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Moselle Info, le journal du lundi 23 mars 2026 - partie 3
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00:05Bonsoir à tous, de retour dans notre journal spécial
00:08élection municipale en Moselle, toujours avec notre invité
00:11Philippe Poirier et avec Marie Vint de la rédaction de Moselle TV.
00:14On rappelle l'information principale de cette grande soirée
00:17que vous avez suivie en direct hier de la préfecture sur notre antenne.
00:21Amnévillé, Saint-Avolte, deux communes de plus pour le rassemblement national.
00:25Écoutez, c'était hier soir à Saint-Avolte.
00:30Amnévillé, Saint-Avolte, n'est pas à toi !
00:47Philippe Poirier, on le voit à Saint-Avolte, c'est une surprise peut-être,
00:51le maire René Steiner, troisième, loin derrière Tristan Atmania
00:54et surtout derrière Hervé Simon, le candidat du RN.
00:56Ce n'est pas une surprise dans la logique des législatives de 2024.
01:01Et puis, le travail du député de la circonscription RN,
01:05il laboure sa circonscription et donc il participe de la structuration
01:10et du renforcement du vote RN.
01:14Vu la puissance du RN aux législatives, il aurait été surprenant
01:18que le RN ne remporte pas une nouvelle commune au-delà d'Aignes.
01:23Donc voilà, et dans la Moselle de l'Est, c'est quand même,
01:28c'est désormais des sortes de bastions pour le RN.
01:31Donc le phénomène est lent, mais il progresse à Saint-Avolte par cette victoire.
01:38Et d'ailleurs, cette victoire du RN est due aussi au fait d'une certaine professionnalisation,
01:45puisque le nouveau maire est un collaborateur direct du député RN de la circonscription.
01:51Donc on a un phénomène de ce qu'on appelle de professionnalisation du politique dans tous les partis.
01:57Le RN avait moins de cette capacité de professionnaliser ses candidats et ses élus.
02:02Eh bien voilà, il devient un parti tout à fait classique de ce point de vue-là en sociologie politique.
02:09Un député qui est en plus très implanté et très aimé dans le territoire. Marie ?
02:13Ce territoire justement de Moselle-Est, un peu terrain de conquête pour le Rassemblement national,
02:16entre Creutzval, Folchvillers, il y avait aussi Boulay-Moselle.
02:20Au final, il y a seul Saint-Avolte bascule ce territoire d'industrie frontalier.
02:25Est-ce que c'est assez logique, justement, vous le disiez,
02:27que ce territoire-là, industriel, frontalier, bascule ?
02:30Oui, il ne bascule pas dans toutes les communes,
02:34parce qu'il y a justement le phénomène, ce qu'on appelle,
02:38de retenue par les notables ou les élus municipaux qui étaient bien ancrés dans leurs communes.
02:44Mais à Creutzval, ça s'est joué à très très peu en fin de compte.
02:48Donc il y a ceci, mais il est vrai que le RN, particulièrement dans la Moselle-de-Leste,
02:55sort en réalité renforcé de ce scrutin.
02:57C'est-à-dire le phénomène de ce qu'on appelle de cascade.
03:00On détient un mandat important et puis ensuite on descend tous les scrutins possibles.
03:06Et il faudra dans quelques années observer les départementales.
03:11Et là, il y aura peut-être aussi un deuxième phénomène d'allôme.
03:15Ou au contraire, la gestion, si ça ne se passe pas bien en management public,
03:20il y aura au contraire un recul du RN.
03:23Mais le RN est en position... Ce n'est plus une percée.
03:28C'est une dynamique électorale sur un socle sociologique solide.
03:33Et d'ailleurs, ce qui m'a surpris hier soir à notre émission en direct,
03:39c'est la réaction du président du conseil départemental de Moselle,
03:43qui tout de suite, il connaît son territoire.
03:47Et il a des informations que même parfois, vous et moi,
03:51nous n'avons pas sur les dynamiques sociales et économiques
03:53dans chacun des cantons qui composent la Moselle.
03:57Tout de suite, il a enterriné le nouveau rapport de force,
04:01puisqu'il a dit maintenant, il va falloir passer à une autre forme de travail
04:06dans le département de la Moselle.
