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  • il y a 2 jours

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00:02Et je vous le disais dans les titres, à l'initiative de l'échevine en charge de la propreté publique,
00:07Déborah Lorenzino défie le collège des bourgmestres et échevins de Scarbeck,
00:12a récemment adopté un fameux plan ambitieux pour améliorer, disons sensiblement, la propreté sur le territoire communal.
00:18Et Déborah Lorenzino est avec nous, bonjour.
00:20Bonjour.
00:21Alors, on parle, vous l'avez deviné, propreté à Scarbeck.
00:24Déborah Lorenzino, pourquoi lancer ce plan maintenant et qu'est-ce qui a un petit peu changé sur le terrain
00:29?
00:30Oui, donc le plan, il arrive maintenant, mais il est le fruit d'un travail de longue haleine qui a
00:35débuté en 2023,
00:37suite effectivement au constat de recrudescence, d'actes de salissure sur l'espace public.
00:42On a choisi de consulter largement les citoyens.
00:46On a pu faire un processus participatif qui nous a permis d'entrer en contact avec plus de 1500 citoyens
00:53pour vraiment aller voir au niveau subjectif quels étaient les aspects de la malpropreté qui les incommodait le plus.
01:02Et donc on a pu, grâce aux infos récolter, et c'est le fruit de ce travail d'aujourd'hui,
01:08se concentrer sur, enfin déterminer les trois types de salissures les plus incommodantes pour l'escarbécois,
01:15qui sont les dépôts clandestins, les petites salissures qu'on voit apparaître dans l'espace public,
01:20le paquet de fric, la canette, le mouchoir en papier, et les sacs poubelles qui jonchent les rues 7 jours
01:27sur 7 H24.
01:29Et donc notre fil conducteur en termes d'action va vraiment se focaliser sur ces trois types de déchets-là.
01:35On y reviendra justement sur les actions. Si on simplifie un petit peu pour nos auditrices et nos éditeurs,
01:42demain, qu'est-ce qui va changer concrètement dans la rue ?
01:45Oui, alors on n'a pas de formule magique, mais donc, parce que ce serait trop simple sinon,
01:52et je voudrais aussi rappeler que ce qui doit avant tout changer, même si les pouvoirs publics doivent s'améliorer,
01:58et ont le devoir de rendre toujours un service public de meilleure qualité,
02:01c'est bien sur les comportements humains qu'il faut agir, c'est bien les gens, les citoyens,
02:09qui doivent arrêter de salir et mieux respecter les règles.
02:12Vous savez, l'espace public ne se salit pas par nature tout seul,
02:17et il est donc de la responsabilité maintenant des pouvoirs publics, non plus de toujours nettoyer plus,
02:23mais d'agir, d'impacter sur ces comportements pour que les règles soient mieux respectées.
02:29Donc pour ce faire, évidemment, on va travailler en six axes,
02:32on va, en tant que pouvoir public, évidemment, on s'est réorganisé au niveau du service propreté,
02:39de nos équipes opérationnelles, on va aussi travailler sur les équipements,
02:43essayer vraiment de faire en sorte que les équipements soient les plus adaptés possibles,
02:47et qu'ils soient faciles pour les citoyens de se débarrasser de leurs déchets,
02:51mais aussi, on va travailler sur les comportements humains,
02:54donc un pôle citoyen renforcé, développé,
02:58et aussi, malheureusement, un pôle de verbalisation pour ceux qui ne veulent pas comprendre les règles.
03:02Alors, Déborah Lorenzino, on annonce 90 actions, c'est pas mal, c'est ambitieux.
03:07Comment éviter que, finalement, tout cela reste un petit peu un catalogue de bonnes intentions ?
03:10Oui, mais donc, comme je vous le disais, évidemment, on ne peut pas mettre en œuvre les 90 actions en
03:15une fois.
03:15On va travailler sur ces trois types de salissures prioritaires, de manière transversale,
03:21donc tant au niveau de l'opérationnel, tant au niveau du travail avec les citoyens,
03:27mais aussi au niveau répressif.
03:29Vont s'ajouter à cela trois autres points d'attention,
03:35que sont la lutte contre les nuisibles, contre les rats.
03:37Il y a un phénomène de présence de rats dans l'espace public important à Bruxelles,
03:43et donc aussi à Scarbeck.
03:45Les travailler aussi sur les axes et les noyaux commerçants,
03:52et le quartier Nord, mais toujours dans le respect de ce fil conducteur,
03:57de ces trois salissures prioritaires.
03:59Alors, vous avez évoqué tout à l'heure les dépôts sauvages.
04:02Beaucoup de communes disent lutter, mais ça continue.
04:05Alors, comment votre commune, Scarbeck, souhaite s'attaquer à ce problème finalement ?
