vous a sélectionnée
00:40:32avec Aurélie
00:40:33ce matin
00:40:34au cours du grand rendez-vous
00:40:35je pense que c'est très important
00:40:38que les agriculteurs
00:40:39soient présents à Strasbourg
00:40:40dans quelques jours
00:40:42parce qu'il s'agit
00:40:44de soutenir
00:40:45l'initiative
00:40:46de députés européens
00:40:47qui envisagent
00:40:47de saisir
00:40:48la cour de justice
00:40:49de l'Union Européenne
00:40:50sur la conformité
00:40:51de cet accord
00:40:52avec les pays du Mercosur
00:40:53aux textes européens
00:40:56aux fondamentaux
00:40:58de la construction européenne
00:40:59est-ce qu'elle croit
00:41:01à ce qu'elle dit
00:41:01Annie Gennevar
00:41:02parce qu'en fait
00:41:03les agriculteurs
00:41:03vont y aller
00:41:04on les a interrogés
00:41:05ils vont y aller
00:41:05ils vont se mobiliser
00:41:06évidemment
00:41:06ils ne vont pas lâcher
00:41:08c'est une manière
00:41:08pour le gouvernement
00:41:09aussi de se déresponsabiliser
00:41:11en disant
00:41:11maintenant regardez
00:41:12c'est au Parlement européen
00:41:13que ça se passe
00:41:14mettez la pression vous
00:41:16et donc elle part
00:41:17de saisine
00:41:17de la cour de justice
00:41:18européenne
00:41:19mais évidemment
00:41:20que c'est une manière
00:41:21de se déresponsabiliser
00:41:22Ursula von der Leyen
00:41:23elle a un agenda
00:41:24fédéraliste
00:41:25depuis toujours
00:41:26rappelez-vous
00:41:27durant la crise de la Covid
00:41:28elle avait voulu
00:41:29s'arroger les prérogatives
00:41:30en matière de santé
00:41:32donc elle le fait
00:41:33contre les Etats-nations
00:41:34elle n'est fort que
00:41:35de nos faiblesses
00:41:36à chaque fois
00:41:36qu'elle le peut
00:41:37elle le fera
00:41:38et donc évidemment
00:41:39c'est la voix de la France
00:41:40là qui a été
00:41:41bafouée
00:41:42et qu'on n'a pas su
00:41:43faire respecter
00:41:45ça dit tellement
00:41:46de l'abaissement
00:41:47de la France
00:41:47en un mois
00:41:48Thierry juste
00:41:49on a eu un symbole
00:41:50très fort
00:41:50on a eu l'Allemagne
00:41:51qui a dit
00:41:52qu'il veut continuer
00:41:52à vendre des voitures
00:41:53et sur la fin
00:41:54des voitures thermiques
00:41:552035
00:41:56la commission a reculé
00:41:57parce que l'Allemagne
00:41:58veut continuer à vendre
00:41:59la France qui elle
00:41:59voulait préserver
00:42:01son agriculture
00:42:02et bien la commission
00:42:03lui a dit
00:42:03oh oui bon
00:42:04les français
00:42:04vous êtes gentils
00:42:05mais maintenant
00:42:05vous arrêtez
00:42:05voilà le symbole
00:42:06de l'affaiblissement français
00:42:08et de la dominance
00:42:10de l'Allemagne
00:42:10au sein des institutions
00:42:11et ce qui est terrible
00:42:12dans cette intervention
00:42:13d'Anne Genever
00:42:13c'est de dire
00:42:14de faire croire
00:42:14évidemment aux agriculteurs
00:42:16allez-y
00:42:16c'est à vous de faire
00:42:18parce que nous
00:42:18on ne peut rien faire
00:42:19mais vous allez-y
00:42:19allez à Strasbourg
00:42:20il y a aussi un mensonge
00:42:22quand elle dit
00:42:22on aura 100 agents
00:42:23qui vont contrôler
00:42:24d'abord il n'y a pas
00:42:24il n'y a pas 100 agents
00:42:25il ne faut pas appeler
00:42:25que c'est des fonctionnaires
00:42:31personne n'est en capacité
00:42:32de contrôler
00:42:33tout ce qu'il rentre
00:42:33donc c'était
00:42:35un coter sur une jambe de bois
00:42:36et elle ment
00:42:37en disant
00:42:38qu'on pourra contrôler ça
00:42:39c'est faux
00:42:39Karima
00:42:40le mot de la fin
00:42:41premièrement
00:42:42on parle énormément
00:42:43évidemment du Mercosur
00:42:44mais on est
00:42:46si on regarde
00:42:47la gouverne
00:42:48d'Emmanuel Macron
00:42:49il est rendu presque
00:42:50à 9 ans
00:42:51donc 9 ans
00:42:52de mandat
00:42:53et la souffrance
00:42:54des agriculteurs
00:42:55elle ne date pas
00:42:56d'il y a quelques semaines
00:42:57ça fait quand même
00:42:58des mois
00:42:59des années
00:42:59on sait
00:43:00le taux
00:43:01de suicides
00:43:02on sait
00:43:02à quel point
00:43:03ça devient
00:43:03de plus en plus
00:43:04difficile
00:43:05pour les agriculteurs
00:43:05de vivre
00:43:06de leur travail
00:43:08à quel point
00:43:08il y a eu
00:43:09un certain nombre
00:43:10d'exploitations agricoles
00:43:11qui ont fermé
00:43:12au cours des dernières années
00:43:13donc je le dis
00:43:14ça va faire
00:43:149 ans maintenant
00:43:15au pouvoir
00:43:16qu'est-ce qui a été fait
00:43:17donc le Mercosur
00:43:18on déplace
00:43:19le curseur là-dessus
00:43:21mais ça fait des années
00:43:22et le Mercosur
00:43:23en plus
00:43:23on en parle
00:43:23depuis 25 ans
00:43:24ça a commencé
00:43:25à être négocié
00:43:26quand même
00:43:26il y a plusieurs années
00:43:27de ça
00:43:28donc bref
00:43:29le travail
00:43:30qui n'a pas été fait
00:43:31et quand on parle
00:43:31de cette Europe
00:43:33de cette accélération
00:43:34de cette Europe fédérale
00:43:35oui on n'est plus
00:43:37dans cette Europe
00:43:38des nations fortes
00:43:39où l'Union européenne
00:43:40devait être de la coopération
00:43:41oui on fait des échanges commerciaux
00:43:43mais tout le monde
00:43:44doit sortir gagnant
00:43:45de tout ça
00:43:45on est dans une fédéralisation
00:43:47et la prochaine étape
00:43:48je pense que ça va être
00:43:49vraiment sur la défense
00:43:50parce que
00:43:51une phrase pour résumer
00:43:52notre première heure
00:43:53sur la défense
00:43:54vous la validez
00:43:54tout ça
00:43:55pour ça
00:43:56on est d'accord
00:43:57on marque une pause
00:43:58on se retrouve dans quelques instants
00:43:59pour la deuxième partie
00:43:59à tout de suite
00:44:00il est midi
00:44:03merci de nous accueillir
00:44:04c'est déjà la deuxième partie
00:44:05de ce Midi News
00:44:06du dimanche
00:44:07à mes côtés
00:44:08pour commenter
00:44:09cette actualité
00:44:09assez chargée
00:44:10il faut bien en connaître
00:44:10en ce dimanche
00:44:11Karima Wick est avec nous
00:44:13Alain Destex est avec nous
00:44:14Anaïma M. Fadel également
00:44:16Catherine Rambert
00:44:17et Jules Précis
00:44:18qui est coprésidente
00:44:19de l'association
00:44:20pour les femmes
00:44:20dans les médias
00:44:21est avec nous
00:44:22et Maxime Leguay
00:44:23est avec nous aussi
00:44:24il est midi tout pile
00:44:25Mickaël Dorian
00:44:26est aussi avec nous
00:44:27ça tombe bien
00:44:28et l'information part à l'heure
00:44:29Pour Annie Gennevar
00:44:31Donald Trump
00:44:32qui menace
00:44:33plusieurs pays européens
00:44:34de surtaxe douanière
00:44:35a beaucoup
00:44:36à y perdre aussi
00:44:37il est clair
00:44:38que les Européens
00:44:39ne laisseront pas faire
00:44:40les Etats-Unis
00:44:40a déclaré la ministre
00:44:41de l'Agriculture
00:44:43Annie Gennevar
00:44:43qui a par ailleurs
00:44:44estimé qu'une prise
00:44:45de contrôle américaine
00:44:46du Groenland
00:44:46est inacceptable
00:44:47et inimaginable
00:44:48elle était tout à l'heure
00:44:50l'invité du grand rendez-vous
00:44:51CNews Europe 1 les échos
00:44:53et on vient de la prendre
00:44:54face à cette menace
00:44:55du président américain
00:44:55et en cas de nouveau
00:44:56droit de douane
00:44:57Emmanuel Macron
00:44:58va demander
00:44:58l'activation
00:44:59de l'instrument
00:45:00anti-coercition
00:45:01de l'Union Européenne
00:45:02qui permet
00:45:02de lutter
00:45:03contre les menaces
00:45:04économiques
00:45:05Dans le reste
00:45:06de l'actualité
00:45:07le Sénat relance
00:45:08le débat
00:45:09sur la fin de vie
00:45:10les discussions
00:45:10s'ouvrent mardi
00:45:11après-midi
00:45:12et dureront une semaine
00:45:13au palais du Luxembourg
00:45:14avant un vote solennel
00:45:16prévu le 28 janvier
00:45:17dans une tribune
00:45:18au journal du dimanche
00:45:19le maître de conférences
00:45:20à Sciences Po
00:45:21Laurent Frémont
00:45:22le professeur
00:45:22Emmanuel Hirsch
00:45:23et l'écrivain
00:45:24Michel Houellebecq
00:45:25dénonce le silence éthique
00:45:26selon eux
00:45:27cette loi n'est autre
00:45:28qu'un déplacement
00:45:29décisif
00:45:30de la frontière morale
00:45:31sur laquelle reposent
00:45:32encore nos sociétés
00:45:34Un appartement
00:45:36s'est effondré
00:45:36cette nuit à Paris
00:45:37ça s'est passé
00:45:38rue Hamelot
00:45:38dans le 11ème arrondissement
00:45:39de la capitale
00:45:4020 personnes ont été blessées
00:45:41dont une grièvement
00:45:43elles étaient réunies
00:45:44lors d'une soirée
00:45:45lorsque le 5ème étage
00:45:47de l'immeuble
00:45:47s'est effondré
