00:00Ce message à présent d'Emmanuel Macron écrit hier sur X en français, enfin ici, le chef de l'État
00:06qui a eu un échange avec le président iranien, Massoud Peseskyan.
00:10Il insistait à la fois sur l'importance de respecter un cessez-le-feu total, y compris au Liban, c
00:16'est ce qu'il précisait, et sur la nécessité de rouvrir le fameux détroit d'Ormouth.
00:21Alors Jérémy Trottin, la France multiplie les contacts, mais la réalité c'est que dans ce dossier, c'est pas
00:26évident pour elle de peser.
00:27Oui, parce qu'on est finalement en deuxième ligne, on n'est pas du tout en première ligne, néanmoins, ce
00:32contact avec le président iranien, c'est le deuxième coup de fil qu'il y a entre Emmanuel Macron et
00:37le président iranien,
00:38et ça montre bien qu'il y a encore un canal de discussion entre ces deux pays. On voit que
00:42la France défend ses intérêts bec et ongles dans la région.
00:45Déjà la libération des deux otages cette semaine, il faut le rappeler, Cécile Collère et Jacques Paris, donc c'est
00:51important.
00:51Et puis il y a des intérêts à la fois militaires et économiques importants. Et on le voit, la France
00:57reste, même s'il y a des difficultés aujourd'hui dans la relation entre Emmanuel Macron et Donald Trump,
01:02la France reste sur la même position depuis le début de ce conflit, avec cette priorité, et on en parle
01:07beaucoup, c'est de sécuriser et désormais déminer le détroit d'Ormouth.
01:10Et là-dessus, il y a une forme de cohérence du côté d'Emmanuel Macron, un conseil de défense mercredi
01:15encore, là où le chef de l'État explique que la France est en train d'organiser une force
01:21avec une quinzaine de pays pour justement sécuriser, déminer le détroit d'Ormouth sous commandement et sous leadership français.
01:28C'est bien la preuve que la France est malgré tout, même si elle est en deuxième ligne, dans le
01:33jeu de ce jeu diplomatique.
01:35Et puis, il y a aussi la question libanaise. Là, l'Iran et la France se retrouvent un petit peu
01:40sur cette ligne-là,
01:41sauf que la France, elle est du côté plutôt des autorités libanaises, là où Téhéran est du côté du Hezbollah.
01:47Mais on voit qu'il y a quand même des intérêts communs aussi pour défendre l'intégrité et la sécurité
01:51du pays du CED.
01:52Donc la France, même si elle est essentiellement spectatrice, elle cherche à être actrice dans cette crise.
Commentaires