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  • il y a 6 semaines
A la Une, cette semaine, le Sénat a adopté la proposition de loi de Bruno Retailleau qui vise à lutter contre l'entrisme islamiste en France. Le texte prévoit notamment la création du délit controversé d'atteinte aux principes de la République. Les détails à suivre. Également à la une cette semaine, l'actualisation de la loi de programmation militaire en débat¿en séance au Sénat... La ministre des Armées a dû répondre à des critiques sur la stratégie du gouvernement¿! Troisième titre cette semaine¿: Nicolas de Tavernost, le directeur général de LFP Media, qui gère les droits de la Ligue de football professionnel, était auditionné au Sénat hier matin, sur fond de soupçons de conflits d'intérêt au sein du football français. Année de Production :

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00:00:11Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition en direct du Sénat,
00:00:14votre programme qui revient tous les jeudis sur les temps forts de l'actualité de la Chambre haute du Parlement.
00:00:19Voici les titres cette semaine.
00:00:21A la une, il y a le Sénat qui a adopté la proposition de loi de Bruno Rutaillot
00:00:25qui vise à lutter contre l'antrisme islamiste en France.
00:00:28Le texte qui prévoit notamment la création d'un délit controversé d'atteinte aux principes de la République.
00:00:33Les détails à suivre.
00:00:35Également, à la une cette semaine, l'actualisation de la loi de programmation militaire en débat en séance au Sénat.
00:00:40La ministre des Armées a dû répondre à des critiques sur la stratégie du gouvernement.
00:00:45Et enfin, troisième titre, Nicolas Taverneau, le directeur général démissionnaire de la LFP Média
00:00:50qui gère les droits de la Ligue de football professionnel, il était auditionné au Sénat hier matin.
00:00:55Et sur fond de soupçon de conflit d'intérêts au sein du football français, vous verrez.
00:01:05Mais d'abord, donc, le texte sur l'antrisme islamiste voulu par Bruno Rutaillot.
00:01:10L'an dernier, un rapport commandé par le gouvernement avait fait un constat alarmant sur le poids des frères musulmans
00:01:15dans la société.
00:01:16Un antrisme qui inquiétait alors le ministre de l'Intérieur qui n'était autre que Bruno Rutaillot
00:01:20et qui parlait de menace pour la société.
00:01:22Revenu au Sénat, le sénateur de Vendée a déposé cette proposition de loi.
00:01:26Un texte adopté en séance, mais qualifié de tract politique par la gauche en séance.
00:01:33Le texte a été largement aussi récuit en commission.
00:01:35Voyez les extraits des débats écrits et proposés pour Public Sénat par Mathilde Nuttarelli et Chloé Vaquette.
00:01:42Il y a un fait que je voudrais souligner en commençant mon propos, parce que c'est suffisamment rare.
00:01:48Le rapport sur lequel nous avons appuyé la proposition de loi, c'est un rapport qui a été commandé par
00:01:55trois ministres.
00:01:56De l'Intérieur, c'était mon prédécesseur, le ministre des Armées et le ministre des Affaires étrangères sur l'antrisme.
00:02:03Plus exactement, il s'agissait de convoquer, de diligenter une mission d'évaluation sur la mouvance des frères musulmans
00:02:11et de l'islam politique en France.
00:02:15Et les conclusions de ce rapport, qui est factuel, qui a été mené par des personnalités en dehors de tout
00:02:23soupçon,
00:02:23en dehors de tout soupçon, ces conclusions sont sans appel.
00:02:27Puisque je cite dans le rapport, ces conclusions pointent l'existence d'une menace contre la cohésion nationale
00:02:39dans laquelle la mouvance frériste a une responsabilité historique et actuelle.
00:02:47Alors, chers collègues, nous sommes des responsables publics, il y a un rapport.
00:02:52Qu'en fait-on ? Est-ce qu'on le couvre de cendres ? Est-ce qu'on le classe
00:02:57? Où est-ce qu'on agit ?
00:02:59Dès lors qu'il y a une menace qui est documentée, nous avons un devoir.
00:03:03C'est d'agir, fermement, rapidement.
00:03:06Parce qu'on ne peut pas dire qu'il y a une menace grave.
00:03:09Et dans la menace grave, pardon, c'est la menace à la cohésion nationale,
00:03:15aux institutions de la République et à notre tissu associatif.
00:03:20Peut-on donc documenter cette menace et, en même temps, si j'ose dire, ne rien faire ?
00:03:25Non.
00:03:26Pour être bien clair, l'islamisme, ce n'est pas une religion.
00:03:31C'est une idéologie qu'il faut combattre en tant que telle.
00:03:36L'islamisme politique, c'est comme un iceberg.
00:03:41Il y a une partie émergée que les Français, avec stupéfaction, ont bien vue avec les attentats.
00:03:48C'est le djihadisme, c'est le terrorisme.
00:03:50Et puis, il y a le séparatisme.
00:03:51Et puis, il y a l'antrisme.
00:03:54Les voies d'expression sont évidemment très différentes.
00:03:57Mais l'objectif final est le même.
00:03:59Faire prévaloir la suprématie de la loi religieuse sur la loi républicaine
00:04:04et installer à terme, sur notre territoire, un État islamique.
00:04:11L'antrisme, en réalité, c'est deux choses, fondamentalement.
00:04:16Une idéologie et une stratégie.
00:04:19L'idéologie, c'est en grande partie celle des frères musulmans,
00:04:23puisque c'est eux qui, il y a près d'un siècle, ont conçu la matrice politique de l'islamisme.
00:04:30Et selon cette doctrine, il s'agit moins d'ailleurs de créer, comme le voudrait d'ailleurs le séparatisme,
00:04:37des petites contre-sociétés islamiques, séparées de la société en général,
00:04:42plutôt que d'influencer les normes, les conditions d'application de nos textes sur l'ensemble de la société.
00:04:51C'est ça la doctrine.
00:04:53Et la stratégie, c'est un, l'infiltration, c'est-à-dire l'antrisme,
00:05:00notamment dans le milieu associatif, l'éducation, le sport, le social, etc.
00:05:04C'est la dissimulation, toujours se situer en deçà des radars juridiques,
00:05:09pour échapper aux sanctions prévues par les lois.
00:05:12Et enfin, une recherche de respectabilité, le double discours.
00:05:17Un discours qui emprunte, d'ailleurs, au langage de la démocratie,
00:05:22au langage des libertés individuelles, des droits, de la non-discrimination.
00:05:27Mais pour mieux retourner ce langage et ses normes contre nos propres normes,
00:05:32nos principes de la démocratie, je me souviens d'ailleurs,
00:05:34il est pointé dans le rapport de l'imam Mikyusen,
00:05:38qui a été expulsé dans ses vidéos publiques, pas de problème.
00:05:42Les femmes et les hommes ont les mêmes droits.
00:05:44Mais à la mosquée, dans les prêches, c'était différent.
00:05:48Il fallait que l'homme s'assure que la femme ne sorte pas seule,
00:05:53qu'il s'assure qu'elle soit bien voilée, qu'elle ne se maquille pas.
00:05:57C'est ça le double discours.
00:05:59Un discours très lisse en apparence, une recherche de la respectabilité,
00:06:03mais des convictions bien ancrées et une idéologie qui est contraire,
00:06:07je crois, à la République.
00:06:10C'est une idéologie qui fait du mal, qui progresse.
00:06:13On l'a vu dans le dernier sondage que l'IFOP fait chaque fin d'année,
00:06:17notamment chez les jeunes de 15-24 ans.
00:06:20Un tiers d'entre eux justifie le frérisme.
00:06:23Et 57% sont d'avis que la loi religieuse doit prévaloir sur la loi de la République.
00:06:31Voilà où on en est.
00:06:31Donc il y a un paradoxe.
00:06:33On ne peut pas dire d'un côté, on ne peut pas soutenir, documenter, préciser une menace,
00:06:39et de l'autre côté ne rien faire.
00:06:41En tout cas, laisser notre arsenal désarmé pour contrer cette nouvelle menace.
00:06:47C'est ce que la proposition de loi fait.
00:06:49Je voudrais vraiment remercier la Commission des lois,
00:06:52la rapporteure avec laquelle on a beaucoup travaillé,
00:06:54qui a précisé le texte,
00:06:56parce qu'un texte est toujours améliorable.
00:06:57J'y reviendrai, M. le ministre, d'ailleurs, en conclusion.
00:07:01Mais ce que je veux dire, c'est que les outils,
00:07:04j'ai résumé les trois grands outils, finalement,
00:07:07c'est-à-dire réarmer l'État pour avoir une réponse pénale plus ferme,
00:07:11c'est fondamental.
00:07:12On a dans le Code pénal, le 410, article 1,
00:07:16qui décrit les intérêts fondamentaux de la nation,
00:07:19il y a bien l'atteinte à la forme républicaine des institutions.
00:07:24Mais sur cet intérêt fondamental, M. le ministre, vous la connaissez,
00:07:26la finalité 5A, elle renvoie à l'insurrection armée et violente.
00:07:32Mais ça, c'est dépassé par rapport à la menace que je vous décris,
00:07:36qui est une menace subversive, submersive.
00:07:39Donc il faut adapter la réponse pénale.
00:07:41C'est ce que prétend faire la nouvelle incrimination,
00:07:44qui renvoie un peu, d'ailleurs, à la PPLC constitutionnelle
00:07:47qu'avec Philippe Bas, nous avions ici voté il y a plusieurs années.
00:07:53Deuxième exemple, pour prendre une autre catégorie d'actions et de mesures,
00:07:58assécher les circuits de financement.
00:07:59Comment se fait-il qu'aujourd'hui, on peut dissoudre des associations,
00:08:03mais qu'on ne peut pas dissoudre leurs tirelires,
00:08:05les fonds de dotation ? Ridicule.
00:08:06Comment se fait-il que, lorsqu'il y a eu dissolution de Baraka City
00:08:10ou du CCIF, les avoirs se soient enfuis,
00:08:14dans un cas à Londres et de l'autre côté, en Belgique ?
00:08:17On doit pouvoir répondre à ce genre de choses.
00:08:19On est désarmé.
00:08:21L'accueil collectif des mineurs,
00:08:22je parlais à quelques préfets
00:08:26qui ont fermé des madrassas
00:08:29en s'appuyant sur les principes,
00:08:32les règles de l'accueil collectif des mineurs.
00:08:34Donc il faut, comment dirais-je, agir,
00:08:37parce que la menace est là.
00:08:39Elle est désormais documentée
00:08:40et on n'a plus d'excuses.
00:08:42Je voudrais terminer
00:08:45par quelques remarques.
00:08:47La première remarque, monsieur le ministre,
00:08:48il n'y a pas de concurrence entre un texte
00:08:50que vous préparez, que je ne connais pas,
00:08:52et le mien.
00:08:55Tous ceux qui me connaissent ici
00:08:56savent mon engagement constant
00:08:59pour la lutte contre l'islamisme.
00:09:00J'ai été le premier parlementaire français.
00:09:02C'était en août 2014.
00:09:05Ceux qui connaissent l'histoire du Moyen-Orient
00:09:07savent de quoi je veux parler en août 2014,
00:09:09à me rendre seul, d'ailleurs, en Irak.
00:09:12Parce que j'avais le pressentiment
00:09:13que ce qui se passait avec l'État islamique
00:09:15qui avait été proclamé à Bagdad au mois de juin
00:09:19aurait des répercussions sur la France.
00:09:22Ça a été le cas d'ailleurs en 2015.
00:09:24J'ai un engagement constant.
00:09:26Simplement, je mets un texte sur la table.
00:09:29J'ai entendu dire que vous aviez un texte.
00:09:31Gérard Larcher, ce matin, nous a décrit
00:09:32le calendrier, l'ordre du jour,
00:09:34l'inscription que lui a proposé le Premier ministre
00:09:37jusqu'au mois de septembre.
00:09:38Il n'y a pas le texte.
00:09:39Donc moi, je n'ai pas de susceptibilité d'auteur.
00:09:42Encore une fois, les textes peuvent être améliorés.
00:09:44Simplement, notre responsabilité,
00:09:46c'est de se retrousser les manches.
00:09:47Ce n'est pas de rester les pieds dans le même sabot,
00:09:50comme on dit chez moi,
00:09:51dans un département que je connais bien.
00:09:53La deuxième remarque que je voudrais faire.
00:09:57Il y a un piège dans lequel il ne faut pas tomber.
00:10:00Le fameux amalgame.
00:10:02Le fameux amalgame, parlons-en.
00:10:05Ceux qui considèrent, écoutez-moi bien,
00:10:06ceux qui considèrent que s'en prendre aux islamistes,
00:10:10ça serait s'en prendre à nos compatriotes musulmans,
00:10:13tombent dans le piège des islamistes
00:10:14qui, eux, veulent confondre, justement, les deux.
00:10:18Moi, je ne confonds pas.
00:10:20Nos compatriotes musulmans
00:10:23doivent pouvoir exercer leur culte
00:10:25en toute liberté.
00:10:27C'est la définition de la République.
00:10:30C'est la définition de notre laïcité.
00:10:32Mais le piège qui nous est tendu, justement,
00:10:35c'est qu'avec cette crainte
00:10:36et cette menace sans cesse brandie
00:10:39contre ceux qui veulent lutter contre l'islamisme,
00:10:41de ne rien faire,
00:10:42alors, le pire des amalgames,
00:10:45il est celui-là.
00:10:47Et concernant les frères musulmans,
00:10:50je vous ferai remarquer aussi un dernier point.
00:10:52Comment se fait-il
00:10:53que parmi les dix pays
00:10:55qui est interdit la mouvance frériste
00:10:57sur le sol national,
00:10:58neuf sur dix sont des pays musulmans
00:11:01et qui, pour la plupart dans leur constitution,
00:11:03considèrent que la religion, l'islam,
00:11:06est une religion d'État ?
00:11:08Ce n'est pas des nations européennes,
00:11:10judéo-chrétiennes.
00:11:11Non.
00:11:12Ceux qui ont, les nations,
00:11:14les pays qui ont interdit les frères musulmans,
00:11:16précisément,
00:11:16ce sont des pays d'islam.
00:11:19Voilà ce que je voulais vous dire.
00:11:20Je pense qu'il faut être capable
00:11:22d'être absolument ferme,
00:11:25intraitable avec ces mouvances
00:11:27qui veulent atteindre vraiment
00:11:29notre cohésion sociale
00:11:30et la forme républicaine
00:11:31de nos institutions,
00:11:33mais aussi encourager
00:11:34et faire en sorte
00:11:35que nos compatriotes musulmans
00:11:37puissent évidemment,
00:11:40comment dirais-je,
00:11:41suivre leur foi
00:11:42et l'exercer totalement librement.
00:11:44Il y a un certain nombre de dossiers.
00:11:46Je pense par exemple
00:11:47au carré confessionnel dans les cimetières.
00:11:49Il y a des choses
00:11:50qu'on doit pouvoir faire avancer,
00:11:52envoyer des signaux,
00:11:53mais ces signaux ne sont tenables
00:11:55qu'avec en parallèle
00:11:57la plus grande fermeté
00:11:58vis-à-vis de celles et de ceux
00:12:00qui veulent se soustraire
00:12:01à la règle commune,
00:12:03à la loi de la République.
00:12:04A mon tour, en quelques mots,
00:12:06je vais m'exprimer
00:12:07sur cette proposition de loi
00:12:08dont vous allez débattre,
00:12:10qui a été revue par la Commission.
00:12:11Je voudrais à mon tour,
00:12:12comme l'a fait M. Bruno Rotaillot,
00:12:14refaire un peu l'historique
00:12:16de ce qu'a été l'action du gouvernement
00:12:17sur ces sujets,
00:12:18qui sont éminemment complexes,
00:12:20en réalité,
00:12:21éminemment complexes.
00:12:23Et pour vous dire,
00:12:24évidemment,
00:12:25quel est le projet de loi
00:12:27qui est en cours
00:12:28de préparation
00:12:29par le gouvernement,
00:12:30qui est écrit
00:12:30et qui se trouve actuellement
00:12:31au Conseil d'État pour avis.
00:12:33D'abord, vous dire,
00:12:34et vous l'avez toutes et tous en tête,
00:12:35que nous avons commencé
00:12:36cette bataille
00:12:38avec tous les textes
00:12:40qui ont concerné
00:12:40la radicalisation violente.
00:12:43Tous les textes
00:12:43qui ont concerné
00:12:44la radicalisation violente,
00:12:45la loi de 2017,
00:12:47et avant la loi de 2017.
00:12:492015,
00:12:50l'état d'urgence,
00:12:51notre pays est frappé
00:12:52par des attentats terroristes,
00:12:53et il y a tout un tas
00:12:54de dispositifs
00:12:55qui sont mis en place,
00:12:56à l'époque,
00:12:57sous le quinquennat
00:12:58de M. Hollande,
00:12:59qui vise à créer
00:12:59le fameux fichier
00:13:00des personnes radicalisées,
00:13:02et un certain nombre
00:13:03de dispositifs
00:13:04qui,
00:13:05au début du quinquennat
00:13:07du président Macron,
00:13:08sont traduits
00:13:09en droits positifs
00:13:09avec la loi de 2017
00:13:10qui vise à lutter
00:13:11contre le terrorisme.
00:13:13On a tout un dispositif
00:13:14qui se met en place
00:13:15et qui vise à lutter
00:13:16contre la radicalisation
00:13:18islamiste violente,
00:13:19terroriste, bien sûr,
00:13:20et toute celle
00:13:21qui fait l'apologie
00:13:21du terrorisme.
00:13:22En ont découlé
00:13:23tout un tas
00:13:24de dispositifs juridiques
00:13:26qui, d'ailleurs,
00:13:26sont toujours appliqués
00:13:27aujourd'hui.
00:13:28Cet étage de la fusée,
00:13:29il existe encore aujourd'hui,
00:13:30et nous l'appliquons
00:13:31tous les jours.
00:13:32Tous les jours,
00:13:32les services de renseignement,
00:13:33les préfets,
00:13:34les services de police,
00:13:36de gendarmerie
00:13:36appliquent ce dispositif.
00:13:38Et puis,
00:13:39nous avons eu
00:13:39un deuxième étage
00:13:40de la fusée,
00:13:41c'est ce que disait
00:13:41d'ailleurs M. Bruno Rotaillot,
00:13:43c'est ce qu'on appelait
00:13:43le séparatisme.
00:13:44Le séparatisme
00:13:45qui nous a conduits
00:13:48à nous intéresser
00:13:49à ces mouvances
00:13:49qui ne s'inscrivent pas
00:13:50forcément dans la radicalisation
00:13:52violente,
00:13:52mais qui visent clairement,
00:13:54de manière visible,
00:13:55affichée,
00:13:55à faire prévaloir
00:13:56les lois religieuses
00:13:58sur les lois de la République.
00:14:00Il en a découlé
00:14:01un texte de loi
00:14:02qui est la loi de 2021
00:14:03visant à conforter
00:14:04les valeurs de la République
00:14:05qui a été adoptée,
00:14:07qui est appliquée,
00:14:08qui a permis
00:14:09un certain nombre
00:14:10de mesures
00:14:11comme des procédures
00:14:13de fermeture
00:14:14de lieux de culte,
00:14:15des procédures
00:14:15de contrôle
00:14:16et qui a engagé
00:14:17tout un dispositif.