00:45:48sur celui du dessous
00:45:48un effondrement
00:45:49qui serait
00:45:50selon les premières
00:45:51constatations structurelles
00:45:53et qui ne serait donc pas liées
00:45:54à une fuite de gaz
00:45:55quelques 145 sapeurs-pompiers
00:45:57et 45 véhicules
00:45:58étaient mobilisés
00:45:59cette nuit
00:46:00En Syrie
00:46:01les forces kurdes
00:46:02se sont retirées
00:46:03ce matin
00:46:04du plus grand champ
00:46:05pétrolifère du pays
00:46:06situé dans la province
00:46:08de Deirézor
00:46:09à l'est de la Syrie
00:46:10un retrait qui intervient
00:46:11au moment où
00:46:12les forces gouvernementales
00:46:13étendent leur emprise
00:46:14sur plusieurs régions
00:46:15contrôlées par les Kurdes
00:46:16cette nuit
00:46:17l'armée a affirmé
00:46:18avoir pris le contrôle
00:46:19de Tabka
00:46:20localité stratégique
00:46:21située dans la province
00:46:22de Raqqa
00:46:23une ville qui
00:46:24selon les combattants
00:46:25kurdes
00:46:25ne faisait pas partie
00:46:26de l'accord initial
00:46:27de retrait
00:46:28qu'ils avaient accepté
00:46:29L'actualité en Indonésie
00:46:32les secours
00:46:32annoncent avoir
00:46:33retrouvé un corps
00:46:35et avoir localisé
00:46:36les débris
00:46:36de l'avion
00:46:37ayant disparu hier
00:46:38l'appareil qui avait
00:46:39décollé depuis l'île de Java
00:46:41transportait 10 personnes
00:46:43au moment où
00:46:44il a disparu des radars
00:46:453 passagers
00:46:46et 7 membres d'équipage
00:46:47les équipes dépêchées
00:46:48ont identifié
00:46:49ce qui semble être
00:46:50le fuselage
00:46:51la partie arrière
00:46:51et les hublots
00:46:52de l'avion
00:46:52au total
00:46:53plus de 1000 personnes
00:46:54ont pris part
00:46:55aux recherches
00:46:56et puis 5 départements
00:46:58du sud
00:46:59sont toujours
00:47:00maintenus en vigilance
00:47:01orange
00:47:01pluie
00:47:02inondation
00:47:02et cru
00:47:03il s'agit de Léros
00:47:03l'eau de l'Aveyron
00:47:04la haute Corse
00:47:05et la Corse du sud
00:47:07sur le département
00:47:08de Léros
00:47:08les pluies vont se poursuivre
00:47:10toute la journée
00:47:10avant de s'atténuer
00:47:11en soirée
00:47:12en s'évacuant
00:47:13vers le sud
00:47:14du département
00:47:14en Corse
00:47:15en revanche
00:47:16les fortes pluies
00:47:17vont gagner en intensité
00:47:18et se maintiendront
00:47:20jusqu'à mardi matin
00:47:21voilà Thierry
00:47:22ce qu'il fallait donc
00:47:23retenir de l'actualité
00:47:24à midi
00:47:25sur CNews
00:47:26merci beaucoup
00:47:26et je précise
00:47:26cette information
00:47:27sur les taxes
00:47:29et sur taxes douanières
00:47:30Georgia Meloni
00:47:31a réagi
00:47:31elle dit avoir parlé
00:47:33à Donald Trump
00:47:34et point une erreur
00:47:35voilà
00:47:35pour être totalement précis
00:47:37dans ce tour d'horizon
00:47:38de l'information avec vous
00:47:39mon cher Michael
00:47:40allez
00:47:40on va commencer
00:47:41de notre deuxième heure
00:47:42en évoquant les fléaux
00:47:43qui gangrennent notre société
00:47:44avec la direction de Nancy
00:47:46on va prendre la direction de Nancy
00:47:48où les commerçants
00:47:49n'en peuvent plus
00:47:50puisque la ville
00:47:52semble gangrénée
00:47:53par le narcotrafic
00:47:54une ville de plus en France
00:47:55elles sont nombreuses
00:47:56les villes moyennes
00:47:57on en a beaucoup parlé
00:47:58cet été
00:47:59d'ailleurs
00:47:59le jour de dimanche
00:48:00avait pointé
00:48:01une cartographie
00:48:02de toutes les villes moyennes
00:48:03touchées et gangrénées
00:48:04par le narcotrafic
00:48:06on voit tout cela
00:48:06avec Philippe Vaugel
00:48:07qui nous raconte cette histoire
00:48:08un carrefour
00:48:11en apparence paisible
00:48:13mais l'endroit
00:48:14est surtout connu
00:48:15par les trafiquants
00:48:16un point de deal
00:48:17et de trafiquants tout genre
00:48:19bonjour
00:48:19Jean-Louis est buraliste
00:48:21il est aux premières loges
00:48:23et il ne décolère pas
00:48:24moi ça fait 18 ans
00:48:25que je suis ici
00:48:25ça fait 2 ans
00:48:26que c'est catastrophe
00:48:27ils vendent des cigarettes
00:48:28ils vendent des stupéfiants
00:48:31quand on nous parle
00:48:31de sentiment d'insécurité
00:48:33à la télé
00:48:33ça c'est dans les films
00:48:34là la sécurité
00:48:35quand on est sur place
00:48:36c'est pas un sentiment
00:48:37c'est une réalité
00:48:38c'est factuel
00:48:39conséquence
00:48:40pour lui
00:48:40une perte de chiffre d'affaires
00:48:42de 30%
00:48:43ses clients
00:48:44font désormais un détour
00:48:45pour éviter d'emprunter la rue
00:48:47moi j'ai déjà été bousculée
00:48:48bon rien de grave
00:48:49mais j'étais pas bousculée
00:48:51comme ça
00:48:51il y a quelques années
00:48:52il faudrait qu'on soit
00:48:53tous très vigilants
00:48:54il y a du trafic quoi
00:48:55oui oui bien sûr
00:48:56ils s'en cachent pas
00:48:57ils ont l'attitude
00:48:58ils sont toujours
00:48:59en train de guetter
00:49:00voir s'il n'y a jamais
00:49:02du monde derrière eux
00:49:03certains commerçants
00:49:04pensent désormais
00:49:05à quitter la rue
00:49:06le prix des biens immobiliers
00:49:08est lui aussi impacté
00:49:09par le va-et-vient
00:49:10des trafiquants
00:49:11à certains moments
00:49:12de la journée
00:49:13le soir surtout
00:49:14ça crie
00:49:16ça fait du bruit
00:49:16on a beaucoup de trafic
00:49:18quand même autour
00:49:18mais on sait qu'il y a
00:49:19des clients
00:49:19qui viennent même plus
00:49:20de son côté
00:49:21la mairie
00:49:22reconnaît le problème
00:49:23et explique avoir effectué
00:49:24plus de 800 contrôles
00:49:26de police
00:49:26l'année dernière
00:49:27mais selon les riverains
00:49:28le trafic se déplace
00:49:29à chaque fois
00:49:30dans une rue voisine
00:49:31Catherine
00:49:32j'évoquais cette carte
00:49:34du journal du dimanche
00:49:36de cet été
00:49:37et vous me disiez
00:49:38à juste titre
00:49:39ça serait peut-être mieux
00:49:40de faire la cartographie
00:49:41des villes
00:49:42qui ne sont pas impactées
00:49:43par l'arcotrafic
00:49:44on irait plus vite
00:49:45oui c'est dramatique
00:49:47une ville comme Nancy
00:49:48on n'imagine pas
00:49:48qu'ils sont en plein centre-ville
00:49:50et qu'elle est également
00:49:50confrontée à ça aussi
00:49:51et j'entends dire
00:49:53le commentaire
00:49:54qui disait
00:49:54même les clients
00:49:55ne se déplacent plus
00:49:55moi je pense qu'il faut
00:49:56sanctionner lourdement
00:49:57les clients
00:49:58parce qu'un consommateur
00:49:59il n'est pas programmé
00:50:00dans sa tête
00:50:00pour avoir une amende
00:50:01ou aller avoir
00:50:03une forte amende
00:50:03parce que l'amende
00:50:04est forfaitaire
00:50:05et dérisoire à l'heure actuelle
00:50:06et aller faire
00:50:07un petit séjour
00:50:08dans un commissariat
00:50:09de 24 ou 48 heures
00:50:10et je pense qu'il faut
00:50:11déjà s'en prendre
00:50:13aux consommateurs
00:50:14bien sûr il faut aller
00:50:14à la source
00:50:15mais aux consommateurs
00:50:16et lourdement
00:50:17sanctionner les consommateurs
00:50:19bah oui mais on le répète
00:50:20mais ça ne se fait pas
00:50:21comme disait ma mère
00:50:23je te le dis plusieurs fois
00:50:24parce que tu n'entends pas
00:50:24c'est vrai
00:50:25et nous on le répète
00:50:26comme une fois
00:50:27il y a quelqu'un là-haut
00:50:28qui ne nous entend pas
00:50:29mais les consommateurs
00:50:30j'entends
00:50:31mais les consommateurs
00:50:32souvent ceux
00:50:33que vous allez cibler
00:50:33c'est ceux qui se retrouvent
00:50:34dans la rue
00:50:35qui sont dans des situations
00:50:37plus vulnérables
00:50:38et qui de toute façon
00:50:39ne perdront pas
00:50:40un consommateur
00:50:41n'est pas forcément
00:50:41une personne vulnérable
00:50:42il y a des personnes vulnérables
00:50:44il y a des consommateurs
00:50:44qui ont les moyens
00:50:45qui risquent d'être pris
00:50:47comme on dit
00:50:48la main dans le sac
00:50:48c'est souvent des personnes
00:50:49qui sont plus vulnérables
00:50:50qui vont consommer
00:50:51de la drogue
00:50:52à l'extérieur
00:50:52donc si vous voulez
00:50:54les consommateurs
00:50:55qui se retrouvent
00:50:55dans des maisons
00:50:56les consommateurs
00:50:58qu'on dit
00:50:58un peu récréationnels
00:51:00qui le font
00:51:01un petit peu comme ça
00:51:03ben ça
00:51:04vous n'allez pas
00:51:04les attraper
00:51:06pas du tout même
00:51:06donc non
00:51:07moi je pense
00:51:08qu'il y a toute la question
00:51:08des têtes de réseau
00:51:10on le sait
00:51:11c'est le renseignement
