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  • il y a 13 minutes
Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense, ancien ministre des Affaires étrangères et envoyé personnel d’Emmanuel Macron pour le Liban était l'invité de Marc Fauvelle.

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00:00À présent, on va parler de tout cela avec Jean-Yves Le Drian, qui a été pendant une décennie d
00:05'abord ministre de la Défense,
00:07puis ministre des Affaires étrangères, qui est aujourd'hui l'envoyé personnel d'Emmanuel Macron pour le Liban,
00:13qui passe sa vie au Moyen-Orient, qui connaît la plupart des personnages, des chefs d'État dont nous parlons
00:18quotidiennement sur ce plateau.
00:19Je meuble le temps de vous laisser vous installer.
00:23Bonsoir Jean-Yves Le Drian, on est extrêmement content de vous recevoir ce soir.
00:27D'autant qu'il se passe encore plus de choses aujourd'hui, même si on ne s'ennuie pas ces
00:32derniers jours.
00:33Cette annonce d'un cessez-le-feu entre Israël et le Liban, vous l'avez sans doute suivi comme nous,
00:37en cette fin d'après-midi,
00:38annoncée par Donald Trump, cessez-le-feu qui doit entrer en vigueur à 23h, heure française.
00:42Est-ce qu'il y a une place ce soir de votre part à l'optimisme, ou est-ce que
00:46la prudence, votre prudence, reste de mise ?
00:49Il faut être optimiste et prudent à la fois. C'est une très bonne nouvelle. On ne s'y attendait
00:53pas.
00:55Parce qu'il avait été dit que le cessez-le-feu ne concerne pas le Liban.
01:01Or, aujourd'hui, il le concerne. C'est une très bonne nouvelle pour la population libanaise, qui a souffert.
01:07Il y a eu, depuis le 2 mars, 2000 morts, un million de déplacés.
01:11Bref, c'est une nouvelle de soulagement par rapport à cette population qui vit sous les bombes depuis plus d
01:17'un mois.
01:18Et puis, c'est aussi une bonne nouvelle, me semble-t-il, pour les autorités libanaises.
01:24Parce que, lorsqu'on regarde comment tout ça s'est passé,
01:29vous savez, au moment où il y a des cessez-le-feu, tout le monde s'approprie la victoire, entre
01:34guillemets, en tout cas le résultat.
01:35Et c'est peut-être le cas aujourd'hui.
01:36J'ai même vu tout à l'heure que les Iraniens estimaient que c'était grâce à eux que le
01:41cessez-le-feu était intervenu.
01:42Tout le monde veut une part de la responsabilité.
01:45Mais quand on regarde l'histoire, la chronologie, c'est le président Aoun, le président libanais,
01:52qui prend les initiatives qui aboutissent aujourd'hui à se cessez-le-feu.
01:56Il prend une initiative courageuse, il prend une initiative audacieuse, en disant, je veux discuter directement avec les Israéliens.
02:06Ce qui était, pour un certain nombre de Libanais, absolument insupportable.
02:11Mais il a dépassé ces réserves-là pour engager un dialogue direct avec Israël.
02:16Ça ne s'était pas fait depuis quasiment la fin de la dernière guerre mondiale.
02:19Cet acte-là a été essentiel.
02:22Et qu'a-t-il fait pour aboutir ?
02:25Il a demandé à la France de l'aider.
02:28À partir du moment où il a déclaré cela publiquement,
02:31ça a d'ailleurs été relayé par le Premier ministre d'Abrah Salam,
02:34il a demandé à la France d'essayer de m'aider à faire en sorte que, diplomatiquement,
02:38on puisse arriver à avoir un dialogue direct avec Israël.
02:41Et la France n'est pas hors-jeu ?
02:41Mais non, c'est la France qui a permis...
02:43Le ministre israélien de l'Assemblée étrangère a dit « véto la France, ne passez pas aux négociations, nous ne
02:48voulons pas de la France ».
02:48Le ministre israélien, c'est l'ambassadeur.
02:50La France a joué un rôle.
02:51Vous avez raison, c'est l'ambassadeur.
02:53Excusez-moi, je reviens en arrière pour vous dire,
02:55le président Aoun prend cette initiative spectaculaire et courageuse.
02:59Et il se tourne vers qui ?
03:00Vers le président Aoun.
03:02Vers le président Macron.
03:03Il se tourne vers le président Macron pour lui dire
03:05« est-ce que la France peut m'aider à faire en sorte qu'il y ait ce dialogue direct
03:08avec Israël qui n'a jamais eu lieu ? »
03:11Et c'est la France, le président Macron, le ministre d'affaires étrangères français,
03:14qui prennent les initiatives nécessaires pour aller parler avec les Israéliens,
03:18pour essayer d'aboutir à ce qui est ce dialogue-là,
03:21parler avec tous ceux qui sont dans la médiation.
03:25Je pense aux Pakistanais, je pense aussi aux Égyptiens,
03:28je pense aussi à l'Arabie Saoudite, je pense aussi aux Turcs.
03:30Tous ces acteurs-là ont misé pour qu'il y ait un dialogue direct,
03:34ce qui est une grande nouveauté.
03:36Et c'est une avancée considérable qui aboutit à ce cessez-le-feu.