00:14:19Aujourd'hui,
00:14:20nous sommes confrontés,
00:14:21et M. Bruno Rotaillot
00:14:22l'a rappelé,
00:14:23Gérald Darmanat
00:14:24avait commandé
00:14:24un rapport
00:14:27qui a permis
00:14:28de cerner
00:14:29un mouvement,
00:14:30une mouvance,
00:14:31celle des frères musulmans,
00:14:32qui n'est d'ailleurs
00:14:33pas la seule
00:14:33qui nous préoccupe.
00:14:34Il y a aussi
00:14:35d'autres structures.
00:14:36Dans les médias,
00:14:37j'ai cité
00:14:37le Miligorus,
00:14:38qui est aussi
00:14:39une structure
00:14:40qui pose
00:14:41un certain nombre
00:14:41de difficultés,
00:14:42et qui s'inscrivent
00:14:43dans une autre logique
00:14:44que la logique séparatiste.
00:14:45C'est une logique
00:14:46qui est une logique,
00:14:47et je réemploie le terme
00:14:48évidemment à dessin,
00:14:50qui est la logique
00:14:50d'entrisme,
00:14:51c'est-à-dire qu'il s'agit
00:14:52moins d'essayer
00:14:53de se séparer
00:14:54de manière visible
00:14:55que d'essayer
00:14:56d'infuser,
00:14:56de diffuser
00:14:57au sein de la société,
00:14:58de prendre l'apparence
00:14:59de la normalité républicaine,
00:15:01mais en réalité,
00:15:02avec le dessin,
00:15:03d'imposer au final
00:15:04une loi religieuse.
00:15:06Et donc ça,
00:15:06c'est ce qu'on a appelé
00:15:07l'entrisme.
00:15:09Les réflexions
00:15:10qui ont été lancées
00:15:11à l'époque,
00:15:11moi j'étais préfet de police
00:15:12auprès de M. Rotaillot,
00:15:13ministre de l'Intérieur,
00:15:14les réflexions
00:15:15qui ont été lancées,
00:15:16elles avaient deux buts.
00:15:17Il ne faut pas oublier
00:15:17qu'elles avaient deux buts.
00:15:19Et ces buts, évidemment,
00:15:20ont été poursuivis
00:15:20par le gouvernement
00:15:21que j'incarne aujourd'hui
00:15:22devant vous.
00:15:22Elles avaient deux buts.
00:15:23Le premier,
00:15:24c'était de corriger
00:15:25une partie des dispositions
00:15:27de la loi 2021
00:15:28qui était finalement incomplète.
00:15:30Il y a des choses
00:15:31qu'on a...
00:15:31Dans les mailles
00:15:33de notre filet,
00:15:34on n'arrivait pas
00:15:34à appréhender
00:15:35tous les phénomènes.
00:15:36M. Bruno Rotaillot,
00:15:38Mme la rapporteure,
00:15:39on a en cité
00:15:39un certain nombre.
00:15:41Je pense notamment
00:15:42à la possibilité
00:15:42de dissoudre
00:15:43des structures
00:15:45sans qu'elles soient
00:15:46forcément dans l'entrisme,
00:15:47des structures
00:15:47au titre du séparatisme.
00:15:49Vous avez cité
00:15:50l'un et l'autre
00:15:52un certain nombre
00:15:53de dispositions
00:15:54qui sont des prolongements
00:15:56de la loi de 2021.
00:15:57Quand on dissout
00:15:58une structure,
00:15:59il est important aussi
00:16:00de s'intéresser
00:16:01à la dévolution des biens.
00:16:02Est-ce que la structure
00:16:04ne va pas finalement
00:16:05remettre les biens
00:16:06à une structure
00:16:07qui va obéir
00:16:08aux mêmes finalités ?
00:16:09Quand on dissout
00:16:09une structure,
00:16:10et on l'a vécu
00:16:11avec la loi séparative,
00:16:12je pense au CCIF,
00:16:13est-ce que cette structure
00:16:15ne va pas se reconstituer
00:16:16à l'étranger
00:16:16et continuer à opérer
00:16:17sur le territoire national ?
00:16:18On le vit actuellement
00:16:19avec la structure
00:16:20que je viens de citer,
00:16:21qui a une antenne à Londres,
00:16:21qui a une antenne à Bruxelles.
00:16:23Est-ce qu'il n'est pas utile
00:16:25de prévoir une mesure
00:16:26d'interdiction
00:16:27de ces activités
00:16:28sur le territoire national ?
00:16:29Est-ce que,
00:16:30avec les dispositions
00:16:31sur l'accueil collectif
00:16:32des mineurs,
00:16:33et Mme la rapporteure,
00:16:34M. le ministre l'ont cité,
00:16:36est-ce qu'on couvre
00:16:37tout le champ
00:16:37des accueils des mineurs ?
00:16:38La réponse est non.
00:16:39On couvre une partie
00:16:40des accueils des mineurs,
00:16:41mais pas dans leur globalité.
00:16:43Or, nous savons
00:16:44qu'il y a un certain nombre
00:16:44de dérives
00:16:45qui se déroulent
00:16:46dans le cadre
00:16:48de ces accueils de mineurs.
00:16:50Est-ce qu'en matière
00:16:52d'ouvrages,
00:16:53de publications
00:16:54qui posent problème,
00:16:56qui sont des publications
00:16:57qui peuvent finalement
00:16:58dénigrer les homosexuels,
00:17:00remettre en cause
00:17:01le principe d'égalité
00:17:02homme-femme,
00:17:02est-ce qu'en matière
00:17:03d'ouvrages,
00:17:04notre arsenal juridique,
00:17:06il est suffisamment
00:17:07complet ?
00:17:08Non, il ne l'est pas.
00:17:09On a des délais
00:17:10de prescription
00:17:11pénaux,
00:17:12on a des délais
00:17:12de prescription
00:17:13pour les polices
00:17:14administratives
00:17:14qui ne nous permettent pas
00:17:15d'agir de tout temps.
00:17:16Est-ce qu'il n'est pas temps
00:17:17de réfléchir
00:17:18à un pouvoir
00:17:18de police général
00:17:19en matière
00:17:20d'interdiction
00:17:21des publications ?
00:17:22Voilà, donc il y a
00:17:22tout un tas de dispositifs
00:17:24qui ont été travaillés
00:17:26par le gouvernement
00:17:26et que je retrouve
00:17:27dans la proposition
00:17:28de loi de M. Rotaillot
00:17:29qui vise
00:17:30à améliorer
00:17:32cette loi
00:17:32de 2021,
00:17:34à la rendre
00:17:34plus efficace,
00:17:35à la rendre
00:17:35plus performante.
00:17:37Évidemment,
00:17:38évidemment,
00:17:39ces dispositions
00:17:40figurent également
00:17:40dans le projet
00:17:41de loi
00:17:41que prépare
00:17:42le gouvernement.
00:17:42Évidemment,
00:17:43elles ont été
00:17:44depuis enrichies,
00:17:45on a travaillé
00:17:46un certain nombre
00:17:47de rédactions
00:17:47et puis surtout,
00:17:48nous avons saisi
00:17:48le Conseil d'État
00:17:49pour être certain
00:17:50que cette rédaction
00:17:51sera conforme
00:17:53notamment
00:17:53aux dispositions
00:17:54constitutionnelles.
00:17:55Et puis,
00:17:56il y a un deuxième volet
00:17:57sur lequel nous travaillons
00:17:59et qui figure aussi
00:18:00dans la proposition
00:18:01de loi de M. Rotaillot,
00:18:02c'est d'essayer
00:18:02d'appréhender
00:18:03l'entrisme.
00:18:04On n'est plus
00:18:04dans le séparatisme
00:18:05comme je venais
00:18:06d'en parler
00:18:07où on améliore
00:18:07la loi de 2021,
00:18:09on est dans un dispositif
00:18:10où on est confronté
00:18:12à une menace nouvelle
00:18:13qu'il faut mieux appréhender.
00:18:14Et on a un certain nombre
00:18:16de dispositions
00:18:16qui figurent
00:18:17dans la proposition
00:18:18de M. Rotaillot,
00:18:18qui figureront
00:18:19dans le projet de loi
00:18:20qui visent effectivement
00:18:21à traiter de l'entrisme.
00:18:23Et ce sera le débat
00:18:24que nous allons avoir
00:18:25qui va être très intéressant
00:18:26parce que définir
00:18:27juridiquement l'entrisme,
00:18:28ça n'est pas facile.
00:18:29Ça n'est pas facile,
00:18:30c'est assez complexe
00:18:31et on y reviendra
00:18:32dans le cadre des débats.
00:18:33Mais le projet de loi
00:18:34du gouvernement
00:18:34prévoit aussi un volet
00:18:35en matière d'entrisme
00:18:37et notamment
00:18:37la possibilité
00:18:38non pas d'en faire
00:18:39un délit pénal
00:18:40dont je note d'ailleurs
00:18:41que la Commission
00:18:42a retravaillé ce sujet,
00:18:44non pas d'en faire
00:18:44un délit pénal
00:18:45mais d'en faire un motif
00:18:46de dissolution administrative.
00:18:48Je veux saluer aussi
00:18:49le travail de la Commission
00:18:49qui a conduit
00:18:50à revenir sur
00:18:51la possibilité
00:18:52de mettre en place
00:18:53des techniques de renseignement
00:18:53en matière d'entrisme
00:18:56dès lors qu'il faut
00:18:58retravailler cela
00:18:58notamment avec
00:18:59la délégation parlementaire
00:19:00au renseignement
00:19:00et nous-mêmes
00:19:01gouvernement
00:19:01nous sommes rendus compte
00:19:02que c'était une voie
00:19:03qui était périlleuse
00:19:04et sans doute
00:19:05assez compliquée
00:19:06à mener à bien.
00:19:07Voilà, tout cela
00:19:08pour vous dire
00:19:08que la position
00:19:09du gouvernement
00:19:10évidemment
00:19:10est de constater
00:19:12qu'on partage
00:19:13les mêmes objectifs,
00:19:14qu'on partage
00:19:14les mêmes objectifs.
00:19:15Moi je n'ai fait que reprendre,
00:19:16le gouvernement
00:19:16n'a fait que reprendre
00:19:17le travail qui avait été engagé
00:19:18par mon prédécesseur,
00:19:19par mes prédécesseurs
00:19:20dans une vraie logique
00:19:22de lutte contre
00:19:23l'islam politique
00:19:24et la menace
00:19:24que représente
00:19:25l'islamisme politique.
00:19:27Évidemment,
00:19:27on est dans la même logique.
00:19:29Simplement,
00:19:29ce que je veux dire
00:19:30c'est qu'on partage
00:19:31une logique
00:19:31mais attention,
00:19:32attention,
00:19:33et M. Retailleau
00:19:34l'a parfaitement cité.
00:19:35Ce sujet est extrêmement complexe.
00:19:37J'ai eu l'occasion
00:19:37de le dire dans la presse,
00:19:38j'ai eu l'occasion
00:19:38de m'exprimer devant vous,
00:19:39de répondre à une question,
00:19:40de repréciser ma position
00:19:42sur le port du voile.
00:19:43Attention,
00:19:44c'est un sujet
00:19:44qui est extrêmement compliqué.
00:19:45Et là,
00:19:46je n'étais pas là en 2014
00:19:48mais j'étais là en 2021
00:19:49quand nous avons eu
00:19:50la loi sur le séparatisme,
00:19:51on a été extrêmement critiqué,
00:19:53ne l'oubliez pas.
00:19:53Partout dans le monde,
00:19:54on a été critiqué
00:19:55sur ces sujets
00:19:56et on nous traitait
00:19:58d'islamophobes.
00:20:00On a été critiqué
00:20:01partout
00:20:02dans le monde musulman,
00:20:04dans certaines démocraties occidentales
00:20:06qui,
00:20:06je constate maintenant
00:20:07qu'elles nous ont rejoint
00:20:08dans cette lutte.
00:20:09Je pense à certains pays
00:20:11comme le Danemark,
00:20:11les Pays-Bas,
00:20:12la Belgique
00:20:13qui à l'époque
00:20:13étaient extrêmement critiques
00:20:14sur les dispositions
00:20:15de la loi de 2021.
00:20:16Mais maintenant,
00:20:17ce sont des pays
00:20:18qui se sont ralliés
00:20:19à nos positions
00:20:19et c'est heureux.
00:20:20Mais c'est donc
00:20:21un sujet
00:20:21qu'il faut manier
00:20:22avec beaucoup,
00:20:22beaucoup de précautions
00:20:23et ne jamais donner,
00:20:25comme l'a dit
00:20:25M. Bruno Retailleau,
00:20:27ne jamais donner
00:20:28l'impression
00:20:28que l'on stigmatise.
00:20:30Ne jamais donner
00:20:31l'impression
00:20:31que l'on stigmatise.
00:20:32Et M. Retailleau
00:20:34a cité
00:20:35des signaux positifs
00:20:37qu'il faut envoyer.
00:20:37C'est extrêmement important.
00:20:39Des signaux positifs.
00:20:40C'est le travail
00:20:41qui est engagé
00:20:41au sein du Forif,
00:20:42par exemple,
00:20:43avec le travail
00:20:44que nous faisons
00:20:44sur les carrés confessionnels,
00:20:47sur le fait
00:20:48d'expliquer
00:20:49en permanence
00:20:50qu'évidemment
00:20:51que l'islam
00:20:51est totalement compatible
00:20:52avec les valeurs
00:20:53de la République
00:20:54et avec toute sa place
00:20:55dans la République.
00:20:55Il faut toujours le dire.
00:20:57Et puis,
00:20:57il y a des signaux aussi,
00:20:58au-delà de ces signaux positifs,
00:21:00il y a des signaux négatifs
00:21:01qu'il faut éviter.
00:21:02Il y a des signaux négatifs
00:21:03qu'il faut éviter.
00:21:04Et je me réjouis,
00:21:05je me réjouis
00:21:05que ni la proposition
00:21:06de M. Retailleau
00:21:07ni le travail
00:21:08de la Commission
00:21:08n'ont réintroduit
00:21:09un certain nombre
00:21:10de mesures
00:21:11qui étaient dans
00:21:12les rapports parlementaires
00:21:13et qui pouvaient poser
00:21:14un certain nombre
00:21:14de difficultés.
00:21:15Je pense au port
00:21:16des signes religieux
00:21:17notamment.
00:21:18Et je n'irai pas plus loin,
00:21:19mais tout le monde voit
00:21:19ce à quoi je fais allusion.
00:21:21Voilà ce que je voulais vous dire.
00:21:22Donc le gouvernement,
00:21:23la position du gouvernement
00:21:24sur ce texte,
00:21:24elle sera très claire.
00:21:25C'est une position
00:21:25de sagesse.
00:21:27Nous, nous avons
00:21:27les 12 articles
00:21:29qui sont dans ce texte,
00:21:29ils sont dans le projet
00:21:30de loi du gouvernement.
00:21:31Ils ont parfois été réécrits.
00:21:33Ils ont parfois été,
00:21:34pardon,
00:21:35au moins juridiquement,
00:21:35je me permets au moins
00:21:36de le dire juridiquement,
00:21:37je le pense améliorés.
00:21:38Nous avons saisi
00:21:39le Conseil d'État.
00:21:40Nous avons saisi
00:21:41le Conseil d'État.
00:21:42Il nous dira
00:21:42si ces dispositions
00:21:44sont constitutionnelles
00:21:45ou pas.
00:21:45C'est important.
00:21:46C'est important.
00:21:47Et puis surtout,
00:21:47nous avons ajouté
00:21:48un certain nombre
00:21:49de briques à cet édifice.
00:21:51Nous avons ajouté
00:21:51un certain nombre
00:21:52de briques.
00:21:52C'est notamment le cas
00:21:54sur la police des ouvrages,
00:21:55un pouvoir de police général
00:21:57dont je parlais.
00:21:58C'est notamment le cas
00:21:59sur Pharos,
00:22:00donc où nous avons prévu
00:22:01de faire un certain nombre
00:22:02de retraits de contenus
00:22:03qui ne sont pas prévus actuellement
00:22:04et qui ne figurent
00:22:05ni dans la proposition de loi
00:22:06ni dans le rapport
00:22:07de la Commission.
00:22:08Et nous avons tout un tas
00:22:09de mesures supplémentaires.
00:22:11Donc la position
00:22:12du gouvernement
00:22:13sur ce texte
00:22:13sera une position
00:22:14de sagesse,
00:22:15de participation constructive
00:22:16à ces débats
00:22:17qui vont forcément
00:22:18enrichir notre propre réflexion.
00:22:21Ce sera donc
00:22:21une position de sagesse.
00:22:23Je veux remercier
00:22:24évidemment
00:22:25M. Retailleau
00:22:26pour sa proposition.
00:22:27La Commission
00:22:28pour le travail
00:22:29de réajustement
00:22:31qui nous convient
00:22:32parfaitement
00:22:32d'un certain nombre
00:22:33de dispositions
00:22:33qui ont été introduites.
00:22:35Mais pour ce qui me concerne,
00:22:36nous avons notre texte,
00:22:38nous avons le Conseil d'État
00:22:39qui est saisi
00:22:40et je tiens à dire
00:22:41M. le ministre
00:22:42qu'évidemment,
00:22:43moi je vais veiller
00:22:44à ce qu'il soit inscrit
00:22:44ce texte.
00:22:45Vous connaissez mon engagement
00:22:46sur ces combats
00:22:47qui ne remontent pas
00:22:49de l'engagement
00:22:50sur l'entrisme.
00:22:51Donc je veillerai
00:22:52à ce que nous inscrivions
00:22:53ce texte
00:22:53et qu'il aboutisse
00:22:54et qu'il aboutisse.
00:22:55Ce sera compliqué
00:22:56mais je crois que les débats
00:22:57qu'on va avoir
00:22:58vont utilement enrichir
00:22:59tout cela.
00:23:00Voilà, en vous remerciant.
00:23:01Mes chers collègues,
00:23:02nous avons avec notre groupe
00:23:04déposé cette question
00:23:05préalable sur ce texte
00:23:07parce que,
00:23:07sous couvert de défendre
00:23:09la République,
00:23:09il en altère profondément
00:23:10le socle.
00:23:11Rappelons-le,
00:23:12ce texte s'appuie
00:23:13sur un rapport
00:23:14rédigé par l'ancien
00:23:15ministre de l'Intérieur
00:23:16revenu sur nos bancs
00:23:17dont les ambitions
00:23:18présidentielles
00:23:19ne font plus mystère.
00:23:21L'ancien rapporteur général
00:23:23de l'Observatoire
00:23:24de la laïcité
00:23:25signalait
00:23:25au sujet de ce rapport
00:23:27qu'il présentait
00:23:28une méthodologie
00:23:29peu rigoureuse
00:23:30des évidences,
00:23:31des amalgames
00:23:32et du simplisme.