04:08Et cela veut dire d'une certaine manière, au-delà du souci,
04:12parce que les Mosellans doivent progresser,
04:15doivent avoir les meilleures conditions possibles,
04:17au-delà que tous les EU, d'ailleurs de tous les bords, veulent vraiment faire.
04:21Au-delà, ils laissent la porte ouverte à une nouvelle forme
04:27de, non pas de collaboration ou de coalition, pas du tout,
04:32mais voilà, la municipalité, le département, y compris Rennes,
04:37vont devoir établir des nouvelles relations
04:41pour des plans économiques, pour des plans de développement, etc.
04:44Et cela, ça a été enterriné en direct sur Moselle TV hier soir.
04:51À travailler ensemble et des nouvelles relations, justement,
04:53on l'a beaucoup entendu du côté des candidats.
04:56J'aimerais qu'on écoute à ce propos Hervé Simon qui en parle,
04:59et aussi Alexandre Loubet après la victoire hier soir.
05:02Je m'en tirerais si je disais que je n'étais pas stressé.
05:04J'étais un peu stressé, évidemment.
05:07Maintenant, voilà, c'est la démocratie qui a parlé.
05:11Les Naboriens nous ont fait confiance, du début à la fin,
05:14et je les remercie vraiment, vivement.
05:16Je remercie les Naboriens d'avoir voté pour mon équipe.
05:20Maintenant, on va se retrousser les manches,
05:21et on est parti pour redonner vie à cette ville qui le mérite vraiment.
05:27Avec du dynamisme, avec de la sécurité, c'est ce que les gens attendent.
05:29Et voilà, je serai le maire de tous les Naboriens.
05:32Ça fait presque 4 ans que je suis député de ce territoire,
05:34et ça fait presque 4 ans que beaucoup d'élus locaux refusaient de travailler avec moi.
05:39Quel sectarisme, quel mépris à l'égard des habitants
05:41qui m'ont fait l'honneur de me dire dès le premier tour lors de la dernière élection législative.
05:45Eh bien là, nous allons démontrer qu'il y a une complémentarité entre le député et le maire
05:48et que la gestion RN, ça marche.
05:50Fabien Angelman l'a merveilleusement démontré à Ayange.
05:56Alexandre Loubet qui était 3e sur la liste d'Hervé Simon.
05:58Il a d'ailleurs fait campagne.
06:00On lui a même reproché d'être très souvent à la place d'Hervé Simon sur le terrain.
06:04Un soutien d'un député qui est très apprécié dans la circonscription
06:06et qui lui a permis de gagner plus de 10 points entre les deux tours
06:09malgré le retrait de la liste Wojciechowski.
06:12Très rapidement, Philippe Poirier, 63 communes qui sont passées aux mains du RN ou de l'UDR
06:18pour ces élections.
06:19Il y en avait à peine moins d'une vingtaine aux dernières élections.
06:24Est-ce que dans l'autre sens, il y a des communes qui ont perdu ?
06:27Le RN a perdu une seule commune, la commune de Villers-Cotterêts,
06:32où le maire sortant ne voulait pas se représenter, plutôt âgé.
06:36Et là aussi, c'était un phénomène de notable.
06:40C'était la Villers-Cotterêts.
06:41On ne votait pas forcément pour le maire RN, mais pour le maire qui se présentait.
06:46Et donc, le passage de témoins, comme dans d'autres communes pour d'autres parties,
06:50ne s'est pas bien passé.
06:51Ce qui est intéressant, j'ai regardé Villers-Cotterêts justement,
06:54ce qui est intéressant, c'est que la candidate qui l'a emportée,
06:56c'est une candidate hyper professionnalisée, de centre droit,
07:01vice-présidente du conseil départemental de l'Aisne, très impliquée, etc.
07:07Donc voilà, on a un cas inverse.
07:10Mais une sur plus de 60, c'est tout à fait acceptable pour un parti.
07:15D'autres parties auraient voulu simplement perdre qu'une seule.
07:20Mais par contre, ce qui est intéressant dans le vote RN,
07:23au-delà de la Moselle, c'est qu'il n'est pas simplement fort
07:28ou se développe dans ces zones historiquement d'implantation.
07:32Il a conquis des sièges et des mairies dans l'ouest de la France,
07:37dans le sud-ouest de la France, Carcassonne, en Gironde,
07:41et même dans le Grand Ouest, puisque la ville de La Flèche, dans la Sarthe,
07:45est passée au RN.