04:09Oui, donc on souhaite en fait aller proposer des solutions aux gens,
04:16pour qu'ils aient en fait le moins d'efforts possible à faire,
04:20et donc prévoir plus d'infrastructures de proximité pour faciliter l'évacuation des déchets,
04:27renforcer aussi le réseau de givebox, renforcer aussi les actions ciblées en matière de sensibilisation,
04:39augmenter, si c'est possible avec Bruxelles Propreté, le nombre de semaines de déchetterie mobile présente sur le territoire.
04:46Donc c'est vraiment un panel d'actions, et aussi mieux identifier dans l'espace public les dépôts clandestins,
04:56montrer qu'ils sont gérés, mais aussi les laisser là,
04:59donc c'est ce qu'on a appelé l'action rubalise, les identifier, les laisser là,
05:03pour faire comprendre que c'est un comportement qui ne respecte pas l'espace public.
05:08Beaucoup de gens en fait ne sont pas conscients de commettre un acte de dépôt clandestin.
05:13– Déborah Lorenzino, vous avez évoqué tout à l'heure le renforcement de la verbalisation,
05:17ça veut dire quoi ? Plus de contrôle, plus d'amende ?
05:20– Oui, donc je pense que maintenant on leur est venu aussi de lutter contre le sentiment d'impunité,
05:24que ressentent les personnes auteurs de salissures,
05:27mais que ressentent aussi les personnes qui doivent subir ces comportements,
05:31et donc effectivement le collège Déborah Mestre-Echevin m'a soutenu dans ma demande
05:36de renforcer l'équipe de verbalisation,
05:37donc on a trois personnes supplémentaires qui vont arriver dans l'équipe,
05:42on a aussi remis des objectifs clairs aux 50 personnes du service propreté
05:49qui sont habilitées à verbaliser,
05:52et on va augmenter aussi le parc de caméras mobiles intelligentes.
05:57– Vous avez évoqué aussi plus d'équipements,
06:00ça veut dire plus de poubelles, plus de nettoyage, plus de moyens humains,
06:04il faut des sous pour tout cela ?
06:05– Oui, donc en fait, on ne dit pas spécialement plus d'équipements,
06:09on dit des équipements mieux adaptés, mieux ciblés,
06:15et donc par exemple en termes de corbeilles,
06:18on va vraiment analyser est-ce que toutes les corbeilles sont nécessaires là où elles sont,
06:22une corbeille c'est un outil de propreté,
06:23mais ça peut être aussi un lieu de malpropreté, un lieu de dépôt,
06:27donc on va vraiment faire ce travail,
06:29est-ce que les corbeilles sont adaptées à certains endroits par exemple,
06:32dans les espaces verts, on installe des corbeilles biflues,
06:37parce qu'on sait que les gens consomment des boissons,
06:40des emballages plastiques, en utilisant la corbeille de triplastique,
06:44on crée aussi de la place dans la corbeille tout venant,
06:47ce qui crée une capacité supplémentaire.
06:50On va développer, pour lutter contre les mégots,
06:54encore on va développer le réseau de cendriers urbains,
06:58il y a toute une série comme ça d'équipements
07:01qu'on peut implémenter pour faciliter le bon geste vers la corbeille.
07:10Alors il y a un autre point noir,
07:12les axes commerçants qui sont particulièrement visés,
07:16est-ce que finalement les commerçants font suffisamment leur part de travail ?
07:20Alors c'est comme tout le monde,
07:22certains commerçants respectent bien les règles et je les en remercie,
07:25pour d'autres commerçants c'est plus compliqué.
07:28Le souhait ici c'est de travailler sur deux choses,
07:30de rendre les pôles commerçants plus attractifs d'une part,
07:33et aussi de veiller à la vivabilité de certaines artères commerçantes
07:39pour les riverains, pour les personnes qui les fréquentent.
07:44On sait que dans certains cas,
07:48les commerces présentent un problème en termes de présentation des déchets,
07:52notamment avec des conteneurs qui traînent dans les rues 7 jours sur 7
07:56qui ne sont jamais rentrés,
07:58et ça, ça attire les dépôts.
08:00Certains riverains ne comprennent plus.
08:01Il y a aussi le problème de la présentation des sacs poubelles,
08:06où les commerçants utilisent les sacs domestiques,
08:12et là aussi ça crée de la confusion,
08:13et ça entraîne la présence de déchets tous les jours dans les rues.
08:16Alors on en parle beaucoup,
08:18problème sécuritaire, insécuritaire,
08:20problème de déchets, le quartier nord, qui est cité comme une priorité.
08:24Alors pourquoi ce quartier en particulier,
08:25et qu'est-ce que vous allez faire finalement concrètement ?
08:27Donc le quartier nord est un quartier qui concentre beaucoup d'enjeux.