00:23:33Et je veux ici
00:23:35vous exprimer
00:23:36une conviction banale
00:23:37mais qu'il est parfois
00:23:37utile de rappeler
00:23:38dans cet hémicycle
00:23:39qu'on ne protège pas
00:23:40la République
00:23:41en affaiblissant
00:23:42les libertés publiques.
00:23:43On ne la renforce pas
00:23:45en installant
00:23:46la suspicion.
00:23:47On ne la grandit pas
00:23:48en ciblant implicitement
00:23:50ou explicitement
00:23:51une partie
00:23:52de nos compatriotes.
00:23:53Pourtant,
00:23:54ce texte
00:23:55semble emprunter
00:23:56cette voie dangereuse
00:23:57parce qu'il vise
00:23:58à instaurer
00:23:59une suspicion
00:24:01généralisée.
00:24:01Suspicion,
00:24:02je le dis,
00:24:03vis-à-vis
00:24:04de nos compatriotes
00:24:05musulmans
00:24:05et c'est vous,
00:24:06monsieur Retailleau,
00:24:07qui avez contribué
00:24:09à construire
00:24:09cet amalgame
00:24:10entre l'islam
00:24:11et l'islamisme,
00:24:12entre les musulmans
00:24:13et les islamistes
00:24:15par vos expressions
00:24:16incendiaires,
00:24:17par vos mots blessants,
00:24:18j'y reviendrai.
00:24:20Suspicion
00:24:20vis-à-vis
00:24:21des collectivités
00:24:22locales
00:24:22et de leurs élus,
00:24:24suspicion
00:24:24vis-à-vis
00:24:25des associations.
00:24:26Pourtant,
00:24:27notre République
00:24:28repose largement
00:24:29sur ces associations
00:24:30que vous attaquez
00:24:31aujourd'hui
00:24:32au travers
00:24:33de cette proposition
00:24:34de loi.
00:24:34Je profite ici
00:24:35de cette tribune
00:24:36pour remercier
00:24:37tous les animateurs
00:24:38du monde associatif
00:24:39qui, grâce à leur travail,
00:24:41tentent, vaille que vaille,
00:24:42de combler les carences
00:24:43de l'Etat
00:24:44et de nos services publics.
00:24:45Dans ce contexte politique,
00:24:47cette tâche,
00:24:48c'est le moins qu'on puisse dire,
00:24:49n'est pas une sinécure.
00:24:51Car votre gouvernement,
00:24:52monsieur le ministre,
00:24:53soutenu par la majorité
00:24:54sénatoriale, organise
00:24:56la très forte baisse
00:24:57des financements
00:24:58du secteur associatif.
00:24:59Entre 2023
00:25:01et 2024,
00:25:02le financement
00:25:02de l'Etat
00:25:03dédié aux associations
00:25:04est passé
00:25:05de 11,7 milliards d'euros
00:25:07à 9,5 milliards
00:25:08aujourd'hui,
00:25:09soit 19%
00:25:09de pertes.
00:25:10Et lorsque vous affaiblissez
00:25:12les finances
00:25:12des collectivités territoriales,
00:25:14les associations
00:25:15en pâtissent aussi.
00:25:17En conséquence,
00:25:1850% des associations
00:25:20dans notre pays
00:25:21ont perdu
00:25:21des financements
00:25:22sur l'année 2025.
00:25:24Un tiers des associations
00:25:25ont moins de 3 mois
00:25:26de trésorerie.
00:25:2890 000 emplois associatifs
00:25:29sont aujourd'hui menacés.
00:25:31Dans le même temps,
00:25:32les besoins sociaux
00:25:33explosent.
00:25:34Pourtant,
00:25:35ce sont bien ces associations
00:25:36qui assurent
00:25:37l'aide alimentaire,
00:25:38l'accompagnement
00:25:38des plus précaires,
00:25:40l'aide à la scolarité,
00:25:41l'accès à la culture,
00:25:43au sport,
00:25:43à l'éducation populaire.
00:25:45Ce sont elles
00:25:45qui maintiennent
00:25:46dans bien des cas
00:25:47le lien social
00:25:48là où il se défait.
00:25:49Mais alors qu'elles
00:25:50n'ont jamais été
00:25:51aussi nécessaires,
00:25:52jamais elles n'ont
00:25:53été aussi fragiles.
00:25:55Loin de reconnaître
00:25:56leur rôle indispensable
00:25:57à notre République,
00:25:58c'est la suspicion
00:26:00à leur égard
00:26:01qui transparaît
00:26:02de ce texte.
00:26:03Suspicion
00:26:04lorsque vous créez
00:26:05un délit
00:26:05très imprécis
00:26:06d'atteinte
00:26:07aux principes
00:26:08de la République.
00:26:09Suspicion
00:26:10lorsque vous créez
00:26:11de nouveaux motifs
00:26:12de dissolution
00:26:13administrative
00:26:13d'associations
00:26:14tout aussi vagues.
00:26:16Suspicion
00:26:16lorsque vous permettez
00:26:18aux préfets
00:26:18de se substituer
00:26:19aux autorités publiques
00:26:21pour retirer
00:26:21une subvention
00:26:22aux associations
00:26:23pour des motifs flous.
00:26:25Ce faisant,
00:26:26vous abîmez
00:26:26la liberté d'association
00:26:28reconnue par la République
00:26:30depuis plus d'un siècle
00:26:31et qui permet
00:26:32à chacune
00:26:32et à chacun
00:26:33de s'organiser,
00:26:34de s'engager,
00:26:35de débattre,
00:26:36d'agir collectivement.
00:26:37Avec ce texte,
00:26:38vous ne faites qu'ajouter
00:26:39de la contrainte
00:26:40à la fragilité,
00:26:41de l'incertitude,
00:26:42à la précarité
00:26:43et de la suspicion
00:26:44à l'engagement citoyen.
00:26:46Je regrette
00:26:47que cette évolution
00:26:48tende à transformer
00:26:49profondément
00:26:50le rôle
00:26:51de nos associations.
00:26:52On leur demande
00:26:53de plus en plus
00:26:54d'être des prestataires
00:26:55de politiques publiques
00:26:56obéissant
00:26:57le doigt
00:26:58sur la couture
00:26:59du pantalon.
00:26:59On accepte
00:27:00de moins en moins
00:27:01qu'elles soient
00:27:02des acteurs
00:27:02à part entière
00:27:03du débat démocratique.
00:27:05Si on tolère
00:27:06leurs actions,
00:27:07on suspecte
00:27:07leurs paroles.
00:27:08Mais ce texte
00:27:09instaure aussi
00:27:10une suspicion
00:27:11à l'égard
00:27:12de nos collectivités locales.
00:27:14J'ai souvent entendu
00:27:15sur ces bancs
00:27:16des collègues
00:27:16s'érigir
00:27:17en grands défenseurs
00:27:17de la libre administration
00:27:19des collectivités territoriales.
00:27:20Alors en toute logique
00:27:22et en toute cohérence,
00:27:23vous ne pouvez pas
00:27:24défendre un texte pareil.
00:27:26Avec ce texte,
00:27:27on suspecte
00:27:28et on muselle
00:27:28les collectivités territoriales
00:27:30en permettant par exemple
00:27:31au préfet
00:27:32de se substituer
00:27:33aux collectivités locales
00:27:34en matière de choix
00:27:35de subventions
00:27:36octroyées aux associations.
00:27:37Et sur quelle base
00:27:38ce contrôle est-il effectué ?
00:27:40Le contrat d'engagement
00:27:43républicain.
00:27:43Rappelons d'ailleurs
00:27:44qu'à chaque fois
00:27:45que l'administration
00:27:46a motivé le refus
00:27:47ou le retrait
00:27:47d'une subvention
00:27:48à une association
00:27:49sur ce fondement,
00:27:50la justice a tranché
00:27:52que l'association
00:27:52respectait pleinement
00:27:53ses engagements républicains.
00:27:55Et quelles sont
00:27:56les associations
00:27:56qui étaient visées ?
00:27:57Le planning familial
00:27:58de Chalons-sur-Saône
00:27:59qui défend le droit des femmes,
00:28:01la compagnie Arlette Moreau
00:28:02qui fait du théâtre
00:28:03et de l'éducation populaire
00:28:04dans la région de Poitiers,
00:28:06l'action justice climat
00:28:07de Lyon
00:28:07et l'alternatiba de Poitiers
00:28:09qui agissent
00:28:09pour la justice climatique.
00:28:11Aujourd'hui,
00:28:11le contrat d'engagement républicain
00:28:13est davantage
00:28:14un moyen de pression
00:28:15utilisé sur des associations
00:28:17qu'un véritable outil
00:28:18de lutte contre le séparatisme.
00:28:20Il devient désormais normal
00:28:21de refuser
00:28:23de financer des gens
00:28:24qui ne pensent pas
00:28:24comme soi-même.
00:28:25Est-ce cela
00:28:27défendre la République
00:28:28et ses principes ?
00:28:30Je ne le crois pas.
00:28:31Car oui,
00:28:32le contrat d'engagement républicain,
00:28:34s'il est présenté
00:28:35comme un cadre
00:28:35de respect
00:28:36des valeurs républicaines
00:28:37et dans les faits
00:28:38un outil de contrôle politique.
00:28:40Les associations
00:28:41ne peuvent pas
00:28:41toutes se permettre
00:28:42financièrement
00:28:43d'attaquer les décisions
00:28:44de l'administration.
00:28:45Elles se retrouvent alors
00:28:46terrées dans la crainte
00:28:47de se voir empêchées
00:28:48d'oeuvrer pour l'intérêt général.
00:28:50L'injonction
00:28:50à la neutralité
00:28:52n'est pas une exigence
00:28:53de bon fonctionnement.
00:28:54C'est bel et bien
00:28:54un instrument
00:28:55de régulation
00:28:56des expressions critiques
00:28:57et cela ne peut
00:28:58qu'affecter durablement
00:29:00l'équilibre
00:29:00du débat démocratique.
00:29:02Les conséquences
00:29:02sont graves.
00:29:0327% des associations
00:29:05déclarent aujourd'hui
00:29:06s'auto-censurer
00:29:07selon une étude
00:29:08de l'Observatoire
00:29:09des libertés associatives.
00:29:10Nos associations
00:29:11sont progressivement
00:29:13cantonnées
00:29:13à une fonction
00:29:14d'opérateurs techniques
00:29:15de l'action publique.
00:29:17Leur vocation
00:29:18de plaidoyer
00:29:19et d'interpellation
00:29:19des pouvoirs publics
00:29:21disparaît progressivement.
00:29:23Cette auto-censure
00:29:24ne peut être
00:29:27qu'alimentée
00:29:28par des notions floues.
00:29:29Si ce texte
00:29:30a été modifié
00:29:31en commission
00:29:32pour enlisser
00:29:33les aspects
00:29:33les plus visiblement
00:29:34contraires à la Constitution,
00:29:36l'esprit du texte
00:29:37demeure
00:29:37et cet esprit
00:29:38repose sur des catégories
00:29:40juridiques
00:29:40larges,
00:29:41interprétables,
00:29:42extensibles.
00:29:43Or, une loi floue
00:29:44est une loi dangereuse
00:29:46car elle ouvre
00:29:46la voie à l'arbitraire.
00:29:47D'autant plus
00:29:48que notre droit
00:29:49permet déjà d'agir.
00:29:51Aujourd'hui,
00:29:52il est déjà possible
00:29:52de dissoudre
00:29:54des associations
00:29:54qui appellent
00:29:55à la violence
00:29:56et heureusement
00:29:56de sanctionner
00:29:57les atteintes
00:29:58à l'ordre public,
00:29:59de lutter contre
00:30:00les entreprises terroristes,
00:30:01de contrôler
00:30:02les financements illicites,
00:30:03de prévenir
00:30:04les ingérences étrangères.
00:30:06Alors,
00:30:06pourquoi ce texte ?
00:30:07Pourquoi prendre le risque
00:30:08de déséquilibrer
00:30:09notre état de droit ?
00:30:10La réponse,
00:30:11mes chers collègues,
00:30:12n'est pas juridique,
00:30:13elle est politique,
00:30:14car ce texte
00:30:15ne surgit pas
00:30:15de nulle part.
00:30:16Il vise à instaurer
00:30:18une suspicion,
00:30:19je le redis,
00:30:20à l'égard
00:30:20de nos compatriotes musulmans.
00:30:22Il s'inscrit
00:30:22dans une séquence politique
00:30:24où une partie
00:30:25du débat politique,
00:30:26une partie
00:30:26du débat public
00:30:27est monopolisée
00:30:28par la stigmatisation
00:30:30des musulmans
00:30:31et par les enjeux
00:30:32liés à l'islam.
00:30:34Depuis des années,
00:30:35nous voyons se succéder
00:30:36des discours
00:30:37et des textes
00:30:37avec la même cible
00:30:39implicite,
00:30:40la même rhétorique,
00:30:41le même venin
00:30:42de la division,
00:30:43instillé un peu partout
00:30:44et tout le temps.
00:30:45C'est le cas
00:30:46de l'auteur
00:30:47de cette proposition
00:30:47de loi
00:30:48qui a affirmé,
00:30:49je le cite,
00:30:50« Le voile n'est pas
00:30:51un simple bout de tissu,
00:30:52c'est un étendard
00:30:53pour l'islamisme ».
00:30:54Comment ne pas voir
00:30:55qu'une expression
00:30:56comme celle-ci,
00:30:57de fait,
00:30:59stigmatise
00:30:59l'ensemble des femmes
00:31:00de notre pays
00:31:01qui portent le voile
00:31:02et nous ne pouvons
00:31:03pas l'accepter ?
00:31:04C'est vous encore,
00:31:05M. Retailleau,
00:31:05qui avez scandé
00:31:06devant des milliers
00:31:07de personnes
00:31:08« Abat le voile »
00:31:09en mêlant sans distinction
00:31:10« Port du voile »,
00:31:12« Islamisme »
00:31:12et « Séparatisme ».
00:31:13L'amalgame,
00:31:14une fois de plus,
00:31:15c'est vous
00:31:16qui l'avez fait.
00:31:17Et comment ne pas comprendre
00:31:18que des milliers,
00:31:19des centaines de milliers
00:31:20de nos compatriotes
00:31:22se sentent stigmatisés
00:31:24par de tels propos ?
00:31:25Mais pourquoi
00:31:25cette incapacité
00:31:27à penser la République
00:31:28autrement
00:31:29que dans une logique
00:31:30de suspicion
00:31:31vis-à-vis d'une partie
00:31:32de ses enfants ?
00:31:33Ce texte,
00:31:33tel qu'il est conçu,
00:31:35ne touchera pas uniquement
00:31:36des groupes extrémistes.
00:31:37Il touchera
00:31:38l'ensemble du tissu associatif,
00:31:40beaucoup de collectivités
00:31:41territoriales
00:31:42et l'ensemble
00:31:42de nos compatriotes musulmans.
00:31:44Or, la République
00:31:45ne se défend pas
00:31:46contre une partie
00:31:47d'elle-même.
00:31:47Elle se construit
00:31:48avec toutes et tous
00:31:50par l'inclusion,
00:31:51la confiance
00:31:51et les libertés.
00:31:52Ne cédons pas,
00:31:53mes chers collègues,
00:31:54aux facilités du moment.
00:31:56Ne sacrifions pas
00:31:57des principes fondamentaux
00:31:58de notre République
00:31:59sur l'autel
00:32:00de l'affichage politique.
00:32:01Si nous devons,
00:32:02bien sûr,
00:32:03lutter contre
00:32:04toutes les formes d'entriste,
00:32:05nous devons le faire
00:32:06dans le cadre
00:32:07de l'état de droit.
00:32:08Et nous le croyons,
00:32:09la République
00:32:10est suffisamment forte
00:32:11pour se défendre
00:32:12sans renier ses principes.
00:32:13Mais pour cela,
00:32:14il faut du courage politique.
00:32:15C'est pour cela
00:32:16que je vous invite
00:32:17à adopter cette motion.
00:32:18Je vous remercie.
00:32:20Et j'accueille
00:32:21en salle des conférences
00:32:22Nathalie Goulet,
00:32:22bonjour.
00:32:23Oui, bonjour à vous.
00:32:24Sénatrice centriste de l'Orne,
00:32:25vous êtes très investie
00:32:26sur ces questions
00:32:26d'entrisme des frères musulmans.
00:32:28Vous avez déposé
00:32:29de nombreux amendements
00:32:29lors de l'examen de ce texte.
00:32:31Le Sénat a donc adopté
00:32:32cette semaine
00:32:33cette proposition de loi
00:32:33venue de Bruno Retailleau.
00:32:34208 voix pour,
00:32:36124 comptes.
00:32:37Qu'est-ce qui se joue
00:32:38avec cette proposition de loi ?
00:32:39Est-ce un bon texte
00:32:40ou une manœuvre politique,
00:32:41un tract politique
00:32:42pour Bruno Retailleau
00:32:43comme a dit la gauche
00:32:44en séance ?
00:32:45Je crois que cette caricature
00:32:46était vraiment
00:32:47une caricature.
00:32:49Le texte émane
00:32:51du président Retailleau
00:32:52et de son groupe
00:32:53mais surtout
00:32:54des suites d'un rapport
00:32:55qui a été rédigé
00:32:56par le préfet Courta
00:32:58et l'ambassadeur Gouillette
00:32:59qui est un très bon spécialiste
00:33:01du monde arabo-musulman
00:33:03et un arabe isan
00:33:04connu et reconnu.
00:33:06Les conclusions
00:33:07sont donc extrêmement crédibles.
00:33:08Parce qu'en séance,
00:33:09le rapport a été évoqué
00:33:10puisqu'il est à l'origine
00:33:11de cette proposition de loi
00:33:12et Guillaume Gontard,
00:33:13président du groupe écologiste
00:33:14qui a dit
00:33:15plus mauvais rapport produit
00:33:17par l'administration française.
00:33:19Alors que oui,
00:33:20c'est le point de départ
00:33:21de la proposition de loi.
00:33:21Vous dites que c'est faux.
00:33:22Non mais c'est pas
00:33:22que je dis que c'est faux.
00:33:23C'est faux.
00:33:25Le rapport a été demandé
00:33:26à un préfet
00:33:27et un ambassadeur
00:33:29qui a été ambassadeur
00:33:29dans de très nombreux pays arabes,
00:33:32à l'Arabie saoudite,
00:33:33il a été aussi aux Émirats,
00:33:35il a été en Algérie
00:33:36et ailleurs,
00:33:36un très bon arabe isan.
00:33:37Je pense qu'on peut faire confiance
00:33:39au rédacteur de ce rapport.
00:33:41Le principal point
00:33:41de cette proposition de loi,
00:33:42il instaure un nouveau délit
00:33:44d'atteinte
00:33:45aux principes fondamentaux
00:33:46de la République.
00:33:46Alors c'est un peu compliqué
00:33:47et ça a été réécrit
00:33:48en commission,
00:33:48on va être précis.