00:51:12c'est toute la réponse
00:51:13pénale
00:51:15judiciaire
00:51:16mais plus encore
00:51:16si vous voulez parler
00:51:17des consommateurs
00:51:18ça il y a quelque chose
00:51:19que je trouve intéressant
00:51:20qu'est-ce qui fait
00:51:21que les gens aujourd'hui
00:51:22consomment de plus en plus
00:51:23de drogue
00:51:24notamment en France
00:51:25donc oui il y a la technique
00:51:26des trafiquants de drogue
00:51:27qui peuvent commencer
00:51:28à en donner gratuitement
00:51:29par exemple à des jeunes
00:51:30créer un cycle
00:51:32de dépendance
00:51:33mais qu'est-ce qui fait
00:51:34qu'aujourd'hui
00:51:34dans le monde
00:51:36dans lequel on est
00:51:37ben on se retrouve
00:51:38à avoir de plus en plus
00:51:39de consommateurs
00:51:39de se dire que finalement
00:51:40la vie ne se vit
00:51:42plus à froid
00:51:43il y a aussi
00:51:44cet élément-là
00:51:45je pense
00:51:45mais dans cette affaire
00:51:46c'est la théorie
00:51:46de l'oeuf et de la poule
00:51:47c'est-à-dire que c'est la poule
00:51:48ou l'oeuf en premier
00:51:49c'est-à-dire que là
00:51:50il faut évidemment
00:51:51sanctionner les consommateurs
00:51:52moi je suis convaincue de ça
00:51:53et puis bien sûr
00:51:54aller sanctionner
00:51:55les pays producteurs
00:51:56il faut aller à la source
00:51:56et évidemment les narcotrafiquants
00:51:58ça va dans les deux sens
00:51:59mais ceux sur qui
00:52:01pardon
00:52:01on peut avoir la main
00:52:02c'est une méthode forte
00:52:04voilà
00:52:05ceux qui ont à la main
00:52:06facilement
00:52:07c'est notamment
00:52:07les consommateurs
00:52:08il n'y a pas que ça
00:52:09je suis d'accord
00:52:10mais enfin
00:52:10encore une fois
00:52:11un consommateur
00:52:12un dealer
00:52:12il sait qu'il va aller en prison
00:52:14et notamment dans les beaux quartiers
00:52:15parce que c'est là où il y a l'argent aussi
00:52:17dans les beaux quartiers aussi
00:52:18dans les beaux quartiers
00:52:19ils se font livrer
00:52:19c'est là où l'argent se prouve
00:52:22ça devient plus compliqué
00:52:23à aller les récupérer
00:52:24il faut toujours aussi
00:52:25en revenir à la source du problème
00:52:26donc ils sont effectivement
00:52:27les narcotrafiquants
00:52:29et là
00:52:29comme souvent
00:52:30on est obligé
00:52:31de revenir à la problématique
00:52:33de l'immigration
00:52:33et de l'immigration illégale
00:52:35aujourd'hui
00:52:35il y a 8%
00:52:36d'étrangers en France
00:52:37les arrestations
00:52:39en matière de trafic de drogue
00:52:40c'est un tiers d'étrangers
00:52:41et si on prend le crack
00:52:43c'est 50%
00:52:44donc oui
00:52:45on peut envisager
00:52:46de pénaliser le consommateur
00:52:47bien entendu
00:52:48Karima
00:52:48il faut prendre
00:52:49toute une série
00:52:50de mesures sécuritaires
00:52:51mais on est une fois de plus
00:52:52et souvent
00:52:53dans beaucoup de problématiques
00:52:54qui semblent accessoires
00:52:55on va peut-être le voir
00:52:56tout à l'heure
00:52:57dans le cas de Orange
00:52:58à Marseille
00:52:58mais on en revient
00:53:00si vous voulez
00:53:01à des problèmes
00:53:01d'immigration
00:53:02et là
00:53:03les chiffres sont assez clairs
00:53:04c'est une problématique
00:53:05le trafic de drogue
00:53:06en France
00:53:07et d'ailleurs en général
00:53:08en Europe
00:53:08qui est lié
00:53:09aussi à l'immigration
00:53:10et on va parler de Marseille
00:53:12dans quelques instants
00:53:12et j'en profite pour saluer
00:53:13Bruno Bartocetti
00:53:14qui est déjà connecté
00:53:15je le salue
00:53:16c'est toujours un plaisir
00:53:16d'échanger avec lui
00:53:17qui est secrétaire nationale
00:53:18zone sud
00:53:19unité SGP police
00:53:20il est avec nous
00:53:21je peux le saluer
00:53:21Bruno Bartocetti
00:53:22il nous écoute
00:53:23parce que ça l'intéresse
00:53:23je suppose ce débat
00:53:25Naïma
00:53:26Naïma Mfadel
00:53:26non mais moi je pense
00:53:27que le problème
00:53:29c'est qu'on paye
00:53:29des décennies
00:53:30de laxisme aussi
00:53:32parce qu'aujourd'hui
00:53:32quand on parle
00:53:33de 80% du territoire
00:53:35qui est gangréné
00:53:36par le narcotrafic
00:53:38ça veut dire
00:53:39qu'il y a 40 ans
00:53:40par exemple
00:53:40quand ça a débuté
00:53:41notamment
00:53:41c'était localisé
00:53:42sur les quartiers
00:53:43on était moins
00:53:45regardant
00:53:46jusqu'à ce que ça explose
00:53:47et qu'effectivement
00:53:48il y a même
00:53:48des petites communes
00:53:49dans la ruralité
00:53:50qui sont aujourd'hui
00:53:51gangrénées
00:53:53quand vous dites
00:53:53vous avez raison
00:53:54Alain
00:53:55effectivement
00:53:56on peut mettre ça
00:53:57en lien
00:53:57avec l'immigration
00:53:59mais plus seulement
00:54:00parce que
00:54:01vous prenez
00:54:01les DZ Mafia
00:54:02ou les Yoda
00:54:03etc
00:54:03ce sont bien
00:54:05des jeunes
00:54:06issus de l'immigration
00:54:07mais qui sont bien français
00:54:08donc on voit bien
00:54:09qu'aujourd'hui
00:54:10nous avons un problème
00:54:10avant tout
00:54:11franco-français
00:54:12donc notre laxisme
00:54:14malheureusement
00:54:15il nous revient au boomerang
00:54:16on est en incapacité
00:54:17par exemple
00:54:18de dissuader
00:54:18d'enrôlement
00:54:20des jeunes
00:54:21notamment des mineurs
00:54:22dans le trafic de drogue
00:54:23tout le monde le sait
00:54:24quand on parle
00:54:25de la place
00:54:26et du rôle des parents
00:54:27écoutez
00:54:27j'ai toujours
00:54:28des cris d'orfraie
00:54:28parce que souvent
00:54:29j'en parle
00:54:31notamment avec vous
00:54:32depuis que j'ai débuté
00:54:34et malheureusement
00:54:35vous avez des cris d'orfraie
00:54:36donc on voit bien
00:54:37qu'on a aussi une situation
00:54:38que quelque part
00:54:39on laisse faire
00:54:40et malheureusement
00:54:42part aussi
00:54:43à une espèce
00:54:43de fatalisme
00:54:44quand vous avez eu
00:54:45des auditions
00:54:46des magistrats
00:54:47de Marseille
00:54:48qu'est-ce qu'ils ont dit ?
00:54:50ils l'ont reconnu
00:54:51ils ont dit
00:54:51nous sommes en phase
00:54:52de perdre cette guerre
00:54:54et Bruno Bartocetti
00:54:56qui nous écoute
00:54:56évoquer au cours
00:54:57d'un nombreux échanges
00:54:58qu'on a pu avoir ensemble
00:54:59que maintenant
00:55:00c'est des gamins
00:55:01de 7-8 ans
00:55:02qui sont touchés
00:55:02oui oui
00:55:03effectivement
00:55:03notamment ceux
00:55:04qui alertent
00:55:05notamment ceux
00:55:07qui alertent
00:55:09moi j'ai vu
00:55:09dans le cadre
00:55:10de mes fonctions
00:55:10dans les quartiers
00:55:12des gamins
00:55:12qui minuit sont encore dehors
00:55:14alors qu'ils ont 9-10 ans
00:55:15il y a un problème
00:55:167-8 ans
00:55:16c'est dingue
00:55:17mais bon
00:55:17c'est circulé
00:55:18il n'y a rien à voir
00:55:19Maxime
00:55:20vous avez eu raison Thierry
00:55:21de parler de Trump
00:55:22et jusqu'à la méthode forte
00:55:23au Venezuela
00:55:24parce que là aussi
00:55:25le contraste est saisissant
00:55:26Donald Trump dit
00:55:27narcotrafic égale terrorisme
00:55:28donc il l'emploie
00:55:29à la manière très très forte
00:55:30il bombarde les bateaux
00:55:31il va même jusqu'à kidnapper
00:55:33Maduro
00:55:33mais Emmanuel Macron
00:55:35dit la même chose
00:55:36dans les mots
00:55:36il a dit
00:55:37rappelez-vous
00:55:37que la menace
00:55:39et il veut faire
00:55:40de la lutte contre le narcotrafic
00:55:41au même niveau
00:55:42que la lutte contre le terrorisme
00:55:43il a même créé
00:55:44le PNACO
00:55:45le parquet anticriminalité
00:55:46qui est plaqué
00:55:47sur le parquet
00:55:49antiterroriste
00:55:49sauf que Emmanuel Macron
00:55:51il dit ça
00:55:51et derrière
00:55:52qu'est-ce qui se passe
00:55:52et bien pas grand chose
00:55:53parce qu'il vient
00:55:54pour la 15ème fois
00:55:55à Marseille
00:55:56constater son impuissance
00:55:57et son impossibilité
00:55:58à lutter réellement
00:56:00non pas seulement
00:56:00dans les mots
00:56:01mais dans les faits
00:56:02contre le narcotrafic
00:56:02je voudrais juste rappeler
00:56:03Thierry
00:56:04que c'est 7 milliards par an
00:56:057 milliards
00:56:06vous avez effectivement
00:56:07le cannabis
00:56:07mais aujourd'hui
00:56:08vous avez la cocaïne
00:56:09qui représente
00:56:10environ 3 milliards
00:56:11qui vient de dépasser
00:56:14le cannabis
00:56:15c'est extrêmement grave
00:56:18et qui coûte
00:56:19pratiquement rien
00:56:19et qui est beaucoup
00:56:20plus pur
00:56:22que dans les années
00:56:2390
00:56:24Bruno Bartocetti
00:56:25qui nous écoute
00:56:26je le dis souvent