03:40Mais rendons au président Aoun ce qui appartient au président Aoun,
03:43et rendons au président Macron ce qui appartient au président Macron.
03:47J'observe d'ailleurs que le Premier ministre de l'Iban,
03:49il y a un instant, il a dû remercier la France pour ses efforts diplomatiques qui n'ont permis ce
03:54résultat.
03:54Et on va y aller dans ce pays que vous aimez.
03:55Donc, la France est au rendez-vous.
03:57On va retrouver un instant Clémence Dibout, qui est l'envoyé spécial de BFM TV à Beyrouth.
04:01Le sentiment, Clémence, qui domine ce soir à Beyrouth.
04:03À Beyrouth, 3h30 avant le début de ce cessez-le-feu, si tout se passe bien ce soir.
04:12Quel contraste, calme plat autour de nous.
04:14Le trafic très très très dense à Beyrouth, c'est une bonne jauge de ce qui se passe.
04:18Et vous voyez, ce soir, il n'y a pas spécialement de trafic,
04:21il n'y a pas spécialement de scooters, de voitures dans le quartier où on se trouve.
04:24Ça veut aussi dire qu'on peut imaginer que tous les réfugiés ne se sont pas jetés sur les routes
04:28à l'annonce de ce cessez-le-feu.
04:30Et quel contraste, je vous disais, avec la rue, la vie très calme ce soir à Beyrouth
04:34et les frappes incessantes dans le sud du Liban cet après-midi.
04:37On s'y est rendu avec Sonia Reynaud.
04:39Et tout le long de la route, cette route Beyrouth, Saïda,
04:42puis quasiment jusqu'à Tire au pont de Casquier,
04:45qui a été touchée tout le long de cette route.
04:48On a pu voir des dizaines de fumées de part et d'autre des frappes israéliennes intenses, très certainement.
04:53Donc, du coup, avant l'annonce de ce cessez-le-feu,
04:55quand on est arrivé sur le pont, le dernier pont avant Tire,
04:58qui avait été touché le matin même, on a vu une frappe en direct.
05:00On a dû repartir de la zone.
05:02Donc, ce soir, grosse prudence chez les habitants de Beyrouth avec qui on a parlé.
05:08On leur a demandé souvent, on leur a appris la nouvelle, tout simplement.
05:10Puis on leur a demandé ce qu'ils allaient fêter ça en famille, par exemple.
05:12Je ne voyais pas vraiment l'intérêt de ma question en disant que non,
05:15parce que de toute façon, des cessez-le-feu, ils en avaient déjà vu,
05:17qui n'avaient pas été appliqués, donc il n'était pas question de se réjouir tout de suite.
05:21Bien sûr, évidemment, que c'est une bonne nouvelle, mais en fait, ils demandent à voir.
05:24Et puis, surtout, pour ces déplacés, ces réfugiés, eux aussi, demandent à voir dans les prochains jours
05:28s'il y aura encore des frappes ou pas.
05:30C'est assez intéressant parce que c'est presque une non-nouvelle ici à Beyrouth.
05:35Je ne vais pas vous dire que les gens sont tristes,
05:36mais on n'arrive pas spécialement à avoir d'engouement de part et d'autre.
05:40En fait, c'est des gens qui sont fatigués de toutes ces frappes qu'il y a eues ces derniers
05:43temps
05:44et sur le long terme. Donc, oui, c'est une bonne nouvelle,
05:47mais on verra demain comment on se réveille ici à Beyrouth.
05:49La fatigue, la prudence extrême des Libanais ce soir.
05:52Merci beaucoup, Clémence Dibout, avec Sonia Reynaud-Ulis Gosset.
05:56Alors, effectivement, nouvelle très importante ce soir,
05:58avec ce cessez-le-feu annoncé,
06:00et prochainement, une rencontre à la Maison-Blanche du président du Liban
06:03et du Benjamin Netanyahou, le premier ministre israélien.
06:06Est-ce que ça veut dire que le Liban est prêt à reconnaître Israël
06:10et réciproquement, est-ce qu'on va vers cela ?
06:13On est au début d'un processus.
06:16À partir du moment où il y a le cessez-le-feu,
06:18des discussions, des négociations peuvent commencer.
06:21Elles ont déjà commencé un peu à Washington,
06:22mais maintenant, il faut qu'elles se poursuivent.
06:24Et il y a un long chemin,
06:27parce que beaucoup de questions sont à poser,
06:30beaucoup de questions sont conflictuelles,
06:34et il faudra progressivement avancer.
06:36Mais s'il y a une volonté, on peut avancer.
06:39Il y a des obstacles, Jean-Yves Le Drian ?
06:40Il y a des obstacles qui sont nombreux.
06:41Le premier obstacle, c'est la manière dont on peut désarmer,
06:44ou on doit désarmer le Hezbollah.
06:45Nous sommes tous d'accord sur ce point.
06:47Je rappelle que les autorités libanaises,
06:49le président Raoune en particulier,
06:51lors de son discours d'installation,
06:53a déclaré publiquement,
06:54il y a le monopole des armes pour l'État,
06:56il faut le restaurer.
06:58Mais le restaurer, ça veut dire
06:59mener des actions de désarmement du Hezbollah,
07:02récupérer des armes.