07:46Donc voilà, il y a une nationalisation, encore timide à travers les municipales,
07:51mais il y a une nationalisation du vote RN.
07:54Et la Moselle est considérée comme désormais une place forte politique,
08:00du moins une partie de la Moselle,
08:02mais elle témoigne aussi d'une dynamique nationale de ce mouvement politique.
08:06qui, au regard des sondages pour les prochains scrutins,
08:12demeurent entre les élections de juillet 2024.
08:16Les élections à venir conservent théoriquement la place de premier parti de France.
08:22Il ne faut jamais l'oublier.
08:23On l'a vu aussi, cette percée du RN, on en parlait tout à l'heure, à Amnéville,
08:27avec ces trois listes qui étaient opposées, qui s'étaient réunies pour faire une union sacrée au second tour.
08:32Les listes de l'ancien maire Rick Munier, de son ancien adjoint Emmanuel Holls,
08:35de l'opposant historique Xavier Dieudonné.
08:37Le RN qui fustigeait une alliance contre nature,
08:40une union qui n'a peut-être pas été entendue selon la nouvelle tête de liste.
08:44Je pense que l'union, honnêtement, je crois que ça n'a pas parlé aux gens.
08:49En fait, le fait que les trois se retirent, moi je sors là, voilà, du chapeau.
08:56Voilà, même si je suis connue et reconnue à Amnéville.
08:59Mais pour expliquer tout ça à la population en 72 heures, ça me paraissait beaucoup trop court en fait.
09:07C'est un pari loupé à Amnéville, Philippe Poiré.
09:09Eh bien, ça démontre aussi que malgré une calculatrice,
09:12les électeurs sont souverains et cet attelage quand même curieux de trois listes
09:19qui, dans les dernières semaines, on ne peut pas dire qu'elles étaient en bonne entente.
09:26Sinon, on les aurait fait une liste dès le premier tour.
09:29Donc, il était très difficile de l'emporter.
09:33Par contre, il faut quand même...
09:34J'ai été quand même surpris par l'ampleur du score de M. Lalou.
09:38Alors là, le taux de participation est beaucoup plus élevé
09:42entre le premier tour et le deuxième tour.
09:44Donc, M. Lalou l'a emporté parce qu'il est allé aussi, sans doute, mobiliser des abstentionnistes.
09:49Il passe de 37% au premier tour, à peu près, à 58% au deuxième tour.
09:54Donc là, c'est très important.
09:58Alors par contre, c'est une originalité qu'il faudra suivre
10:02parce que cette commune, c'est Amnéville.
10:05C'est une commune du développement économique, une commune phare pour toute la Moselle,
10:10pour l'industrie touristique et de loisirs liés à Amnéville.
10:15Donc là, on n'est pas du tout dans la même configuration politique et sociologique
10:18que dans la Moselle de l'Est, où on est encore dans certaines communes en transition économique,
10:23en redéploiement industriel ou d'activité économique.
10:27Là, c'est l'inverse.
10:29Donc là, on a, j'allais dire, on a le RN des champs.
10:32Et j'espère que les Mosellans de l'Est ne m'en voudront pas d'utiliser ces termes champs ou
10:36post-industriels
10:37avec le RN de la dynamique économique.
10:41Et c'est pour cela que ce sera une commune qui sera certainement à observer,
10:46d'abord pour voir si le RN est capable de se transformer en manager public,
10:50de voir l'état des relations et de la coopération sur les dossiers essentiels d'Amnéville et de toute la
10:57vallée
10:57avec le Conseil départemental.
11:00Et puis, troisièmement, si cela réussit, cela démontre pour le RN,
11:05et dira, ben voilà, vous voyez, nous avons une commune importante dans une zone non sinistrée.
11:10Donc voilà, c'est une commune qui sera à suivre.
11:12Le RN joue gros aussi sur cette commune-là.
11:15Il l'a emportée, mais tous les observateurs,
11:17et les premiers des observateurs, les électeurs et les électrices,
11:20vont vraiment scruter l'action du maire d'Amnéville.
11:24Vous venez de le dire, Grégoire Lalou, élu maire d'Amnéville,
11:27qui gagne deux fois plus de voix entre le premier et le second tour.
11:29On l'écoute hier soir, juste après l'élection.