00:33:49Le délit pénalise
00:33:50les démarches opérées
00:33:51de manière obligatoirement concertée
00:33:53pour conduire
00:33:54un organisme public
00:33:55ou privé
00:33:55ou un groupement de faits
00:33:56à prendre des décisions
00:33:57ou adopter des pratiques
00:33:58contraires aux règles
00:34:00légalement édictées
00:34:00dans l'objectif
00:34:01d'établir,
00:34:02de porter atteinte
00:34:03aux principes de la République.
00:34:05Allez-y, oui.
00:34:06Est-ce que cette usine à gaz
00:34:09est un bon délit ?
00:34:11Un bon nouveau délit ?
00:34:12Écoutez, je ne sais pas
00:34:12si c'est une usine à gaz
00:34:13ou pas une usine à gaz.
00:34:14La réalité,
00:34:15c'est que c'est difficile à écrire,
00:34:17que ce texte a été revu
00:34:19par la rapporteure
00:34:20de la Commission des lois,
00:34:22qu'on voit très bien
00:34:23à quoi ça fait allusion,
00:34:24qu'il est perfectible,
00:34:25comme l'a dit
00:34:25le président Retailleau.
00:34:27Nous, on a beaucoup travaillé
00:34:29dans notre groupe,
00:34:29on avait fait une mission
00:34:30d'information en 2016
00:34:31sur l'organisation,
00:34:32le fonctionnement
00:34:32et le financement
00:34:33de l'islam
00:34:34et de ses lieux de culte.
00:34:35On voit bien
00:34:35que la situation se dégrade.
00:34:38Vous voyez bien
00:34:38que les mouvements d'antrisme,
00:34:41notamment des frères musulmans,
00:34:42mais aussi d'autres mouvements
00:34:45et d'autres mouvances,
00:34:47grignotent la République.
00:34:48Ça se voit tous les jours
00:34:48dans les associations,
00:34:49dans les universités,
00:34:51dans la montée exponentielle
00:34:52de l'antisémitisme,
00:34:53dans la diffusion de messages
00:34:55sur les réseaux sociaux,
00:34:55et qu'il faut essayer
00:34:57de trouver une parade.
00:34:59Est-ce la bonne ?
00:35:00C'en est une.
00:35:01Elle n'est peut-être pas unique,
00:35:02elle n'est peut-être pas excellente,
00:35:03il faut sûrement revoir le texte,
00:35:05mais en tous les cas,
00:35:06c'est un signal politique fort,
00:35:07ce n'est pas du tout un tract.
00:35:08Et quand vous allez
00:35:09dans les territoires
00:35:09ou quand vous allez
00:35:10dans un certain nombre d'endroits,
00:35:12vous voyez très bien
00:35:13que ce grignotage
00:35:13est une réalité
00:35:14et qu'il faut y faire face.
00:35:15Le texte prévoit également
00:35:16un nouveau motif
00:35:17de dissolution des associations,
00:35:19également la possibilité
00:35:20de geler administrativement
00:35:21les fonds et ressources économiques
00:35:23des entités visées
00:35:24par ces dissolutions.
00:35:25Voilà, ce texte vous convient-il ?
00:35:26Vous qui aviez déposé
00:35:27beaucoup d'amendements,
00:35:28à la fin, vous vous y retrouvez ?
00:35:30Écoutez, en tous les cas,
00:35:31c'est un signal.
00:35:32Sur les financements,
00:35:33c'est extrêmement important
00:35:34puisque c'est le nerf de la guerre,
00:35:36comme tout le monde le sait,
00:35:37qu'il y a des gens
00:35:37qui font des collectes de fonds
00:35:39avec des buts
00:35:40qui sont loin d'être des buts
00:35:42conformes aux principes
00:35:42de la République.
00:35:43Vous avez aussi
00:35:44des collectes de fonds
00:35:45qui viennent pour payer
00:35:47des avocats,
00:35:48précisément pour contredire
00:35:50des mesures d'interdiction
00:35:51ou de protection
00:35:53ou d'expulsions
00:35:54qui sont prises
00:35:55par le gouvernement.
00:35:55Ce texte pourra répondre
00:35:56à ce genre d'exemple.
00:35:57Et ce texte pourra probablement
00:35:58répondre à ce genre d'exemple,
00:35:59en tous les cas,
00:36:00quelle que soit son issue,
00:36:02puisqu'il va encore falloir
00:36:03qu'il y ait une navette.
00:36:04Vous allez y venir.
00:36:04Voilà, tout ça
00:36:05est loin d'être certain,
00:36:07mais en tous les cas,
00:36:07c'est un signal
00:36:08du gouvernement,
00:36:10au gouvernement,
00:36:10en tous les cas.
00:36:11Que peut-il se passer désormais ?
00:36:12C'est ma question suivante.
00:36:13Le ministre de l'Intérieur
00:36:14qui veut son propre texte
00:36:16contre toutes les formes
00:36:17d'entrisme.
00:36:18Qu'est-ce que cette concurrence
00:36:20entre l'exécutif
00:36:21et le Parlement vous évoque ?
00:36:22Est-ce que c'est délétère
00:36:22ou est-ce que ça peut être
00:36:23bénéfique à la cause ?
00:36:24Je ne sais pas.
00:36:24Moi, j'ai été plutôt mal à l'aise
00:36:26par les positions systématiques
00:36:29de sagesse du gouvernement.
00:36:31Je pense qu'à un moment,
00:36:32le gouvernement,
00:36:33sur un certain nombre de mesures,
00:36:34aurait pu se positionner.
00:36:36Et je ne sais pas
00:36:36s'il a finalement
00:36:37le positionnement politique
00:36:40ne vient pas du gouvernement
00:36:42plutôt que du Parlement
00:36:44qui a agi sur ce texte
00:36:46avec une initiative.
00:36:47C'est quoi ça ?
00:36:47Un manque de volontarisme politique ?
00:36:48Je ne sais pas,
00:36:49mais on a été nombreux
00:36:50à être mal à l'aise
00:36:50sur cette situation
00:36:52puisque le ministre
00:36:53nous annonce un texte
00:36:54très proche.
00:36:55Oui.
00:36:56Donc, on l'attend avec intérêt.
00:36:58On pourra sûrement
00:36:59les fusionner.
00:36:59Très bien.
00:37:00On suivra ça dans les prochaines
00:37:02semaines au Parlement.
00:37:03Merci à vous, Nathalie Goulet,
00:37:04d'avoir fait notre micro.
00:37:05Je vous en prie.
00:37:10Deuxième invitée
00:37:10sur ce thème
00:37:12dans cette émission,
00:37:13Corinne Narassiguin.
00:37:13Bonjour.
00:37:14Bonjour.
00:37:14Vous êtes sénatrice
00:37:15socialiste de Seine-Saint-Denis.
00:37:17La gauche a été très sévère
00:37:18cette semaine en séance
00:37:19à propos de ce texte
00:37:20de Bruno Retailleau.
00:37:21On a entendu
00:37:22des sénateurs de gauche
00:37:23dire leur honte
00:37:24de ce texte.
00:37:25Pourquoi de telles critiques ?
00:37:26Parce que c'est un texte
00:37:28d'affichage
00:37:28de communication politique.
00:37:30Même si on était
00:37:30un peu surpris finalement
00:37:31parce que Bruno Retailleau
00:37:33et le groupe LR
00:37:34ont été finalement
00:37:34assez muets
00:37:36pendant ce débat.
00:37:37Donc ça avait été annoncé
00:37:39clairement comme un lancement
00:37:40de campagne présidentielle
00:37:41pour Bruno Retailleau
00:37:44en utilisant encore une fois
00:37:46un de ses sujets favoris,
00:37:47c'est-à-dire
00:37:48stigmatiser les musulmans.
00:37:50Et c'est ça
00:37:50qu'on reproche au texte.
00:37:51On ne nie pas
00:37:52le fait qu'il existe
00:37:53des problèmes d'antrisme
00:37:55et notamment
00:37:56d'antrisme islamiste
00:37:57qu'il faut combattre.
00:37:58D'accord.
00:37:59Mais nous pensons
00:37:59que ce texte
00:38:00était extrêmement mal écrit,
00:38:01était peut-être
00:38:03parfois juste mal écrit
00:38:05et d'autres fois
00:38:05volontairement
00:38:06non constitutionnel.
00:38:08On va y revenir.
00:38:09Voilà.
00:38:09Et donc,
00:38:10c'est ça qui n'est pas acceptable,
00:38:12c'est-à-dire
00:38:12de jouer avec
00:38:13les fondements
00:38:14de la République
00:38:15tout en prétendant
00:38:16qu'on fait ça
00:38:16pour défendre la République.
00:38:17Votre président du groupe
00:38:18Patrick Cannaire
00:38:19qui a dit en séance
00:38:20votre texte
00:38:21à Bruno Retailleau,
00:38:23votre texte
00:38:23n'est pas une loi de protection,
00:38:25c'est un tract politique
00:38:26qui alimente
00:38:27un tournant idéologique
00:38:29où la droite républicaine
00:38:30ne se définit plus
00:38:31par ses valeurs
00:38:31mais par sa dérive
00:38:32à copier les outrances
00:38:33de l'extrême droite.
00:38:35C'est des marqueurs
00:38:36de Bruno Retailleau
00:38:36en vue de la présidentielle.
00:38:38Oui, c'est très clair.
00:38:39On voit bien sur quoi
00:38:40il a créé
00:38:42un fonds de commerce
00:38:43maintenant
00:38:43depuis un petit moment
00:38:44par notamment
00:38:45les propositions
00:38:46de loi sénatorielles
00:38:48depuis quelques temps
00:38:48de lui-même
00:38:49et de ses collègues.
00:38:50La proposition de loi
00:38:51qui est dans la continuité
00:38:52d'un rapport
00:38:53commandé l'an dernier
00:38:54par le gouvernement
00:38:54et qui était assez alarmiste
00:38:56vis-à-vis de l'entrisme islamiste.
00:38:58Est-ce que les conclusions
00:38:59de ce rapport
00:39:00elles sont partagées unanimement ?
00:39:02Non, ce rapport
00:39:02il est très contesté
00:39:03en réalité.
00:39:04Il est contesté
00:39:04par beaucoup de chercheurs
00:39:06et donc il y a
00:39:07un problème déjà
00:39:08de validité de ce rapport.
00:39:10Il y a des choses
00:39:10qui sont des organisations
00:39:12qui sont mentionnées
00:39:13et qui du coup maintenant
00:39:15sur qui on jette l'opprobre
00:39:16alors qu'il y a
00:39:17aucun fondement
00:39:18qui permet de penser
00:39:19qu'elles ont un lien
00:39:20quelconque
00:39:20avec l'islamisme
00:39:22et puis par ailleurs
00:39:24se concentrer uniquement
00:39:25sur les frères musulmans
00:39:26qui est en fait
00:39:27de l'avis de beaucoup
00:39:28de chercheurs
00:39:28une organisation
00:39:29qui en perd de vitesse
00:39:30et ne pas parler
00:39:31d'autres mouvements
00:39:33qui sont très inquiétants
00:39:34par exemple
00:39:35autour des mouvements
00:39:36salafistes
00:39:36ça montre bien
00:39:37que là
00:39:38il y a quelque chose
00:39:38qui est bâclé
00:39:39même dans le rapport
00:39:40lui-même
00:39:40il y avait une volonté
00:39:41de faire
00:39:42de la communication
00:39:43plus politique
00:39:44puisque de faire
00:39:44un travail sérieux
00:39:45et l'antrisme islamiste
00:39:46ça demande
00:39:47un travail sérieux.
00:39:48Allons sur le fond
00:39:49de la proposition
00:39:49de loi
00:39:50qui instaure
00:39:50un nouveau délit
00:39:51d'atteinte
00:39:52aux principes fondamentaux
00:39:53de la République
00:39:53alors ce délit
00:39:54a été largement
00:39:55réécrit en commission
00:39:56il pénalise désormais
00:39:57les démarches
00:39:58opérées de manière
00:39:59obligatoirement concertée
00:40:00pour conduire
00:40:01un organisme public
00:40:02ou privé
00:40:03ou un groupement
00:40:04de faits
00:40:05à prendre des décisions
00:40:06ou adopter des pratiques
00:40:07contraires aux règles
00:40:07légalement édictées
00:40:08dans l'objectif établi
00:40:10de porter gravement atteinte
00:40:11à des principes
00:40:11de la République
00:40:12précisément identifiés
00:40:13par la conclusion.
00:40:14Alors vous avez ironisé
00:40:16en séance
00:40:16sur ce nouveau délit
00:40:18vous dites même
00:40:18que le parti LR
00:40:20pourrait être condamné
00:40:21sur les bases de ce délit.
00:40:22Oui parce qu'en fait
00:40:22c'est tellement mal écrit
00:40:23c'est-à-dire que même
00:40:24avec les efforts
00:40:25de la rapporteure
00:40:25et je note
00:40:26Et on voit la rédaction
00:40:27à l'écran
00:40:27et on voit qu'il y a eu
00:40:28déjà des solutions.
00:40:29Oui et je note
00:40:29vraiment qu'Agnès Cagnallier
00:40:31a essayé de trouver
00:40:32une nouvelle rédaction
00:40:33qui permettait de dire
00:40:34que c'était mieux bordé
00:40:37juridiquement
00:40:37parce que la rédaction
00:40:38initiale était impossible
00:40:40vraiment.
00:40:41Mais même celle-là
00:40:43est tellement floue
00:40:45il y a des vrais risques
00:40:47constitutionnels
00:40:48il y avait déjà eu
00:40:49ce type de problème
00:40:49avec la loi séparatisme
00:40:50en 2021
00:40:51de censure du Conseil
00:40:52constitutionnel
00:40:52parce que
00:40:53ça manque de lisibilité
00:40:56c'est pas compréhensible
00:40:59ça inclut beaucoup
00:41:00trop de choses
00:41:00c'est pour ça
00:41:01que j'ai parlé
00:41:01du fait qu'il y a eu
00:41:02clairement une volonté
00:41:03délibérée
00:41:04du groupe LR
00:41:05de ne pas respecter
00:41:06la loi sur la parité
00:41:07qui est la question
00:41:09de l'égal accès
00:41:09des femmes
00:41:10aux responsabilités politiques
00:41:12et en principe
00:41:13constitutionnel
00:41:15et donc on pourrait
00:41:16très bien réglementer
00:41:17que ça rentre
00:41:19dans cette définition
00:41:20et évidemment
00:41:20c'est pas de l'entrisme.
00:41:21Allez j'ai une dernière question
00:41:22le ministre de l'Intérieur
00:41:23qui veut également
00:41:24son propre projet de loi
00:41:26contre plus de formes
00:41:27toutes les formes d'entrisme
00:41:29est-ce que cette concurrence
00:41:30entre initiatives parlementaires
00:41:31et gouvernementales
00:41:32elle est délétère
00:41:33ou est-ce qu'elle est bénéfique ?