07:03Il faut encore avoir les moyens de le faire,
07:04ce qui veut dire qu'il faut renforcer
07:06les forces armées libanaises
07:07pour qu'elles soient en situation de pouvoir agir,
07:10ce qui n'est pas le cas jusqu'à présent.
07:12Et c'était la raison pour laquelle
07:13le président de la République française
07:15avait organisé une conférence
07:17pour le renforcement de l'aide
07:19aux forces armées libanaises
07:20qui devaient se tenir à Paris,
07:21qui n'a pas pu se tenir,
07:22en raison du début de la guerre.
07:24Il y a ce désarmement
07:26qui ne pourra être que progressif.
07:28Vous savez, les Israéliens ont occupé
07:31le Liban Sud de 1982 à 2000
07:34et ils n'ont pas réussi à désarmer le Hezbollah.
07:38Donc, il faut un travail de fond,
07:40de conviction,
07:42de conviction de la population
07:43et de fermeté à cet égard.
07:46Pour cela, il faut les moyens.
07:47Mais ça ne suffit pas.
07:48Il faut ensuite qu'on puisse rentrer
07:50dans un processus
07:51qui se terminera, je l'espère,
07:53par non seulement une reconnaissance mutuelle,
07:55un accord sur les frontières,
07:57mais aussi peut-être un accord de paix.
07:59Si on est dans cette logique-là,
08:01alors la nouvelle de ce soir est considérable.
08:03Pour cela, le préalable,
08:05c'est aussi le retour des réfugiés.
08:06Vous avez rappelé les chiffres
08:07il y a quelques minutes.
08:07Et dans la négociation, il y a...
08:10du retour des réfugiés,
08:11quasiment un million,
08:12dans cette partie sud du Liban.
08:13Pour l'instant, il n'y a que le cessez-le-feu.
08:15Dans la négociation,
08:17il y aura évidemment,
08:18je pense de la part des Libanais,
08:20la question des réfugiés
08:21qui vont vouloir revenir sur leur territoire,
08:23dans leur maison,
08:24si tant est qu'elles n'ont pas été détruites.
08:26Les armes vont peut-être se taire ce soir
08:28à partir de 23h.
08:29Vous avez rappelé le bilan tout à l'heure,
08:30Jean-Yves Le Drian,
08:31des frappes israéliennes sur le Liban.
08:33On est quasiment à 2000 morts.
08:34Depuis le début de ce conflit,
08:35Israël dit
08:36« Nous ne frappons que des cibles du Hezbollah,
08:38que des cibles terroristes. »
08:40Est-ce que vous considérez
08:41que c'est fidèle à la réalité ?
08:43Ce n'est pas la réalité.
08:46Le seul exemple qui me vient à l'esprit,
08:49là, c'est ce qui s'est passé le 8 avril,
08:51avec ces 300 morts,
08:55dont des enfants
08:55qui ne sont pas membres du Hezbollah,
08:57à ma connaissance.
08:58Donc, ce discours-là est faux.
09:00Il y a des frappes contre des civils.
09:03Aujourd'hui, heureusement,
09:04il y a un cessez-le-feu
09:05et j'espère qu'il durera.
09:06C'est la condition pour l'avenir.
09:07Est-ce que vous allez jusqu'à dire,
09:09je sais que l'heure est au cessez-le-feu,
09:10mais il s'est passé des choses
09:11depuis plusieurs semaines,
09:12que ce qui s'est passé au Liban,
09:14ces frappes,
09:15vous avez rappelé les enfants,
09:16s'apparentent à quelque chose
09:18qui pourrait s'appeler
09:18des crimes de guerre ?
09:21Le moment n'est pas d'identifier
09:23à quel moment il y a eu crime de guerre,
09:25à quel moment il n'y en a pas eu.
09:26Il y a sûrement eu des crimes de guerre.
09:28Mais le moment est au cessez-le-feu
09:29et à l'engagement de négociation.
09:32Alors, allons-y.
09:33On sait qu'il y a une liste très importante.
09:35Il y a des étapes très importantes.
09:36On sait que ça doit se prendre du temps.
09:38Et le temps,
09:39c'est un peu contraire à la méthode Trump,
09:42qui veut que tout ça se fasse très rapidement.
09:45Ce n'est pas possible.
09:46Il faut donc prendre le temps nécessaire
09:48et j'espère que le cessez-le-feu,
09:49c'est le début d'un processus,
09:51le début d'une démarche
09:52qui soit une démarche vertueuse
09:53et qui pourrait aboutir ensuite
09:55au fait qu'entre Israël et le Liban,
09:58il puisse y avoir une reconnaissance.
10:00C'est l'intérêt des deux parties.
10:01Vous connaissez bien le président Aoun
10:03et le Premier ministre,
10:04vous avez contribué à leur arrivée au pouvoir.
10:08Aujourd'hui, Israël dit
10:09« pas question de quitter nos positions,
10:12gagnées depuis le 2 mars dernier ».
10:14Qu'est-ce que vous pensez de cette situation ?
10:16Est-ce que l'État libanais est suffisamment fort,
10:19un, pour désarmer le Hezbollah,
10:20et deux, pour arriver au départ d'Israël,
10:24à la libération du territoire,
10:25si j'ose dire,
10:26qui est occupé depuis le 2 mars ?