11:32Quoi qu'il arrive, encore une fois, les urnes ont parlé.
11:34Je pense que chacun va se remettre en question
11:38et se rappeler qu'au-delà de nos villes respectives,
11:41on se doit de travailler pour notre territoire, pour la Moselle, pour notre région.
11:45Et que, quoi qu'il arrive, encore une fois,
11:47moi, je travaillerai en bonne intelligence avec tout le monde.
11:49Et au-delà du théâtre des élections,
11:51parce que bien souvent, c'est du théâtre, c'est pour faire peur aux électeurs,
11:54je me réjouis que les électeurs n'aient pas pris peur ce soir.
11:58Et encore une fois, moi, je défendrai les intérêts d'Amnéville
12:00et de notre territoire.
12:02Je le ferai avec tout le monde, avec toutes les personnes de bonne volonté.
12:06On peut lui donner raison, d'ailleurs, un petit peu sur l'alliance contre nature.
12:09Hier soir, dès l'annonce du résultat,
12:10la division semblait reprendre.
12:12Le conseil municipal, en vue de l'élection du maire
12:18et de la nomination des 7 juin,
12:20est convoqué pour le vendredi 27 mars à 9h.
12:23Ce sera l'occasion pour M. Lalou
12:25de pouvoir y remercier chaleureusement Mme Calgary et M. Hobbes.
12:30Merci.
12:31Éric Munier, l'ancien maire, qui, je cite, dit Grégoire Lalou,
12:35qui peut remercier Daniel Calgary, Jean et Emmanuel Holl.
12:37Sous-entendu, c'est cette liste qui a permis au RN de passer.
12:40Dans la soirée, les deux anciennes têtes de liste se rejetaient la faute sur les réseaux très rapidement.
12:45Et d'autres chiffres du RN hier, Marie ?
12:48Oui, à Metz, avec Etienne Anstet qui a fait plus de 17%, un peu mieux qu'au premier tour.
12:53Première force d'opposition donc à présent au conseil avec 5 sièges.
12:57Un peu plus mitigé du côté de Folch-Viller,
13:00le candidat Rassemblement national perd des votes au second tour et termine 3ème.
13:04Idem à Boulet où le candidat termine 4ème avec moins qu'au premier tour.
13:08Et enfin à Kreutzwald, Xavier Cerveau fait 48% face à Salvatore Fiorito.
13:12Mais il était tout de même satisfait hier soir.
13:15Aujourd'hui, on voit effectivement qu'on n'est passé à pas grand chose.
13:20L'objectif, ça va vraiment être de construire une opposition constructive pour Kreutzwald.
13:29Donc vraiment d'échanger, d'être constructif.
13:32Donc on a 8 sièges exactement au conseil municipal et 3 au conseil communautaire.
13:37Donc ça va vraiment être siégé de manière constructive.
13:40Mais ferme aussi d'être l'avocat des Kreutzwaldois aujourd'hui.
13:44Philippe Poirier, cette victoire du RN, on rappelle il y a aussi Angelman à Ayange qui a été réélu à
13:49presque 73% dès le premier tour.
13:50C'est aussi un test pour les présidentielles, pour le parti ?
13:55Alors là, il faut être très prudent.
13:56Parce que d'abord, nous ne connaissons pas le candidat ou la candidate du Rassemblement national.
14:01Donc la période qui s'ouvre 23 mars jusqu'à début juillet, c'est une inconnue pour le Rassemblement national.
14:09Deuxième chose, s'il s'est conforté et même a eu un dynamisme dans les territoires urbains des villes moyennes,
14:18des sous-préfectures, dans les villes de la ruralité ou de la rurbanité, comme on le dit,
14:27il a encore des points difficiles pour la future présidentielle.
14:32Une quasi-absence dans certaines grandes métropoles régionales et dans la capitale, on l'oublie.
14:37Même s'il y a une dissidence, une info qui avait fait un très bon score pour cette famille-là
14:42à Paris, c'est un point encore difficile.
14:46En revanche, le fait que nous avons un scrutin avant les présidentielles, nous avons les sénatoriales, donc ça ne touche
14:53pas la Moselle puisqu'on n'est pas dans la liste,
14:55mais cela touche les départements de 1 à 36, donc jusqu'à l'Indre, etc.
15:00Et là, vous avez des départements Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, etc. qui vont être renouvelés dans la sénatoriale.