00:41:34Là on voit effectivement
00:41:35que là on est dans une logique
00:41:37de campagne présidentielle
00:41:38c'est-à-dire que
00:41:39Bruno Retailleau
00:41:41en étant ancien ministre
00:41:42de l'Intérieur
00:41:42savait que ce projet de loi
00:41:43était en préparation
00:41:44puisqu'il y a travaillé
00:41:45lui-même
00:41:46et donc il a voulu
00:41:47prendre de vitesse
00:41:48le gouvernement
00:41:50en se disant par ailleurs
00:41:51que vu le peu de temps
00:41:52qui reste
00:41:52peut-être qu'il n'y aurait
00:41:53pas de projet de loi
00:41:53finalement peut-être
00:41:55que c'est ça
00:41:55qui a incité
00:41:56le ministre Nunez
00:41:57a annoncé ce projet de loi aussi
00:41:58donc là on voit bien
00:41:59qu'on est dans une concurrence
00:42:02après
00:42:03comme je l'ai dit aussi
00:42:05en discussion générale
00:42:06au ministre Nunez
00:42:08nous on peut être ouvert
00:42:09à des mesures
00:42:11très précises
00:42:12bien écrites
00:42:13bien écrites
00:42:14juridiquement bordées
00:42:15sur toutes les formes d'entrisme
00:42:17et parce qu'aujourd'hui
00:42:17il y a aussi
00:42:19des formes d'entrisme
00:42:19du côté de l'ultra-droite
00:42:21par exemple
00:42:21Très bien
00:42:22et bien merci en surant
00:42:23tout cas ce débat
00:42:24au Parlement
00:42:24merci Corinne Narassiguin
00:42:26merci à vous
00:42:30allez on en vient
00:42:32au deuxième thème
00:42:33dans cette émission
00:42:33et le débat en séance
00:42:35sur la loi de programmation militaire
00:42:36le projet de loi
00:42:37est actuellement examiné
00:42:39par les députés
00:42:40mais la commission
00:42:41de la défense
00:42:42du Sénat
00:42:42a provoqué
00:42:43un débat en séance
00:42:44avec à la clé
00:42:45des critiques
00:42:46dans le discours
00:42:47par exemple
00:42:47du président LR
00:42:49de la commission
00:42:49de la défense
00:42:50au Sénat
00:42:50c'est Cédric Perrin
00:42:51écoutez les moments forts
00:42:52de la séance
00:42:53on en parle juste après
00:42:54avec un invité
00:42:56l'actualisation
00:42:57de la loi de programmation
00:42:58militaire
00:42:59ne constitue pas
00:43:00un simple ajustement
00:43:01budgétaire
00:43:02dans un pays
00:43:03où le déficit public
00:43:04atteint 5,1%
00:43:05du PIB
00:43:06imputable aux choix fiscaux
00:43:08fait en faveur
00:43:08des plus fortunés
00:43:09et des grandes entreprises
00:43:11comme l'a rappelé
00:43:12la Cour des comptes
00:43:13vous avez justifié
00:43:14l'austérité
00:43:15la dégradation
00:43:16de nos services publics
00:43:17et la mise sous procédure
00:43:18du déficit excessif
00:43:20oui la dépense publique
00:43:22a des vertus
00:43:22mais pour quoi faire
00:43:23pour basculer
00:43:25vers une prétendue
00:43:25économie de guerre
00:43:26dans laquelle
00:43:27la dépense militaire
00:43:28devient une politique
00:43:29économique
00:43:30vous proposez
00:43:32de porter l'effort
00:43:33à 449 milliards d'euros
00:43:34sur 2024-2030
00:43:36pour nos armées
00:43:37un grand renfort
00:43:39de discours anxiogène
00:43:40cette orientation
00:43:41s'inscrit
00:43:41dans une recomposition
00:43:43profonde
00:43:43du capitalisme européen
00:43:45crise de rentabilité
00:43:47déclassement industriel
00:43:48dépendance stratégique
00:43:49accrue à l'OTAN
00:43:50désormais englué
00:43:52dans les scandales
00:43:52de marchés truqués
00:43:53et dominés
00:43:55par un pouvoir américain
00:43:56de plus en plus extrémiste
00:43:57dans ses méthodes
00:43:58comme dans ses propos
00:43:59à l'article 21
00:44:01l'état d'alerte
00:44:01de sécurité nationale
00:44:03permettra de dérouger
00:44:04par décret
00:44:04aux droits du travail
00:44:05de suspendre
00:44:06les procédures environnementales
00:44:08de bafouer
00:44:09les libertés publiques
00:44:10sans vote du Parlement
00:44:11au-delà de deux mois
00:44:13et pour justifier cela
00:44:14vous invoquez une menace
00:44:16la Russie
00:44:16que nous devrions affronter
00:44:18dans deux ou trois ans
00:44:19qu'importe
00:44:20que les pays européens
00:44:21de l'OTAN
00:44:21dépensent déjà
00:44:22454 milliards de dollars
00:44:24pour leur défense
00:44:25trois fois plus
00:44:26que la Russie
00:44:27qu'importe
00:44:27qu'après quatre ans
00:44:28de guerre en Ukraine
00:44:29la Russie soit engagée
00:44:30dans un conflit coûteux
00:44:32sans victoire décisive
00:44:33qu'importe
00:44:34la cohérence
00:44:35flagrante
00:44:36entre cette réalité
00:44:37et l'idée
00:44:38d'une Russie
00:44:38prête à affronter
00:44:39l'ensemble de l'OTAN
00:44:40qu'importe enfin
00:44:41qu'un affrontement direct
00:44:42avec la seconde puissance
00:44:44nucléaire
00:44:44de la planète
00:44:45soit une impasse stratégique
00:44:48absolue
00:44:48oui qu'importe
00:44:49cette menace
00:44:50résulte d'une construction
00:44:52politique
00:44:52servant à justifier
00:44:53une hausse massive
00:44:54des dépenses militaires
00:44:56d'abord au profit
00:44:57des Etats-Unis
00:44:58dont leurs dirigeants
00:44:59assument désormais
00:45:00une logique de domination
00:45:01d'appropriation
00:45:02violente des ressources
00:45:04de rapports de force
00:45:05permanents
00:45:06pour maintenir
00:45:06leur première place
00:45:07coûte que coûte
00:45:08face à la Chine
00:45:09dans ce contexte
00:45:11ce n'est plus
00:45:11un alignement européen
00:45:12sur les Etats-Unis
00:45:13c'est une soumission
00:45:15lâche à Donald Trump
00:45:16le chef d'état-major
00:45:17des armées
00:45:19affirmait ne pas porter
00:45:20de jugement
00:45:20sur les agissements
00:45:21de Trump
00:45:22mais s'était montré
00:45:23plus critique
00:45:24concernant la Chine
00:45:25sa parole témoigne
00:45:26du renoncement stratégique
00:45:28de votre gouvernement
00:45:29je profite de cette tribune
00:45:30pour rappeler
00:45:31aux responsables
00:45:32de nos armées
00:45:32qui sont au service
00:45:33exclusif
00:45:34de la protection
00:45:35de notre territoire
00:45:36national
00:45:36et de notre population
00:45:38et pas au service
00:45:39d'une puissance étrangère
00:45:40ni d'un bloc
00:45:41d'autre part
00:45:42l'actualisation
00:45:43de la LPM
00:45:44sert les intérêts
00:45:45des grandes industries
00:45:46d'armement
00:45:46et de leur cotation
00:45:47boursière
00:45:48l'article 7
00:45:49crée un mécanisme
00:45:50de retour financier
00:45:51sur les exportations
00:45:53d'armes financiers
00:45:53par l'argent public
00:45:54mais plafonne
00:45:56les redevances
00:45:56au seul remboursement
00:45:57de l'investissement
00:45:58initial
00:45:59les bénéfices
00:46:00commerciaux
00:46:01restent entièrement
00:46:02privatisés
00:46:03dans le même temps
00:46:04nos militaires
00:46:05dépendent de Palantir
00:46:06pour le traitement
00:46:07des données
00:46:07de renseignement
00:46:08et de NVIDIA
00:46:09pour la puissance
00:46:10de calcul
00:46:10de l'IA militaire
00:46:11deux entreprises
00:46:12soumises aux décisions
00:46:13unilatérales
00:46:14de Washington
00:46:15les deux derniers
00:46:16travaux du FMI
00:46:17le prouvent
00:46:18tandis que les effets
00:46:19des dépenses militaires
00:46:20sont faibles
00:46:20et instables
00:46:21les travailleurs
00:46:22financeront eux
00:46:23les profits
00:46:23des entreprises
00:46:24d'armement
00:46:24via la baisse
00:46:25des dépenses sociales
00:46:26et le recul
00:46:27des services publics
00:46:28d'ailleurs même
00:46:29sur la condition militaire
00:46:30vous manquez la cible
00:46:3125% des logements
00:46:32militaires sont insalubles
00:46:34selon le haut comité
00:46:35d'évaluation
00:46:36de la condition militaire
00:46:38et ce texte
00:46:38n'y consacre pas
00:46:39un euro supplémentaire
00:46:41tout en appelant
00:46:42nos jeunes
00:46:42à servir dix mois
00:46:43via le service national
00:46:45volontaire
00:46:46introduit à l'article 24
00:46:47ce service dédié aux jeunes
00:46:49devra à cet égard
00:46:50rester hors de toute manipulation
00:46:52de l'OTAN
00:46:53et se tourner exclusivement
00:46:55vers la défense
00:46:56de la nation
00:46:56pourtant un euro
00:46:58investi dans la santé
00:46:59l'éducation
00:46:59les infrastructures civiles
00:47:01produisent quatre à cinq fois
00:47:02plus d'activités économiques
00:47:04qu'un euro
00:47:04dépensé dans l'armement
00:47:05ce dernier touche
00:47:07à un secteur restreint
00:47:08et surtout les coûts
00:47:09sont considérables
00:47:10le FMI estime
00:47:10que ces dépenses
00:47:11entraînent une hausse moyenne
00:47:12des déficits publics
00:47:14de 2,6 points de PIB
00:47:15et de la dette
00:47:16de 7 points en trois ans
00:47:17en réalité
00:47:18c'est une fuite
00:47:19en avant budgétaire
00:47:20industriel et stratégique
00:47:21nous n'abandonnons pas
00:47:23notre idéal de paix
00:47:24et préférons privilégier
00:47:25la voie de la diplomatie
00:47:26et du droit international
00:47:27en ce sens
00:47:28nous nous opposerons
00:47:29à toute nouvelle dépense
00:47:30qui alimente
00:47:30les profiteurs de guerre
00:47:31et avec elle
00:47:32une logique d'escalade
00:47:33nous souhaitons
00:47:34une sécurité réelle
00:47:35de nos peuples
00:47:36dans un monde pacifique
00:47:37pour une gestion
00:47:38plus saine des finances publiques
00:47:39et un avenir meilleur
00:47:40pour nos enfants
00:47:41je vous remercie
00:47:42merci chers collègues
00:47:44madame la ministre
00:47:44vous avez la parole
00:47:47merci monsieur le président
00:47:49monsieur le président
00:47:50permettez-moi
00:47:50de dire que
00:47:52le chef d'état-major
00:47:54comme bien évidemment
00:47:55le chef d'état-major
00:47:56de l'armée de terre
00:47:57le chef d'état-major
00:47:58de la marine
00:47:59ou bien évidemment
00:48:01le chef d'état-major
00:48:03de l'air
00:48:04et de l'espace
00:48:05et l'ensemble
00:48:06de nos troupes
00:48:07servent notre république
00:48:08ils ont par définition
00:48:10un chef au sens
00:48:12de notre constitution
00:48:13qui est le président
00:48:14de la république
00:48:15et je ne peux pas
00:48:16laisser dire
00:48:16dans cet hémicycle
00:48:17que nos militaires
00:48:18serviraient
00:48:18des puissances étrangères
00:48:19madame la sénatrice
00:48:21je tiens absolument
00:48:22à ce que ces propos
00:48:24soient remis
00:48:26dans un contexte
00:48:27qui est celui
00:48:28de notre constitution
00:48:29et je pense
00:48:29que le parlement
00:48:30est là
00:48:30pour contrôler
00:48:31le respect
00:48:32de notre constitution
00:48:33maintenant
00:48:34sur un deuxième point
00:48:36que vous avez bien
00:48:36voulu évoquer
00:48:37qui est celui
00:48:38de la base industrielle
00:48:39technologique
00:48:40et de défense
00:48:41vous avez cité
00:48:42des chiffres
00:48:42sans les préciser
00:48:43madame la sénatrice
00:48:45soyons clairs
00:48:46un euro dépensé
00:48:47dans l'industrie
00:48:48de la défense
00:48:49génère entre
00:48:49un euro 27
00:48:50et un euro 68
00:48:52ce qui veut dire
00:48:53que oui
00:48:53le retour est là
00:48:54que d'autre part
00:48:56incontestablement
00:48:57et vous pouvez le regarder
00:48:58tous les ans
00:48:59les commandes
00:49:01de nos armées
00:49:01sont à 80%
00:49:03des commandes
00:49:04qui sont faites
00:49:04pour nos industries
00:49:05il suffit de regarder
00:49:07sur nos territoires
00:49:08l'entreprise moyenne
00:49:09qui travaille
00:49:09pour la base industrielle
00:49:11et technologique
00:49:11de défense
00:49:12représente 50 salariés
00:49:14et est installée
00:49:15partout
00:49:15sur notre territoire
00:49:17et nous avons donc bien
00:49:19un ruissellement
00:49:20sur l'ensemble
00:49:21des territoires
00:49:21ce sont 240 000 emplois
00:49:23sur nos territoires
00:49:25pour l'industrie
00:49:25de défense
00:49:26et je pourrais
00:49:26également ajouter
00:49:28ce qui se passe
00:49:29pour les commandes
00:49:30qui sont passées
00:49:31par le commissariat
00:49:32des armées
00:49:32en matière
00:49:33par exemple alimentaire
00:49:34comme en matière
00:49:35d'équipement
00:49:36de nos soldats
00:49:37donc autant dire
00:49:38que bien évidemment
00:49:39il y a là
00:49:40de la création
00:49:40de richesse
00:49:41et de la création
00:49:42d'emplois
00:49:42pour l'ensemble
00:49:43de nos territoires
00:49:44Monsieur le Président
00:49:45Madame la Ministre
00:49:46Monsieur le Président
00:49:47de la Commission
00:49:47mes chers collègues
00:49:49le monde bascule
00:49:51la Russie est en guerre
00:49:52aux portes de l'Europe
00:49:53et sur notre continent
00:49:55pour la première fois
00:49:56depuis 1945
00:49:57la menace
00:49:58d'un conflit
00:49:58de haute intensité
00:49:59ne peut plus être ignorée
00:50:01les Etats-Unis de Trump
00:50:03balaient des décennies
00:50:04d'engagement
00:50:05à nos côtés
00:50:05tandis que le Moyen-Orient
00:50:07s'embrase
00:50:08oui le monde bascule
00:50:10et la France
00:50:10doit s'adapter
00:50:11dans ce contexte
00:50:13l'effort budgétaire
00:50:14soumis à notre examen
00:50:15est indispensable
00:50:16car nos priorités capacitaires
00:50:19doivent rapidement
00:50:19gagner en cohérence
00:50:21avec davantage
00:50:22de munitions
00:50:22davantage de drones
00:50:23davantage d'effectifs
00:50:25mais la question
00:50:27à laquelle ne répondra pas
00:50:28ce projet de loi
00:50:29d'actualisation
00:50:30c'est celle
00:50:31de son acceptabilité
00:50:33c'est au fond
00:50:34la question
00:50:34du consentement
00:50:35à la préservation
00:50:36de la paix
00:50:38Madame la Ministre
00:50:39nous devons la vérité
00:50:40aux Françaises
00:50:40et aux Français
00:50:41notre déficit
00:50:43se creuse
00:50:44notre dette
00:50:45s'alourdie
00:50:47sans recettes
00:50:48nouvelles
00:50:49comment promettre
00:50:5036 milliards de plus
00:50:51pour la défense
00:50:52sans dire à nos concitoyens
00:50:54que cela se traduira
00:50:55mécaniquement
00:50:56par un recul
00:50:57des services publics
00:50:58par de nouvelles
00:50:58fermetures d'écoles
00:50:59par des déserts médicaux
00:51:01qui gagneront du terrain
00:51:02et ces dégâts collatéraux
00:51:04nous ne pourrons
00:51:06jamais
00:51:06les accepter
00:51:08le groupe socialiste
00:51:09écologiste et républicain
00:51:10a fait des propositions
00:51:11pour mobiliser
00:51:13de nouvelles ressources
00:51:14sans faire peser
00:51:15la charge
00:51:15sur les plus modestes
00:51:16parce que nous voulons
00:51:17des moyens supplémentaires
00:51:18pour notre défense
00:51:19et pour nos services publics
00:51:21nous avons proposé
00:51:22de taxer
00:51:22les contribuables
00:51:23les plus aisés
00:51:24parce que nous sommes
00:51:25fidèles à un patriotisme
00:51:27républicain
00:51:28nous avons proposé
00:51:30un livret défense
00:51:31afin de mobiliser
00:51:32l'épargne des Français
00:51:33qui le souhaitent
00:51:34et qui en ont les moyens
00:51:35une façon de conforter
00:51:37le nécessaire
00:51:38lien armée-nation
00:51:39de voir la vérité
00:51:41aux Français
00:51:41c'est assumer
00:51:42de dire
00:51:43que l'on ne peut pas
00:51:43mobiliser des milliards
00:51:44pour notre défense
00:51:45tout en préservant
00:51:47les plus aisés
00:51:47avec de l'immobilisme
00:51:48fiscal
00:51:49à moins d'accepter
00:51:51il faut avoir le courage
00:51:51de le dire
00:51:52que ce soit
00:51:53les plus modestes
00:51:54qui en paient le prix
00:51:56défendre la France
00:51:57ce n'est pas seulement
00:51:58voter des hausses budgétaires
00:51:59pour nos armées
00:51:59c'est préserver
00:52:01l'intégralité
00:52:01des piliers
00:52:02qui font tenir
00:52:03une nation
00:52:03l'école
00:52:04la santé
00:52:05la cohésion sociale
00:52:07les collectivités territoriales
00:52:08et la sécurité collective
00:52:10alors ma question
00:52:11est simple
00:52:11l'exécutif
00:52:12et la majorité sénatoriale
00:52:14sont-ils enfin prêts
00:52:15à dire aux Françaises
00:52:16et aux Français
00:52:16droit dans les yeux
00:52:17que réarmer notre pays
00:52:18exige de mettre
00:52:19à contribution
00:52:20ceux qui en ont le plus
00:52:21les moyens
00:52:22la réponse à cette question
00:52:23elle est centrale
00:52:24parce qu'elle tracera
00:52:26une ligne claire
00:52:27une ligne claire
00:52:28entre ceux qui ont le courage
00:52:29d'afficher le prix caché
00:52:30du réarmement
00:52:31et ceux qui usent
00:52:32de démagogie
00:52:33en assurant
00:52:33que ce nouvel effort budgétaire
00:52:35sera indolore
00:52:36en ce qui nous concerne
00:52:37nous avons choisi
00:52:38notre cas
00:52:39celui de la sincérité
00:52:40de la vérité
00:52:41et de l'équité
00:52:41et puis l'acceptation
00:52:43implique également
00:52:44que cet effort soit partagé
00:52:45elle implique
00:52:46que le renforcement
00:52:47de nos forces armées
00:52:48s'inscrive
00:52:49au cœur
00:52:50d'une véritable défense européenne
00:52:51cela se pose
00:52:52une meilleure articulation
00:52:53entre les financements
00:52:54européens de défense
00:52:55et les besoins
00:52:55de notre industrie
00:52:56or cette articulation
00:52:58reste aujourd'hui
00:52:58insuffisante
00:52:59face au recul
00:53:00du leadership français
00:53:01dans l'architecture
00:53:02de sécurité
00:53:03de notre continent
00:53:04quelle est votre stratégie
00:53:05pour que notre pays
00:53:06travaille dans une logique
00:53:07de défense collective
00:53:08aux côtés des États européens
00:53:10qui comme nous
00:53:10sont attachés
00:53:11à la démocratie
00:53:12si nous souhaitons
00:53:13naturellement
00:53:14conserver notre souveraineté
00:53:15nous avons un devoir clair
00:53:17celui de mieux adapter
00:53:18notre planification
00:53:19aux besoins
00:53:20de défense collective
00:53:21exprimés par nos partenaires
00:53:22européens
00:53:22alors comment la France
00:53:24animée d'une ambition stratégique
00:53:25affirmée en Europe
00:53:26entend-elle rester
00:53:27un leader audible
00:53:28un leader crédible
00:53:29c'est à cette double condition
00:53:31que cette nouvelle
00:53:32contribution financière
00:53:33de la nation
00:53:33pourra être acceptée
00:53:35qu'elle soit justement
00:53:36répartie entre nos concitoyens
00:53:38et mieux partagée
00:53:39avec nos alliés
00:53:40Merci chers collègues
00:53:41Madame la Ministre
00:53:43vous avez la parole
00:53:45Merci Monsieur le Président
00:53:47Monsieur le Sénateur
00:53:48plusieurs éléments
00:53:49sur lesquels je voudrais revenir
00:53:50alors si on est
00:53:52en technique budgétaire
00:53:54pure
00:53:54vous le savez comme moi
00:53:55on a un principe
00:53:57qui est le principe
00:53:58je vais quand même le dire
00:53:59si vous voulez bien
00:53:59Monsieur le Sénateur
00:54:00qui est le principe
00:54:01de la non-affectation
00:54:02des ressources aux dépenses
00:54:03une fois qu'on s'est dit ça
00:54:04moi je pense qu'il y a
00:54:05une première réponse
00:54:06qui est aussi celle
00:54:07de la maîtrise
00:54:08de notre dépense
00:54:08et c'est vrai pour le budget
00:54:10des armées
00:54:10comme pour n'importe quel budget
00:54:11ce qui veut dire
00:54:12que ça n'est pas parce que là
00:54:14nous proposons 36 milliards
00:54:16effectivement de crédits nouveaux
00:54:17qui sont pour l'essentiel
00:54:19des crédits d'investissement
00:54:20qu'en parallèle
00:54:21le budget des armées
00:54:23ne mérite pas lui aussi
00:54:24qu'il y ait des efforts
00:54:25d'économie
00:54:26première réponse
00:54:26deuxième réponse
00:54:27je voudrais aussi dire
00:54:29que quand on travaille
00:54:30comme on le fait
00:54:30sur l'actualisation
00:54:31de la LPM
00:54:32on respecte la trame
00:54:34en matière d'emploi
00:54:35ça aussi c'est un sujet
00:54:36qui concerne nos concitoyens
00:54:37parce que quand vous proposez
00:54:39une armée
00:54:39qui va dépasser
00:54:40les 300 000 militaires
00:54:42entre les militaires d'actifs
00:54:45les personnels civils
00:54:46la réserve
00:54:48cela génère
00:54:49sur l'ensemble
00:54:50de nos territoires
00:54:51cette approche
00:54:52extrêmement importante
00:54:53en matière d'emploi
00:54:54troisième point
00:54:55que je voulais mettre en avant
00:54:56même si les sondages
00:54:58sont ce qu'ils sont
00:54:58je vous cite un sondage
00:55:00Elab du 23 avril dernier
00:55:01qui dit que
00:55:026 français sur 10
00:55:03sont favorables
00:55:04à une augmentation
00:55:05du budget de nos armées
00:55:06ce qui veut bien dire
00:55:07qu'il y a une prise de conscience
00:55:08dans le monde
00:55:10dans lequel nous vivons
00:55:11d'une attente
00:55:11de nos concitoyens
00:55:12d'avoir une armée
00:55:13qui soit une armée
00:55:14encore plus entraînée
00:55:15encore plus équipée
00:55:16c'est précisément
00:55:17ce que nous proposons de faire
00:55:19et j'accueille
00:55:20en salle des conférences
00:55:20Christian Cambon
00:55:21bonjour
00:55:21bonjour
00:55:22sénateur LR du Val-de-Marne
00:55:23envoyé spécial
00:55:24pour les relations internationales
00:55:26du président du Sénat
00:55:27la loi de programmation militaire
00:55:29qui prévoit donc
00:55:2936 milliards d'euros supplémentaires
00:55:31sur la période
00:55:322026-2030
00:55:33Catherine Vautrin
00:55:34a parlé d'un effort inédit
00:55:35mais on a aussi entendu
00:55:36les critiques de Cédric Perrin
00:55:37le président
00:55:38de la commission de la défense
00:55:39votre successeur
00:55:40il a dit
00:55:41après une première analyse
00:55:42de ce projet de loi
00:55:42nous faisons le constat
00:55:43que dans sa version actuelle
00:55:45il n'apporte pas
00:55:46de réponse suffisante
00:55:47aux menaces
00:55:48identifiées par le président
00:55:49de la République
00:55:49dans son allocution
00:55:50du 13 juillet dernier
00:55:51est-ce que vous êtes aussi critique
00:55:53que Cédric Perrin
00:55:53vis-à-vis de ce texte ?