00:56:27aujourd'hui
00:56:27qui travaille
00:56:28voilà
00:56:28sans compter
00:56:29tout l'écosystème
00:56:30qui s'est créé
00:56:31où on va acheter
00:56:32une machine à laver
00:56:33on va payer
00:56:34un loyer
00:56:35pour les nourrices
00:56:37etc
00:56:37c'est un cancer
00:56:39de notre société
00:56:40puisqu'on va prendre
00:56:41la direction de Marseille
00:56:42on va prendre une expression
00:56:42un peu footballistique
00:56:43les narcotrafiquants
00:56:44disputent la coupe d'Europe
00:56:46et puis
00:56:46la police
00:56:47et c'est pas
00:56:48Bruno Bartocetti
00:56:49qui va me démentir
00:56:50joue en
00:56:51je dirais
00:56:51en division d'honneur
00:56:52quant aux moyens
00:56:52c'est un peu ça
00:56:53Bruno Bartocetti
00:56:54malheureusement
00:56:54vous me pardonnez
00:56:55pour cette comparaison
00:56:57on en est là
00:56:57aujourd'hui
00:56:58et merci d'être avec nous
00:56:59parce que je sais
00:57:00que ce débat sur Nancy
00:57:02j'aurais très bien pu
00:57:02vous interroger
00:57:03également là-dessus
00:57:04mais on va prendre
00:57:05la direction
00:57:06de la ville de Marseille
00:57:07et on en a beaucoup parlé
00:57:08du site d'Orange
00:57:09qui va finalement
00:57:10déménager
00:57:11la décision a été prise
00:57:14alors
00:57:14avant de vous interroger
00:57:16je voudrais qu'on revoie
00:57:17les déclarations
00:57:17de Benoît Payan
00:57:18parce que visiblement
00:57:19il n'y avait pas de problème
00:57:20selon le maire sortant
00:57:22de Marseille
00:57:23que disait Benoît Payan
00:57:24quand on évoquait
00:57:25la situation du site d'Orange
00:57:27le Marseille bashing
00:57:28ça suffit
00:57:29à un moment donné
00:57:30il faut arrêter
00:57:31maintenant
00:57:31vous arrêtez de taper
00:57:32de manière systématique
00:57:33sur cette ville
00:57:34parce que je la défendrai
00:57:35toujours
00:57:35et ce n'est pas fini encore
00:57:37que disait encore
00:57:38Benoît Payan
00:57:39dans le troisième arrondissement
00:57:42chez les salariés d'Orange
00:57:43une peur s'est installée
00:57:44quand on vous entend parler
00:57:46on peut avoir peur
00:57:47mais entre vous et moi
00:57:48personne n'a entendu
00:57:49de coup de feu
00:57:49il n'y a tellement pas eu
00:57:50de coup de feu
00:57:51que c'est
00:57:52mais non mais c'est fantastique
00:57:53et je rappelle que Benoît Payan
00:57:55est donc candidat
00:57:56quel déni de réalité
00:57:57mais oui on en est là
00:57:58donc si Orange décide
00:57:59de déménager
00:58:00c'est que quelque part
00:58:01il s'est bien passé
00:58:02quelque chose
00:58:02Bruno
00:58:03Oui bonjour
00:58:06bien évidemment
00:58:07bon moi je ne rentre pas
00:58:09dans le schéma
00:58:10pour ou contre Benoît Payan
00:58:11chacun s'exprimera
00:58:13à ce sujet
00:58:13dans quelques semaines
00:58:14Benoît Payan
00:58:15devrait parler des chiffres
00:58:17ils sont très éloquents
00:58:18entre 2000 et 2020
00:58:20vous aviez en moyenne
00:58:21je dis en moyenne
00:58:2215 règlements de comptes
00:58:25qui ont entraîné
00:58:26qui ont entraîné
00:58:27la mort de ces dealers
00:58:29par an
00:58:3015 en moyenne
00:58:31et de 2021 à 2025
00:58:33c'est 30 par an
00:58:35donc les chiffres parlent
00:58:37tout à l'heure
00:58:38j'ai entendu parler
00:58:39des 7 milliards d'euros
00:58:40que générait bien sûr
00:58:42la vente de stupéfiants
00:58:44mais ça va aller encore plus loin
00:58:45notamment en matière
00:58:46de contrôlant de cigarettes
00:58:47parce qu'on le retrouve aussi
00:58:48dans le quartier Saint-Moron
00:58:49à Marseille
00:58:50au-delà du trafic de stupéfiants
00:58:51et c'est 2 milliards
00:58:53pardon 2 millions d'euros
00:58:55par an
00:58:56également pour le trafic
00:58:58de cigarettes
00:58:58donc on a vraiment
00:58:59des sujets qui sont lourds
00:59:01et aujourd'hui
00:59:02quand finalement
00:59:03des études sérieuses
00:59:04démontrent
00:59:04qu'il y a 3 fois plus
00:59:05de consommation
00:59:06de stupéfiants
00:59:07en 2023
00:59:09qu'en 2010
00:59:10ça démontre surtout
00:59:11qu'on a une société
00:59:12qui est bien malade
00:59:14c'est catastrophique
00:59:15ce qu'on vit aujourd'hui
00:59:15dans notre société
00:59:16c'est un problème
00:59:17de santé publique
00:59:19et ça ne concerne pas
00:59:20que les jeunes
00:59:21parce qu'on a des jeunes dealers
00:59:22très très jeunes
00:59:23on a des jeunes consommateurs
00:59:24mais vous avez des
00:59:25des hommes et des femmes
00:59:27de 40, 50 ans
00:59:2860 ans
00:59:29qui vont travailler
00:59:29et qui sont addicts
00:59:31et qui doivent être
00:59:32pris en charge
00:59:33et malheureusement
00:59:34on passe à côté
00:59:35donc cette consommation
00:59:36elle doit baisser
00:59:38elle doit être travaillée
00:59:39aussi à ce niveau
00:59:39et toutes les pistes
00:59:41doivent être explorées
00:59:42on l'a souvent dit
00:59:42en matière pénale
00:59:44en matière de répression
00:59:45à l'international
00:59:46ou national
00:59:46et pourtant
00:59:47on a des résultats
00:59:48pourtant on travaille
00:59:49mais on est dépassé
00:59:50la vérité elle est là
00:59:51on est dépassé
00:59:52vous l'avez dit
00:59:53j'abonde dans votre sens
00:59:56on est dans la réaction
00:59:58nous en tant que flic
00:59:59on n'est pas dans l'action
01:00:00et dans l'anticipation
01:00:01on est dans la réaction
01:00:02et c'est trafiquant
01:00:03on a une longueur d'avance
01:00:04sur nous
01:00:04et quand on parle
01:00:05de point de deal
01:00:06il faut bien comprendre
01:00:08qu'on n'est pas
01:00:08dans un point de deal fixe
01:00:10aujourd'hui
01:00:10on doit parler de secteurs
01:00:11et des secteurs mobiles
01:00:13notamment avec l'Ubercheat
01:00:14l'Ubercock
01:00:15à travers les déplacements
01:00:16à travers la mobilité
01:00:17on a parlé de Nancy
01:00:18mais toutes les villes de France
01:00:20sont touchées
01:00:21par ce phénomène là
01:00:22et il n'y a pas un secteur
01:00:23bien précis
01:00:23c'est que toutes les villes
01:00:25sont infectées
01:00:25les consommateurs
01:00:26attendent leur vendeur
01:00:29et voilà où on en est
01:00:30aujourd'hui
01:00:30on part en 2026
01:00:32avec une dernière étude
01:00:33qui a démontré
01:00:33que la consommation
01:00:35de stupéfiants
01:00:35cannabis, cocaïne
01:00:36est un très très fort hausse
01:00:38et c'est très grave
01:00:39pour notre pays
01:00:40Bruno
01:00:41ce qui est terrible
01:00:43et c'est assez symbolique
01:00:44cette décision
01:00:45d'Orange France
01:00:46de déménager
01:00:48c'est-à-dire qu'encore une fois
01:00:49encore une fois
01:00:50ce sont les narcotrafiquants
01:00:51qui gagnent
01:00:51et on doit s'adapter
01:00:53au trafic
01:00:53et ça doit être l'inverse
01:00:55mais on doit s'adapter
01:00:57et ça c'est un constat d'échec
01:00:58et on en a beaucoup parlé
01:00:59et c'est vrai que
01:01:00bon je ne vais pas vous faire commenter
01:01:02évidemment
01:01:02les déclarations de Benoît Payan
01:01:03mais il est quand même
01:01:04dans un déni absolu
01:01:05il s'est passé des choses
01:01:06dans ce site
01:01:07on ne l'a pas inventé
01:01:07encore une fois
01:01:08on ne l'a pas inventé
01:01:09et on se met à la place
01:01:10des salariés d'Orange
01:01:10qui n'avaient pas spécialement envie
01:01:12d'aller travailler le matin
01:01:13sachant qu'il y a eu des balles
01:01:14qui ont été tirées
01:01:14sur leur immeuble
01:01:16et on comprend leurs craintes
01:01:18Aujourd'hui à Marseille
01:01:21quel que soit l'élu
01:01:22finalement
01:01:22et le maire au sortant
01:01:23doit défendre sa ville
01:01:24on peut le comprendre
01:01:25mais il ne doit pas être
01:01:26dans le déni
01:01:27il doit accepter l'idée
01:01:28qu'aujourd'hui
01:01:29quand le site Orange
01:01:30est délocalisé
01:01:31c'est un échec
01:01:32c'est un échec dans sa ville
01:01:33c'est un échec
01:01:34dans notre société
01:01:35c'est un échec
01:01:36de l'État
01:01:38et quand on a ce site
01:01:39qui bouge
01:01:40avec toute une population
01:01:41qui va finalement
01:01:42maintenant avoir
01:01:43comme repère
01:01:43uniquement des dealers
01:01:45ou pratiquement qu'eux
01:01:46et puis finalement
01:01:46d'employer d'Orange
01:01:48dans ce quartier Saint-Moron
01:01:49c'est-à-dire qu'on est
01:01:50dans un échec
01:01:51et que l'on soit
01:01:52aujourd'hui
01:01:52dans un programme
01:01:53de gauche ou de droite
01:01:55je ne vais pas me parler librement
01:01:56parce que je n'ai aucun engagement politique
01:01:57comme vous le savez
01:01:58qu'on soit de droite ou de gauche