10:27La mission que se sont données
10:29les responsables libanais,
10:30le président Aoun
10:31et le Premier ministre Nawaz Salam,
10:33c'est bien de restaurer l'État libanais
10:35dans toute sa souveraineté.
10:37Dans la souveraineté,
10:38il y a l'intégrité territoriale.
10:40Mais dans la souveraineté,
10:41il y a aussi une armée qui tient debout.
10:43Dans la souveraineté,
10:45il y a un dispositif bancaire,
10:48un dispositif financier,
10:49un dispositif juridique
10:51qui tient debout.
10:52Il faut rétablir l'État libanais,
10:54c'est la mission qu'ils se sont données,
10:55il faut les aider en ce sens.
10:56Jamais on a vu,
10:58on a connu un gouvernement libanais,
11:00des autorités libanaises,
11:01d'une telle qualité.
11:02Donc c'est avec cela qu'il faut agir,
11:04c'est avec cela qu'il faut négocier
11:05et ça sera un long chemin.
11:07Il faut se dire que ça va prendre du temps.
11:09Après tout le passé,
11:10après tous les drames,
11:11après toutes les épreuves
11:13qu'a connues ce pays,
11:15prenons le temps.
11:15Alors, le cessez-le-feu,
11:17c'est une première étape.
11:18Une première étape qui,
11:19puisqu'il y a la volonté d'avancer,
11:21j'espère sera suivie d'autres étapes
11:23et la France a toujours été là,
11:25et sera toujours là
11:26pour accompagner cette démarche.
11:27Jean-Yves Le Drian,
11:28vous avez prononcé récemment
11:29une phrase qui a fait beaucoup de bruit
11:31parce que vous n'êtes pas un homme
11:33d'éclat de voix,
11:33ça a même fait la une de Libération.
11:36Cette phrase,
11:36nous voilà réduits à constater
11:37la folie d'un homme
11:38en parlant de Donald Trump.
11:39Mais je voudrais reprendre,
11:40non pas cet extrait
11:41que vous avez prononcé,
11:42mais l'ensemble de la phrase
11:43que vous avez dit à Libération.
11:45Tout est permis aujourd'hui,
11:46il n'y a plus de règles,
11:47sauf le rapport de force désinhibée,
11:48l'absurdité,
11:49l'outrance,
11:49avec en toile de fond toujours
11:50les intérêts financiers.
11:52Mais nous voilà donc réduits
11:53à constater la folie d'un homme.
11:55Ce terme de folie
11:56que vous avez utilisé
11:57pour Donald Trump,
11:58est-ce que vous le regrettez
11:59ou est-ce que vous l'assumez ?
12:00Je décline.
12:03C'est-à-dire ?
12:03Il y a...
12:04Chacun constate les outrances.
12:07Je ne vais pas en faire
12:08un récapitulatif devant vous.
12:12Chacun constate aussi
12:13les grossièretés
12:15à l'égard de tel ou tel chef d'État.
12:17Le nôtre,
12:18mais pas que le nôtre.
12:20Chacun constate les provocations,
12:22y compris à l'égard du pape.
12:25Je serais même tenté de dire
12:26y compris à l'égard de Jésus-Christ.
12:29Chacun constate
12:30les incohérences des choix.
12:33Chacun constate
12:34les irrationalités.
12:36Chacun constate
12:37les allers-retours.
12:38Chacun constate
12:39la série des ultimatums,
12:40l'un contre l'église en l'autre.
12:42Bref,
12:43chacun constate
12:44le Trump
12:44tel qu'on le connaît.
12:45Le problème,
12:47c'est qu'il faut vivre avec.
12:49Est-ce que ça fait de lui un fou ?
12:51Non,
12:51ce n'est pas de lui un fou.
12:52Ça fait de lui
12:53un personnage
12:54dont on a du mal
12:55à mesurer
12:56les inconséquences
12:57et les décisions.
12:59Ce qui est très frappant,
13:01c'est de constater
13:02qu'il y a
13:02à la fois
13:03des ultimatums
13:06péremptoires
13:07qui sont affichés,
13:10ensuite
13:10des frappes
13:11qui sont déclenchées
13:12alors que
13:13ce n'était pas prévu
13:14du tout comme ça,
13:15qui sont lourdes,
13:15qui sont violentes
13:16et puis parallèlement
13:17il y a des négociations.
13:18Donc il y a une méthode
13:20Trump qui est un peu
13:21compliquée à suivre
13:22et le monde
13:23doit essayer
13:24de s'y adapter
13:24pour essayer
13:25de trouver des solutions
13:26et éviter les guerres.
13:27C'est ce qui se passe
13:28là sur la question
13:29libanese.
13:29Mais vous,
13:30par exemple,
13:30qui avez croisé
13:32Vladimir Poutine,
13:33vous étiez
13:34au Kremlin
13:34en 2022,
13:35la dernière fois
13:36qu'un chef de l'État français
13:37a rencontré
13:37le président russe.
13:39Dans la même pièce,
13:40Donald Trump
13:40et Vladimir Poutine,
13:41auquel vous faites
13:42avec le plus confiance
13:43ou le moins confiance
13:44aujourd'hui ?