00:55:54J'allais dire que
00:55:55les deux points de vue
00:55:56s'entendent
00:55:56au sens où effectivement
00:55:5736 milliards de plus
00:56:00rajoutés
00:56:01et qui actualisent
00:56:02la loi de programmation militaire
00:56:04c'est un effort indiscutable
00:56:06mais c'est tout à fait insuffisant
00:56:07et je rejoins bien évidemment
00:56:11le point de vue
00:56:12de mon successeur
00:56:12le président Perrin
00:56:13j'avais eu l'honneur moi-même
00:56:15d'être le rapporteur
00:56:16de la première LPM
00:56:17413 milliards à l'époque
00:56:19mais on se souvient
00:56:19qu'il y avait 13 milliards
00:56:20qui étaient en fait
00:56:21en pointillés
00:56:22et qui n'ont jamais vu le jour
00:56:23et on en ressent maintenant
00:56:24les conséquences
00:56:25on nous avait dit
00:56:26mais oui
00:56:27on nous avait dit à l'époque
00:56:28non mais vous demandez trop
00:56:30etc
00:56:30alors ce qu'il faut bien comprendre
00:56:32c'est que
00:56:33depuis 2023
00:56:34la situation du monde
00:56:35a considérablement changé
00:56:37et j'allais dire que maintenant
00:56:38la paix c'est l'antichambre
00:56:39de la guerre
00:56:39c'est à dire que
00:56:42quand on est un petit peu en paix
00:56:43c'est justement
00:56:44pour que les grandes puissances
00:56:47assez violentes
00:56:49développent
00:56:49de nouvelles formes d'agression
00:56:51auxquelles il fallait répondre
00:56:52et je pense que c'est ça
00:56:53le but de l'opération
00:56:55et il va falloir effectivement
00:56:56aller beaucoup plus loin
00:56:58si on veut assurer la sécurité
00:56:59de notre pays
00:57:00et de l'Europe du meilleur général
00:57:01Parmi les questions
00:57:02soulevées en séance
00:57:03cette semaine
00:57:03il y a celle du format
00:57:04de notre armée
00:57:05notre nombre de bateaux
00:57:06de chars etc
00:57:07nous appliquons aujourd'hui
00:57:08un format qui correspond
00:57:09au livre blanc
00:57:10de la défense de 2013
00:57:11le format de nos armées
00:57:13est-ce que c'était pas ça
00:57:14l'essentiel du débat ?
00:57:16Je pense que
00:57:17le premier point du débat
00:57:19c'est quand même
00:57:20les munitions
00:57:21parce que
00:57:22vous pouvez mettre
00:57:22tous les hommes
00:57:23que vous voulez sur le terrain
00:57:24si vous n'avez pas
00:57:25de quoi leur permettre
00:57:27de s'armer
00:57:29de se défendre
00:57:30et le cas échéant
00:57:31d'assurer notre sécurité
00:57:32ça ne va pas
00:57:33Et là tu on a des fragilités
00:57:34enfin ?
00:57:34On a d'énormes fragilités
00:57:35parce que
00:57:36nous étions
00:57:37au lendemain
00:57:38de 75 ans
00:57:39de paix
00:57:39et on avait
00:57:40des stocks
00:57:40très modestes
00:57:41il faut savoir
00:57:42que nous avons
00:57:44en stock
00:57:44pour l'armement
00:57:46de nos navires
00:57:48en missiles
00:57:49ce qui a été
00:57:50dépensé
00:57:51la semaine dernière
00:57:52en Ukraine
00:57:52vous voyez
00:57:53donc on a
00:57:54effectivement
00:57:54un certain nombre
00:57:55de défaillances
00:57:57et de fragilités
00:57:59en ce qui concerne
00:58:00les effectifs
00:58:00il faut rajouter
00:58:01évidemment
00:58:01la réserve
00:58:02puisque
00:58:03la réserve
00:58:04opérationnelle
00:58:05doit être accrue
00:58:06et qu'il y a donc
00:58:06des prévisions
00:58:07en ce sens
00:58:08mais on est peut-être
00:58:09sans doute
00:58:10un peu juste
00:58:10car nos armées
00:58:11sont quand même
00:58:12assez fatiguées
00:58:12on les met
00:58:13beaucoup à contribution
00:58:14Vous avez commencé
00:58:15à le dire
00:58:15notre modèle
00:58:16de défense
00:58:16a été bousculé
00:58:17par les guerres
00:58:18en Ukraine
00:58:18et en Moyen-Orient
00:58:19nous vivons
00:58:20toujours sous le format
00:58:21défini en 96
00:58:22fondé sur les fameux
00:58:23dividendes de la paix
00:58:24a dit en séance
00:58:25Dominique Deleige
00:58:25votre collègue
00:58:26vous êtes d'accord
00:58:27sur le rôle même
00:58:28de nos armées
00:58:29en France
00:58:29notre doctrine
00:58:30n'est plus à jour
00:58:31Notre doctrine
00:58:32doit tenir compte
00:58:33des expériences
00:58:34malheureuses
00:58:35j'allais dire
00:58:35auxquelles nous assistons
00:58:37que ce soit
00:58:37les derniers conflits
00:58:38on peut remonter déjà
00:58:39au conflit
00:58:40Arménie-Azerbaïdjan
00:58:41avec l'irruption
00:58:42des drones par exemple
00:58:43qui avait été
00:58:44totalement sous-estimé
00:58:45et Cédric Perrin
00:58:46avait à l'époque
00:58:46commis un rapport
00:58:47qui était visionnaire
00:58:49sur ce que doit faire
00:58:50l'armée
00:58:51en réponse
00:58:51à un drone
00:58:52ça déclenche
00:58:54un conflit international
00:58:55est-ce que ça doit être
00:58:56une réponse
00:58:56au cas par cas
00:58:57effectivement
00:58:58voilà
00:58:58regardez
00:58:59en Ukraine
00:59:00on a commencé
00:59:01ils ont commencé
00:59:02cette guerre
00:59:02on parlait
00:59:03de la guerre de 1914
00:59:03et maintenant
00:59:04vous voyez ce qui se passe
00:59:05en Iran
00:59:05ce ne sont que des drones
00:59:07et des missiles longue portée
00:59:08donc il faut
00:59:08évidemment s'adapter
00:59:10et c'est ce qu'essaye
00:59:11de faire
00:59:12imparfaitement
00:59:12je crois qu'il faut le reconnaître
00:59:14ce n'est pas une critique fondamentale
00:59:16mais c'est un constat
00:59:17tout à fait
00:59:17nécessaire de faire adopter
00:59:18avant l'été
00:59:20pourquoi un tel enjeu
00:59:21de vitesse
00:59:22on le comprend
00:59:23parce que les investissements
00:59:24en matière de défense
00:59:25sont des investissements
00:59:26du temps long
00:59:26on ne peut pas demander
00:59:27à des industriels
00:59:28brusquement
00:59:29de passer
00:59:30de 2 rafales par mois
00:59:32à 12 rafales par mois
00:59:33vous voyez
00:59:33très bien
00:59:34deux questions d'actualité
00:59:35pour finir
00:59:35si vous voulez bien
00:59:35ce débat se tient
00:59:37alors que le porte-avion
00:59:38Charles de Gaulle
00:59:38va se prépositionner
00:59:40dans la région du Golfe
00:59:41un signal
00:59:42que la coalition
00:59:42montée par Londres
00:59:44et Paris
00:59:44se tient prête
00:59:45à sécuriser
00:59:46le desroi d'Hormuz
00:59:47la France
00:59:48peut-elle jouer
00:59:48un rôle majeur
00:59:50dans le conflit
00:59:50au Proche et au Moyen-Orient ?
00:59:52elle peut évidemment
00:59:53jouer un rôle
00:59:53puisque nous sommes
00:59:54la seule
00:59:55véritable marine
00:59:55européenne
00:59:56opérationnelle
00:59:57et l'armée
00:59:59est actuellement
00:59:59la plus puissante
01:00:00en Europe occidentale
01:00:01mais aux conditions
01:00:02que le président
01:00:03de la République
01:00:03a posées
01:00:04à savoir
01:00:04il faut que véritablement
01:00:05un cessez-le-feu
01:00:06de part et d'autre
01:00:08s'impose
01:00:09que le blocus
01:00:12soit éliminé
01:00:13et que l'on puisse
01:00:14effectivement
01:00:14assurer des missions
01:00:15de pacification
01:00:17et de paix
01:00:17et non pas
01:00:18entrer dans le conflit
01:00:19ça je crois que
01:00:19ni les français
01:00:20ni le président de la République
01:00:21ni personne
01:00:22ne l'admettrait
01:00:23et une dernière question
01:00:24il y a un nouvel espoir
01:00:26de sortie de crise
01:00:26je suis extrêmement prudent
01:00:27en vous posant la question
01:00:28un accord autour
01:00:29d'un nouveau cadre
01:00:30de négociation
01:00:31entre les Etats-Unis
01:00:31et l'Iran
01:00:32est-ce qu'on peut
01:00:33faire confiance
01:00:34cette fois-ci
01:00:35à Donald Trump
01:00:36pour une sortie de crise
01:00:37moyen terme ?
01:00:38ça doit être
01:00:39une déclaration
01:00:40d'11h10
01:00:40mais hier
01:00:41il voulait aplatir
01:00:43complètement l'Iran
01:00:44donc
01:00:46c'est très difficile
01:00:47de commenter
01:00:48parce que tous les jours
01:00:49ça change
01:00:49je pense qu'effectivement
01:00:50il faut aller à la négociation
01:00:52car jamais
01:00:53on n'arrivera
01:00:53à la paix
01:00:54par les armes
01:00:55dans cette affaire
01:00:55et donc
01:00:56tout ce qui est
01:00:57un début de négociation
01:00:58va dans le bon sens
01:00:59maintenant avec Donald Trump
01:01:00il faut prendre tout
01:01:02permettez-moi l'expression
01:01:02avec des pincettes
01:01:03et bien merci
01:01:04merci monsieur Cambon
01:01:05pour cette déclaration
01:01:06sur le micro public Sénat
01:01:12Allez dernier thème
01:01:13dans cette émission
01:01:14est la commission
01:01:15de la culture
01:01:16au Sénat
01:01:17qui auditionnait
01:01:17Nicolas Taverneau
01:01:18le directeur général
01:01:20de LFP Média
01:01:21l'occasion d'évoquer
01:01:22le montant
01:01:23des droits TV
01:01:24de la Ligue 1 de football
01:01:25qui n'ont cessé
01:01:26de diminuer
01:01:27depuis 2023
01:01:27et plus généralement
01:01:29la situation
01:01:29du football
01:01:30professionnel français
01:01:31on écoute un extrait
01:01:34Alors
01:01:34comme l'a rappelé
01:01:36le Président
01:01:37j'ai pris
01:01:39le mandat
01:01:39de LFP Média
01:01:40au mois d'avril
01:01:42dernier
01:01:43enfin avril 2025
01:01:44dans une situation
01:01:46
01:01:46LFP Média
01:01:48a trois
01:01:49s'occupe
01:01:50des revenus
01:01:51du football
01:01:51professionnel
01:01:52avec trois
01:01:53trois parties
01:01:54une première partie
01:01:56qui sont les partenariats
01:01:57l'exemple
01:01:59Ligue 1
01:01:59McDonald
01:02:00par exemple
01:02:01la deuxième partie
01:02:03c'est les droits
01:02:03internationaux
01:02:04puisque la Ligue
01:02:05a repris
01:02:05depuis deux ans
01:02:06la commercialisation
01:02:08directe
01:02:08de ces droits
01:02:09internationaux
01:02:10qui étaient autrefois
01:02:11commercialisés
01:02:12à travers Béine
01:02:13qui avaient mandat
01:02:14pour les commercialiser
01:02:15et la troisième partie
01:02:17la plus importante
01:02:18ce sont les droits
01:02:19domestiques
01:02:19donc c'est LFP Média
01:02:21a la responsabilité
01:02:22des revenus
01:02:24de la Ligue 1
01:02:25et de la Ligue 2
01:02:26c'est-à-dire
01:02:27du football
01:02:27professionnel
01:02:28sur ces trois aspects
01:02:30et elle s'appuie
01:02:32pour partie
01:02:33sur des services
01:02:33de la LFP
01:02:34étant une filiale
01:02:35à 87%
01:02:37de la LFP
01:02:38et à 13%
01:02:40depuis l'apport
01:02:41de CVC
01:02:42à l'entrée
01:02:44au capital
01:02:45de LFP Média
01:02:45voilà le contexte
01:02:47alors dans quel contexte
01:02:48nous sommes arrivés
01:02:49au mois d'avril dernier
01:02:51le titulaire
01:02:53des droits
01:02:53qui devait régler
01:02:54350 millions
01:02:55de droits
01:02:56pour 8 matchs
01:02:56puis 400 millions
01:02:57dans les années suivantes
01:02:59a fait défaut
01:03:01et a entamé
01:03:03même une procédure
01:03:04contre la Ligue
01:03:05et ne payait plus
01:03:06les dernières échéances
01:03:07de la saison
01:03:082024-2025
01:03:09soit 140 millions
01:03:10d'euros
01:03:11qu'il devait au club
01:03:12à travers LFP Média
01:03:14par ailleurs
01:03:15il faisait
01:03:15une procédure
01:03:17contre la Ligue
01:03:18il entamait
01:03:19une procédure
01:03:19contre la Ligue
01:03:21pour défaut
01:03:22de vigilance
01:03:23dans l'affaire
01:03:24notamment du piratage
01:03:25en se disant victime
01:03:26du piratage
01:03:27et accusant la Ligue
01:03:28de ne pas avoir fait
01:03:30ce titulaire des droits
01:03:32d'ailleurs
01:03:32a fait défaut
01:03:33également en Belgique
01:03:34puisque la même situation
01:03:35se reproduit en Belgique
01:03:37ça c'était pour le cas
01:03:39disons d'Azen
01:03:40ensuite
01:03:41il y avait une procédure
01:03:43qui durait
01:03:44depuis longtemps
01:03:46envers la Ligue
01:03:47de Canal Plus
01:03:48pour un peu plus
01:03:48de 600 millions d'euros
01:03:49suite à l'affaire
01:03:50MediaPro Amazon
01:03:53je ne reviens pas
01:03:54à Canal Plus
01:03:54estimant
01:03:55d'avoir été maltraité
01:03:58dans ce dossier
01:03:59donc c'est une suite
01:04:01de conflits juridiques
01:04:02qui se poursuivaient
01:04:06la troisième chose
01:04:07qu'il y avait
01:04:08c'est une difficulté
01:04:10avec les clubs
01:04:10sur un contrat
01:04:11de sponsoring
01:04:12entre Qatar Tourisme
01:04:14et les clubs
01:04:15qui n'avaient pas été
01:04:16définitivement signés
01:04:17qui n'étaient pas appliqués
01:04:18les clubs
01:04:19espérant 20 millions
01:04:20d'euros
01:04:21au titre
01:04:21globalement
01:04:22par an
01:04:23pendant deux ans
01:04:24au titre
01:04:24de ce contrat
01:04:25de sponsoring
01:04:26et enfin
01:04:28il y avait
01:04:28une contestation
01:04:31de Béine
01:04:33qui réglait
01:04:3478 millions et demi
01:04:35pour le neuvième match
01:04:36en exclusivité
01:04:38et Béine
01:04:39contestait
01:04:40les choix
01:04:41qu'il devait
01:04:43assumer
01:04:43pour ce neuvième match
01:04:45il y avait
01:04:45un certain nombre
01:04:47de contraintes
01:04:47dans le choix
01:04:48de ce neuvième match
01:04:48qui était contractuel
01:04:49et Béine considérait
01:04:51que le fait
01:04:52que la Ligue
01:04:53ait repris
01:04:54l'exploitation
01:04:55de ces matchs
01:04:56devait aboutir
01:04:58à une modification
01:04:58de ces contraintes
01:04:59voilà le contexte
01:05:00dans lequel
01:05:01nous avons commencé
01:05:03notre mandat
01:05:04contexte un peu compliqué
01:05:06donc on a commencé
01:05:08par
01:05:08avec l'aide
01:05:08d'un médiateur
01:05:10efficace d'ailleurs
01:05:11nous avons commencé
01:05:13à régler
01:05:14le contrat
01:05:15à l'affaire
01:05:16Dazen
01:05:17qui s'est soldé
01:05:18par le paiement
01:05:19des 140 millions d'euros
01:05:20qu'il devait
01:05:20au titre
01:05:21de la saison passée
01:05:22c'était important
01:05:23parce que ça pouvait
01:05:24mettre vraiment
01:05:25les clubs
01:05:25en grande difficulté
01:05:26et à payer
01:05:27une indemnité
01:05:29sur la saison
01:05:30la saison future
01:05:32de 87 millions
01:05:33et demi
01:05:34pour la saison future
01:05:37c'est à dire
01:05:38la saison actuelle
01:05:39donc ça
01:05:40ça a été réglé
01:05:41sur Dazen
01:05:42parallèlement
01:05:42nous avons entamé
01:05:43des négociations
01:05:44avec Canal Plus
01:05:46à la fois
01:05:47pour regarder
01:05:48si Canal Plus
01:05:49était intéressé
01:05:50pour acheter
01:05:50un ou plusieurs
01:05:51matchs
01:05:52en exclusivité
01:05:54ces négociations
01:05:55ont été rompues
01:05:56à l'initiative
01:05:56de Canal Plus
01:05:57qui n'a pas souhaité
01:05:58s'engager plus avant
01:05:59estimant que
01:06:00ils avaient
01:06:04les coupes d'Europe
01:06:05et que
01:06:06deuxièmement
01:06:08il n'y avait pas
01:06:09de terrain d'entente
01:06:10financier possible
01:06:11sur cet aspect là
01:06:13nous avons
01:06:14fait le tour
01:06:15du marché
01:06:15pour regarder
01:06:16également
01:06:16les plateformes
01:06:17internationales
01:06:18s'ils souhaitaient
01:06:18ou non
01:06:19acquérir des droits
01:06:20il n'y a pas eu
01:06:21d'aboutissement
01:06:21en exclusivité
01:06:22pour acquérir
01:06:23les droits
01:06:23donc nous nous sommes
01:06:24retrouvés
01:06:24avec huit matchs
01:06:26disponibles
01:06:27sans clients