15:07Et là, le Rassemblement national, par ces élections, pourrait déjà envisager pour la première fois de son histoire de constituer
15:14un groupe parlementaire au Sénat.
15:16Donc dans une perspective présidentielle, des milliers d'élus, on passe sur toute la France de moins de 800 élus
15:24à environ 3 500 depuis hier soir,
15:27qui vont travailler sur les territoires, plus les députés, plus éventuellement un groupe sénatorial.
15:33Donc voilà, il faut être prudent parce que le taux d'abstention est très élevé aussi à ces municipales.
15:40Donc sans doute, il y a des électeurs à Rennes, mais il y a aussi des électeurs de gauche.
15:43Il y a, comme je le disais tout à l'heure, des électeurs qui n'ont pas d'affiliation politique.
15:47Et même, il y a des électeurs du centre de divers droite qui ne se sont pas manifestés hier.
15:51Donc soyons très prudents.
15:54Par contre, toutes les autres forces politiques vont essayer de...
15:59La bataille va être très rude dans les autres forces politiques, entre aujourd'hui jusqu'au jugement en appel concernant
16:07le procès de Mme Le Pen et les assistants parlementaires au Parlement européen.
16:10Là, ils vont essayer de gagner du temps et des forces par rapport à la première force politique, du moins
16:17dans les sondages.
16:18On l'a vu des périodes présidentielles. Prudence, observation pour toutes les forces politiques et la première d'entre elles,
16:25le Rassemblement national.
16:26Et pour les autres forces politiques, justement, on passe à la dernière partie de l'émission.
16:29J'aimerais qu'on s'intéresse maintenant aux alliances à gauche, notamment à Metz.
16:33Ce matin, Boris Vallaud a regretté des alliances LFI-PS dans les grandes villes et dénonce des défaites à cause
16:39des insoumis.
16:40À Metz, le PS était lui resté sur sa ligne à ne pas faire d'alliance avec LFI et la
16:45stratégie n'a pas spécialement marché non plus pour eux.
16:48Au final, la liste écolo-communiste de ROC et la liste LFI de Le Duc se sont alliés avec une
16:53petite victoire pour eux.
16:54Ils avaient environ 20% séparément. Ils terminent à plus de 17% à 2 et donc autant de sièges
16:59que le RN quasiment.
17:01On écoute Charlotte Le Duc hier sur notre plateau.
17:03Le choix de Bertrand Mertz et du Parti socialiste de l'isolement et de refuser ce front unitaire pour des
17:10raisons qui m'échappent et qui me semblent complètement déconnectées de la situation locale a été un choix absolument désastreux.
17:19Par ce choix-là, maintenant, une tribune est offerte au Rassemblement national dans notre ville un an avant 2027 et
17:26je pense que c'est grave.
17:28Et nous porterons avec la liste de gauche que je mène qui est emportée maintenant par la gauche de rupture
17:35qui s'ancre durablement dans le paysage.
17:37Une forte opposition.
17:39Charlotte Le Duc qui critique le choix de Bertrand Mertz, le candidat PS, de partir seul.
17:44Il ne gagne qu'un point de plus entre les deux tours.
17:46Le candidat qui était sur notre plateau aussi quelques minutes avant. Écoutez.
17:48En dehors des très grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, etc.
17:54Où la gauche est à un niveau suffisamment élevé pour se permettre de se diviser ou en tous les cas
18:00de ne pas se rassembler suffisamment et gagner quand même.
18:02Dans les autres villes, nous avons cette difficulté.
18:05Et au niveau national, la question va se poser l'année prochaine.
18:08Et donc le problème, il est posé aujourd'hui.
18:10Comment la gauche peut trouver le chemin d'un rassemblement qui soit un rassemblement républicain, universaliste, dynamique, qui permettra de
18:18renouer avec les victoires ?
18:19La question est posée à toute la gauche en France ce soir à notre pays.
18:22Alors la gauche qui a tout de même conservé Lyon, Paris, Montpellier, Rennes ou Marseille, Strasbourg qui est aussi passé
18:27à gauche.
18:28Au final, Philippe Poirier, est-ce que, comme le dit Charlotte Le Duc, Bertrand Mertz a permis aux Rennes d
18:33'obtenir plus de sièges avec cette stratégie ?