01:01:59on ne doit pas
01:02:00à moment donné être timide
01:02:01on doit dire aujourd'hui
01:02:02ma ville
01:02:03elle est gangrénée
01:02:04par le trafic de stupéfiants
01:02:05on a le quartier Saint-Moron
01:02:06le troisième arrondissement
01:02:07de Marseille
01:02:08qui est l'arrondissement
01:02:09et le quartier
01:02:10le plus pauvre de France
01:02:11et bien on doit prendre
01:02:12les choses en main
01:02:12et peu importe
01:02:13sa culture politique
01:02:14de gauche
01:02:15de droite
01:02:16et j'insiste bien
01:02:16on doit dire
01:02:17à un moment donné
01:02:18on est dépassé
01:02:19on doit prendre
01:02:20des mesures fortes
01:02:21et qui doivent passer
01:02:22bien sûr
01:02:23par la sanction
01:02:24et des mesures
01:02:25qui doivent passer aussi
01:02:25par peut-être
01:02:26des plans d'urbanisation
01:02:27il y a tout un tas
01:02:28de pistes
01:02:29aujourd'hui à explorer
01:02:30parce que nous policiers
01:02:31j'insiste bien
01:02:32quand vous savez
01:02:32que vous avez
01:02:33pour couvrir
01:02:34la ville de Marseille
01:02:35la nuit
01:02:35entre 40-45 policiers
01:02:38pour couvrir la ville
01:02:40sur le terrain
01:02:40à Marseille
01:02:41qui est très très étendu
01:02:42écoutez
01:02:43c'est tout simplement
01:02:45impossible
01:02:45comme vous l'imaginez
01:02:47on doit couvrir
01:02:47de nombreuses missions
01:02:48des accidents
01:02:49des tapages nocturnes
01:02:51des différences familiaux
01:02:52comment voulez-vous
01:02:52qu'on soit en permanence
01:02:54dans le quartier
01:02:54Saint-Mont à Marseille
01:02:55c'est pas possible
01:02:56et il ne vous a pas échappé
01:02:57qu'il y a des élections
01:02:58municipales
01:02:58très prochainement
01:02:59mon cher Bruno Bartocetti
01:03:01on l'évoquait hier
01:03:02Benoît Payan
01:03:03en mer sortant
01:03:03est donné à 30%
01:03:05à égalité avec Franck Alizio
01:03:06qui est le candidat RN
01:03:07et donc évidemment
01:03:08on est à la pêche
01:03:09aux électeurs
01:03:10ceux-ci expliquent
01:03:11peut-être cela
01:03:12enfin c'est juste
01:03:12une analyse
01:03:13justement Thierry
01:03:15pourrait avoir
01:03:16de la crédibilité
01:03:17il y gagnerait
01:03:18justement
01:03:18le candidat Payan
01:03:20à dire la réalité
01:03:21et avoir un parler vrai
01:03:23parce que nous
01:03:24on n'en peut plus
01:03:25on n'en peut plus
01:03:26des éléments de langage
01:03:28je vous sache
01:03:28par exemple
01:03:29Orange
01:03:30ce qui s'est passé
01:03:30dans le cadre
01:03:31de la politique
01:03:31de la ville
01:03:32de ces quartiers
01:03:32il y a eu
01:03:33beaucoup de grosses entreprises
01:03:34qui se sont installées
01:03:36dans des quartiers
01:03:37dites
01:03:37zones urbaines
01:03:38à Marseille
01:03:39comme dans d'autres villes
01:03:40parce que ça faisait partie
01:03:41d'une volonté
01:03:42de désenclavement
01:03:45mais que malheureusement
01:03:46moi j'ai pu le constater
01:03:48quand j'étais déléguée
01:03:49du préfet
01:03:49c'est qu'il y a eu
01:03:50beaucoup d'échecs
01:03:51parce que ça ne marchait pas
01:03:52et je voudrais aussi rappeler
01:03:53qu'à Saint-Ouen
01:03:54vous vous rappelez
01:03:55de cette maternelle
01:03:56qui a été déplacée
01:03:58parce qu'il y avait
01:03:59des dealers
01:04:00et que finalement
01:04:01le maire
01:04:02effectivement
01:04:03s'est adapté
01:04:03donc il a reculé
01:04:05donc la république
01:04:05a reculé
01:04:06et il a déplacé
01:04:07cette maternelle
01:04:08pour laisser
01:04:08toute aisance
01:04:10aux dealers
01:04:10Catherine je vous donne
01:04:11la parole
01:04:11mais Alain avait
01:04:12le doigt
01:04:13donc je suis très
01:04:14respectueux
01:04:14ce qui est dramatique
01:04:21quand une entreprise
01:04:22comme Orange
01:04:22une entreprise emblématique
01:04:23quitte un quartier
01:04:24comme ça
01:04:25c'est que derrière
01:04:25c'est la dégringolade
01:04:26comment voulez-vous
01:04:28faire rester
01:04:28les autres petits commerçants
01:04:29qui n'ont pas les moyens
01:04:31la structure d'Orange
01:04:32voilà donc
01:04:32c'est l'assassine
01:04:33la mort de Cartier
01:04:34qui sont abandonnés
01:04:35aux dealers
01:04:36Benoît Payan
01:04:37c'est Benoît son prénom
01:04:38Benoît Payan
01:04:39il aurait été bien inspiré
01:04:40d'aller rendre visite
01:04:41au patron d'Orange
01:04:42et d'agir
01:04:43pour qu'au contraire
01:04:43il se maintienne
01:04:44parce que c'est la chute
01:04:45de quartier
01:04:46on voit ça
01:04:46dans toutes les villes
01:04:47Bruno voulait réagir
01:04:48il faut que je donne
01:04:48la parole également
01:04:49à Alain
01:04:49je m'y suis engagé
01:04:50Bruno Bartosetti
01:04:51rapidement
01:04:51voilà très très rapide
01:04:53je voudrais juste dire
01:04:54que ce soit à Marseille
01:04:55ou ailleurs
01:04:56malheureusement
01:04:56à une encabure
01:04:58des élections municipales
01:04:59bien encore une fois
01:04:59malgré notre travail
01:05:00malgré les résultats
01:05:01nous policiers
01:05:02nous allons être
01:05:03instrumentalisés
01:05:04sur ces chiffres
01:05:04et sur cette délégance
01:05:06et sur ces résultats
01:05:07et ça c'est important
01:05:08de le souvenir
01:05:08et merci en tous les cas
01:05:10c'est toujours un bonheur
01:05:10d'échanger avec vous
01:05:12sur ces différentes thématiques
01:05:13parfois j'ai l'impression
01:05:14qu'on se répète
01:05:15Bruno
01:05:16c'est ça qui est terrible
01:05:17on fait les constats
01:05:19vous tirez la sonnette d'alarme
01:05:21et vous la tirez fortement
01:05:22et on vous donne la parole
01:05:24et c'est important
01:05:24également de vous entendre
01:05:26parce que
01:05:26vous êtes témoin de la réalité
01:05:28la réalité du terrain
01:05:29c'est vous qui l'incarnez
01:05:30et c'est important
01:05:31de vous donner la parole
01:05:32merci encore Bruno
01:05:33Alain
01:05:34oui c'est effectivement
01:05:36l'échec
01:05:36de la politique de la ville
01:05:38on a voulu faire
01:05:39des investissements
01:05:40publics
01:05:41faire venir
01:05:41des sociétés privées
01:05:43et puis finalement
01:05:43on voit que ça ne marche pas
01:05:45et puis c'est aussi
01:05:46l'échec des plans successifs
01:05:47pour Marseille
01:05:48du président Macron
01:05:49qui je crois est allé
01:05:50je ne sais plus si c'est
01:05:515, 7 ou 10 fois
01:05:53à Marseille
01:05:5415 fois
01:05:5515 fois
01:05:56je suis encore
01:05:56bon
01:05:57voilà on voit
01:05:58qu'il y a des effets d'annonce
01:05:59une fois de plus
01:06:00et pas de résultat
01:06:00et plus généralement
01:06:01on est dans l'illustration
01:06:03de la thèse
01:06:04du fameux livre
01:06:05de Ben Soussan
01:06:05qui remonte déjà à 2002
01:06:07les territoires perdus
01:06:08de la république
01:06:09c'est d'ailleurs assez intéressant
01:06:10de voir qu'à l'époque
01:06:11il avait dû publier
01:06:12ce livre sous un pseudo
01:06:13parce qu'à l'époque
01:06:14on n'osait pas
01:06:15affirmer
01:06:16qu'il y avait des territoires
01:06:17perdus de la république
01:06:18mais aujourd'hui
01:06:19on est pratiquement
01:06:2020 ans
01:06:21ou 25 ans plus tard
01:06:22et bien
01:06:22les territoires perdus
01:06:24de la république
01:06:24c'est pas seulement
01:06:25Marseille
01:06:26c'est pas seulement
01:06:26la Seine-Saint-Denis
01:06:27c'est de plus en plus aussi
01:06:29des villes moyennes
01:06:30françaises
01:06:31comme Nancy
01:06:33Clermont-Ferrand
01:06:33Clermont-Ferrand
01:06:35on ne me parlait pas de Nantes
01:06:35qui étaient des villes
01:06:37tranquilles
01:06:39et calmes
01:06:40il n'y a pas encore
01:06:40si longtemps
01:06:41Nantes a été longtemps
01:06:42classée
01:06:42la ville où faisait bon vivre
01:06:43le monde a changé
01:06:45le fameux état de droit
01:06:46l'a bien voulu
01:06:47moi ça fait plus de 30 ans
01:06:48que je travaille
01:06:48sur les quartiers
01:06:49je travaille à Montelajouli
01:06:50à Trappes
01:06:51à Dreux
01:06:52et sur la région
01:06:53Île-de-France
01:06:54sur les différents quartiers
01:06:55je travaille en Oré-Loire
01:06:56il y a 11 quartiers
01:06:57aussi
01:06:57je les connais
01:06:58ces quartiers
01:06:59mais je peux vous dire
01:07:00que la plupart des habitants
01:07:01ce qu'ils veulent
01:07:01c'est avant tout
01:07:02plus des républiques
01:07:04mais comment la république
01:07:05les laisse en main
01:07:06de cet écosystème
01:07:07justement
01:07:08de bandits
01:07:09de narcotrafiquants
01:07:11qui justement
01:07:11font la loi
01:07:13dans ces quartiers
01:07:13comment voulez-vous ?
