00:00Vous connaissez Romain le mot de Kennedy en pareilles circonstances, la victoire a toujours 100 pères mais la défaite est
00:04orpheline et évidemment à droite on ne va pas se précipiter pour revendiquer cette défaite.
00:08Pourtant tous ou presque emportent la responsabilité, à l'exception peut-être de Sarah Knafou à qui on ne pourra
00:13pas reprocher de ne s'être pas sacrifié pour permettre le succès de cette liste.
00:17Mais Rachida Dati et ses soutiens en premier lieu ont refusé cette main tendue de Sarah Knafou, ils ont refusé
00:22à la fois la fusion et même la reprise de mesures phares du programme de la candidate.
00:26Et ils ont pris le risque ainsi d'inciter les électeurs de Sarah Knafou au premier tour à rester chez
00:31eux au second tour.
00:33Mais que dire aussi de Pierre-Yves Bournazel, tellement enthousiaste à l'idée de fusionner avec Rachida Dati qu'il
00:38n'a même pas pris la peine de se présenter sur sa liste.
00:40Et quant à ses soutiens et ses colistiers, certains, à l'instar de l'ancien ministre Clément Beaune, ont appelé
00:45tout bonnement et simplement à voter pour le candidat socialiste.
00:48Clairement il a manqué des voix pour Rachida Dati au centre.
00:51En clair, il y a eu une dispersion des voix à droite malgré les retraits de Pierre-Yves Bournazel et
00:56de Sarah Knafou.
00:57Il y a eu une dispersion des voix, c'est certain.
00:59À droite, je ne sais pas parce qu'on peut se demander si au fond Rachida Dati ne fait pas
01:02le plein des voix qu'il y a à prendre à droite.
01:04Puisque en somme, ce que l'on voit, c'est que ceux qui ont voté centristes au premier tour votent
01:09pour partie d'entre eux à gauche au second.
01:12C'est à se demander effectivement si un centriste à Paris n'est pas finalement un gauchiste qui s'ignore.
01:17Les voix du centre étaient donc en partie des voix de gauche et il faut reconnaître aussi que la candidature
01:22de Rachida Dati pâtissait à ce point de vue dès le départ d'un handicap structurel.
01:26Sa proximité avec le président de la République, sa participation au gouvernement soulevait une ambiguïté sur sa coulure politique réelle.
01:32Est-ce qu'on pouvait si facilement que cela l'assimiler au Républicain, parti qui en toute rigueur aurait dû
01:37l'exclure lorsqu'elle avait désobéi frontalement au président du parti Bruno Retailleau,
01:40en maintenant sa participation au gouvernement après même le départ de celui-ci et malgré l'accord trouvé avec les
01:46socialistes sur le budget.
01:47Ce que l'on voit aussi, c'est qu'il y a des arrondissements, le cinquième par exemple, dans lequel
01:50les électeurs votent pour une maire Horizon.
01:53Florence Berthoud élue à 53% et pourtant place Emmanuel Grégoire en tête à 54% contre Rachida Dati à
01:5840%.
01:59Cela montre aussi un problème de personnalité peut-être de Rachida Dati.
02:02En quelques mots, Paris c'est fini pour la droite, ce qu'on redit.
02:05C'est ce qu'on entend, en tout cas c'est vrai que la gauche a entretenu à dessein une
02:08politique de clientélisme municipal depuis 25 ans
02:10qui a fait des électeurs parisiens ses obligés, ceux qui ne vivent pas dans les logements sociaux construits par Anne
02:15Hidalgo,
02:16sont locataires d'appartements dont le loyer est encadré sur décision de la ville.
02:19Quant à la bourgeoisie, ceux qui sont propriétaires de leur loft dans le Marais auprès du canal Saint-Martin,
02:23on peut noter déjà que le centre-ville parisien c'est une réserve protégée pour cette espèce en voie d
02:28'extinction
02:29que constituent les bobos bien-pensants abrités derrière leur double digicode
02:32qui ne voient pas toujours les effets des politiques pour lesquelles ils votent.
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