13:46C'est difficile
13:47de répondre
13:47à ces questions-là.
13:49Poutine
13:49dit depuis le début
13:51ce qu'il va faire.
13:53Et concernant
13:54la question ukrainienne,
13:55il annonce
13:56dès la fin
13:57de l'année 2021
14:00ses orientations,
14:01ses choix,
14:02ses décisions,
14:02sa stratégie.
14:03et il l'applique.
14:04Sauf qu'il a des échecs,
14:06il n'arrive pas
14:06à le faire
14:07comme il le voulait,
14:08il n'arrive pas
14:09à régler la question
14:10en peu de temps.
14:10Il est plus à sang froid
14:11que le mal Trump.
14:12Il va jusqu'au bout
14:13de sa logique
14:15et aujourd'hui,
14:16il est dans cette
14:19impasse ukrainienne
14:20qui, malheureusement,
14:23rend ce peuple ukrainien
14:24dans le drame
14:24et dans les souffrances.
14:26Le président Trump,
14:28il varie
14:29en fonction
14:30du moment,
14:32de ses impulsions,
14:34de son ressenti,
14:37du cours du pétrole.
14:39Bref,
14:39c'est parfois
14:40totalement inattendu.
14:42Mais il y a
14:42une logique permanente
14:44qui est la logique
14:45du rapport de force
14:46et de la puissance.
14:48Et là,
14:48sur le Liban,
14:50malgré les outrances,
14:52c'est Trump
14:52qui impose
14:52le cessez-le-feu.
14:53Oui.
14:54C'est paradoxal,
14:55mais on va dire
14:56c'est une réalité.
14:57C'est paradoxal.
14:58Non,
14:58ce n'est pas contradictoire
15:00avec tout ce que je viens de dire.
15:01C'est qu'à un moment donné,
15:02je pense qu'il s'est rendu compte
15:04que l'ensemble
15:06des opérations
15:07qui ont été menées
15:08et déclenchées
15:09depuis le 28 mars,
15:13le 28 février,
15:14aboutissaient
15:15à un échec
15:16et qu'il était
15:17dans un moment
15:18une impasse
15:18et pour sortir de l'impasse
15:20il faut poser
15:21d'autres actes
15:21aussi imprévus
15:23et inattendus
15:24que les premiers.
15:25C'est ce qu'il fait.
15:25On parlait de Vladimir Poutine
15:27il y a un instant,
15:27Jean-Yves Le Drian.
15:28Il a offert ses services
15:30de médiateur
15:31aujourd'hui
15:31entre les États-Unis
15:32et l'Iran.
15:33Il dit notamment
15:33je suis prêt
15:34si vous avez besoin de moi
15:36à récupérer
15:36l'uranium enrichi.
15:38Je crois percevoir
15:39un sourire
15:39sur votre visage
15:40quand je dis ça.
15:41Récupérer
15:41l'uranium enrichi
15:42des Iraniens,
15:43le stocker chez moi,
15:44je m'engage
15:44à ne pas y toucher.
15:46Est-ce que vous lui confieriez
15:47je disais dans la même pièce
15:48vous lui confieriez
15:49de l'uranium enrichi
15:49à Vladimir Poutine
15:51ou pas ?
15:51Il y a un organisme
15:53qui sait très bien faire ça
15:54c'est l'AIEA
15:56et c'est un organisme
15:58que le président Poutine
15:59a déjà utilisé
16:00puisque lorsqu'il y a eu
16:01les premiers accords
16:02sur l'Iran
16:03en 2015
16:05la Russie
16:06était partie prenante
16:07des accords
16:08et partie prenante
16:09du comité de suivi
16:09Et ça il le sait
16:10Vladimir Poutine ?
16:11Oui, il fait un peu
16:12de provocation.
16:13Ça fait partie
16:14de son personnage.
16:15Mais bien sûr
16:16que sur la question iranienne
16:18s'il y a un outil
16:20pour gérer
16:21les stocks d'uranium
16:23enrichi
16:23à plus de 60%
16:24ce qui est le cas
16:25des 400 kilos
16:25dont on parle
16:26c'est bien l'AIEA
16:28qui est un organisme
16:29des Nations Unies
16:29respectable
16:30scientifiquement
16:31très performant
16:32avec des gens
16:34très responsables
16:34qui peuvent assumer
16:35cette mission.
16:36Et donc pour vous
16:37la question de l'uranium
16:38doit bien faire partie
16:40des conclusions
16:41des pourparlers
16:41si elles reprennent
16:43entre les Etats-Unis
16:43et l'Iran
16:45il faut qu'il y ait
16:46toujours la question
16:47de l'uranium
16:47ou on peut considérer
16:49qu'on va remettre
16:50ça à plus tard
16:51et que l'essentiel
16:51aujourd'hui
16:51est de mettre fin
16:52à cette guerre.
16:54Je vous la pose
16:55de manière un peu
16:55triviale
16:56parce que l'enjeu
16:56est assez important.
16:58Vous la posez bien
16:59parce que ça fait partie
17:00du sujet
17:00mais quand on revient
17:01sur la crise
17:03entre l'Iran
17:04et la négociation
17:06et la discussion
17:07entre l'Iran
17:07et les Etats-Unis
17:09et Israël
17:10au départ
17:11il y avait
17:11quatre sujets
17:12sur la table
17:14et maintenant
17:14il y en a cinq
17:15dont un gros
17:16qui n'était pas prévu.