01:07:15c'est là où on met
01:07:15le moins justement
01:07:16de policiers
01:07:18pourtant il y a eu
01:07:18de l'argent
01:07:19de mis à Marseille
01:07:20ça on ne peut pas dire
01:07:21qu'il n'y a pas eu
01:07:21d'argent dedans
01:07:21alors effectivement
01:07:22à Marseille
01:07:23mais moi je voudrais
01:07:24savoir aussi
01:07:25quels sont les opérateurs
01:07:26qui ont été mandatés
01:07:27pour justement
01:07:28mais le problème
01:07:30ça fait des années
01:07:30vous vous rendez compte
01:07:31la tâche
01:07:33vous entendez la musique
01:07:34Naïma M. Fadel
01:07:35il faut appuyer sur le bouton
01:07:38off
01:07:38est-ce que je peux appuyer
01:07:39sur le bouton
01:07:40et marquer une pause
01:07:40merci Naïma M. Fadel
01:07:41on se retrouve dans quelques instants
01:07:43vous faites ça très bien
01:07:45il est 12h30
01:07:46c'est déjà la dernière ligne droite
01:07:48de ce Midi News
01:07:48du dimanche
01:07:50on poursuit nos débats
01:07:52nos échanges
01:07:53on va revenir
01:07:53mon cher Maxime Leguet
01:07:55sur cette interview
01:07:56accordé à nos confrères
01:07:58du journal du dimanche
01:07:59par le général
01:08:00Pierre De Villiers
01:08:02et il le dit
01:08:03au FO
01:08:03il n'y aura pas de guerre
01:08:04contre les Etats-Unis
01:08:05oui effectivement
01:08:06c'est ce que nous dit
01:08:08le général
01:08:09qui nous a dit
01:08:10beaucoup de choses
01:08:11et souvent
01:08:12à la tête de l'exécutif
01:08:13on ne l'a pas écouté
01:08:15donc peut-être que
01:08:16cette fois-ci
01:08:16il faudrait qu'on l'écoute
01:08:17parce qu'on se souvient
01:08:18de son départ
01:08:18avec Fraquin
01:08:19en 2017
01:08:20parce qu'il y avait
01:08:22des coupes budgétaires
01:08:24dans le budget de l'armée
01:08:26près de 850 millions d'euros
01:08:27qu'Emmanuel Macron
01:08:29parce que c'est Emmanuel Macron
01:08:30qui était président
01:08:31voulait couper
01:08:32et il a dit
01:08:33tout cela
01:08:33est irresponsable
01:08:35c'est intenable
01:08:36et donc
01:08:36je ne suis pas d'accord
01:08:38je m'en vais
01:08:38c'est très intéressant
01:08:40de voir ça
01:08:40quand on a en rétrospective
01:08:42Emmanuel Macron
01:08:42qui maintenant bombe le torse
01:08:43en disant
01:08:44j'ai doublé le budget des armées
01:08:45oui oui
01:08:46mais en 2017
01:08:47il faut être fort
01:08:47il faut être craint
01:08:48tout ça
01:08:48alors qu'on a oublié
01:08:49et le général
01:08:51Devilliers
01:08:52qui nous dit
01:08:53que le monde
01:08:53a changé
01:08:54lui il lui disait
01:08:54depuis longtemps
01:08:55que ce n'est plus
01:08:56désormais le monde
01:08:57qui est régi
01:08:57par la force du droit
01:08:58mais désormais
01:08:59le droit à la force
01:09:00et donc
01:09:01il nous dit
01:09:01que dans ce monde là
01:09:03il faut être fort
01:09:04c'est celui des rapports
01:09:05de force
01:09:05l'entre-deux
01:09:06ça ne fonctionne plus
01:09:07écoutez justement
01:09:08ce passage
01:09:09qu'il nous disait
01:09:10c'était mardi dernier
01:09:12encore une fois
01:09:12sur notre antenne
01:09:13écoutez ce qu'il nous disait
01:09:14sur cet entre-deux européen
01:09:16qui ne fonctionne plus
01:09:16alors non
01:09:17on va jouer
01:09:17on a un sujet
01:09:18en fait
01:09:19c'est de ma faute
01:09:21c'est à Ennis Baucher
01:09:22qui nous raconte tout ça
01:09:23pardonnez-moi
01:09:24nous avons changé de monde
01:09:27c'est le cri d'alerte
01:09:29lancé par le général
01:09:30Pierre de Villiers
01:09:30dans les colonnes du JDD
01:09:31après l'envoi
01:09:32de troupes militaires françaises
01:09:33au Groenland
01:09:34dans le cadre
01:09:35d'une mission
01:09:35de reconnaissance danoise
01:09:36aux côtés
01:09:37de plusieurs pays européens
01:09:38si l'ancien chef
01:09:39d'état-major des armées
01:09:40écarte d'emblée
01:09:41l'hypothèse
01:09:41d'un affrontement
01:09:42avec les Etats-Unis
01:09:43il martèle
01:09:43que la France
01:09:44doit changer de cap
01:09:45pour assurer sa sécurité
01:09:46nous sommes passés
01:09:47dans l'ère du droit
01:09:48de la force
01:09:49l'organisation du monde
01:09:50est en train de passer
01:09:51dans les mains
01:09:51des Etats-puissances
01:09:52c'est la raison pour laquelle
01:09:54il nous faut nous réarmer
01:09:55je crois que nous devons
01:09:56tirer des leçons
01:09:57de cet épisode
01:09:58d'autres Groenland
01:09:59existent en puissance
01:10:00autour de la planète
01:10:01autrement dit
01:10:02des territoires souverains
01:10:03sur lesquels
01:10:03des Etats-puissances
01:10:04ont des vues assez précises
01:10:06et ne seraient pas
01:10:07du tout intimidés
01:10:07par l'usage de la force
01:10:08pour se les approprier
01:10:09c'est pourquoi
01:10:10il faut être prêt
01:10:11à se défendre
01:10:12car seule la force
01:10:13peut garantir la paix
01:10:14un discours qu'il tient
01:10:15depuis plusieurs années
01:10:15en 2017
01:10:17alors qu'il est chef
01:10:17d'état-major des armées
01:10:18Bercy exige une économie
01:10:20de 850 millions d'euros
01:10:21sur le budget de l'armée
01:10:22impensable pour le général
01:10:23Pierre de Villiers
01:10:24qui s'agace violemment
01:10:25devant la commission
01:10:26de la défense de l'Assemblée
01:10:27en prononçant une phrase choc
01:10:28je ne me laisserai pas
01:10:30b***er comme ça
01:10:30après avoir été vivement repris
01:10:32par Emmanuel Macron
01:10:33il décide de claquer la porte
01:10:34aujourd'hui
01:10:35il appelle à renforcer
01:10:36au plus vite
01:10:37la force de frappe française
01:10:38nous avons désarmé
01:10:39pendant des décennies
01:10:40depuis la chute
01:10:41du mur de Berlin
01:10:42nous avons savouré
01:10:43les délices
01:10:44les dividendes de la paix
01:10:45quant aux Etats-puissances
01:10:46eux depuis 20 ans
01:10:48réarment de 5 à 10% par an
01:10:49il nous faut une armée
01:10:51adaptée aux menaces actuelles
01:10:52avec des effectifs
01:10:53de la logistique
01:10:54des munitions
01:10:55des pièces de rechange
01:10:56côté humain
01:10:57il faut de la formation
01:10:58et de l'entraînement
01:10:59aujourd'hui notoirement
01:11:00insuffisant
01:11:01le général Pierre de Villiers
01:11:02l'affirme
01:11:03il faut 10 ans
01:11:03pour reconstruire
01:11:04un modèle d'armée
01:11:05capable de faire la guerre
01:11:06il est donc urgent
01:11:07selon lui
01:11:07de saisir le dossier
01:11:08maintenant
01:11:08pour assurer la défense
01:11:10et la protection
01:11:10des français dans le futur
01:11:11et oui
01:11:13il avait dit des choses
01:11:14il aurait fallu l'écouter
01:11:15et maintenant
01:11:16qu'avec le sujet
01:11:17on a le tableau complet
01:11:19on comprend très bien
01:11:20le deuxième message
01:11:21du général de Villiers
01:11:22qui est de dire
01:11:23que désormais
01:11:23c'est un monde
01:11:24du retour des empires
01:11:26du retour de la force
01:11:27des rapports de force
01:11:29et que donc
01:11:29l'Europe
01:11:30elle est coincée
01:11:31entre cet entre-deux
01:11:33et que cet entre-deux
01:11:34ne fonctionne plus
01:11:35l'heure n'est plus
01:11:35à l'eau tiède
01:11:36il faut non plus seulement
01:11:37parler
01:11:38il faut agir
01:11:39cette fois-ci
01:11:40on écoute
01:11:40vraiment
01:11:41le général de Villiers
01:11:42qui nous dit tout cela
01:11:42c'était sur notre antenne
01:11:43il y a une différence
01:11:45entre les états puissants
01:11:46et les démocraties européennes
01:11:48qui est fondamentale
01:11:50c'est quand ils disent
01:11:51quelque chose
01:11:52ils le font
01:11:52nous nous sommes
01:11:55dans la parole
01:11:56nous ne sommes pas
01:11:57dans les actes
01:11:58nous faisons des réunions
01:11:59nous faisons
01:12:00des rencontres
01:12:01nous faisons
01:12:02des conférences de presse
01:12:04nous disons
01:12:05beaucoup de choses
01:12:05et nous annonçons
01:12:06beaucoup de choses
01:12:07nous réformons la loi
01:12:08etc
01:12:08au bilan
01:12:09il n'y a pas
01:12:11d'action
01:12:11derrière
01:12:12immédiate
01:12:13et cette corrélation
01:12:14à mon avis
01:12:15entre la déclaration
01:12:17et l'action
01:12:18qui est mortifère
01:12:19si elle n'a pas lieu
01:12:20il avait prévenu
01:12:21en 2017
01:12:23il a évidemment
01:12:24parfaitement raison
01:12:25mais le problème
01:12:27c'est qu'on ne peut pas
01:12:28tout faire en même temps
01:12:29donc on ne peut pas
01:12:30en même temps
01:12:31désendetter la France
01:12:32avoir cet agenda
01:12:34climatique
01:12:35européen
01:12:36complètement fou
01:12:37avoir une politique
01:12:38de croissance
01:12:38l'état providence
01:12:40le plus généreux
01:12:40au monde
01:12:41et augmenter
01:12:42les dépenses
01:12:43de défense
01:12:43ça ne fonctionne
01:12:44tout simplement
01:12:45pas comme ça
01:12:45donc idéalement
01:12:46effectivement
01:12:47la France
01:12:48et d'ailleurs
01:12:48les autres pays européens
01:12:49comme le demande
01:12:50Donald Trump
01:12:51devrait avoir
01:12:52à peu près 5%
01:12:53de budget de défense
01:12:55par rapport au PIB
01:12:56mais voilà
01:12:56aujourd'hui
01:12:57on est à 2%
01:12:58et augmenter
01:12:59ça veut dire
01:13:00faire des coupes ailleurs
01:13:01or on voit bien
01:13:02on a eu la discussion
01:13:03ou faire des économies
01:13:04ailleurs
01:13:04ou faire des économies
01:13:06qui font le budget
01:13:07de l'état
01:13:08effectivement
01:13:09il n'y a pas moyen
01:13:10dans le cadre actuel
01:13:11c'est vrai qu'un pays
01:13:12est défini par ses actes
01:13:14et par ses actions
01:13:14et par celui qui mène
01:13:15c'est un peu la thématique
01:13:16de notre émission aujourd'hui
01:13:17exactement
01:13:17et qu'on préfère
01:13:19désarmer un pays
01:13:20moi ça m'avait
01:13:21beaucoup interpellé
01:13:22à l'époque
01:13:23quand il avait claqué
01:13:24la porte avec Fracas
01:13:25et je m'étais dit
01:13:28franchement
01:13:29on récolte
01:13:30les choix
01:13:30qu'on a fait
01:13:31c'est à dire
01:13:31qu'on préfère
01:13:31affaiblir nos armées
