00:00Les Etats-Unis disent qu'ils négocient, l'Iran dit ne pas négocier. Qui faut-il croire ?
00:05Personne. C'est une guerre de communication, donc c'est normal que le président américain,
00:12dont on avait dit ici sur ce plateau depuis des jours qu'il cherchait une porte de sortie,
00:17il l'a trouvée, il l'annonce et il est dans son rôle.
00:21Les autorités iraniennes sont dans leur rôle quand elles disent qu'on ne négocie pas,
00:25parce que c'est un aveu de faiblesse que de négocier alors qu'ils s'estiment en position de force
00:30parce qu'ils résistent.
00:31En revanche, sur le fond, il y a des choses.
00:34Incontestablement, il y a une volonté de la part des Américains de négocier.
00:37Ils ont fait passer des messages, ces messages ont été reçus, même le chef de la diplomatie iranienne le reconnaît,
00:43en disant nous sommes sollicités par qui ? Par des amis, des pays amis de l'Iran, le Pakistan, l
00:49'Egypte et d'autres.
00:51Et puis parce qu'il y a du contenu, ne serait-ce que les noms des interlocuteurs possibles.
00:55Le président du Parlement iranien d'un côté, le vice-président des États-Unis de l'autre,
01:01Jay Levens, dont on connaît l'hostilité à cette guerre longue.
01:05Un lieu de rencontre possible, Islamabad, parce que c'est le pays voisin de l'Iran
01:10et que le régime est un régime plutôt indulgent vis-à-vis de l'Iran.
01:14Et puis il y a ces 15 points d'accord, selon Donald Trump, qui semblent plutôt être pour l'instant
01:20des points de discussion possibles.
01:22Et il y a une chose qui donne peut-être du relief à tout ça, c'est le fait que
01:27la Russie d'un côté, alliée de l'Iran,
01:30et Oman de l'autre, médiateur à Genève, vous vous en souvenez, sont engagés dans une discussion avec les Iraniens
01:36pour essayer de leur faire comprendre que c'est leur intérêt de négocier.
01:39Non mais c'est vrai, vous parlez de la Russie.
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