17:17Les quatre sujets
17:18c'était d'abord
17:19empêcher
17:20l'Iran
17:21d'accéder
17:21à l'arme nucléaire.
17:22Vieille histoire
17:23c'est indispensable
17:24c'est tout à fait
17:25nécessaire
17:25pour éviter
17:26la prolifération
17:27donc cet enjeu-là
17:28était essentiel.
17:29Et puis il y avait
17:30aussi l'enjeu
17:31des missiles balistiques
17:33qui étaient
17:34organisés
17:35pour frapper
17:36soit l'Iran
17:37soit les pays
17:38voisins du Golfe
17:40c'est ce à quoi
17:41ils ont d'ailleurs
17:41été utilisés
17:42pendant la guerre
17:43et faire en sorte
17:45que cet arsenal
17:46balistique
17:46soit maîtrisé.
17:48Puis il y avait
17:49troisième sujet
17:49les milices
17:52qui soutiennent
17:53l'Iran
17:54et qui agissent
17:55soit au Liban
17:55avec le Hezbollah
17:56soit avec les Houthis
17:57au Yémen
17:57soit même avec
17:58certains groupes
17:59certaines milices
18:00en Irak
18:01et faire en sorte
18:02que ces milices-là
18:03soient déconnectées
18:04des enjeux
18:05menés par
18:06la politique
18:07du gouvernement
18:09iranien.
18:09Et puis il y avait
18:10aussi la répression
18:12par une population
18:13qui ne demande
18:14qu'à vivre dans la liberté
18:15et qui ne le peut pas
18:16tant la répression
18:16est forte.
18:17Il y avait ces quatre sujets
18:18et c'est au nom
18:19de ces quatre sujets-là
18:20que s'est engagée
18:21la guerre
18:23avec les États-Unis
18:24et Israël.
18:26Aujourd'hui
18:27il y en a un cinquième
18:28c'est Hormuz
18:29qui n'était pas prévu
18:30parce que
18:32manifestement
18:32au début de la guerre
18:34les États-Unis
18:35et Israël
18:36pensaient que ça
18:36allait se régler
18:37dans les quatre-cinq jours.
18:38C'est ce qu'on dit
18:39des services secrets israéliens
18:40à Donald Trump
18:41à la Maison-Blanche.
18:41Oui
18:41et donc du coup
18:42vous n'avez pas imaginé
18:44mais c'est une bévue énorme
18:45que l'Iran
18:47aurait pu dire
18:48et bien
18:49Hormuz
18:49on ne passe pas
18:50et malheureusement
18:52c'est arrivé
18:52et aujourd'hui
18:53la posture du président Trump
18:55est telle
18:55qu'il ne peut pas dire
18:57j'ai gagné
18:58si Hormuz
18:59reste fermé.
19:00Alors il bloque
19:00il fait un blocus
19:01mais un blocus
19:01c'est un acte de guerre.
19:02Donc la négociation
19:04aujourd'hui
19:05doit aussi désormais
19:06intégrer Hormuz
19:07quasiment de manière
19:08aussi importante
19:08que le nucléaire
19:09ce n'était pas prévu
19:10du tout comme ça.
19:11Hormuz
19:11dont le patron de Total
19:13Patrick Pouyanné
19:13interrogé en début de semaine
19:14à Washington
19:15a dit aujourd'hui
19:16à choisir entre deux mots
19:17je préfère encore un péage
19:18qu'une fermeture.
19:20Est-ce qu'un grand patron
19:21a le droit de penser ça
19:23a le droit de dire ça
19:24et est-ce que c'est aussi
19:24un peu votre position ?
19:25Pas du tout.
19:26C'est-à-dire ?
19:27Moi je ne sais pas
19:28ce qu'a dit
19:28le président Pouyanné
19:29mais la réalité
19:30c'est que
19:32la libre circulation
19:34fait partie
19:35du droit international
19:36de la mer
19:37mais même anciennement
19:39du droit coutumier
19:40des mers
19:40si on se repousse
19:41à 200 ou 300 ans
19:42derniers
19:42on passe les détroits
19:44librement.
19:45c'est vrai pour le détroit
19:47d'Hormuz
19:47c'est vrai pour le détroit
19:48de Gibraltar
19:49c'est vrai pour le détroit
19:50de Malaga
19:50il faut que les Européens
19:52mais pas uniquement
19:53qu'eux
19:53que tous ceux
19:54qui ont affaire
19:55à la mer
19:56rappellent ce principe
19:57fondamental
19:58de la liberté
19:59de circulation
19:59dans les mers
20:00et en particulier
20:01la liberté de circulation
20:02dans les détroits
20:03sinon on est dans
20:04une logique
20:04extrêmement dangereuse
20:05pour l'avenir
20:06et pas uniquement
20:07au Proche-Orient.
