00:00La nouveauté au Liban, c'est qu'il y a un vrai gouvernement et un gouvernement courageux avec un président
00:04de la République qui prend ses responsabilités et un Premier ministre qui le fait aussi avec une grande rigueur sur
00:11les objectifs qui sont le monopole des armes est à l'État et non pas à telle ou telle milice.
00:17Et avec l'identification de la responsabilité du Hezbollah dans la situation actuelle. C'est le Hezbollah qui a provoqué
00:26Israël, il en a la responsabilité, il doit donc l'assumer, d'où des positions extrêmement claires sur le retrait
00:33de l'ambassadeur iranien du Liban parce que la complicité, la connexion entre les interventions du Hezbollah et les interventions
00:41iraniennes est très forte.
00:43On voit bien qu'ils sont ensemble et que le Hezbollah choisit l'Iran plutôt que le Liban. Ça c
00:47'est une donne réelle qui a provoqué une forme de colère libanaise contre l'intervention du Hezbollah et avec un
00:55gouvernement qui veut marquer son autorité et aboutir au désarmement du Hezbollah.
00:59Mais la réaction israélienne est disproportionnée. C'est-à-dire qu'Israël devrait se souvenir qu'entre 1982 et 2000,
01:11ils ont occupé une partie du Liban et c'est leur présence, avec bien entendu le soutien et l'intervention
01:17iranienne,
01:17qui a provoqué la naissance et l'accroissement du Hezbollah et la mission que le Hezbollah s'est donnée à
01:22lui-même. Or, il ne faudrait pas recommencer ce cycle et faire en sorte que l'intervention israélienne soit contre
01:30-productive par rapport à l'objectif de la recherche.
01:31Et on est dans ce moment de bascule ?
01:32Pas encore, mais c'est une crainte.
01:34C'est une crainte ?
01:35C'est une crainte évoquée aussi par les autorités libanaises. C'est-à-dire qu'il faut ouvrir des négociations.
01:41Il y a moyen d'ouvrir des négociations.
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