08:31Je pense qu'au niveau de la propreté,
08:32on a notre part de travail à faire,
08:36et ça participe aussi au sentiment de sécurité,
08:40de convivialité, d'attractivité de ce quartier.
08:43Alors il y a effectivement tout un travail à faire sur la sécurité,
08:47sur le meilleur accompagnement des personnes en errance, etc.
08:52Et finalement, la malpropreté dans les rues est le symptôme visible d'autres problèmes plus sérieux.
08:57Alors nous, ce qu'on a fait, depuis un petit temps déjà,
09:00on a, depuis en fait les grèves de l'été 2024,
09:03on a pu travailler en collaboration avec Bruxelles Propreté,
09:08on a adressé toute une série de constats,
09:10on a fait un audit de propreté à plusieurs moments de l'année,
09:13et on a maintenant un plan d'action très simple,
09:17dans une dizaine de mesures,
09:19qui vont du changement de corbeille pour qu'elle soit plus adaptée,
09:23qui vont à aussi une remise à zéro de la propreté du quartier,
09:29pour symboliquement, mais en fait,
09:31rendre aux gens du quartier,
09:35un quartier beau, tout propre,
09:36et à charge pour eux aussi d'essayer de le respecter.
09:41Et on a toujours dans notre plan de travail
09:45ce fil conducteur de ces trois salissures prioritaires.
09:49Alors, il y a une autre initiative,
09:50on va en parler brièvement, si vous voulez bien,
09:53les ambassadeurs de rue.
09:54C'est quoi exactement ?
09:55Ce sont des bénévoles, des relais de la commune ?
09:57Alors, ce sont des citoyens impliqués dans la propreté,
10:01je les remercie pour leur démarche d'ailleurs.
10:05On démarre avec ce réseau d'ambassadeurs,
10:09ce sont des partenaires pour nous,
10:11et évidemment, comme ce sont des bénévoles,
10:13leur engagement est un petit peu à la carte.
10:14Alors, ça va de l'habitant d'une rue
10:16qui signale les problèmes de malpropreté,
10:19à une personne qui organiserait un ramassage citoyen,
10:23à aussi, on a des ambassadeurs
10:27avec lesquels on est en train de monter un projet pilote
10:32de végétalisation et d'embellissement d'un quartier.
10:34Donc, c'est vraiment à la carte.
10:36Nous, on a vraiment, je le disais,
10:38envie de renforcer cette collaboration avec le citoyen,
10:40mais un peu sur mesure avec les engagements
10:43que sont prêts à prendre les uns et les autres.
10:46D'après vous, pour faire avancer ce projet,
10:49est-ce que, je dirais quelque part,
10:50le cœur du problème, c'est la responsabilisation des citoyens ?
10:53Est-ce que la propreté, quelque part,
10:55ce n'est pas aussi, et surtout,
10:56une question de comportement individuel ?
10:58Voilà, tout à fait.
10:59Je le disais, l'espace public ne se salit pas tout seul,
11:01il est sali.
11:02Et donc, c'est la solution aujourd'hui,
11:05ce n'est pas de nettoyer plus, mais c'est de salir moins.
11:07Et on pense que c'est avec les citoyens
11:11et avec l'encouragement par les pairs, si je puis dire,
11:13que le résultat sera plus facilement au rendez-vous.
11:17On sait que la communication de la part des institutions
11:21passe de manière plus difficile chez certains
11:23et donc, on mise vraiment sur ce partenariat citoyen.
11:26Une dernière question, avant de vous libérer,
11:29comment vous allez savoir dans, par exemple,
11:30deux ans ou trois ans, que tout ça, ça marche,
11:32ça fonctionne bien ?
11:33Est-ce que vous avez des indicateurs ?
11:34Oui, tout à fait.
11:35Donc, on travaille avec des indicateurs objectifs de propreté,
11:39qui est un référentiel français que nous utilisons.
11:41Nous avons déterminé sur le territoire communal
11:4350 lieux qui ne sont évidemment pas les lieux les plus propres
11:47et nous établissons un monitoring périodique
11:51de l'état de propreté de ces lieux.
11:53Et donc, évidemment, si nos actions fonctionnent,
11:58l'indice de propreté devrait s'améliorer.
12:00L'avantage de monitorer régulièrement,
12:02c'est qu'on peut réadapter régulièrement sa stratégie.
12:06Voilà, c'était donc la conclusion de Déborah Lorenzino.
12:09Défi, je rappelle que vous êtes échevine en charge
12:11de la propreté publique.
12:12à l'initiative de ce plan de propreté cohérent,
12:15ambitieux pour améliorer la propreté
12:17sur le territoire de la commune.
12:19Merci d'avoir été avec nous.
12:20Merci à vous.
12:21On se retrouve dans quelques instants
12:22pour la suite de votre Café de l'Info.
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