20:08Alors justement
20:09est-ce que la France
20:10doit envoyer
20:11une force maritime
20:12dans le détroit d'Hormuz
20:13pour sécuriser le passage
20:14des bateaux
20:16il y a demain
20:17une réunion très importante
20:18avec le chancelier allemand
20:19le Premier ministre britannique
20:21la Première ministre italienne
20:23vous êtes favorable
20:24à envoyer
20:25le Charles de Gaulle
20:28et puis quelques frégates
20:29et des chasseurs de mines
20:30pour sécuriser le détroit
20:31alors que la France
20:32a toujours voulu
20:33rester à l'écart
20:34de cette guerre.
20:34Non mais c'est une attitude
20:35très défensive
20:37cette initiative-là
20:38n'est pas du tout
20:39partie prenante
20:40des pays
20:41qui sont en conflit
20:42il s'agit
20:43pour les Européens
20:44et d'autres
20:45potentiellement
20:46de faire en sorte
20:47que lorsque
20:47il y aura
20:48un apaisement
20:50donc lorsque la
20:51conflictualité
20:52sera terminée
20:54qu'il puisse y avoir
20:55des escortes
20:56d'accompagnement
20:57des bateaux
20:58de commerce
20:58qui passent
20:59le détroit d'Hormuz
21:00pour les rassurer
21:03comme on fait
21:04dans la mer rouge
21:04aujourd'hui
21:05on le fait déjà
21:05d'une certaine manière
21:06on a une mission
21:07dans la mer rouge
21:08où il y a deux frégates
21:09qui accompagnent
21:09éventuellement les bateaux
21:10pour les rassurer
21:11sinon ça ne reprendra pas
21:13donc il faut rassurer
21:14après la guerre
21:17le commerce international
21:18et on peut en même temps
21:19rassurer nos propres alliés
21:20dans la région
21:21qui sont les pays du Golfe
21:22c'est ça l'initiative
21:23du président Macron
21:24c'est absolument indépendant
21:26du conflit
21:27cette guerre-là
21:28n'est pas la nôtre
21:28je reviens à la principale
21:29information de cette soirée
21:30donc ceci c'est le feu
21:31entre Israël et le Liban
21:32qui doit entrer en vigueur
21:34à 23h
21:34heure française
21:35on va retourner à Beyrouth
21:37si vous le permettez
21:37vous êtes à côté de Beyrouth
21:41précisément
21:41c'est ça
21:42près d'un stade
21:44qui accueille des réfugiés
21:45qui ont quitté
21:46le sud Liban
21:47ces dernières semaines
21:49Jérémy
21:50exactement
21:51on est à quelques pas
21:52de la banlieue sud
21:52de Beyrouth
21:53le bastion du Hezbollah
21:55et regardez
21:55on est ici devant
21:56le plus grand stade
21:57de Beyrouth
21:57où sont accueillis
21:58depuis des semaines
21:59des dizaines et des dizaines
22:00de déplacés
22:01qui ont fui
22:01les bombardements
22:02et regardez
22:03ce stade
22:03il est sous la protection
22:04de l'armée
22:04on aperçoit les chars
22:05à côté de nous
22:06et regardez la situation
22:07elle n'a aucune effusion
22:08de joie
22:09à l'annonce
22:09de ce cessez-le-feu
22:10les familles
22:11qui sont ici
22:12depuis des semaines
22:13accueillent avec
22:13beaucoup de prudence
22:14pour ne pas dire
22:15de méfiance
22:16ce cessez-le-feu
22:16parce qu'elles nous disent
22:17ne pas faire confiance
22:18à l'armée israélienne
22:19pour les laisser en sécurité
22:21certaines nous ont dit
22:23avoir fait
22:23plus de 20 heures de route
22:24notamment celles
22:25qui venaient du sud
22:25du pays
22:26pour venir ici
22:27et donc évidemment
22:28elles ne sont pas prêtes
22:28à prendre la route
22:30du retour
22:30vers leur village
22:31du sud du pays
22:32avant d'être certaines
22:33qu'elles seront en sécurité
22:34surtout lorsqu'elles ont vu
22:35que l'armée israélienne
22:36pourrait rester
22:37garder ses positions
22:38dans ces villages
22:39du sud
22:40et donc
22:40certains nous ont dit
22:42attendre plus d'informations
22:43notamment de la part
22:44des leaders du Hezbollah
22:45parce qu'ici
22:46on n'écoute pas seulement
22:47le président du Liban
22:49monsieur Aoun
22:49mais on écoute aussi
22:50les leaders du Hezbollah
22:51ces communautés
22:52qui sont ici
22:52et qui dorment
22:53dans ces tentes
22:53que vous apercevez
22:54autour de moi
22:55par dizaines
22:55et bien elles sont
22:56plutôt sympathisantes
22:58avec le Hezbollah
22:59et c'est lui aujourd'hui
23:00ce mouvement chiite
23:01aujourd'hui
23:01qui leur dit
23:02quoi faire
23:03et regardez
23:03il y a 1500 personnes
23:05qui sont réparties
23:06on est dans les entrailles
23:07du plus grand stade
23:08de Beyrouth
23:08qui évidemment
23:09n'accueille plus
23:09aucune compétition sportive
23:10et qui a été transformée
23:11en centre d'accueil
