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  • il y a 13 heures
Devant l'Assemblée nationale ce mardi 24 mars, le ministre de l'Economie Rolland Lescure évoqué "un choc pétrolier". En effet, la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz ont engendré l'immobilisation de 10 % de la production mondiale de pétrole, et l'augmentation sensible des prix.

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Transcription
00:00C'est un choc pétrolier au niveau mondial, c'est-à-dire il y a presque 10% de l
00:05'offre mondiale de pétrole qui a disparu, entre guillemets.
00:10Il y a quand même une augmentation très significative des prix du pétrole.
00:15On est passé de 60, autant de 60 dollars à plus de 100 dollars.
00:20Alors c'est vrai que la hausse est moins forte qu'en 73, par exemple lors du premier choc pétrolier
00:26où les prix du pétrole avaient été multipliés par 3.
00:30C'est vrai aussi que quand on compare...
00:30Donc là c'est 300%, on est bien d'accord.
00:33Et quand on regarde les prix du gaz, les prix du gaz ils ont presque doublé.
00:37Donc c'est vrai que c'est une hausse plus faible qu'en 2022.
00:42Mais malgré tout, au niveau mondial, il y a une très forte hausse des prix du pétrole, une très forte
00:46hausse des prix du gaz.
00:48Donc ça va affecter l'économie mondiale.
00:50Donc c'est ça un choc pétrolier.
00:51Et puis ce qu'il faut entrer peut-être aussi dans la balance, Fabric Schaeffer, c'est les dégâts.
00:56Alors pour les installations pétrolières, mais aussi pour les installations gazières.
01:01Par exemple au Qatar, il y a des installations qui ont été très lourdement frappées
01:05et qui vont peut-être mettre des mois, des années à être reconstruites ou à pouvoir fonctionner de nouveau.
01:11– Oui, oui, tout à fait. C'est vrai que c'est ce qu'on vient de dire sur le
01:16plateau.
01:17Enfin, on peut jouer sur les mots, mais quand un baril de Brent passe de 60 dollars à environ 100
01:25dollars en quatre semaines,
01:26on peut parler d'un choc pétrolier.
01:27Effectivement, après, ce n'est pas forcément le meilleur mot à dire.
01:31Et ce rétro-prédalage, il traduit quand même une certaine fébrilité du gouvernement
01:36qui est complètement sous pression.
01:38On a bien vu les parlementaires, depuis la reprise du Parlement, c'est 48 heures, c'est 24 heures.
01:45De LFI jusqu'au Rassemblement national, il y a une pression énorme sur le gouvernement.
01:49– Et il y a peut-être quelque chose qui nous distingue aussi de 1973,
01:52ou des chocs pétroliers des années 70,
01:54c'est que ce n'est pas un choc uniforme pour tout le monde.
01:57C'est-à-dire que le pétrole, il a monté pour les Européens,
02:00il a monté plus encore pour les Asiatiques et au premier rang la Chine,
02:04et moins pour les États-Unis, parce qu'il ne faut pas oublier
02:06que les États-Unis sont devenus le premier producteur de pétrole au monde.
02:10Et donc c'est à prendre en compte aussi, parce que dans le pilotage de l'économie mondiale,
02:13tout le monde ne vit pas en même temps les mêmes effets, ni avec,
02:16et que pour partie en plus, si on accepte le fait que Donald Trump
02:20soit dans une espèce de guerre d'endigment de la Chine,
02:23ça fait partie de ses objectifs de guerre.
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