01:06:29et un match
01:06:32opéré par Béine
01:06:33mais avec une contestation
01:06:35de Béine
01:06:36donc en parallèle
01:06:37des négociations
01:06:38nous avons
01:06:39heureusement
01:06:41anticipé
01:06:42en commençant
01:06:43parce que le temps
01:06:44nous comptait
01:06:45le temps des négociations
01:06:46on était au mois de juin
01:06:47alors le championnat
01:06:48recommençait le 15 août
01:06:49donc dans un temps
01:06:50assez court
01:06:51nous avons dû mettre
01:06:52en place une solution
01:06:53alternative
01:06:54pour un
01:06:54que les matchs soient diffusés
01:06:56les huit matchs dont je parle
01:06:57et deux
01:06:57qu'il y ait quelques recettes
01:06:59qui arrivent
01:06:59donc je dirais
01:07:00que c'est un peu
01:07:01une solution par défaut
01:07:02qui a abouti
01:07:03à la création
01:07:04de Ligue 1 plus
01:07:05Ligue 1 plus
01:07:06a été lancée
01:07:06en temps et en heure
01:07:07nous avons ouvert les abonnements
01:07:09le 11 août
01:07:10pour une diffusion
01:07:11le 15
01:07:11du premier match
01:07:12le 15 août
01:07:13et dans des conditions
01:07:15correctes
01:07:16techniquement
01:07:17et éditorialement
01:07:18correctes
01:07:19pour ces huit matchs
01:07:20Béine a continué
01:07:21sa contestation
01:07:22sur le choix
01:07:23de ce neuvième match
01:07:24et a procédé
01:07:26à un prélèvement
01:07:29de 25%
01:07:30sur le contrat
01:07:31des 78 millions
01:07:33et demi
01:07:33nous sommes allés
01:07:34au tribunal
01:07:35des affaires économiques
01:07:35de Paris
01:07:36nous pour nous faire payer
01:07:38Béine pour faire modifier
01:07:40le contrat
01:07:40nous avons eu gain de cause
01:07:43au tribunal des affaires
01:07:44économiques
01:07:44de Paris
01:07:46Béine a été condamné
01:07:48au dépens
01:07:48et à une indemnité
01:07:50financière
01:07:51pour le non-paiement
01:07:52de ces 25%
01:07:53et Béine a fait depuis
01:07:55appel
01:07:55de cette décision
01:07:56qui est en cours
01:07:58pour le choix
01:08:00du neuvième match
01:08:01je précise que Béine
01:08:03en parallèle
01:08:04a décidé
01:08:04ce qui était son droit
01:08:07compte tenu du fait
01:08:09que le contrat d'Azen
01:08:10a été cassé
01:08:10ça donnait une possibilité
01:08:11à Béine
01:08:12de rompre son contrat
01:08:14ou plutôt
01:08:15d'arrêter son contrat
01:08:17à l'issue
01:08:18de la saison actuelle
01:08:18et donc Béine
01:08:20a levé cette option
01:08:21et donc
01:08:22le contrat
01:08:23du neuvième match
01:08:24par décision de Béine
01:08:26ne sera plus
01:08:28opéré par Béine
01:08:29la saison prochaine
01:08:30ce qui donnera
01:08:31l'exclusivité
01:08:31à Ligue 1 plus
01:08:32de la totalité
01:08:33des matchs
01:08:34sur sa plateforme
01:08:35mais en contrepartie
01:08:36les 78 millions et demi
01:08:37n'existeront évidemment plus
01:08:38puisqu'il n'y aura pas
01:08:39d'opérateur
01:08:41en parallèle
01:08:42nous avons eu
01:08:43une action
01:08:44au mois de janvier
01:08:44une décision
01:08:45au mois de janvier
01:08:45de la cour d'appel
01:08:46qui a à la fois
01:08:48de Canal Plus
01:08:49et de Béine
01:08:51contre les décisions
01:08:52de la Ligue
01:08:52précédentes
01:08:53en ce qui concerne
01:08:54le contrat Amazon
01:08:56et la Ligue
01:08:57a obtenu gain de cause
01:08:58je crois pour la huitième fois
01:08:59d'ailleurs
01:09:00sur ce dossier
01:09:01et nous avons
01:09:03su que
01:09:04et Canal Plus
01:09:05et Béine
01:09:06allaient en cassation
01:09:07sur cette affaire
01:09:09voilà
01:09:10donc dans un contexte
01:09:11quand même
01:09:12très conflictuel
01:09:13extrêmement conflictuel
01:09:15nous avons dû opérer
01:09:18Ligue 1 plus
01:09:19donc Ligue 1 plus
01:09:20a connu rapidement
01:09:22un succès
01:09:22les abonnés
01:09:24se sont inscrits rapidement
01:09:25nous avons aujourd'hui
01:09:26un peu moins
01:09:26d'un million
01:09:27cent mille abonnés
01:09:29et les abonnements
01:09:31étant au départ
01:09:32promus
01:09:33à 9,99 euros
01:09:34pendant trois mois
01:09:35et puis ensuite
01:09:36nous sommes montés
01:09:36à 14,99 euros
01:09:38pour autant
01:09:39qu'on s'engage
01:09:40sur la saison
01:09:40donc c'est là
01:09:43donc nous avons préparé
01:09:45la saison suivante
01:09:46et la saison suivante
01:09:48nous avions eu la possibilité
01:09:49pour répondre à l'interrogation
01:09:51du Président
01:09:51nous avions eu la possibilité
01:09:53d'obtenir la Coupe du Monde
01:09:56à travers une discussion
01:09:58que nous avions eue
01:09:59avec la FIFA
01:09:59pour d'autres raisons
01:10:01je connaissais bien
01:10:01ayant dû à négocier
01:10:03le contrat M6
01:10:05précédemment
01:10:06nous sommes mis d'accord
01:10:08avec la FIFA
01:10:08au bout d'un mois
01:10:09au mois de janvier dernier
01:10:10pour l'intégralité
01:10:12de la Coupe du Monde
01:10:12sachant que M6
01:10:14diffuse 54 matchs
01:10:15nous avions donc
01:10:16nous étions mis d'accord
01:10:17sur 54 matchs
01:10:18en co-diffusion
01:10:19avec M6
01:10:20les plus importants
01:10:21et il y a 50 autres matchs
01:10:23les moins importants
01:10:24en termes d'horaire
01:10:25ou d'affiche
01:10:26que nous pouvions
01:10:28diffuser en exclusivité
01:10:29ce qui nous donnait
01:10:30un concept
01:10:31qui était puissant
01:10:32puisque nous aurions été
01:10:33les seuls
01:10:33à diffuser
01:10:34en exclusivité
01:10:35la totalité
01:10:36de la Coupe du Monde
01:10:37avec la totalité
01:10:39du championnat derrière
01:10:39plus la totalité
01:10:40de la Coupe du Monde
01:10:41il y avait un concept
01:10:42évidemment
01:10:42qui était assez fort
01:10:43et ceci pour un prix raisonnable
01:10:45après avoir cette négociation
01:10:47nous avons eu
01:10:48un projet de contrat
01:10:49ce projet de contrat
01:10:50a été approuvé
01:10:51à l'unanimité
01:10:52par tous les clubs
01:10:53Ligue 2
01:10:53Ligue 1
01:10:54et donc nous l'avons envoyé
01:10:57et il devait y avoir
01:10:58une approbation
01:10:59que nous estimions
01:11:00automatique
01:11:00par le bord
01:11:01de la FIFA
01:11:02ou par la délégation
01:11:04du bord de la FIFA
01:11:05approbation
01:11:06qui n'a pas eu lieu
01:11:07et nous avons reçu
01:11:0811 jours plus tard
01:11:09une décision
01:11:10qui a abouti
01:11:11qui ne mettait fin
01:11:12à nos discussions
01:11:13sans plus de précision
01:11:18je considérais
01:11:19nous considérions
01:11:20avec l'aide de nos avocats
01:11:21qu'il y avait un engagement
01:11:22sur la chose et l'objet
01:11:23et qu'il y avait
01:11:25une négociation
01:11:26de mauvaise foi
01:11:27et donc
01:11:28je souhaitais
01:11:29faire prévaloir
01:11:30les droits
01:11:30de la LFP
01:11:31et de la Ligue
01:11:32et des clubs
01:11:33parce que c'était
01:11:34très important pour nous
01:11:35comme il n'y a pas
01:11:36de compétition
01:11:37entre la fin de la saison
01:11:38qui va être
01:11:39le 24 ou 25 mai
01:11:40et le démarrage
01:11:43de la saison suivante
01:11:44qui va être
01:11:44le 15 août
01:11:45avec le trophée des champions
01:11:46pendant ce temps-là
01:11:47vous n'avez pas de compétition
01:11:48il y a la coupe du monde
01:11:49mais donc les abonnés
01:11:50n'ont que des matchs amicaux
01:11:52des magazines
01:11:53des replays
01:11:53mais il n'y a pas
01:11:54de compétition live importante
01:11:55et donc
01:11:56ça nous permettait
01:11:57de passer cette période
01:11:58de manière satisfaisante
01:12:00pour les réabonnements
01:12:01pour les nouveaux abonnés
01:12:02nous n'avons malheureusement
01:12:04pas pu faire ça
01:12:05et ni la FFF
01:12:06représentait à la Ligue
01:12:07ni la Ligue
01:12:09n'ont souhaité
01:12:11actionner
01:12:12la FIFA
01:12:12sur ce dossier
01:12:13et donc j'ai pris
01:12:14mes responsabilités
01:12:16à cet effet
01:12:17estimant que
01:12:18les intérêts du club
01:12:19n'étaient pas défendus
01:12:20sur ce point-là
01:12:21en tout cas
01:12:21nous avons une divergence
01:12:22d'appréciation
01:12:23avec le conseil d'administration
01:12:24de la Ligue
01:12:27voilà
01:12:28donc Ligue 1 plus
01:12:29pour la saison prochaine
01:12:30donc nous aurons
01:12:32l'exclusivité
01:12:32du championnat
01:12:33de France de Ligue 1
01:12:35avec
01:12:37réparti
01:12:37en général
01:12:38parce qu'à cause
01:12:39des Coupes d'Europe
01:12:40il y a pas mal
01:12:40de modifications
01:12:41mais en général
01:12:42sur trois soirées
01:12:43une soirée
01:12:43à 20h45
01:12:44le vendredi
01:12:45avec un match
01:12:46une soirée
01:12:47avec un multiplex
01:12:48en général
01:12:49à quatre matchs
01:12:49le samedi soir
01:12:50le multiplex
01:12:52étant assez
01:12:54privilégié
01:12:55par nos abonnés
01:12:55et le match directeur
01:12:57si j'ose dire
01:12:58le dimanche soir
01:12:59à 20h45
01:13:00donc une lisibilité
01:13:01de cela
01:13:02plus des matchs
01:13:03évidemment
01:13:04le dimanche
01:13:05et le samedi
01:13:06à 17h15
01:13:07qui est le match
01:13:07actuel de Béine
01:13:08nous avons décidé
01:13:10de faire
01:13:10le magazine
01:13:11en accès libre
01:13:13pour la promotion
01:13:14de la Ligue 1
01:13:15qui est le magazine
01:13:15du dimanche soir
01:13:16donc sera accessible
01:13:17à tous ceux
01:13:19qui voudront s'inscrire
01:13:20gratuitement
01:13:20pour la promotion
01:13:22de la Ligue 1
01:13:23nous sommes en discussion
01:13:24avec la FED
01:13:26je pense qu'elles aboutiront
01:13:28sur la Ligue 3
01:13:30qui sera lancée
01:13:31à la place
01:13:32de la Nationale 1
01:13:33la saison prochaine
01:13:34et nous aurons
01:13:36j'espère
01:13:37des matchs amicaux
01:13:37des matchs préqualificatifs
01:13:39pour cet été
01:13:41sur nos antennes
01:13:42voilà
01:13:42le prix va évoluer
01:13:44le prix va évoluer
01:13:46pour l'engagement
01:13:47de la saison
01:13:48compte tenu du fait
01:13:50qu'on passe
01:13:50d'une offre
01:13:54à 8 matchs
01:13:54à une offre
01:13:55en totalité
01:13:56sachant que
01:13:56le 9ème match
01:13:57était un match
01:13:58attractif
01:13:58puisque c'était
01:13:59un deuxième choix
01:14:01donc il y aura plus
01:14:02de PSG ou M
01:14:03si j'ose dire
01:14:04pour la deuxième saison
01:14:06en termes d'abonnement
01:14:1070% à peu près
01:14:11de nos abonnés
01:14:13le sont en streaming
01:14:15et 30% par les FAI
01:14:17c'est à dire
01:14:18Free, Orange, Bouygues
01:14:19par chaîne
01:14:19si j'ose dire
01:14:21le streaming
01:14:22s'opère à travers
01:14:23notre propre plateforme
01:14:24qui représente
01:14:25à peu près
01:14:2525% des abonnés
01:14:27la plateforme
01:14:28d'Azen
01:14:28la plateforme
01:14:29Amazon
01:14:30le reste étant
01:14:32plus marginal
01:14:33Molotov
01:14:35et comme je vous le disais
01:14:36une trentaine de pourcents
01:14:37sur les FAI
01:14:38qui sont Orange, Free
01:14:39etc.
01:14:42Deux tiers
01:14:43de nos abonnés
01:14:44sont également abonnés
01:14:45à Canal+,
01:14:47et donc
01:14:47ils ont trouvé
01:14:48l'intérêt
01:14:48pour la Ligue 1
01:14:49sur Canal+.
01:14:51Alors je dis un mot
01:14:52sur les discussions
01:14:53avec Canal+,
01:14:54qui n'ont pas toujours
01:14:54été comprises
01:14:56pourquoi nous n'avons
01:14:57pas abouti
01:14:58avec Canal+,
01:15:00en distribution
01:15:01non exclusive
01:15:02puisqu'il y avait
01:15:02la distribution
01:15:03exclusive
01:15:04est-ce qu'un opérateur
01:15:05prend la totalité
01:15:06ou l'exclusité
01:15:08des matchs
01:15:08et la distribution
01:15:09non exclusive
01:15:09c'est ce que nous avons
01:15:10aujourd'hui
01:15:11où moyenne
01:15:12une commission
01:15:13de distribution
01:15:14chacun distribue
01:15:15à sa façon
01:15:16les matchs
01:15:17soit en sol
01:15:19soit par exemple
01:15:20ce qu'on appelle
01:15:20un bundle
01:15:21quand vous vous abonnez
01:15:22à l'équipe
01:15:22vous pouvez acheter
01:15:23Ligue 1+,
01:15:24plus l'équipe
01:15:25dans un bundle
01:15:25avec un prix global
01:15:28Canal+,
01:15:28ne participe pas
01:15:29à cela
01:15:30parce que nous avons
01:15:31eu des discussions
01:15:33mais Canal+,
01:15:35n'a pas souhaité
01:15:35retirer la procédure
01:15:37à un peu plus
01:15:38de 600 millions d'euros
01:15:41contre la Ligue
01:15:41alors c'est très difficile
01:15:42d'avoir un partenariat
01:15:44efficace
01:15:45tout en étant au tribunal
01:15:47sur ces sommes
01:15:48qui sont évidemment
01:15:49extrêmement importantes
01:15:50même si nous sommes
01:15:51confiants
01:15:51dans l'issue
01:15:52des procédures
01:15:53en outre
01:15:54Canal+,
01:15:55n'a pas souhaité
01:15:56nous intégrer
01:15:57dans un pack
01:15:59pour prendre un exemple
01:16:00ce soir
01:16:00le match Bayern
01:16:02il y a un pack sport
01:16:05après les documents
01:16:07officiels
01:16:07doivent être à peu près
01:16:08à 2 millions d'abonnés
01:16:09ce pack sport
01:16:10nous ce que nous souhaitons
01:16:12c'est que si
01:16:12Canal+, distribue
01:16:14on nous inclut
01:16:14dans le pack sport
01:16:15comme on inclut
01:16:16les coupes d'Europe
01:16:16comme on inclut
01:16:17la Formule 1
01:16:17comme on inclut Eurosport
01:16:18Canal+, ne souhaitait
01:16:20que nous avoir
01:16:20en option
01:16:22évidemment pour nous
01:16:23c'est moins intéressant
01:16:24d'être en option
01:16:26c'est ça une vraie
01:16:27difficulté pour nous
01:16:29voilà
01:16:30donc voilà
01:16:31nous en sommes
01:16:31donc il faut compter
01:16:32sur nos propres forces
01:16:33pour développer
01:16:34Ligue 1+,
01:16:36et ensuite
01:16:37nous regarderons
01:16:38si tout ou partie
01:16:41des plateformes
01:16:42s'intéressent
01:16:43à prendre
01:16:43tout ou partie
01:16:44de l'exclusivité
01:16:45de Ligue 1+,
01:16:45pour majorer
01:16:46par entre guillemets
01:16:47une prime d'exclusivité
01:16:49le
01:16:50il faut bien
01:16:51comprendre
01:16:51l'important là-dessus
01:16:54c'est très difficile
01:16:57de faire autant
01:16:58de revenus
01:16:59avec une chaîne
01:17:00exclusivement
01:17:01sportive
01:17:02et singulièrement
01:17:03football
01:17:03avec
01:17:04cette seule
01:17:05voilà
01:17:06compte tenu
01:17:07du couple
01:17:08prix
01:17:09offre
01:17:10c'est très difficile
01:17:10de faire des revenus
01:17:11très importants
01:17:12le football
01:17:13a toujours servi
01:17:14si j'ose dire
01:17:16d'accélérateur
01:17:17pour des abonnements
01:17:18à d'autres
01:17:20plateformes
01:17:20Canal+,
01:17:21quand vous avez
01:17:22les Coupes d'Europe
01:17:23vous êtes abonné
01:17:24à Canal+,
01:17:24vous ne pouvez pas
01:17:25vous abonner
01:17:25aux Coupes d'Europe
01:17:26sans Canal+,
01:17:27et donc c'est comme ça
01:17:28ça appuie
01:17:29l'abonnement
01:17:29de Canal+,
01:17:30beaucoup d'autres
01:17:32et vous le voyez
01:17:32que les plateformes
01:17:33américaines
01:17:34ou internationales
01:17:34aujourd'hui
01:17:35se servent du sport
01:17:36pour doper
01:17:37leurs abonnements
01:17:37un exemple
01:17:38très récent
01:17:39la Champions League
01:17:41a été achetée
01:17:42en Belgique
01:17:42par Disney+,
01:17:45pour booster
01:17:46ses abonnements
01:17:47à Disney+,
01:17:48ses films
01:17:49ses séries
01:17:49etc.