01:13:33et continuer
01:13:34à nourrir
01:13:35des comités
01:13:37théodules
01:13:38des associations
01:13:39des missions
01:13:41de l'état
01:13:41qui ne servent à rien
01:13:42et qui ponquent de l'argent
01:13:43et qui ne sont pas productrices
01:13:44concrètement
01:13:46pour nous
01:13:46moi je trouve
01:13:49que c'est un réveil
01:13:51en fait
01:13:51qui est assez brutal
01:13:52pour l'Europe
01:13:53pour beaucoup
01:13:54de pays européens
01:13:55pour
01:13:55même je vous dirais
01:13:57bon
01:13:57Canada
01:13:58au Québec
01:13:59ou d'autres pays
01:13:59comme ça
01:14:00c'est un réveil brutal
01:14:01parce que vous avez mentionné
01:14:02effectivement
01:14:03que pendant des années
01:14:04pour ce qui est du financement
01:14:06de l'armement
01:14:06de la défense
01:14:07plusieurs pays
01:14:09ça a aussi
01:14:09autour de 2%
01:14:10alors que
01:14:11initialement
01:14:12ça devait être quand même
01:14:13autour de 5%
01:14:14on a mis l'argent ailleurs
01:14:15pour des services
01:14:16pour toutes sortes
01:14:17de choses
01:14:18pour les citoyens
01:14:19et c'est un réveil brutal
01:14:20parce qu'on se rend compte
01:14:21qu'il y a cette accélération
01:14:22de l'histoire
01:14:23qu'il y a une reconfiguration
01:14:25de cet ordre mondial
01:14:26il y a des
01:14:27velléités
01:14:28disons
01:14:29impérialistes
01:14:30que ce soit
01:14:30des États-Unis
01:14:31la Chine
01:14:32la Russie
01:14:33qu'on connait
01:14:33en fait
01:14:33depuis longtemps
01:14:34maintenant on le voit
01:14:35beaucoup avec les États-Unis
01:14:36et comme si l'Europe
01:14:37n'avait pas été prête pour ça
01:14:38comme si elle était encore
01:14:40dans une forme d'angélisme
01:14:41dans une forme d'utopie
01:14:42une forme de déni
01:14:44aussi de se dire
01:14:45que bon
01:14:45avec des beaux discours
01:14:46l'État de droit
01:14:47l'ONU
01:14:48on était passé
01:14:49à autre chose
01:14:50dans l'histoire
01:14:50on était dans une espèce
01:14:51de parenthèse
01:14:52même s'il y a
01:14:53évidemment des conflits
01:14:54des guerres
01:14:54il y en a toujours eu
01:14:55et il y en avait encore
01:14:56au cours des dernières années
01:14:57mais une sorte
01:14:58d'aveuglement
01:14:59volontaire
01:15:01de se dire
01:15:01qu'on est dans une parenthèse
01:15:02de l'histoire
01:15:03où on est dans la paix
01:15:04et on se rend compte
01:15:05aujourd'hui
01:15:06que ce monde
01:15:07dans lequel on est en train
01:15:08de se réveiller
01:15:08il est glacial
01:15:09et c'est comme si
01:15:11à force de se préparer
01:15:13pour la guerre
01:15:14c'est quoi la prochaine étape
01:15:16est-ce qu'on est en train
01:15:16de préparer
01:15:17les prochains conflits
01:15:18les prochaines guerres
01:15:18ça m'éclate beaucoup
01:15:20c'est vrai que les signaux
01:15:20envoyés sont garantis
01:15:22en 2017
01:15:23on savait déjà
01:15:24les velléités impérialistes
01:15:25de la Russie
01:15:26de la Chine
01:15:27ce qui n'était pas prévu
01:15:27on ne le découvre pas là
01:15:28c'était le retournement américain
01:15:30et ça illustre parfaitement
01:15:32ce que dit Donald Trump
01:15:33vous n'avez pas investi
01:15:34pour votre défense
01:15:35vous nous laissez payer
01:15:36vous savez quoi
01:15:37aujourd'hui
01:15:37pardonnez-moi le mot
01:15:38mais fuck
01:15:39voilà
01:15:39et on se retrouve
01:15:40j'adore cette expression
01:15:41attention
01:15:43il y a des jeunes
01:15:44qui l'ont garde aussi
01:15:44en anglais
01:15:45ça passe mieux
01:15:45ça passe mieux
01:15:47ça passe mieux
01:15:48ça passe mieux
01:15:48ça passe mieux
01:15:48on ne va pas traduire
01:15:50non mais moi
01:15:50quand j'écoute
01:15:50le général de Villiers
01:15:52je me dis
01:15:53mais que de temps perdu
01:15:54de temps perdu
01:15:56et vraiment
01:15:57quand je l'écoute
01:15:57encore une fois
01:15:57tout à l'heure
01:15:58je disais tout ça pour ça
01:15:59vous savez
01:15:59certains sont là
01:16:01tout le temps
01:16:02à nous brandir
01:16:02le général de Gaulle
01:16:03et en disant
01:16:04je suis gaulliste
01:16:05je suis gaulliste
01:16:06et je trouve même
01:16:07que c'est galvaudé
01:16:08lui pour le coup
01:16:09il peut dire
01:16:09qu'il est le digne
01:16:10successeur
01:16:11du général de Gaulle
01:16:12et ça illustre
01:16:14parfaitement
01:16:14que bien souvent
01:16:15dans ce pays
01:16:16auprès des élites
01:16:17politico-médiatiques
01:16:18avoir raison trop tôt
01:16:20c'est être cloué
01:16:21au pilori
01:16:22et on constate
01:16:24que tardivement
01:16:24que les autres
01:16:25avaient raison
01:16:26oui sauf que souvent
01:16:26c'est bien trop tard
01:16:27c'est parce qu'une chose
01:16:28se souhaite évidemment
01:16:29pour la France
01:16:30mais le réarmement
01:16:31intellectuel
01:16:32a été tardif
01:16:33parce que
01:16:34beaucoup
01:16:34sonaient la sonnette
01:16:35d'alarme
01:16:35sur ce sujet
01:16:36et c'est vrai aussi
01:16:37sur d'autres sujets
01:16:38où on se réveille
01:16:39évidemment souvent
01:16:40un peu trop tard
01:16:41je ne sais pas
01:16:41s'il a eu raison trop tôt
01:16:42ou si c'est Macron
01:16:43qui a eu tort trop tôt
01:16:44l'un n'empêche pas l'autre
01:16:45l'un n'empêche pas l'autre
01:16:46évidemment
01:16:46ça peut marcher
01:16:47on est toujours
01:16:48dans le court terme
01:16:48on parlait du budget
01:16:50tout à l'heure
01:16:50on est dans le court terme
01:16:51on est à la journée près
01:16:53on est à la semaine
01:16:54on choisit des hommes
01:16:57qui nous dirigent
01:16:57ou des femmes
01:16:58qui nous dirigent
01:16:58pour franchir un cap
01:16:59et nous donner le là
01:17:00sans quoi ça ne sert à rien
01:17:02on est d'accord
01:17:02aujourd'hui
01:17:03s'il y a un réarmement
01:17:03il se fera
01:17:04au prix d'un endettement
01:17:06supplémentaire
01:17:06il faut effectivement
01:17:07renoncer
01:17:09au comité théodule
01:17:10à certaines dépenses publiques
01:17:12et en particulier
01:17:13Sébastien Cornu a dit
01:17:15qu'armée était une priorité
01:17:16l'autre jour
01:17:17il l'a dit
01:17:18mais pour ça
01:17:18il faut un budget
01:17:19augmenter le budget
01:17:20des armées certes
01:17:21mais il faut que ça passe
01:17:21par un budget
01:17:22allez très rapidement
01:17:23dernier sujet
01:17:24sur lequel j'aimerais
01:17:24vous faire réagir
01:17:26juste après nous
01:17:27vous savez
01:17:27c'est Enquête d'Esprit
01:17:28avec Aymeric Pourbet
01:17:28et vous allez voir
01:17:29qu'il y a un lien
01:17:30l'ONG
01:17:31qui s'appelle
01:17:32Porteuse Ouverte
01:17:33est à l'origine
01:17:33de l'index mondial
01:17:34annuel des persécutions
01:17:36des chrétiens
01:17:37index mondial
01:17:382026
01:17:39qui a été dévoilé
01:17:40donc le 14 janvier
01:17:42je vous propose
01:17:42d'écouter un témoignage
01:17:44alors c'est pas son vrai nom
01:17:45c'est celui d'un
01:17:46d'un pasteur
01:17:48de la République
01:17:48du Congo
01:17:49c'était chez nos confrères
01:17:51du Figaro TV
01:17:51il y parle donc
01:17:52de ses persécutions
01:17:53des chrétiens
01:17:54il est lui-même menacé
01:17:56notamment par les islamistes
01:17:58des forces démocratiques
01:17:59alliées
01:18:00qui ont prêté
01:18:01je le rappelle
01:18:01c'est important de le dire
01:18:02allégeance
01:18:03à l'état islamique
01:18:04et c'était en 2017
01:18:05on l'écoute
01:18:06et on ouvre le débat
01:18:07juste après
01:18:08nous on est attaqué
01:18:11par une force
01:18:13qu'on appelle
01:18:13force démocratique
01:18:15alliée
01:18:16aux islamistes chrétiens
01:18:18on les appelle
01:18:19les ADEF
01:18:20alors
01:18:21comment est-ce qu'ils opèrent
01:18:22ils s'apparent
01:18:23aux chrétiens
01:18:24à la population
01:18:25qui n'ont pas d'armes
01:18:26leur but
01:18:28leur but
01:18:29c'est faire
01:18:30peur aux chrétiens
01:18:32donc
01:18:32que les gens
01:18:33ne continuent pas
01:18:34à parler
01:18:35de leur foi
01:18:36et que les gens
01:18:37se convertissent
01:18:39à leur idéologie
01:18:41et qu'ils puissent
01:18:42les suivre
01:18:42pas plus qu'hier
01:18:45il y a eu aussi
01:18:46des attaques
01:18:47dans un centre
01:18:48de santé
01:18:49d'une église
01:18:50protestante
01:18:51où on a dit
01:18:52égorger tous les malades
01:18:54c'était hier
01:18:54tous les malades
01:18:56qui étaient à l'hôpital
01:18:57les infirmiers
01:18:57qui montaient la garde
01:18:58ainsi qu'ils ont brûlé
01:19:02le centre de santé
01:19:04ils ont incendié
01:19:05l'église
01:19:06donc l'atrocité continue
01:19:08Et nous sommes avec
01:19:09David Emmerlin
01:19:10directeur général
01:19:11de cette ONG
01:19:12Portes Ouvertes
01:19:13Merci David Emmerlin
01:19:14d'avoir accepté
01:19:15notre invitation
01:19:15et pour terminer
01:19:16ce débat sur le sujet
01:19:18c'est vrai que
01:19:19cette persécution
01:19:19des chrétiens
01:19:20très peu de médias
01:19:21en parlent en fait
01:19:21Oui c'est vraiment dommage
01:19:24et c'est la raison
01:19:25pour laquelle
01:19:25nous faisons
01:19:26cette conférence de presse
01:19:28c'est justement
01:19:29pour que les gens
01:19:30puissent entendre
01:19:31ce qui se passe
01:19:31d'horrible dans le monde
01:19:32Et le témoignage
01:19:34de ce pasteur
01:19:35est terrible également
01:19:36Oui absolument
01:19:38il est venu
01:19:39nous expliquer ça
01:19:40on a fait un live également
01:19:41pour ceux qui souhaitaient
01:19:42l'entendre
01:19:43au niveau de l'ONG
01:19:44Portes Ouvertes
01:19:45et on est vraiment touchés
01:19:46pour tout ce qu'il raconte
01:19:47il a lui-même vécu
01:19:48les choses
01:19:49dans sa propre famille
01:19:50et on n'imagine pas
01:19:52en fait
01:19:52ce que ces chrétiens
01:19:53subissent à cause
01:19:54de leur foi
01:19:55c'est vraiment affreux
01:19:56Et pourquoi selon vous
01:19:57les médias se taisent
01:19:59sur cette persécution
01:20:00des chrétiens
01:20:01dont il est important
01:20:02et nécessaire
01:20:03de parler ?
01:20:04Pourquoi il y a ce silence ?