18:35Les gauches sont très divisées d'un point de vue politique.
18:38Leurs identités sont très dissemblables.
18:42Et elles ont des stratégies désormais très différentes.
18:47Stratégie d'alliance, stratégie aussi en termes de politique publique.
18:52On vient de la voir même dans la réponse.
18:54Ils parlent d'une gauche républicaine et universaliste.
18:57Ça, c'est la version de la gauche sociale-démocrate ou sociale-démocrate et européenne.
19:02Mais la gauche de Mme Le Duc, ce n'est pas la gauche républicaine et universaliste classique.
19:09C'est une gauche plus radicale.
19:12C'est une gauche qui mobilise sur des thèmes qui ne sont pas ceux habituels des gauches.
19:18Donc nous avons, j'allais dire, deux solitudes à gauche.
19:23Deux solitudes qui se sont alliées aux élections législatives dans un instinct de survie,
19:29et puis pour faire barrage à l'époque au Rassemblement national.
19:31Mais lorsqu'on arrive aux choses fondamentales, c'est-à-dire comment gagner la présidentielle,
19:36eh bien elles ne sont pas capables pour l'instant de trouver une solution.
19:41Et le malade n'est pas imaginaire, comme on aurait dit Molière.
19:46Là, il n'est pas du tout imaginaire en Moselle.
19:48C'est le plus faible score historique des gauches depuis la Seconde Guerre mondiale.
19:53Et même s'il y a l'arbre qui cache la forêt, c'est-à-dire Paris, Lyon, Rennes et
20:00Nantes,
20:01et Marseille, c'est encore une chose différente,
20:04la gauche n'a pas fait un bon score.
20:06Alors, des villes très importantes ont été perdues à l'ouest,
20:11dans le centre historique, Limoges, Clermont-Ferrand, etc.
20:14Des villes qui étaient depuis 100 ans et plus à gauche.
20:18Donc là, il y a une vraie question qui se pose aux forces de gauche.
20:20Est-ce qu'elles sont capables de former un programme commun ?
20:23Ça va rappeler les souvenirs aux plus anciens téléspectateurs.
20:27Le programme commun, pour l'instant, c'est très, très, très difficile.
20:31Parce que LFI et ses alliés, une partie des Verts,
20:35parce que les Verts eux-mêmes sont divisés entre les deux blocs.
20:37Il y a des Verts plus radicaux vers LFI et d'autres qui sont plus vers le centre-gauche.
20:42Est-ce que la période de radicalisation que va mener M. Mélenchon d'ici la présidentielle
20:48va être capable d'être supportée par les socialistes et les centres-gauches ?
20:52Et là, on voit des réponses très diverses suivant les élus dans les territoires.
20:57Cela dépend aussi des régions et des départements et des villes.
21:00Merci Philippe Poirier.
21:01Marie, on fait un point très, très rapide.
21:03Le troisième tour, ce qu'on appelle le troisième tour, c'est très bientôt.
21:06Prochain rendez-vous, les élections intercommunales,
21:09les élections des conseillers communautaires.
21:11En Moselle, c'est 22 intercommunalités qui sont concernées.
21:15Et jusqu'au 24 avril, elles ont jusqu'au 24 avril plus tard
21:18pour installer les conseillers communautaires.
21:21Je ne peux pas faire plus rapide.
21:22Merci Marie.
21:23Merci aussi à vous Philippe Poirier.
21:24Qui ont le vrai pouvoir financier.
21:26Oui.
21:27Les conseillers communautaires, c'est là l'instance de gouvernance financière
21:31la plus importante de la démocratie locale aujourd'hui.
21:32Et on en parlera évidemment sur Moselle Télé prochainement.
21:35On rappelle les principaux résultats.
21:36La victoire très nette de François Grosdidier et de Pierre Cuny,
21:39le maire sortant de Thionville.
21:41Et puis ces deux mairies qui appartiennent désormais au RN,
21:43Amnéville et Saint-Avold.
21:45Les prochains conseillers municipaux aussi d'installation,
21:48ce sera normalement ce vendredi.
21:50En attendant, l'actualité politique continue sur Moselle TV
21:53et le site Moselle.tv.
21:54Bonsoir à tous.
21:55Sous-titrage Société Radio-Canada
21:59Sous-titrage Société Radio-Canada
22:01Moselle Télé
22:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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