23:13de déplacés géants
23:14depuis plusieurs semaines
23:16ces familles
23:16qui donc restent ici
23:17et qui vous voyez
23:18personne ne fait sa valise
23:19personne ne se prépare
23:20à partir
23:21merci Jérémy
23:22Normand Clément Granon
23:23donc du côté de Beyrouth
23:25au Liban
23:26vous nous disiez tout à l'heure
23:27prudence
23:27et une petite dose
23:28d'optimisme
23:29quand même ce soir
23:30une bonne dose
23:31d'optimisme
23:31je comprends très bien
23:32l'interrogation
23:34des Libanais
23:34et leur grande prudence
23:37après tout ce qu'ils ont vécu
23:39un mot sur l'Europe
23:40la défaite de Victor Orban
23:42dimanche dernier
23:43lors des élections
23:44législatives en Hongrie
23:45il n'est plus
23:46premier ministre
23:46Vladimir Poutine
23:47on l'a dit
23:48depuis sa défaite
23:50a sans doute perdu
23:50son meilleur allié
23:51sur la scène européenne
23:53est-ce que vous allez
23:53au-delà dans l'analyse
23:54est-ce que vous considérez
23:55que c'est une sorte de repli
23:56du début de repli
23:58de la vague
23:59ce qu'on avait appelé
24:00la vague populiste
24:01en Europe
24:01ou est-ce que vous dites
24:02attention
24:03la Hongrie peut être
24:04un contre-exemple
24:05n'en tirons pas de leçon
24:07d'abord
24:07comme disait ma grand-mère
24:08c'est une sévère déculottée
24:12elle n'a pas dit ça
24:12au sujet de Victor Orban
24:13non non
24:14elle n'a pas dit ça
24:15c'est le mot déculotté
24:17mais
24:20quand même
24:21cet échec-là
24:23après avoir eu
24:24le soutien
24:26physique
24:27de Vance
24:28qui s'est déplacé
24:30de Mme Le Pen
24:31qui s'est déplacé
24:32des représentants
24:34du parti
24:35néo-nazi
24:36allemand
24:37qui se sont présentés
24:38qui sont allés
24:38le soutien
24:39de fait
24:40de Vladimir Poutine
24:41ça faisait quand même
24:42un bon agglomérat
24:44de ce qu'on pourrait appeler
24:45l'international
24:47extrême droite
24:48en réalité
24:49qu'il constituait
24:51et qu'il avait organisé
24:52autour de lui
24:52et ça
24:53de ce côté-là
24:54c'est quand même
24:55une très bonne nouvelle
24:56ce qui m'a le plus frappé
24:58c'est que
24:59le nouveau premier ministre
25:00a déclaré
25:01la Hongrie revient
25:03dans l'Europe
25:04ce qui veut dire
25:05qu'en fait
25:05les Hongrois
25:06s'étaient sentis
25:07exclus de l'Europe
25:08et le mouvement
25:09qui s'est produit
25:10alors qu'il y a sûrement
25:10des causes différentes
25:12ceux qui sont inquiets
25:14de la situation économique
25:15ceux qui sont inquiets
25:16de la situation du droit
25:17ceux qui sont inquiets
25:18de la manière
25:20dont la Hongrie
25:21était traitée
25:22par les Européens
25:22tout ça
25:23s'est congloméré
25:24pour faire cet échec-là
25:26mais le fond de l'affaire
25:27c'est que
25:28le premier ministre hongrois
25:30dit
25:30la Hongrie revient dans l'Europe
25:32Mais vous pensez
25:32qu'on peut vraiment
25:32comparer Marine Le Pen
25:34Gendarme Bardella
25:34et Victor Orban
25:35au-delà du soutien
25:36qu'il apportait ?
25:37Ils étaient tous ensemble
25:38quand même
25:38donc ça veut dire
25:39qu'ils ont sans doute
25:39des intérêts communs
25:41moi je me souviens très bien
25:42lorsque Trump a été élu
25:45de M. Bardella
25:46qui avait fait
25:48une déclaration
25:49extrêmement positive
25:50sur l'arrivée de Trump
25:50disons
25:51un souffle nouveau
25:52de liberté
25:53et de fierté nationale
25:54va traverser
25:55toutes les démocraties occidentales
25:56voilà le résultat
25:58c'est pas ça
25:59c'est pas ça
26:00qui est au rendez-vous
26:00Il nous reste 10 secondes
26:01Jean-Yves Le Drian
26:01est-ce que vous reconnaissez
26:02l'homme qui va apparaître
26:03sur le petit écran
26:05devant vous
26:05et qui dit qu'il se prépare
26:06à l'Elysée ?
26:07Ah ben oui
26:08je l'ai servi pendant
26:10pendant 5 ans
26:11j'ai été son ministre de la Défense
26:12et puis c'est un ami
26:13de très longue date
26:13C'est votre candidat ?
26:15Je ne le prononcerai pas
26:16pour l'instant
26:16Pour l'instant ?
26:18Ah ben un jour
26:18je me prononcerai
26:20Quel est le candidat ?
26:21Je ne le prononcerai pas
26:22pour l'instant
26:23Ulysse Gosset
26:23Je ne te dirai rien là-dessus
26:24Viens tenter Ulysse Gosset
26:25mais ce n'est pas pour aujourd'hui
26:27Merci beaucoup
26:27Jean-Yves Le Drian
26:28d'être venu ce soir
26:28sur ce plateau
26:29Je ne le prononcerai pas
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