01:20:05Écoutez je pense
01:20:06qu'il y a un certain
01:20:07nombre de contestations
01:20:08aussi sur la réalité
01:20:09des chiffres
01:20:09qui peuvent peut-être
01:20:10perturber le signal
01:20:12c'est également
01:20:14des situations
01:20:14qui durent depuis des années
01:20:15les médias peut-être
01:20:16aiment aussi les scoops
01:20:17en tout cas nous
01:20:18nous pensons
01:20:19que ce qui se passe
01:20:20au jour le jour
01:20:20est tellement terrible
01:20:21que justement
01:20:22il est important
01:20:22d'en parler le plus possible
01:20:24de faire connaître
01:20:25la situation
01:20:25en Afrique subsaharienne
01:20:26effectivement dans l'Est
01:20:27dans le Nord-Est du Congo
01:20:28RDC
01:20:30mais également au Nigeria
01:20:31en Soudan
01:20:32et maintenant au Mali
01:20:34au Burkina Faso
01:20:35en Centrafrique
01:20:36dans malheureusement
01:20:37beaucoup de pays
01:20:37d'Afrique centrale
01:20:38les choses que Jean-Pierre
01:20:40nous a racontées
01:20:41se reproduisent à l'infini
01:20:42Restez avec nous
01:20:43David et Merlin
01:20:44parce que nos invités
01:20:45souhaitent réagir sur le sujet
01:20:46qui est un sujet
01:20:46ô combien important
01:20:48Catherine ?
01:20:49La christianophobie
01:20:49malheureusement
01:20:50elle ne date pas d'hier
01:20:51on en avait pris
01:20:52un peu conscience
01:20:53en 1996
01:20:54avec l'assassinat
01:20:55des sept moines
01:20:56de Tibérine
01:20:56et moi je renvoie
01:20:57la lecture d'un livre
01:20:58qu'avait écrit
01:20:59mon ami regretté
01:21:00René Guitton
01:21:01qui avait écrit
01:21:01C'est chrétien qu'on assassine
01:21:02je ne sais pas si vous connaissez
01:21:03ce livre
01:21:03il date de 2019
01:21:05et déjà il dressait
01:21:07un panorama
01:21:08une carte
01:21:09de la christianophobie
01:21:10et des meurtres
01:21:11qui étaient perpétés
01:21:12à l'encontre
01:21:13des chrétiens
01:21:14dans le monde entier
01:21:14il faut qu'il y ait
01:21:16des drames épouvantables
01:21:17pour qu'on en parle
01:21:17mais quand ça se passe
01:21:19de façon disséminée
01:21:20on n'en parle pas
01:21:21vous avez raison
01:21:22de le souligner
01:21:22voilà
01:21:24c'est drame
01:21:24Là on affiche
01:21:25les chiffres
01:21:26des persécutions
01:21:26des chrétiens
01:21:27dans le monde
01:21:27vous le voyez
01:21:284849 chrétiens
01:21:29tués dans le monde
01:21:31dont 3490 au Nigeria
01:21:333632 églises ciblées
01:21:36dont plus de 1000 en Chine
01:21:373302 chrétiens enlevés
01:21:39dont 2293 au Nigeria
01:21:414712 chrétiens détenus
01:21:43non
01:21:432192 en Inde
01:21:45voilà ces chiffres
01:21:46qui parlent
01:21:47et qui claquent
01:21:48en réalité
01:21:49il y a plus de 300 millions
01:21:51de chrétiens
01:21:52qui sont persécutés
01:21:53chaque année dans le monde
01:21:54moi je connais bien
01:21:55cette région du Congo
01:21:56d'où vient le témoignage
01:21:57c'est le nord-est du Congo
01:21:59qui échappe totalement
01:22:01à l'autorité du gouvernement
01:22:02de Kinshasa
01:22:03du président Tshisekedi
01:22:05mais il faut appeler
01:22:06un chat un chat
01:22:06qui persécute
01:22:09les chrétiens
01:22:10ce ne sont pas des bouddhistes
01:22:11ce ne sont pas des islamistes
01:22:13ce ne sont pas des juifs
01:22:13ce sont des islamistes
01:22:15et donc il faut
01:22:16pouvoir dénommer
01:22:18l'origine du mal
01:22:19et le problème
01:22:20c'est que partout
01:22:21dans le monde
01:22:22en Asie
01:22:22mais aussi en Afrique
01:22:24la persécution
01:22:25de chrétiens
01:22:26par des islamistes
01:22:26est en train
01:22:27de s'étendre partout
01:22:28au Congo
01:22:29il n'y avait pas
01:22:30d'islamistes
01:22:30il y a 15 ou 20 ans
01:22:32au Mozambique
01:22:33tout à fait
01:22:33au sud de l'Afrique
01:22:34il n'y avait pas
01:22:35ce genre de problème avant
01:22:36et au Moyen-Orient
01:22:37malheureusement
01:22:38les chrétiens
01:22:38sont en voie de disparition
01:22:40que ce soit
01:22:40dans les territoires palestiniens
01:22:42en Irak
01:22:42en Syrie
01:22:43partout
01:22:44les chrétiens
01:22:44sont menacés
01:22:45et en voie de disparition
01:22:46et évidemment
01:22:47ils ont bien raison
01:22:48d'attirer l'attention
01:22:49là-dessus
01:22:49et David et Merlin
01:22:50nous on en parle beaucoup
01:22:51également sur CNews
01:22:52mais le nombre d'églises
01:22:54qui sont visitées
01:22:56je ne vais pas dire dévastées
01:22:59mais c'est vrai
01:23:01le nombre est croissant
01:23:03il n'y a plus de respect
01:23:03ce ne sont plus des sanctuaires
01:23:04c'est le cas de le dire
01:23:05absolument
01:23:07d'ailleurs
01:23:07justement
01:23:08c'est ce qui nous permet
01:23:09d'identifier
01:23:09ces actes violents
01:23:10comme des persécutions
01:23:11c'est justement
01:23:12que ce sont les églises
01:23:13qui sont visées
01:23:14ce sont les pasteurs
01:23:15ce sont les prêtres
01:23:16là dans les événements
01:23:18terribles
01:23:19qui ont eu lieu
01:23:19en République du Congo
01:23:21ce sont justement
01:23:22des chrétiens
01:23:23tués dans une église
01:23:24durant une vieille prière
01:23:25ou durant des funérailles
01:23:26chrétiennes
01:23:27donc il est clair
01:23:28que les gens sont visés
01:23:29parce qu'ils sont chrétiens
01:23:30en raison de leur foi
01:23:31et effectivement
01:23:32ces églises
01:23:32plus de 1000 églises
01:23:34massacrées
01:23:35détruites
01:23:36brûlées
01:23:36au Nigeria
01:23:37l'an passé
01:23:38c'est une violence
01:23:40qu'on n'imagine pas
01:23:41en fait
01:23:41qu'on n'imagine pas
01:23:42c'est vraiment affreux
01:23:43nous entendons des témoignages
01:23:44au sein de notre ONG
01:23:45régulièrement
01:23:45et ces témoignages
01:23:46nous glacent le sang
01:23:47je vous remercie beaucoup
01:23:49vous CNews
01:23:50d'en parler
01:23:50parce que c'est absolument
01:23:51important de le faire
01:23:52écoutez merci
01:23:53effectivement
01:23:53ce sont des enjeux
01:23:55effectivement
01:23:55d'islamistes
01:23:56ce ne sont pas
01:23:57ce sont des groupes
01:23:58qui sont devenus extrémistes
01:23:59qui appliquent la charia
01:24:00dans le nord du Nigeria
01:24:0212 états
01:24:03ont appliqué la charia
01:24:04comme loi
01:24:05et vraiment
01:24:07c'est ce qui
01:24:08aujourd'hui
01:24:08il déroule
01:24:09je dirais le programme
01:24:11c'est vraiment terrible
01:24:12et j'ai juste une question
01:24:13lorsque vous faites
01:24:13votre point presse
01:24:14vous avez beaucoup de médias
01:24:15qui viennent à votre rendez-vous
01:24:17justement pour relayer
01:24:19les informations
01:24:19qui sont à votre disposition
01:24:20oui nous remercions
01:24:23les médias qui sont présents
01:24:24la FP également
01:24:24était présente
01:24:25c'est un point presse
01:24:27effectivement
01:24:28que nous faisons tous les ans
01:24:29depuis assez longtemps
01:24:30maintenant
01:24:30avec la sortie
01:24:31de l'index mondial
01:24:32de persécution des chrétiens
01:24:33mi-janvier
01:24:34et nous avons de plus en plus
01:24:36de personnes qui viennent
01:24:36également des responsables
01:24:37religieux en France
01:24:39et nous remercions chacun
01:24:40de sa prise en compte
01:24:41et de la communication
01:24:42qu'il peut faire
01:24:43et Aurélie Lucano
01:24:45qui prépare cette émission
01:24:46à mes côtés
01:24:46mais qui travaille également
01:24:48aux côtés
01:24:48d'Emoui Pourbet
01:24:49me dit évidemment
01:24:50on en parle très souvent
01:24:50dans Requette d'Esprit
01:24:51l'émission qui nous succède
01:24:53juste après
01:24:54merci en tous les cas
01:24:54pour votre témoignage
01:24:55on voulait vous donner la parole
01:24:57parce que ça me paraît
01:24:57aussi important
01:24:58Naïma je ne vous ai pas
01:24:59donné la parole
01:24:59je sais que vous vouliez
01:25:00l'apprendre
01:25:00mais alors très rapidement
01:25:01parce que nous arrivons au terme
01:25:02non non
01:25:02je voulais juste rajouter
01:25:03qu'en 2024
01:25:05il y a eu 770 actes
01:25:07anti-chrétiens
01:25:08et puis rendre hommage
01:25:10à cet irakien chrétien
01:25:12d'Irak
01:25:13qui a fui Daesh
01:25:14et qui malheureusement
01:25:15est assassiné en France
01:25:16vous savez ce que fait
01:25:17on a parlé de De Gaulle
01:25:18pendant l'émission
01:25:19on peut citer Malraux
01:25:20qui avait prédit aussi
01:25:21que le XXIe siècle
01:25:22serait religieux
01:25:23Alain Dexex
01:25:24qui a participé
01:25:25pour la première fois
01:25:26de notre émission
01:25:26nous fait signe
01:25:27que la musique est là
01:25:28donc je vous reviendrai
01:25:30parce que je vois
01:25:30que vous restez avec tes règles
01:25:31et vous êtes parfait
01:25:32merci
01:25:32c'est un bonheur
01:25:33de vous avoir à nos côtés
01:25:34malgré cette actualité
01:25:35très chargée
01:25:36merci à l'équipe
01:25:37qui m'ont entouré
01:25:37Déborah Smadjao
01:25:38Elilou Cano
01:25:39Nathalie Le Peltier
01:25:40Arthur Veil
01:25:40Mickaël Dorian
01:25:41pour l'information
01:25:41Marie Félicon
01:25:42à la programmation
01:25:43merci aux équipes en régie
01:25:44tout de suite je le disais
01:25:45Enquête d'esprit
01:25:45Emwick Bourbet
01:25:46et moi Joël Bonheur
01:25:47de vous retrouver
01:25:47à 17h pour Punchline
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