01:17:50et donc
01:17:52l'objectif
01:17:55pour les revenus
01:17:56du championnat
01:17:56c'est que
01:17:57la même chose
01:17:58puisse se produire
01:17:59si ce n'est pas
01:18:00avec Canal+,
01:18:01puisque il semble
01:18:02que Canal+,
01:18:02ne soit plus intéressé
01:18:03par ça
01:18:04ou ayant choisi
01:18:05les Coupes d'Europe
01:18:05et bien que ça soit
01:18:07à ce moment-là
01:18:08une autre plateforme
01:18:09ou plusieurs plateformes
01:18:10pour booster
01:18:11leurs abonnements
01:18:12ce que fait Amazon
01:18:13en distribution
01:18:14par exemple
01:18:15voilà
01:18:16en attendant
01:18:17l'année prochaine
01:18:18nous aurons toujours
01:18:19une distribution
01:18:20non exclusive
01:18:20donc dans les conditions
01:18:22que je vous dis
01:18:22alors évidemment
01:18:24les rendements
01:18:25sont relativement faibles
01:18:26actuellement
01:18:27puisque nous sommes
01:18:28dans une phase
01:18:29de montée en charge
01:18:30pour cette année
01:18:31retenez que
01:18:32en charge brute
01:18:34c'est-à-dire
01:18:35avant frais de chaîne
01:18:36on a eu
01:18:37150 millions d'euros
01:18:38de chiffre d'affaires
01:18:39et l'année prochaine
01:18:40nous estimons
01:18:41qu'une centaine
01:18:42de millions d'euros
01:18:43supplémentaires
01:18:43devraient venir
01:18:44avec une montée
01:18:45en charge progressive
01:18:46en espérant
01:18:47que la troisième
01:18:47et quatrième année
01:18:48cette montée en charge
01:18:49continue
01:18:50c'est un challenge
01:18:51parce que vous augmentez
01:18:52le prix
01:18:52il faut augmenter
01:18:52les abonnés
01:18:53mais l'intérêt
01:18:54du championnat
01:18:55la mise éditoriale
01:18:56de celui-ci
01:18:57nous permet
01:18:58de dire
01:18:59qu'avec cette exclusivité
01:19:00que nous avons
01:19:01nous aboutirons
01:19:03l'objectif
01:19:03est d'avoir
01:19:041 300 000 abonnés
01:19:05l'année prochaine
01:19:06versus
01:19:07un peu moins
01:19:08d'un million
01:19:08100 cette année
01:19:09voilà le projet
01:19:10du Gain Plus
01:19:11donc il y aura encore
01:19:12des difficultés
01:19:13en droit domestique
01:19:14en droit domestique
01:19:16pour la saison prochaine
01:19:17ça c'est clair
01:19:19nous ne l'avons pas caché
01:19:20lorsque nous avons présenté
01:19:21nous sommes rigoureusement
01:19:22dans le plan
01:19:22qui avait été présenté
01:19:24en juin
01:19:25et approuvé
01:19:26par les clubs
01:19:28en juin 2025
01:19:29la première année
01:19:31c'est exactement
01:19:32conformé
01:19:32à la fois en charge
01:19:33et en produit
01:19:34à ce qui avait été présenté
01:19:35au club
01:19:37nous souhaitons
01:19:38évidemment
01:19:39qu'il y ait
01:19:39une unité des clubs
01:19:41pour développer
01:19:42ce produit
01:19:43parce que sans les clubs
01:19:44rien ne peut se faire
01:19:45que ce soit
01:19:46en termes
01:19:47de prise de vue
01:19:51de production
01:19:52d'accès aux joueurs
01:19:53de promotion
01:19:55auprès des fans
01:19:55etc
01:19:56il faut évidemment
01:19:57que tout le monde
01:19:58tire dans le même sens
01:20:00dernier point
01:20:01si vous le permettez
01:20:02il y a une évolution
01:20:03quand même
01:20:04qui n'est pas
01:20:05spécifique
01:20:06à la France
01:20:07une évolution
01:20:08dans laquelle
01:20:09on voit
01:20:10que les droits
01:20:12internationaux
01:20:12et européens
01:20:13en particulier
01:20:14ont une montée
01:20:15en charge
01:20:15très importante
01:20:17versus les droits
01:20:17domestiques
01:20:18donc il y a
01:20:19une espèce
01:20:19de vase communiquant
01:20:20entre les droits
01:20:21internationaux
01:20:23la coupe
01:20:24la coupe du monde
01:20:25des clubs
01:20:26la nouvelle formule
01:20:27de la Champions League
01:20:28la nouvelle formule
01:20:29avec plus de matchs
01:20:31plus d'équipes
01:20:32et avec donc
01:20:33des revenus
01:20:33plus importants
01:20:34et des dotations
01:20:35plus importantes
01:20:36notamment pour la
01:20:37Champions League
01:20:37et donc
01:20:38ceci donne
01:20:41deux catégories
01:20:42si j'ose dire
01:20:43et c'est une catégorie
01:20:44de clubs
01:20:45qui affectent
01:20:46les championnats français
01:20:50ou espagnols
01:20:51par exemple
01:20:51ou italiens
01:20:52c'est à dire que
01:20:53les clubs
01:20:53qui ne sont pas
01:20:54européens
01:20:55ou qui ne participent
01:20:56pas aux grandes compétitions
01:20:56européennes
01:20:57ont de plus en plus
01:20:58de divergences
01:20:59avec les clubs
01:21:01enfin dernière remarque
01:21:03et ça c'est une remarque
01:21:04pour le football
01:21:05en général
01:21:05professionnel
01:21:07les droits
01:21:08domestiques
01:21:09n'expliquent pas
01:21:12à eux seuls
01:21:13la crise
01:21:14du football
01:21:14professionnel
01:21:17l'indication
01:21:18que nous avions
01:21:18c'est que
01:21:19il y a
01:21:19800 millions de livres
01:21:20de déficit
01:21:21des clubs anglais
01:21:22de première ligue
01:21:23donc on voit bien
01:21:25que quand même
01:21:25il y a un problème
01:21:26de modèle
01:21:27c'est la raison
01:21:28pour laquelle
01:21:29il y a de plus en plus
01:21:29de clubs étatiques
01:21:31si j'ose dire
01:21:31enfin
01:21:32à actionnariat
01:21:33d'état
01:21:35dans la mesure
01:21:37
01:21:39le coût
01:21:41des joueurs
01:21:42et des effectifs
01:21:43fait que
01:21:45il y a des déficits
01:21:46structurels
01:21:47qui s'installent
01:21:47dans le football
01:21:48professionnel
01:21:49et j'accueille en salle
01:21:50de conférence
01:21:51Michel Savard
01:21:51bonjour
01:21:52bonjour
01:21:52sénateur LR de l'ISER
01:21:54spécialiste des questions
01:21:55de sport au Sénat
01:21:56vous receviez donc
01:21:57mercredi matin
01:21:57Nicolas Taverneau
01:21:58que retenir de son audition
01:22:00déjà est-ce qu'on peut dire
01:22:01qu'il y a une forme
01:22:02de reconstruction
01:22:02des droits TV
01:22:03de la Ligue 1
01:22:04monsieur Taverneau
01:22:05qui a parlé de viser
01:22:061,3 million d'abonnés
01:22:08à Ligue 1 plus
01:22:09l'année prochaine
01:22:09est-ce que c'est des bons signaux
01:22:11écoutez aujourd'hui
01:22:13le nombre d'abonnés
01:22:13est à un peu plus
01:22:15d'un million cent
01:22:16l'objectif qui a été annoncé
01:22:18par monsieur Taverneau
01:22:19c'est un million trois
01:22:19donc c'est 200 000 abonnés
01:22:22mais de plus
01:22:22il annonce aussi
01:22:24une augmentation des recettes
01:22:25de 100 millions d'euros
01:22:26avec l'augmentation
01:22:28du prix
01:22:28pour l'abonnés
01:22:30mais en contrepartie
01:22:31il y a quand même
01:22:32163 millions d'euros
01:22:33que la Ligue
01:22:35LFP
01:22:36Medja va perdre
01:22:37avec le retrait
01:22:38de Dazen
01:22:38et de Bin
01:22:39donc il y a
01:22:41l'obligation aussi
01:22:41d'aller piocher
01:22:43dans le fonds de réserve
01:22:44ce qui est aussi
01:22:44assez inquiétant
01:22:45aujourd'hui
01:22:45et est-ce qu'on sait
01:22:46ce que valent exactement
01:22:47ces droits
01:22:48de la Ligue 1
01:22:49désormais
01:22:50et ce que vont se répartir
01:22:51les clubs
01:22:52est-ce qu'on a des chiffres
01:22:53et est-ce que
01:22:54certains petits clubs
01:22:55vont devoir aussi
01:22:56payer la facture
01:22:57La répartition
01:22:58sera la même
01:22:59que celle de cette année
01:23:00c'est pour ça que
01:23:01même avec une augmentation
01:23:02du nombre d'abonnés
01:23:03il va falloir aller
01:23:05piocher dans le fonds de réserve
01:23:06pour assurer
01:23:07au moins au club
01:23:08la même répartition
01:23:09que cette année
01:23:10et on sait que la répartition
01:23:11est loin des espérances
01:23:13des clubs
01:23:13avec des chiffres
01:23:15qui sont loin
01:23:16des objectifs
01:23:17qui étaient au départ
01:23:18de la Ligue
01:23:20au niveau de l'attribution
01:23:21des moyens
01:23:23donnés au club professionnel
01:23:24On a entendu le président
01:23:25de la commission
01:23:26Laurent Laffont
01:23:26dire que la crise
01:23:27du football actuelle
01:23:28c'est une crise
01:23:29de sa gouvernance
01:23:30M. Tavernot
01:23:31on le sait
01:23:31il s'en va
01:23:32à la fin du mois de mai
01:23:33est-ce que c'est le signe
01:23:34que cette crise
01:23:35elle est toujours en cours ?
01:23:37Oui
01:23:37je pense qu'aujourd'hui
01:23:38on voit bien
01:23:38qu'il y a des difficultés
01:23:40le départ de M. Tavernot
01:23:41il l'a annoncé
01:23:43lorsqu'il a fait cette annonce
01:23:44il a mis en avant
01:23:45deux choses
01:23:46d'abord
01:23:47le fait de ne pas avoir
01:23:48obtenu les droits
01:23:49pour la coupe du monde
01:23:51au profit de Bine
01:23:52en sachant que
01:23:53au moment où
01:23:54cette décision a été prise
01:23:55c'est l'ensemble
01:23:56des clubs
01:23:56sauf un
01:23:57qui n'était pas présent
01:23:59le PSG n'était pas présent
01:24:00à un moment de la décision
01:24:03comprise l'ensemble
01:24:04des clubs
01:24:04pour postuler
01:24:05à avoir ces coupes
01:24:06du monde
01:24:07ce qui aurait permis
01:24:08aussi à l'FP Média
01:24:10de pouvoir assurer
01:24:10aussi une continuité
01:24:11de retransmission
01:24:12de matchs
01:24:13pendant l'été
01:24:14L'autre raison
01:24:14c'est qu'il ne se sentait
01:24:15pas soutenu
01:24:15par tous les clubs
01:24:16justement
01:24:17Notamment
01:24:18par le plus important
01:24:19et lorsqu'on sait
01:24:20que c'est Bine
01:24:21qui a obtenu
01:24:21les droits
01:24:22pour retransmettre
01:24:23ces matchs
01:24:24de coupe du monde
01:24:24on voit bien
01:24:25qu'il y a un problème
01:24:25aussi de conflit d'intérêt
01:24:26On y va
01:24:27Voilà
01:24:27On y vient
01:24:28C'est la question
01:24:28que vous avez posée
01:24:29donc en audition
01:24:30la question des conflits
01:24:32d'intérêt
01:24:32Pourquoi est-ce que
01:24:33vous avez voulu poser
01:24:34cette question
01:24:35de quel conflit d'intérêt
01:24:37parle-t-on exactement
01:24:38le PSG
01:24:38faustile le jeu
01:24:39parmi les clubs
01:24:40en ayant des intérêts
01:24:41avec Bine
01:24:42c'est ça
01:24:42le conflit d'intérêt principal
01:24:43De toute façon
01:24:44ce n'est pas quelque chose
01:24:45de nouveau
01:24:45On l'a vu
01:24:46lors des auditions
01:24:47lorsqu'on a préparé
01:24:47le texte
01:24:48sur la proposition de loi
01:24:49que Laurent Laffont
01:24:50a déposé
01:24:50et dont j'étais le rapporteur
01:24:52qui a été voté
01:24:53Adopté l'année dernière
01:24:54Adopté il y a plus d'un an
01:24:56au Sénat
01:24:56et qui va être en débat
01:24:57à l'Assemblée nationale
01:24:59On l'a vu
01:25:00lors des auditions
01:25:00qu'il y avait
01:25:02cette problématique
01:25:03Les dirigeants du PSG
01:25:04sont en position
01:25:05de conflit d'intérêt
01:25:05selon vous
01:25:06Vous pouvez le dire ou pas ?
01:25:07Bien sûr
01:25:07Moi je l'ai dit
01:25:08on l'a écrit
01:25:10Certains clubs
01:25:11lors des auditions
01:25:11présents de clubs
01:25:12nous l'ont dit aussi
01:25:13On ne peut pas
01:25:14et on l'a vu
01:25:14lors d'une émission
01:25:15sur France 2
01:25:15lors d'une retransmission
01:25:18d'un débat
01:25:18qui avait eu lieu
01:25:19au sein même de la Ligue
01:25:20où la même personne
01:25:21qui a des responsabilités
01:25:23importantes
01:25:24auprès d'un club
01:25:24a aussi des responsabilités
01:25:26plus ou moins directes
01:25:27auprès d'un diffuseur
01:25:28et donc c'est vrai
01:25:28que ça pose un problème
01:25:30de conflit d'intérêt
01:25:31Mais donc
01:25:31où va-t-on
01:25:32dans cette affaire ?
01:25:33M. Tavano
01:25:33qui n'a pas voulu répondre
01:25:35il dit qu'il y a
01:25:35un devoir de réserve
01:25:36en quelque sorte
01:25:37Oui mais il a quand même
01:25:38précisé
01:25:38lorsque j'ai repris la parole
01:25:39pour reposer la question
01:25:40Qu'est-ce que vous retenez
01:25:41de sa réponse alors ?
01:25:42Il a quand même
01:25:43entre les mots
01:25:44il a bien dit
01:25:44qu'il y avait un problème
01:25:46de conflit d'intérêt
01:25:46Mais est-ce qu'on va en rester là
01:25:48M. Savin ?
01:25:48Est-ce qu'il ne peut pas
01:25:49y avoir un recours
01:25:50devant la justice ?
01:25:51Non
01:25:51Ce qu'on a proposé
01:25:54avec Laurent Laffont
01:25:54c'est de l'inscrire dans la loi
01:25:55C'est l'objet même
01:25:57du texte qui a été déposé
01:25:58et débattu au Sénat
01:25:59pour éviter
01:26:00cette situation
01:26:02avec des personnes
01:26:03qui ont une double casquette
01:26:05ou triple casquette
01:26:06parfois avec des instances
01:26:07une présence
01:26:08sur les instances internationales
01:26:10donc c'est ce qu'on a mis
01:26:11dans la loi
01:26:11ce qui a été voté
01:26:13par le Sénat
01:26:14et j'espère que
01:26:15l'Assemblée nationale
01:26:16retiendra les propositions
01:26:17que nous avons votées
01:26:18C'est ma dernière question
01:26:20donc le texte adopté
01:26:21l'année dernière au Sénat
01:26:22s'il avait été définitivement adopté
01:26:24ce qui serait peut-être le cas
01:26:25dans quelques semaines
01:26:27est-ce qu'il aurait donc
01:26:28changé quelque chose
01:26:29très concrètement
01:26:30à la situation actuelle
01:26:31vous le pensez ?
01:26:31Ah oui
01:26:32au niveau de la gouvernance
01:26:33ça va changer beaucoup de choses
01:26:34d'abord ça va être
01:26:35une société de club
01:26:35la fédération va avoir
01:26:37une partie
01:26:37une part importante
01:26:38dans les décisions
01:26:39qui vont être prises
01:26:39avec des droits de veto
01:26:40même sur certaines décisions
01:26:41ça va avoir une incidence
01:26:43sur la répartition
01:26:44des revenus
01:26:45de la ligue
01:26:46la future société commerciale
01:26:49et le partenaire aussi
01:26:50est très important
01:26:51CVC qui a apporté
01:26:52des fonds importants
01:26:53aujourd'hui
01:26:53il regarde aussi
01:26:54l'évolution
01:26:55qu'a cette ligue professionnelle
01:26:58donc oui
01:26:58en termes de gouvernance
01:26:59en termes de répartition financière
01:27:01en termes de probité
01:27:03en termes aussi
01:27:03de conflit d'intérêts
01:27:04tous ces sujets
01:27:05et un sujet
01:27:06qui nous paraît aussi important
01:27:07c'est la lutte contre le piratage
01:27:08qui fait partie aussi
01:27:10du volet de notre texte
01:27:11qui j'espère
01:27:12arrivera au bout
01:27:13et donc le texte
01:27:14votre proposition de loi
01:27:15arrive dans quelques jours
01:27:16à l'Assemblée nationale
01:27:16le 18 mai
01:27:17à l'Assemblée nationale
01:27:18et en procédure accélérée
01:27:19donc on pourrait voir
01:27:20la fin du parcours
01:27:20de ce texte
01:27:21dans les tout prochains jours
01:27:22j'espère
01:27:23nous espérons nous
01:27:24que ce texte
01:27:25sera voté
01:27:25avant la fin de la session
01:27:26et bien merci
01:27:27merci à Michel Sain
01:27:28pour cette réaction
01:27:28au micro de Public Sénat
01:27:34C'est la fin de cette émission
01:27:35merci à vous de l'avoir suivi
01:27:37n'hésitez pas
01:27:37à lire nos décryptages
01:27:39et à voir nos replays
01:27:40c'est sur publicsénat.fr
01:27:41prochain rendez-vous
01:27:42avec l'information
01:27:42dans quelques minutes
01:27:43à 18h
01:27:44pour Sens Public
01:27:45c'est présenté par Thomas Hug
01:27:46très belle suite des programmes
01:27:48sur Public Sénat
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